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 Confrontation

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MessageSujet: Confrontation   Mer 09 Mar 2016, 22:19
Intervention MJ : NonDate : Novembre 2199 RP Tout public
Kori'Penyo Nar Tarek
Confrontation




I


Les Quariens posèrent le pieds sur la Citadelle quelques jours à peine avant qu'un blackout ne surprenne Oméga. Némesis les avaient déposés tout deux et été reparti avec Ravilla pour Kori ne savait quelle mission ou quel raison quelconque. Le journaliste qu'il avait fait prisonnier sur la station pirate avait été remis en liberté. Le Quarien n'en revenait pas d'avoir séquestrer un Humain tout le temps d'un trajet pour obtenir des réponses. Cet acte, non sans l'effrayer sur ce dont il était capable, ne fit que renforcer sa volonté.
Quelque chose d'étrange s'était tramé. Quelque chose que son père avait à cacher.
Le journaliste était resté très évasif sur le sujet, se contentant de parsemer son discours de quelques informations éparses soulevant d'autres questions.
Une fois arrivé sur la Citadelle, il fut libre de partir, qui l'en aurait empêché de toute façon ? La Citadelle n'était pas Oméga et on ne pouvait y retenir quelqu'un impunément, bien que certains lieux des secteurs restaient obscurs quant au activités qui s'y déroulait. Mais Kori n'en était pas au point de faire appel au personnes qui résidaient en ces recoins sombres de la Citadelle. Sa sœur s'était contentée de remercier leurs amis et repartit avidement jusqu'à leur appartement pour y trouver un peu de réconfort et le plaisir d'une routine bien huilée. Kori, quant à lui, avait préferé errer dans les allées du spatioport, prétextant un besoin de réfléchir, de prendre l'air et de faire le point dans ses pensées.
Sa déroute le mena loin du spatioport, foulant les longues routes surplombant la rivière artificielle traversant le praesidium, profitant brièvement de la fraîcheur de l'ombre de la tour du conseil, les oreilles emplit de discussion politique et bourgeoise que le Quarien n'avait pas souvent l'occasion d'entendre dans les secteurs.
Finalement, le chemin repartit dans les tréfonds de la station, gobé par l'entrée gargantuesque menant au secteurs Zakéra.

L'appartement des Quariens se situait assez loin de cette partie de la Citadelle et ils bénéficiaient rarement de l'occasion de s'y rendre, excepté quand Naki et Naïla, leur collègue, n'insiste pour l'embarquer dans l'aventure épique qu'était les boutiques.
Le Quarien descendit plusieurs niveaux de ce qu'il considérait comme les secteurs haut de gamme, s'arrêtant parfois à la vitrine d'une boutique quelconque pour en admirer ses merveilles, flânant et traînant jusqu'à aboutir à une impasse au fond de laquelle une porte métallique venait de se refermer dans un bruissement feutré.
Le journaliste Humain, qu'il avait suivi discrètement depuis le spatioport.
Kori observa la porte et ses environs de loin, cherchant du regard une caméra ou un quelconque dispositif de visualisation.
Le Quarien ne se considérait pas vraiment comme un filateur hors pair, il y avait fort à parier que le Quarien se soit fait repérer depuis un moment. Néanmoins, rien ne servait de prendre de prendre des risques inutiles, de toute manière, la porte serait sûrement verrouillée, quoi qu'il advienne.

Kori s'approcha doucement de l'entrée, l'examinant de plus près. Rien, pas de nom, pas de numéro, peut être une porte arrière ou quelque chose comme ça. Lorsqu'il s'éloigna de quelques pas pour avoir une vue d'ensemble, son cœur bondit dans sa poitrine alors qu'une lumière discrète s'alluma au dessus de la porte close.
Une caméra, et visiblement en marche. Il n'était plus question de discrétion désormais, quelqu'un l'observait. Kori fixa le petit point rouge dissimulé sous une plaque transparente à peine visible. Quelqu'un l'observait, et Kori comptait bien lui faire comprendre qu'il ne lâcherait pas.

***


Assis derrière un bureau de réception, un Turien consultait les écrans de sécurité sur son ordinateur, dissimulé derrière le comptoir proprement rangé où trônait une plante verte et un datapad présenté à la verticale sur lequel défilait les informations.
Sur la gauche de la salle d'accueil, un Humain se releva du canapé en cuir noir destiné au clients.

- Il est toujours là ? Demanda-t-il en se penchant sur l'épaule de son collègue.

Le Turien tourna légèrement l'écran vers son supérieur. L'image présentait un Quarien, vu de haut, le visage et l'expression cachée derrière son masque de verre.

- J'ai horreur des Quariens...Se plaignit l'Humain. On ne sait jamais à quoi ils pensent derrière leur visière...

L'Humain s'empoigna le bras, poussant un souffle retenu de douleur.

- Vous devriez aller à l'hôpital, monsieur. S'inquiéta le Turien.
- J'irai quand ce Quarien aura dégagé l'entrée. Il y a plus important à faire.

L'Humain réfléchit quelques instants, frottant machinalement son bras douloureux. Sans un mot, il actionna son omnitech non sans grimace de douleur à chaque mouvement de son bras blessé.
Au bout de quelques secondes d'attentes, une voix parvint à son oreillette.

- Oui Ambroise ? Répondit une voix féminine.
- Bonjour, je vous appelle à cause du Quarien.

Pas de réponse, l'interlocuteur attendait manifestement qu'il poursuive.

- Je pense qu'il m'a suivi en arrivant sur la Citadelle. Il est devant les locaux.

Toujours ce silence. L'Humain jeta un coup d'oeil rapide à son omnitech pour vérifier que la connexion était bien en cours. Elle l'était.

- Vous...Vous souhaitez que j'agisse d'une façon spécifique ?
- C'est donc à moi d'agir pour tes erreurs Ambroise ? Annonça soudain la voix.
- Non, non bien que non...Répondit l'Humain pris au dépourvu devant le réceptionniste. Il s'éloigna dans le couloir jusqu'à son bureau, à l'abri des oreilles indiscrète.
- Si tu avais mieux gérer tes affaires, tu ne serai pas dans cette situation, non ?
- Et bien...J'ai pu finalement retourner à la Citadelle et vous envoyer les dossiers sur les Berserkers comme vous le souhaitiez.
- Tu est retourné sur la Citadelle assommé et traîné par une bande de Quarien en pèlerinage.
- Je...Je n'était pas vraiment prisonnier, je...
- Haz t'as vu te faire emmener. Il t'as pourtant épargné bien des choses en s'occupant de cette Turienne mais visiblement...

Ambroise ferma les yeux, les doigts pincés sur l'arrête du nez, tentant de refouler la douleur de son bras qui frappait maintenant ses tempes.
Il entendu son interlocutrice soupirer à travers l'oreillette.

- Fais-le entrer. Montre-lui ce que nous faisons, rien de plus. Pas besoin d'entrer dans les détails, c'est compris ?
- Bien compris. Acquiesça Ambroise soulagé qu'une décision soit prise. Et s'il me pose des questions ?
- Tu ne sais rien du tout. Tu arriveras à esquiver les questions d'un enfant tout de même ?
- Oui. Répondit l'Humain les dents serrées.
- Ambroise, ajouta l'interlocutrice au bout d'un moment, je t'ai confié notre succursale à la Citadelle parce que je sais que tu es doué pour gérer une affaire.
- Je sais et je vous en remercie.
- Montre-lui qui nous sommes. Je m'occupe du reste.

Et la communication fut interrompue aussi sec.

***


Kori était sur le point de tourner les talons, las de fixer inutilement une porte qui ne s'ouvrira probablement pas. Et pourtant, un léger déclic le fit changer d'avis. Contre toute attente, la porte coulissa devant lui, laissant apparaître une minuscule salle flanquée d'un escalier en colimaçon qui ne servait manifestement qu'à atteindre l'étage supérieur.
À des lieux de la confiance qu'il affichait sur son visage, le Quarien pénétra lentement dans la salle vide.



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MessageSujet: Re: Confrontation   Mer 13 Avr 2016, 15:06



II


Kori observait la salle, soucieux de ne pas avoir de quoi se défendre. En cas de problème, il pourrait toujours demander de l'aide via son omnitech, si seulement quelqu'un savait où il était allé...
Le Quarien pénétra prudemment les lieux, jetant des coup d'oeil alentours, il remarqua une autre caméra dans l'angle de la pièce. Les escaliers étaient étroits et il lui était difficile d'apercevoir la salle d'arrivé. Il monta néanmoins, sans détourner les yeux du carré que formait la fin de l'escalier. Si quelque chose le prenait par surprise, il serait bien en peine de faire quoi que se soit d'utile pour sauver sa peau.
À son arrivée, Kori prit place dans une salle légèrement plus grande, un porte close à sa droite et un bureau en bout de salle . Face au bureau se tenait le journaliste, les mains derrière le dos, toisant le Quarien de cet air arrogant qu'il avait pu voir sur Oméga. Il était à nouveau dans son élément, à nouveau supérieur au Quarien et il le savourait.

- Inutile de se saluer une nouvelle fois, je pense. Annonça-t-il pour seul accueil.

À ses cotés, un Turien restait assis, le dos bien droit, derrière son bureau. De visu, il ne semblait pas représenter une grande menace, bien que le Quarien ne puisse pas se vanter d'avoir un physique permettant de maîtriser deux hommes.
Le journaliste et le Quarien se jaugeait des yeux, chacun semblant attendre que l'autre prenne la parole. Ce fut Kori qui brisa le silence, tant de questions se bousculaient qu'il parvenait difficilement à en faire le tri. Il décida de commencer par la plus simple.

- On est où exactement ?

La question lui parut terriblement stupide en l'entendant.

- Dans nos locaux. Répondit simplement l'Humain.
- Vos locaux ? Vous êtes plusieurs ?
- Bien sûr.

La conversation ne décollait pas. Kori peinait à formuler ses questions, ne sachant ni vraiment à qui il avait à faire, ni ce qu'il recherchait vraiment. Il observa à nouveau les lieux, laissant planer un silence.

- Si vous n'avez pas plus de question, reprit le journaliste narquois, j'imagine qu'il n'est pas nécessaire de poursuivre cet entretien.

Il ne souhaitait qu'une chose, se débarrassé du Quarien qui l'avait mis en fâcheuse posture avec la patronne. Hélas, on ne réglait pas les choses de la même façon à la Citadelle que sur Oméga. À dire vrai, il ne pouvait pas prétendre être un grand bagarreur, il n'était même pas sûr de l'emporter face à un Quarien hystérique. Et le secrétaire mou derrière lui ne risquait pas de lui être d'un grand secours.

- Je cherche quelqu'un, expliqua le Quarien. L'auteur d'un article que j'ai trouvé, un certain Jarod. Ca vous dis quelque chose ?

Le journaliste ria doucement, acquiesçant comme si le Quarien en avait lancé une bien bonne.

- Evidemment que je connais Jarod.
- Et qui est-ce ? Demanda le Quarien à qui son air suffisant d'humain commençait à taper sur le système.
- La question serait plutôt Qu'est-ce que Jarod.
- Et qu'est-ce que c'est ?

Ambroise écarta les bras, désignant la salle où ils se trouvaient, le secrétaire derrière lui, les portes closes sur le coté, le couoir qui s'allongeait derrière eux.

- Jarod c'est...Ça ! Déclara le journaliste comme une évidence.

Kori comprenait difficilement. Depuis le début, il était parti du principe que ce Jarod était un personne, ce que semblait démentir l'Humain en face de lui.

- Un local ? Demanda le Quarien perplexe.

Il rit à nouveau, se moquant ouvertement du Quarien. Ambroise s'approcha de la porte sur sa gauche, sous l'oeil méfiant de Kori qui se préparait mentalement à esquiver une attaque qui lui semblait imminente. Au lieu de lui sauter dessus comme il le pensait, le journaliste ouvrit la lourde porte métallique, frottant son bras endolori qu'il n'avait toujours pas soigné.
Kori jeta un coup d'oeil rapide àla salle qui s'ouvrait à lui par l'interstice de la porte.

- Entrez, elle veut vous montrer qui nous sommes.
- Qui ça, elle ? Questionna Kori en s'approchant.
- La patronne, elle a l'air de vous apprécier, vous devriez en profiter nous oublier tant qu'elle est de bonne humeur si vous voulez mon avis.

Le Quarien pénétra la grande salle que lui ouvrait le journaliste. Plus grande que la salle d'accueil, celle-ci ressemblait à un petit open space serti de quatre bureau face à face. Sur chacun d'eux se trouvait un écran allumé. Au fond de la salle, un écran bien plus grand diffusait le galaxy news, le son coupé. Assise à l'un des bureau, un autre Humaine leva le nez, l'oeil interrogateur, cessant un instant de pianoter sur son ordinateur.

- Ne fais pas attention à nous Valérie, je fais visiter les lieux à notre invité.

Elle haussa les épaules, visiblement inintéressée par ce qu'il se passait.

- J'ai fini mon article sur le congrès du conseil. Il faudrait que tu le relise. Annonça l'employée sans lever les yeux de son travail.
- Bien ! Répondit Ambroise. On va pouvoir commencer la mise en page au plus vite comme ça.

Il salua la jeune femme et referma la porte derrière lui, la laissant seule à ces affaires.

- Vous êtes un espèce de journal, c'est ça Jarod ? Demanda le Quarien.
- Non, soupira le journaliste, nous ne sommes pas un “espèce“ de journal, nous SOMMES un bureau de journalistes reconnu.
- Reconnut ? Si votre journal s'appelle Jarod, je suis désolé de vous dire que j'en ai jamais entendu parler.
- Nous sommes plus basé sur Oméga, comme vous avez pu le constater nos effectifs sont plus renforcé la bas. Notre installation est toute récente sur la Citadelle.

Kori fixa le journaliste un instant. Il pataugeait. Ainsi Jarod n'était pas une personne mais une entité, ça ne l'aidait pas du vraiment. Il ne voyait aucun rapport entre son père et un journal à deux crédit qu'il ne connaissait même pas !

- Quel est le rapport avec Kanor'Penyo Nar Tarek ? Demanda finalement Kori.
- C'est une très bonne question, je ne sais pas pourquoi vous vous êtes mis en tête qu'il y avait un rapport entre nous et votre père.
- Parce qu'il y en a un, répondit le Quarien sur la défensive. Je dois parler à votre patronne. Elle est là ?
- Non, son bureau est sur Oméga, vous l'avez loupée de peu la dernière fois, se moqua l'Humain. Je ne suis pas sûr qu'elle ai du temps à perdre avec vous de toute manière.

Kori perdait patience. Cette discussion ne menait à rien, peu importait les réponses sont ce foutu journaliste avait connaissance, il ne les lui donnerait jamais. Il devait aller chercher les réponses à la source : Oméga.
Le voyage allait être compliqué, ils n'avaient plus d'argent et, après le carnage qu'avait été leur bref séjour sur la station pirate, Naki refuserait tout bonnement de s'y rendre une nouvelle fois.

- Comment t-ce qu'elle s'appelle ?
- Mme Châne, répondit le journaliste après un temps où il sembla soupeser les conséquences de cette information. N'importe qui serait en mesure de la trouver sur l'extranet de toute façon.
- Son nom entier ?
- Kira Nae Châne, PDG de Jarod. Cela vous convient mieux.

Kori ne prit même pas la peine de répondre. Ils avait des noms à présent, Kira Nae Châne et Jarod. Une recherche personnelle s'imposait. Le Quarien tourna les talons, sans jeter un regard sur les deux peronnes présente avec lui. Il devait réfléchir, trouver le lien entre tout ça. Naki pourrait l'aider dans ses recherches sur cette organisation, quant à lui, un appel à Taal, le vieil ami et coéquipier de son défunt père, et à sa mère s'imposait.
Kori quitta les lieux à toute vitesse, dévorant le trajet jusqu'à son appartement. Alors qu'il passait près d'une boutique de vêtement pour toute espèce, il ne remarqua pas le Turien aux tatouages noirs qui lui emboita discrètement le pas.



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MessageSujet: Re: Confrontation   Mer 13 Avr 2016, 15:15



III


Naki pianotait sur son omnitech depuis dix bonnes minutes maintenant, fouillant l'extranet à la recherche des informations que lui avait demandé son frère. La Quarienne était furieuse. Quelle idée l'avait prise pour suivre ce fou furieux à travers la Citadelle, et surtout pour pénétrer dans un bâtiment fermé seul avec lui. Il la rendrait folle un jour avec ses idées stupides et dangereuses !

- Enfin, pensa-t-elle en lançant une recherche sur Kira Nae Châne, s'il ne me tue pas avant...

Malgré ses efforts, elle ne put pas dire que ses recherches furent un réussite, elle trouva bien quelques informations mais rien de bien concret à se mettre sous la dent. Jarod était effectivement un organisme journalistique basé sur Oméga et sur la Citadelle, leurs parutions étaient encore discrète dans le genre journal remueur de merde de ce qu'elle avait comprit.
Naki avait bien dégoté une adresse sur la station pirate, mais une petite voix lui hurlait que cette information n'était pas à donner au Quarien, il serait bien capable de retourner sur place, dut-il faire la manche pour se payer le trajet.

La Quarienne actionna son omnitech. Son frère était sur le chemin du retour et elle lui avait demandé d'en profiter pour aller faire quelque courses pendant qu'elle faisait ses recherches, ce à quoi il avait répondu par un grognement inintelligible.

- Ouais ? Répondit rapidement son frère. T'as trouvé quelque chose ?
- Pas beaucoup plus que toi en fait...Il t'as pas menti en tout cas.
- On est pas beaucoup plus avancé...Soupira son frère.

La voix de Kori était haletante, Naki supposa qu'il rentrait à tout allure, les sacs de courses au bout des ses bras.

- Je t'avoue que je ne vois pas le rapport avec papa...Annonça Naki désolée.
- Y en a forcément un, sinon il nous aurait pas transmis cet article de Jarod.
- Peut être que c'est pas le journal en lui même qui a un rapport, peut être que c'est juste une personne dans ce journal, un employé peut être.
- Ou la dirigeante, trancha le Quarien, t'as pu avoir quelques info supplémentaires sur elle ?
- Pas grand chose non plus.

Elle soupira, pertinemment consciente de son erreur en révélant ces informations à son frère.

J'ai trouvé une adresse, poursuivit la Quarienne d'une voix lasse, il y a un numéro aussi pour joindre l'entreprise Jarod...
- Génial ! On aura qu'à appeler pour trouver un moyen de la rencontrer, reste plus qu'à joindre Taal et maman pour en savoir un peu plus.
- Kori...Soupira sa sœur. Qu'est-ce qu'on cherche au juste ? Ou plutôt qu'est que tu espères trouver ?

Le silence s'établit entre eux, seulement perturbé par le grésillement de la connexion.

- Tu veux pas savoir ce qu'il lui ai arrivé ? Savoir pourquoi il est mort ? Questionna son frère.
- Il est mort pendant la prise d'Haratar Kori. Il est mort parce que c'était un soldat.
- Et si s'était plus compliqué que ça ? Insista le Quarien.
- Je suis pas vraiment sûre de vouloir connaître la réponse... Lâcha-t-elle après un temps de réflexion.
- Moi j'en suis sûr. Assura son jumeau.
- Tu arrives bientôt ? Demanda Naki pour changer de sujet.
- Je suis dans la petite ruelle, j'arrive bien...

La communication fut stoppé. Naki crut percevoir un son sourd à travers son oreillette.

- Kori ? Demanda-t-elle, l'inquiétude pointant dans sa voix. Kori ?

Naki jeta un ocup d'oeil sur son omnitech, la connexion était terminée, son frère avait raccroché. Elle tenta de ne pas imaginer le pire, il était tout proche, sûrement avait-il dû taper dans son omnitech avec les sac de courses. Il arriverait dans quelques instants.
On frappa justement à la porte et Naki alla ouvrir en vitesse pour aider son frère à rentrer leurs provisions, les bras chargés de sac. La porte métallique coulissa sans bruit devant la Quarienne.

- Ben alors, tu me raccroches au nez maintenant ?

Naki perdit son sourire. Elle baissa les yeux vers la pointe brillante du canon pointé vers elle puis darda son regard dans celui de l'Humain face à elle.

- Je peux entrer ? Demanda-t-il d'une voix rauque, son sourire révélant des dents de carnassier.

La jeune Quarienne jeta un regard discret le long de la rue. Elle était déserte, c'était l'une des rue les moins fréquentées des secteurs, petite ruelle d'appartement pour revenus modeste.
Elle acquiesça en silence, la bouche tremblante, puis recula de quelque pas tandis que l'intrus pénétrait chez elle, l'arme à feu toujours braquée sur son bas ventre.
La porte coulissa une nouvelle fois, laissant Naki seule avec un inconnu qui ne voulait visiblement pas profiter de sa compagnie.



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MessageSujet: Re: Confrontation   Mar 10 Mai 2016, 23:23



IV


Assise sur le lit, à l'endroit même où on l'avait sommé de s'installer, le dos droit et tendu comme un elastique, Naki observait celui qui venait de pénétrer chez elle. Un Humain, plus grand d'au moins deux tête, il paraissait maigrichon dans son attirail de protection bon marché sûrement trouvé dans un coin encore plus sombre des secteur. Il portait sur la tête des cheveux rouquin en bataille, et les fines tâches de rousseur qui lui parsemaient le visage lui donnait un air incroyablement juvénile. Quel âge devait-il avoir ? Naki n'était pas vraiment au fait des transformation anatomique humaine, bien qu'elles ressemblât quelque peu à celles de son espèce, peut être vingt, vingt-cinq ans ? Pas beaucoup plus qu'elle en tout cas.
Des son entrée, la jeune Quarienne avait immédiatement songé au journaliste qu'ils avaient ramené d'Oméga. Ces gens là n'étaient pas du genre à plaisanter, leur péripétie sur la station pirate ne lui avait paru que trop dangereuse pour être pleinement appréciée, et, au vue de leur moyen, elle ne doutait pas qu'ils puissent leur chercher des noises jusqu'à leur appartement.
Sauf que cette fois, Ravilla ne serait pas là pour le donner un coup de main. Elle songea un instant à l'appeler, ne serait-ce que pour qu'elle entende la conversation entre Naki et l'individu, elle ne tarderait sûrement pas à comprendre ce qu'il se passait et accourrait bien vite à son secours, son frère et elle-même lui devait tant de chose. Depuis leur rencontre hasardeuse à leur arriver sur la Citadelle, la Turienne n'avait cessé de les protéger des dangers existant même ici.
L'espace d'un instant, elle se surprit à avoir honte d'elle même, honte de ne compter que sur l'aide d'une amie qui se démenait corps et âme pour eux. Ravilla avait une vie, elle aussi, un métier prenant et sûrement mieux à faire que de leur venir en aide à chaque instant.

L'Humain s'appuyait nonchalamment sur le mur, son arme posée sur la tablette qui leur servait de dépose bordel quand ils rentrait, sa main restait appuyée sur la crosse de l'arme à feu. Le canon n'était même pas pointé sur la Quarienne, il visait le néant, positionné au hasard.
Naki, tout comme son frère, avait baigné toute leur enfance dans un style de vie militaire que leur père, engagé dans l'armée de la flotte nomade puis de Rannoch, avait laissé teindre sur eux. Tout dans l'attitude du jeune homme face à elle démontrait le peu d'expérience qu'il avait.

- Juste un tocard des secteurs...Pensa-t-elle.

Naki se creusa les méninges, elle connaissait quelques prise d'autodéfense inculqué par ses parents quand elle était plus jeune. Jusqu'à aujourd'hui, elle n'avait que rarement eu l'occasion de profiter de ce savoir, elle qui répugnait à la violence. Le plus dur serait de s'approcher de lui, le lit qu'elle partageait avec son frère, faute de moyen, se situait à l'extrémité de petit habitat, collé au mur et légèrement camouflé par un paravent l'isolant du reste de la salle principale. Elle avait tout au plus quelques mètres à effectuer pour être sur lui, largement suffisant pour le faire réagir. Inutile d'agir bêtement, il restait armé, aussi inexpérimenté qu'il semblait être. Ce qui était finalement plus redoutable.

- Je peux savoir qui vous êtes ? Finit-elle par demander d'une voix qui trahissait son inquiétude.

L'homme daigna lui jeter un regard vide, la bouche légèrement entrouverte dévoilant une dentition plus qu'approximative.
Pas de réponse.

- Est-ce que c'est...Jarod ? Tenta la Quarienne.

Il eut un rictus interrogatif, la lèvre supérieure légèrement relevée.

- Ah ouais...Annonça-t-il soudain. Ouais, c'est ça. Jarod.

Au moins, elle était fixée, juste un chômeur des secteurs embauché pour l'occasion.

Une légère sonnerie retentit dans l'appartement, et Naki comme son agresseur se dressèrent soudain.

- Qui c'est ? Demanda l'Humain à son hôte, ses yeux affolés scrutant la porte d'entrée. Il avait à nouveau empoigné son arme, la tenant comme un bouclier.
- Comment voulez-vous que je le sache en restant assise ici ? Demanda-t-elle, voyant là un mince espoir de se rapprocher de son agresseur.

D'un geste rapide, il l'incita à se rapprocher, le canon dangereusement pointé vers elle.
Naki se releva et, lentement, traversa la pièce à vivre en direction de la porte. Arrivée face à cell-ci, elle s'arrêté, stoppée par l'Humain.

- Au visiophone, ouvre pas.

L'arme braquée faisait office d'ordre. Elle acquiesça.

- Si vous restez derrière moi, on vous verra. Déclara la Quarienne dont le sang-froid qu'elle tentait de retrouver donner un timbre monocorde à sa voix.

L'Homme se décala rapidement.
Naki espérait de tout cœur que son frère se trouve de l'autre coté de cette porte, qui cela pourrait-il être d'autre ? Elle n'attendait personne, et personne ne faisait de porte à porte dans ce coins perdu. Mais elle en doutait, la Quarienne supposait que son jumeau ai subis le même sort qu'elle, voire pire.
Elle se sentit défaillir, ses jambes devenant coton, puis elle se ressaisit. D'un geste lent, précédé d'une longue inspiration, Naki enclencha la caméra.

L'écran révéla le rose pâle et l'armure intégrale qui caractérisait tout Quarien. Avant même de voir la couleur de l'armure, Naki reconnut la posture, la forme caractéristique du corps, les gestes lents et mesurés de sa collègue et amie : Naïla.
Si leur longue vie cloîtrée dans un espace aseptisé leur avait grandement fait diminuer leur système immunitaire, force était de reconnaître que les Quariens n'avait pas leur pareil quand il s'agissait d'identifier quelqu'un. Sans visage apparent, chaque parcelle du corps, chaque attitude, chaque geste déterminait avec précision qui l'on était.
La voix rauque de sa collègue brisa le silence.

- Hey ! Naki ! Je passais dans les parages et je me suis souvenu que vous reveniez de voyage aujourd'hui ! Tu me fais entrer ?

Naki se tenait raide face à la caméra, un léger coup d'oeil sur le coté lui appris que son agresseur s'était collé le long du mur à sa gauche, près de la porte. Il tenait son arme de la main droite et pendait le long de son bras. Il avait cessé de la tenir en joue et portait toute son attention sur le petit écran bleuté. Naki tenta le tout pour le tout. C'était son unique chance de réagir. À ses risques et péril.

- Tiens...Commença-t-elle hésitante. Tu tombes mal, j'allais partir rejoindre Kori.
- Ah ? Demanda sa collègue suspicieuse. Elle même devait sentir quelque chose d'anormal dans la posture et la voix de son amie. Tu veux que je t'accompagne au pire ? Tu me raconteras en chemin !

Naki observait les réaction de l'Humain, il attendait, sans chercher à la brusquer ni à clore la conversation. Il avait tout simplement l'air de ne pas savoir comment réagir à la situation. Les mains de Naki se rapprochaient lentement l'une de l'autre quand elle poursuivit.

- Euh...Non, t'embètes pas, je vais le rejoindre pour faire des courses...Rien de bien intéressant.

Son regard dévia vers la gauche, l'agresseur gardait les yeux rivé sur l'écran sans faire attention à elle. Discrètement, elle actionna son omnitech, la vive lumière orangée attira le regard de l'agresseur, mais celle bleutée qui apparut derrière lui eut raison de son attention.
Ce bref instant d'inadvertance était tout ce que recherchait Naki qui, d'un geste qu'elle même trouva incroyablement rapide, attrapa la lampe qui trônait sur le meuble d'entrée et l'écrasa sans scrupule, arrachant le fil électrique du mur, sur la tête à nue de son agresseur. Avant même qu'il n'ai pu toucher le sol, Naki actionnait la porte d'entrée et son amie sautait déjà à l'intérieur de l'appartement.
Sans poser de question, ou bien Naïla pensait-elle que si son amie décidait d'éclater la tête de quelqu'un à coup de lampe, sa raison devait être assez valable pour qu'elle prenne tout de suite son parti.
Alors que Naki agrippait les bras de son agresseur en le plaquant au sol, quand celui-ci poussa un son rauque de douleur, la Quarienne en fut presque soulagée. Elle craignait de l'avoir trop endommagé, voire pire...
Avant qu'il ne puisse réagir, Naki empoigna le revolver, face à elle, le petit drone de défense qu'elle avait lancé et qui lui avait sûrement sauvé la mise.
Elle se redressa, l'arme pointée sur le dos de l'Humain, elle sentait plus qu'elle ne voyait la présence de son amie derrière elle. Sûrement trop habituée au danger des secteurs ou d'Oméga que ça collègue avait eu la chance de côtoyer, elle eut le réflexe froid de refermer la porte d'entrée, sans même chercher à en savoir plus.

- Et maintenant, déclara Naki après avoir retrouvé le contrôle de ses tremblements. Tu vas me dire ce que tu nous veux, et surtout, qu'est-ce que vous avez fait de mon frère ?



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MessageSujet: Re: Confrontation   Sam 21 Mai 2016, 12:40



V



Naki et Naïla observaient le couloir vide à cette heure tardive, bien à l'abri dans l'angle que formait les escaliers menant aux étages supérieurs. Sous la pression que lui avait mis les deux femmes et le pistolet braqué sur lui, l'Humain eut la gentillesse de leur révéler ou ses petits amis avaient traîné le deuxième Quarien. Au loin, la Quarienne ressentait le battement incessant et entêtant du sono envoyant des basses à plein volume. Elle eut un regard interrogatif envers son amie qui lui répondit.

- On est pas loin de l'antre de Choras, y a quelques couloirs peu utilisés dans le coin. Je me serai attendu à ce qu'il y ai plus de monde.

Après un temps de réflexion pendant lequel les Quariennes hésitaient sur la marche à suivre, Naïla fit part de son inquiétude.

- Ca craint vraiment cet endroit Naki, on devrait appeler de l'aide...
- Tu connais quelqu'un dans le coin peut être ? Répliqua Naki plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu.

Naïla soupira. Pour une raison qu'elle ne comprenait pas, son amie rechignait à contacter les membres du SSC. Elle semblait avoir déjà eu à faire à ce groupe d'individu sur Oméga. Naïla n'avait pu jouir que quelques mois des plaisirs de la station pirates lorsqu'elle avait entamé son pèlerinage il y avait deux ans. La chance lui avait plus sourit qu'à d'autre et elle avait rapidement put faire ses bagages pour retrouver le calme relatif des secteurs de la Citadelle. Elle trouvait toutefois étrange qu'un groupuscule de la station prenne la peine de se déplacer ici pour deux Quariens en pèlerinage. Naki n'avait pas voulut lui en dire plus, c'était son droit, même si sa collègue se sentit un peu déçue et attristée face au renfermement de son amie.

Au détour de la rue, dans un renfoncement ornée de plante et rougi par les néons qui l'occupait. Un homme s'extirpa des ombres mouvantes.

- C'est le moment, murmura Naki.
- Ecoute, j'ai peut-être quelqu'un qui peut nous aider dans les parages, un ami...

Mais il était trop tard, Naki avalait déjà les mètres qui les séparaient du couloir qui voyait potentiellement son frère captif. L'objet contondant qu'elle avait récupéré chez elle pesait pitoyablement dans sa main. Tout ce que la jeune Quarienne espérait était que ces soit disant agresseurs soient peu nombreux et aussi peu doué que celui auquel elle avait eu à faire.
Tandis qu'elle approchait de l'angle, son pouls s'accélérait. Son amie l'avait rejoint à grande enjambé, le souffle rauque sous son casque.
Rien qu'un coup d'oeil, juste pour analyser la situation, combien sont-ils ? Sont-ils armés ? Est-ce que Kori est seulement ici ?
Naki s'adossa au mur de métal froid, les néons rouge dardant de sang sa combinaison blanche, le rouge lui allait très mal, elle n'avait jamais aimé cette couleur. Elle tordit le cou hors de son abri et scruta le couloir qui s'alignait devant elle. Tout au bout, les coups répétés de la musique annonçait l'entrée de l'antre de Choras. Sur la droite, le couloir s'agrandissait pour former une alcôve à l'abri des regards, le lieu idéal pour traîner entre loubards imbibés d'alcool pour commettre quelques gestes irréparables, personne n'y ferait attention.
Elle s'approcha lentement, à quelques pas, un Turien lui tournait le dos, le corps nonchalamment appuyé sur le coté. À ses pieds, un Quarien qu'elle reconnut sans peine malgré la couleur de l'endroit.
Kori était là, les mains derrière le dos. Il ne semblait pas mal en point, juste assis là, à attendre.
Une voix s'élevant du Turien lui fit comprendre qu'il était en communication. Saisissant un reflet sur la combinaison blanche, Kori tourna discrètement la tête et surprit sa sœur, la barre métallique qui leur servait habituellement à ouvrir les étagères trop honte bien en main. Le Quarien reporta son attention sur son agresseur, non sans avoir gratifié sa jumelle d'un léger hochement de tête.
Naki avança prudemment, les cognement répétés de son cœur couvrant largement le bruit de ses pas. Elle était toute proche, son arme de fortune levée derrière son épaule. Que devait-elle viser ? Le dos ? Non, elle ne pourrait peut être pas l'immobiliser ensuite. La tête alors ? Et si elle le tuait sur place ? Elle ne s'en remettrait jamais. Le cou ? Meilleure solution pour en finir à tout jamais avec ce Turien.
Avec cet être vivant.
Elle se sentit flanchir. Lui se retourna, mandibule ouverte sur le visage hagard de celui qui se croyait seul. Le tube de fer prit son envol. Le Turien s'échoua au sol dans un bruit mat.
Naki laissa s'échapper l'arme de ses doigts. Naïla vint à son secours.

- Oh merde...Dîtes-moi que je l'ai pas tué...Implora Naki.
- Il est vivant, assura son amie. Il respire, regarde.

Elle joignit le geste à la parole, montrant les vas et vient que faisait sa main sur le torse du malheureux.

- Détachez-moi, demanda Kori en se tournant de façon à laisser apercevoir les liens qui le retenait.
- Ce sont eux Kori ! S'alarma sa jumelle en le libérant avec l'aide de Naïla. Ceux d'Oméga !

Kori savoura sa libération, se frottant les poignets tout en se relevant.

- Il m'ont l'air vachement moins doué qu'eux...S'étonna le Quarien.
- Heureusement pour nous !
- Qu'est-ce qui te fait croire que se sont eux ? Demanda-t-il soudain conscient que sa sœur avait dû subir le même sort que lui. T'as rien au moins ?

Naki soupira. Non, elle n'avait rien. Elle s'était admirablement débrouillée. Un peu trop facilement d'ailleurs.

- Heureusement que Naïla est arrivée. Conclut la Quarienne.

Naïla salua le Quarien qui lui rendit d'un signe de tête.

- On ferait mieux d'y aller je pense...Les pressa leur collègue.

Ils s'éloignèrent en hâte du corps inerte, respirant difficilement dans cette atmosphère oppressante.

- C'est bizarre, réfléchit Kori à voix haute alors qu'ils approchaient de la sortie. - Ce Turien là, il m'a dis qu'il avait un message de Jarod.
- Lequel ? Demanda sa sœur.
- Il m'a dis textuellement “Jarod t'as à l'oeil, il hésitera pas à te faire la peau si tu continues tes magouilles“
- Quel sens du phrasé ! Ironisa Naïla. Mais c'est qui ce Jarod à la fin ?
- C'est pas qui, c'est quoi...Commença Naki.

Elle comprenait où voulait en venir son frère.

- Jarod n'est pas quelqu'un, c'est une entreprise basée sur Oméga.
- Et la plus haute représentant est une femme, Kira Nae Châne. C'est le journaliste qui me l'a dis, précisa-t-il sous le regard interrogatif de sa sœur.
- Parce que t'es aller le voir ? La gronda-t-il.
- C'est pas la question, esquiva le Quarien d'un haussement d'épaule. Ce gars a désigné Jarod en tant que “il“.
- T'essayes de nous dire qu'il ne sait pas pour qui il bossait ? Questionna Naïla en relevant les sourcils.

Nouveau haussement d'épaule.

- Oh oh...S'inquiéta Naki.

Les deux amis suivirent son regard jusqu'à l'homme qui les toisait à l'autre bout de l'allée. Un grand gaillard, environ 1m80, le regard dur et dirigés vers les Quariens.
Kori fit jouer la barre de fer qu'il avait récupérer à sa sœur. Espérant de tout cœur que leur supériorité numérique viendrait à bout de son courage.
Ce fut le cas. D'une incroyable incroyable pirouette, l'Humain prit ses jambes à son cou et déguerpis en direction opposée.

- On le suit ! Cria Kori en s'élançant à sa poursuite. Il sait sûrement quelque chose !

Les deux Quarienne lui emboitèrent le pas, consciente que rien ne servait de tenter de le raisonner.

- Il vient à peine d'échapper d'une agression et le voilà qui repart en courant vers les ennuis ! Ce Quarien va me tuer...Réalisa sa sœur en silence.

Les Quariens dévalaient les rues les couloirs des secteurs, l'homme avait trop d'avance sur eux, ils ne l'auraient pas. Pas sans aide. Au détour d'une ruelle, un son inarticulé résonna alors qu'ils avaient perdu de vue leur proie. Kori ralentit l'allure, vite suivit par sa sœur. L'Humain s'étala de tout son long au coin de rue, se traînant sur le dos vers le mur opposé, un regard inquiet plaqué sur le visage. À sa suite, un mastodonte se dégagea de l'angle, les bras croisés sur son immense torse Krogan.
Kori s'arrêta, incitant sa sœur à en faire de même. Le peu de rencontre qu'il avait eu l'occasion de faire avec cette espèce pour le moins brutal suffisait à lui faire prendre ses distances. Seule Naïla ne sembla pas le moins du monde inquiété de sa présence tandis qu'elle avançait tranquilement vers les deux individus.

- On peut dire que tu tombes à pic ! Sourit-elle au Krogan. Ca te dérangerait de me le garder au chaud celui là ?

Le mastodonte prit un air jugeur avant d'esquisser ce qui ressemblait à un sourire.

- Dans quoi tu t'es fourrée encore ? Demanda-t-il de sa grosse voix vibrante.
- C'est une longue histoire, abrégea la Quarienne d'un geste amusé de la main. On a besoin de lui poser quelques questions. Tu nous aide ?



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MessageSujet: Re: Confrontation   Jeu 02 Juin 2016, 21:43



VI


- Varrik, se présenta le Krogan en s'installant dans un fauteuil.

L'appartement du Krogan semblait à peu de chose identique à celui des Quarien, si ce n'était la décoration bien plus bordélique. L'immense siège dans lequel il se trouvait semblait en être l'élément le plus important, tout droit dirigé vers l'écran géant qui ornait le mur.

- S'cusez le désordre, je reçois pas beaucoup.
- J'ai rencontré Varrik sur Oméga, c'est lui qui m'as aidé à venir ici, résuma Naïla d'un coup de poing sur l'épaule du mastodonte. Voici mes amis, Kori et Naki.

Les jumeaux saluèrent le Krogan d'un signe de tête timide, ne sachant pas vraiment comment se saluaient les Krogans.

- Seulement Varrik ? Demanda Kori sur le ton de la discussion. Les Krogan n'ont pas un nom de clan ou quelque chose comme ça ?

Le Quarien reçut une tape discrète sur le bras. Sa sœur.

- Tes amis sont bien curieux. Gronda le Krogan à l'attention de la Quarienne en rose.
- Si tu savais...
- Bon, et qu'est-ce que vous lui voulez à l'autre gars. J'espère pour vous qu'il a une bonne raison de se retrouver attaché chez moi.
- Si ça peut te rassurer, dis-toi que lui et sa bande viennent d'agresser mes amis.
- Et ils vont pas tarder à venir me chercher ! Brailla le gaillard en gigotant dans son coin.

Un ombre gigantesque s'étala sur le pitoyable Humain tandis que le mastodonte s'élevait de toute sa taille, un doigt rageur pointé sur lui.

- Toi, tu bouges pas ! Gronda le Krogan d'une voix si caverneuse que l'Humain s'en retrouva recroquevillé.

Puis à l'attention des Quariens.

- Posez-lui vos questions et barrez-vous.

Kori le remercia d'un signe de tête hésitant, ne sachant si le Krogan ne les chasserai pas à coups de pieds au derrière dès qu'il en aurait assez.
Le Quarien s'approcha de l'Humain, qui sembla retrouver un semblant de courage en voyant que le Krogan se tenait éloigné d'eux.

- Bon...Commence Kori, cherchant encore ses mots. Déjà j'aimerai savoir pourquoi vous nous avez agressé ?
- Va te faire foutre. Cracha l'Humain pour toute réponse.

Un choc sourd les fit tous sursauter. Le propriétaire des lieux ôta son poing fermement écrasé sur son plan de travail, un regard assassin braqué sur le prisonnier. Puis à l'attention des trois Quariens.

- Du café ?

Kori refusa d'un signe de tête. Son attention toute entière dédiée à l'Humain.

- Alors ? Repris le Quarien.
- C'est...C'est Jarod ! Eructa l'Humain.
- Hum...Soupira le Quarien perplexe.

Kori jeta un coup d'oeil en biais à sa sœur.

- Cette saloperie de Turien. Annonça-t-elle doucement.

Kori plissa les yeux, puis, d'un hochement de tête, poursuivie l'idée de sa sœur.

- C'est lui qui te paie alors ?
- Ouais, il est venu nous voir en personne pour vous faire flipper !
- Quelle réussite ! Ironisa Naïla derrière lui.

Kori se redressa, laissant l'énergumène plantée là pour s'approcher de sa sœur et de leur amie.

- Bon, au moins on est sûr qu'il nous raconte des salades. Conclut Kori.
- Vraiment ? Questionna sa sœur. C'était peut être quelqu'un qui travaillait pour elle va savoir.

Le Quarien soupira. Ne sachant que faire pour se sortir de cette situation.

- Hey ? Grogna le Krogan. Il vous a contacté comment votre gars ?

Il fallut un certain temps à l'Humain pour comprendre que la question lui était adressée.

- Sur notre boite privée. Répondit-il précipitamment lorsque le Krogan esquissa un mouvement vers lui.

Varrik s'approcha à pas lourd et, d'un geste rapide, attrapa le bras du prisonnier dans un son inarticulé pour actionner son omnitech.

- Je devrai pourvoir vous localiser l'expéditeur. Ca vous intéresse ?

Les Quariens acquiescèrent, ce à quoi Varrik répondit par un grognement.
Dans le coin de la salle, Naki prit son frère en a parte.

- Ca va nous dire que le message vient d'Oméga je présume...
- Ca nous avancera pas à grand chose...A moins qu'il parvienne à localiser où exactement à Oméga.
- Parce que tu comptes y retourner peut être ? Se fâcha Naki.
- Et qu'est-ce que tu veux faire d'autre ? Renchérit son frère. Ils savent apparement où on vit, si tu crois qu'ils vont nous lâcher comme ça.
- Mais qu'est-ce qu'il nous veulent au juste ? C'est pas comme si on avait une découverte qui les mettait en danger ! On sait même pas qui ils sont !
- Mais peut être qu'on est sur la bonne voix. Songea le Quarien à voix haute. Peut-être qu'ils ont peur qu'on découvre quelque chose sur eux ou sur papa.

Naki s'assit un moment, la tête entre les mains, son regard se perdait dans les méandres de la tasse de café à moitié vide que leur avait servi leur hôte. Elle était fatiguée. Ils étaient partis trop loin, trop dangereux. Tout ce qu'ils y gagneraient était de découvrir une atrocité sur leur père et à mourir pour l'avoir découvert...

- On devrait retourner sur Rannoch, Kori...Oublier tout ça. Souffla la Quarienne.
- Tu y arriverais, toi ? Demanda son frère sur le même ton.
- C'est facile d'oublier tant qu'on ne sait rien. Ca sera plus compliqué lorqu'on aura découvert quelque chose d'horrible.

Naki laissa flotter cette idée dans le silence de l'appartement, seulement brisé par la respiration rauque du Krogan.

- Je l'ai. Déclara celui-ci de sa grosse voix. Ca a été expédié de Rannoch. C'est pas votre coin ça ?

Naki se redressa sur son siège. Kori accourut près du Krogan.

- Vous êtes sûr ? Demanda précipitamment le Quarien.

Varrik lui répondit d'un regard on ne peut plus clair. Oui, il était sûr.

- Tu crois qu'ils ont du personnel sur Rannoch aussi ? Interrogea Naki à qui l'idée la terrifiait.
- Vous êtes sûr que c'est qu'un journal votre truc ? On en a jamais entendu parlé et ils auraient des hommes aux quatre coins de la galaxie.

Kori se redressa, un regard dur braqué sur l'Humain. Une idée naissait dans un coin de sa tête. Une idée qu'il devait percer.

- Qui vous a envoyé le message. Demanda le Quarien d'une voix dure.
- Je vous l'ai dis, c'est votre foutu Jarod !

Kori écrasa du pied la tête de l'homme contre le mur.

- Hey !
- Doucement petit...Ordonna Varrik.
- Y a pas de Jarod sur Rannoch, et c'est pas un Turien ! Qui vous a envoyé le message ?

Kori insista un peu plus sur son pied, gardant du coin de l'oeil le Krogan prêt à l'arrêter s'il dégénérait.

- J'en sais rien ! Couina le pseudo mercenaire. On nous a juste dis qu'on devait vous foute la trouille et dire qu'on venait de la part de Jarod.

Une patte lourde se posa sur son épaule. Varrik.

- Enlève ton pied mon gars. Il sait que dalle.

Il devait savoir. Quelqu'un, quelque part, devait avoir la réponse aux questions qu'il se posait.

- C'est pas eux, assura le Quarien en enlevant son pied. Sa colle pas...
- Qu'est-ce qui colle pas Kori ? Demanda Naki lasse.
- Sur Oméga, on sait fait attaquer par des gars qui savait ce qu'ils faisait. Et eux, là, c'est des vulgaires gamins qui volent à l'étalage.
- Va te faire foutre ! Cracha l'Humain.
- Ils ont des locaux ici Naki, reprit le Quarien sans se préoccuper de l'interjection, et je doute qu'ils n'aient pas la protection qui va avec. Alors pourquoi nous envoyer des pèquenauds dont on serait capable de se débarrasser ?

Naki se caressa le crâne à travers sa combinaison, avachie sur la table. Elle dut bien avouer qu'elle s'était fait la même réflexion sur l'incompétence de leur agresseur. Même elle avait pu en mettre un à terre sans trop de résistance. Sur la station pirate, ils ne durent leur salut que grâce à Ravilla qui les accompagnait.

- Qui ça pourrait être alors ? Demanda-t-elle à son frère alors que leur amie posait une main réconfortante sur son épaule.

Il haussa les épaules. Incapable de lui donner une réponse, un air désolé plaqué sur son visage.

- Dans quoi on s'est mis Kori ?

Si seulement il le savait. La Quarien vint s'asseoir près de sa sœur.

- T'as raison...Je crois qu'on ferait mieux de rentrer sur Rannoch. Prendre un peu de repos.

Naki hocha vigoureusement la tête.

- Qu'est-ce que vous faîtes de lui maintenant ? Demanda le Krogan en pointant leur otage du doigt.
- Euh...Commença le Quarien. On va l'emmener et le mettre quelque part...Je sais pas trop où...

Naïla lança un regard compatissant à son protecteur.

- C'est bon, râla celui-ci, je m'en charge...

Et il quitta l'appartement, l'Humain nonchalamment balancé sur son épaule. Laissant les jumeaux à leurs réflexion.
Rannoch. Jarod n'était qu'un journal, ce pourrait-il qu'il est une influence aussi énorme ? Kori en doutait. Mais alors qui ? Quelqu'un d'autre d'impliqué ?
Kori était fatigué. Un petit retour aux sources ne serait pas de refus. D'autant qu'il pourrait tenter de trouver qui leur en voulait une fois sur place. Toute cette histoire le pesait, et encore plus à sa sœur.
Mais il était trop tard. Ils étaient beaucoup trop imprégnés par les évènements. Il devait continuer seul, laisser Naki loin de tout ça.

- On va rentrer Naki. On va rentrer...



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Confrontation

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