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 [18+] Un fantôme surgi du passé

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MessageSujet: [18+] Un fantôme surgi du passé   Dim 12 Oct 2014, 15:16
Intervention MJ : Oui Début août 2199 RP Érotique (-18 ans)
Alessa N’Mara ♦ Abel Sajko
Un fantôme surgi du passé



Les Chroniques d'Alessa - Chapitre 2

Suite aux événements survenus quelques heures auparavant près de la station de triage du spatioport, Alessa attendait qu’on vienne la chercher. Attendre n’était pourtant pas dans ses habitudes. Dès que la situation devenait un peu trop alarmante à son goût, elle prenait aussitôt la fuite et faisait en sorte de disparaître des radars pendant quelques semaines ou quelques mois. Nouvelle planète et nouvelle identité, tel était son lot quotidien. Des années durant elle avait dû fuir sans relâche ses vieux démons qui persistaient à la poursuivre : Éclipe et leur soif de vengeance ; le gouvernement asari qui continuait de la rechercher en vue de la condamner pour un crime qu’elle était certaine de ne pas avoir commis ; le fantôme de son épouse qu’elle avait été incapable de sauver vingt-quatre ans auparavant. Tant de vieux démons qui poussaient la fugitive dans ses derniers retranchements à longueur de journée. Elle n’avait pas le temps de souffler. Tout ce qui importait, c’était se cacher ; encore et encore.

Là pourtant, Alessa attendait ; mais elle n’attendait pas n’importe qui. Elle attendait des Ravageurs ; ces soldats à la solde d’Aria. Alessa n’avait absolument aucune confiance en la reine pirate. Son passif avec Éclipse et les relations qu’entretenait justement Aria avec le gang de mercenaires n’étaient pas faits pour rassurer la fugitive. Qui sait si on ne tenterait pas de la monnayer contre quelques bons et loyaux services de la part des sbires de cette satanée Jona Sederis. Cependant, quand bien même chacune des parcelles de son corps la suppliait de prendre ses jambes à son cou, Alessa demeurait patiente, et calme, tout en sachant l’arrivée des Ravageurs toute proche. La cause : l’homme auprès duquel ils étaient censés la conduire était l’une de ses vieilles connaissances. Abel Sajko.

Alessa avait rencontré le dénommé Abel du temps où elle œuvrait pour Éclipse justement. C’était il y a maintenant une quinzaine d’années de cela. Elle avait fait sa connaissance à l’Au-delà, ce nightclub dont la réputation n’était plus à faire. La proximité des corps sur cette piste de danse pleine à craquer avait permis quelques rapprochements ; et les verres bus ensuite en tête à tête avaient fini par lever leurs dernières inhibitions. Une folle nuit s'en était suivie et puis plus rien. Pas un au revoir ; pas une note de remerciements. Rien. Jusqu’à la nuit suivante où une seconde rencontre fortuite avait eu lieu. Quelques danses, quelques verres… Et ils avaient remis cela jusque tard dans la nuit. Et ainsi de suite, encore et encore et encore. Alessa gardait un bon souvenir de cette époque révolue. Mais le fait est qu’entretemps, Abel était passé de simple mercenaire freelance à un poste haut placé au sein de ces satanés Ravageurs qui servaient en quelque chose de milice privée à la reine pirate. Avait-elle fait le bon choix en acceptant une entrevue avec ce fantôme du passé ? Ne risquait-elle pas de mettre sa vie en danger à seule fin de satisfaire sa curiosité ? Le temps seul pourrait répondre à cette question.

— Ils sont là, souffla une voix enfantine en la tirant de ses pensées.

C’était la dénommée Clara ; la fille du docteur qui tenait cette clinique et qui lui était venu en aide au spatioport quand un mercenaire Turien avait tenté de la soulager de tous ses crédits. La situation ayant plus ou moins mal tourné par la suite, Alessa avait fini blessée à l’épaule et le docteur lui avait proposé de panser sa plaie gratuitement. Selon lui, Abel se chargerait de payer les frais médicaux. Il avait plus d’une dette à payer et le médecin déjanté était bien décidé à saler la note autant que possible. Il était question dans l’affaire de cookies et de donuts au chocolat ou quelque chose dans le genre.

Alessa se leva et quitta l’arrière-salle dans laquelle elle avait attendu seule, plongée dans ses pensées. Elle suivit la petite fille jusqu’à l’entrée de la clinique où elle retrouva le père de l’enfant ainsi qu’une petite escouade composée de deux Ravageurs. L’un d’eux lui était vaguement familier. Et pour cause, il s’agissait du Turien qui était intervenu en catastrophe quelques heures plus tôt pour s’occuper d’un mercenaire turien fou semant la pagaille non loin du spatioport de la station. Il était accompagné d’un autre individu qui lui était complètement inconnu au bataillon. C’est lui qui prit la parole quand Alessa entra dans la pièce derrière Clara.

— C’est toi l’Asari que veut notre chef ?

Alessa regarda autour d’elle. Elle était la seule Asari présente sur les lieux. Quelle question stupide !

— Non, rétorqua-t-elle simplement. Je suis le Commandant Shepard et cette clinique est ma préférée de toute la galaxie. (Elle leva les yeux au ciel et soupira.)

Son supérieur tourna la tête vers Alessa et un sourire étira ses lèvres quasi inexistantes.

— Hé ! Mais c’est qu’elle a du répondant, on dirait. Pas étonnant que le chef voulait que tu restes en vie et qu’aucun mal ne te soit fait. Il a toujours eu un faible pour les filles revêches. (Il tourna la tête, et ajouta à l’intention de son camarade.) Mais la petite dame n’a pas tort. Qu’est-ce que tu peux être con parfois. Sors et commence à te frapper, j’arrive.
— Mais ? voulut se défendre l’autre.
— T’es dur d’oreille en plus d’être un peu con sur les bords ? Attends-nous dehors.

Le soldat finit par obtempérer après avoir jeté un regard noir à l’attention d’Alessa. Il quitta la salle et alla monter la garde devant la clinique en attendant que son supérieur règle la situation. Quelques minutes plus tard, après avoir remercié une dernière fois Gregor et sa fille pour leur aide, Alessa se retrouva à arpenter les rues d’Oméga avec des Ravageurs en guise de guides touristiques. Par précaution, elle avait passé un voile autour de sa tête pour dissimuler son visage aux yeux de la foule. Elle n’avait déjà pris que trop de risques depuis son arrivée sur la station. Autant rectifier le tir autant que possible.

En passant tout près du marché, Alessa surprit une conversation entre un Krogan et un Quarien.

— Hé la moche ! Tu as entendu parler des Tournois de Gladiateurs qui se déroulent dans la Travée de l’Attique ? demanda le Quarien d’un air enjoué. J’aimerais bien aller y jeter un œil pour voir ce que ça donne. Qu’est-ce t’en dit ? On y va la semaine prochaine ?
— Je peux pas, la semaine prochaine, répondit le Krogan d’une voix grave et pesante. Me suis inscrit à une compétition de Kowla sur Tuchanka. Je sais pas encore si je vais m’en sortir vivant ou non.
— Bah, si tu survis, ça te dit d’aller faire un tour dans la Travée pour voir les Gladiateurs ?
— Ouais, pourquoi pas. Je pourrais peut-être même y participer et leur donner une petite leçon.

Alessa n’entendit pas la suite. Son escorte et elle tournèrent dans une rue latérale et finirent au bout d’un moment par arriver à destination. Quelques minutes encore et elle se retrouva quelque part au fin fond du repaire des Ravageurs, dans l’antre de la bête, sans aucune sortie de secours en vue si par malheur les choses devaient mal tourner. Devant elle, une porte neutre, sans fioriture ni élément de décoration la démarquant des autres. Le chef d’escouade leva la main et frappa d’un coup sec sur la porte avant de tourner la tête vers Alessa avec un nouveau sourire.

— Tu te souviens de ce que je t’ai dit tout à l’heure ? (Elle secoua la tête.) J’espère pour toi que le chef et toi êtes amis ou tu risques de passer un putain de sale quart d’heures. Si ça devait mal tourner, un conseil : évite de l’ouvrir et écrase. Le chef n’aime pas trop qu’on lui tienne tête. Tu pourras pas venir dire qu’on t’avais pas prévenue.

Le macaron rouge sur la porte passa au vert. Le Turien donna un coup dedans et la porte coulissa en silence pour libérer l’accès aux quartiers privés d’Abel. Alessa fit un pas en avant de découvrir que les membres de son escorte ne lui emboîteraient pas le pas. Elle les questionna du regard.

— Amuse-toi bien, cocotte, lança le Turien avant que la porte se referme sur lui et que le macaron se recolore en rouge pour indiquer que l’accès était verrouillé.

Alessa se retourna. Elle n’était pas seule dans la pièce. Un homme de haute stature, pourvu du genre de musculature à faire fondre le cœur des dames et un regard aussi pénétrant qu’une lame de rasoir. Ainsi se tenait à l’autre bout de la pièce cet homme qu’elle avait connu dans une autre vie. Abel. Elle retira son voile et révéla enfin son visage. Celui d’un fantôme revenu d’entre les morts.


Distinctions honorifiques:
 


Dernière édition par Alessa N'Mara le Jeu 12 Fév 2015, 23:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [18+] Un fantôme surgi du passé   Dim 19 Oct 2014, 00:34



Un fantôme surgi du passé

"...Souvenirs de jeunesse..."


Abel était un vieux Ravageur. L'un des premiers. Un pilier parmi les piliers, que Shoran avait "recruté" -si on pouvait parler de recrutement, vu qu'à l'époque, ils n'étaient qu'une cellule des Serres- quand il avait commencé à courir après le moindre fauteur de trouble, se couvrant derrière un pseudo sens de la justice, pour l'interroger, dans l'espoir d'entendre qu'il connaitrait Lena Sajko, sa soeur, morte. Assassinée. Et c'était pour cela qu'il continuait encore aujourd'hui, courant après une ombre sans forme, cachée dans le noir de la Galaxie, percé tant bien que mal par quelques étoiles ci et là. Chercher dans une aiguille dans une botte de foin semblait presque simple à côté de l'objectif qu'il s'était fixé. Il avait une chance sur... Dieu seul savait la longueur du chiffre de trouver l'assassin de sa soeur de cette façon. Mais comment pouvait-il faire autrement ? Il n'avait pas même le début d'une piste. C'était juste son expérience de mercenaire qui lui avait mis la puce à l'oreille. Les circonstances de l'accident. Le résultat. Il n'y avait aucun doute. Et même si la probabilité de réussir était quasi-nulle, il y avait tout de même une minuscule chance qu'il trouve. En bon Sajko entêté, il ne pouvait donc abandonner s'il voulait pouvoir continuer à se regarder dans la glace le matin.

Cela faisait bien longtemps qu'il effectuait le sale taff des Ravageurs. La torture, le meurtre, le kidnapping... Les mercenaires n'étaient pas des enfants de coeur, mais même parmi ces salopards en puissance, il y en avait de pire que d'autres. Abel ne se faisait pas d'illusions : sa réputation n'était pas injustifiée. Au fil des années, à faire ce que lui demandait Shoran, il avait perdu quelque chose : c'était certain. Une partie de son humanité ? Ca sonnait un poil trop mélodramatique. Mais à coup sûr, oui, il n'était pas ressorti indemne de tout ça. Cela se lisait jusque dans son comportement : le pétillant jeune homme avait laissé la place à un mercenaire un peu usé, apathique. Il n'avait pas perdu tout sens de l'humour, toute joie, juste... Qu'il ne savait plus le montrer. Les occasions où il avait souri avec sincérité, sans pouvoir se retenir, se comptaient sur les doigts de la main, sur une année.

Aussi, quand il reconnut Rasa sur les caméras, il fut lui même étonné de sentir ses tripes se nouer. De sentir son sang bouillir. De sentir une joie sans nom en voyant que cette Asari qu'il avait connu de cela des années avait survécu à toutes les épreuves de la Galaxie au fil des années. Avait survécu à Eclipse qui s'était mis en tête d'avoir sa tête, justement. Avait survécu à la Grande Guerre. Et ses lèvres s'étirèrent sans même qu'il ne s'en rende compte. Il pouvait se tromper bien entendu, l'état des caméras dans les rues d'Oméga était assez déplorable. Mais il était quasi-certain de ne pas faire erreur.
Et maintenant ?
Maintenant, il se trouvait dos contre le mur, la clope au bec, face à la porte d'entrée de la chambre que lui avait octroyé par la patronne des Ravageurs. Il venait juste de finir de gérer le problème Zeckus qui se retrouvait à pourrir dans une cellule du QG, en attendant qu'Abel -ou pourquoi pas Rhys, d'ailleurs ?- ne s'occupe de lui. Plongé dans une pénombre timidement contestée par des rayons lumineux filtrant à travers les persiennes de l'unique fenêtre de la pièce, il leva les yeux quand on frappa à sa porte. Muet, il observa l'Asari voilée s'avancer, laissant derrière elle deux armures rouges et noires. Elle ôta le foulard qui servait à cacher son visage, mais dans cette obscurité relative, difficile de détailler ses traits. L'Humain activa la lumière de la salle, jaune et peu agressive pour la rétine habituée à la pénombre, et détailla les traits de la belle bleue.
Aucun doute. C'était Rasa.
De nouveau, ses lèvres formèrent un sourire, sans qu'il ne puise le contrôler.

- Pour une surprise... murmura-t-il en soufflant un nuage grisâtre. Je savais que t'aimais l'action, Rasa, mais à ce point-là... T'as fait fort. Très fort. Il écrasa sa cigarette avant de s'approcher de la table au centre de la chambre, s'affalant dans l'une des chaises sans quitter du regard l'Asari. J't'en prie : installe-toi. Attention à la marche et enlève tes chaussures. Il pencha la tête en se grattant la barbe. J'suis un peu maniaque, avec cet endroit.

Malgré le fait qu'il passait probablement plus de temps dans les dortoirs que dans cette pièce. Allez savoir pourquoi ! Il inspira un bon coup en se frottant l'oeil gauche de la paume de la main. A quel point avait-elle pu changer, ces dernières années ? Autant que lui ? En bien ? En mal ? Non pas qu'il fût attaché à ces notions manichéennes. Il voulait juste savoir sur quel pied danser avec elle.
Et eux mêmes avaient perdu le décompte des danses qu'ils avaient partagées.

- Bon retour sur Oméga, souffla-t-il, plongé malgré lui dans ses pensées. Des pensées en rapport avec leur passé commun. Assez tumultueux, pour être tout à fait honnête. Il cligna deux fois des yeux pour s'en sortir et se leva pour prendre une bouteille de whisky et deux verres dans une armoire. Sans demander son avis à Rasa, il remplit les deux verres de doses assez conséquentes. Toujours debout, il saisit le sien et le leva pour trinquer, après quoi, il avala une bonne lampée. La prochaine fois, évite les gars à problèmes. Entre le fou furieux à la grenade et Totmann qui... Qui est Totmann, on peut dire que t'as pas fait dans la demi-mesure.

Il soupira en secouant la tête, faussement exaspéré. Toujours souriant, il ajouta :

- T'as pourtant passé l'âge du baby-sitting, nan ?

Il devait l'avouer : il la testait. A quoi devait-il s'attendre ? Pourquoi était-elle revenue ? Pléthore d'autres questions faisaient la queue dans son esprit, attendant chacune impatiemment leur réponse. Mais il ne s'attendait à pas à les obtenir si facilement. Se plaçant de nouveau sur sa chaise, il planta son regard perçant, ce regard qui était devenu encore plus pénétrant au fil des années dans celui de l'Asari.

- Tu es seulement de passage, ou tu as décidé de revenir t'installer sur notre belle station ?

Il avait entendu dire qu'Eclipse avait fini par avoir sa peau. Mais après tout, il ne faisait pas partie du groupe, ce n'était qu'un bruit de couloir.
Un très gros bruit de couloir, mais un bruit de couloir tout de même. Pas le summum de la fiabilité en bref.




Feat. Alessa N'Mara et Abel Sajko







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