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 L'inconnu(e) du quai C27

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Crédits : K. Callaghan

MessageSujet: L'inconnu(e) du quai C27   Sam 11 Nov 2017, 16:56
Intervention MJ : NonDate : 18 Juillet 2202 RP Tout public
Ada J. Raikes ♦ Henry Wuornos
L'inconnu(e) du quai C27


C17. C'est la seule chose que j'aie à retenir. Le numéro du quai où le SSV Guadalcanal a fait halte sur Terre pour se ravitailler. Et éventuellement changer deux ou trois ampoules au passage. Ce n'est pas comme si la frégate sur laquelle je sers est en train de tomber en ruine, loin de là même, cependant, à force de passer tout mon temps à en examiner chaque recoin, je commence à connaître le moindre de ses petits défauts. Ce sont tous ces détails qui le rendent unique, et me font sentir chez moi lorsque je suis à bord. Si bien que même lorsque je suis contraint d'en débarquer, je suis toujours parmi les premiers à remonter à bord avant de repartir. Surtout durant ces derniers mois, alors que la révision complète du 'Can s'approche. Dans un mois et demi environ, en septembre 2202, la frégate s'arrimera à la Citadelle pour plusieurs semaines, afin de lui refaire une beauté.

Après quelques jours passés à Vancouver, j'avais décidé de retourner sur les quais pour me renseigner sur l'avancée du ravitaillement de mon vaisseau. J'avoue que j'ai aussi en tête d'apporter mon aide à l'équipe qui passe son temps à tourner autour de mon appareil. Je ne suis pas jaloux, non. Seulement, je préfère avoir le contrôle de la situation. À plusieurs reprises je me suis rendu compte que certains de mes outils n'étaient plus à leur place. D'un côté ce n'est pas comme s'il s'agissait de mes outils personnels. Mais de l'autre, j'ai le sentiment que l'on manque de respect à mon système de rangement. Il a beau être controversé, moi je m'y retrouve. Et j'ai fait des efforts, alors c'est d'autant plus blessant de voir le résultat de mes concessions !

C'est sur cette pensée que je bouscule quelqu'un sans m'en rendre compte alors que je marchais le long des quais. Je trébuche un peu et manque de faire tomber mon sac à dos, qui ne tient que sur l'une de mes épaules, mais finalement il y a plus de peur que de mal. Par réflexe je jette un regard noir au technicien dans mon dos, avant de me raviser. C'est moi qui étais plongé dans mes pensées, et pas lui. Je n'aime pas trop ça mais j'assume mes erreurs. Alors je me redresse, toussote un peu, et m'excuse vaguement auprès du jeune homme avant de reprendre mon chemin. Je soupire en voyant se profiler le quai numéro C27. Enfin je vais pouvoir faire quelque chose de ma journée ! Non pas que je n'apprécie pas d'avoir un ou deux jours de tranquillité. Cependant je fais rapidement le tour de mes activités personnelles. Surtout que je ne traîne que rarement avec les membres de l'équipage en dehors de nos périodes de travail.

J'ai beau ne pas croiser mes collègues aussi souvent qu'en mission, je sais reconnaître leur visage. Or, en arrivant sur le quai C27, je n'arrive pas à reconnaître le moindre individu qui me soit familier. Et ce n'est pas faute de chercher. Certes, les techniciens terriens qui grouillent çà et là ne me facilitent pas la tâche, néanmoins parmi celles et ceux qui portent un uniforme, j'ai du mal à en voir un qui appartienne à un membre de l'équipage du SSV Guadalcanal. Au début je ne m'en suis pas trop inquiété. Mais là je commence vraiment à me demander s'ils ne sont pas partis sans moi ! Au fond, je sais que c'est impossible. À moins d'un complot pour le moins capillotracté qui n'aurait que d'infimes chances d'aboutir. Et encore, je suis sûr que personne à bord du vaisseau ne voudrait me faire ça. En réalité ça dépend des jours. Mais dans la majeure partie des cas, je ne risque pas de finir abandonné sur le quai d'une station sans au moins une lettre d'adieux. Ou d'insultes, éventuellement. Quoi qu'il en soit, j'aperçois une femme, dos à moi, en train de parler à quelqu'un que je ne vois pas de là où je me tiens. La seule chose que je sais, c'est que de part sa gestuelle, la femme en question doit avoir un poste à responsabilités. Peut-être sera-t-elle en mesure de me dire ce qui est arrivé à mon vaisseau ? Je m'avance donc vers elle en m'éclaircissant la voix.

" Excusez-moi, Mademoiselle, sauriez-vous par hasard où se trouve... "

Je laisse ma phrase en suspens quand je me rends compte que, peut-être, je me suis simplement trompé de quai. Mais surtout je remarque un homme, un peu plus loin, qui manipule ses outils comme s'il essayait de participer à un concours de majorettes. Je fronce donc les sourcils en le regardant faire, faisant soudain abstraction totale de la présence de l'inconnue en face de moi...
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MessageSujet: Re: L'inconnu(e) du quai C27   Lun 04 Déc 2017, 20:01

The Dock: Bay C27 stranger

- Vancouver, spatioport de l'Alliance
- Quai C27 du SSV Okinawa

J'étais debout d'heure matinale comme à mon habitude, même sans évoquer ma soirée de la veille avec la belle Moraios. Je fus donc bien présente à 08:00 tapantes au quai C27 où l'Okinawa était amarré. Le spatioport de l'Alliance et à fortiori, les quais de la Cinquième avaient gagnés en activité malgré l'heure matinale. L'Alliance ne se reposait jamais et les premiers soldats ou techniciens arrivaient toujours vers les environs de 05:00. D'ailleurs, je n'étais normalement pas obligée de venir aussi tôt sur les quais de l'Alliance mais les ordres avaient changé la veille. En effet ma supérieure, la contre-amirale O'Neill, m'avait ordonné d'être en place sur le quai bien plus tôt qu'à l'accoutumée en période de maintenance. Il était vrai que ce changement subit d'horaire m'était étrange mais je n'avais pas posé de questions, je n'en avais de toute façon aucune à poser, j'avais là plutôt des ordres à suivre.

Alors que je me tins juste devant le quai, les bras croisés en train d'observer les ouvriers à la tâche, Haver se pointa quelques minutes après 08:00, la mine légèrement sombre. En échangeant les salutations d'usage avant de revenir à une communication plus informelle, je compris que l'humeur noire de ma seconde était dû à sa mauvaise nuit et au retard qu'elle avait prit pour venir sur le quai. Certes, le retard n'avait pas dépassé une dizaine de minutes ce qui pour moi n'était pas un évènement gravissime en soi même si c'était un manque de rigueur mais Haver avait particulièrement prise à cœur le problème. Pour calmer mon officier blonde, je lui promis un café. La perspective d'absorber une boisson chaude et parfumée remonta le moral de ma commandante en second et jetant un regard circulaire autour de moi, je me permis ainsi qu'à Haver de pouvoir nous éclipser au débit de boissons le plus proche au sein du spatioport militaire avant de revenir au quai C27 pour de nouveau reprendre notre place. Adossées contre un mur séparant le quai de la salle d'embarquement, notre café en main, l'on se mit à commenter les faits et gestes des techniciens. En clair, l'on se mit à commérer discrètement, il ne fallait pas que chaque technicien ne se mette à entendre notre conversation. Ainsi, on remarqua des ouvriers qui n'avaient pas encore l'air très réveillés, un autre qui s'énervait sur son OmniTech un peu comme Baird, un autre qui fit tomber un outil sur sa chaussure de sécurité et qui avait à peine remarqué l'impact d'un air ahuri ou encore un contremaître qui se mit à donner des ordres à un groupe de techniciens avec des airs d'un sergent d'opérette mais dont les ouvriers en question se moquaient silencieusement dans son dos. Intérieurement, je fus presque étonnée de voir autant de monde au travail pour ma seule frégate. Certes nous étions plus d'une cinquantaine à bord de l'Okinawa mais je repérai presque autant de techniciens autour de ma frégate, vérifiant le blindage ou les réacteurs, amenant des munitions, vivres, fournitures médicales ou encore pièces supplémentaires pour la salle des machines, s'assurant que les circuits, conduits ou autres câbles furent bien en place, que les importantes réserves de carburant soient bien remplies...

Haver, d'humeur bien meilleure et plus concentrée, me proposa de revenir dans la salle d'embarquement pour se débarrasser de nos gobelets jetables. Peu après, nos gobelets dans une poubelle, on se mit à observer à travers la baie vitrée les techniciens s'affairant autour de l'Okinawa, tels des fourmis travaillant à un rythme effréné autour de leur fourmilière sauf qu'ici, c'était bien entendu des Humains œuvrant à la tâche ardue de prendre soin de millions de crédits investis sous la forme d'un des vaisseaux militaires les plus performants construits par l'Humanité.

Alors Lieutenant-Commandant, c'est quoi ce qu'O'Neill vous a demandé de faire hier ?

À vrai dire... même moi je ne sais pas. Elle a emmené tout son état-major, moi compris, au QG, c'était pour y accueillir une envoyée asari. Lumenia Corporation, ça vous parle ?

Hmm... Non ça me parle pas. Qu'est ce que c'est cette boîte ?

D'après ce que j'ai compris, elle serait l'équivalente d'une multi humaine. Le siège est à Illium et c'est une boîte dans l'armement et les équipements militaires. Elle a subi un espèce de scandale à base de blanchiment d'argent et de corruption y a quelques temps et l'Asari qui s'est pointée était la nouvelle PDG, Beeythia Moraios. En gros, consciente qu'elle devait redorer l'image de son entreprise, elle a tendu la main à l'Alliance comme client potentiel.

Ça n'explique toujours pas pourquoi elle vous a ordonné de la suivre, chef.

Je me décollai de la rambarde pour faire quelques pas et me mettre devant Haver. Ma soldate blonde pivota sur elle-même pour me suivre du regard avant de s'appuyer sur la rambarde sur les mains, son dos se balançant légèrement. Pour le coup, je partageai le même air perplexe que ma seconde et je croisai les bras sur ma poitrine, mon uniforme d'officier renforcé bruissant doucement sous mon mouvement. Je jetai encore un œil à l'Okinawa dont on prenait soin avant de regarder ma commandante en second pour poursuivre notre discrète conversation.

J'ai un peu eue l'impression de servir de potiche, c'est vrai. J'ai pas parlé à grand-monde et puis à part moi et O'Neill, y avait que des hommes dans la salle de réunion donc ça bavait pas mal sur l'Asari. Tous des gradés en plus, Hoffmann était là. Les seuls plus bas gradés que moi servaient de gardes ou de serveurs ou de barmans.

Ben tiens le contraire m'aurait étonné. Elle est venue seule ou bien ? C'est bizarre quand même.

Naaan, Moraios s'est amenée avec un groupe d'autres Asaris. Je présume que c'était ses assistantes, elles se parlaient souvent, à renforts de datapad. Peut-être que c'était aussi ses gardes du corps, allez savoir.

Et ça s'est goupillé comment ?

Plutôt bien. Un accord a été paraphé dans la foulée, O'Neill paraissait soulagée et Hoffmann était même content. Je l'ai rarement vu heureux l'Amiral...

Merde, j'aurai donné beaucoup pour voir ça. Et après ?

Ben après, O'Neill m'a demandé de servir de nounou à Moraios, on a bu un coup ensemble et je l'ai faite ramener à son hôtel.

... Ça reste quand même bizarre. Après, je ne doute pas que vous avez fait une rencontre intéressante mais bon. M'enfin moi après, ce que pensent les huiles...

Et maintenant, on doit poireauter ici Lieutenant, creusez-vous donc la tête pour en connaître la raison.

J'échangeai un rire qui devint un pouffement de rire avec ma subalterne avant de nous interrompre pendant quelques secondes lorsqu'une voix masculine vint m'empêcher de reprendre la parole. Je pivotai de quatre-vingts dix degrés sur ma droite en tournant la tête pour apercevoir un homme en uniforme venir vers moi et s'arrêter à une distance respectueuse. Il avait commencé à parler avant de se taire en détournant le regard. Personne ne se remit à parler mais je suivis son regard pour observer un technicien s'emmêlant avec ses outils avant de regarder à nouveau l'inconnu. Je profitai de son instant de déconnexion pour le détailler. Le type paraissait avoir la trentaine et était vêtu de la tenue réglementaire standard de l'Alliance. Dans mon champ de vision, les seules portant un uniforme d'officier renforcé donc différent de l'uniforme standard furent moi et Haver, soulignant donc notre appartenance à la catégorie des officiers. Le soldat devant moi portait une distinction différente des soldats de la Marine, son insigne sur l'uniforme indiquait une affiliation à l'armée de terre et les signes distinctifs du grade du soldat indiquaient le rang de sergent-chef, un sous-officier donc. Je ne dis toujours rien, attendant que le plus bas gradé se présente mais visiblement, il nous avait oublié. Haver se leva de la rambarde et ma seconde vint se poster juste à côté de moi.

Sergent, SERGENT ! Vous parlez à des officiers, comportez vous en conséquence. Vous ne saluez pas la personne mais le grade.

Haver sous-entendait que c'était à lui de se présenter en premier et je n'en pensais pas moins qu'elle mais ma seconde avait parlé pour moi. Les salutations d'usage furent donc échangées et la hiérarchie militaire des grades en vigueur respectée.

Quelle est votre affectation, Sergent ? Vous recherchez votre vaisseau ?

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