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 Au Cœur de la Garde

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MessageSujet: Au Cœur de la Garde   Sam 14 Juil 2018, 20:59
► █ Date :  8 Avril 2201 RP Tout public
Arkus Merkhuri ♦️ Arcadia McKnight
Au Cœur de la Garde



Au Cœur de la Garde
Ft. Arkus Merkhuri



Seule dans la navette, exception faite du pilote, Arcadia était partagée entre 98% d'excitation et 2% d'appréhension, ou peut-être l'inverse. Elle était plus qu'heureuse de retourner étudier auprès des Turiens, appréciant leur méthode de travail, leur manière d'aborder les problèmes. Mais aussi par passion envers son métier... ainsi que l'attrait qu'elle ressentait pour cette race.

De l'autre on l'avait affecté à un groupe de la Garde Noire. L'élite Turienne, la crème de la crème. Plutôt étonnant quand la plupart des formations se faisaient dans un hôpital militaire et non sur vaisseau de guerre.
Elle avait confiance dans ses capacités,et se savait douée dans son domaine sans en être une prodige. Connaissant ses faiblesses comme ses forces. Avait-elle peur ? Non. Peut-être un peu de stress à l'idée de rencontrer des inconnus ou de se ridiculiser bêtement ? Probable.
La Martienne se leva, faisant les cents pas dans l'espace réservé aux passagers, impatiente d'arriver à destination, sur le Spectrum.

En tant que représentante de l'Alliance, elle se devait d'être impeccable. Sa tenue d'officier était sortie du pressing le matin même, ses épaulettes de médecin en chef fraîchement acquises trônaient sur ses épaules. La blonde en effleura un, laissant ses doigts apprécier la texture, sentir le relief, se promettant qu'elle s'en montrerait digne. Tout allait bien se passer, après tout ce n'était que trois petites semaines en immersion. D'un naturel assez sociable bien qu'un peu introvertie, il ne lui était guère compliqué de s'intégrer dans un groupe. A bord du vaisseau devait forcément se trouver un médecin, ce serait un bon début pour sympathiser.
Évoluer au sein d'une culture étrangère ne la dérangeait pas vraiment, cela lui était arrivé plusieurs fois par le passé, elle en avait des bons souvenirs. Il y avait parfois des contraintes, celle des prochains jours seraient la différence d'acide aminée entre elle et les Turiens. Ce qui signifiait une alimentation différente. Au final cela était plus un détail qu'un réel problème.

Le docteur passa le reste du voyage à feuilleter une revue médicale qu'elle avait emmené. Laissant son esprit s'évader vers des sujets scientifiques, les remous de sa préoccupation antérieur disparurent, avalés par la lecture.

« Colonel ! Nous arrivons ! »

La voix du pilote la fit sursauter, concentrée qu'elle était sur le magazine. Ce dernier retourna rapidement dans son sac. L'Humaine se leva, attachant ses cheveux en une queue de cheval. La caméra situé à l'avant du Kodiak dévoila la silhouette de la Frégate, mastodonte émergeant paisiblement de l'obscurité. Ses ailes, symbole des navires de la Hiérarchie se détachait fièrement parmi les étoiles. Le transporteur s'approcha doucement, l'autorisation d'atterrir reçue, il s'engouffra dans la gueule du béhémoth pour se poser à la place qui lui avait été assignée.

Le véhicule se posa dans un bruit d'enclume, à l'instar de la porte du hangar lorsqu'elle se referma. La pressurisation de la pièce s’enclencha, rendant l'endroit à nouveau respirable. Durant quelques secondes, il n'y eut que le silence.
Arcadia rassembla ses affaires, laissant du temps au comité d'accueil pour arriver. La tâche ne lui prit pas plus de quelques secondes, mais ce serait ça de moins à faire pour son chauffeur.

La blonde déverrouilla la porte posant un pied en territoire Turien. En parlant d'eux, un petit groupe se dirigeait vers elle, l'un d'eux, le visage peinturluré de tatouages claniques assez flashy, devait être leur meneur. Très longiligne, même pour un Turien. Le Commandant Arkus Merkhuri si les informations qu'on lui avait refilé n'étaient pas erronées.

« Médecin en chef McKnight, le salua t-elle. Vous devez être le Commandant Merkhuri ? »

(c) Alyss (Kanade A. J. Rye)




Dernière édition par Arcadia McKnight le Jeu 19 Juil 2018, 21:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au Cœur de la Garde   Mer 18 Juil 2018, 12:51


Bienvenue à bord





Le réveil à six heures du matin fut une formalité habituelle pour Arkus. L’hymne Turien résonna un moment dans la cabine avant qu’il ne l’arrête. Il se leva rapidement pour passer sous l’eau froide et se rafraîchir, il retient de justesse une grimace quand l’eau froide coule le long de son corps. La vie en vaisseau était plutôt rude mais il s’astreignait de lui-même à une discipline de fer. De toute façon les lèves-tard et les fainéants n’avaient aucune place à la Hiérarchie. Cinq minutes et un café serré plus tard il se présenta à la salle de briefing. Son second était là, les yeux légèrement cernés. Il avait été sur le pont toute la nuit et il était temps de le renvoyer dans sa cabine.  

« Bonjour Terbus, va donc te reposer, tu as un mine épouvantable. » Il ne lui demanda pas plus de précisions, conscient que si un évènement majeur était arrivé pendant la nuit, il aurait été réveillé immédiatement.

Il adressa un petit sourire de connivence à son second qui lui répondit d’un regard las. Juste avant de passer la porte il se tourna vers son commandant.

« J’ai failli oublier, nous avons reçu un message de l’Alliance. Nous prenons en charge un stagiaire dès aujourd’hui. Il devrait arriver en fin de matinée, son dossier est sur la table si tu veux y jeter un œil. C’est un médecin si j’en crois les premières infos que j’ai survolé. »

Arkus se tourna avec un regard agacé vers le Datapad, depuis quand la Garde prenait-elle des stagiaires ? Il espérait qu’elle ne serait pas un boulet, il n’y avait aucune place pour l’approximation ici. Et ils étaient prévenus assez tard en plus. Il renvoya Terbus d’un geste de la main avant de s’approcher du Datapad. Il survola les infos : Lieutenant-Colonel McKnight, quarante et un an. Arkus poussa un petit sifflement à la suite du dossier, perte d’un bras suite à la guerre contre les Moissonneurs, combat contre les Vortchas, Eden Prime… Bien ils ne lui avaient pas envoyé une novice au moins. L’expérience pourra lui permettre de s’adapter plus facilement à leurs techniques des forces spéciales. Bien, cela n’allait pas être aussi désagréable qu’il ne l’avait craint au début.

Les autres officiers arrivèrent ensuite, il était déjà plongé dans ses rapports de missions. La paperasse… Heureusement que la nuit avait été calme et que Terbus avait pu bien avancer certains dossier. Lorsque le médecin de bord, le lieutenant Linsis, se présenta au pont 1 pour sa prise de poste, le Commandant se tourna vers elle.

« Ah Avi ! Tu vas avoir une collègue de l’Alliance, elle arrive aujourd’hui. » Arkus ricana un instant de la mine déconfite de sa subalterne. « Elle a l’air plutôt compétente je t’assure » Il lui adressa un sourire rassurant en lui tendant le Datapad pour qu’elle prenne connaissance du dossier.

Il sourit un instant en la voyant partir d’un pas ferme en bougonnant, le datapad sous le bras. Le temps qu’il finisse sa paperasse l’un des membres de l’équipage parla par les hauts parleurs du vaisseau « Nous avons un transporteur sur le radar, vaisseau attendu au hangar numéro un, accostage autorisé. ». Procédure habituelle, six membres de la Garde équipés, descendirent au pont quatre pour sécuriser les abords et surtout pour prévenir tout abordage. Les cas de piraterie étaient monnaies courante et voler les transpondeurs des vaisseaux de l’Alliance n’était plus si impossible. Mieux valait jouer la prudence que de se retrouver avec vingt Vortchas taillant la causette à tous les ponts du vaisseau.

Une fois le hangar de nouveau pressurisé il appela Avi et Terbus par son intercom. Le dernier ne devait pas avoir dormi plus de trois heures mais il se présenta quand même avec la tenue noire et cintré que tous l’équipage avait dans le vaisseau. La tenue d’Arkus se différenciait seulement par les galons affichés sur sa poitrine et montrant son grade. Ils descendirent tous les trois au pont quatre une fois que les soldats en bas avaient signalé l’absence de menace. Le commandant approcha rapidement de McKnight, les deux autres sur les talons et les gardes postés aux endroits stratégiques de la pièce. Il détailla rapidement la nouvelle venue : une allure fine et athlétique, elle ne faisait pas son âge. Elle était tirée à quatre épingles. Ses yeux bleus dégageaient une curiosité plutôt importante et une expérience à toute épreuve. Il grimaça un instant en constatant ses cheveux blonds, il faudrait lui trouver une cagoule pour les missions…

« Médecin en chef McKnight, le salua-t-elle. Vous devez être le Commandant Merkhuri ? » Elle lui sembla plutôt assuré.

« En effet. Je vous présente mon second Terbus Calcolus et le médecin du vaisseau Avitiria Linsis. » Il parlait de sa voix grave habituelle, pas rassurante mais pas inquiétante non plus. « Je dois vous avouer n’avoir travaillé avec des Humains qu’à de rares occasions, j’espère que votre intégration se passera au mieux. » Il la guida vers l’ascenseur pour remonter au pont un. « Comme vous le savez, nous sommes une unité des forces spéciales, en ce sens l’identité de nos membres est et doit rester un secret. Toute indiscrétion de votre part sera sévèrement sanctionnée. Notre équipement, nos manières d’opérer et nos missions sont-elles aussi soumises au secret. » Il la regarda dans les yeux pour qu’elle imprime bien le message. « Vous n’avez pas non plus l’autorisation de référer à l’alliance de ce que nous faisons ici, ce bâtiment est sous la supervision de la Hiérarchie non de l’Alliance. »

L’introduction en matière aura pu sembler un peu dure mais elle était nécessaire, et si McKnight était aussi talentueuse que son dossier semblait le dire, tout cela n’était qu’un rappel. L’ascenseur émis une légère secousse avant d’ouvrir ses portes sur le pont deux. Avi fit un petit signe à l’humaine, sans doute pour dédramatiser les paroles du Commandant, avant de rejoindre son infirmerie. Il lui présenta sa cabine, ça n’était pas du luxe mais elle avait déjà la chance d’avoir une chambre pour elle seule. Sur le lit un paquet d’équipement l’attendait.

« Bien, vous logerez ici le temps de votre séjour chez nous. » Arkus eut un léger doute avant de poursuivre. « Comme je vous l’ai dit je ne connais pas vraiment les Humains ni leurs habitude dans un vaisseau de guerre, j’ai préféré vous réserver une cabine. Le reste de l’équipage dort dans des dortoirs. Vous trouverez sur votre lit une tenue adéquate ainsi que de l’équipement de première nécessité. Quand vous serez habillée, rejoignez moi au pont un pour que l’on rentre dans le vif du sujet. A tout à l’heure… Et bienvenue chez nous. » Arkus termina avec un bref sourire avant de s’éclipser avec Terbus.



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MessageSujet: Re: Au Cœur de la Garde   Jeu 19 Juil 2018, 21:50

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Arcadia suivait ses guides dans les entrailles du vaisseau. Semblable à tout les navires de guerre, il n'avait aucune identité propre, si ce n'était son architecture : Turienne. Il valait mieux garder ce genre de commentaire pour soi. Ses hôtes n'aurait guère apprécier, le pilote encore moins. Chaque équipage était profondément attaché au vaisseau duquel il avait la charge. Comme elle avec son blindé médical.
Les murs étaient dénués de toutes décorations ou fioritures, exception faite parfois d'un écran, d'un sticker avertissant du danger, d'un panneau de commandes etc...
Le bruit des bottes résonnaient d'une manière discordante le long du corridor, assez désagréable à l'oreille si l'on y prêtait un tant soit peu d'attention.

Son interlocuteur débitait un texte qu'il avait très bien apprit, universel à toutes les forces spéciales. Elle écoutait d'un air détaché ce refrain qu'on lui avait servi plusieurs fois, acquiesçant lorsqu'il le fallait. Froisser le Garde n'était pas son objectif, il ne faisait que son travail. Peut-être que ses patients ressentaient la même chose lorsqu'elle leur rabâchait de penser à prendre leurs anti-biotiques.
Comme la plupart des élites, il avait ce premier contact assez froid, limite distant. La Martienne n'oubliait que ces soldats avaient énormément sacrifié pour atteindre un tel niveau, cela expliquait cette fierté ou cet orgueil. L'échec et la médiocrité n'avait pas leur place ici.
Quant aux secrets, n'était-ce pas l'un des préceptes des médecins que de taire ce qu'ils voyaient et entendaient ?

Leurs regards se croisèrent quelques fois, elle ne lâcha jamais prise lorsque ces échanges s'intensifiaient, scrutant le commandant, prête à lui prouver qu'elle était tout aussi bien à sa place que n'importe quelle autre personne sur le Spectrum. Sa consœur les laissa, partant sans aucun doute vers son infirmerie, un petit geste avant de s'éclipser. Au moins la déontologie entre collègue était de rigueur, un petit plus à prendre.

Au terme du voyage, Merkhuri la laissa devant une chambrette, tout ce qu'il y avait de plus fonctionnel  pour un officier supérieur militaire : un bureau, une armoire, quelques rangements. Bref l'armée quoi !
L'on déposa sa cantine au pied du lit, sur lequel était organisé des uniformes ainsi que quelques bricoles pour la vie de tout les jours.

« Quand vous serez habillée, rejoignez moi au pont un pour que l’on rentre dans le vif du sujet. A tout à l’heure… Et bienvenue chez nous.

- Merci », répondit-elle, laconique.

Mouais... au final il se donnait des airs de gros dur... Elle ne put s'empêcher de sourire.
L'humaine déballa prestement le contenu de la malle, pour le transférer dans les casiers prévus à cet effet. Il y avait même une minuscule salle de bain, l'espace étant évidemment optimisé au maximum. Mais cela restait carrément pas mal. Elle se saisit ensuite d'une tenue noire parmi celle disposée sur la couchette.
La docteur se vêtit des couleurs de la Garde Noire, la couleur sombre tranchant fatalement avec son teint pâle et ses cheveux blonds, lui rappelant son adolescence ou elle ne s'habillait que de cette couleur, exprimant son côté rock.

« Oh enfoiré ! »

Lâchant un juron, le docteur tira sur son haut cintré, elle savait qu'elle n'aurait jamais le tour de taille d'une Turienne, mais quand même... Elle n'était pas si grosse que ça. Elle l'était ? Bon pas tant que ça alors pour se rassurer. Le vêtement lui enserrait la taille, comprimant ses abdos, c'était assez désagréable. Elle étira un peu le tissu, respirant plus facilement. Une note sur le sachet attira son œil, ce dernier informait que la texture avait une mémoire de forme, quelques minutes étaient nécessaires pour atteindre un niveau de confort optimal. Par alchimie et après lecture, Arcadia sentit la prise autour de son ventre se desserrer.

Opérationnelle, elle rejoignit le pont n°1 sans se perdre. Loin d'être en pleine ébullition, une légère activité y régnait, la cause à la présence de leur chef ? Qui sait.

« Commandant Merkhuri ! »

Plusieurs têtes se retournèrent vers elle, certaines surprises par le timbre non métallique, d’autres agacées par cette inconnue qui venait perturber leur routine quotidienne. Mais de tout cela, elle n’y faisait guère attention. Une chose était sûre, elle détonnait au sein de l’équipage, seule représentante de son espèce, une tête de moins que le plus petit des leurs, il était difficile de la louper.

« Vous vouliez rentrer dans le vif du sujet, je suis prête. Que voulez vous savoir ? »

D’un signe de la tête, le Commandant l’invita à la suivre pour se rendre à la cafétéria, plus calme pour discuter. Le binôme se dirigea vers la machine à café, la praticienne réalisa rapidement que tout était à base de dextro. Une moue déçue se dessina sur son visage, disparaissant dans la seconde d'après. Tant pis un verre d'eau allait faire l'affaire.
Elle l'écouta parler, le laissant poser ses questions, sans bouger d'un pouce.

« Eh bien... Je suis tout aussi surprise que vous. On ne m'avait encore jamais affecté sur un vaisseau pour une formation. Normalement cela se passe dans un hôpital. C'est la troisième fois que la Hiérarchie accepte de me recevoir pour m'entraîner... même si à chaque fois je dois remuer ciel et terre des deux côtés pour ne pas que la paperasse se perde en chemin, elle souffla d'un air désinvolte sur sa mèche. J'ai un peu d'expérience avec les forces spéciales, quelques uns de mes instructeurs étaient des N7, et j'ai effectué quelques sessions d'entraînement avec le GSI et les Chasseresses. Toujours dans le but d'améliorer mes compétences. »

Elle but une gorgée de son verre, dégageant cette même mèche rebelle qui la dérangeait. Croisant à nouveau le regard du Turien.

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MessageSujet: Re: Au Cœur de la Garde   Ven 20 Juil 2018, 23:14


Par le hublot ?





Arkus remonta rapidement au pont 1, suivi comme son ombre par Terbus. L’activité en haut était nettement plus agitée que lorsqu’il était descendu accueillir la nouvelle… Intruse. La plupart du personnel était sur le pont et c’était bien normal, vu l’heure avancée de l’après-midi le personnel de jour et de nuit était présent. Mais une effervescence qu’il connaissait bien occupait l’équipage. Le personnel naviguait à ses occupations avec efficacité et calme, mais il sentait une légère tension.

« Explications ! » Sa voix résonna avec autorité sur la passerelle.

On lui indiqua rapidement que Tanivia, le pilote avait repéré quelque chose au scanner. Sans plus attendre il se dépêcha de se rendre au poste de pilotage, Terbus restant sur place pour coordonner les manœuvres qui allaient sans doute être mises en œuvre. Nul besoin de parler, ils se connaissaient bien. Le voyant arriver, Tanivia se tourna vers lui avec sa mine des mauvais jours. Elle ne tourna pas autour du pot.

« Les scans ont repéré deux transporteurs sur la planète Gellix, ils ne sont pas sur le plan de vol et ils ne répondent à aucun message d’identification. » La voix était froide et tranchante, bien loin de son naturel enjoué.

«  Gellix… J’y suis. Gros complexe pénitencier. Des prisonniers de haut niveau de sécurité également. » Il se massa les tempes un instant. « C’est le SSC qui s’occupe de la sécurité de la zone, avertit les immédiatement. Tu me tiens au courant de toute évolution. »

Ses ordres bien compris par sa subordonné, il remonta la volée de marche qui menaient à la passerelle lorsque…

« Commandant Merkhuri ! Vous vouliez rentrer dans le vif du sujet, je suis prête. Que voulez-vous savoir ? » La voix de la blonde résonna aux oreilles du Commandant d'une manière un peu trop impérieuse à son gout.

Il resta un moment éberlué par son audace, ou sa stupidité. Certains de ses hommes eurent moins de réserve que lui et affichèrent un visage antipathique d’entrée. S’agissait-il de racisme ? Peut-être venant de certains mais le nombre de Turiens affectés était assez important. Il songea un instant qu’ils étaient, tout comme lui, agacés par les manières plus que cavalières de l’Humaine. Il songea un instant à la rembarrer avant de soupirer de dépit, ça n’était pas raisonnable. Il lui fit un signe de tête pour lui demander de le suivre, ce qu’elle fit. La cafétéria était un endroit adapté, la conversation serait moins protocolaire. Il se servit un café noir serré et allait lui en proposer un également… Mais à son regard blasé il réalisa que l’intégration allait être encore plus difficile que prévue. Pourquoi fallait-il que tout soit si compliqué chez les Humains ?

« Pas très joueuse à ce que je vois ? » Il lui désigna son verre d’eau avec un amusement perceptible, avant de la diriger vers un siège. Il se plaça en face d’elle et posa son café sur la table.

«  Bien commencez moi par m’expliquer tout ça… Comment se fait-il que je n’étais pas au courant de votre arrivée avant ce matin ? Vous dîtes vouloir vous former mais en quoi des techniques de guérillas, d’assauts ou d’exécutions vous serait-elles utiles ? » Il attendit un instant avant de reprendre. « Je connais de réputation les N7, très autonomes, bien entraînés. Piètre unité tactique en revanche, peu de travail en équipe. Le GSI ? Ils ne m’inspirent que mépris.» Malgré ses mots et le ton rauque de sa voix, il garda ses yeux bien ancrés dans les siens.

« Maintenant vous-allez m’expliquer quelque chose. Sachez que si vous me mentez, vous quitterez mon vaisseau dès ce soir. Il y a une chose qui m’échappe, pourquoi vous formez-vous auprès des unités spéciales de toutes les races ? » Il la dévisagea, nettement suspicieux. « Vous êtes médecin, quelle utilité pour vous d’en apprendre autant sur des sujets qui ne vous concernent pas ? »

Arkus avait eu vent à plusieurs reprises de l’expansion rapide en diplomatie, en économie et en armement des Humains. Et s’il s’agissait d’avantage d’une mission de reconnaissance ou d’information que d’un stage ? Son expérience prendrait tout son sens. Il préférait être trop suspicieux que pas assez et il était toujours dangereux de sous-estimer l’adversaire. La guerre du premier contact en était la parfaite illustration.

« D’autre part, vous dites avoir été affecté ici par hasard mais je sais que la Hiérarchie ne vous aurait jamais affecté ici sans recommandations ni demande de votre part, je ne vous crois pas. J’attends des explications Docteur McKnight. » Il la toisa un instant, avant de boire une gorgée du liquide encore brûlant. Faisant preuve de plus de diplomatie que ce à quoi il était habitué, il avait retenu des termes plus dur de franchir sa bouche. Malgré tout il voulait lui laisser la chance de s’expliquer. Il avait bien conscience d’avoir beaucoup d’apriori négatif sur la race Humaine mais elle ne méritait certainement pas de se faire accabler pour la cupidité de certains des siens. Il lui laissa formuler sa réponse, ne quittant pas les deux orbes bleus de son regard sombre.

« J’ajouterai une dernière chose Docteur, tout ici est un risque calculé. L’infrastructure, la qualité de mes opérationnels, nos renseignements même notre armement. Tout ici est réglé comme une horloge, pour reprendre l’une de vos expressions. Clairement Docteur McKnight vous n’êtes pas un risque calculé. En bref, vous représentez un risque. Et il va falloir jouer avec ça.» Le ton sombre, il la toisa clairement en attente de réponses.





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MessageSujet: Re: Au Cœur de la Garde   Dim 22 Juil 2018, 00:45

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L'incompréhension, c'est ce qu'elle ressentait à l'instant. Son visage lui ne dégageait aucune émotion, froid comme le marbre, son regard soutenait sans peine celui du Turien. Ce n'était quand même pas un alien avec des peintures d'intermittent du spectacle qui allait la perturber ? Certainement pas !

« Absolument... aucune. Vous le dites vous même, je suis médecin. La guérilla, les assauts, je laisse cela aux stratèges, chacun à son rôle dans l'armée non ? C'est bien ainsi que cela fonctionne dans la Hiérarchie, questionna t-elle sachant pertinemment la réponse. Mon métier est de prodiguer des soins, peu importe la race, de veiller au respect absolu de la vie, de maintenir mes compétences et les perfectionner pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.
Les formations avec les forces spéciales permettent de nous faire travailler sous une pression bien plus importante et avec des moyens très limités. 
»

D'un naturel aimable, Arcadia n'aimait pas les confrontations, ce n'est pas pour autant qu'elle se laissait marcher sur les pieds, et plus la conversation avançait plus elle avait l'impression qu'il lui crachait à la gueule. Elle ne devait pas perdre de tête qu'elle était seule en territoire Turien. Il valait mieux garder son calme.

« Ne déformez pas mes propos je vous prie ! J'ai beau ne plus être de prime jeunesse, je ne suis pas sénile pour autant. Aussi gradée que je puisse être, je n'ai aucun moyen de pression sur vos supérieurs, pas plus que sur les miens. Si l'on m'a affecté ici, c'est que quelqu'un a jugé que j'avais les compétences pour. Je n'ai pas l'arrogance de prendre mes désirs pour des réalités. Et je sais encore où est ma place. »

Il s'empara de son café, sans vraiment se rapprocher de la table, la tasse en main, il restait éloigné de la table. Le docteur arrêta de fixer ses yeux pour se concentrer sur le visage en entier, le disséquant de son regard froid comme un bloc opératoire. Elle voyait les narines, plus fermées que d'habitude, la « lèvre » supérieure tremblait légèrement comme si elle était sous tension. Dégoût. Son bras droit recouvrait le gauche, signe d'une posture offensive. En bref le Commandant ne pouvait pas l'encadrer, elle lui inspirait le dégoût et pour couronner le tout il avait l'air un poil raciste. Ça n'allait pas être une partie de plaisir cette formation. Mais elle n'allait pas abandonner, pas sans avoir essayer.

« J’ajouterai une dernière chose Docteur, tout ici est un r[...]isque. Et il va falloir jouer avec ça.

- Mmmhh... Pardon ? Désolé, j'étais perdue dans mes pensées. Vous dites ? »

Elle était sincèrement confuse, se concentrant sur son observation, elle n'avait pas fait attention à ce que Merkhuri lui avait dit. Son assurance lui revint très vite. Même si elle s'en voulait de ne pas avoir fait attention, elle tira une certaine satisfaction de faire tourner en bourrique le GN.
Elle le laissa se répéter, faisant bien attention à ce qu'il disait.

« Aussi bon calculateur que vous soyez, le risque ne sera jamais nul, commença l'humaine, et bien souvent on ne se rendait pas compte que la faiblesse pouvait venir de soi. Cela elle le savait pour l'avoir vécue, et elle le gardait bien. Dans ce cas jouons ! Dites moi ce que je dois faire pour vous prouver ma légitimité au sein de votre vaisseau. »

Le coude posé sur la table, le menton calé dans la paume de sa main, elle le défiait du regard, intéressée par l'idée d'un défi et la possibilité de prouver qu'elle n'était pas un boulet et par la même occasion lui faire fermer un peu sa grande gueule.

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MessageSujet: Re: Au Cœur de la Garde   Dim 22 Juil 2018, 12:41


Joute





Arkus se pinça l’arête du nez sous le discours bien répété du médecin. Travailler sous la pression ? Il accepta l’argument d’un hochement de tête, mais il n’était pas certain qu’elle ait bien compris que sa non formation aux techniques Turiennes pouvaient mettre en danger ses opérationnels ainsi qu’elle-même. Sans aucun doute que l’Alliance ne serait pas ravi que leur cher Humaine leur soit renvoyer dans un sac mortuaire. Il but une nouvelle gorgée de café qui s’était bien refroidis entre temps. Il soupira d’agacement. Nom d’un Primarque, elle avait intérêt à être compétente sinon il se ferait un plaisir de la renvoyer sur Terre. Il remarqua ensuite qu’elle fit un effort pour se calmer, bien, au moins avait-elle le contrôle de ses nerfs. Une autre part de lui, plus insidieuse, lui fit remarquer que si elle s’emportait déjà dans une simple confrontation… La première mission risquait d’être courte. Il songea aussi, avec un brin de plaisir –qu’il dissimula bien- que cela devait faire longtemps qu’elle ne s’était pas faite remettre à se place comme cela.

« Je désapprouve votre attitude. Votre arrogance et votre égo sont bien mal placé ici. Vous pensez individualité, je pense à la vie de mes hommes. Vous pensez que votre présence ici justifie le fait que l’on doit vous accueillir les bras ouverts, que mes opérationnels prennent encore d’avantage de risque que d’ordinaire.  Vous êtes non formés à nos techniques et le temps manquera pour vous former complètement. Peu importe vos compétences en médecine, même si je conçois que nous en auront probablement besoin. Prenez bien conscience qu’ici, votre grade ne vaut rien. Tant que vous n’aurez pas été sous le feu avec moi et que j’aurai pu juger de votre compétence, vous n’aurez que mon mépris. »

Il la regarda un instant, elle semblait  plus calme. Le visage plus détendu presque joueur. Sa pose était taquine et le but était évidemment de l’agacer de  nouveau. Etait-elle une enfant ? Peu importe sa race finalement, cette Humaine avait avant tout un sérieux manque de maturité. Bien peut-être devait-il s’y prendre autrement pour faire entrer quelque chose dans sa caboche visiblement vide.

« Aussi bon calculateur que vous soyez, le risque ne sera jamais nul. »


Pas si vide que cela visiblement. Il se permit même de lui adresser un hochement de tête, en approbation à ses paroles.

« Tout à fait. Votre présence sur le terrain sera une sorte de handicap finalement. Un petit peu comme faire feu les yeux bandés j’imagine. Nous pouvons faire avec ça. »  Le ton était ouvertement provocateur.

Arkus comptait bien rendre coup pour coup dans ce duel verbal. Posture désinvolte contre mots acérés. La suite lui donna cependant matière à réfléchir. Comment pouvait-elle prouver sa légitimité ? C’était une bonne question. Lui faire laver le pont 1 ? Ou alors ranger la soute ? Un petit sourire heureux étira ses lèvres devant cette perspective. Mais cela n’était pas possible. Même lui se ferait tirer les bretelles si la Hiérarchie apprenait qu’il avait ainsi malmené un officier supérieur. Non, une autre idée germa dans son esprit. Il lança un regard de l’autre côté du pont 2 où une petite salle d’entrainement était aménagée. Quelques membres d’équipages étaient présents pour se maintenir en forme, mais le petit espace de lutte était vide.

« Bien suivez-moi. » Il se leva sans attendre de réponse, jugeant qu’elle ne serait pas suffisamment idiote pour contester un ordre direct.

Alors qu’ils gagnaient la salle d’entrainement, il se permit un regard vers elle. Loin d’être inquiète, elle était plutôt dans l’expectative. Il apprécia cette attitude, moins arrogante. A leur entrée les Turiens se mirent tous au garde à vous et se relâchèrent pour reprendre leur occupation une fois qu’il eut répondu à leurs saluts. Aucun d’entre eux n’était de la Garde à proprement parler mais certains étaient tout de même de bons combattants.

« Konikus, je veux voir ce que vaut l’Humaine en combat à mains nues. Ne lui fait pas trop mal s’il te plait. » Il lui adressa un clin d’œil et Konikus lui adressa un sourire visiblement satisfait d’avoir été choisi. D’un physique assez lambda, il était assez fin et était plus connu pour son agilité que pour sa force. Il se tourna ensuite vers l’Humaine.

« Que vous gagniez ou non, cela n’a aucun importance pour moi. Je veux simplement voir que vous en avez. » Il regarda un instant son physique bien frêle comparé à l’ossature Turienne et il se permit un « Bonne chance » qui n’était pas hypocrite.

Les combattants commencèrent à se tourner autour qu’une communication urgente arriva sur son intercom. Ah, sans doute des nouvelles de ses deux transporteurs. Il prit soin de sortir de la salle avant d’accepter la communication.

« Commandant, les deux transporteurs ont atterris non loin du complexe pénitencier. Plus important un message d’alerte a été lancé mais le SSC ne répond pas à nos demandes de communication. Dois-je avertir la Hiérarchie ? » Le ton était calme et professionnel comme à son habitude.

« Oui Tanivia, tiens moi au courant de chaque évolution. »






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MessageSujet: Re: Au Cœur de la Garde   Dim 22 Juil 2018, 15:57

Au Cœur de la Garde
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Les deux adversaires se tournaient l'un autour de l'autre, comme bon nombre d'autres personnes dans la salle. Mais seul un combat était intéressant, celui opposant un Turien à une Humaine. Les yeux améliorés de Arcadia lui permettait de voir le moindre tremblement de son adversaire, la plus petite préparation à un mouvement ne pouvait lui échapper.
Elle savait que le principal désavantage était la différence de taille, enchaîner des prises sur une personne faisant trente centimètres de plus qu'elle n'allait pas être aisé. Par la même occasion venait l'allonge, à distance la défense allait être intenable, sans espoir de contre-attaquer, elle ne pourrait que parer, il fallait donc se battre au contact.
Enfin les griffes, cela elle les redoutait plus que tout, leur carapace n'était pas un problème, il fallait simplement cogner un peu plus fort, quitte à s'abîmer les phalanges. Mais les serres... Le docteur n'avait guère envie de goûter cette morsure.

Le tableau n'était pas complètement noir. Sa hauteur jouait contre lui, car son centre de gravité était bien plus haut que le sien. Les Humains étaient aussi bien plus trapus que les Turiens, ce qui voulait dire une surface moindre à couvrir. Il y avait aussi sa connaissance de l'anatomie et de la physiologie, elle connaissait les points faibles et donc où frapper pour mettre son ennemi à terre le plus rapidement possible. Enfin il y avait cette notion d'honneur, si chère aux Turiens.
Mais pour les humains il n'y en avait aucun à se battre. C'était là le dernier refuge de l'incompétence. Les notions de gloire et de mérite ne venait que bien après.

Les premiers coups arrivèrent, trop éloignée pour l'instant, le Colonel ne pouvait qu'éviter les coups jusqu'à ce que le vrai combat commence. L'assaut fut imminent, brutal mais expert. Deux crochets la touchèrent, elle recula tandis qu'il revenait à la charge. Parant un nouveau coup, elle se servit de l'élan de l'alien pour contrer. Deux, trois... elle lui envoya un direct dans le ventre, avant de remonter sous le menton.

Se reprenant très rapidement, il s'enroula autour du bras de la praticienne, le bloquant, plongeant son autre main sur l'épaule, elle sentit les crochets lui labourer la peau, déchirant le tissu. Elle se dégagea au prix d'une vilaine coupure. Il continua avec des coups de massues, qu'elle contra, les coups étaient adéquates, mais sans surprises. Doucement emporté par sa vitesse, elle en profita pour lui saisir l'avant bras, l'envoyer regarder de l'autre côté avec un direct du droit. Il riposta visant la zone blessée.
La Martienne grimaça alors qu'il l'envoya contre le sol. Elle roula, évitant une prise qui aurait signifié la fin du combat.
Arcadia se releva, prête à passer à l'offensive. Il lui avait été difficile de se dégager du Turien, mais maintenant elle savait ou frapper. A son tour de lui faire mordre la poussière.

Elle lança un nouvel assaut, le poing de Konikus file droit vers son visage, d'un revers de la main elle l'écarta, lui envoyant un violent uppercut sous le menton. Désorientation, ses deux paumes vinrent claquer sur les canaux auditifs. Étourdi, il envoya un crochet de panique qu'elle bloqua du coude, envoyant son poing droit dans le diaphragme.
La militaire n'allait pas s'arrêter en si bon chemin. Son genou vint percuter celui de son partenaire dans une offensive bestiale. Le combattant, un genou à terre, devenait une proie facile, elle se saisit d'un bras, puis déclencha une clé de jambe. Les membres inférieurs du Turien se raidirent sous l'effet de la douleur, manquant de s'échapper du carcan imposé par la blonde.
Elle le sentit se débattre sous son poids, mettant plus de force dans son emprise, elle lui envoya un coup de talon sous la mâchoire pour le calmer.
Changeant sa prise, elle vint faire peser tout son poids sur son dos, les genoux plantés dans les omoplates. Elle se saisit des excroissances de la tête. Un seul geste en plus et c'était l'incident diplomatique.

Arcadia se pencha près du canal auditif, susurrant quelques mots au vaincu. Au bout de quelques secondes, Konikus tapa du plat de la main, annonçant sa défaite.
Arcadia se releva, victorieuse, le sang de son épaule commençait à coaguler, mais ce n'était rien. Elle tendit une main à son adversaire pour l'aider à se relever. Si elle l'avait souhaité, elle aurait pu mettre un terme très rapidement à ce combat, un double coup de poing sur les plaques sensibles sous les yeux, un balayage et il ne restait plus qu'à immobiliser.
Mais elle préférait attendre encore un peu avant d'en faire trop, même si l'idée de demander qui était le suivant lui avait effleuré l'esprit.
Non. A la place, elle préféra regarder le Commandant tout en se recoiffant.

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MessageSujet: Re: Au Cœur de la Garde   Jeu 02 Aoû 2018, 14:18


Briefing






Il prit quelques secondes pour faire le point dans sa tête. La non réponse du SSC était étonnante et même suspicieuse. Il pouvait s’agir d’une évasion mais pour quel détenu dans ce cas ? Les moyens mis en œuvre avaient l’air au mieux, plus que conséquent. Il préférait anticiper plutôt que tout faire à la va vite dans le feu de l’action, une fois le feu vert de la Hiérarchie reçu. Ils avaient bien sûr l’habitude travailler dans le « jus » mais une mission soigneusement préparée était toujours plus efficace. Il se pencha vers son communiquant.

« Terbus prépare moi un plan détaillé du complexe en salle de briefing. Et trouve-moi un détenu qui aurait suffisamment d’influence pour justifier une opération d’une telle envergure. »

Après tout celui qui avait mis tout ça en place ne craignait apparemment pas de se mettre toutes les forces de la Citadelle à dos. Et puis la sécurité sur Gellix avait la réputation d’être assez draconienne, alors il ne s’agissait pas là d’amateurs. Franchissant le sas de la porte de la salle de sport, il vit Konikus en très mauvaise posture. L’Humaine tenait fermement les excroissances frontales pour forcer la soumission. Arkus jugea qu’elle s’était arrêté au bon moment, ou alors qu’elle n’était pas suffisamment stupide pour abattre l’un de leurs sous leurs yeux. Même s’il n’avait pas assisté au combat, le Commandant savait que Konikus était un combattant entrainé, la supériorité du médecin en la matière était incontestable. Il réprima une grimace, il était plutôt partagé. Il aurait apprécié voir l’Humaine remise à sa place une bonne fois pour toute mais il pouvait reconnaitre qu’elle ne serait peut-être pas le poids mort qu’il avait jugé un peu vite. Bien, au moins lui laisserait il une chance. Et puis il aimait ce regard bleu qu’elle lui lança quand elle se releva. Un regard de prédateur, un regard de tueur. Il devenait maintenant clair pour lui qu’il ne devait pas s’arrêter à ses formes menues ou la blondeur de ses cheveux qui la ferait plus ressembler à une secrétaire qu’à un combattant entrainé. Il s’accorda sur le fait qu’il pouvait laisser l’approbation étirer ses traits lorsqu’il se tourna vers elle. Il hocha la tête.

«  C’était un beau combat. Allez voir Avi pour faire soigner ça à l’infirmerie.» Il lui désigna la coupure qui lui labourait la peau, « Retrouvez-moi ensuite sur le pont 1,  si vous voulez toujours faire vos preuves, vous allez en avoir l’occasion.  »

Sans perdre un instant il sortit du compartiment pour rejoindre l’ascenseur, direction la salle de briefing. Sur le trajet il actionna les hauts parleurs du vaisseau.

« Commandant Merkhuri au vaisseau. Alerte en cours sur la planète Gellix, tout le personnel essentiel doit rejoindre son poste. Maintenez l’armement du vaisseau opérationnel. La Garde Noire est attendue en salle de briefing. »

Arrivé à destination la porte coulissante s’écarta pour le laisser passer. La salle assez spacieuse faisait presque oublier que l’on était dans un monstre de métal. Des tables étaient alignées face à un grand écran, Calcolus était déjà présent et faisait apparaitre différents éléments sur l’écran avec son omnitech. Les vingt soldats de la Garde Noire étaient présents et discutaient tranquillement entre eux, l’angoisse ou la peur, absente de leurs regards. Arkus se rapprocha de son second pour étudier les derniers éléments de la probable mission à venir, il fallait encore l’aval de la Hiérarchie. Et celle-ci ne tarda pas à le donner. Aucun visuel n’avait pu être intercepté des assaillants, et le SSC ne répondait toujours pas. Il s’agissait donc avant tout d’une mission de collecte de renseignements et d’infiltration. C’était tout à fait dans leurs compétences. Si la mort des personnels du SSC était confirmée, la neutralisation par arme létale était autorisée. La cible éventuelle n’était pas encore déterminée, des analystes de la Hiérarchie et de l’Alliance étaient dessus. Il patienta encore quelques secondes le temps que McKnight revienne de l’infirmerie avant de commencer son briefing. Elle prit place sur une chaise libre pour écouter le Commandant. Cette fois-ci, elle ne reçut aucuns coups d’œil hostiles. La Garde Noire savait rester professionnelle.

«  Bien tout le monde. Nous nous dirigeons vers Gellix qui abrite l’un des plus gigantesques complexes pénitenciers existants. Les plus grands criminels sont enfermés là-bas. Deux transporteurs non identifiés ont atterris à proximité, le SSC ne répondant pas à non appels, la situation est préoccupante. Nous n’avons pas encore établis de cible qui justifierait une telle évasion. Les éminences grises sont sur le coup. Il y a également la possibilité d’une mise à mort de la cible par une organisation rivale, bref nous sommes pour l’instant dans le flou. Notre mission consiste à mettre la lumière sur tout ça. La force létale est autorisée sous contrainte. » Arkus fit apparaitre un grand terrain en 3D avec le gigantesque complexe, il montra ensuite différents éléments avec un laser pour bien identifier les cibles. « Nous décolleront avec les deux Kodiaks et nous nous diviserons en deux équipes : Artérius et Digeris. L’équipe Digeris sera commandée par Terbus. Votre mission sera dans un premier temps de sécuriser les transporteurs ici. » Il fit apparaitre un point au laser. « Ensuite je veux deux snipers sur cette crête ici, Il y a une belle vue dégagée sur le complexe et les environs, Heleus tu es désigné. » Ce dernier hocha la tête, semblant habitué à ce genre de missions. «Digeris se divisera ensuite en deux, la première assurera la défense des transporteurs en cas de fuite de l’ennemi et la seconde partira en reconnaissance dans le complexe par l’issu située juste ici. » Il pointa une porte de service relié à un mirador. « L’équipe Artérius sera dirigé par moi-même et l’officier de l’Alliance sera aussi de la partie. Notre groupe entrera au contact plus rapidement, la navette se posera sur le toit juste ici, le centre de commandement est juste en dessous. Nous devrions bénéficier de l’effet de surprise, je doute que les pirates s’attendent à des représailles si vite alors que les communications de la base sont HS. De plus il fait nuit sur Gellix depuis deux bonnes heures ce qui est un autre bon point pour nous. » Arkus termina son speech da sa voix grave « Avez-vous des questions ? Tout le monde au hangar dans 10mn, prévoyez un équipement polyvalent. Action !» Il se tourna vers ses soldats qui quittaient la pièce d’un pas pressé.


Il s’approcha ensuite de McKnight. Elle avait eu l’air concentrée durant le briefing. Il l’aurait de toute façon reprise s’il avait constaté le contraire. « Bien suivez-moi, il est temps de vous équiper. » Il la mena dans sa cabine située sur le même pont. Plus spacieuse que les autres, il avait pris la liberté de laisser trainer quelques effets personnels. C’était assez rare pour un Turien de montrer ainsi sa vie privée, mais la pièce n’était en principe accessible que par lui-même. Une photo avec ses parents quand il était enfant, son vieux canapé rouge qui trainait ici depuis des années, ou encore quelques reproductions papiers d’articles qui relataient de leurs interventions, sans jamais les nommer eux évidemment. Et puis il y avait du bazar aussi. Il se pencha vers McKnight.

« Bien je ne me répéterai pas, vous savez ce que j’attends de vous. Suivez mes ordres à la lettre. » Il lui tendit ensuite un sac contenant tout ce dont elle pouvait avoir besoin y compris armes, tenues et matériel médical d’urgence. Arkus haussa les épaules devant sa surprise « On ne sait jamais. Bien je vous laisse vous changer, normalement tout est adapté à votre corpulence. »

Sans gêne il revêtit son habituelle combinaison sombre n’hésitant pas à se montrer en sous-vêtements devant l’Humaine. Elle n’allait pas être gênée pour si peu non ? Il s’équipa ensuite à son casier, fusil d’assaut, armes de poings, grenades tout y passa. Avec habitude, il cintra le tout pour être libre de ses mouvements. L’excitation commençait à le gagner et un sourire étirait ses traits. Il se tourna vers l’Humaine et lui tendit une main enjouée, elle allait le croire bipolaire si cela continuait ainsi. Il aimait ce moment d'avant mission ou l'envie d'en découdre était à son paroxysme.

« Prête pour le baptême du feu ? »

Cinq minutes plus tard, les deux Kodiaks quittèrent le Spectrum sous l’ordre de Merkhuri, propulseurs pleins gaz. Vingt Turiens et une Humaine étaient prêt pour la castagne.




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MessageSujet: Re: Au Cœur de la Garde   Ven 03 Aoû 2018, 23:02

Au Cœur de la Garde
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Cela était étrange pour un médecin d'être à la place du patient, assise sur l'une des couchettes, ses jambes se balançaient dans le vide tandis que la Turienne examinait les coupures, une à l'épaule et deux à l'omoplate. Konikus ne l'avait pas loupé, mais contrairement à lui, la fierté de l'humaine était encore intacte.

« Ça fait longtemps que vous êtes en poste sur ce vaisseau ?

- Deux ans, je suis la dernière arrivée dans l’équipe ! C’est Arkus qui m’a recruté alors que j’étais en poste à Palaven. Il avait vu mon dossier et cela coïncidait bien avec mes envies... la vie en province n’est pas trépidante vous savez!

- Vous étiez donc affectée à une base militaire ?

- Tout à fait, après mes classes je suis devenue médecin dans l’armée régulière. Et vous alors, c’est quoi votre parcours ?

- École de santé des armées à 17 ans, j'ai eu mon diplôme d'office grâce à la grande guerre et depuis je sers au 8ème régiment d'infanterie mécanisé. J'ai une question un peu indiscrète si cela ne vous dérange pas ?

- Très joli parcours ! Je vous écoute, vous savez je suis bien plus abordable que le reste de l’équipage.

- Comment se comporte le Commandant Merkhuri en temps normal ?  

- Oh il vous intéresse ? S'amusa t-elle d'un clin d’œil. Il est familier avec l’équipage. Il paraît que quand il a prit ses fonctions au vaisseau il a dû ordonner à ses subalternes de l’appeler par son prénom. Il n’aime pas trop le protocole mais il est juste, très efficace en meneur et en opération. Je crois que tout le monde ici l’apprécie et puis le fait qu’il ai lui même choisi chacun des marins joue aussi. Pour autant, j’ai vu son attitude avec vous et je la trouve assez injuste. Au final peut être qu’il voit le vaisseau comme sa maison ? C’est une bonne question, peut être a t-il peur que vous veniez bousculer cet équilibre. 

- Bah... J'en ai vu d'autres, je devrais survivre. »

La blessée retint une grimace lorsque le désinfectant rencontra les sillons creusés par son adversaire, loin d'être agréable, mais nécessaire. Les ongles étaient des nids à bactéries, augmentant les risques d'infection. S'ajoutait les acides dextro aminés de ces hôtes, ce qui ajoutait un facteur réaction allergique. Cela n'était pas mortel, mais pouvait nuire à sa formation avancée, ce qu'elle ne souhaitait pas.
Le bandage en place, elle fit jouer son articulation, appréciant la liberté de mouvement. Cela ne la gênerait pas, ou peu.
Arcadia regarda d'un air dépité le haut de sa tenue qu'elle tenait face à elle, sorti de sous blister il y a moins de trente minutes, ce dernier était déjà effilé et déchiré. La bretelle de son sous vêtement était passé à un doigt de se faire trancher elle aussi. Retourner à la cabine aurait été la meilleure option, mais à priori on l'attendait en salle de briefing. Elle soupira en enfilant le t-shirt abîmé, salua sa consœur puis s'en alla après cette conversation fort agréable.

La Garde était là au complet, dernière à arrivée, elle se glissa furtivement entre les soldats d'élite, pour atteindre une chaise libre. Le siège plus adapté à une morphologie Turienne qu'Humaine, la faisait paraître encore plus petite qu'elle n'était. Faisant fi de ce détail, elle se concentra sur le résumé de la mission, dans le silence le plus total. Il y avait un temps pour l'amusement et un temps pour le consciencieux, faire tourner en bourrique Merkhuri en privé était une chose, le faire devant ses hommes aurait été très malvenu.

« Oui, dit elle calmement. J'ai deux questions. De quelle taille parle t-on pour les transporteurs ? Et s'il y a eu plusieurs appels vers le SSC, n'ont-ils pas eu une chance d'être interceptés ? Si tel est le cas, l'initiative ne sera pas de notre côté...

- C’est une possibilité que nous ne pouvons ignorer. En l’état les messages envoyés relevaient plus du factuel, il n’était en aucun cas question à ce moment là de venir en renfort. Mais cela reste une possibilité. Nous devons nous préparer à une farouche résistance sur place. »

Suite à cette réunion, le Commandant la guida jusqu'à sa cabine personnelle. Geste plutôt surprenant, en général on ne rentrait pas dans l'espace intime du maître de bord. C'était moins ordonné que ce qu'elle pensait. Venant d'un Turien tel que lui, elle s'attendait à trouver une chambre au carré, digne d'une photo d'un magasin de meubles. Elle se retint de lâcher un « trop chou » en voyant une photo du Garde enfant, entouré par ceux qui devaient être ses parents. Le docteur n'appréciait pas vraiment les gamins, mais elle devait reconnaître qu'un bambin Turien avait quelque chose de craquant.
Arkus posa un sac à ses pieds.

« Bien je vous laisse vous changer, normalement tout est adapté à votre corpulence. »

Surprise, elle leva un sourcil, elle avait amené son matériel pour rien à priori, et devait sans aucun doute se satisfaire de cette armure sortie de nulle part. Un genou à terre, elle ouvrit la fermeture pour sortir l'équipement. Le plastron comme le reste était d'un noir sombre, une croix blanche sur la poitrine gauche. C'était un honneur de porter ces couleurs, mais elle n'était pas membre de ce corps de combat. Méritait-elle vraiment ce privilège ?
Pendant ce temps, le responsable se déshabillait sans aucune gêne, se tortillant pour retirer ses fringues. Était-ce vraiment pour ça qu'il l'avait amené dans sa piaule ? Faire un mauvais strip-tease ? La blonde s'imaginait déjà raconter sa mésaventure à ses collègues, hilare.

Ne perdant pas plus de temps, elle enfila rapidement la combinaison pour venir y fixer les pièces d'armures : épaulières, gantelets, jambières et plastron.
Son pistolet lourd fixé à la hanche, elle régla les paramètres médicaux de son armure, les tuyaux se remplissant d'un liquide transparent, la roue à seringue chargée, elle était prête.

« Prête pour le baptême du feu ? »

Il tendit une main. A nouveau déconcerté, elle ne montra aucun signe émotif pour autant. La toubib lui offrit une poigne vigoureuse et pleine d'énergie.

« J'espère que vous tiendrez la cadence », le railla t-elle. Simple retour des choses.


A l'intérieur de la navette, Arcadia priait silencieusement, principalement pour que ce cercueil volant arrive à destination sans encombre, puis pour elle même.
Guère à l'aise lors des déploiements aériens à cause de sa phobie des Kodiak, la praticienne gardait son casque vissé sur la tête, vitre fumée et un silence radio digne d'un sépulcre. Il lui arrivait de répondre par l'affirmative ou la négative si une question lui été posée, mais jamais plus. La mâchoires contractée à s'en faire péter l'émail des dents.
Ils se posèrent sur le toi, aucun événement inattendu ne vint perturber l’atterrissage. Débarquant méthodiquement, les militaires sécurisèrent la zone, puis avancèrent jusqu'à une bouche d'aération.
Un drone fut déployé dans le conduit pour scanner la pièce. Rien n'apparut sur les relevés si ce n'était que les portes étaient verrouillées de l'intérieur. L'escouade pouvait attendre que l'une des unités arrivent pour leur ouvrir le passage, faire exploser la porte, ou l'un d'eux pouvait passer par le conduit.

« Je pourrais me glisser dedans ? Et déverrouiller l'accès. Si j'ai votre permission ?

- Cela nous ferait gagner de précieuses minutes... Très bien mais vous restez en contact radio et surtout pas d’initiative.

- Bien compris ! »

Elle pénétra dans le boyau, contrôlant habilement sa descente, la Martienne avançait à pas de loup, ou plutôt rampait sans un bruit, passant de justesse sans jamais toucher les bords.
Arrivant près d'une grille qui donnait sur la salle de commandement, elle jeta un coup pour inspecter la pièce de commandement, vide. Étrange. Elle fit tomber un morceau de plastique au travers de la grille, vérifiant que les relevés du drone n'étaient pas erronés. Aucune réaction.
Grâce à deux coups de pieds bien placés, la protection tomba au sol.
L'humaine se réceptionna par terre.

« Je suis à l'intérieur. Je vous ouvre. »

L'omnitech se chargea de faire sauter le seau de sécurité, le voyant passa du rouge au orange. Claquant de la langue, elle essaya une seconde fois puis réalisa que les gonds avaient été sabotés. Actionnant une poignée, ses mains vinrent se poser sur l’interstice pour l'ouverture manuelle.

« La porte est endommagée. Je dois écarter les battants. Je vais avoir besoin d'un coup de main. »

Recevant une réponse positive, elle banda les muscles de ses bras, les parois glissèrent difficilement, aussitôt des doigts apparurent pour l'aider. Les Turiens se glissèrent dans le bâtiment, l'équipe au complet, leurs yeux se braquèrent sur les moniteurs de surveillance, une violente guérilla était en cours.

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MessageSujet: Re: Au Cœur de la Garde   Sam 04 Aoû 2018, 23:46


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Pour tous, le trajet en kodiak était l’occasion de souffler un coup avant le parachutage en zone ennemi. Les gestes étaient répétés à l’infini, comme un rituel d’avant mission. Comme une impression que s’ils n’étaient pas rabâcher la mission serait vouée à l’échec. D’un geste maintes fois seriné, Arkus vérifia la bonne opacité de son viseur, la bonne calibration des armes. Tout avait déjà été vérifié et revérifier sur le DGN mais les habitudes avaient la vie dure. La confiance n’exclue pas le contrôle se répétait-il comme un mantra alors qu’il vérifiait le bon fonctionnement de chacune de ses pièces d’armures. Il constata soigneusement de la bonne marche de son camouflage optique et de la bonne position de ses grenades. Il plaça aussi le mod de munitions perforantes sur chacune de ses armes. Il n’emmènerait ici que son fusil d’assaut Briseur qu’il garda dans les mains. Il rangea son Phalanx dans un holster qu’il attacha soigneusement à sa cuisse gauche. Bien placé, il permettait un tir précis, rapide et meurtrier. Il décida de laisser son fusil de précision ici le jugeant peu utile au vu du combat en intérieur qui l’attendait.

Une violente secousse annonça l’entrée dans l’atmosphère de Gellix. Les secousses allèrent de plus en plus violemment. Il jeta un regard nettement amusé sur l’Humaine dont le teint avait viré au gris. Il nota que pas un de ses opérationnels n’avait bronché, preuve en est de la supériorité Turienne en la matière. Il nota cela avec délectation. Ses grands airs et son arrogance semblaient bien loin alors qu’elle tentait d’éviter de relâcher son déjeuner sur son voisin de droite. L’entrée en atmosphère s’accompagnait évidemment d’une lumière aveuglante et dans la nuit il était impossible de la rater. Pour cette raison, le vaisseau avait encore quelques kilomètres à faire avant d’arriver sur zone. Toutes les lumières du vaisseau s’éteignirent d’un coup remplacés par de vagues lumières rouges, preuve que l’objectif approchait. L’effet de surprise était primordial. Deux ombres silencieuses dans la nuit passeraient inaperçues.

Le Commandant se leva avec prudence et saisit un garde-corps pour être plus stable. Il jeta un regard par le hublot où le complexe pénitencier se découpait difficilement dans la nuit noire. Fait étonnant le complexe était presque totalement plongé dans le noir hormis quelques points lumineux, il était nettement moins lumineux qu’il n’aurai dû l’être. Clairement l’installation électrique était endommagée. La perspective d’un assaut sur la structure devenait bien plus crédible encore. D’un regard sur la gauche il nota la formation serré des deux Kodiaks qui balayaient le ciel sans un bruit.

« Merkuri aux opérationnels. Kodiak 1 se stabilisera sur le toit. Les navettes évacuent la zone après les personnels largués. Kodiak 2 continue sa route sur objectif. » Tous les Turiens se mirent ensuite au garde à vous alors qu’ils scandaient avec force l’hymne de la Garde Noire, sous l’œil sans doute éberlué du médecin « Honneur, Patrie, Valeur, Discipline ! » Le regard concentré et la vie de ses hommes au bout des doigts, Arkus termina avec force « Dispersion ! ». Les deux Kodiaks se séparèrent après un ballet aérien silencieux.

Il ne quitta pas son viseur des yeux alors qu’ils descendaient à la verticale pour s’approcher du toit. La manœuvre permettait d’échapper aux radars un maximum de temps. Le pilote lui signala que les scans n’avaient repéré aucune signature thermique sur le toit. Les portes latérales s’ouvrirent un instant pour permettre aux opérationnels de sauter sur le toit. L’action fut rapide, en un clignement d’œil la Garde avait investi le toit, certains soldats le genou à terre dans une attitude de couverture, d’autres au premier plan prêts à ouvrir le feu devant toute présence hostile. La navette était déjà repartie. Arkus, arme au poing, s’avança vers l’issue qui était initialement prévue. Il maugréa un instant lorsqu’il constata que la défaillance électrique avait aussi atteint les étages supérieurs. Le voyant rouge de la porte était sans équivoque. L’un de ses hommes lui signala d’un geste de la main la bouche d’aération attenante.  Sans un bruit il détacha la grille. Il paramétra ensuite quelques infos sur son omnitech et lança son drone à travers le boyau. Rien à signaler, pas de cibles en embuscades derrière la porte. Elle semblait juste fermée de l’intérieur. McKnight qui avait dû suivre son chemin intellectuel l’apostropha.

« Je pourrais me glisser dedans ? Et déverrouiller l'accès. Si j'ai votre permission ? »

Visiblement la Lieutenant-Colonel savait rester concentrée en mission, elle avait manifestement un certain bagage d’expérience pour rester l’esprit clair alors qu’il était certain que sa vie allait être en jeux cette nuit.


« Cela nous ferait gagner de précieuses minutes... Très bien mais vous restez en contact radio et surtout pas d’initiative. »

Il était plutôt conscient d’en faire des caisses en matière de recommandations avec McKnight… Mais mieux valait en faire trop que pas assez non ? Arkus trouva sa logique implacable. Et puis la proposition était la meilleure il était forcé d’en convenir. Une explosion aurai ameuté tout le quartier et pirater la porte aurai pris au bas mot une dizaine de minutes. Il ne disposait pas de ce temps.


« Bien compris ! »

Il regarda d’un œil torve l’Humaine se contorsionner pour entrer dans le petit espace. Il songea un instant que cette race-là devait certainement être très habile dans les jeux du cirque. C’est qu’ils étaient souples ses marmots ! Il profita de l’interlude pour communiquer avec l’équipe Digeris, par l’intermédiaire de Calcolus. Ils avaient atterris sans encombre et avaient déjà gagné la petite prairie, proche du complexe mais camouflée par un relief du terrain, où les deux transporteurs s’étaient posés. Les infrarouges ne distinguaient que les pilotes. Calcolus avait pris l’initiative de déployer ses hommes silencieusement, au plus proche des vaisseaux. Devant le faible nombre de défenseur il avait aussi désigné la crête, Héléus et son viseur. Le rôle de ce dernier était de désigner les cibles. Alors qu’Arkus attendait, s’en trop en espérer non plus, des nouvelles de la contorsionniste, la voix de Calcolus murmura dans ses oreilles.

« Equipement des Berserkers clairement visible sur les pilotes, Commandant. »

Au même moment l’Humaine demanda assistance pour ouvrir les deux battants endommagés par la panne. Quelques-uns vinrent l’aider à ouvrir la porte qui finit par céder devant la force conjuguée. Avant d’ordonner d’investir le complexe, la voix du Commandant résonna dans tous les casques.

« Contact avec les Berserkers. Tir létal autorisé en conséquence. Ouverture du feu sur les pilotes approuvé. »

A peine avait-il finit sa phrase que quelques centaines de mètres plus loin, les deux pilotes baignaient dans leur sang leur visage reflétant l’incompréhension et la surprise. Du moins Calcolus le supposa lorsqu’il vit les deux trous béants dans le crâne de chacun. Bien conscient de son ordre et d’avoir fait supprimer deux vies, il informa la Hiérarchie de l’évolution de la mission. Il ordonna aussi à l’équipe du Digeris de pirater les transmissions Berserkers, puis de se scinder en deux parties comme prévu lors du briefing.

Après un geste de sa part, il investit en premier le centre de commandement, ses soldats sur les talons. Aucun n’avaient allumé la lampe torche de leur équipement, préférant largement rester invisible. Les casques se chargeaient du reste. La pièce assez spacieuse était vide du moins le supposa-t-il dans un premier temps. Méfiant au possible il garda son arme bien braqué vers l’avant mais fut déconcentré une demie seconde. Une odeur ferreuse le percuta de plein fouet alors qu’il continuait d’avancer dans la pièce. Dans un second temps, il sentit que le liquide sur lequel marchait sa botte depuis deux pas n’avait rien d’habituel. En un éclair son visage se contracta et il attesta de la petite pile de cadavres cachés grossièrement derrière la file de bureau. Le regard dur et froid il constata sans surprise les uniformes du SSC. Tchhh aucune aide à attendre d’ici, nous sommes seuls. Pris d’un mauvais soupçon, il sera son poing bien haut pour signifier aux opérationnels de tenir la position.

SCHTING

Il reconnut le bruit entre mille. L’activation d’une grenade. Il n’eut que le temps de crier et de se cacher sommairement derrière un bureau.

«  A COUVERT » Il hurla.

Ses hommes obéirent avec la force de l’habitude alors qu’il vit dépasser un bras d’un mur un peu plus loin. La grenade assourdissante explosa à l’impact quelques mètres seulement devant Arkus. Les oreilles bourdonnantes et le cerveau en compotes il recula d’un pas et se mit à genou. Reprenant vite ses esprits, cinq silhouettes émergèrent à travers la brume générée par l’explosion. Quatre Vortchas et un Krogan. Génial il adorait ses bêtes là. Mettant ses douleurs entre parenthèses, il ouvrit immédiatement le feu, suivi par tous ses agents. La pièce fut rapidement baignée dans un déluge de bruit et de feuilles volantes. De débuts d’incendies aussi. Bref une scène de guerre. Il eut une brève pensée pour une Humaine qui devait probablement commencer à regretter son stage. Deux des Vortchas étaient déjà au sol mais les carapaces blindées du Krogan leur donnaient du fil à retordre.

« Il me faut un survivant. » Son message fut clair et bien compris par l’ensemble des forces.






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MessageSujet: Re: Au Cœur de la Garde   Dim 05 Aoû 2018, 16:27

Au Cœur de la Garde
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La détonation résonna bruyamment dans la pièce. Le mobilier malmené par l'explosion vola en éclat, transformant le moindre débris en une arme redoutable. Arcadia n'avait pas attendu l'ordre pour se jeter au sol, des morceaux de consoles volèrent au dessus de sa tête.
Le Phalanx trouva rapidement le chemin de sa main. La crosse confortablement calée dans sa paume, elle se releva, arrosant les cibles qui se tenaient dans l'encadrement. Son tir percussif vint frapper l'un des Vortchas, il tituba sous l'impact avant de se faire trouer la peau par deux Turiens.

Le feu se concentra par la suite sur le Krogan, tout colosse qu'il était, face à un tel déluge il dut se résoudre à se replier, poussant quelques jurons. Entendant l'ordre d'en garder un vivant, elle préféra prévenir, d'une voix calme, sa prochaine action via le canal de l'escouade.

« Couvrez vos yeux ! Flash. »

Elle dégoupilla sa grenade, l'envoyant vers la porte. Les visières des casques se foncèrent moins d'une seconde avant l'éclair de lumière. La pièce s'illumina, aveuglant ceux ne disposant pas de protection, le bang sonore perturbant l'ouïe des Berserkers. Le commando se releva, vidant le contenu des chargeurs sur leurs ennemis. Des munitions de gros calibre arrachèrent les plaques pectorale du mastodonte, ouvrant la voie aux projectiles plus légers qui pénétrèrent la chair. Des gardes entamèrent une manœuvre pour prendre les survivants en tenaille. Un troisième Vortcha fut abattu, le dernier maîtrisé.

Le médecin baissa son arme, la rangeant à sa taille. L'adrénaline redescendait alors que son attention se reportait sur la pièce. Quelques giclées de sang coulaient sur les murs, parfois des morceaux de barbaques. Une voix l'appela, se tournant vers l'origine du son, l'un des membres de l'équipe Artérius s'était prit une balle perdue. Elle fit s'asseoir le Turien par terre. Fort heureusement la cartouche s'était logé dans le bras, évitant une évacuation d'urgence.

L'application d'un anesthésiant chirurgical dextro-aminé était la première chose à faire, se présentant sous la forme de spray, elle en arrosa la zone, ayant au préalable dégagé les pièces d'armure qui aurait pu gêner l'intervention.
Sa main gauche magnait les ciseaux pour écarter la peau, tandis que la droite enfonçait une pince dans le membre. Se guidant grâce au scan de l'omnitech, elle se saisit du corps étranger pour l'extraire. La chose faite, elle appliqua une dose de médigel, pour éviter l'infection et permettre au blessé de continuer le combat.

Derrière, le Commandant se chargeait du survivant d'une manière assez musclée. Mais visiblement sans effet. Ce dernier sûrement préparé à mourir. Hélas personne ne lui accorderait le privilège, certainement pas après la mort de collègues Concilien, tout du moins pas maintenant.
Arcadia s'avança, en tant que professionnelle de la santé, elle en savait plus sur les points sensibles à exploiter. Ses connaissances sur cette créature primitive étaient relativement basiques, mais suffisamment avancée pour le faire parler.

« Puis-je Commandant ? »

Opinant il recula, la laissant s'agenouiller en face du prisonnier, elle ôta son casque, scrutant ce regard haineux. Il n'y avait que rage et désolation dans ses yeux. Quelle tristesse de voir qu'une race n'était utilisé que comme chair à canon, alors qu'elle avait un bagage génétique incroyable. C'était du gâchis.

« Pourquoi es-tu là ? » Demanda l'humaine sur un ton doux.

Pour toute réponse, il lui cracha au visage, déçue d'une telle attitude, elle le bloqua contre le mur. Son autre main au niveau de l'entrejambe, elle trouva un poing faible commun à beaucoup d'espèces. Attrapant un testicule entre son pouce et son index, elle pressa fermement, le faisant exploser, l'amputant d'une partie de sa virilité. La victime hurla, d'un cri à faire dresser les poils. Le docteur ne possédant pas d'attribut masculin, ne pouvait connaître pareille douleur... Dieu l'en préserve, mais les autres hommes de la pièce avaient sans aucun doute serré les dents.
Dégainant un scalpel, elle le planta dans le tendon de chair qui reliait le bras au corps. Région riche en terminaison nerveuse, elle était très sensible à la douleur. C'était la méthode la plus expéditive pour faire parler un Vortcha.

Arcadia ne prenait guère de plaisir à effectuer cette tâche, son but en tant que médecin était de soigner, pas de blesser ou tuer. Elle connaissait des méthodes de torture bien plus horribles qui nécessitaient un certain temps de réalisation, luxe qu'ils ne possédaient pas, alors elle n'allait pas faire dans la dentelle. Quelqu'un devait se charger de la base besogne.
La blonde posa trois doigts autour de l'orbite de l'alien, prête à lui retirer un globe oculaire manuellement.

« Attendez ! Moi parler ! » Couina le pauvre ère.

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MessageSujet: Re: Au Cœur de la Garde   Jeu 09 Aoû 2018, 23:04


Comme un air de bowling
Bon appétit bien sûr







Le tir nourri de la Garde mis rapidement les Berserkers en déroute. Le regard froid et concentré alors qu’il alignait ses cibles de son fusil d’assaut, il nota que l’Humaine n’était pas la dernière à se mettre en première ligne. Il l’a vit abattre l’un des Vortchas de son arme de poing. Il siffla dans son casque de satisfaction de la voir aussi incisive, alors qu’il alignait lui-même l’un des assaillants d’un tir précis à la tête. L’escouade continuait à avancer alors qu’ils faisaient feu, optant naturellement pour une technique d’encerclement bien adapté à ce combat rapproché. Il naviguait de bureau en bureau pour offrir un appui rapide aux opérationnels. Le médecin annonça sa grenade flash alors qu’une demi seconde plus tard un nouveau soleil éclatait dans la pièce. Une nouvelle bonne initiative de sa part, bien, il ne regrettait pas l’uniforme qu’il lui avait offert. Le surnombre jouait pour eux et il ne resta bientôt plus dans la pièce qu’un Vortcha blessé et désarmé, tenu en respect par trois opérateurs. Avant de fondre sur sa cible il fit un rapide état des lieux et nota rapidement que le seul blessé chez eux n’aurait pas besoin de rapatriement d’urgence, McKnight s’occupait efficacement de lui. Il ne perdit pas plus de temps, il s’approcha du Vortcha et le souleva par son armure avant de le projeter avec force sur le mur. L’une des plaques se brisa à l’impact, causant probablement quelques dégâts internes. Ignorant les plaintes du tueur il ne lui posa aucune question pour commencer. Un premier poing vint lui éclater l’orbite gauche et son sang gicla abondamment, un hématome commençait déjà à manger toute cette partie de son visage. Une nouvelle droite brisa son nez dans un bruit cuisant alors que ses agents regardaient la scène, désintéressés.

« Pour qui tu travailles ? »
 La voix rendue sombre par les pensées de la section du SSC massacrée dans ses murs.

Il n’obtint aucune réponse hormis le couinement horrifié de la créature couverte de sang. Une nouvelle estocade dans l’abdomen vient lui coupa le souffle alors qu’il fracassait maintenant son crâne. La créature ne semblait pas vouloir lâcher le morceau facilement. Il recourait parfois à la torture lais là le temps leur manquait pour faire les choses « proprement ». Il devait s’arrêter avant que le pauvre hère ne puisse plus parler… Ou alors s’y prendre différemment, plus subtilement ?

« Puis-je Commandant ? » Il approuva de la tête et McKnight s’avança sans hésitation.

Elle répéta la même question mais n’eut pas plus de réponse que lui. Il nota le cracha du Vortcha qui s’étalait dans un long filet sur le casque du médecin. Dans un élan pragmatique il espéra que cela n’allait pas la gêner pour l’acquisition de cibles. Puis le prisonnier cria… Et ne s’arrêta pas. Dieu de ciel. Par les mandibules du Primarque. Cette connasse avait juste éclaté l’une de ses boules comme ça. Une goutte de sueur glissa le long de sa nuque lui arrachant un tressaillement des épaules. Par la mâchoire défoncée de Vakarian, c’était une boucherie. C’ETAIT SUBTILE CA ? Des tissus flottaient s’en vie sous son entrejambe. C’était proprement dégueulasse. Il regarda McKnight en se promettant de ne pas trop l’emmerder quand même, le jeu n’en valait pas la chandelle. Il était bien heureux de l’opacité de sa visière sur ce coup-là.  Elle s’avança encore prête à lui arracher un œil. Cette femme n’avait-elle aucune limite ?

« Attendez ! Moi parler ! » Il s’agissait plus d’un couinement.
Le Commandant s’avança pour reprendre les choses en main, la tortionnaire en chef avait manifestement bien fait son office.

« Je veux savoir trois choses. La première, votre nombre et la composition de votre escouade. » Il lui posa une main sur son épaule, histoire de jouer au bon et au méchant flic. Contrastant quelque peu avec la « prise en main » juste avant.

« Quarante-deux nous sommes. » Il semblait avoir du mal à articuler, d’un autre côté il avait la mâchoire fracturée et un filet de sang continu s’en échappait, c’était déjà un exploit que ce con puisse parler. « Huit Krogans nous comptons. »

« Bien, je te remercie pour ta réponse. Quel est votre but ? » Il parlait avec une voix amicale, presque joyeuse. Pourtant il voyait bien le charnier devant lui à droite.

« Un Soleil Bleu ! » Il s’exclama avec le peu de colère que son corps pouvait encore créer « Un Commandant » Il cracha le mot. «Voleur ! Plus de contrats ! Il prend tout ! Même en prison ! Y donne des tuyaux aux autres soleils ! » Tout à sa fougue il ne nota pas le regard du Commandant. Tous ces morts pour une embrouille de gang ? « Trois questions vous avez dits. Après pourrai partir !» La bête savait compter, il n’aurait pas parié dessus.

« Oui. Crois-tu que cette balle traversera ton crâne ? » Il prit tout le temps qu’il put, plusieurs secondes,  pour sortir son arme de poing et la pointer entre ses deux yeux. Le Vortcha avait les yeux révulsés et essayait vainement de fuir mais il était bien tenu en place par le bras du Turien qui le tenait toujours par l’épaule. Le Vortcha eut le temps de voir ce qui allait lui tomber dessus.

BAM

Le projectile percuta le mercenaire entre les deux yeux dans une gerbe de sang. Le corps sans vie s’effondra comme une marionnette coupée de ses fils. Il nota que le projectile avait bien entamé le mur derrière.

« Finalement sa caboche était aussi vide que prévue. Bien avançons, nous savons ce qu’ils veulent. » Le ton joyeux avait laissé sa place à son habituelle voix grave qui résonna dans la salle, vide de bruit.






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MessageSujet: Re: Au Cœur de la Garde   Ven 10 Aoû 2018, 22:10

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« Attendez une minute ! Normalement ce genre de prison à des méchas de sécurité. Mais nous n'en avons croisé aucun actif ou en pièces. Vous ne trouvez pas cela bizarre ? »

Tous se retournèrent la regardant au travers de leur visière, comme si elle avait prononcé un gros mot ou tout autre obscénité dont elle avait le secret. L'idée demandait néanmoins réflexion, le dispositif aurait tout aussi bien pu être saboté, ou que les matons n'aient pas eu le temps de déclencher l'alarme. Dans tout les cas, activer les robots défensifs de type LOKI, FENRIS et YMIR serait un atout de taille.
Les premiers pour servir de chair à canon, les seconds pour débusquer les ennemis, et les troisièmes pour écraser n'importe quelle résistance. Combinés à la Garde Noire, les chances de survies des Berserkers étaient équivalentes à celle d'un pot de lubrifiant dans un gang-bang.
L'ingénieur du groupe retourna à la console de commandement pour vérifier s'il était possible de prendre le contrôle des machines et des tourelles de sécurité.
Le restant de l'escouade reprit sa route au pas de course, courant à travers les corridors, ces derniers étaient étrangement calmes.

Si l'on prêtait un peu plus attention aux cellules, les portes avaient été défoncées ou éventrées, l'occupant à l'intérieur souvent massacré par pur sadisme. Certains cadavres traînaient dans les allées, leur sang peignait les murs, rajoutant cette petite couche de macabre à la situation. Heureusement elle portait son casque, l'hémoglobine laissait toujours cet arrière goût ferreux en bouche, sans compter l'odeur de la pisse et de la merde. Merci infiniment au filtre à air.

« Contact à l'extérieur, une vingtaine d'individus viennent de sortir de la prison, ils ont des prisonniers avec eux. Permission d'ouvrir le feu ? »

Au même moment, un groupe de Vortcha débarqua d'une porte adjacente, traînant un humain par les cheveux. Les deux groupes à quelques mètres l'un de l'autre s'observèrent l'espace d'une demi seconde, tous surpris par la situation.
Soudainement, ils se jetèrent chacun à la gorge de l'autre. La mêlée était chaotique, suivre un seul combat parmi ce bordel était impossible. Aux prises avec son adversaire, Arcadia se débattait énergiquement. Il suffit d'une ouverture de la créature pour qu'elle pare son poing et lui colle un coup de boule dans la mâchoire. Lui attrapant les excroissances du crâne, elle tourna d'un coup sec. Le craquement sinistre caractéristique d'une fracture du rachis cervicale se fit entendre.
Le combat fut rapide, les Berserkers en sous nombre n'eurent aucune chance.

Plus ils se rapprochaient de la sortie, plus le bruit de la fusillade était important. Ces salops s'étaient cachés derrières les transporteurs pour se protéger des tirs des tireurs d'élite, des caisses leur servant de couvert pour arroser l'escouade Digeris.
Le groupe Artérius fit feu à son tour, soutenant leurs alliés, se protégeant derrière les murs et autres objets capable d'encaisser des tirs.
Le restant des Krogans étaient réunis là, leurs grenades lances-pics Graal et Claymore s'imposant bruyamment dans cette bataille rangée.

Le salut vint d'une porte latérale qui s'ouvrit à la volée, libérant deux YMIR suivit par une escorte de LOKI. L'avant garde déversa sa fureur sur les assaillants, une roquette percuta un Krogan trop lent. Reprenant l'initiative, les ordres fusèrent dans la radio, l'assaut de la Garde Noire trouva un second souffle.
Les mercenaires des Terminus prit en tenaille essayèrent de résister, mais en vain. Le dernier carré se transforma en une boucherie sanglante. Préférant mourir plutôt que de se rendre, le dernier combattant s'écroula, un trou béant à la place du torse, du vide à la place des organes.
L'écho lointain des détonations finit par disparaître, laissant planer un silence de plomb sur la prison. Préférant retenir la joie de la réussite de la mission, le médecin préféra se concentrer sur les quelques blessés, l'un d'eux avait reçu une série de pics dans le torse, un autre avait été légèrement brûlé par un lance flammes. Aucun mort n'était à déplorer.

Les Turiens et l'humaine durent rester en poste jusqu'à recevoir des réservistes et agents capable de reprendre en main la prison. Les méchas avaient déjà terminé depuis longtemps de rétablir l’ordre au sein du bâtiment carcéral.
Quelques heures plus tard, les deux navettes retournèrent sur le Spectrum.


Cela faisait quelques jours que la Martienne avait intégré l'équipage, le premier jour n'avait pas été de tout repos, mais elle avait fait ses preuves et démontré qu'elle méritait sa place. La majeure partie de son temps était consacré à améliorer ses compétences médicales, cet apprentissage se faisait en compagnie de Avi. Les deux femmes s'entendaient bien, outre la médecine, elles échangeaient parfois sur leurs hobbys respectifs et sur leur genre de Turiens.
Même si la formation devait être consacrée à l'humaine, cette dernière n'hésitait pas une seule seconde à partager ses connaissances sur sa race.

Arcadia pouvait lire des ouvrages médicaux pendant des heures avant de se plonger dans des exercices pratiques telles que des opérations et autres soins chirurgicaux. Ceux-ci restaient simples pour la bonne raison que sur une zone de combat, une intervention lévo sur un corps dextro n'était pas sans danger.
Cinq heures d'études plus tard, elle sortit de l'infirmerie pour se remplir le ventre au mess, vide à cette heure ci, l'heure du repas était déjà passé. Prenant le plat spécial que lui préparait le chef chaque jour, la toubib eut la surprise de tomber nez à nez avec le commandant Merkhuri.

« Bonjour commandant ! Comment allez vous ? »

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MessageSujet: Re: Au Cœur de la Garde   Jeu 16 Aoû 2018, 18:36


Le cigare de la victoire







Maintenant qu’il connaissait la localisation de la cible, il voulait avancer le plus vite possible pour contrecarrer le projet des Berserkers. Alors qu’il allait franchir la porte la voix de McKnight résonna dans son casque. Des méchas ? Et pourquoi pas tiens, voilà une option qu’ils n’avaient pas explorée. Cela ferait de la bonne chair à canon ou une distraction de qualité. D’un mouvement de tête il fit signe à son opérateur spécialisé dans le piratage de commencer le piratage. Arkus avait de bonnes capacités dans ce domaine-là mais ça n’était pas sa tasse de thé pour autant. D’autant plus qu’il ne raffolait pas du thé. D’un signe de tête le technicien lui fit comprendre que le piratage allait prendre un peu de temps, les mesures de sécurité devaient être assez importantes. Après tout nous étions dans un complexe du SSC.

Sans attendre d’avantage, il reprit sa route dans les corridors exigus et parfois maculés du sang de l’une ou l’autre des espèces. Les Berserkers n’avaient pas fait de quartier, certains détenu avaient été exécuté sans sommation encore une fois, sans doute pour des histoires de gang. Il n’y prêta pas plus attention, de même qu’aux cadavres des soldats du SSC qui jonchaient toute la prison. Une fois le choc et la surprise du charnier dans la salle des transmissions passé, il avait recouvré son esprit froid et analytique. De toute façon ils ne sortiraient pas d’ici vivant, pas après tout ça.

« Contact à l'extérieur, une vingtaine d'individus viennent de sortir de la prison, ils ont des prisonniers avec eux. Permission d'ouvrir le feu ? » C’était Calcolus qui venait de parler.

« Accordé. Tenez la position on converge vers vous. Si vous en avez la possibilité, saboter leurs transporteurs sinon posez-y une bombe, mieux vaut parer au plus presser. »

Bien ils avaient de l’avance sur eux visiblement. L’avantage de cette mission, c’était que si les otages se faisaient tuer, personne ne leur en tiendrai rigueur. Au moins comme ça, même s’ils arrivaient à rejoindre les transporteurs, ils ne feraient pas long feu. Il fit signe à son escouade d’accélérer la cadence, il se refusait à laisser ses hommes dans cette position difficile de sous nombre. Reste que le sniper positionné sur la montagne devait faire un carnage dans ce tir aux pigeons. Alors qu’il traversait en tête un nouveau corridor, une porte s’ouvrit à la volée et déversa un flot de Berserker. Il n’eut pas le temps de les compter que déjà les premiers coups tombaient. Plutôt que de sortir son omnilame, il prit le parti de dégainer son arme de poing à une vitesse ahurissante avant d’ouvrir le feu sans discontinuer. Les Vortchas s’effondrèrent les uns après les autres. Au vu de la proximité il avait opté pour un tir de barrage et de suppression, le tir de précision bien que plus efficace aurait nécessité plus de temps de visée. Il ne resta bientôt dans le couloir que le souffle irrégulier des soldats, tendus par l’effort. D’un rapide coup d’œil il s’assura de la capacité de ses hommes à continuer le combat, pas un n’était blessé.

Ils progressaient rapidement dans le dédale se fiant à leur ouïe, ils arrivèrent rapidement à l’entrée de la prison où un combat acharné faisait rage. Les Berserkers avaient sans aucun doute réussi à percer les lignes défensives de Digeris, la présence de Krogans dans leur avant-garde ne devait pas y être pour rien. Ils étaient coincés au sol cependant, cloué qu’ils étaient par le feu sans interruption de Digeris. Les tirs des Berserkers étaient rendu imprécis par la nuit noire et Digeris s’était bien retranchée dans le relief environnant. C’était littéralement une guerre de position puisque les mercenaires étaient eux aussi bien dissimulés. Notre arrivée créa un nouveau front. Les Berserkers durent se scinder en deux groupes pour ne pas se faire tailler en pièce. Mais il y avait désormais un nombre égal de combattants de part et d’autre et ceci était un net avantage pour la Garde. Mieux entrainés, mieux équipés, ils prirent rapidement l’avantage et les Berserkers commencèrent à s’effondrer. Maintenant pris en tenaille ils ne pouvaient espérer vaincre. Lorsqu’une armée de méchas de sécurité franchirent le sas d’accès à l’extérieur et dépassèrent Arkus, il sut que la bataille était pliée. Les dernières poches de résistances s’effondrèrent et tous les assaillants furent éliminés.

Il ne jeta même pas un regard vers la cible, toujours menottée et bredouillante de justifications incompréhensibles. Il jeta un coup d’œil à ses hommes, tous s’en étaient tiré et aucun n’avaient de blessures graves ou incapacitantes. Les medic s’occupaient déjà des blessés légers. Il communiqua par radio la fin de l’attaque et l’état de ses troupes. Il craqua enfin une fusée éclairante pour signaler précisément leurs positions aux navettes. La mission s’était bien déroulée et presque sans accroc, la mission était accomplie. Ce ne fut pas une ni deux mais une trentaine de navettes qui répondirent à sa fusée de détresse. Les nombreuses navettes se posèrent à côté des transporteurs et déversèrent un flot de soldats du SSC. Toujours à l’heure ceux-là. La Hiérarchie avait due les contacter car cette affaire les regardait eux en premier lieu. Avec l’aide des méchas, la prison fut rapidement sécurisée. Il se trouva que les derniers Berserkers étaient retranchés dans une salle des gardes. Ils furent rapidement éliminés. Obligation de Commandant, il fit ensuite son rapport à la Hiérarchie puis aux gradés sur place. Dans la navette du retour, il se relâcha enfin et sentit bien toute la fatigue accumulée dans ses épaules durant la mission. Il allait pouvoir souffler un coup.



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Plusieurs jours avaient passé, il en avait profité pour se mettre à jour dans la paperasse. Bon Dieu si on lui avait dit que le poste de Commandant nécessitait autant d’obligations administratives, pas sûr qu’il aurait accepté le poste. Comme d’habitude il arriva bien après le service dans la salle de restauration. Alors qu’il allait s’installer, la voix de l’Humaine lui fit tourner la tête, il ne l’avait pas remarqué.

« Bonjour commandant ! Comment allez-vous ? »

Ils s’étaient très peu croisés depuis la fin de la mission. Leurs rapports étaient nettement moins tendus qu’auparavant. Il avait vu pouvoir lui faire confiance en mission et cela lui suffisait pour penser qu’elle n’était pas un poids mort dans son vaisseau. Comme quoi il n’était pas si borné qu’Avi avait tendance à le dire. Il ne répondit pas tout de suite à sa question, préférant relever un autre sujet.

« J’ai vu que vous vous étiez bien intégré dans mon équipage, vous êtes assez sociable n’est-ce pas ? » Et c’était d’ailleurs assez étonnant de voir ce contraste entre sa bonne humeur permanente et l’aspect nettement plus contraint des Turiens avec qui il l’avait vu converser.

« Je fais de mon mieux, c’est toujours compliqué de s’intégrer dans une culture différente… Mais avec un peu de bonne volonté, ça se fait très bien. Vous craigniez que je n’y arrive pas ? » OH PUTAIN oui il l’avait craint, il se décida pourtant pour une réponse plus diplomatique alors qu’ils s’installaient pour manger en face à face.

« Je l’ai craint au début oui, force est de constater que vous avez réussi à surmonter la barrière culturelle dont vous parliez. Dans le même registre, je tiens à vous présenter mes excuses quant à la manière dont je vous ai accueilli sur le vaisseau. Vous avez été efficace sur Gellix et vous avez mérité mon respect, ainsi que votre place sur ce navire. » Il avait vérifié qu’aucuns de ses subordonnés n’était à portée de voix, il n’était jamais de bon ton de s’excuser chez les Turiens. Et puis… Avi l’avait tannée pendant quatre jours pour qu’il lui présente ses excuses. Il haussa les épaules, il n’était qu’un faible Turien finalement.

« Oh… euh et bien merci beaucoup. Je suppose que je n’ai pas été très tendre non plus. » Elle lui adressa un sourire auquel il répondit avec un brin d’hésitation. Bordel ils n’allaient pas finir ami quand même non ? « Acceptez également mes excuses. Je ne tenais pas particulièrement à me brouiller avec mes hôtes. » Il accepta la confession d’un signe de tête compréhensif, peu sûr que lui-même aurait été aussi souple d’esprit dans sa situation à elle.

« Très bien n’en parlons plus ! Il ne vous reste plus que quelques jours parmi nous, c’est quoi la prochaine étape pour vous ? » Il lui posa la question partagé entre la curiosité qu’il avait à son égard et la nécessité de savoir où elle allait baver toutes les infos confidentielles qu’elle avait vue ici.

« J’ai quasiment terminé le cursus que m’a préparé le Docteur Linsis. Un peu moins d’une journée de travail je dirais, et la validation des acquis. A moins que vous ne souhaitiez me garder plus longtemps ? » Il faillit recracher le morceau de nourriture qu’il avait en bouche. Comment ça rester ? Il prit le temps d’avaler tranquillement, sa quinte de toux terminée.

« Avi m’a dit beaucoup de bien vous concernant, sérieuse, rigoureuse, professionnelle… C’est à votre convenance, lorsque je vous ai donné l’uniforme de la Garde, je n’étais pas convaincu que vous le méritiez. J’en suis maintenant presque convaincu. » Il lui adressa une sourire joueur, comme dans une parodie bien plus amicale des piques tranchantes qu’ils se balançaient à la gueule au début.

« C’est une excellente professeure. J’essaye de faire honneur à vos couleurs du mieux que je peux, et ces compliments me vont droit au cœur. Même si j’ai été un peu refroidie au début, je suis très satisfaite d’avoir participé à la vie de votre équipage. » Il hocha la tête pour seule réponse, peu sûr de la direction à donner à la conversation.

Une fois le repas terminé il se leva de sa chaise et scruta l’Humaine dans les yeux quelques secondes.

« A une prochaine Arcadia, cela aura été un plaisir finalement. »






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Au Cœur de la Garde

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