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 Le dernier Immortel de Nodacrux

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MessageSujet: Le dernier Immortel de Nodacrux   Sam 24 Nov 2018, 12:33
► █ Date : 06/12/2203 RP Tout public
Audrey Bayard ♦️ Arcadia McKnight ♦️ Urdnot Ante
Le dernier Immortel de Nodacrux


Audrey posa violemment le respirateur qu'elle avait en main sur le comptoir du turien qui se tenait face à elle. Sans sourciller, ce dernier leva les yeux de son datapad et la fixa d'un air frisant le dédain, ce qui ne manqua pas d'énerver encore plus la française.

- Lieutenant... Bayard c'est cela ? Oui, c'est bien cela. Dois-je vous rappeler que ce matériel, en plus d'être vital pour survivre à la surface de ce rocher stérile, est particulièrement fragile ? S'il s'avérait que vous vous amusez à le mettre en pièce lors d'une de vos nombreuses saute d'humeur, une retenu sur votre salaire serait sans doute le cadet de vos soucis. Que puis-je pour vous ?
termina l'intendant après une courte pause.
- Ce machin est défectueux. C'est le troisième en deux jours ! A chaque fois qu'une de ces saloperie lâche, c'est la vie de mes hommes qui est mise en danger. Et quand ce ne sont pas les masques, ce sont les détecteurs. Quand ce ne sont pas les détecteurs, ce sont les armures qui ont des problèmes d'isolation ! Ou les scellés de la bouffe qui ont sauté !
- Vous m'en voyez navré. Mais ce n'est pas en me ramenant l'équipement en morceaux que vous améliorerez les choses. Je suppose que vous désirez un autre respirateur pour remplacer celui-ci.

La terrienne était sur le point d'exploser devant la condescendance dont ce piaf pouvait faire preuve. Pour un peu, elle lui aurait volontiers fait avaler les pièces détachées qui se tenait sur le comptoir. S'il y avait bien une chose que la gendarme ne supportait pas, c'était l'incompétence. Ce type ne se rendait même pas compte que son inaptitude à fournir de l'équipement viable, parfois même de l'équipement tout court, mettait toute la base en danger. Ou alors il s'en contrefichait, ce qui était d'autant plus inquiétant.

Quoi qu'il en soit, afin de ne pas percer les tympans de cet oiseau en lui hurlant dessus, l'ancienne du SSC se contenta de confirmer d'un hochement de tête accompagné d'un regard noir. Sa cible ramassa donc le respirateur qu'elle avait ramené et se dirigea vers sa réserve, d'un pas lent. Tout en ruminant, la jeune femme se demanda qui pouvait bien être le génie qui avait eu l'idée brillante d'installer un avant poste sur une planète vitrifiée. Non seulement cela obligeait à vivre totalement sous cloche, mais surtout, le moindre problème d'étanchéité risquait de tuer absolument tout le monde. Entre l'absence d'atmosphère et donc d'air et le taux de radiation capable de vous changer un homme en steak en 5 secondes montre en main, mieux valait éviter de quitter son armure. A ça c'est sûr, la corruption avait été repoussée de la planète. Mais de la à appeler ça une victoire, il y avait un fossé.

Tandis qu'Audrey continuait d'entretenir sa colère en songeant à la décision stupide qui mettait tout le monde ici en danger, l'intendant revint d'un pas toujours aussi poussif de son arrière-salle, un respirateur neuf à la main. Après l'avoir posé sur le comptoir, il se saisit de son datapad et commença à rédiger les formalités d'usage. Après quelques instants, il tendit à l'officier le formulaire à moitié rempli. Cette dernière s'empressa de compléter sa part, toujours aussi agacée, avant d'attraper sa pièce d'équipement et de quitter l'endroit. Elle se retint de lâcher à juron lorsque l'extraterrestre lui lança qu'il espérait ne pas la revoir avant un moment.

Tout en faisant route vers ses quartiers pour remettre le masque à son subalterne, la terrienne se mit à cogiter. Tout ce matériel défectueux, c'était tout de même bizarre. L'UCIP était sensé recevoir le meilleur équipement, il était anormal qu'il y ait autant de problèmes dans ses stocks. D'autant que le lieutenant n'avait jamais entendu parler d'incidents similaires sur les autres théâtres d'opération de l'armée concilienne. Certes, il y en avait peu, voire aucun autre, qui prenaient place sur des planètes vitrifiées, mais on ne pouvait pas mettre toutes les pannes sur le compte de l'environnement. D'autant qu'un bon nombre était survenu sur des fournitures qui n'y avaient même pas été exposées... Il était probablement temps de faire un rapport pour remonter l'information plus haut. Peut-être que la jeune femme devenait parano, mais plus elle y réfléchissait, et plus cela ressemblait à du sabotage...




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MessageSujet: Re: Le dernier Immortel de Nodacrux   Dim 25 Nov 2018, 20:12

Le Dernier Immortel de Nodacrux
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Assise derrière un bureau en préfabriqué, Arcadia s'activait à remplir des piles de documents administratifs. Ce n'était pas une partie de plaisir à proprement parler. De nombreux soldats étaient morts dans les violents combats qui s'étaient déroulés ces dernières semaines. Les officiers supérieurs, trop souvent occupés à gérer les soucis du front, avaient préféré déléguer ce travail. Travail qui échoyait bien trop souvent au corps médical.
La pièce se retrouva brusquement plongé dans le noir, l'espace de quelques secondes. Ce laps de temps fut suffisant pour entendre des dizaines de jurons s'élever des différentes pièces voisines. La lumière revint ainsi qu'un bruit de générateur à réveiller les morts.

Furieuse, la toubib se saisit du combiné posé sur le meuble, composa quatre chiffres et attendit. La porte de son office s'ouvrit violemment, une Asari derrière, quelques traces de sang barbouillaient ses gants. Avant qu'elle n'ait pu dire le moindre mot, sa supérieure leva la main lui intimant l'ordre d'attendre.

« Il nous faut quelqu'un pour réparer l'alimentation de l'hôpital... Oui encore ! Je veux quelqu'un maintenant... Dites à ces cons du génie que je veux de l'alimentation ! Pas des excuses ! »

Raccrochant rageusement, elle leva la tête vers son interlocutrice.

« Oui ?

- Docteur McKnight ! Nous ne pouvons pas travailler dans ces conditions. On bosse avec la peur au ventre de faire une erreur à chaque coupure. Sans compter les opérations de précision. Un patient attend une opération des yeux et nous ne pouvons rien faire pour lui. Si le laser saute on lui grille la rétine.

- Je le sais bien. Mais il faut continuer. Envoyez donc votre patient sur le SSV-K2. Ils auront l'équipement nécessaire pour prodiguer les soins. Je vais essayer de voir d'où viennent ces problèmes à répétition. Autre chose ?

- Non docteur.

- Rompez. »

L'Humaine termina de remplir le document sur datapad, puis se permit une petite réflexion tout en sirotant son café. C'était la septième fois que les plombs sautaient depuis ce matin. Et ce n'était même pas encore l'heure de déjeuner.
Elle doutait que l'état de la planète y soit pour quelque chose... Oh bien sûr, établir une tête de pont sur un monde vitrifié était particulièrement stupide. Car outre le fait de se retrouver avec un sol de verre, la puissance déployée par les ogives détruisaient purement et simplement l'atmosphère, endommageaient gravement la croûte terrestre, déréglaient le mouvement des plaques tectoniques et c'était sans compter les tempêtes de radiations pour vous offrir un bronzage plus vrai que nature. Il était très facile d'obtenir le même résultat en mettant la tête cinq minutes dans un micro onde. Sans protection on en ressortait dans tout les cas avec un QI de haricot vert dans un corps de cent cinquante ans. Nodacrux avait donc tout pour être le monde idéal pour en faire une base.
Le bon point était que pour une fois l'UCIP n'était pas la cause de cette catastrophe. Les pots cassés revenaient à l'Alliance et à la Hiérarchie qui devaient faire face à l'opinion publique quelque peut en désaccord avec cette politique de vitrification à tout va. Le travail été bâclé et bien loin de ce que l'on pouvait appeler une victoire.

Elle enfila son casque, partant pour le dôme qui abritait le générateur de son bâtiment. Deux ingénieurs étaient déjà sur les lieux en train de remplacer les pièces défectueuses.

« Quel est le problème cette fois ?

- Colonel, salua un Turien, c'est le collecteur de l'électro-aimant qui a lâché.

- Et donc ?

- Vous vous y connaissez un peu en mécanique ?

- Je sais faire la différence entre le roulement et le charbon mais ça ne va pas plus loin.

- Bon pour faire simple, la pièce est neuve. Il peut y avoir des exceptions. Mais on arrête pas d'intervenir sur ce générateur depuis ce matin et je ne crois pas aux coïncidences. De plus il n'y a pas que l'hôpital qui a ce genre de problèmes. Les locaux des troupes, les zones communes et d'autres ont ce genre de problèmes.

- Et personne n'a jamais pensé à faire remonter ces problèmes plus tôt ?

- Nous le faisons. Nous recevons des nouvelles pièces dont la plupart pètent rapidement. Rien de plus.

- Je vais voir ce que je peux faire, conclut la toubib en fronçant les sourcils, ce n'est pas normal. »

Quelque chose clochait, la sécurité était à son niveau maximum et pourtant les crasses s'enchaînaient. Le soucis pouvait peut-être venir du manufacturier mais à ce point... Ou alors du sabotage, plus probable.

(c) King (Sacrifars)


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MessageSujet: Re: Le dernier Immortel de Nodacrux   Lun 26 Nov 2018, 19:29
Devant la verrière du Belbeth, au milieu des étoiles, tournaient les anneaux du relais qui permettait d'accéder à la Mer Pourpre. Entre le vaisseau Krogan et le relais croisait une dizaine de vaisseau de guerre. La flotte qui garantissait le blocus de la zone en quarantaine.
Les hauts parleurs du cockpit crépitèrent :

-Belbeth System, ici le commandant Dimiarus de l'UCIP, nous ne vous attendions que pour la prochaine rotation.

-Sil patron il veu débarqoué maintenant il débark maintenant, et clapeuz vos goules !

Ante plaça une main bienveillante sur l'épaule de son pilote avant d'activer le micro du vaisseau.

-Ka, ces gens sont là pour nous, on va être gentils avec eux d'accord ?


Le Vortcha grogna et s'étira dans son fauteuil, il n'aimait pas vraiment jouer les livreurs.

-Ici Urdnot Ante, représentant des Clans Krogans, désolé pour le décalage de planning, devant l'urgence de la situation nous avons décidé de ne pas attendre plus longtemps et puis notre cargaison commençait à... s'impatienter.

Le Diplomate jeta un regard derrière lui. Les coursives du vaisseau étaient pleines à craquer d'ouvriers de Tuchanka. La première pierre de l'édifice qu'Ante tentait de bâtir avec l'organisation inter-raciale.
A chaque fois qu'il progressait dans ce sens, il ne pouvait cependant pas s’empêcher d'imaginer le sourire narquois de Tharak, qui ne tenait pas l'organisation en haute estime, mais pour le bien de son peuple et pour le reste de la Galaxie, Ante se devait de nouer des liens avec une telle force.
La main d’œuvre qu'il amenait servirait sur de nombreux théâtres d'opération, notamment sur une planète dont l'atmosphère avait été foutu en l'air où elle aiderait le génie des forces locales à établir des têtes de pont contre la Corruption.
Préoccupé par la situation sur place, Ante avait tenu à s'occuper lui même de la livraison.

-Belbeth System, suivez les coordonnées qui vont vous êtres envoyées, vous allez rejoindre votre escorte avant de passer le relais. L'UCIP vous remercie pour votre coopération, je vous souhaite un bon courage en bas, vous allez en avoir besoin.



Dans la salle commune du Belbeth, un hologramme montrait l'objectif des Krogans. Nodacrux était une planète pleine, à la vie foisonnante, colorée de vert et de bleu. Rien à voir avec ce qui flottait face à Ante. Une boule grisâtre tournait lentement, d'énormes masses noires parcourait se qui restait de l'atmosphère et laissait des sillons de blessures purulentes. Nodacrux était morte.
Le Krogan eut un pincement aux coeurs devant une telle désolation. Aucun des siens présents n'auraient pu rester de marbre, forcément...

-L'avant poste vient de nous donner les autorisations, nous allons amorcer la descente.

-Que tout le monde se prépare ! Dans 30 secondes nous allons tous être très remués, attachez vos ceintures !

Tout le monde s'anima sur le pont principal alors qu'Ante gagnait son siège de commandement et s'y accrochait.

Tandis que le vaisseau descendait et que les courants d'air chaotiques le faisait balloter comme un pauvre pyjaak au milieu d'un champ de mine, l'IV du Belbeth s'anima, se qui entraina une nouvelle gueulante du pilote vortcha qui luttait déjà avec les commandes.

-Ce vraiment pa lmoment ! Poutainch !

-Du nouveau Karl ?

-Les histoireuh pour l'atteristage ont changées ! On vient de nous 'voyer d'aut' cordées !


-Ce n'est pas une interférence ?


-Popossible, tro clairk.

La verrière du cockpit était couverte par un blindage, la visibilité était quasi nulle et ils n'avaient que leurs ordinateurs de bord pour se guider et tenir un cap correct.
Si le centre spatial de fortune de la planète tentait de leur faire une mauvaise blague, personne à bord ne trouvait ça très drôle. Un tel changement, aussi brusque de présageait rien de bon. Les Krogans arriveraient bientôt près du sol, s'ils devaient altérer leur course pour éviter un obstacle ou un autre vaisseau ils n'auraient qu'une toute petite fenêtre. Sinon ils s'écraseraient et se rajouteraient aux nombres des morts de Nodacrux.
Heureusement Ante avait une confiance aveugle en son pilote, aussi tête brulé soit-il.

-Ka, garde le cap original, ça doit surement être un bug, nos coordonnées étaient bonnes quand on était en orbite, validées par la flotte d'escorte, j'ai plus confiance en elles qu'à celles qu'on reçoit en plein milieu de l'orage. On maintient.

-Yarp !

D'un geste rapide, le Vortcha coupa les alertes de l'IV qui était sensée l'assister.
Les turbulences s’arrêtèrent d'un coup. Le Belbeth venait de sortir de la zone de turbulence sans rencontrer de gros problème.
Après quelques secondes, Karl s'escrima pour faire décélérer sa corvette, redressant rapidement les contrôles.
Il y eut un horrible bruit de métal, un dernier soubresaut puis tout s'immobilisa.
La plaque qui protégeait la verrière se souleva enfin, et Ante put découvrir les bulles de l'avant-poste autour de la plateforme d’atterrissage.

-Les secondes coordonnées d’atterrissage étaient donc bien une erreur ?

-Yarp !

-Tout va bien ? Pas de casse ?


-Norp !


Le Diplomate se racla la gorge :

-Ka, pourquoi est-ce qu'on n'a pas eu la confirmation visuelle d'où on allait atterrir une fois sortit de la tempête ?

Karlus haussa ses fines épaules en jetant un regard désolé à son capitaine :

-Béh, quitte à tenter le Moisnneur autant lfair 'vec panache.


Certains Krogans de l'assistance se frappèrent la plaque frontale de la main.



A la tête de son équipe, engoncés dans leurs armures, Ante dirigea les Krogans à l'intérieur de la plus grande zone sécurisée. Des officiers les attendaient, il y eut un échange bref de politesse et l'on assigna aux Krogans un emplacement où rester et des tâches à effectuer.
Lorsque le Diplomate questionna ses homologues à propos du problème qu'ils avaient rencontrés en vol, il n'eut pour réponse qu'un simple sourire gêné.

-On subit une véritable épidémie de malfonction en ce moment, les rapports s'accumulent mais on n'a aucune idée d'où de telles avaries peuvent venir, il y a tellement d'interférences et de problèmes climatiques que les équipements lâchent rapidement.

-Ce n'était pas une simple avarie, nous aurions pu aller nous écraser dans le désert.


Pour toute explication Ante ne reçut que les plus plates excuses de l'officiel, qui le laissa en plan peu après.
La collaboration avec l'UCIP ne commençait pas sous les meilleurs auspices...

Le Krogan rejoignit son cercle proche, son garde du corps, son commandant de bord et son pilote, qui avaient pris leurs quartiers dans des préfabriqués à l'écart des autres installations. Une fois que les Krogans se furent approprié l'endroit, Ante les réunit en comité serré pour leur murmurer :

-Il se passe quelque chose de bizarre ici, c'est surement qu'une intuition, ou de la paranoïa, faut dire que l'endroit n'est pas vraiment rassurant, mais une erreur comme celle qu'on a subit, avec une sécurité de pointe comme celle-ci, c'est vraiment pas anodin... Je vais aller faire un tour, voir si je trouve quoique ce soit d'un peu plus consistant qu'un bug d'IV... Gardez un œil sur nos troupes, coopérez au mieux avec les autres, ne vous faites pas remarquer et restez alerte.

Ante, dans son armure noire, comme les cieux de la planète, sortit, son casque sous le bras. Il était temps d'aller parler aux gens, de fouiner un peu et de trouver si une "simple erreur" avait faillie le tuer lui et son équipage ou si il y avait autre chose derrière tout ça.


Urdnot Ante, Krogan Diplomate.
Couleur de dialogue : #ff6600

Make Tuchanka Great Again !:
 






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MessageSujet: Re: Le dernier Immortel de Nodacrux   Mar 27 Nov 2018, 12:43
"Rapport du 02 décembre 2203, incident signalé par le sergent du génie Gruber : rupture du champs de confinement dans la section A-23. Pertes de matériel importante dû à l'exposition aux radiations. Aucune victime à déplorer."
- Dossier S. Suivant.
"Rapport du 02 décembre 2203. Incident signalé par le seconde classe Karenis : dysfonctionnement d’un chalumeau lors d'une soudure sur une poutrelle du mess des hommes du rang."
- Dossier A. Suivant.
"Rapport du 02 décembre 2203, incident signalé par l'ingénieur en chef Lindholm : explosion d'une bonbonne de butane dans la réserve E-5, 3 blessés dont un grave."
- Dossier S. Suivant.

Cela faisait maintenant plus d'une heure qu'Audrey épluchait les rapports d'incidents auxquels son grade lui permettait d'accéder. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y en avait beaucoup. Bien trop pour qu'il ne s'agisse que de banals accidents ou de coïncidences. Comment est-ce que ce monceau de dossiers avait pu échapper à ses supérieurs ? La jeune femme ne voyait pas 36 solutions : soit ils n'y avaient jamais eu accès, soit ils étaient dans le coup. Et la seconde option faisait froid dans le dos… Mieux valait l'écarter pour le moment, afin de garder les idées claires. Le lieutenant avait déjà l'impression de devenir à moitié paranoïaque, ce n'était pas là peine en plus qu'elle commence à remettre en cause toute sa chaîne de commandement…

Quoi qu'il en soit, quand la gendarme s'était rendue compte du nombre de "faits divers” recensés sur la base, elle avait décidé de se faire aider de son IV pour les classer en 2 catégories. S pour sabotage et A pour anodin. Face à son écran, elle lisait en diagonale le contenu des rapports tandis que son assistant informatique commençait à les lire. Ce petit travail d'investigation ramenait l'humaine une dizaine d’années en arrière, avant qu'elle n'intègre la division intervention du SSC, à une époque où elle n'était qu'une simple enquêteuse dans la police de la Citadelle. A l'époque sa famille s'était amusé à la surnommer Inspecteur Bayard et lui avait même offert une vieille bande dessiné du même nom pour son anniversaire.

Alors qu'elle se laissait aller à une minute de nostalgie, la terrienne fut interrompue par un son disgracieux provenant de son estomac. Il se faisait faim. Il faut dire aussi que les premiers signes de "disette" étaient apparus peu de temps après que la française ait débuté ses recherches. Il était sans doute temps de se rendre au mess. D'autant que rien ne l'empêchait de continuer son investigation là bas depuis son datapad. L'officier indiqua donc à son IV de cesser là son travail et verrouilla son ordinateur avant d'attraper sa tablette. Avant de quitter la pièce, l'ancienne du SSC marqua un temps d'arrêt devant la porte. Elle avait vu passer quelques accidents de dépressurisation ou de rupture de champs de confinement dans tous ces rapports. Et si le saboteur se rendait compte que quelqu'un commençait à relier les points, il était possible qu'il cherche à se débarrasser d'elle par sécurité en faisant passer ça pour un accident... La militaire attrapa son casque avant de sortir et l'accrocha à la ceinture de son armure. Paranoïa ? Simple précaution.

La châtain ne mit guère longtemps à atteindre le mess des officiers. Habituellement, elle se rendait plutôt dans celui des hommes du rang avec son escouade, mais aujourd'hui, elle recherchait le calme pour travailler. Et peut-être aussi de la nourriture un peu meilleure. L'affamée saisit un plateau qu'elle remplit rapidement et alla s'installer seule à un coin de table pour engloutir sa portion tout en naviguant sur son datapad. En relisant les rapports qu'elle avait déjà archivés, l'enquêteuse remarqua une certaine tendance se dégager. Plus on remontait loin dans le temps, moins les incidents étaient dangereux. Leur fréquence semblait elle aussi légèrement moindre. Donc le saboteur était passé à la vitesse supérieure assez récemment.1 Soit il manquait de temps, soit il se savait inatteignable. Il se pouvait aussi qu'il pêche par excès de confiance, mais Audrey doutait sincèrement que leurs ennemis, qui que ce soit, aient nommé un abruti pour une tâche aussi importante.

Alors qu'elle réalisait sa conjecture, la jeune femme fut interrompu par l'arrivée d'un nouveau rapport. Incident à la baie d'atterrissage, un groupe de krogans avait bien failli finir perdu à la surface à cause d'une erreur d'aiguillage. Voilà qui paraissait un peu gros. Cela vaudrait sans doute le coup d'aller leur demander quelques petits détails sur cette histoire. Mais d'abord, l'humaine comptait bien finir son dessert. Tout en dégustant son fondant au chocolat, cette dernière se demanda si les nouveaux arrivants auraient pu survivre à la surface. Après tout, ils étaient habitués aux gros cailloux stériles et vitrifiés après ce qu'ils avaient fait subir à Tutchanka. Et il s'en était plutôt pas mal sortis pour le coup... La gendarme fut interrompu dans son intense questionnement par l'arrivée d'un groupe de médecin à sa table.

- Le colonel était méchamment remontée tout à l'heure.
- Tu m'étonnes ! Ca va faire plus de 15 fois en deux jours que l'alim' saute. C'est un miracle qu'on ait encore perdu personne sur le billard.
- Bah, je crois qu'elle est de cet avis et qu'elle a pas trop envie de tenter le diable. Elle a renvoyés certains blessés en orbite pour les soigner sur une frégate.
- En tout cas, j'aimerais pas être du génie en ce moment.
- Ah ouais ? Pourquoi ?
- T'es pas au courant ? Il parait que McKnight les a convoqué directement dans son bureau pour les incendier.
- Arrête, tu déconnes !
- Non, je t'assure ! C'est euh... Pesani qui me l'a dit.
- L'asari ?
- Ouais, elle a surpris une conversation téléphonique ce matin.
- A tous les coups elle a mal compris !

Tandis que les deux toubibs continuaient leur conversation, la terrienne se leva. Alors comme ça, Arcadia était ici. C'était à croire qu'elle la suivait. D'un autre côté, les effectifs de l'UCIP étant ce qu'ils étaient, ce n'était pas si étonnant de la retrouver sur cette base. 95% des forces de l'armée inter espèce devait se trouver sur place. Mais cela dit, cela valait sans doute le coup d'aller lui rendre une petite visite. Cela offrirait au moins à la française une personne avec qui partager ses doutes. Et puis, si ce turien ne racontait pas n'importe quoi, la châtain aurait peut-être même le privilège de voir son amie incendier des pauvres ingénieurs du génie innocents.

Il ne fallut guère de temps au lieutenant pour rejoindre la zone médicale. Bien que légèrement active, elle ne semblait pas réellement en effervescence à cette heure-ci. La terrienne mit encore quelques instants à trouver le bureau de l'officier supérieur. Aucun cri ne semblait s’en échapper. L’ancienne du SSC frappa et une voix familière l'autorisa à entrer. La blonde sembla aussi surprise de voir débarquer son amie que cette dernière ne l'avait été en apprenant sa présence. La châtain ne put s'empêcher d'afficher un petit sourire amusé, mais tâcha tout de même de rester professionnelle et se plaça au garde à vous pour saluer sa supérieure.

- Mes respects mon colonel.
- Audrey? Je vais finir par croire que tu me stalkes. Comment vas-tu?
- Permission de parler librement mon colonel ? Vraiment très librement ?
- Oui, c'est bon, laisse tomber le protocole.
- Merci. Je suis assez d'accord, il faut qu'on arrête de se croiser comme ça en mission, ça va faire jaser. Mais cela dit, je suis contente que tu sois là. Bon écoute, je vais être assez directe, mais je suis quasiment sûre qu'il y a un saboteur sur cette base.
- Tu m'en diras tant… Figure toi que je passe mon temps à appeler le génie pour faire réparer les installations électriques… et c'est sans compter les instruments chirurgicaux dont l'étanchéité est morte. J'ai essayé de contacter le superviseur en charge du matériel mais rien pour l'instant.
- Je doute qu'il te soit d'une grande aide. Tu n'as pas idée de tout ce que j'ai pu recenser en fouinant un peu. Tiens, y a pas 15 minutes, une bande de krogans à failli finir en barbecue à la surface de la planète. Et des incidents de ce genre, y en a des dizaines par jours dans toute la base. C'est impossible que ça n'ait pas éveillé les soupçons des huiles. Sauf...






1 Il a tro pri la confienss ! diraient sans doute les jeunes des quartiers uppés




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MessageSujet: Re: Le dernier Immortel de Nodacrux   Mer 28 Nov 2018, 00:01

Le Dernier Immortel de Nodacrux
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Dans un geste dont elle seule avait le secret, un mouvement perfectionné au fil des années, Arcadia leva une main, l'index tendu, ordonnant par la même le silence. Audrey était peut-être sa meilleure amie, mais le travail restait le travail. Elle attrapa son casque, invitant la Française à la suivre d'un signe de tête.
Des couloirs n'émanaient aucun bruit comme la grande majorité de ceux des hôpitaux. Le silence était de mise. Après quelques minutes à marcher dans des allées d'une blancheur immaculée, elles arrivèrent devant un sas. Les humaines enfilèrent les casques, enclenchant les semelles magnétiques le temps de la dépressurisation puis sortirent.

Le Colonel invita sa collègue sur son canal privé.

« Suis moi. J'ai besoin de sortir de ce pré-fabriqué... Pour en revenir à notre affaire oui je pense aussi qu'un saboteur s'est infiltré dans les rangs de la Hiérarchie, de l'Alliance... ou de l'UCIP. Néanmoins restons discrètes. Je ne serais pas étonné de savoir que les murs ont des oreilles. Vas-y grimpe! »

Ouvrant la trappe arrière de l'Endurance, blindé de commandement médical, elle laissa sa collègue monter à l'intérieur.
Les portes se refermèrent automatiquement, il fallut quelques secondes le temps de pressuriser l'habitacle et d'en expulser les radiations. La toubib retira son casque puis reporta son attention sur le Lieutenant.

« Montre moi ce que tu as trouvé. »

S'agenouillant à côté de son amie, elle la regarda faire défiler ses recherches sur son omnitech, l'écoutant lorsqu'elle donnait des détails. Là ou au début cela n'était que quelques blessures superficielles, cela se transformait maintenant en blessé grave. Le premier mort n'était peut-être pas si loin.

« Beau travail Inspecteur Bayard, dit Arcadia souriante, une main posée sur l'épaule de la Gendarme. Maintenant il nous reste à déterminer qui est à l'origine de ce sabotage. La question étant de savoir s'il se trouve au début ou à la fin de la chaîne de distribution. C'est impossible que le problème vienne des fournisseurs.

- Visiblement, c'est quelqu'un d'assez haut pour détourner une navette et provoquer des dysfonctionnement dans les champs de confinement.

- Il aurait tout aussi bien pu s'infiltrer dans les systèmes pour changer le plan de vol et s'amuser avec les systèmes de survie de la base. Je suis prête à mettre ma main au feu pour un Immortel infiltré.

- Ça peut s'infiltrer ces saloperies ? Je pensais que c'était aussi visible qu'une ombre et que ça contaminait tout ce qui s'approchait moi.

- Loin de là. Les Immortels ne sont pas des vecteurs de transmissions comme les Ombres. Ces bâtards ont oublié d'être con. Et je vois mal une personne saine de corps et d'esprit tenter de saboter le matériel pour combattre la peste du 23ème siècle. En tout cas il va falloir le débusquer avant qu'un accident grave n'arrive. Et ça tombe bien, j'ai ce qu'il faut, dit elle en prenant un objet à sa ceinture. C'est un scanner pour repérer les contaminés. C'est encore au stade expérimental mais ça devrait faire l'affaire. Néanmoins il va falloir rétrécir notre cercle de suspects. Je ne peux pas scanner l'intégral des forces armées de Nodacrux. Là dessus je compte sur toi, tu as l'air d'avoir plus de flair que moi. On a intérêt à se magner pour le débusquer. Si on perd cette tête de pont, ça sentira le roussi pour l'UCIP. »

Les deux femmes enfilèrent leur casque puis sortirent. Marchant tranquillement tandis que les rayons du soleil venaient brûler cet ancien monde éden.

« Je te demanderai juste de faire attention pendant tes recherches. Je n'ai pas envie de te voir dans mon service comme patiente et... Tiens un Krogan ! Il a l'air vivant le méchouis. »

Elles s'approchèrent, se portant à la hauteur du colosse.

« Vous étiez de l'équipage qui a failli s'écraser ce matin ? Pourrions nous discuter quelques minutes ? Je suis le docteur McKnight et voici ma subalterne le lieutenant Bayard. Vous êtes ? »

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MessageSujet: Re: Le dernier Immortel de Nodacrux   Mer 28 Nov 2018, 20:03
-Urdnot Ante, diplomate du Clan Urdnot !

Ante ne put s’empêcher de gonfler le torse en se présentant au deux humaines qui l'avaient apostrophé.
Les deux militaires le regardaient du bas de toute leur hauteur. Derrière la verrière des casques deux paires d'yeux claires le scrutaient.

-Et en effet, docteur et lieutenant...

Répondit-il, ponctuant les titres d'un hochement de tête respectueux.

-C'est nous qui avons eu un soucis de direction un peu plutôt. Et vous êtes bien les premières personnes que cela semble intéresser ! Le reste du personnel n'a su que me donner haussements d'épaules et excuses creuses, sans aucune explication.

Ante devait-il tout de suite exprimer ses doutes quant à la fiabilité du système ? S'il pouvait déduire un peu d’intérêt pour la vie chez la médecin, du fait de sa profession, il ne connaissait ses deux femmes ni de Bakara ni de Wrex.
Et jusqu'à maintenant c'était plutôt l'indifférence qu'il avait rencontré avec les autres soldats. Si certains étaient venus vers lui, pour le saluer, s'enquérirent de ce qu'il faisait ici, et échanger deux trois anecdotes des batailles qu'ils avaient pu livrer aux côtés de Krogans ; lorsqu'il abordait le sujet des pannes et dysfonctionnements, tout le monde semblait touché mais peu intéressé, ou impuissant.


Le Diplomate avait déambulé dans le camp, se familiarisant avec les lieux, le système de confinement et l'organisation générale, mais rien de concret n'en était ressortit. Il n'avait pas avancé sur son investigation. Il savait simplement que le problème était vaste, trop vaste et touchait toutes les couches et tout les domaines.
Lorsque, après plusieurs heures de recherches fastidieuses il était retourné auprès de son équipe, le constat était le même. Personne n'avait vu d'activités suspectes ou d'individu un peu trop curieux.
Un peu perdu Ante était repartit faire un tour pour réfléchir... Jusqu'à maintenant.


La question qui le préoccupait était donc de savoir s'il pouvait faire part de ses inquiétudes à des étrangères ? Mais, sans vraiment savoir pourquoi, Ante avait plutôt un bon pressentiment...

-Je veux bien vous dire deux mots sur la mésaventure de mon équipage, mais pas ici, je peux faire plus confortable, accepteriez vous de vous joindre à moi à bord de mon bâtiment ?

Ante entraina les humaines à sa suite. En chemin il contacta son mécanicien, seul resté à bord.

-Akim, baisse la rampe j'arrive avec des invitées... Quelqu'un c'est approché du Belbeth ?

-On reçoit ? Je dois mettre ma tenue ? Et non, personne n'a touché à maman...

Pour assumer le caractère original d'Ante, il lui avait fallu un équipage tout aussi... particulier. Akim, fils de forgeron du clan de Dana, avait la lubie de voir dans le vaisseau qui les conduisait aux quatre coins de la galaxie, une figure maternelle protectrice... Les effluves des moteurs devaient lui avoir un peu attaqué la caboche...

Le Krogan guida les soldates à l'intérieur du Belbeth System, jusqu'au mess et les invita à prendre place autour de la grande table en pierre. De hauts fauteuils l'entouraient, rembourrer de coussins et de peaux de bêtes. On pouvait être austère, mais on savait être confortable chez les Krogans !

-J'espère que ca ne vous dérange pas de venir jusqu'ici, il n'y a pas d'histoires de mères interdisent de monter dans les vaisseaux de Krogans inconnus ?

Sans son casque, il affichait son éternel sourire avenant.

-Si je vous ai fait venir jusqu'ici c'est parce que j'ai quelque doute sur la sécurité de vos installations, de ce que j'ai pu entendre ce qui nous est arrivé n'est pas un acte isolé et, sans vouloir manquer de respect à l'UCIP, j'ai bien peur que quelqu'un soit à l'origine de ces problèmes. Étant le dernier arrivé, le Belbeth n'a pas eu encore le temps d'être visité par des extérieurs, nous parlons donc à l'abri d'oreilles indiscrètes.

Ante espérait ne pas blesser les officielles qui lui faisaient face avec de telles implications. Pour arrondir les angles, il alla piocher dans les réserves de la salle de restauration, revenant les bras chargés de bouteilles et de nourriture qu'il savait agréable, ou du moins mangeable, pour des humains.

-Ça devrait vous changer de l'eau auto renouvelée et des rations militaires...

Il laissa un peu de temps avant de reprendre :

-Quant à ce qui est arrivé, alors que nous nous séparions de notre escorte et que nous entamions la descente dans l'atmosphère, nous avons reçu de nouvelles coordonnées d’atterrissage. En pleine tempête. Si nous n'avions pas suivit notre instinct, elles nous auraient conduites tout droit dans le désert... Le message était trop clair pour être un simple bug, et mon IV de bord a analysé sa provenance... Elle n'a rien trouvé. C'est comme s'il était partit de nulle part, comme une balle tirée droit pour nous abattre...

Ante pris lui même un gros fruit et mordit dans la chair froide et sucrée. Les récoltes commençaient à donner de sacrés morceaux sur Tuchanka, des espèces disparues depuis des siècles...

-J'ai un peu enquêté de mon côté, s'il y a un motif qui ressort de tous ça, à mon humble avis, c'est la technologie, la mécanique. Je ne crois pas avoir entendu dire que de la nourriture avait été empoisonnée, que des maladies particulières s'étaient propagées. Ou alors votre compétence les a si vite effacées qu'elles n'ont pas eu le temps d'être notées, docteur...


Ante chercha rapidement dans sa mémoire le nom de son interlocutrice qu'il avait entendu un peu plus tôt. Si le compliment était facile, il se disait que faire un petit brossage dans le sens du poil à celles qui pourraient potentiellement devenir des alliées dans cette histoire ne ferait pas de mal.

-McKnight. Si saboteur il y a, il ne semble s’intéresser qu'aux accidents mécaniques. C'est surement par intérêt stratégique, ici où toute la vie dépends des machines, mais cela peut aussi révéler une contrainte...

Son regard se porta sur la militaire :

-Et puis l'on connait vos capacités d'actions, même affaiblis, on raconte que les soldats de l'UCIP sont les plus redoutables.

Voilà, chacune avait eu un petit mot gentil, de quoi faire plaisir à son estomac, Ante avait posé ses bases d'entente cordiale.


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MessageSujet: Re: Le dernier Immortel de Nodacrux   Dim 02 Déc 2018, 21:36

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Arcadia avait ôté son casque. Ce dernier posé sur la table, regardait en direction du Krogan, sa visière dévisageant impassiblement le natif de Tuchanka. Tout comme sa pièce d'armure, le docteur en faisait de même. Ses doigts gantés caressaient paresseusement la fourrure du siège sur lequel elle était assise. En temps normal, elle aurait pu sourire au souvenir de ce contact doux sur lequel elle s'était amusée plus d'une fois, mais l'heure était grave et elle n'était définitivement pas d'humeur depuis son arrivée sur Nodacrux.

« Vous n'êtes pas diplomate pour rien ambassadeur Ante, répondit laconiquement la blonde dissimulant une certaine ironie. Bien que guère versée dans l'art de la politique elle savait remarquer les manœuvres des politiciens, surtout avec une subtilité digne d'un Moissonneur. Mais l'UCIP a encore beaucoup à apprendre si elle souhaite rivaliser avec l'élite des autres races. A commencer par trouver ce saboteur. »

Buvant une gorgée d'un jus de fruit exotique dont les Krogans avaient le secret, elle sortit son scanner.

« Avant d'aller plus loin dans cette discussion, voici ce que je vous propose. Chacun d'entre nous va se soumettre à un scan. Cet appareil sert à repérer les infiltrés de la corruption, ambassadeur. Même si vous n'êtes ici que depuis peu de temps. Je préfère m'assurer que chacun d'entre nous est sain de corps et d'esprit. J'ai déjà vu l'un des vôtres sous l'influence et de l'énergie noire et je ne suis pas pressée de le recroiser à nouveau. Ne voyez pas cela comme une insulte mais comme une précaution. Si vous voulez bien ? »

L'objet bien que n'étant encore qu'un prototype pouvait se vanter d'une efficacité supérieure à 80%. Mais cela la chercheuse se gardait bien de le dire. Une chance sur cinq de rater c'était encore beaucoup trop. C'est pourquoi elle effectuait l'analyse au moins deux fois, trois si la présence d'énergie noire était détectée. Fort heureusement, les tests se révélèrent négatifs. Après Urdnot, ce fut au tour de la jeune Bayard de passer au détecteur puis enfin à elle même.

« Bien, maintenant que nous sommes sûrs qu'aucun de nous n'est un infiltré nous pouvons reprendre cette conversation. Le lieutenant Bayard et moi même avons pu échanger nos doutes. Permettez nous donc de vous exposer ce que nous avons découvert ainsi que nos soupçons. »

Le médecin expliqua à nouveau ses craintes et soupçons sans omettre aucun détail. Elle laissa ensuite son amie exposer le fruit de ses recherches, grignotant l'un des fruits offert par leur hôte.

« Maintenant il reste à savoir ou se trouve notre saboteur. Nous savons qu'il a accès aux hangars et stocks de survie. Reste à déterminer si ces actes se font directement sur Nodacrux ou depuis son orbite. Si c'est le premier cas, il va nous falloir éplucher des heures de vidéosurveillance afin de savoir qui cela peut bien être, sans avoir la garantie d'un quelconque résultat. Mais si cela vient de l'orbite alors notre homme appartient soit à la Hiérarchie soit à l'Alliance. Ce sont eux qui fournissent l'UCIP en équipement. Je pense qu'il est préférable de ne pas éviter de trop ébruiter l'affaire, notre ennemi n'a pas encore de visage mais il a un grade qui lui permet une certaine liberté. »

En y repensant, elle n'avait reçu aucune réponse de la part de ses supérieurs ou des commandants des autres factions, renforçant son sentiment de méfiance. Un Immortel au sein des rangs représentait un énorme danger. Ils avaient largement de quoi lutter contre mais qui sait quels dommages ce dernier pouvait encore commettre.

« Lieutenant Bayard. Vous avez été membre du SSC et de sa brigade d'intervention. Du groupe vous devez être celle qui a le plus de talent pour l'observation et la traque. Avez vous une idée ou une suggestion par quel bout nous devrions commencer ? »

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MessageSujet: Re: Le dernier Immortel de Nodacrux   Mar 04 Déc 2018, 20:50
Une table en pierre. Curieuse idée. Audrey avait déjà eu l’occasion de voir des meubles en chêne massif dans les "bureaux mobiles" de certains diplomates, mais c’était bien la première fois qu’elle voyait un énorme bloc de marbre posé au milieu d’un vaisseau. Sans doute fallait-il bien ça pour résister aux coups de poing sur la table d’un krogan, mais ça ne devait pas aider au décollage. Cela dit, quand on devait déjà soulever toute une tribu de dinosaures, on n’était sans doute plus à deux ou trois tonnes de granit près… La française se demanda tout de même comment ce monolithe avait bien pu être amené jusqu’ici. Ca avait sans doute était une partie de plaisir, même pour des natifs de Tutchanka…

Enfin, elle n’était pas là pour faire une analyse de l’ameublement ou un devis de déménagement. La terrienne prit donc place dans l’un des fauteuils, tout en raccrochant son casque à sa ceinture. Les sièges étaient un peu trop grands pour des humains et la jeune femme se sentait donc plus petite qu’elle n’était. Dommage qu’elle soit en armure intégrale cela dit, car cette fourrure semblait particulièrement douce. Comme quoi, on pouvait être un krogan et avoir un sens de la délicatesse. La militaire se demanda si tout ce qu’il y avait dans cette pièce provenait de la planète natale des propriétaires. Mais il était sans doute temps de se reconcentrer, leur hôte revenait avec des victuailles.

L’ambassadeur narra sa mésaventure de la matinée. Inquiétant. Leur saboteur, qui qu’il soit, était visiblement capable d’envoyer un signal parfaitement clair tout en masquant totalement son origine. Probablement une personne possédant des compétences en sécurité informatique. Voilà qui resserrait un peu les mailles du tamis. Arcadia s’assura ensuite que toutes les personnes dans cette pièce était saine. Absolument toutes. Le médecin eut en effet le professionnalisme de se passer elle même au scanner. En étant tatillon, on aurait toutefois pu lui reprocher qu’étant la seule personne sachant manier ce scanner dans la salle, elle était également en mesure de fausser le résultat sans que personne ne puisse s’en rendre compte. Mais la gendarme ne tenait pas à placer sa meilleure amie au sommet de la liste des suspects. Et vu qu’elle lui avait déjà partagé l’ensemble du fruit de ses recherches préliminaires, il était un peu tard pour devenir outrancièrement suspicieuse à son égard.

- Lieutenant Bayard. Vous avez été membre du SSC et de sa brigade d'intervention. Du groupe vous devez être celle qui a le plus de talent pour l'observation et la traque. Avez vous une idée ou une suggestion par quel bout nous devrions commencer ?
- Trouver l'origine du matériel saboté. Si tout ne vient pas uniquement de l'Alliance ou uniquement de la Hiérarchie, alors le traitre se trouve sur Nodacrux. A moins qu'ils soient plusieurs, mais j'en doute. Si l'un de vous a des contacts en orbite, ça peut aussi valoir le coup de se renseigner sur d'éventuels accidents ou anomalies qui auraient pu survenir à bord des vaisseaux. S’il y en a eu, c’est peut-être dû à notre taupe.

L’officier marqua une petite pause pour laisser le temps à son auditoire d’intégrer ce qu’elle avait dit.

- Je doute qu'éplucher des heures de vidéosurveillances nous soit très utile. Si ce type est assez malin et doué pour faire passer ses sabotages pour des accidents et intercepter tous les rapports, il aura surement pris la peine de couper les caméras ou d'effacer leurs enregistrements. Il va nous falloir travailler à l'ancienne. Trouver tous ceux qui ont accès aux réserves et aux hangars, étudier leur dossier, faire des recoupements et débusquer le suspect le plus... suspect.

L’oratrice s’arrêta de nouveau quelques instants pour réfléchir à la façon dont elle allait formuler la suite. Arcadia lui avait signalé qu’elle ne pourrait pas scanner l’ensemble du personnel de la planète, mais pourtant, cela restait une solution à envisager. Ce serait certes lent et assez incertain compte tenu du caractère expérimental de l’outil, mais dans l’état actuel des choses, c’était toujours plus utile que d’attendre que le saboteur se trahisse. Etudier les dossiers prendrait du temps également, alors autant explorer également d’autres voies pour trouver leur coupable. Et rien n’empêchait de cibler en priorité une liste préétablie des personnes les plus potentiellement coupables...

- Parallèlement, vous pourriez organiser une visite médicale pour l'ensemble du personnel de la base mon colonel. Examen de routine, vaccination, n'importe quelle raison qui obligerait chaque personne à venir se soumettre à votre scan. Ce sera extrêmement long de trouver un coupable comme ça, j’en ai bien conscience, mais si nous avons de la chance, et que nous faisons bien la liste des convocations, il pourrait être dans les premiers à être contrôlé. Et si rien ne ressort des dossiers, ça nous offre toujours une alternative pour le trouver.

Cette suggestion sembla fortement déplaire à la docteur, mais la brune reprit rapidement la parole avant qu’elle ne puisse réellement objecter.

- Comme vous l'avez dit, la discrétion et notre meilleure alliée. On ne sait pas à qui l'on peut se fier, alors évitons au maximum d'ébruiter l'affaire et essayons de compter sur nos collaborateurs le moins possible. Même si nous pensons n’avoir aucune raison de douter d’eux, nous savons tous que la durée de vie d’un secret est inversement proportionnelle au nombre de personnes au courant de son existence.

Les autres semblèrent approuver, mais cela soulevait un autre problème, plus logistique. Le trio ne pouvait pas vraiment se permettre de s’organiser des petites réunions comme celle-ci de façon quotidienne. Cela finirait forcément par attirer l’attention. Et il serait difficile d’en parler dans des lieux publics sans risquer une fuite d’information. Même en échangeant à voix basse, ce qui en passant, serait encore plus suspect. Les mails étaient exclus, le saboteur y avait potentiellement accès compte tenu de ses compétences. Et aucun des trois n’avait le temps de s’amuser à les chiffrer et déchiffrer à chaque envoi...

- Il nous faudrait également un moyen de mettre en commun nos résultats sans trop éveiller les soupçons. Nous devons partir du principe que les voies de communications officielles sont compromises. Nous pourrions évidemment nous rencontrer à intervalles réguliers, mais il est possible que cela paraisse suspect à certains à force. A moins d’avoir de bonnes raisons apparentes de le faire.

Audrey prit quelques instants pour réfléchir à une solution crédible.

- Il me semble que vous êtes venus avec de la main d’œuvre ambassadeur. Peut-être pourrais-je avoir la charge d’une partie d’entre eux, cela m’obligerait à vous faire des compte-rendu réguliers, disons quotidiens, sur leur efficacité. S’il s’avérait que nous étions en plus chargés de travailler en extérieur pour des durées prolongées, j’imagine qu’un suivi médical tout aussi régulier serait nécessaire mon colonel, afin de s’assurer que mon armure me protège efficacement. Si une telle aubaine ne se présentait pas, j’imagine que vous pourriez toujours nous suivre tout deux médicalement parlant. Peut-être que notre diplomate est sujet à un léger stress post-traumatique après avoir frôlé la mort. Il paraît que c’est fréquent dans cette profession. Probablement moins pour un krogan aussi… vénérable et expérimenté que vous cela dit. Néanmoins, sur un avant poste militaire aussi crucial que celui ci, j’imagine qu’il serait plus prudent de garder à l’œil une personne soumise à ce genre de pressions. Autant pour sa sécurité que celle de la base. Quant à moi et bien… il semblerait que je commence à être sujette à une certaine forme de paranoïa. C’est vous le médecin mon colonel, mais dans pareil cas, peut-être ne suis-je plus en état d’assurer mes fonctions et dois-je donc prendre quelques jours de repos avec suivi médical.

La française pensait avoir fini son petit exposé. Son auditoire semblait à présent plongé dans une intense réflexion, ou profonde léthargie peut-être, suite à tout ce qu’elle avait pu énoncer. La jeune femme décida donc de conclure en rendant la parole, avant de reprendre place dans son fauteuil.

- Je vous laisse choisir la solution qui vous sied le plus. Ou proposer autre chose si mes idées vous paraissent trop loufoque.




Ce n'est pas parce que je suis fou que je suis de mauvaise compagnie.
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MessageSujet: Re: Le dernier Immortel de Nodacrux   Lun 10 Déc 2018, 23:44
Tout à l'écoute de ce qui se disait, Ante remarqua les regards inquisiteurs qui se portait sur son mobilier. Lorsque vint le temps pour lui de prendre la parole, il préféra d'abord, avec son sourire habituel, apporter une précision :

-On a construit le pont entier autour de cette table. J'y tenais, et j'espère que ca deviendra un standard, même si les constructeurs ont tenté de me tuer plusieurs fois à cause d'une telle demande... Ensuite j'ai expliqué que l'on pouvait s'en servir d'arme en cas d'abordage et curieusement, ça à fait taire toutes réclamations...

Ceci fait, il se focalisa sur le problème qu'ils avaient sur la table, autrement. Les idées de ses collaboratrices lui paraissaient bien fastidieuses. Efficaces et légitimes certes, mais lentes et trop procédurières à son gout. Ante ne tenait pas à ce qu'un autre équipage soit mit en danger, voir pire. Si le saboteur pouvait détourner un vaisseau, pourrait-il faire s'écraser une frégate sur la base entière ?

-Vous l'avez dit lieutenant, le saboteur, soit manque de temps, soit vient de passer à une autre phase de son plan. Il vise de plus en plus gros.
On peut tourner en rond pour donner des coups de hache dans le vide en espérant tomber sur quelqu'un de suspect mais si on attend trop et qu'il parvient à détruire le système de confinement, on ira pas bien loin... Surtout qu'une visite médicale peut surement être ajournée par quelqu'un qui a de l'autorité.
Et justement, au lieu de s'attaquer au bas de la pyramide, pourquoi ne pas commencer par le haut ? Qui a le plus de pouvoir ici ? Qui contrôle cet avant-poste et qui ne rend des comptes qu'a de lointaines entités ?


Ante ne savait pas qui soupçonner, tout le monde potentiellement, et l'idée que la personne en charge de cette zone soit impliquée lui était aussi terrifiante que probable. Mais elle pouvait aussi être insultante pour les membres de cette nouvelle escouade d'enquête, il préféra donc vite arrondir les angles.

-Si nous réussissons à innocenter le... commandant ?
Ante douta sur le grade. Nous pourrons descendre progressivement, du plus influent vers le bas, puisqu'il y a de fortes chances que notre cible occupe un de ces postes.

Avant de reprendre, le Diplomate déposa se qui restait de son fruit et entoura son poing avec son autre main au dessus de la table.

-Je suis avec vous sur cette idée de vous accompagner avec la main d'œuvre. Peut-être même pourriez vous allouer certains de mes ouvriers, ceux de confiance, aux installations les plus vitales pour garder un œil dessus.
Quant à jouer les affaiblis, je ne suis pas contre, mais cela me bloquera beaucoup de choses. Si je dois agir ou me déplacer je ne paraitrait que plus suspect. Nous sommes peu et avançons à l'aveuglette, nous poser des barrières n'est surement pas la meilleure des options.


Ante n'était pas se qui se faisait de plus discret, et il ne savait même pas à quoi pouvait bien ressembler un état de choc post traumatique à longue durée chez un Krogan... Pouvait-il être convaincant dans un tel rôle ?
En même temps, si lui ne savait pas, il y avait aussi pas mal d'espoir pour que le reste du personnel de la base ne le sache pas non plus... Alors peut-être qu'un Krogan au regard un peu hagard, déambulant sans but apparent dans une zone à risque ne serait pas un si mauvais couverture...

-Nous devons nous demander deux choses : pouvons nous réduire la liste des suspects rapidement et facilement ? Et pourrions nous identifier ses potentielles prochaines cibles ? A défaut de savoir qui, essayons de savoir où...


Avec ses deux questions, Ante s'extirpa de son siège et se mit à marcher dans la salle, prenant posément son temps, il voulait profiter du calme et du répit provisoire qu'il offrait à ses convives :

-Sur ma planète, lorsqu'on chasse une créature vivant sous le sable, on tente de savoir où elle va ressurgir. On étudie ses habitudes, ses préférences, son histoire. Bref, son mode opératoire.
Puis on lui tend un piège : parfois on la comprend assez pour savoir précisément où elle ressortira. Sinon, on tente de lui présenter, aux regards de nos informations, la proie parfaite selon ses gouts.
On bénéficie ainsi de l'effet de surprise, de l'ascendant physique et psychologique. Et lorsque la bête sort sa tête du sable, on frappe vite et fort avant qu'elle ait le temps de se rendre compte de ce qui lui arrivait, et de prévenir ses copines.


Ante se tourna vers son auditoire qu'il espérait toujours à l'écoute malgré sa petite parabole, il revint s'assoir avant de reprendre :

-Il arrive parfois qu'on se trompe, que rien n'arrive là où on attendait mais ailleurs. Alors on reste discret, on récupère les nouvelles informations et on recommence avec plus de détails, jusqu'à se que ça se que ça marche.


Ante se recula sur son fauteuil, tapotant d'un doigt sur la table, avant de le pointer sur le datapad d'Audrey :

-Nous n'avons peut-être pas le temps ou les ressources pour beaucoup de tentatives, mais avec le nombre de rapports que vous avez, on devrait peut-être être capable d'établir une stratégie efficace. Le tout en sécurisant nos arrières avec des personnes de confiance aux points névralgiques. Si l'on est assez discrets dans notre surveillance, l'on pourra contrôler et créer une ouverture pour attirer notre saboteur.
En revanche, s'il passe par voie informatique il n'y a rien que je puisse faire, mais j'imagine que la stratégie fonctionnera aussi... Et cela réduira aussi les suspects, vu les compétences qu'une telle intervention nécessite...


Une dernière question lui restait dans la tête, il avait besoin de faire la lumière sur la tache d'ombre de son ignorance. Se tournant plus particulièrement vers la médecin il lui demanda :

-Je ne sais pas comment fonctionne vraiment toute cette saloperie... Est-il possible pour une IV d'être... contaminée ? D'agir malgré sa programmation de base ?

Après une rapide inspection de ses pensées, Ante estima avoir dit le maximum. Il trouvait juste que ses suggestions différaient beaucoup de celles des humaines. Pour éviter de les froisser à cause de simples différences culturelles, il rajouta une dernière fois :

-Hum, j'espère que mes idées ne vous paraissent pas trop brutales, j'ai conscience que nous devons agir avec finesse ici, mais je reste un natif de Tuchanka, et vous savez ce qu'on dit : "chassez le varren, il revient avec une meute...". Sachez seulement que si vous souhaitez éplucher les registres de vidéos surveillance, je tacherais de rendre les sièges plus confortables.


Et avec ça, son sourire s'agrandit encore, malgré la crise.


Urdnot Ante, Krogan Diplomate.
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MessageSujet: Re: Le dernier Immortel de Nodacrux   Ven 14 Déc 2018, 18:32
- Vous suggérez d’utiliser un appât ?

Audrey était perplexe. C'était une tactique risquée, mais plutôt efficace en général. Le genre que pourrait appliquer un spectre. Du moins dans une situation "conventionnelle". Dès lors qu'on chassait un gibier "numérique", les choses se compliquaient. Difficile de lui passer les menottes ou de se défendre s'il ne venait pas vous éliminer en personne. Et dans pareils cas, les chances de survie de la proie avaient tendance à grandement diminuer. Or, si le lieutenant était bien consciente que dans sa profession, les morts étaient tout simplement inévitables, elle abhorrait l’idée même de sacrifier inutilement une vie à cause d’une mise en danger inconsidérable et irréfléchie.

- En temps normal je ne serais pas contre ce genre de tactique, mais là nous traquons quelqu’un qui pourra tuer sa cible sans se déplacer. Il nous faudrait donc un expert en informatique pour remonter sa piste une fois qu’il sera passé à l’action. Et il me semble qu’aucun de nous n’a de telles compétences. Cela dit je pourrais faire appel à la spécialiste technologique de mon escouade, j’imagine qu’elle en serait capable. Restera le problème de pousser le saboteur à s’en prendre à notre “proie”. Pour l’instant, son objectif semble plus d’être de détruire un maximum de matériel pour retarder l’établissement de cette tête de pont, même s’il commence à s’en prendre à des unités du génie.

Tandis qu’elle énonçait toutes ces modalités, une ébauche de plan commençait à se dessiner dans l’esprit de la française. En y réfléchissant bien, la proie pouvait très bien être du matériel. Mais il faudrait quelque chose d’incontournable, un matériel qui paraitrait vital pour la tête de pont et vers lequel le saboteur serait donc irrémédiablement attiré. Le seul problème, c’est qu’un tel équipement ne pourrait sans doute pas être acheminé avant au moins une semaine. Qui plus est, il serait probablement très difficile de jouer le succès de leur enquête sur quelque chose d’aussi important. Et vu que le traitre se situait probablement avant eux dans la chaine de ravitaillement, il semblait délicat d’utiliser un leurre.

Une cible organique paraissait donc plus envisageable. Restait à trouver quelqu’un qui retiendrait l’attention de la taupe. Un intendant susceptible de se rendre compte du problème ? Trop dangereux, il y avait de fortes probabilités que le traitre soit dans ce service, ou du moins qu’il le surveille. Une équipe de sapeur du génie un peu trop efficace ? Non, si cette équipe existait, il s’en serait déjà pris à eux. Un officier supérieur ? La terrienne n’était pas prête à prendre ce risque, d’autant que certains ici les soupçonnaient d’être potentiellement dans la combine. Une accusation que la gendarme ne pouvait se permettre d’émettre à la légère compte tenu de son rang. La châtain ne voyait plus qu’une solution envisageable, mais elle ne lui plaisait qu’à moitié. Cela pousserait l’infiltré à être sur ces gardes...

- Cependant, vous avez raison sur au moins un point ambassadeur, nous n’avons pas vraiment le luxe de mener une enquête complète et chronophage. Si vous validez cette option mon colonel, je me porte volontaire pour servir d’appât. Avec votre permission, je prendrai la tête d’une équipe de krogans située dans un secteur à risque et je ferai en sorte d’enquêter de façon voyante sur mes heures de repos. Notre traitre se montrera peut-être un peu plus prudent, mais logiquement il devrait chercher à m’éliminer. Surtout si je ne fais pas fausse route dans mes recherches. Ji’nara sera notre sentinelle numérique. Elle surveillera le réseau et remontera la piste des “accidents”. En particulier si l’un d’eux venait à me viser. Et ce sera donc à vous deux d’intervenir quand notre saboteur se trahira.

Le docteur semblait plutôt en accord avec ce plan et le valida donc. C’était sans doute le moins pire et le plus rapide qu’ils avaient pour le moment. La réunion allait donc pouvoir prendre fin, chacun sachant ce qu’il avait faire.

- Hum, une dernière chose si vous le permettez. Sauf votre respect, je… j’apprécierais si vous pouviez le neutraliser avant qu’il n’ait réussi à me tuer.




Ce n'est pas parce que je suis fou que je suis de mauvaise compagnie.
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Le dernier Immortel de Nodacrux

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