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 Rouages

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MessageSujet: Re: Rouages   Ven 21 Aoû 2015 - 12:44

Ultir, comme la majorité des personnes présentes ici, trouvaient la situation assez cocasse. Il se demandait bien comment il allait se sortir de cette impasse. Derrière lui, dans le bureau, avaient été laissés çà et là des indices incriminant un individu se trouvant à une dizaine de mètres de lui, derrière un super-enquêteur du Service de Sécurité de la Citadelle. Non, vraiment, super cocasse. Il étudiait vite fait les possibilités pendant que l'Asari accompagnant Hyasin et le Superviseur parlaient. Le bureau était effectivement doté de fenêtres, permettant une fuite. Il restait aussi l'option de tenter d'amadouer le Superviseur pour retourner sa méfiance vers Hyasin, mais cela restait une tâche d'autant plus compliqué qu'ils se trouvaient du mauvais côté de la barricade, et qu'ils avaient été découverts trop tôt.

Cependant, il ne put s'empêcher de dire, comme si c'était plus fort que lui, surtout en réaction aux paroles de l'Asari :
« Tiens, c'est amusant. Vous avez devant vous celui que vous cherchez. Le meurtrier de l'Ambassadrice. », fit-il en faisant un bref coup de bec dans le vide, vers l'avant, afin de pointer Hyasin alors qu'il tenait toujours son arme à la main. « Vous n'aurez qu'a fouiller le bureau derrière nous et arriver à la même conclusion que nous, juste avant que vous nous trouviez : c'est lui le coupable. »

Gyp, lui, ne faisait rien, étant donné qu'il était la personne la plus proche du Superviseur, il n'aurait jamais le temps d'agir avant de se prendre une balle dans le bec. Il se contentait de jongler du regard entre le Superviseur et Hyasin, dont il attendait une réaction, après tout.

***



« Et le premier qui sera disposé à m'aider à éclaircir la situation aura le bénéfice du doute. »
Ainsi Ultir avait alors directement pris l'initiative, accusant Ythaq du meurtre de Ranem'Tha. Ce qui était on ne peut plus vrai, mais pas pour les raisons que l'on croyait. Il aurait du mal à l'expliquer au Superviseur. Lilith avait tenté une approche un peu bancale au goût du poulet, prétextant tomber là comme un cheveu sur la soupe. Cela ne passerait certainement pas aux yeux du Superviseur. Il leur fallait donc une autre parade. Quand, à son tour parmi les personnes composant cette impasse mexicaine, il passa en revue ses options, il se dit que leur meilleure porte de sortie était de tourner les talons et de laisser le SSC s'occuper des deux frères. Malheureusement, il était fort à croire qu'Ultir et Gyp revenaient du bureau pour y avoir laissé des indices menant à Ythaq, alors que celui-ci avait soigneusement nettoyé sa présence de l'endroit.
Ce serait idiot que ma quête s'arrête là à cause de ce foutu Superviseur., pensa-t-il, sentant son adrénaline progressivement monter.

Tourner les talons, se rendre à ce Superviseur, ou tenter de récupérer Ultir par la force à cause des souhaits de la Thémessiane. Voici ce qui se présentait à lui. Se rendre lui ferait perdre du temps à lui et à Saskia, récupérer Ultir, donc affronter le Superviseur était exclu... Alors, il fit ce que lui dicta son instinct.
« Allons-y. », dit-il à l'attention de Lilith. « Nous voyons bien que le SSC a effectivement le contrôle de la situation. Allons-nous en. »

Puis, sans autre sommation, il se retourna et marcha dans le sens inverse. Il entendait alors derrière lui un rire tonitruant, même venant d'un Raloi, cela restait étonnant.
« C'est ça, fuis, Hyasin, fuis ! »

L'éclaireur-guerrier loyal avait donc pour but de repartir le plus normalement possible, afin de passer plus inaperçu par les renforts qui allaient tenter d'arriver tôt ou tard. Il décida de rallonger le chemin par une autre aile, afin d'éviter de se retrouver directement dans le chemin des nouveaux arrivants du SSC. Après tout, ils avaient tout leur temps.
« Nous n'aurons ni l'un ni l'autre ce que nous voulions. On s'en occupera plus tard. », lança Ythaq, quelque peu déçu. « Au moins, T'zela a récupéré le corps. Je suppose que nos chemins se séparerons à la sortie de ce bâtiment qui commence à me sortir par les yeux ? »

***



Alors que le Superviseur avait la tête tournée vers le couple partant, le jeune frère Gyp était démangé par l'idée de sauter sur le Superviseur avant que les renforts n'arrivent. Mais il reçu une tape sur l'épaule par son grand frère, qui s'était avancé jusque lui, lui indiquant la fenêtre. Puis, simultanément, ils s'élancèrent tout les deux vers la fenêtre, Ultir tirant deux coups dans celle-ci afin de la briser et de leur permettre de fuir.
« Adieu, Superviseur ! »

Ultir se demanda qui le Superviseur allait-il poursuivre, et qui allait-il perdre ? Rediriger les renforts restait une option, mais allait-elle être efficace ?



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MessageSujet: Re: Rouages   Sam 29 Aoû 2015 - 2:09

ROUAGES

Citadelle ▬ Ambassade raloise
MAINTENANT

La situation s'était complexifiée et aucun des participants n'avaient daigné suivre l'initiative de Lleyton jusqu'au bout. Il n'y avait eu qu'une vulgaire avancée avec l'un des deux fouilleurs qui avait pointé son congénère de sa griffe. Promptement, sans vergogne, il avait accuser le dénommé Hyasin d'être ni plus ni moins que le meurtrier de l'ambassadrice et, en l'occurrence, la clé de toute l'affaire qui occupait l'esprit de Lleyton depuis... seulement quelques heures. Non, tout allait définitivement trop vite, même pour une enquête de cette envergure. Il y avait forcément anguille sous roche et l'homme profitait de son placement pour continuer à observer la scène. Légitimement, il pensait qu'il y aurait un affrontement quelconque, verbal ou physique.

Inutile de préciser qu'il fut assez déçu de voir le troisième raloi se défiler comme si de rien n'était. Soit il était innocent et ne souhaitait pas être pris à part, soit il avait définitivement quelque chose à cacher et il feintait pour mieux déguerpir. Toujours est-il que le Superviseur ne pouvait pas rester plus sans réagir. Il serra son arme de poing, qu'il avait maintenu à hauteur raisonnable durant tout ce temps. « Hé ! » héla t-il. Sans succès. « Restez où vous êtes ! » Il pointa son flingue en direction du duo, qui ne daignait toujours pas se retourner. Les évènements auraient ensuite pris une autre tournure si les deux autres zigotos ne s'étaient pas mis à imiter leur fieffé ami. Tandis que leur surveillant étant concentré sur la lente et latente fuite de son nouveau suspect, ils avaient foncé vers une fenêtre, la brisant à coup de balles et sautant sans guère se soucier de la hauteur. Ils avaient au moins eu la courtoisie de lui dire au revoir, le laissant bouche-bée, sur place. Se secouant le museau, Lleyton courut vers l'ouverture.

Il avait vécut quelques moments bien particuliers durant cette journée, mais c'était la première fois qu'il voyait deux criminels notoires prendre leurs jambes à leur cou en s'envolant - ce qui voudrait dire qu'ils avaient pris leurs ailes à leur cou, en fin de compte. Et donc, les Ralois pouvaient voler. Cela n'avait rien de si étonnant ou impressionnant vu leur allure d'oiseau géant. Mais tout de même, on avait quand même espérer qu'ils s'étaient écrasés comme de pauvres mortels. Là, on était surtout sur le point de les perdre. « MERDE ! » beugla l'ex-Lieutenant en frappant dans le vide, sans aucune raison. Il activa son omni-tech et, de surcroît, sa radio. « Appel à toutes les unités. Deux ralois en fuite des Ambassades. Possibles suspects dans l'affaire de l'ambassadrice. Appréhendez-les vivants ! » A son niveau, il ne pourrait rien faire. Il avait de bons réflexes et une bonne endurance mais pas de là à rattraper de tels spécimens.

Il y en avait un autre qu'il pouvait rattraper, toutefois. Se retournant, il percuta soudain : Hyasin et son amie devaient être loin à l'heure qu'il était. S'il voulait l'interroger, il faudrait qu'il fasse preuve de plus de rapidité. Sans plus attendre, il déguerpit de la scène de crime, se retrouvant devant cinq agents absolument penauds. Évidemment, ils débarquaient après la fête. « Vous et vous, avec moi ! Les autres, gardez l'ambassade et ne laissez entrer personne. » Cette fois, il espérait que ça marcherait. Mais il n'avait pas le temps pour plus d'instructions ; il avait pris deux gardes au hasard, leur expliquant vaguement qu'il cherchait un raloi accompagné d'une asari. L'édifice offrant peu de possibilités de refuge, ils prirent soin de sortir.

Dehors, les individus étaient nombreux et aucun ne ressemblait à l'objet des convictions de Lleyton. Il tournait un peu en rond, faisant aussi vite que possible pour passer en revue toutes les silhouettes qu'il voyait, de près ou de loin. Déjà, il n'apercevait aucun couple correspondant à ce qu'il venait de quitter. Et ses frais larbins faisaient bien leur boulot de larbins mais sans rien trouver. Alors, tandis qu'un vacarme certain tonnait non-loin de là, il eut l'idée saugrenue de monter sur un ponton pour avoir une vue d'ensemble plus adéquate. Et les architectes du Présidium aimant les jardins et les ruisseaux, ce ne serait pas compliqué d'en trouver un. Il fit quelques mètres, trouvant son chemin à l'arrachée et grimpant sur l'un des ponts.

Le Superviseur tourna en rond, faisant plusieurs tours sur lui-même. Il ne voyait rien, ne trouvait rien, ne décelait rien. Jusqu'à ce que par miracle ou par mégarde, une silhouette se retrouve en plein dans son champ de vision. Plus bas, quelques mètres devant lui, un raloi empruntait tranquillement un passage comme n'importe quel civil le ferait. Pourtant, sur le ponton, on en était persuadé : c'était lui. La même dégaine, la même tranquillité d'esprit.

« Hyasin ! » marmonna Lleyton, le ton suffisamment haut pour qu'il puisse être entendu. L'oiseau de malheur ne sursauta même pas et mit quelques instants à regarder dans la direction de son poursuivant. Celui-ci avait de nouveau pointé son arme dans sa direction. Il le gardait en joug en attendant qu'il y ait une quelconque rétorque... Mais... Il n'était pas complètement sûr qu'il s'agissait de sa proie. Et si ce n'était pas lui, cela serait un peu incongru de lui tirer dans les pattes. Il faudrait qu'il s'assure qu'il s'agisse bien du fameux Hyasin. Ou alors il avait aussi la solution de sauter par-dessus la passerelle. Et dans le fond, encore une fois, il n'avait pas la main : tout dépendrait de l'autre.










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MessageSujet: Re: Rouages   Sam 29 Aoû 2015 - 12:52

Comme escompté par Ythaq, Lilith avait pris la poudre d'escampette très rapidement après leur sortie du bâtiment des Ambassades. Ayant sans doute un rapport à faire a la Thémessiane. Pour elle, l'objectif était sans doute rempli : les frères Youan se feraient probablement capturer, donc Ultir serait entre les mains de T'zela. Pour le peu qu'il en savait, Ythaq'Fi souhaitait surtout sa mort. S'il se révélait un atout stratégique, cela irait autrement, évidemment. Ythaq n'était pas aussi certain que Saskia que le grand frère pouvait être retourné.

Il avait donc jusqu'à demain pour retrouver Saskia, et le plus tard serait le mieux. Elle l'avait bien tonné d'une heure de rendez-vous assez précise... alors ainsi soit-il. Il se dit qu'il allait se balader un peu dans les Secteurs, comme a son habitude. Il allait sûrement grimper jusqu’à un toit puis profiter de la vue. Pour le moment, il était encore dans le Présidium, et il n'avait qu'une envie, c'était de déguerpir. Il se demanda si Liam allait bien, et eût une furieuse de le rejoindre. Saskia l'avait là aussi tonné qu'elle avait besoin de lui pour le cortège funéraire, ce qui était on ne peut plus faux. A part l'exhiber au nez et au bec des Avians, il n'en voyait pas l'utilité. Leur relation entre Ranem'Tha et lui, n'étant pas vraiment de nature publique ni officielle, ne justifiait pas non plus tel traitement de faveur.

« Hyasin ! »

Cela le tira de ses pensées, il reconnut alors là la voix du Superviseur boy scout du SSC qui avait tenté d'appréhender les frères Youan. S'il était ici, c'est clairement qu'il avait échoué, et s'était donc rabattu sur la cible de second choix, c'est à dire Ythaq'Fi. Ce dernier ne sursauta pas, ni ne bougea autre mesure. Il se contenta de lever les yeux, cherchant du regard d'où venait la voix. Puis, enfin, il le vit. Perché sur le ponton afin d'avoir une meilleure vue, son regard croisa le sien, plein de défi, mais surtout de questions - logique, pour un enquêteur -.

Mine de rien, pendant ce regard, Ythaq'Fi réfléchissait. Bien évidemment, il pensa en premier lieu a fuir, et, tout comme les frères Youan, lui aussi disposait d'ailes et d'une rapidité de course. Finalement, il se ravisa, se contenta d'hausser les épaules et se dit qu'il pourrait peut-être se faire un allié de ce Superviseur, par défaut de se faire capturer. Il lui fallait éviter de se faire ficher comme criminel par le SSC le temps de cette affaire. Du moins, il gagnerait du temps, et s'épargnerait un peu plus de solitude.
Tout le plus naturellement du monde, l'éclaireur-guerrier Raloi dit a l'homme perché sur le ponton.
« Vous avez des questions, j'ai des réponses. Je ne cacherais rien, afin que vous compreniez enfin dans quel monde vous venez de poser le pied, et éventuellement vous dire qu'il n'est pas trop tard pour faire machine arrière. »

Ythaq'Fi alors reparti dans l'autre sens, d'une cadence assez lente, les mains fourrées dans ses plumes comme s'il avait des poches. Il attendait le Superviseur afin qu'il soit a portée de parole assez discrète. Il ne regarda pas comment allait venir le Superviseur. Il sut simplement que peu de temps après il se retrouva derrière lui, encore sa main sur son arme. Réaction logique. Après que le Superviseur fit état de sa présence oralement, Ythaq'Fi attendit alors sa première question.
« Vous l'avez tuée ? »
Simple et efficace, tout comme la réponse d'Ythaq. « Oui. »

« Alors vous savez que je ne peux pas vous laisser vous enfuir. Mais je vous offre le bénéfice du doute : pourquoi l'avez-vous tuée ? »
« Je ne compte pas m'enfuir. Voyez donc par vous même, je suis là, contrairement aux frères Youan. Je l'ai tuée car c'était une traîtresse. »
« Et qui a t-elle trahi au juste ? Et quel est le rapport avec les deux autres ralois ? Ils vous cherchaient ? »
« Une question à la fois où vous risquez de perdre des informations, Superviseur. », se retourna-t-il brièvement vers le Superviseur, avant de reprendre sa marche lente. « Elle a trahi notre peuple, le Zéphyr. Aviana, la capitale, l'a achetée afin d'étouffer les voix qui pourraient s'élever contre leurs préparatifs de guerre. De génocide. Les deux autres Ralois que vous avez vus tout à l'heure, eux, viennent d'Aviana, et comptaient probablement me tuer, fouiller le bureau de l'Ambassadrice afin d'y trouver des preuves - que j'ai bien effacées -, ou, dans le cas où ils ne trouveraient rien, me faire porter le chapeau. Dans cette histoire, Superviseur. Je ne suis pas votre ennemi. Que vous m'arrêtiez ou non, il y aura une guerre, et bien plus qu'une victime a déplorer. »
« Je n'ai aucune certitude que vous êtes en train de me dire la vérité... Mais je ne pense pas que vous soyez en train de mentir. Cela dit, le Conseil doit forcément savoir qu'il se trame quelque chose... », laissait-il sa phrase en suspens. Sans doute estimait-il l'action du Conseil inutile dans ce cas-là. « Ou si ce n'est pas le cas, il faut les avertir. Racontez leur votre version de l'histoire. Ils ne laisseront pas ça passer. En attendant, je n'ai pas d'autres choix. Je dois vous placer en état d'arrestation. »
« Quand bien même le Conseil serait averti, je doute bien qu'il agisse pleinement en ses propres moyens. », il s'interrompit, se retournant face à Lleyton, s'attendant naturellement à se faire arrêter. « Regardez Tuchanka, Superviseur. Une guerre civile, entre Krogans, et ils n'ont fait qu'un misérable blocus contournable comme un jeu d'enfant. D'autant plus qu'il s'agit ici de la Travée. Ils ne feront rien. C'est pour ça que je me suis adressé directement à leurs chefs militaire et a d'autres puissances des Terminus qui eux vont agir. Une Thémessiane, Dahl Terminus, l'Hégémonie Butarienne, des mercenaires à la volée dans les deux camps. Ecoutez-moi, Superviseur. », il posa les yeux sur les menottes énergétiques qui allaient sur ses poignets. « Ce n'est pas en m'arrêtant que vous parviendrez a empêcher un génocide. Je fais partie d'une élite Raloise qu'on nomme Rash'an. Nous seuls pouvons arrêter la guerre avant même qu'elle n'aie commencée. Pour cela, pour que vous me fassiez confiance et que vous compreniez, il n'y a qu'une solution : accompagnez-moi sur Turvess. Demain. »

***



« MERDE ! »

Gyp avait sauté en premier, ce fut donc Ultir qui l'entendit jurer. Un rictus mauvais s'échappa de son bec. Les deux frères planaient l'un derrière l'autre, il se décalèrent vers la gauche. Vers une autre série de bâtiments qui avaient eux aussi des balcons. Le but était bien évidemment de se faufiler dans un balcon et de quitter le Présidium le plus vite possible. Il leur serait plus simple de fuir la Citadelle par les Secteurs. Sans nul doute que le SSC serait a leurs trousses désormais. Alors qu'ils atterrissaient dans un des balcons du dit bâtiment, Ultir réfléchissait a comment quitter le Présidium. Il existait naturellement la voie aérienne, ainsi que les nombreux ascenseurs et transports en communs. La voie aérienne restait la plus fiable. Il leur fallait trouver une navette.
« Gyp, trouve nous une navette, je contacte Aviana. »

Il eût une réponse inquiétée, ce qui força Ultir a tourner le regard vers l'extérieur. Des troupes du SSC les avaient vu pénétrer le bâtiment par les balcons, et arrivaient dans leur direction. Il faudrait presser les choses.
« Ne perdons pas de temps, fonçons sur le toit. »



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MessageSujet: Re: Rouages   Mar 8 Sep 2015 - 23:54

ROUAGES

Citadelle ▬ Ambassade raloise

Il y avait des affaires étrangement courtes et rapides, qui ne demandait qu'un maigre effort. Il y avait des affaires plus ardues, redoutées par tous les agents pour la paperasserie environnante et la redoutable investigation qui prenait des mois, voire des années. Il y avait ensuite les affaires irrésolues, aux détours surprenants et aux ombres fallacieuses. Et pour terminer, il y avait leur enfant, l'alternative ultime qui s'avérait être une métamorphose étrange de ces trois modèles. Bien malheureusement, l'enquête qu'on avait confié à Lleyton semblait bien être de ce cas... A la fois un cas facile mais d'une importance et d'une profondeur inimaginable. Parce qu'en dépit de ses mouvements de têtes presque ingrats et de son silence macabre, il avait écouté les paroles du criminel. Et ce dans les moindres détails, ne loupant pas une seule once de ses délires paranoïaques et de ses élucubrations... Qui pourrait néanmoins s'avérer vraies. Ou à défaut : fondées, ne serait-ce que pour lui. Et là-dessus, pour une raison qui lui était étrangère, l'humain ne doutait aucunement des propos de Hyasin. Mais quand bien même, il était impuissant.

« Ce n'est pas de mon ressort, Raloi. » dit-il sur un ton monotone. Il venait de réaliser qu'il avait été peut-être malpoli en l'appelant par le nom de son espèce... Mais après tout, ils n'étaient nullement intimes. « Alors... Même si j'étais prêt à vous croire, cela ne changerait rien. Les ordres vont venir d'en haut et vous serez ensuite transmis à un autre Superviseur qui lui-même vous transportera jusqu'aux autorités compétentes... » Par ce biais, il expliquait aussi la procédure, comme à l'usuel. Et en y réfléchissant à deux fois, à moins que le SSC ou le Conseil ne tienne à tenir un procès à un non-résident, ce pauvre bougre serait forcément ramener sur Turvess. Possiblement dans les griffes des ennemis qu'il dit affronter. Était-ce juste ? Peut-être pas. « Mais vous pourrez toujours avoir le droit de vous faire entendre par le Conseil si tel est votre désir. » Malgré que vous trouviez ça inutile à souhait, pensa Lleyton, tandis qu'il tenait vaguement de tendre une perche. Il ne pourrait guère faire mieux. Il n'était ni Exécuteur, ni Spectre, ni Premier Superviseur et il avait suffisamment eu de problèmes ces derniers temps pour s'en remettre sur le dos.

Vérifiant bien que les menottes tenaient bien la route, il fit volte-face et activa son omni-tech. « Ici le Superviseur Benam. Je viens de procéder à l'arrestation d'un suspect dans l'enquête du meurtre de l'ambassade raloise... » Il ne donnait pas d'informations inutiles, surtout dans un tel endroit. « Qu'est-il advenu de ceux qui s'en sont enfuis ? » Calmement, il écoutait la réponse qu'on lui donnait et esquissa une grimace. « Bien. Et à qui dois-je confier mon prisonnier ? » Là de même, il reçut des instructions assez claires. Il n'y avait pas de traitement particulier pour l'instant donc il s'agissait juste de le faire enregistrer dans le système avant de le mettre en cellule. Il se tourna alors vers son hôte. « Décidément, ce n'est pas votre jour de chance. Vos "amis" ont réussi à se sauver. C'est dommage, j'aurai bien aimé leur poser des questions. » Histoire d'en savoir un peu plus sur le fond de cette intrigue aux couleurs sanglantes. « Allez, on y va. » fit Lleyton, promptement. Ils n'avaient pas de temps à gaspiller.



Citadelle ▬ Académie du SSC, Ascenseur
MAINTENANT

Les deux nouveaux compères avaient du se trimballer un peu partout, tellement l'administration de la Citadelle était compétente. Comme prévu, ils s'étaient rendus au QG du SSC où ils avaient été reçus et aussitôt dégagés... Sous-entendu que la procédure avait changé entre temps et que le "suspect" devait être acheminé directement jusqu'au responsable. Alors, direction l'Académie du SSC où les agents locaux avaient pesté étant donné que le prisonnier n'avait pas été enregistré et qu'ils devaient remplir un formulaire exceptionnellement pour lui. Plutôt coopératif, le raloi avait décliné son identité et se laissait guider. Le tout étant fait, ils avaient été obligés de patienter une paire d'heures, le temps que de nouveaux ordres soient donnés.

Et finalement, il s'agissait donc de l'amener à quai. C'était donc tout naturellement qu'ils avaient pénétrés à l'intérieur de l'ascenseur, actionnant immédiatement le bouton adéquat et commençant à grimper jusqu'à bon port. Dans un silence opportun, ils écoutèrent les dernières nouvelles de Galaxy News, qui rassemblaient un ramassis de futilités sans nom. Et au bout de quelques minutes à une vitesse assez renversante, l'engin se stoppa et les portes s'ouvrirent.

Derrière, le duo découvrit la présence de trois agents simples, en uniforme. Deux humains, un turien. Tous correctement armés et plutôt baraqués. Il n'y avait pas de responsable, en revanche. « Superviseur Benam ? » questionna le premier d'entre eux, un grand black d'une quarantaine d'année. L'intéressé se contenta d'acquiescer, de son côté. « Je suis le Capitaine Rhoorsa. On m'a chargé d'acheminer le colis jusqu'au CSV Endurance. » Lleyton regarda autour de lui. Il n'y avait qu'un vaisseau lambda. Aux couleurs de la Citadelle. Mais lambda. « Et où est le CSV Endurance, au juste ? » commenta t-il. « En orbite autour de la Terre. Il était déjà parti lorsque vous avez informé le central de l'arrestation du colis. » Voilà qui était assez inhabituel. Les Superviseurs sont mobiles pour une raison. Mais après tout, le Superviseur Erani était inconnu de son homologue et c'était peut-être une "diva" dans le milieu, qui savait.

« Très bien. Pourrais-je tout de même voir votre autorisation ? » demanda t-on, innocemment. « Je n'en ai pas. » rétorqua Rhoorsa, sèchement. « Je fais ce boulet depuis des années et le QG ne m'en a jamais fourni aucune. Mais on peut l'appeler ensemble, si vous voulez. » Il avait enchainé toujours sur le même ton, tandis que ses collègues s'étaient mis autour de Lleyton et Hyasin, formant ainsi un triangle. Voilà qui était bien peu commode... Voire assez strict pour des agents de cette corde. Mais soit. Soit soit. Il faudrait faire avec. « Non. Pas de problème. Je vous laisse prendre soin du... colis. » Jetant un coup d'œil à Hyasin, qui ne faisait aucune remarque, l'ex-Lieutenant haussa les épaules et recula. « Sans problème ! » Le Capitaine se frotta alors les mains. « Caporal Ginks, vous voulez bien raccompagner le Superviseur Benam ? »

Un raccompagnement ? Que de luxe. Ne se faisant pas prier, le gâté retourna dans l'ascenseur, accompagné d'un jeune homme assez bien coiffé et à l'accent prononcé. Celui-ci prit l'initiative d'enclencher l'ascenseur. « Vous aussi ça vous épuise les travaux qu'ils font au QG ? » balança l'enquêteur, tout à fait innocemment. Ginks sembla hésiter et finit par sortir une phrase. « Absolument. Ils nous emmerdent tous. » Lleyton esquissa un sourire. Les travaux, c'est toujours bien emmerdant. Excepté quand il n'y en a pas...

Plus réactif, il claqua un coup de pied sur le bouton de l'engin, se donnant par là l'élan pour frapper le caporal du dos. Il en profita pour lui donner un coup de coude, ce qui énerva bien le visé. Pour simple défense, ce dernier fit un pas à reculons et sortit son arme. Mauvais réflexe car le Superviseur eut tout le temps pour l'attraper et entamer une contre-attaque avant. Le visage de Ginks s'écrasa alors contre la vitre de l'ascenseur qui avait eut à peine le temps de démarrer. Et n'en perdant pas plus, on le remit en fonction, lui demandent expressément de retourner de là où il venait.

Les portes s'ouvrirent et Lleyton découvrit exactement ce qu'il redoutait : le turien tenait le pauvre raloi qui se débattait, tandis que le "capitaine" avait sortit un magnifique pistolet pour le pointer sur le bec du prisonnier. Sortant le sien, le sauveur opportun se mit à courir dans la direction des faux agents - ou des traitres, au choix. « RHOORSA ! » cria t-il. « Lâchez cette arme ! » L'oppresseur tourna la tête et découvrit qu'on le tenait en joug. « C'est trop tard, Superv... » Son discours fut coupé par l'intervention de Hyasin, qui avait réussit à faire sauter l'arme chargée de l'exécuter avec sa patte, permettant ainsi à celui qui l'avait arrêté de se débarrasser de Rhoorsa avec une projection biotique. Le turien, dans le doute, avait relâché la prise qu'il avait et c'est ce qui permis au raloi de pouvoir définitivement se débarrasser de lui, en le balançant en arrière. Le pauvre passa alors par de là la rambarde et tomba dans le vide.

Ne se préoccupant pas de lui, le Superviseur se précipita vers le capitaine et avant que celui-ci n'ait le temps de réagir, on lui avait mis un canon sous les yeux. « Vous bougez, vous êtes mort. » Ayant bien conscience qu'il ne pouvait pas faire grand chose, Rhoorsa se calma. Lleyton se tourna alors vers celui qui était toujours son prisonnier, à priori. Mais plus le dernier en date. « Bon, admettons que je sois disposé à vous croire, maintenant... » avança t-il, gardant toujours un œil sur l'autre. « Vous accepteriez de parler au Conseil ? Il sera aussi disposé à vous entendre si vous daignez leur parler. » Une tentative d'assassinat lors d'une extradition était un motif suffisant, sans doute. Mais la décision revenait à Hyasin. Il avait les cartes en main.










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MessageSujet: Re: Rouages   Ven 11 Sep 2015 - 19:20

Décidément, les évènements jouaient en sa faveur. Involontairement, Aviana lui fournissait la porte de sortie idéale, en ralliant à ses côtés un allié sensiblement d'intérêt important. A savoir le Superviseur Lleyton Benam. Le désarmement du dénommé Rhoorsa et de ses sbires le mettait de nouveau devant un choix intéressant. Aller voir le Conseil, ou refuser et accompagner directement le Superviseur. Ythaq'Fi regardait Rhoorsa, menacé par l'arme de l'humain. Son regard perçant tentait presque de pénétrer les orbites de l'humain sur le sol, qui ne bougeait pas. Comment un humain avait-il pu être embrigadé dans cette histoire ? Il ne le savait pas.

Les pensées défilaient à vive allure dans son esprit. Le Conseil, Benam, Liam, Dahl, Saskia. Tant de choix, d'opportunités, d'alliés potentiels. Aller voir le Conseil lui ferait perdre beaucoup de temps, alors que Liam et Dahl l'attendaient probablement sur Turvess. Surtout que sa parole seule ne pourrait probablement pas convaincre le Conseil Galactique. Alors qu'avec un rapport de Superviseur...

Il détourna le regard du désormais prisonnier pour revenir sur Benam.
« J'en parie mes ailes que le Conseil voudra des preuves, et ne voudra pas s'appuyer sur mes seuls dires. Je réitère ma proposition : venez avec moi sur Turvess, et constatez par vous-même l'étendue de la situation. Votre parole comptera mille fois plus que la mienne. De cette façon vous verrez aussi que je suis pas aussi seul concerné. Mais nous en parlerons plus tard. Pas devant ces gens, qui de toute évidence ont été achetés par Aviana. »

La soirée était désormais bien entamée. Saskia T'zela l'attendrait demain matin, et serait probablement déjà au courant de toute cette histoire. Ythaq'Fi espéra qu'elle retarde sa venue sur Turvess le temps qu'il puisse amener le Superviseur mettre au point un rapport pertinent.
« Si vous ne pouvez pas m'accompagner, et que vous me lâchez, j'irais seul accomplir ma sombre besogne. Sinon, j'irais voir le Conseil. »



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MessageSujet: Re: Rouages   Dim 11 Oct 2015 - 20:26

ROUAGES

Citadelle ▬ Bureau de l'Exécuteur Chellick
3 JOURS PLUS TARD

Le Superviseur avait bien fait comprendre à sa proie qu'elle ne pouvait déguerpir comme ça. Même si les rebondissements qui avaient entachés le "mauvais rôle" de Hyasin, il restait un assassin qu'il allait falloir remettre aux autorités raloises. L'humain, qui demeurait totalement extérieur à cette histoire, avait néanmoins compris qu'on voulait la mort de son prisonnier et qu'il ne pouvait pas se balader à tout va en sa compagnie. Une fois le consentement du raloi - ou de ce qui s'en est le plus rapproché - obtenu, il avait fait une demande en interne afin de pouvoir bénéficier d'une rencontre avec le Conseil. L'incident des quais ayant été vite reporté, il n'avait eu aucun mal à ce que cela passe en priorité et par le bureau du Premier Superviseur. Ils avaient attendu quarante minutes avant qu'un ordre soit envoyé : il fallait qu'ils prennent position dans l'une des planques du SSC et attendre de nouvelles instructions.

Le SSC possédait un certain nombre d'endroits à travers la Galaxie, plus ou moins officiels, qui garantissaient tous une escale aux agents extérieurs. Sur la Citadelle, évidemment, les quelques appartements et similarités étaient généralement cachés au commun des mortels. Pour cause, cela servait aussi de planque à l'ensemble des agents intérieurs. Et en dépit des protestations, Lleyton avait obéit et avait conduit son invité dans un quartier malfamé où ils restèrent un ensemble de trois nuits, sans sortir, sans se faire remarquer. Ils avaient patienté comme ils avaient pu, la confiance s'installant peu à peu tout en gardant un grand sentiment de recul quant aux actions de l'autre. Hyasin savait toutefois que le Superviseur était de son côté, autant qu'il était du côté de la loi.

Mais l'attente s'était faite longue et l'agent ne doutait pas une seule seconde que son prisonnier n'avait pas énuméré toutes les possibilités qui lui permettraient de s'échapper, de pleine volonté ou en urgence. Et plus les jours passèrent, plus l'atmosphère devenait stressante pour le raloi... Il devait certainement s'interroger sur la situation de sa planète. Et on avait beau essayer de se renseigner, il était très complexe d'avoir des nouvelles franches de Turvess. Surtout que les enjeux étaient multiples et toujours aussi flous pour l'enquêteur. Mais finalement, au bout du quatrième jour, il finit par avoir de nouvelles instructions : "B1OP 3:55". Parfois, ce n'était pas ce qu'il y avait de plus précis mais on comprenait. Il s'agissait tout simplement du bureau du premier opérateur - soit l'Exécuteur - et le rendez-vous était fixé à 3h moins 55 minutes. Un système de sécurité un peu précaire une fois qu'on l'avait compris ; et encore fallait-il le saisir.

Sans plus tarder, ils s'y étaient rendus, aussi prudemment qu'à l'usuel. En arrivant sur place, Lleyton avait constaté deux choses : il n'y avait aucune secrétaire à l'entrée et aucun garde près de la porte. Ce coin n'était pas le plus fréquenté mais tout de même. Ceci étant dit, il ne s'était rendu que très peu de fois chez l'Exécuteur et encore moins lors d'une quête personnelle. Alors à l'heure prévue, il s'annonça. Mécaniquement, la porte avait un verrou magnétique qui avait besoin d'un code ou d'une autorisation provenant de l'intérieur. Et pour cause, elle s'ouvrit promptement, dévoilant un fier turien trônant devant son bureau et ayant jeté un vague coup d'œil à qui venait là. Le duo, de son côté, entra et s'avança à pas mesuré, tandis que la porte se referma derrière eux dans un sourd claquement.

« Executeur Chellick ! » argua l'homme, arrangeant sa posture. « Superviseur Lleyton, au rappo... » « Gardez votre salive, Superviseur. Je sais pertinemment qui vous êtes. » Cela avait légèrement glacé l'ambiance, alors que le turien avait posé ses yeux sur l'autre intéressé. « Et vous êtes le fameux Hyasin, je présume. » Ce n'était même pas une question tellement la réponse était évidente. « Sachez que j'admire votre courage, même si je condamne vos actions. Et c'est avec honneur que je vous aurais conduit jusqu'au Conseil. » Instantanément, les deux comparses s'échangèrent un regard surpris.

« Il faut que vous compreniez quelque chose, Superviseur... » Lleyton sursauta. « A la seconde où Aviana saura que notre cher raloi ici présent a décidé de parler au Conseil, la situation n'en sera que pire. » Chellick se redressa et montra son imposante carrure à ses interlocuteurs. « S'ils ne réussissent pas à l'assassiner avant comme ils ont d'ores et déjà essayé, s'ils croient un seul instant que le Conseil est au courant de quoi que ce soit... Que croyez-vous qu'il se passera ? » L'interrogé baissa les yeux, réfléchissant quelques instants. En réalité, il n'en savait trop rien. Mais de ce qu'il avait entendu, cela pourrait se passer relativement mal, oui... Si Aviana décidait de réduire ses ennemis en miettes avant d'en être empêché, ce serait plus que problématique. « C'est pour cette raison qu'ils ne doivent se douter de rien. S'ils croient qu'ils ont encore le contrôle, ils ne feront rien de précipité et on aura une chance de régler ça pacifiquement... » Le turien finit sa phrase dans ses mandibules, si bien qu'on avait pas trop saisis. « Et c'est pour cette raison que vous allez fuir avec Hyasin. »

« Je vous demande pardon ? » s'exclama Lleyton. « Nous aurions pu vous laisser en dehors de cette histoire, faire de "l'assassin" un fugitif esseulé et ayant réussit à échapper aux autorités... Mais Moryn ne vous a pas décrit comme un simple fonctionnaire. » Le fonctionnaire en question ne comprenait pas trop ce qui lui arrivait. « Elle était même certaine que si nous vous laissions faire, vous vous rendriez immédiatement sur Turvess. » Ce qui était peut-être vrai. S'il avait eu le champ plus libre, ces décisions auraient peut-être changé. Peut-être. « Mais si Aviana sait qu'un Superviseur accompagne l'un de ses opposants sur ses terres, cela ne va pas non plus envenimer la situation ? » Chellick poussa un petit rictus. « Pas si ce Superviseur est en fuite. » Oh. « A l'heure actuelle, personne ne sait si cela pourra se terminer pacifiquement. Mais croyez-bien que le Conseil n'a pas fermé les yeux. Et Hyasin doit continuer le combat, en attendant que nous puissions agir. » expliqua l'Executeur. « Et je suis certain qu'il vous expliquera plus en détail quelle va être la suite. Dans tous les cas, à partir de maintenant, vous êtes tous deux fugitifs et dans la minute qui va suivre, je vais appeler des gardes parce qu'un criminel et un Superviseur renégat m'ont menacé. »

Constatant qu'il n'avait pas vraiment d'autres choix, Lleyton haussa les épaules. Ainsi soit-il, du coup. « Alors déguerpissez. Rejoignez votre vaisseau. Et gagnez Turvess avant que le pire arrive. » Le Superviseur et le raloi se lancèrent de nouveau un regard et reculèrent lentement. Les deux se sentaient aussi piégés que reconnaissants. Mais dans un sens, quitte à s'embarquer là-dedans, il valait mieux avoir la soutien des deux personnages les plus importants du SSC. Lleyton espérait juste qu'il aurait de plus amples informations de la part de son nouvel ami... Puisque Moryn n'avait pas semblé utile de l'informer plus tôt de son rôle. Quoiqu'il aurait été capable de se fourrer là-dedans comme un grand, obligeant les pontes à user de ses capacités. Mais peu importe... Au moment où ils franchissaient la porte en tant que fugitifs, une chose était certaine : prochaine étape, Turvess.










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Rouages

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