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 Le flic et le bandit

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MessageSujet: Le flic et le bandit   Dim 27 Juil 2014, 15:25

Intervention MJ : NonDate : Juillet 2199 RP Violent
J'ango Garnar ♦ Lleyton Benam
Le flic et le bandit





Irune – 2199


Pour Niftu Cal, la fin de la journée sonnait. Un dernier tour dans son entrepôt a prendre les comptes avec le reste du personnel afin de vérifier que les inventaires étaient faits et le tour était joué. Il allait pouvoir fermer boutique pour aujourd'hui. Ainsi, alors que le volus commençait tout juste a verrouiller les pièces, il perçut des bruits provenant des couloirs adjacents. Il n'était pas difficile de deviner que quelqu'un approchait. Sans se retourner tandis qu'il refermait l'entrepôt, Niftu Cal parla.

« Cet endroit est interdit au public... Hmmph... » articula t-il entre deux respirations.

Les pas ne s'arrêtèrent pas pour autant et Niftu eut tout le loisir de se retourner pour voir débarquer trois individus. Deux vorchas et un krogan. Quand il aperçut le badge qui ornait leurs épaulières, le volus étouffa un gargouillis difforme. Ce n'était pas bon du coup. Les trois berserkers approchèrent, ils avaient l'air sacrément remontés. De panique, Cal tenta de rouvrir son entrepôts pour tenter de s'y abriter. Sans succès. Ils arrivèrent a se jeter sur lui avant que cela n'arrive. Le krogan qui les accompagnait le souleva et le jeta au milieu des deux vorchas.
« Il était temps que l'on te retrouve. » lança t-il.
Le volus rondouillard émit un crissement et chercha ses options. La fuite était impensable. Hurler n'était pas une bonne idée et tenter d'être agressif se solderait pas un échec. On dirait qu'il était bel et bien coincé.
« Je... Très bien, je sais que nous avons eus quelques différents, mais n'est-ce pas un peu excessif ? »
Le krogan secoue la tête.
« Silence, Cal. Pas la peine d'essayer de gagner du temps. Tu sais très bien pourquoi on est là et tu sais très bien ce que nous cherchons. »
Niftu déglutit.
« Écoutez... Je sais ce que je vous dois. Je savais aussi que vous n'aimeriez pas que je mette ainsi fin a notre coopération mais... Je vous en prie, soyons civilisés ! J'attendais juste un peu avant de rembourser ce que je devais... »
Les berserkers grognèrent mutuellement et le krogan le bouscula légèrement.
« On aime pas trop ceux qui s'engagent dans notre service de protection et qui partent sans payer la cotisation, tu sais. Heureusement, on est assez généreux et on va peut-être même pouvoir s'arranger. Par contre, il faudrait que tu n'oublie pas la leçon... »
« Je vous demande pardon ? »
« Ouais, t'inquiète pas. On va tranquillement « négocier ». »




Lorsque les autorités arrivèrent, tout ce qu'ils ne trouvèrent ne furent que la boutique de Cal complètement saccagée alors que ce dernier avait été transporté vers le centre médical le plus proche. Une commotion cérébrale ainsi qu'une cote cassée. Il s'en sortirait, au moins.
Des gens qui se faisaient casser la gueule, cela arrivait pour ainsi dire tout les jours. Tout comme pour les agresseurs, c'était un quotidien comme un autre. Pour J'ango, qui attendait patiemment dans le spatioport a proximité des rampes d'embarquement avec d'autres de ses compagnons de gang.

Le temps était long et pour patienter, ils s'étaient décidés a boire ce qui semblait être une boisson du coin. Bien évidemment, les vorchas se battaient déjà entre eux pour savoir qui aurait droit au dernier verre. J'ango écrasa son poing sur la figure de l'un et bouscula l'autre pour leur retirer des mains.

« Bon, vous allez la fermer ouais ? J'ai déjà mal a la tête, c'est pas la peine d'en rajouter, abrutis. »








Dernière édition par J'ango Garnar le Lun 04 Aoû 2014, 16:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Mer 30 Juil 2014, 01:08


    LE FLIC ET LE BANDIT



    Irune ▬ Juillet 2199 ▬ Appartements de l'Ambassadeur Be Van

    On pourrait imaginer que l'habitat type d'un riche volus pourrait différer de celui d'un homme d'affaire aussi avide que scrupuleux, mais en l'état, ça n'était pas tout à fait vrai. En tout cas, cet appartement en particulier était parsemé d’œuvre en tout genre - surtout de l'art asari et elcor, donc assez visuel. On pouvait également trouver quelques exemplaires de bouquins qui semblaient être rares et de nombreuses autres babioles qui n'intéresseraient que très peu Lleyton. Il n'était guère impressionner par une telle poudre aux yeux. Et qui plus est, la plupart des décors du genre qu'il avait eu le plaisir de visiter avait souvent été orné par des criminels, ce qui ne renforçait aucunement le plaisir qu'il avait à se trouver ici. Mais il avait été expressément demandé par Be Van, en particulier. L'ambassadeur volus qui, autrefois, gérait les Services de Renseignements.

    Depuis qu'il était superviseur, Lleyton n'avait pas été réellement en contact avec beaucoup de politiciens, encore moins avec des ambassadeurs. Ces derniers étaient la crème de la crème des hypocrites... Mais ils avaient du pouvoir. Et ils savaient souvent bien faire leur travail. Un travail qui était rarement interrompu par des perturbations de petit ordre. Puisqu'il avait accédé à son poste depuis peu, il était logique que les missions que l'on avait donné à l'ex-commandant demeuraient à faible caractère. Et ça ne devait pas changer. Mais il connaissait Be Van. Il avait déjà traité avec lui, des années plus tôt. Et même s'il ne l'avait vu que quelques fois, il reconnaitrait toujours le son de sa jambe mécanique claquait sur le sol.
    En un mouvement, on se retournait pour accueillir sa "grandeur". Qui ressemblait de toute façon à un volus comme un autre.

    « Commandant Benam. Ou devrais-je vous appeler... "Superviseur" Benam. C'est cela ? »

    En face, on soupira. Étrangement, entre les deux, c'est donc l'humain qui avait soufflé en premier.

    « D'habitude, on se contente du terme "Agent". C'est plus simple. »
    « Très bien. Comme vous voudrez, agent. Puis-je vous offrir quelque chose ? J'ai de l'alc... »
    « Venez-en au fait, Van. » coupa t-on.

    Le volus renifla. Il avançait calmement dans son bureau, la mine basse.

    « J'ai besoin de vous pour régler un problème. »

    « Sinon, je ne serais pas ici » songea Lleyton, tout bas. Il aurait pu faire preuve de ce sarcasme tout haut mais il avait bien constaté que l'ambassadeur avait été déjà perturbé par l'habitude qu'il avait d'être plutôt direct. Surtout depuis qu'il avait un rythme d'une mission à la semaine.

    « Le spatioport principal va être attaqué. Et vous devez endiguer l'attaque. »

    Le superviseur haussa un sourcil. « Vous avez dit "va" ? Au futur ? » C'était du jamais vu. « On m'a prévenu de cette attaque il y a quelques jours, alors que j'étais à l'ambassade. »

    Machinalement, on acquiesçait. « Je vais vous épargnez beaucoup de questions. L'assaillant ne tuera personne si on le laisse faire. On va donc le laisser entrer, faire son show, prendre des otages. »

    Lleyton se frotta le menton. Cela ne lui épargnait aucune question, bien au contraire. « Et on va le faire parce que... ? » « Parce que c'est Celeman Briggs. »

    Ce nom vint frapper l'agent de plein fouet. L'ambassadeur, de son côté, avait difficilement atteint la... chaise... Enfin ce qui lui servait de chaise et avait attrapé un datapad sur son bureau - grognant car il s'agissait du mauvais. Il en avait attrapé un autre, nonchalamment et l'avait jeté comme un vulgaire papier à son interlocuteur.



    Le lendemain matin ▬ Spatioport principal d'Irune


    « Qu'est-ce que ... »

    Le turien avait été surpris par l'homme qui, furtivement, attendait l'inspection des locaux pour pouvoir entrer en action. L'attaque avait commencé il y a trois quarts d'heure, environ. Le temps pour Celeman de déjouer la sécurité qui, comme par hasard, avait été mis en sous-effectifs ce jour-là et de montrer qu'il avait des armes et des forces pour maintenir les civils à leur place. Ensuite, les quelques rebelles ayant voulu se dresser face à lui avaient, dans l'immédiat, certainement reçu une leçon dont ils se souviendraient. Tel que Lleyton connaissait le terroriste, il s'agirait - pour lui - d'établir ses règles. Qui se résumaient assez bien par la phrase "Personne ne fait chier".

    Et dès qu'il avait fini de faire comprendre à ses proies qu'elles n'étaient rien pour lui, il demandait à ses subordonnés de vérifier qu'il n'y avait personne d'autres à capturer. Les lieux privés mais fréquentables comme les bureaux ou les toilettes demandaient souvent un effectif plus conséquent. Alors on avait eu la bonne idée de se mettre du côté d'une aile désaffectée, là où un seul mercenaire suffirait pour faire le tour des lieux. Ce n'était qu'une question de temps. Et l'infiltré avait attendu sagement, dans l'ombre. Tout ce qu'il avait espéré, c'était ne pas tomber sur un krogan. Un turien, c'est gérable mais un krogan, c'est plus compliqué. Surtout sans arme. Là, il suffirait d'un peu de savoir faire au corps à corps.

    Pour cause, le turien avait vu son adversaire débarquer de nulle part et lui infliger un premier coup direct sur le crane. Sonné, il avait tenté de réagir mais un deuxième coup l'avait encore plus sonné. Secouant la tête, il pouvait vaguement apercevoir un homme, un peu plus petit que lui, les poings en avant. Inspirant un grand coup, il voulu riposter. Immédiatement, on avait attrapé son bras et on l'avait attiré vers soi. L'homme appuya sur l'omoplate et garda son objectif initial en vue : détacher l'arme. La main qui servait de pression sur l'épaule se dirigea vers le fusil à pompe et le fit tomber. C'est à ce moment que le turien en profita, attrapant la même main qui avait divagué sur son arme pour faire passer son agresseur au-dessus de lui.
    Ce dernier à terre, il se redressa et tenta de récupérer son fusil. Mais avant même qu'il n'ait atteint le sol, l'homme s'était remis sur pied, avait attrapé une barre de fer qui trainait là et avait entrepris de frapper fort sur une des jambes. Par pur réflexe, l'alien s'était défendu en attrapant la barre. Tout se déroulait très vite et il fallait être le plus rapide pour surprendre l'autre. Et Lleyton savait désormais comment faire tomber l'ennemi. Celui-ci allait user de la même technique : utiliser la barre pour ramener l'autre. Et là : surprise. Lleyton lâcha la barre et se rapprocha pour donner un bon coup de pied en pleine tête. Il rattrapa son arme opportune, qui du coup avait été abandonné par le turien et s'abaissa. Profitant de sa faiblesse, il le poussa encore avec le pied, cette fois contre le torse. Les deux parties s'éloignèrent. Le mercenaire n'aurait maintenant d'autres choix que d'attaquer frontalement.

    Le superviseur attendit tranquillement quelques secondes, le temps qu'il récupère. Et quand ce fut le cas, le turien commença à avancer vers lui, augmentant le trot. Faisant de même, l'agent fit deux pas en avant et une fois que l'adversaire soit suffisamment près, il lui balança la barre. La tête touchée pour la quatrième fois en l'espace de plusieurs minutes, on se sentit bien sonné en face. Lleyton apporta alors la touche finale, courant vers l'autre et sans qu'il ne s'y attende, sauter et terminer par une méchante manchette.

    Il atterrit un mètre derrière le turien, en pleine sieste. Il n'était pas spectre mais il avait ses techniques. Et il ne devait pas perdre de vue sa mission. Sans souffler, il s'approcha du corps du terroriste et activa son omni-tool. Un logiciel conçu par le SSC lui permettait de récupérer les informations d'un autre omni-tool si on lui donnait l'accès - pas la pointe de la technologie quand on veut obtenir des choses que l'autre daigne refuser, mais ça marche du tonnerre quand on assomme le partenaire. Et en l'occurrence, ce qu'il voulait, c'était la fréquence sur laquelle Celeman émettait. Il la trouva assez facilement. Et désormais, il ne restait plus qu'à faire ce pourquoi il était venu : enquêter.

    Le terrain pouvait paraître absurde et peu propice mais c'était précisément pour ça qu'il avait été envoyé. Celeman était un butarien de la pire espèce, un abruti de première prêt à sacrifier n'importe quelle vie et à faire d'importants dégâts pour pas grand chose. Le fait est que c'était surtout un chasseur, d'un peu n'importe quoi et qui camouflait ses crimes en terrorisme mal placé. Une mode qui passerait, espérons. Toutefois, il avait en plus la particularité d'annoncer ses crimes à l'avance de manière à avoir le champ libre. Lleyton Benam ignorait ce qui pouvait bien l'intéresser dans ce spatioport mais il savait une chose : l'arrogance du butarien le perdra.







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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Dim 03 Aoû 2014, 13:36
LE FLIC ET LE BANDIT
PV : Lleyton Benam



« Qu'est ce que tu comprends pas dans l'expression : « CASSE TOI ! » ? »grogna J'ango les poings en avant.

Mais qu'est ce que c'était que ce bonhomme encore ? Pourquoi lui poser autant de questions ? Non seulement le spatioport devait déconner car les navettes semblaient toutes êtres retardées mais en plus, voilà maintenant même que les civils le faisaient chier. Qu'est ce qu'ils cherchaient ? Lui faire perdre du temps ? Comme-ci il avait que ça a foutre de causer avec deux péons inconnus au bataillon. Et d'abord, où étaient les flics ? D'habitude ils grouillaient le quartier. Ça sentait le roussi. Étaient t-ils tous occupés a savoir qui avait casser la figure de l'autre Volus ? J'ango sentit son stress monter alors que ses deux compères vorchas semblaient bien peu capables de l'aider a passer ce moment. Il tenta d'évacuer son stress en se penchant sur les voies de navettes.

« Bon, qu'est ce qu'elle fout, cette navette ? » grogna t-il.

A croire que tout les quais étaient victimes d'un déréglage ou d'un blocus. C'en était trop. J'ango se décida enfin a bouger et prit la direction des couloirs de transitions. Si ils ne sortiraient pas par le spatioport, ils trouveraient bien un autre endroit. Il se rendit alors compte qu'un espèce de type louche montait la garde devant la porte. Il semblait habillé comme un technicien...
J'ango tenta de passer par la porte mais l'humain se mit sur son chemin.
« Halte là, s'il vous plaît. Nous effectuons en ce moment une maintenance technique des portes de ce niveau-ci de la cité. Nous vous demandons de patienter quelques minutes ici, je vous prie. »
« C'est quoi ce plan ? Vous avez tous décidés de me faire chier aujourd'hui ? » aboya J'ango.
Le technicien eut l'air gêné et leva le bras. Le krogan soupira et fit un demi-tour pour aller s'asseoir sur un banc posé là en croisant les bras, l'air boudeur. Vu comme ça, on aurait dit un gamin. Les deux vorchas s'assirent a ses cotés sans plus de procès. Ce n'était pas bon, plus ils restaient là, plus ils avaient de chances de se faire choper pour la correction de l'autre marchand.
En regardant bien autour de lui, J'ango se rendit compte que la plupart des autres civils étaient a peu près dans le même cas que lui, a attendre. Cela en faisait, une masse de personne bloquée dans un même endroit. Il était difficile de dire quand la situation se débloquerait, tout ce qu'ils pouvaient espérer était que cela se ferrait rapidement.

Mais où étaient les flics quand on avait besoin d'eux ?







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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Mar 05 Aoû 2014, 22:37


    LE FLIC ET LE BANDIT



    Irune ▬ Juillet 2199 ▬ Spatioport principal d'Irune


    Le spatioport volus n'était pas aussi impressionnant que les constructions asari sur Thessia ou Illium mais il fallait avouer qu'il n'avait pas grand chose à leur envier, étant donné l'architecture qui était aussi soignée que les dispositions défensives. Pendant un instant, Lleyton se demandait s'il y avait eu collaboration. Il s'arrêta une demi-seconde durant son inspection, se secoua la tête et repartit. Cela n'avait pas réellement d'importance. Ce qui comptait, c'était trouver ce que désirait l'infâme Celeman. Habituellement, il était engagé pour récupérer et livrer n'importe quoi... et souvent n'importe comment, ce qui faisait de lui l'être dangereux que le superviseur redoutait avant tout. Mais même avec les données qu'il avait pris au turien, il n'en savait pas plus. Le fait est que même Be Van n'avait aucune piste. Chaque jour, chaque heure, il y avait un nombre inconsidéré de marchandises qui transitaient par ce spatioport mais étant donné la libre circulation qui coulait les lieux, ce qui avait de la valeur voyageait par des secteurs sécurisés.

    Pour en savoir plus, Lleyton devait donc se rendre à la source, là où Celeman allait dévoiler son show. Si ce n'était déjà fait. En l'occurrence, l'immense construction abritait plusieurs ailes et comprenait donc un bâtiment principal duquel l'enquêteur avait du s'éloigner pour raison pratique. Il était inutile de dire que s'il y a bien un endroit qui allait être pris d'assaut, c'était celui-ci et on avait espéré ne pas s'engouffrer dedans mais il n'y avait que très peu de choix. C'était par là qu'on filait.


    ***


    Lleyton arriva vite dans le coin. Discrètement, il se positionna à couvert pour observer les lieux. Il y avait deux façons d'entrer : la voie de maintenance et les portes. Mais ces dernières avaient l'air closes et... surveillées. En tout cas, il y en avait deux dans le champ de vision du superviseur et toutes deux étaient accompagnées d'un technicien qui ne foutait pas grand chose. De toute façon, il n'était pas question d'entrer par la grande porte mais cela signifiait que Celeman avait d'ors et déjà pris le contrôle et cela voulait aussi dire que la plupart des effectifs présents avaient été neutralisés. Néanmoins, de loin, on aurait dit qu'il n'avait pas encore débuté à terroriser car on pouvait apercevoir - à travers les portes - un calme inhabituel chez les civils. Il attendait quelque chose, alors ? Mais quoi ? On ne pouvait attendre d'en savoir plus. Lleyton choisit donc d'accourir en direction de l'échelle de maintenance dès que le technicien le plus proche avait tourné la tête pour s'allumer une petite cigarette en douce. Une habitude qui ne se perdait pas au fil des siècles.

    Sans se faire prier, on avait grimpé et on s'était retrouvé en hauteur. L'agent ignorait ce qui l'attendait. Par contre, il savait pertinemment qu'il allait entrer dans la gueule du loup. Il devait se préparer à une infiltration plus sournoise et plus directe. Cela comprenait un flingue et le silencieux qui allait avec. Une variante du Paladin spéciale SSC et prévue pour ce genre de cas. Ce n'était pas son arme de prédilection mais elle ferait l'affaire, quoiqu'il arrive. Il en profita aussi pour vérifier la résistance de son bouclier qui était, de surcroit, plus faible que l'usuel puisqu'il avait plus une combinaison renforcée qu'une véritable armure sur le dos. A priori, tout était bon.

    Les voies de maintenances se situaient à plusieurs mètres au-dessus de la foule et comme la plupart d'entre elles, elles avaient aussi des portes. Benam se trouvait toujours à l'extérieur et venait de rejoindre une des entrées secondaires. Dehors, il n'y avait personne. Mais à l'intérieur stationnaient deux butariens, l'air penaud et bavard. A l'inverse des techniciens, ils étaient visiblement armés d'un quelconque fusil d'assaut. Ça ne ferait rien. Ils étaient dos contre l'entrée. Ils devaient ne rien craindre ne venant pas du bâtiment, excepté que Lleyton avait eu l'intelligence d'ôter les codes d'accès au récent omni-tool qu'il avait piraté. Se positionnant de la meilleure des façons, il activa un bouton et la porte s'ouvrit. Interloqué, les mercenaires se retournèrent. Le superviseur aurait préféré faire autrement... Cependant, il ne pouvait se permettre de faire un quelconque bruit. Et ça comprenait d'éventuels cris de douleurs. Donc l'issue était fatale : il pointa son silencieux sur la tête d'un butarien et tira. Il fit connaitre le même sort à son coéquipier avant qu'il ne puisse réagir. Les deux corps cédèrent l'un après l'autre. Abattre quelqu'un de sang froid était une chose qu'on faisait rarement en tant qu'agent extérieur... Mais parfois, c'était un sacrifice nécessaire. A la fois conscient de cette utilité et de l'horreur que cela peut engranger, Lleyton enjamba les cadavres et se posta quelques mètres plus loin pour analyser la population.

    C'est là que des coups de feu retentirent sans se faire prier un peu partout. Surpris, on sursauta. Quelques hurlements ici et là se firent entendre mais c'est la surprise comme la stupeur qui gagnaient en premier les civils. Quelques secondes après, une projection apparut. Elle surmontait le spatioport. Bien qu'elle était un peu de mauvaise qualité, on pouvait apercevoir la face d'un butarien apparaître. Avec sa cicatrice qui prenait presque la totalité de sa joue droite, ça faisait de lui un butarien assez moche.

    « En général, j'aime faire mon travail rapidement et proprement. Là, par exemple, je me serais contenté de vous prendre en otage, de faire mon affaire, de faire sauter ce qui m'intéresse et de vous relâcher une fois que ce serait fini. Et parce que vous êtes de bons moutons, vous m'auriez obéit gentiment et personne n'aurait été trop blessé. Maintenant, quelqu'un n'a pas été sage... Et le plan a changé... »

    Soudain, un extrait d'une vidéo se fit diffuser. C'était une vidéo de surveillance. Et on y voyait un humain combattre un turien. Les exploits de Benam avaient donc été filmés. Erreur de débutant.

    « On va procéder autrement, du coup et les moutons vont chasser. Si cet homme ne m'est pas livré ou ne s'est pas livré dans une heure, je commencerai à en abattre pour chaque minute qui passera. Et le premier qui essaye de s'échapper ou de se rebeller connaitra une mort plus douloureuse encore. Bonne chasse, mes moutons. »

    Celeman avait beau savoir aligner des mots, il était bien trop arrogant. Bien qu'en attendant, c'était lui qui tenait les fusils. En même temps, on aurait du se douter que cela n'était pas une bonne idée de le laisser faire. Il avait beau être relativement facile à arrêter, le spatioport avait une plus grande ampleur que les anciens lieux qui l'avaient malheureusement rencontré. Et encore, Lleyton avait encore la chance que le terroriste ne l'ait pas reconnu ; ou bien il ne l'avait juste pas dit. Là où ça pêchait, c'est qu'Irune était certes remplie de volus, mais il y avait aussi des soldats en passage et sans doute pas mal de mercenaires ou de criminels en tout genre. Ce n'était pas la Citadelle et la ribambelle de classiques politiciens. Quoiqu'il en soit, il observait une dernière fois la foule. « Comment sortir de cette merde ? » rugit-il intérieurement. Il n'avait pas tellement de renfort ni de solution à proprement dite et la localisation du chef était encore inconnue. Soupirant, il leva les yeux. C'est là qu'il croisa le regard d'un krogan. Par réflexe, il s'abaissa afin de revenir peu visible. Le krogan avait-il eu le temps de voir qu'il s'agissait de celui qui était recherché ? En même temps, il ne se poserait peut-être pas de questions, surtout maintenant que Lleyton s'était précipitamment caché. Bon. Il fallait aller de l'avant et trouver Celeman avant que ça n'aille trop loin. Plus de temps à perdre, sinon des innocents y perdront la vie.







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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Ven 08 Aoû 2014, 16:20
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Lorsque le premier coup de feu avait retentit, J'ango et ses compagnons vortchas avaient bondit de leur siège, toute armes sorties dehors. Ils se mirent a pivoter sur eux même a la recherche du coupable et ne tardèrent pas a se rendre compte que les prétendus « employés » de maintenance qui gardaient les portes avaient tirés leurs flingues. Et ce n'était pas souvent que ces types avaient des armes. En tentant de calculer leur nombre et surtout jusqu'à quel point ils cernaient la foule, J'ango perdit le compte lorsqu'un grésillement apparut au dessus d'eux. Le krogan tourna prestement la tête vers l'écran fraîchement apparut.

« En général, j'aime faire mon travail rapidement et proprement. Là, par exemple, je me serais contenté de vous prendre en otage, de faire mon affaire, de faire sauter ce qui m'intéresse et de vous relâcher une fois que ce serait fini. Et parce que vous êtes de bons moutons, vous m'auriez obéit gentiment et personne n'aurait été trop blessé. Maintenant, quelqu'un n'a pas été sage... Et le plan a changé... »

Bordel ? Qu'est ce que cela signifiait ? Les prétendus ouvriers de maintenance n'étaient donc pas ce qu'ils disaient être. Effectivement, tout ceci n'était qu'un piège... Et bordel, ce type allait regretter d'avoir tenté d'inclure J'ango dans le lot !

« On va procéder autrement, du coup et les moutons vont chasser. Si cet homme ne m'est pas livré ou ne s'est pas livré dans une heure, je commencerai à en abattre pour chaque minute qui passera. Et le premier qui essaye de s'échapper ou de se rebeller connaitra une mort plus douloureuse encore. Bonne chasse, mes moutons. »

Alors que le Butarien inconnu au bataillon continuait son speech, le krogan grognant pivota doucement sur lui même, afin d'observer les alentours. Son regard tomba vers le haut, dans les étages supérieurs où l'on faisait la maintenance. Là-bas, derrière une baie vitrée, il aperçut furtivement une silhouette qui s'abaissa immédiatement. J'ango grogna de plus belle et ouvrit de gros yeux. Est-ce qu'il venait de voir celui que le type de l'écran recherchait ? Difficile a dire. Néanmoins, J'ango se doutait que ce n'était pas en restant ici qu'il allait trouver des solutions a la situation. Pas question de s'abaisser a suivre aveuglement les directives de l'autre sac a merde de butarien. Problème, les gardes grouillaient et si ils voulaient sortir, ce serait sans doute sous escorte. Il avait besoin d'échapper a leurs griffes. Et d'aller voir un peu ce qui rôdait en haut a son tour. Le krogan avait besoin d'une petite explication sur tout cela... En observant les étages supérieurs, J'ango devina la porte qui permettait d'y monter. Elle était close mais en observant plus haut, la baie vitrée juste au dessus, on pouvait voir le faciès sévère de deux hommes armés qui regardaient la situation depuis leur poste de vue. Sans doute des renforts. Il fallait qu'il ouvre cette porte...

« Hark ? J'ai besoin de ton aide. »

L'un des vortchas qui accompagnait le krogan pivota sur lui même.
« Oui ? »
« Faut que tu me fasse une diversion. »
« Quel genre ? »
« Le genre gros. Faut que tout le monde voit que ça. Yorp, tu y vas aussi.»

Le vortcha hocha la tête et s'avance vers un civil lambda a quelques dizaines de mètres de là. Par la suite, Hark bondit sur lui et s’agrippa au niveau de son torse en hurlant et en commençant a lui taper la figure.
« Toi ! Toi ! C'est toi ! » s'écria t-il.
La plupart des personnes sur la place se retournèrent alors que le pauvre civil agressé déglutit et commença a tenter de se débarrasser du vortcha sur son dos. Yorp le rejoint bien vite et lui agrippa les jambes.
« Il est là ! Venez m'aidez ! C'est lui ! C'est lui ! »

Aussitôt dit, les personnes dans la place, paniquées et voyant là le moyen de se sauver la vie se ruèrent sur l'agressé qui croula sous la masse humaine. Hark et Yorp s'échappèrent du bain de foule pour commencer a en agresser d'autres. Très vite, un chaos se mit en place. Les gens cherchant a en interpeller d'autres et tapant sans réfléchir ceux que les deux vortchas indiquaient. Les gardes-terroristes vinrent vite s'en mêler afin de disperser la foule et vérifier si les prises étaient bonnes. Très vite, ils commençèrent a être tous occupés. Mais pour combien de temps ? Avec le chaos, les civils paniqués qui agissaient sans réfléchir et la véritable émeute qui commençait a se déclencher, les deux gardes situés dans les niveaux supérieurs ne tardèrent pas a descendre de leur promontoir pour aller porter secours a leurs compagnons. Lorsqu'ils ouvrirent la porte menant aux niveaux supérieurs, ils tombèrent sur le faciès grinçant de J'ango.

« Voilà mon laisser-passer, connards ! »

L'uppercut qui frappa le premier des mercenaires l'envoya valdinguer en arrière. Un craquement désagréable se fit entendre quand sa nuque toucha en premier lieu la cage d'escalier et ses marches. Le second eut le droit de se faire empoigner par le krogan puis, par la force des choses, fracasser le crâne contre le mur qui sembla vibrer sous le coup. Une fois la voie dégagée, le krogan s'engouffra dans la cage d'escalier et la gravit, la porte se refermant derrière lui.
Le voilà qui était désormais dans les niveaux supérieurs, l'oeil vif. Il avança d'un pas lourd dans les couloirs.

« Montre toi ! Je sais que tu es dans le coin ! » hurla t-il férocement en frappant dans tout ce qui se trouvait sur son chemin.








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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Mar 12 Aoû 2014, 01:55


    LE FLIC ET LE BANDIT



    Irune ▬ Juillet 2199 ▬ Spatioport principal d'Irune


    « Montre toi ! Je sais que tu es dans le coin ! »

    Cette phrase houleuse résonna dans la tête de Lleyton. Il grinça des dents à la suite où il avait entendu cette mélodie disgracieuse qu'était la voix d'un krogan relativement... énervé. Lorsque cela se portait jusqu'aux oreilles, c'est que la situation se dotait d'un mauvais présage. D'un autre côté, il valait mieux que le krogan parle encore. Dans le cas où il ne se contente que de grogner, c'est qu'il est entrer dans un état de rage auquel aucun humain ne pourrait faire face, seul. Le superviseur en avait fait les frais une seule fois dans sa carrière et il n'était pas prêt à recommencer.

    Heureusement, il avait eu la bonne idée de grimper dans ce qui ressemblait à un conduit d'aération. Il était recherché par la moitié du spatioport, il ignorait où pouvait se trouver Celeman, il ignorait ce qu'il voulait et il y avait des gardes parsemés un peu partout qui semblaient plus compétents que l'usuel. Il avait du s'y reprendre à deux fois et se rappeler de quelques mouvements de gymnastiques mais il avait réussi à atteindre son point d'ancrage, lui permettant de réfléchir à la situation. Le fait est qu'il était isolé, sans renfort, sans possibilité d'en demander... Et qu'il s'était embarqué là-dedans comme un grand.

    Et en plus de devoir gérer ces problèmes délicats, le fait qu'un krogan se mette à ses trousses n'aidait pas. Surtout qu'il n'était en sécurité que dans la mesure où son adversaire ne le pensait pas là-haut. Si celui-ci le découvrait, Lleyton serait sans défense. Son "havre de paix" ne lui aura donc permis de se reposer que de quelques minutes. Calmement, il attendit que le krogan passe en dessous de lui. Et c'est au bout d'un court instant qu'il vit débarquer le mastodonte, orné d'une armure berserker facilement reconnaissable. Un mercenaire expérimenté, sans aucun doute. Il arpentait le couloir d'un pas décidé et méfiant. Il ne serait pas aisé de le surprendre. Mais on n'avait pas le choix.
    De fait, dès qu'il était redevenu assez peu visible, Lleyton en profita pour descendre de son piédestal aussi discrètement que possible. Il avait atterrit dans un silence remarquablement étonnant. Constatant qu'on ne l'avait pas remarqué, il en profita pour sortir son silencieux et le pointa sur son futur interlocuteur.

    « Ne bouge pas. »

    En face, on sembla s'arrêter net.

    « Je suppose que c'est toi qui m'as aperçu. Et puisque je ne vois pas une horde de gardes dans le coin, tu as gardé l'info pour toi. » déduit-il tout haut. « Alors qu'est-ce que tu veux ? »

    La question était louable. Soit il voulait mettre fin à ceci au plus vite et il était prêt à en découvre avec le superviseur, auquel cas il faudrait envisager un combat. Soit il avait un tout autre but et dès lors... On pouvait tourner ça au désavantage de l'ennemi.







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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Sam 16 Aoû 2014, 13:17
LE FLIC ET LE BANDIT
PV : Lleyton Benam



Après qu'il ait aisément renversé plusieurs meubles, ouvert plusieurs casiers pour trouver celui qui se cachait et que sa progression était toujours de plus en plus profonde dans le couloir de ce niveau-ci du bâtiment du spatioport, J'ango eut la déception de constater qu'il semblait terriblement vide. Pourtant, il se doutait quelque peu de la présence du recherché dans les parages, aussi continua t-il d'avancer en passant au peigne fin le moindre carton qui pourrait représenter une cachette.

« Je finirais bien par te trouver, asticot. » gargouilla t-il en fouillant derrière un échafaud.

Rien a voir ici. Le krogan chasseur continua donc son chemin dans le couloir, passant par la même occasion devant la bouche d'aération dans laquelle l'humain se terrait, sans y prêter attention. Il préféra ouvrir un casier dans le coin, constata qu'il était vide et frappa de rage une caisse qui se trouvait là qui glissa sur quelques dizaines centimètres. Sans qu'il ne s'en rende compte dans son dos, le réfugié sortit de sa cachette, avant, bien entendu, de lui marmonner quelques mots.

« Ne bouge pas. » fit-il.

J'ango n'eut même pas a pivoter sur lui même pour savoir qu'il avait de toutes les manières une arme pointée sur lui. La situation ne fit que l'énerver d'avantage et il posa par réflexe sa main sur le mur, prêt a s'en servir si les choses tournaient mal, dans le premier sens du terme !

« Je suppose que c'est toi qui m'as aperçu. Et puisque je ne vois pas une horde de gardes dans le coin, tu as gardé l'info pour toi. Alors qu'est-ce que tu veux ? »  

En bon krogan, J'ango grogna et gronda de plus belle. La réponse lui paraissait tout a fait évidente, mais bien entendu, il allait devoir la lui fournir sans quoi, cela risquait de tourner mal. Lui fonçer dessus était une option. Mais a prendre un risque de se faire tirer dessus, ce n'était pas spécialement l'humain qui était le plus menaçant dans toute.

« Ce que je veux ? Ecoute mec, je ramène faire mon taff ici et on m'pointe un flingue sur la tempe en disant : Si tu veux pas crever, tu me ramène ce type ! Et j'aime pas trop qu'on me menace, alors tu vas me dire ce qui se passe ici, parce que j'ai la soudaine envie de frapper plusieurs personnes, d'un seul coup. Personne ne peut se permettre de me dire des trucs pareils, t'entend ? »

Aussi étrange que cela puisse paraître, le désir de sauver quelconque personne n'était pas partagé par J'ango, qui ne voulait se farcir le butarien de tout a l'heure pour le simple plaisir de lui faire comprendre qu'il n'avait pas l'intention de se laisser marcher sur les pieds et qu'il y avait un prix a le défier de cette manière.

« Si je le tue pas lui, ce sera un autre. Au choix, faut que je me passe les nerfs. Et c'est toi le plus proche pour l'instant. Alors autant que ce soit lui. J'vais lui apprendre la leçon. Personne me fait ça. Encore moins de cette manière. »









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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Mer 20 Aoû 2014, 19:54


    LE FLIC ET LE BANDIT



    Irune ▬ Juillet 2199 ▬ Spatioport principal d'Irune


    Le Superviseur avait attentivement écouté son interlocuteur, toujours l'arme au poing. Il était assez complexe de définir de quel côté un krogan pouvait être car en général, il se situait là où l'argent pointant son nez. Or, le SSC fournissait un budget correct mais limité pour ses agents... Alors pour des intervenants extérieurs, ce n'était même pas la peine d'y songer. Et il y allait de soi que le pirate butarien pouvait accorder des primes. D'un autre côté, il était radin et légèrement psychopathe. Deux arguments qui pesaient lourds dans la balance et qui pouvaient permettre à Lleyton de négocier sur un autre point.

    Toujours méfiant, il fit un pas en avant et analysa le krogan de bas en haut. Son armure était bien équipée, les boucliers ne devaient pas être dernier cri mais suffiraient à encaisser quelques balles. Ce n'était pas avec son silencieux que l'humain allait pouvoir passer la carcasse du mercenaire. Soupirant, il se résigna à baisser l'arme.

    « J'ignore ce qu'il se trame, exactement. » annonça t-il à voix basse. « Le butarien qui me recherche s'appelle Celeman Briggs. C'est un exécutant, connu pour balayer les endroits où il passe. En général, il s'agit de récupérer quelqu'un ou quelque chose. »

    Lleyton regarda autour de lui. Il était en pleine réflexion depuis qu'il avait repris les informations sur l'omni-tech du pauvre turien qui s'était mis sur sa route. Il avait beau réfléchir au problème, il ne comprenait ce que Celeman pouvait trouver à l'endroit. Irune est sous l'autorité concilienne, les Volus sont protégés par la Hiérarchie Turienne et le spatioport est un endroit regorgeant de civils... Pas de richesses. D'après Be Van, si le criminel n'a pas annoncer clairement la raison de sa venue, il aurait été de son goût qu'il vole un ou deux vaisseaux. Mais cela n'expliquait en rien pourquoi il prenait la population en otage.

    « On m'a donné de mauvaises informations, en réalité. Et maintenant, si je ne trouve pas cet idiot de Celeman, il risque de faire des victimes innocentes. » dit-il sur un ton grave. Mais cela n'intéressera sans doute pas son nouvel... "ami". « Par contre, il me cherche... Tu pourrais me livrer à lui. Et m'aider. Enfin, si agir subtilement ne te froisse pas. »

    Les mots étaient sortis tout seul. Dans un cas comme dans l'autre, soit il tentait une percée, soit il était obligé de se mettre volontairement en port-à-faux pour dénicher le terroriste. Or, ce n'était pas un Spectre. Il n'avait pas les capacités d'un Spectre, ni le matériel, ni l'intelligence. Il ne pouvait pas se faire vingt, peut-être trente soldats sans risquer une mort douloureuse. Avec l'aide d'un krogan, ça pouvait être différent... Mais ils risqueraient la mort à deux.

    « Qu'en dis... » bafouilla t-il avant d'être perturbé par un bruit. Des bruits de pas ? Cela suffit pour alerter le superviseur qui tourna la tête, n'ayant donc plus aucun visuel sur son interlocuteur. Il aperçu deux ombres qui se transformèrent assez vite en deux futurs adversaires : un humain, plutôt grand et un galarien casqué. Les deux possédaient un Mattock. Pas du petit matos. A côté, leur armure frisait le ridicule. Et au vu des expressions de l'homme, ils étaient aussi surpris.

    « Hé ! Qu'est-ce que vous foutez ici ? » marmonna l'un des deux.

    Ils se mirent ensuite en position pour tirer sans sommation. Lleyton soupira encore. La journée n'était décidément pas terminée. Il quitta le binôme du regard et en lança un au krogan. Il ne savait pas quel serait son choix : suivre, maladroitement, le plan foireux qu'il venait de proposer... S'énerver et foutre une raclée aux deux pauvres futures victimes collatérales. Ou bien accepter la situation et livrer le superviseur, sans l'aider. Mais quoiqu'il arrive, ce dernier se préparait déjà au combat, si bien que des lueurs biotiques commencèrent à apparaître autour de lui. Les secondes allaient être longues mais décisives car ils ne tarderaient pas à comprendre qu'ils n'avaient pas en face de simples intrus.







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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Mar 26 Aoû 2014, 18:14
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PV : Lleyton Benam



Pour être tout a fait franc, J'ango ne comprenait pas grand chose au charabia énoncé par l'humain. Il n'avait jamais été très doué pour saisir les opportunités que présentaient certaines situations ou plus simplement pour se poser des questions sur la manière de faire. Tout ce qui lui importait, c'était qu'il en sorte gagnant au bout du compte et, si possible, en faisant crever le bâtard d'en face pour sa patrie. Voici comment le krogan voyait la situation : Il avait trouvé la prétendue « cible » qu'on lui avait demandé de chercher, mais en parallèle, l'ordre avait été donné par un psycho-enfoiré qui de toute évidence n'était pas pourvu des idées les plus douces quand a la sécurité civile. En soit, ce qui pouvait arriver a quelques habitants passait complètement au dessus de la tête de J'ango, mais maintenant qu'on lui avait foutu un flingue sur la tempe, les choses étaient quelques peu différentes.

« Ouais ? Et j'gagne quoi a t'écouter et à pas te ramener maintenant, au juste ? Je suis pas sûr d'être plus heureux si on me dit que quelques péons supplémentaires s'en sont sorti. Faut un gagnant et des perdants, c'est pas moi qui fait le jeu. » expliqua t-il.

Avec des concepts comme la magnanimité ou la bienséance qui échappaient complètement a l'esprit bouillant du krogan-clone, conçu de toute manière pour réagir ainsi, la partie n'était pas gagnée d'avance pour que ce soit les forces de l'ordre qui triomphent. D'autant plus qu'il ne savait pas vraiment si les derniers mots de l'humain étaient inoffensifs ou avaient chercher a l'insulter. Fort heureusement, avant qu'il ne décide a se sentir offensé, deux intrus vinrent les déranger. J'ango fit volte-face, le faciès grinçant.

« Hé ! Qu'est-ce que vous foutez ici ? »

J'ango secoua la tête en grognant, l'air farouche. Il ne se mit pas en garde ou quelconque position de combat mais se contenta de grogner en jouant des épaules et en agitant la main devant lui, comme si il chassait une mouche.

« Rien qui soit pour ta tronche, mon gars ! Dégage ! »

Devant l'allure plus qu'hostile des deux types qui faisaient face, J'ango soupira et posa par réflexe sa main sur le mur. Ils restèrent ainsi a s'observer durant un instant. Alors que tout semblait vibrer autour de l'humain qui accompagnait J'ango, a sa petite surprise, puisqu'il se méfiait des biotiques, les deux individus firent un pas en avant. C'était tout ce qu'attendait J'ango.

Avec force, il arracha le panneau métallique latéral du mur et le plaça devant lui, comme si il portait un pavois. Des tirs frappèrent le bouclier de fortune que le krogan s’empressa de soulever avant de le projeter en avant. Le rectangle de fer valdingua dans les airs et frappa les deux attaquants qui chavirèrent en arrière. Le krogan beugla un bon coup avant de charger vers l'avant, piétinant le premier d'entre eux avant de ramasser le panneau, de le brandir bien haut et de l'abattre sur sa victime, exécutant instantanément l'homme de main. Un de moins.








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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Sam 30 Aoû 2014, 18:08


    LE FLIC ET LE BANDIT



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    Le krogan avait, semblait-il, choisi sa voie malgré quelques hésitations. Il fallait dire qu'étant donné son espèce et le blason qui ornait son armure, on pouvait difficilement s'attendre à une autre réaction. Il était donc logique que la plus violente avait primé. En effet, sans trop réfléchir à que faire de ses opposants, l'immense masse s'était contenté de leur envoyer le premier panneau qu'il avait sous la main. Ce même panneau avait ensuite servi à abattre l'un des deux gardes - en l'occurrence, l'humain. L'autre, le galarien, s'était extirpé difficilement de là. Les yeux écarquillés, il avait regardé son collègue se faire écraser comme jamais. Il s'était ensuite rendu compte que son fusil était tombé lors du premier affront et qu'il se trouvait désormais trop près de la montagne qui le menaçait. Seul, sans défense, le réflexe qu'il lui restait consistait à appeler des renforts. Profitant des quelques instants où le krogan ne faisait pas attention à lui, il activa son omni-tech.

    Une seconde plus tard, son corps s'envola sans qu'il ne puisse faire quoi que ce soit. Il vint s'écraser sur un mur non-loin de là, à quelques mètres et finit par retomber au sol, sûrement inconscient. Toujours planté au même endroit, Lleyton semblait satisfait de sa maigre participation. Il s'approcha de son... nouvel allié, calmement. Ce dernier devait sans doute être entrer dans un l'état particulier où il ne fallait pas le provoquer. Évitant, au maximum, de faire preuve de brusquerie, le superviseur se baissa et ramassa le Mattock qui avait tant manqué à son propriétaire. Consciencieusement, on vérifia le chargeur et l'état de l'arme. Pour le coup, c'était respectable car généralement, les mercenaires hors-factions n'avaient pas ce genre de matos. On ne s'en plaindrait pas.

    Toujours très calme, Lleyton s'assura que les deux compères ne se relèveraient pas de si tôt. Par pur acquis de conscience, bien sûr. Il entrepris ensuite d'activer son propre omni-tech et de réactiver l'application qu'il avait auparavant utilisé avec sa victime turienne. Les technologies du SSC avaient beau être avancées au possible, on ne pouvait pas avoir le loisir de stocker toutes les informations qu'on pouvait le vouloir. Il s'agissait donc de faire une analyse ponctuelle. En alignant les informations liés aux trois soldats, l'agent avait su trouvé une piste.

    « La plupart des communications viennent et repartent du centre de contrôle. » dit-il à voix haute. « C'était ma seule idée valable de toute façon. »

    Éteignant ses outils, il poussa un lourd soupire et tourna la tête vers le krogan, jetant au passage un énième coup d’œil à la pauvre carcasse sur laquelle il trônait presque. « Bon, on repassera pour la subtilité. » argua t-il. « Du coup, Briggs ne va pas tarder à se rendre compte qu'il lui manque deux de ses moutons. » Et il va se fâcher, pensa t-il tout bas. Ce n'était pas pour rien qu'il était plutôt considéré comme un terroriste, après tout. Et les récents évènements le prouvaient bien.

    Relevant la tête et les épaules, Lleyton fit quelques pas en avant. « Tu n'as rien à gagner à me suivre. Mais tu n'y gagneras pas plus si tu m'arrêtes. Donc fais ce que tu veux. » annonça t-il au Berserker avant de lui tourner le dos et de continuer tout droit. Le centre de contrôle n'était pas excessivement loin. Qu'il soit seul ou non, il était trop tard pour faire machine arrière. Et puis, si Briggs n'était pas là bas, quelqu'un lui dirait où il se trouve.







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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Mar 02 Sep 2014, 18:16
LE FLIC ET LE BANDIT
PV : Lleyton Benam



Il était là ! Juste devant ses yeux ! Tout ce qu'il lui restait a faire, c'était lever haut le pied et l'abattre sur le crâne de ce maudit galarien pour lui briser comme une noix de manière instantanée. Lorsqu'il vit sa victime activer son omni-tech, J'ango grinça des dents par réflexe, la jambe levée. Sauf que lorsqu'il voulut la descendre pour achever le galarien, ce dernier décolla dans les airs et J'ango ne toucha que le sol. Le krogan pivote sur lui même, suivit du regard le pauvre être ballotté dans les airs et constata non sans une certaine satisfaction qu'il alla s'écraser contre le mur. J'ango fit un pied de pivot et se tourna aussitôt vers l'autre humain. Il fallait toujours être très prudent, avec les biotiques.

« M'en fout. Je compte comme si c'était le mien dans les scores ! » gargouilla le krogan.

Il suivit des yeux Benam qui alla ramasser une arme non loin. Ce n'était pas une mauvaise idée. J'ango avait oublié qu'il avait du déposé les armes en rentrant dans le spatioport. Récupérer un flingue serait plutôt intéressant. Le krogan imita l'humain et ramassa la seconde arme tombée au sol dans l'affrontement. Il ne vérifia ni le chargeur ni l'état de l'arme. En lieu et place de cela, il vérifia les lieux qui semblaient désormais vides de toute menace... Si l'on pouvait considérer que l'autre « recherché » ne constituait déjà pas un danger en lui même. J'ango était bien partit pour lancer une quelconque exclamation mais Benam le prit de court et s'adressa a lui avant même qu'il ne puisse en place une.

« La plupart des communications viennent et repartent du centre de contrôle. C'était ma seule idée valable de toute façon. Bon, on repassera pour la subtilité. Du coup, Briggs ne va pas tarder à se rendre compte qu'il lui manque deux de ses moutons. Tu n'as rien à gagner à me suivre. Mais tu n'y gagneras pas plus si tu m'arrêtes. Donc fais ce que tu veux. »

L'assurance que prit l'humain déconcerta un peu J'ango qui n'osa même pas répondre quoique ce soit. Il se contenta de loucher en grimaçant bégayant quelques mots en observant Benam se préparer a filer a l'anglaise. Il le regarde s'éloigner, inspecta les deux corps qui étaient encore sur place puis se retourna et se dépêcha de courir pour rejoindre Benam.

« Héééé ! Attends moi ! C'est quoi le plan ? On fait quoi ? Faut pas qu'on se sépare ! » aboya t-il.







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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Jeu 04 Sep 2014, 21:45


    LE FLIC ET LE BANDIT



    Irune ▬ Juillet 2199 ▬ Spatioport principal d'Irune


    C'est avec étonnement que le krogan avait vite réagit. Et qui plus est, dans le sens de Lleyton. Il était en effet arrivé en courant, prêt à aider le superviseur. Visiblement, il avait une dent contre ceux qui le menaçaient. Ou bien était-ce une amertume vis-à-vis des butariens. Peut-être un peu des deux. Il fallait dire que la plupart des butariens n'avaient rien de sympathique, alors quand butarien pouvait rimer avec terroriste...

    Dans tous les cas, l'humain cachait sa satisfaction d'avoir un allié de poids à ses côtés. Nul doute que la docilité du mercenaire ne durerait pas éternellement donc il fallait sauter sur l'occasion. « Le plan ? Foncer dans le tas jusqu'au centre de contrôle. Et une fois là-bas, improviser. » fit-il tout naturellement. Il n'avait, de toute façon, pas de meilleure initiative à faire valoir. Maintenant qu'ils étaient relativement découverts, cela ne servait plus à rien de tendre un piège à Celeman et encore moins d'y aller furtivement. Être furtif avec un krogan était un risque à franchir auquel personne n'est franchement préparé. Lleyton en avait payé les frais, une fois. Il ne recommencerait pas.

    Et puis, il fallait utiliser les atouts au maximum. Demander à un tel combattant de faire preuve de discrétion, c'était comme demander à un elcor de tenir un flingue. Aussi handicapant qu'improbable. D'un autre côté, on ignorait tout de la force d'opposition. Il était de l'avis du superviseur que les deux gardes qu'ils avaient rencontré se dirigeaient droit vers le centre de contrôle. Afin de plus appuyer ses propos, il sortit une carte holographique de son omni-tool pendant qu'ils marchant. La carte était suffisamment visible pour les yeux du reptilien. « On a de la chance. Ce n'est pas loin. A la prochaine, il faut prendre à gauche, longer le couloir et c'est la dernière sal... » tenta t-il de préciser avant de s'interrompre brusquement. Un bruit de tir avait retentit comme jamais et l'agent était tombé à la renverse. Gardant l'équilibre comme il pouvait, il s'empoigna le menton avant de passer sa main sur sa joue. Il avait une légère brûlure. « Rendez-vous ! » cria t-on au loin.

    Retrouvant ses esprits, Lleyton regarda sur le mur. Une trace de balle. Elle était pas passé loin celle-la. Un peu effaré, il se mit à regarder le krogan qui était à mi-chemin entre le "Je m'en contrefous royalement" et le "Je veux briser des crânes". On ne chercha pas à plus comprendre. L'humain se mit à couvert, arme à la main et tenta d'avoir une vue sur les cibles. "Merde", pensa t-il. Ils étaient quatre. Deux butariens, dont un qui tronait devant avec un fusil à pompe et deux turiens. « Justement, je parlais de foncer dans le tas. » Il jeta un deuxième coup d’œil. Celui-ci fut suivi d'une rafale. "Merde", pensa t-il une seconde fois. « Bon, je propose que tu fasses le ménage. Ils n'ont probablement jamais dû gérer un krogan qui charge. » annonça Lleyton. « Et moi, je m'occupe du fusil à pompe pendant que tu les... distrais. »

    Cela semblait partir d'une bonne intention. Qui plus est, s'ils étaient en surnombre, le couloir était relativement étroit et ils n'avaient que peu d'endroit où se cacher. Ils étaient donc bien positionnés pour un assaut frontal mais ils prévoyaient que ça se fasse vite. Et même avec une arme puissante au corps à corps, on n'arrête pas un krogan comme ça... Enfin, en théorie.







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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Mar 09 Sep 2014, 00:30
LE FLIC ET LE BANDIT
PV : Lleyton Benam



Dans les faits, J'ango n'était pas certain qu'il était dans son intérêt de suivre l'humain. Mais après tout, c'était le seul qui semblait savoir faire ce qu'il faisait ici. Du moins, par rapport a lui. Le krogan n'avait jamais été un très grand génie de la tactique mais il savait qu'en général, ceux qui avaient les idées bien tranchées et qui agissaient rapidement était les meilleurs chevaux sur lesquels parier. Tant pis, adviendra ce qu'il adviendra. C'était qui avait proposé quelque chose alors c'était lui qui allait continuer de mener la voie. En entendant le plan de Lleyton, J'ango se demanda si il devait se mettre en colère vis a vis de ce qui lui semblait être un résonnement préjugé basé sur des stéréotypes. Il se rappela ensuite être nul au cache-cache. Tant pis, les stéréotypes gagnaient sur ce coup.

« D'accord. On verra bien sur quoi on tombera. Espérons juste que ce soit pas un régiment entier. Je sais que j'ai les épaules larges mais je suis pas non plus capable de faire des miracles ! » remarqua t-il.

Il avait l'habitude qu'on l'envoie en première ligne pour absorber le plomb. Cela faisait longtemps qu'il avait aussi cessé de s’agacer dès qu'on le voulait pour essuyer les premières assauts. Après tout, si il y en avait un qui pouvait survivre dans ce genre de boulot c'était lui. Et il le savait. La carte de l'humain, bien que le krogan n'en saisissait pas tout les détails, était assez explicite sur la suite des évenements. Avant que J'ango ne puisse s'exprimer sur un potentiel second plan ou une approche spécifique, un grand bruit résonna et il vit Benam chavirer. Oups fut le seul mot qui vint dans la tête du krogan qui pivota immédiatement vers l'arrivée du projectile. Woah, celle là était pas passée loin ! Mais outre le fait que cet humain avait décidément trop de chance pour que cela soit normal, cela signifiait aussi que des ennuis se présentaient a eux. J'ango se tourna vers la source et se mit par sécurité a couvert contre un mur d'angle. Sans bien sur s'attarder sur l'état de santé de Benam. Ce dernier semblait d'ailleurs encore en bonne santé.

« Bon, je propose que tu fasses le ménage. Ils n'ont probablement jamais dû gérer un krogan qui charge. Et moi, je m'occupe du fusil à pompe pendant que tu les... distrais. »

J'ango hocha la tête. Un job facile qui ne devrait pas trop lui poser de soucis. Comptant que le biotique allait accomplir sa part de travail, aussitôt dit, aussitôt fait. Le krogan beugla un grand coup avant de s'élancer tête la première dans le couloir. Quelques tirs vinrent ricocher sur son armure et ses boucliers. Ces quelques caresses ne l'arrêtèrent pas dans sa poursuite. Entrant comme un chien dans un jeu de quille, il fracassa pour ainsi dire l'intégralité des hommes dans l'espace confinés, les renversant au passage. J'ango pointa son mattock et envisagea de tirer sur l'un qui était au sol, en attente de se relever. Sans succès. Bien entendu, il n'avait pas vérifié son arme, qui n'avait plus de munitions. A la guerre comme a la guerre, il projeta le mattock droit a la figure du turien avant de se ruer sur celui, moins idiot, qui avait eut la présence d'esprit de se placer sur le dos pour tenter de le viser. Le pied qui s'abattit sur son crâne lui fit définitivement perdre la capacité de viser. Ou de respirer tout court. Le troisième qui avait vut son fusil voler un peu plus loin eut le droit de voir J'ango apposer ses mains autour de son cou. Le turien tenta mollement de se défendre mais la prise fut en ce point brutale que ses cervicales se rompirent sur le coup alors que J'ango le soulevait. Il termina sa vie la tête a l'envers, après que le krogan lui ait retourné la nuque. Quand au dernier, le butarien au fusil a pompe, il avait eut une meilleure idée. Constatant qu'il allait au fiasco a une si courte portée face a un krogan, même avec une arme de ce calibre, il se releva rapidement et détala dans les couloirs a une vitesse insoupçonnée pour quelqu'un de sa corpulence. J'ango se redressa et grinça des dents.

« Merde ! Il s'enfuit. Il risque de déclencher une alarme ou d'attirer pas mal de ses potes dans le coin ! Qu'est ce qu'on fait ? »

Son regard se porta vers le turien assommé par le jet d'arme. J'ango s'en approcha et le souleva en le tenant par le col.

« On a un otage. Qu'est ce qu'on en fait ? Je le tue maintenant ou bien on s'en sert comme d'un bouclier ? A moins que tu ne veuille lui tirer des infos du nez ! »







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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Mar 16 Sep 2014, 14:25


    LE FLIC ET LE BANDIT



    Irune ▬ Juillet 2199 ▬ Spatioport principal d'Irune

    « Merde ! Il s'enfuit. Il risque de déclencher une alarme ou d'attirer pas mal de ses potes dans le coin ! Qu'est ce qu'on fait ? »

    Lleyton, qui s'était amusé à pinailler sur le pseudo-spécialiste du fusil à pompe, avait tant bien que mal tenté de se redresser et de lui adresse un coup fatidique avec une charmante balle de Mattock, mais le butarien lui était rentré dans le lard. Dans le mouvement, l'humain avait adopté une posture assez disgracieuse et sa cheville avait failli se retourner. Il s'était alors sauvé en posant un genou au sol. Et désormais retourné, il pouvait voir la raclure détaler à toute hâte. Avant qu'il ne puisse prendre le virage, on eut le réflexe de sortir le silencieux. Visant tant bien que mal, on tira une balle au niveau du genou. Comme il n'était pas tireur d'élite, l'ex-lieutenant le loupa, de si peu. Mais fort heureusement, le quatre-yeux avait dérapé et s'était planté dans le mur d'en face, comme un grand. Ce comique de situation ne put que ravir Lleyton, qui estimait qu'il ne fallait pas perdre de temps au vu de la chance qu'il avait.

    « On a un otage. Qu'est ce qu'on en fait ? Je le tue maintenant ou bien on s'en sert comme d'un bouclier ? A moins que tu ne veuille lui tirer des infos du nez ! » lui indiqua J'ango tandis qu'il se relevait aussi vite que possible. Il jeta un regard par dessus son épaule et préféra partir à la rencontre du butarien. Ce dernier cherchait à atteindre son fusil à pompe, tombé à quelques mètres de lui. Posant ses mains au sol, il se donna de l'élan pour repartir sur ses pieds. C'était sans compter sur la gentillesse de son ennemi, qui en profita pour lui asséner un violent coup de pied dans le ventre. A terre, le butarien grogna. « Abruti. » souffla le superviseur, alors qu'il venait de coller son silencieux sur la tempe du mercenaire.

    Il lui attrapa ensuite l'omoplate - chose non-aisée - et lui indiqua vigoureusement de se remettre en selle. Une fois le butarien debout, son assaillant se mit derrière et lui ordonna d'avancer. Très vite, ils revinrent à la hauteur de J'ango. « On a deux otages, maintenant. » conclut l'humain, la mine satisfaite. « Dont un conscient. » précisa t-on juste après, la mine un peu plus déconcertée. Pour cause, on dirait dit que le turien était mort.

    Mais pas le temps de s'attarder sur des détails. Analysant les alentours, l'agent du SSC jugea bon de constater qu'il n'y avait pas de caméra. D'un autre côté, si les soldats de Briggs les attendaient au tournant sans même qu'ils n'aient eu le temps de s'annoncer, cela signifiait bien qu'ils devaient se douter de leur présence. Ou au moins de sa présence. « Ils doivent savoir qu'on est là... » fit-il sur un ton chagriné. « D'un autre côté, on a un ticket d'entrée en chair et en os. » Le pirate grogna à nouveau, visiblement pas trop partant pour servir de cheval de Troie. Puisqu'il n'avait guère le choix, il se contenterait de grogner son désarroi. Haussant les épaules, Lleyton lui aboya de nouveau de se diriger vers la porte la plus proche.

    A priori, il s'agissait du centre de contrôle. Le superviseur l'avait précisé un peu plus tôt : par chance, il n'était pas loin. Toutefois, l'entrée était plus... sophistiquée que les autres. Il s'agissait bien évidemment d'une porte de sécurité, sur laquelle gravitait des inscriptions holographiques oranges, signifiant qu'elle était relativement verrouillée. L'otage saurait quoi faire, pensa t-on. Et une fois arrivés devant ce qui les séparait de on-ne-savait-quoi, on ne pouvait que... motiver le butarien à faire son job avec des "Allez !" presque trop clichés.

    Celui-ci se montra relativement coopératif au bout de la troisième demande et finit par appuyer sur le gros bouton qui trônait là. « C'est moi ! Laissez-moi entrer ! » héla t-il d'une voix particulièrement aigüe pour un butarien. Serait-ce un opposant de sexe féminin ? Si tel était le cas, ils étaient sacrément moches. Mais une nouvelle fois, l'attention devait être porté sur les terroristes, pas sur des broutilles. Et J'ango, qui maintenait son trophée et futur bouclier en laisse, semblait de plus en plus désintéressé par ce qu'il passait. Ou alors se préparait-il à foncer dans le lard de nouveaux adversaires, la rage aux yeux...

    Quoiqu'il en fut, ils n'étaient pas en position de force. Ni l'un ni l'autre ne savait où ils allaient et ils partaient à l'aveugle. Le doute avait nettement le pouvoir de s'immiscer en eux. Les quelques secondes, métamorphosées en quelques minutes qui suivirent la requête du butarien ne faisait qu'accroître la pression. Puis, soudainement, la porte céda du leste et s'ouvrit. Prenant une grande inspiration, Lleyton reprit l'épaule de son hôte et le poussa à l'intérieur de la salle. Le krogan suivit.

    « Attrap... » gloussa le chef des lieux, les yeux tout écarquillés à la vue de son... vieil ami. « Benam ?! » réagit-il, plein de dégoût. Il n'avait, fallait-il croire, pas reconnu l'ex-Lieutenant sur ses caméras.

    Et en effet, ils étaient dans une belle merde. Il y avait six ou sept mercenaires plantés là, arme au poing et hésitant sur la marche à suivre étant donné que Briggs n'avait donné qu'un demi-ordre. Et quant à lui, il était sur son piédestal, juste devant les nombreux écrans qui faisaient office de surveillance. Au-dessus et sur les côtés se trouvaient des vitres. C'était un concept original qui faisait de l'environnement quelque chose d'à moitié fermé. Et si la position devenait trop inconfortable, un petit tir sur l'une d'elle pourrait changer la donne. A moins que les volus aient pensé à les blinder. « Encore toi, sale enfoiré ? » beugla Briggs, sortant Benam de son observation. Un peu plus conscient de la situation, ce dernier fit venir son butarien jusqu'à lui et entoura son cou de son bras gauche. Son autre bras était rallongé par Paladin. Paladin qui continuait à se lier d'amitié avec la tête du pirate. « Pas trop ravi de me voir, à ce que je vois. »

    Devant ce petit affront, le boss frappa dans le vide, ce qui lui donnait un air un peu niais. « Ça change tout ! Complètement ! » indiqua t-il. « Je vais te faire payer ta dette. Et ton... allié va m'y aider. » continuait-il, portant son regard sur J'ango. « Tu es Berserker. Tu aimes l'argent. Trahis cet idiot d'humain et je te donnerai un demi-million de crédits. »

    500.000 crédits ? Rien que ça ? Celeman Briggs n'était pas connu pour sa générosité. Légèrement surpris, Lleyton tourna la tête vers le krogan. Incapable de dire ce qu'il pensait, il chuchota quelque chose... « C'est un peu trop simple... Il y a un coup fourré... »







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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Sam 20 Sep 2014, 15:00
LE FLIC ET LE BANDIT
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Tiens tiens tiens. Voilà qui commençait a devenir intéressant. Un demi-million ? Pas mal. Pas mal du tout. Bien plus que toute paye qu'il pouvait avoir. Voilà qui arrangeait bien les affaires de notre Berserker qui se sentait soudainement en position de force. En chemin, il avait ramassé le fusil à pompe du précédent butarien ou butarienne, il n'était pas vraiment sûr de vouloir savoir de quoi il s'agissait. Dans tout les cas, il actionna la pompe du fusil en ricanant.
« Cinq-cent milles ? Vraiment ? Je suis sûr que tu peux encore augmenter un peu le chiffre. Remplaçons le cinq par un chiffre un peu au dessus et je pense que je pourrais peut-être marcher. »
Son regard se posa sur l'humain, conscient qu'il était en train de mettre en l'air royalement son engagement. Quoique... il n'avait finalement passé aucun pacte spécifique avec ce dernier ? Pas de remords a avoir. De toute façon, pour un prix pareil, J'ango les aurait sans doute oublier.
« Désolé. C'est pas contre toi. Mais faut un gagnant, et faut un perdant. C'est pas moi qui fait les règles du jeu. » répéta t-il comme il aimait souvent le dire.
Il pointa son fusil et arma sa visée en plissant des yeux, puis, des bruits vinrent l'empêcher de tirer. Le krogan ne cessa pas de viser pour autant. Des gens entraient dans la pièce, pas besoin de se retourner pour le savoir. On entendait leurs pas. Et vu comment ces derniers semblaient « aigus » et étaient plus proche du cliquetis, J'ango devina aisément qu'il s'agissait là des griffes d'un vortcha qui touchait le sol. Il grogna.
« Qu'est ce que vous foutez là ?! » gargouilla t-il.
Effectivement, deux vortchas, les acolytes de J'ango, venaient d'apparaître dans le cadre des portes de l'endroit. Ils semblaient quelque peu surpris mais comprirent rapidement que l'heure n'était pas a la discussion. Par réflexe, ils tirèrent leurs armes, tout deux des M-23 Katana. Un équipement relativement courant pour des Berserkers.
« Quoi se passer ?! » demanda bruyamment l'un des deux.

Briggs sembla se faire plus agité. Il remplit ses poumons d'air et hurla un bon coup.
« Un demi-million a celui qui me débarasse de cet imbécile ! »
Les deux vortchas se regardèrent un instant puis toisèrent J'ango. Ce dernier grogna de plus belle et finit par se retourner dans leur direction.
« Dégagez ! C'est MON job ! » aboya t-il agressivement a l'intention de ses « acolytes ».
Les vortchas claquèrent des mâchoires en s'éloignant l'un de l'autre et se mirent a se viser mutuellement, en posant parfois un regard sur J'ango, l'arme levée dans leur direction. Ils se stabilisèrent finalement dans ce qui paraissait être une impasse mexicaine. Le premier vortcha visait le second qui lui même visait J'ango qui lui même visait le premier. Il y eut un long silence seulement battu par le krogan qui tapait du pied nerveusement en montrant les dents.
« Cassez vous où je vous bouffe la tête et les jambes ! » continua J'ango en frappant du pied.
« Avoir fait diversion ! Mérite autant les crédits ! » renvoya le premier vorcha.
« Non ! Moi ! 'Ai aussi fait diversion et ait aidé ! » répondit le second.
Les trois se regardèrent en chien de faïence, attendant que quelqu'un ne se décide a tirer. Finalement, ce fut le premier qui fit le premier pas. Il ouvrit le feu droit sur son second congénère avant d'être abattu d'un tir de fusil a pompe du krogan qui l'expédia en arrière, contre le mur. Le second, avant que le tir ne lui désintègre la figure, fit feu sur J'ango dont l'armure éclata comme du verre au niveau de sa clavicule et de son poumon droit. Il recula et porta immédiatement une main a la blessure. Juste en dessous de son cou, un peu a droite, l'épicentre de l'impact. L'armure avait été pulvérisée sur le coup, blessant J'ango furieux qui venait de se rendre compte que son sang coulait et que sa chair avait été sérieusement entamée au niveau de l'endroit. Enflammé par la blessure qui suscitait douleur et perte de sang, il se retourna furieusement, les dents claquantes et le regard animé par une colère noire. Il lâcha son fusil et chargea en direction de Benam et de son otage en hurlant de rage. Par chance, il sembla que l'humain esquiva l'agression, puisque J'ango ne rencontra que du vide et poursuivit sa course. Il percuta l'un des gardes de la pièce, le souleva et le fracassa contre l'un des écrans du lieu, ce qui donna lieu a une décharge électrique bruyante et létale. Animé d'une force presque paranormale, le krogan empoigna ensuite immédiatement au niveau du cou le second garde qui se trouvait le plus proche de lui. D'épaisses veines palpaient sur son cou et sur son front et les canaux de ses yeux semblaient avoir rompus. Avec puissance, J'ango écrasa le garde contre la vitre, laissant d'abord place a une épaisse fissure. Le second choc la rompit pour de bon. La vitre éclata alors que le garde projeté dans cette dernière chuta.

Une pluie de projectile vint terrasser ensuite le krogan dont l'armure tomba en pièce de manière progressive. Au bout d'un moment, plusieurs secondes, sous un feu intense, il finit par poser un genou a terre, des impacts parcourant son torse, son cou et ses jambes. Alors, ensuite, il bascula mollement en avant et toucha le sol. Malgré l'intensité du barrage de tir, il semblait encore en vie, vu la manière dont il remuait au sol en respirant comme un bœuf.







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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Jeu 25 Sep 2014, 20:22


    LE FLIC ET LE BANDIT



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    Et bien, il s'agissait d'un retournement de situation auquel le superviseur ne s'attendait pas. En même temps, qu'attendre d'un berserker ? Ils avaient visiblement ça dans le sang : l'amour de gain. Et précisément du gain facile. Il n'en avait pas fallu beaucoup pour qu'il se mette à envisager la trahison. De son point de vue, un demi-million représentait une belle somme. Qui plus est, sûrement la plus haute récompense de sa carrière. Cela valait plus que mille remerciements de la part d'un SSC qui ne roulait pas réellement sur l'or. Pas pour ça, en tout cas. Et dans un sens, Lleyton avait compris à quoi il devait son moment de solitude.

    En revanche, il fallait aussi avouer que la manière dont cela s'était déroulé... C'était totalement autre chose. C'en était même improbable. En voulant accorder trop d'importance à sa bourse, J'ango s'était attiré les représailles de ce qui devaient être ses alliés. Ou, tout du moins, ses larbins. Deux vortchas décérébrés - pour changer - qui avaient eu le loisir de s'entretuer et de pousser le krogan dans une rage qui l'avait lui-même conduit à sa perte. Aussi avait-il emporté deux subordonnés de Briggs dans sa course avant que les autres réagissent. L'humain avait donc regardé son ami de fortune s'écrouler sous les rafales destructrices de ses adversaires du jour. Et sacrebleu, il était solide. Même devant la puissance de feu de quatre mercenaires, il n'avait fait que tomber, sans même leur donner l'ultime satisfaction de crever sans broncher. Une chose qui avait amusé le Butarien.

    « La cupidité... » héla t-il avec arrogance. « Ça finira par tous vous perdre. » Son sourire presque dérangeant s'agrandissait sur sa tête de poire écrasée, tandis qu'il sortait un flingue lambda de son attirail. Il fallait être aveugle pour ne pas voir clair dans son jeu. Mais de son côté, Lleyton était métaphoriquement désarmé. Il n'avait plus le soutien non-négligeable d'une bête de combat accompagné de ses capacités hors normes. Il n'y avait que lui, ses atouts biotiques qui l'épuiseraient et deux armes qu'il ne pourrait utiliser au même moment. Et bien entendu, un otage qui souhaitait s'enfuir. Oh mais oui. L'otage !

    « C'est un peu hypocrite de ta part, Briggs. » rétorqua l'humain, poussant l'autre butarien à terre. L'idée était la même : mettre une énorme pression sur la tempe du prisonnier afin de faire plier l'autre. Toutefois, le quatre-yeux était d'un avis différent. « Tu crois vraiment que j'en ai quelque chose à faire ? » beugla t-on, en face. « Occupez-vous de lui, les gars. »

    Naturellement, le superviseur tourna le regard vers les fameux gars. Gardant son arme pointée vers son otage, par précaution, il observait leurs mouvements. A priori, leur motivation à obéir était moindre. A la place, chaque fusil commençait à viser celui qu'ils devaient protéger. « J'ai comme l'impression que c'était pas prévu dans le contrat. » ajouta Lleyton avant de réagir de la façon la plus commode de l'histoire : en une demi-seconde, il attrapa le butarien qu'il avait en face et le releva. Devant cet acte tout à fait brusque, des coups de feu partirent de plus belles. Mais comme on avait tout prévu, c'est le pauvre garde qui avait pris la décharge. « Saloperies ! » cria Solomon de son côté, plein de rage.

    Sans s'inquiéter de son état de santé, l'agent n'avait pas fait dans la finesse et avait de suite exécuter le turien qu'il avait plus ou moins devant lui. Une balle dans le cou... Enfin dans ce qui lui servait de cou, anatomiquement parlant. Surpris, ce dernier n'avait pu répondre à l'attaque et était tombé sur les genoux. Celui qu'il y avait derrière - un autre turien - avait l'air de suite moins amical et moins docile que le premier. Et pendant que Briggs avait l'air occupé avec les deux autres, Lleyton avait tenté le coup de poing. Un peu barbouillé, l'ennemi ne s'était pas laissé faire et quelques balles avaient fusées de son Mattock. Manque de chance, un d'elle se logea dans l'épaule de l'humain qui, avec l'adrénaline, avait contourné sa première victime avant de vider son chargeur sur l'actuelle. Évidemment, vider un chargeur sous l'impulsion de la colère avait pour mauvais effet de tomber en rade de munitions. Il rangea son pauvre pistolet qui était devenu inutile et attrapa nonchalamment le fusil par terre. Mais en se relevant, celui-ci lui échappa des mains. La vision un peu trouble, il vacilla légèrement.

    Prenant une grande inspiration, il tentait de voir plus clair et porta son attention sur son omni-tool. Dans un magnifique décor orangé était affiché un signe bien malheureux et une phrase assez simple "Seuil de toxicité minimal franchi". Quel abruti. Dans sa fureur, J'ango avait libéré l'accès à des fenêtres. Elles devaient être prévues pour contenir des chocs, mais un krogan était hors compétition. Et de surcroît, l'atmosphère des Volus était peu accueillante. Et forte en ammoniac. Le spatioport étant aussi conçu pour résister lorsque ce genre de problème devait arriver, il avait un peu de temps. Mais son épaule et sa blessure n'arrangeait rien. Tentant de faire appel à l'énergie qui lui restait, il prit de profonde inspiration. Pas forcément la meilleure idée qu'il pouvait avoir sur le moment, mais la seule qui arrivait à le détendre. Néanmoins, il demeurait à terre. Et de son côté, Briggs s'était occupé de ses détracteurs. Il pouvait le voir avancer vers lui. Et il pouvait aussi voir le berserker qui respirait à terre, ouvrant les yeux petit à petit. « Boulot de merde. Au moins, j'aurai eu le plaisir de t'abattre, Benam. »

    Bilan des courses : Lleyton était à la merci d'un de ses vieux démons, sa seule chance étant d'avoir une idée brillante... ou probablement de s'en remettre à J'ango. Peut-être qu'après tout, il n'aurait pas dû être Superviseur si c'était pour finir comme ça. Mais Solomon avait raison : quel boulot de merde.






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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Jeu 02 Oct 2014, 00:13
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Glissant aussi sûrement qu'il savait que l'attention n'était pas portée sur lui, J'ango avait lentement mais sûrement prit appui contre le mur et s'en était servit pour se relever, collé contre la paroi et laissant quelques traces rouges. Il tourna brièvement la tête vers les autres présents dans la pièce, a mi chemin entre le regard haineux aux traits déformés par le sang et la folie furieuse. Il était désormais difficile pour le krogan de discerner ce qui était vrai du faux, ce qui était de l'hallucination du concret. Plus que tout, il était difficile de mesurer l'état de la situation. Dans l'impossibilité de pouvoir se fier a une quelconque représentation qui se présentait a lui, J'ango n'écoutait désormais plus que ses bas instincts et ne semblait plus que ruminer une colère noire et bestiale.

Briggs, lui, fanfaronnait et semblait déjà réjouit a l'idée de sa prochaine victoire. Et étant donné les conditions, il était effectivement difficile de ne pas penser autrement. On n'avait cependant pas noté J'ango qui avait rampé a faible vitesse pour se relever ensuite. Un poing bien trop gros se referma sur la gorge du butarien qui déglutit sur l'occasion, prisonnier de ce membre qui le tenait par derrière a un endroit crucial et qui commença a l'étrangler. On le retourna et il eut tout le loisir d'inspecter le faciès plus que intimidant d'un krogan trempé de sang et qui n'était visiblement guère pourvu des sentiments les plus amicaux a l'égard des occupants de la pièce. Il projeta le butarien sur l'un des panneaux du coin, dans un bruit métallique. A peine Briggs tenta de se redresser et de rouler pour échapper a un potentiel autre mauvais coup que le poing reprit son étreinte sur sa gorge et alla le fracasser avec force droit sur une autre des vitres de la pièce. Alors, J'ango laissa libre court a sa brutalité et sa sauvagerie. Il fracasse le crâne du butarien contre la vitre. Une fois. Deux fois. Trois fois. Un splendide éclat commença a se dessiner sur le verre fêlé, mêlé a quelques traces de globules rouges. Quelques instants plus tard, le krogan prit son élan et se recula de quelques pas avec sa victime tenue par le col. Il brailla un bon coup et chargea en avant, fracassant une ultime fois la tête du butarien dans la vitre.

Ce fut le coup en trop. Le verre se brisa sur le choc. Briggs traversa le tout comme un autre l'eut fait auparavant... Et ce fut tout... La fin de l'histoire ? Vraiment ? Le traitement n'avait certes pas manqué de violence, et il était déjà très peu probable que quelqu'un eut survécu a des chocs d'une telle magnitude au crâne, alors une chute par dessus cette vitre... Mais vraiment ? La scène manquait un peu d’héroïsme ou de légendaire. Et pourtant, les choses étaient ainsi. Le butarien venait de se faire défenestrer après avoir été salement amoché. Que pouvait-t-on rajouter de plus ?

J'ango pivota lentement sur lui même, encore couvert par les marques de la bataille.

« Putain... Un demi-million de crédits envolés... » articula t-il l'air dégoutté et n'en revenant toujours pas.

Puis, il pencha mollement en avant et s'écroula lourdement la face contre-terre. Et cette fois-ci, il n'avait guère l'air décidé a se relever. Pour l'instant.







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MessageSujet: Re: Le flic et le bandit   Mar 07 Oct 2014, 00:27


    LE FLIC ET LE BANDIT



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    S'endormant peu à peu, Lleyton commençait à être intimement convaincu que le butarien allait avoir sa peau. Et mourir des mains de Celeman Briggs, il y avait mieux comme destin. Pourtant, l'humain n'avait pas mérité un tel traitement... Mise à part le fait qu'il eut coffré le terroriste en son temps. Cela dit, Celeman n'était ni le seul ni le dernier qui aurait le droit à cette honneur. Il ne faisait qu'accomplir son job et c'était un job ô combien dangereux. Et quelque part au fond de lui, il sentait toute l'injustice de connaitre une mort sur Irune. C'était tellement peu... épique.

    Et si seulement c'était aussi simple, de pouvoir choisir sa propre destinée et mettre fin à son aventure. Il était clair que s'il avait eu plus de temps et d'énergie, il se serait relevé et aurait au moins tenté de se défendre. Mais non. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était fixer le canon de l'arme qui lui disait bonjour et vaguement tenter de réagir. Soupirant, au bout de plusieurs secondes, il finit par accepter la fatalité. Courageux mais pas téméraire, il ferma les yeux. Au moins, quitte à ne rien pouvoir faire, autant choisir de mourir sur de joyeuses images. Tout ce qu'il arrivait à imaginer, étrangement, c'était un lit. Un message subliminal ? Probablement. Cela n'avait aucune importance. Dire qu'il n'avait même pas le loisir de voir sa vie ou, tout du moins, quelques morceaux de sa vie défiler ici et là. Globalement, tout pouvait s'articuler autour d'un mot : rien. Et bientôt, ce rien deviendrait beaucoup plus concret.

    Seulement... Il avait beau respirer aussi durement que possible et patienter jusqu'à l'arriver de la fameuse dernière balle qui lui avait donné rendez-vous, il n'y avait rien. Soit mourir était moins douloureux que prévu, soit il s'était passé quelque chose. Profitant des cellules d'oxygènes qui gagnaient encore son corps, il réouvrit les yeux et porta son regard devant lui. Il distinguait deux silhouettes, dont une peut-être légèrement plus imposante que l'autre. Le son arriva après l'image : il entendait les bruits sourds d'un verre qui se brise. Clignant pour essayer d'y voir plus clair, se concentrant pour comprendre plus distinctement les bruits qui l'entouraient, il comprit qu'il n'y avait plus de danger imminent. Faisant appel aux forces obscurs, il déplaça - non sans difficulté - sa main droite, qui rejoignait petit à petit sa cousine. S'il ne se trompait pas, il lui restait une injection d'urgence que tous les Superviseurs étaient tenus d'emmener en mission. Pianotant à l'aveugle, il activa d'abord la radio avant de tomber sur la bonne option.

    Lleyton ressentit une vive douleur, suivi d'un redressement instantané. Un temps plus tard, il perçu - cette fois - le son d'un corps s'écrasant. Il analysa cela : c'était J'ango, qui ne bougeait de lui. Au-dessus de lui, une nouvelle vitre qui avait démissionné. Plus de temps à perdre ! L'humain fit abstraction de ses maux et s'avança dans un mouvement absolument forcé jusqu'au krogan. Accroupi, il chercha comment l'attraper de la meilleure des façons. Il n'y avait pas de meilleure solution à ce problème. Un krogan, c'est massif et il allait devoir faire preuve de force et d'effort pour le sortir de là. Et c'était là que se situait, précisément, la fin de leur collaboration ; à cette idée précise. Car le Superviseur serait incapable d'expliquer ce qu'il s'est passé ensuite. Complètement incapable...


    Irune ▬ Juillet 2199 ▬ Hopital Inter-espèces d'Irune


    « Lleyton ? » tanna une voix, sèche et autoritaire. Cela sortit immédiatement le demandé de son court sommeil. Même à moitié-conscient, il avait reconnu d'où provenait cette unique parole. Elle ne pouvait venir que d'une seule personne. « Moryn ? » fit le presque comateux, articulant relativement bien.

    Moryn Thymoris était la supérieure hiérarchie de l'humain. Et en général, de tous les Superviseurs. Si elle se déplaçait, il s'agissait d'une urgence ou d'une mission qui ne pouvait être géré que par ceux qui possèdent un tant soit peu de gallon. Du coup : sa présence était-elle un bon ou un mauvais signe ? Elle allait s'expliquer elle-même. « Tu n'aurais jamais dû aller dans ce spatioport sans renfort. » commença t-elle, le ton accès sur la morale. « Surtout que tu connaissais déjà Briggs et ses manières. » continuait-elle. Les deux mains posées sur les deux bords du lit dans lequel logeait temporairement l'ex-Lieutenant, elle fixait l'un de ses élèves les plus studieux et impulsifs - en même temps - avec un regard perçant.

    Peinant à retrouver ses pleins moyens, Lleyton remonta un peu et se mit de meilleure façon sur ses oreillers. « C'était différent, cette fois... » put-il affirmer, avec un léger bafouillement. « Logique. Briggs a été engagé par l'Ambassadeur. A priori, Van n'appréciait pas que le Conseil ne prenne pas en considération les revendications Volus. Provoquer une attaque au sein des non-Volus lui a paru être une idée avisée. » Son subordonné haussa un sourcil. « Les politiciens... » soupira Moryn, de son côté. Be Van avait toujours paru louche aux yeux de Lleyton. Mais mettre en danger des citoyens conciliens parce qu'on ne fait pas assez attention à lui... Bon, dans un sens, le Conseil allait peut-être examiner un peu plus attentivement les demandes provenant d'Irune et de son futur représentant. Ironique, en sommes. « Et Briggs est mort. Tu vas avoir une tonne de paperasserie. » ajouta la supérieure, toujours le soupir lourd.

    « Et J'ango ? » interrogea t-on, un peu plus curieux qu'inquiet. « Le krogan ? Il est en vie. Mais il est aussi recherché pour quelques crimes. Du coup, il va être rapatrié sur la Citadelle... »


    6 heures plus tard...


    Les dégâts physiques et physiologiques du Superviseur étaient minimes. A surveiller, comme toujours après une exposition relative à l'air d'Irune... Mais les progrès de la science et de la médecine permettait une récupération plus sérieuse. Il s'en sortirait avec une cicatrice certaine mais les lésions et séquelles, ce sera pour une autre fois. Dieu seul sait que le diagnostic entamé aurait pu être largement plus négatif. Le médecin, un petit volus grassouillet - comme le reste de son espèce - avait toutefois voulu le garder en observation. Au bout de six heures, on lui avait permis de pouvoir entreprendre une petite promenade.

    L'objectif de Lleyton était alors clair et précis. Dans la foulée de sa libération "conditionnelle", il avait enfilé l'uniforme basique de rechange que lui avait laissé Moryn et s'était dirigé vers la seule chambre gardée de l’hôpital. Arrivant à la hauteur de ses collègues, il lança « Prenez votre pause » suivi d'un « Les gars... » plus insistant lorsque ceux-ci protestèrent plus ou moins vivement. Ils comprirent très vite où voulait en venir l'ex-Lieutenant. Et loin d'eux l'idée de s'y opposer. Les passe-droits n'étaient pas si monnaie courante mais on fermait souvent les yeux.

    Sans plus attendre, Lleyton débarqua à l'intérieur de la chambre du krogan. Il se posta en face de lui, prêt à déballer son laïus. « Je suis désolé, je n'ai pas un demi-million de crédits à t'offrir. » débuta t-il. « Mais... J'ai peut-être quelque chose de plus précieux à te donner : ta liberté. » Il fallait comprendre qu'en vertu des lois et des règles, il était inconcevable de faire une chose pareille. « Tu ne l'as peut-être pas fais par bonté de cœur, mais tu m'as sauvé la vie. Et je pense qu'il y a mille fois plus dangereux qu'un berserker dans la Galaxie. Alors considère que ton ardoise est effacée. » Le Superviseur s’exécuta avec efficacité et efficience. Les hôpitaux possédaient des bornes de données plus conséquentes et sécurisées que d'autres et par conséquent, il pouvait accéder aux dossiers des criminels et autres compères. En un clic, il nettoya celui de J'ango Garnar, hochant la tête par la suite afin de confirmer son action - qui lui serait inévitablement reproché. Mais comme il l'avait dit : il y a mille fois plus dangereux dehors. Ayant payé sa dette, il tourna les talons et se dirigea vers la sortie. Ni plus ni moins.

    Quoique... Il s'arrêta sur le pas de la porte.

    « Tu tiens peut-être à ta vie de mercenaire, mais si ce n'est pas le cas... Tuchanka pourrait avoir besoin de quelqu'un comme toi. Ça ne coute rien d'y songer. » conclut-il.







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Le flic et le bandit

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