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 Marchandise ou pouvoir ?

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Empereur-Dieu
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MessageSujet: Marchandise ou pouvoir ?   Mar 22 Aoû 2017, 20:38
Intervention MJ :Non22/08/2202 RP Tout public
Anton Ardak ♦ Nasaya Ledajin ♦
Marchandise ou Pouvoir ?


Illium
16h45, Heure locale.


« C’est … imparfait. » La voix suintant l’obséquiosité de l’asari énervait au plus haut point un Anton déjà passablement énervé.

« Il manque clairement du tissu au niveau des épaules, et cela se ressent l.a.r.g.e.m.e.n.t au niveau des bras. Non vraiment c’est réellement quelque chose de parfaitement imparfait. »

Le terme imparfait commençait sérieusement à porter sur les nerfs du seigneur de guerre qui se contint, malgré les souvenirs lancinant de son arrivée sur Illium qui ne cessait de lui hurler aux oreilles. LES ASARIS SONT DE VRAIES PLAIES. Toutefois, hors de question cette fois-ci de s’amener en armure de guerre complète, ici nul étalement de puissance, ou plaisir coupable, simplement le travail.

Aussi le butarien supportait le ton insupportable de sa tailleur, les regards pleins de dégout de cette dernière à chaque fois qu’elle s’imagine hors de portée de vue de son client honteusement butarien. Néanmoins, l’idée d’installer des miroirs à tout endroit réduisait fortement l’intérêt d’une telle action.

« Bien bien, les mesures sont prises. Il va falloir me laisser travailler maintenant. »

Et l’asari chassa presque le seigneur de guerre de sa boutique, ignorant sans doute la facilité avec laquelle son client aurait pu lui ôter la vie.

Illium
18h38, Heure locale.


« Hum, c’est un changement intéressant. »

La voix de Nivianna était ouvertement amusée, mais cela ne fit nullement réagir le colosse tout en muscle qui servait de seigneur à l’asari.

« Mais c’est clairement pas mal. » La moue de concentration du colonel de l’unité biotique de Kenzo aurait pu être amusante si la bougresse ne ressemblait pas autant à toutes les foutues têtes bleues trainant sur cette planète merdique.

« Bien Nivianna. Maintenant préviens le Kor’Vattra que nous partons pour le lieu de rendez-vous. »

Et Anton termina de s’habiller de son tout nouveau costume bien trop couteux, rangea quelques lames à des endroits stratégiques, enfin se mis en route avec son acolyte du moment. Quelques autres combattants biotiques s’étaient arrangés pour se placer autour du restaurant, Nivianna, elle, allait se charger de l’intérieur.

Illium
20h00, Heure locale


« Votre nom s’il vous plait. »

Encore une asari, au teint violet cette fois-ci, ô comble de l’exotisme. Toutefois, Anton s’imposa son plus beau sourire et activa sa réservation révélant son identité. D’un sourire magnifiquement hypocrite, l’hôtesse invita le massif butarien à entrer et passa aussitôt à l’invité suivant.

Ainsi entra un colosse atteignant les deux mètres, engoncé dans un costume entièrement noir d’une très grande classe. D’un style butarien, il n’en était pas moins taillé dans un tissu asari de très grand prestige, et avec une légère patte humaine. Et s’il n’en détonait nullement par la richesse investie dans sa tenue, il était évident que la musculature, et le faciès marqué par les batailles, le nouveau venu était d’un milieu extrêmement différent de la faune local. Un prédateur massif et brutal entrant dans l’antre d’une famille de charognards.

C’est d’ailleurs exactement avec le regard du rapace repérant une carcasse que tous les regards furent perçus par Anton tandis qu’il remarquait peu à peu qu’il était l’unique non asari de tout le restaurant. Un léger soupir passa les lèvres du seigneur de guerre qui s’était déjà imaginé un tel scénario. Toutefois, il en fallait plus pour décourager le butarien qui se dirigea sans une once d’hésitation vers sa table … pour la trouver vide.

Un haussement d’épaules plus tard, Anton siégeait en toute décontraction à la table réservée, et observa quelques instants les alentours. Il devint rapidement évident à l’ancien chasseur de prime qu’il n’était pas le seul prédateur des lieux, simplement qu’il était le moins discret. Un Névianar dans un océan d’Hanaris.

En effet, partout les discussions semblaient superficielles, mais les regards ne pouvaient tromper. Haine, jalousie, désir, avidité, rien ne semblait fonctionner de manière désintéressé et cela amusa grandement Anton, qui voyait clairement que superficiel, ce monde était en réalité bien plus impitoyable qu’Oméga, qu’ici l’honneur ou la force n’étaient pas des concepts traditionnels, mais simplement des barrières aux ambitieux. Ici, richesse, ruse et politique s’entremêle pour créer un environnement hautement mortel.

La rencontre allait être hautement intéressante.

Soudain, une serveuse apparut, en tenue extrêmement recherchée et bien trop colorée, et lança d’une voix bien trop guillerette.

« Vous avez déjà une idée pour votre commande, monsieur ? »

Le regard dénué de bonté d’Anton ne fit même pas sursauter l’asari, ce qui amusa encore plus le butarien, et fit croitre en lui un minimum de respect vis-à-vis de cet alien réussissant à survivre dans cet environnement hostile.

« Un assortiment de viande. Surprenez-moi. » Annonça Anton de sa voix rauque, tout en regardant intensément la serveuse qui afficha enfin un peu de maladresse. Satisfait, le seigneur de guerre reprit la parole. « Votre meilleure bouteille de vin. Rouge. Et une bouteille de Ka’R, dix ans d’âge. »

Puis le butarien se désintéressa complètement de l’asari qui s’en alla prestement. Ne restait plus qu’à attendre l’arrivée de l’agent du Courtier. Un petit sourire se dessina rapidement au coin des lèvres d’Anton, qui se laissa aller à quelques réflexions …


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: Marchandise ou pouvoir ?   Lun 28 Aoû 2017, 16:33


A la frontière des ombres
Une magnifique tour de verre se dressait vers les cieux, monument à la conception très certainement symbolique qui vivait désormais au milieu de ses frères et sœurs d'acier. L'édifice pouvait se vanter d'être l'une des tours les plus hautes de Nos Astra, ville qui se caractérisait pourtant déjà pour sa coquette habitude à vouloir toucher le ciel du bout des doigts. Il y avait là une bonne partie de ce qui faisait le charme d'illium, cette architecture atypique qui respirait la luxure et qui attirait l'âme égarée dans un piège bien plus sombre et mortel qu'elle n'aurait jamais pu le concevoir.

Une main bleue posée sur la rambarde métallique glissa délicatement tandis qu'un regard ambré se détachait de la vision des centaines de skycars parcourant les voies aériennes du joyau d'Illium. Une asari, comme parmi tant d'autres sur cette planète. Une longue robe noire constellée d'éclats étoilées la recouvrait, s'offrant même le luxe d'une fente délicate qui laissait parfois apparaître une délicieuse jambe bleue, tranchante parmi les ténèbres qui la camouflaient.

Elle se situait dans l'un des plus hauts étages de cette tour, l'enceinte extérieure du bâtiment offrant d'un côté l'éclat quasi hyperactif des néons publicitaires et de l'autre une vue à la hauteur de ceux qui pouvaient se targuer de parvenir à se hisser à de tels sommets. Le verre simple était parfois remplacé par des aquariums, des poissons exotiques de toute provenance apportant une touche de vie supplémentaire à l'endroit.

D'une démarche souple, l'asari s'était déplacée jusqu'à l'entrée de l'Infinity, établissement de restauration qu'elle ne connaissait que trop bien car elle en était la gérante. Une gigantesque mascarade bien entendu, tout ceci n'était qu'une couche de réalité factice pour tromper l'esprit simple ou le désintéressé. A quelques centaines de mètres de là, à la surface d'une autre tour se trouvait un humain accroché à la paroi et dont l'armure reproduisait à la quasi perfection les motifs de son perchoir. Un fusil de précision était posé face à lui, la lunette orientée vers le restaurant. Archer possédait une fenêtre de tir assez réduite sur l'établissement, mais il avait un bon angle de vue sur nombres d'étages et il était prêt à intervenir à tout moment.

C'était également le cas de quelques autres agents camouflés parmi la foule. Les traques ombres n'étaient pas censés poser de problèmes, toutes les transmissions avaient été soigneusement cryptés, mais le réseau avait appris à ne pas les sous estimer. Surtout lorsque le contact était un puissant seigneur de guerre butarien. Nasaya elle, ne portait qu'une seule arme, une simple lame attachée à l'une de ses cuisses. Sa biotique était plus que suffisante pour se débarrasser de toute menace impromptue.

L'agente pénétra dans le restaurant. Les flammes holographiques décorant les murs dansaient au rythme des hilarités soudaines et autres hypocrisies auditives perceptibles par tous. L'endroit était extraordinairement bien éclairé par la lumière extérieure qui se faisait très intense en cette journée. L'asari tenta de se plonger un instant dans une tout autre ambiance en fermant les yeux, les rafales d'eau d'une pluie torrentielle s'abattant vainement sur les parois vitrées, l'intérieur de l'établissement éclairé par des lumières chaudes d'ambiance tandis qu'une douce mélodie s’apparentant au vieux Jazz humain envahissait l'air.

Ses yeux se rouvrir lorsque de douces fragrances épicées vinrent chatouiller ses narines. Son regard ambré s'empara de nouveau de l'environnement qui l'entourait. L'agente jubilait actuellement, observant la réaction des réceptionnistes et serveurs qui se mettaient à travailler sous une pression supplémentaire, sous le stress même pour les plus jeunes et inexpérimentés, sentant sans aucun doute le poids de son jugement se poser sur eux et peser le poids de leur carrière.

Parasites.

Ils n'étaient utiles que pour maintenir l'identité de la fille de la matriarche Ledajin, se débattant dans les bas échelons d'une couche galactique sans intérêt. Mais elle adorait les voir s'agiter ainsi, elle prenait un malin plaisir à peser lourdement sur leurs épaules, se délectant de cette supériorité octroyée par la hiérarchie, se nourrissant avec une avidité presque malsaine de leur simulacre de lutte.

L'ambre croisa alors l'intrus dans le tableau. Prédateur loin de ses terres, errant dans un écosystème qui n'était pas le sien, Anton Ardak siégeait à l'une des tables, seul. Butarien puissant au costume ne camouflant aucunement sa masse ni son attitude guerrière, il devint soudainement le seul centre d'attention de l'agente qui se dirigeait déjà dans sa direction.

L'asari s'approcha dans son dos et posa doucement ses mains sur le tissu de ses épaules avant de murmurer doucement à ses oreilles.

Voyons voir, quelle créature vient donc de pénétrer dans mon antre ?

D'un mouvement délicat, Nasaya glissa alors jusqu'au fauteuil qui faisait face au butarien, ayant désormais une vue imprenable sur son visage. Elle s'installa confortablement sur son siège, relevant une partie de sa robe pour pouvoir croiser les jambes.

Ne vous seriez donc pas trompé d'étage butarien ? Les photoshoots se déroulent dans celui d'en dessous. Avec une telle allure, je ne doute pas de vous voir figurer en tête d'une publicité pour un site de rencontre. Enfin, si votre costume n'explose pas avant.

L'asari fit alors un léger signe de main à la serveuse qui s'approchait déjà, lui signifiant qu'elle prenait la même chose qu'à son habitude. Elle se pencha alors en avant, posant ses coudes sur la table, et joignant ses mains devant elle.

Je n'aurais pas imaginé te revoir en ces circonstances, le jeune butarien a fait bien du chemin, je serais curieuse d'en connaître les péripéties.

Le jeune chasseur de primes s'était endurci, se forgeant une place parmi les plus hautes instances d'oméga. Mais il n'était pas difficile de comprendre les sacrifices qu'il avait dû faire pour en arriver là, l'absence d'un quatrième œil en témoignait d'elle même. Les Terminus étaient redoutables et laissaient des marques à tous, même aux plus talentueux.

Les yeux de Nasaya ne quittaient pas Anton, elle le jaugeait et ne s'en cachait pas. Quel plaisir pouvait il y avoir à cacher son jeu face à une telle personne ? Elle avait connu et même apprécié le jeune mercenaire qu'il avait été jadis oui, mais le butarien qui lui faisait face n'était pas la même personne, et il n'était en aucun cas à sous estimer.

La serveuse revenait déjà avec la commande du butarien et la sienne. Un coktail krogan agréablement assorti à l'ambiance locale. Quelques bols de grignotage furent également déposés de par et d'autre de la table. La serveuse s'éclipsa après quelques politesses lâchées par automatisme. Nasaya fit glisser un doigt sur l’extrémité de la table et fit apparaître l'interface holographique des menus, détachant un court instant le regard de son convive.

J'ai en ma possession une information qui est désormais périmée et j'aimerais pouvoir en avoir une version plus actuelle.

L'ambre alla se planter à nouveau dans la paire d'yeux inférieure du butarien.

Qui est Anton Ardak ?
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MessageSujet: Re: Marchandise ou pouvoir ?   Mar 05 Sep 2017, 15:44
Lorsque deux mains se posèrent subitement sur les épaules d’un Anton légèrement sur les nerfs, tout manqua de déraper. En effet, le butarien n’était pas vraiment connu pour son amour immodéré des asaris, surtout lorsque ces dernières ne sont pas clairement ce qu’elles semblent être. Enfin, c’était tellement rare qu’une asari comprenne le principe d’honnêteté ou de franchise, et après tout le seigneur de guerre d’Oméga était ici pour rencontrer la pire représentation de ce peuple.

Même si tout ne commençait pas pour le mieux avec les délires ânonnaient par l’asari se trouvant derrière lui. Enfin il était malgré tout amusant qu’une asari face d’elle-même le parallèle entre son espèce et une quelconque créature dévorant quiconque entre dans sa tanière. Un beau parallèle avec les méthodes de Kyre d’ailleurs.

Toutefois, ce rejet total de sa future interlocutrice trouva une mort immédiate lorsque l’agent du courtier de l’ombre fit enfin face à son invité … révélant une personne autrefois bien connue d’Anton. Bien qu’il fallut quelques longues, très longues secondes au butarien pour reconnaitre Nasaya, il fut bien vite assuré d’être bel et bien face à une vieille connaissance. Encore que la notion dû être nettement moindre dans le cas, et l’esprit, de son ancienne amie.

Il était amusant que tous les exemplaires d’asari que le seigneur de guerre du croiser fussent des spécimens intéressants. Comme si la galaxie elle-même s’indignait du mépris que l’ancien chasseur de prime pouvait ressentir vis-à-vis de l’espèce autrefois dominante. Kyreshorl, Nasaya, Elena, des individus moins rebutants que le butarien aurait souhaité, mais aussi plus utile que la majorité. Peut-être bien que cette rencontre allait être encore plus fructueuse que prévu après tout.

Ignorant les compliments saugrenus de son ancienne alliée, Anton attendit patiemment que la représentante du courtier en information le plus puissant de la Galaxie se tut, et que sa commande lui fut enfin parvenue. Débouchant lui-même le vin rouge, il servit un verre copieux, qu’il fit glisser jusqu’à Nasaya, puis il ouvrit le Ka’R et se laissa aller à sentir avec plaisir les puissants arômes de cet alcool fort venant tout droit d’Arathot, monde mort depuis que l’Alliance a décidé de détruire son relais cosmodésique à coups d’astéroïdes.

Devenu extrêmement rare, et donc cher, cet alcool ne se trouvait pas n’importe où. Toutefois, cela ne devait pas être une grande difficulté pour un repaire du courtier de l’ombre.

Se servant un verre, Anton but une belle rasade avant de reposer ce dernier, vide. Se resservant, le butarien prit enfin la parole.

« Toute information a sa valeur qui lui est propre ma chère amie. » Répondit préalablement Anton, tout sourire. « Mais je suppose que pour une vieille connaissance, il est possible de faire un cadeau. Anton Ardak est un seigneur de guerre d’Oméga, possédant son propre quartier et investissant massivement dans la rénovation et l’entretien de ce dernier. Un modeste entrepreneur qui tente de survivre sur un astéroïde inhospitalier pourrions-nous dire.

Heureusement pour lui, les affaires sont florissantes ce qui lui permet d’entretenir une force armée suffisante pour lui assurer protection, permettant ainsi de voir venir sans avoir à scruter sans cesse dans son dos. Même si je suis sûr que dans l’ombre se trouve déjà un grand nombre de poignards n’attendant qu’un seul instant de faiblesse. Mais tout cela, tu dois déjà le savoir. Pourquoi donc s’intéresser à un insignifiant homme d’affaire tel que moi ?

Après tout, nous sommes ici pour parler d’un plus gros poisson. »


Tout dans la gestuelle d’Anton plaidait la modestie, le désir de ne pas attirer outre mesure l’attention. Haussement d’épaules, regards gênés, mouvements de mains superflus, le butarien jouait plutôt correctement la comédie, même s’il restait évident que Nasaya le connaissait trop bien pour se laisser berner. De toute manière sa carrure, ses observations des angles morts, son regard froid dénotant sérieusement avec son sourire chaleureux, le tressaillement de ses muscles prêts à agir à tout moment pour donner la mort. Tout trahissait la machine à tuer chez ce butarien ridiculement gêné.

La modestie n’allait pas à Anton. Toutefois il savait être dans quelque chose de plus vaste que lui, plus vaste même que ses ambitions. Enfin ses ambitions à court terme. Alors le seigneur de guerre se faisait entrepreneur, que ce fut faux ou non il n’était pas ici pour offrir quelque chose, même à quelqu’un qu’il avait estimé bien des années auparavant, lorsqu’il avait été un assassin de la pègre et qu’il succombait aux moindres beaux yeux. Non ces années étaient loin derrière lui, et la Nasaya lui faisant face était malheureusement une inconnue désormais.

Qu’elle fût toujours aussi attirante n’était pas suffisant pour lui faire baisser sa garde.

« Cette viande est réellement excellente. » Lâcha tout sourire un Anton étonnamment concentré. « Il faut que je découvre qui est le fournisseur, cela pourrait m’être utile. Après tout, j’essaye de posséder le quartier le plus attrayant possible. »

Restait à voir comment Nasaya allait réagir désormais.


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MessageSujet: Re: Marchandise ou pouvoir ?   Mer 01 Nov 2017, 00:26


Marchandise ou Pouvoir ?
Les déguisements, les masques, les jeux d'acteurs, rôles improvisés proches de l'original mais jamais véritablement égalés, ils composaient tous le cœur du métier d'un agent. Manipulation, séduction, trahison, certains en venaient même à se perdre sur ces routes sinueuses de l'esprit, le personnage remplaçant peu à peu l'acteur et agissant comme une purge des esprits faibles et des volontés vacillantes. Mais il arrivait également parfois que les rôles s'inversent, que l'objectif soit cette fois ci d'effectuer la démarche dans l'autre sens, observer, piéger et percer à jour.

Ici, la situation était particulièrement similaire à ce cas de figure. Il était d'ailleurs amusant de prendre de la distance quelques instants sur les faits, cette asari et ce butarien discutant comme deux vieilles connaissances se retrouvant après de nombreuses années, tous deux pourtant représentant d'une force qui les dépassait, et capable de mettre à feu et à sang l'endroit s'il fallait en venir à de telles extrémités. Ils se tournaient autour, se jaugeaient respectivement, tentant de mieux identifier leur interlocuteur tout en laissant le moins d'ouverture possible dans leur jeu.

Nasaya éprouvait quelques difficultés à bien cerner le butarien qui lui faisait face, son comportement contradictoire, conscient ou non, continuait à rendre difficile la séparation du naturel et de l'artificiel. L'ambre ne quitta pas un seul instant le seigneur de guerre, l'asari ne se contentant de prendre que quelques gorgées de son cocktail pendant son discours. Parmi les évidences soulevées avec une certaine nonchalance, l'agente parvint à capter quelques habitudes prédatrices qu'il était quasi impossible à dissimuler pour ce genre d'engeance.

Un léger sourire vint étirer les traits du visage de Nasaya. Il était presque pédagogique d'observer le comportement d'un seigneur de cette envergure évoluant dans un écosystème si différent du sien. Il fallait bien avouer qu'Oméga, comme la plupart des autre repaires de criminels, mercenaires et autres reclus de la société, possédait un certain charme, charme qui venait sublimer l'excitation des jeunes demoiselles asari en quête de sensations fortes, de sang et de galipettes. Mais pour celles qui survivaient assez longtemps pour commencer à penser autrement que par leur azure, il devenait vite évident que ce mode de vie était aussi peu gratifiant qu'il ne paraissait séduisant.

Seuls les plus ambitieux ou les plus impulsifs y demeuraient afin de s'y faire un nom et une place, et la sélection naturelle y était plus implacable que partout ailleurs. Parvenir à se hisser au sommet de ces pyramides de prédateurs relevait d'une force du corps et de l'esprit peu commune. Le butarien assis à cette table était le produit de toutes ces épreuves et ces sacrifices, ses ambitions et ses idéaux le propulsant bien au delà du point de non retour.

L'holo-écran s'affaissa et la main de Nasaya qui le parcourait vint rejoindre sa cuisse.

Voyons tu es mon invité. Il serait fâcheux que je ne sois pas en mesure de répondre à toutes tes attentes.

Quelques gorgées d'un cocktail déjà bien entamé vinrent instaurer un court silence à la fin de sa phrase.

Est ce un mal de vouloir relier le passé au présent ? Il ne s'est écoulé que quelques décennies, mais elles étaient particulièrement chargées, survivre à une invasion de machines tueuses à l'échelle galactique ce n'est pas donné à tout le monde.

Le fauteuil craqua légèrement lorsque l'asari se pencha en avant.

Et cette probatrice, celle avec qui nous faisions équipe à l'époque, l'as-tu recroisée ? Je suis certaine que les retrouvailles ont été chaleureuses.

D'un mouvement délicat de la main, Nasaya fit apparaître un halo bleuté autour de l'un des morceaux de viande entamé. L'aliment se retrouva à léviter malgré lui, voyageant jusqu'au sommet du crâne d'Anton avant d'y être déposé en équilibre précaire.

Il m'est rare de déjà connaître un client, je suis convaincue que tu sauras donc pardonner ces écarts flagrants de curiosité de ma part.

L'asari joignit ses mains face à elle et posa le bout de son menton par dessus, l'intensité de son regard ambré braqué sur Anton.

Le réseau est disposé à t'apporter des réponses, Anton Ardak. Nous sommes tout deux ici pour une raison bien précise, deux volontés attendant la douce caresse de l'entente ou de la discorde pour pouvoir s'exprimer. Tout dépendra du sujet, et de ce que tu amènes à tes côtés.

La tête légèrement en biais, l'agente était entièrement à l'écoute de ce qui allait suivre.
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MessageSujet: Re: Marchandise ou pouvoir ?   Mer 21 Fév 2018, 15:55
Anton était tout sourire, pourtant il sentait qu’il se trouvait sur un territoire étrange. Bien loin des considérations habituelles, de ses méthodes et d’une quelconque maîtrise de sa part. Le butarien se trouvait pour l’heure dans le royaume des ombres, le royaume des espions, des assassins et des courtiers en information. Des individus s’extirpant de la chaîne alimentaire classique pour entrer dans un monde leur étant propre. Et il était clair que Nasaya en était devenu un prédateur y baignant avec aisance.

Toutefois, il n’y avait nulle peur dans l’esprit du seigneur de guerre, non par l’ancienne amitié qui animait leurs relations passées, mais tout simplement parce qu’une subite et insatiable excitation avait déjà pris toute la place. La pulsion puissante de se trouver dans un territoire dangereux à conquérir. Donnant l’impression à l’ancien chasseur de prime de se trouver un nouveau moyen de combler sa folie conquérante.

« Non je n’ai jamais recroisé cette probatrice. Mais qu’importe, le passé n’est pas ce qui m’intéresse. »

Balaya Anton, légèrement agacé par les errances de son interlocutrice. Sûrement une méthode des espionnes pour noyer le poisson et endormir l’esprit de leurs proies. Le butarien ayant du mal à s’imaginer une asari réellement capable de s’attarder sur le passé comme les humains aiment tant se laisser aller, et surtout à imaginer cette créature reptilienne réellement bercée par l’amitié et la félicité. Après tout, cette espèce est le plus parfait exemple d’égoïsme, de mensonge et de trahison que la galaxie puisse produire.
Et leur allure attrayante n’était pas pour défaire l’impression tenace qui animait un Anton bien étonné de ressentir pourtant une touche de sympathie pour un tel être. Le seigneur de guerre tournait mal à s’entourer ainsi d’asaris.

« Le sujet que j’apporte est extrêmement simple. Dahl Elkoss, le volus le plus mystérieux de cette foutue galaxie. Je veux connaître l’importance de cet individu, comprendre d’où il tire ses richesses et comment il s’est bâti une influence aussi forte.

Et ce que j’échange est très simple. Je possède de nombreuses informations sur cet individu. Et je suis prêt à les échanger. Un échange mutuellement profitable à n’en point douter. »


Anton termina alors tranquillement son plat et sa boisson, laissant Nasaya réfléchir posément à l’offre que le Pacificateur posait sur la table. Et avant qu’elle ne prenne la parole, le butarien rajouta finalement.

« Il faudrait que tu viennes visiter mes quartiers d’Oméga l’un de ces jours Nasaya. Après tout, si les souvenirs passés ne sont pas franchement ma plus grande passion, j’ai toujours un grand attrait pour ceux de demain. C’est sûrement la plus grande qualité et le plus grand défaut des visionnaires.

Tu devrais voir ces arènes que j’ai fait construire, de vraies merveilles architecturales. D’ailleurs l’une d’elle est sous le contrôle d’une asari exceptionnelle qui devrait fortement te plaire. Et il faut aussi que te rencontres une humaine que j’ai recueilli il y a quelques années. Elle est très étrange mais est pourvue d’une énergie proprement fascinante.

Et je ne parle même pas de la bière que nous brassons, un chef d’œuvre, vraiment. »


Et le butarien noya ainsi son interlocutrice dans une description un peu trop poussée des différentes sculptures et entreprises qu’il avait fait bâtir depuis sa prise de pouvoir, esquissant avec minutie le nouvel Oméga qu’il entrevoyait. L’histoire pouvait paraître exagérée, mais une véritable passion et fierté pouvait se lire dans les propos et le ton d’Anton. Enfin une fierté plus prononcé encore que d’habitude, facilement compréhensible par une véritable espionne de haut vol.

Le reste pouvait difficilement faire la différence avec les propos habituels du seigneur de guerre, légèrement réputé pour ses discours à rallonge et à l’autosatisfaction plus que prononcée. Lorsqu’enfin, l’ancien chasseur de prime termina son histoire, il scruta avec malice l’asari lui faisant face, semblant la défier de se souvenir avec exactitude de sa demande et de sa proposition. Il était plus que temps pour l’agent du Courtier de se prononcer.


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
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