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 L'Équipe des Bras Cassés

Arcadia McKnight

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Faction : UCIP
Rang : Colonel/Médecin en Chef
Arcadia McKnight
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MessageSujet: L'Équipe des Bras Cassés   L'Équipe des Bras Cassés Icon_minitimeJeu 25 Juil 2019, 21:12
► █ Date : 12 Juillet RP Tout public
Ravi Vertax ♦️ Arcadia McKnight
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Cinq mois. Cinq. Long. Mois. C'est le temps que le pôle médical de l'Unité Concilienne d'Intervention et de Protection était resté sans capitaine à son bord. Á devoir gérer le démantèlement des différents laboratoires temporaires à la suite de l'extinction de l'Énergie Noire. Á devoir gérer les conférences scientifiques mises en place afin d'exposer les bienfaits de la coopération. Á devoir gérer un tas d'autres conneries chronophages. Mais ils l'avaient fait. Parce que c'était son équipe, des individus triés sur le volet. Des professionnels en qui le colonel pouvait avoir une confiance aveugle. Il n'était qu'une vingtaine au sein des troupes permanentes. Mais c'était sa vingtaine à elle. Son orgueil.

Même si certains lui tapaient sur le système comme Larco. Ou Larcon. Elle les appréciait tous. Des médecins de terrain endurcis aux rats de laboratoire insouciants. Son retour au sein de l'équipe avait été dignement fêté, permettant de trouver une excuse pour passer une journée à buller, et de passer la soirée à boire. Ils avaient bu à se démonter la tête au point de pas r'trouver le chemin d'la maison. Même Arcadia - que Shura qualifiait de puits sans fond lorsqu'il s'agissait d'alcool - avait terminé rincé. La métaphore : « Rentrer à quatre pattes » n'avait jamais paru aussi réelle. Même Mipha N'Kavar d'habitude si sage avait succombé à la tentation.
Il avait bien fallu deux jours au service pour décuver entièrement, épuisant en bonne partie le stock de citrate de bétaïne pour aider le foie à éliminer le surplus d'alcool. Deux jours dans un silence mortel, sans qu'une seule porte ne claque, sans qu'un mot ne soit plus haut que l'autre.

Le calme revenu, la revenante avait pu se concentrer entièrement à son travail. Une demie année d'absence s'était accumulée sur son bureau, des documents consacrés à la peste du 23ème siècle, les projets passés et futurs, des invitations et des milliers d'e-mails aussi bien interne à l'organisation qu'externe. Ce n'était que maintenant qu'elle le découvrait à quel point sa notoriété avait explosé au sein de la communauté scientifique, passant de la case banal médecin chirurgien à héroïne de guerre.
La Martienne avait passé la plus grande partie de l'année dernière à s'élever contre l'EN, l'arme au poing, la repoussant chaque jour un peu plus, travaillant seule ou de concert sur tout ce qui pouvait endiguer la progression du virus. Tout son travail. Tout ses sacrifices. Tout le sang versé. Cela avait payé. Fière de son parcours ? Oui. Il n'y avait aucun mal à le dire.
Petit à petit elle marchait dans les empreintes de géant que son père avait laissé derrière lui. Nanobiologiste de talent, reconnu galactiquement, la tête sur les épaules et un monstre d'humilité. C'était pour sa fille un idéal à atteindre. Pas pour la célébrité. Encore moins pour la reconnaissance. Mais pour le rendre fier, lui. Pour lui montrer qu'il n'avait pas une idiote pour enfant.

Aujourd'hui, elle se rendait compte que sa parole avait prit de l'importance. Ces conseils seraient écoutés, son opinion entendue. Cela signifiait une plus grande prudence lorsqu'elle ouvrirait la bouche.
L'annonce de sa reprise de service avait fait grand bruit. Des messages par dizaine affluaient. Un faire part pour une visite officielle, une sollicitation sur un sujet médical, une demande d'intervention lors d'une assemblée. Le corps médical la demandait aux quatre coins de l'Espace Concilien et même au delà. Le fait d'avoir intégré temporairement les rangs de l'Hégémonie ou d'avoir travaillé avec Haratar n'y étaient certainement pas pour rien.

Ainsi s'écoulait ses journées. Alternant les réponses avec ses interlocuteurs, gérant le nouveau budget alloué à son pôle... Qui au passage avait drastiquement baissé à la suite du retour à la normale. Il fallait ajouter à cela l'organisant des emplois du temps suite au départ de certains pour l'Espace Frontalier ainsi que les nouveaux projets à venir.

« Encore, souffla la toubib désespérée.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Questionna Mipha. L'Asari était confortablement installée sur le canapé qui occupait l'un des angles de la pièce triant les données que sa supérieure n'avait pas encore eu le temps de consulter. La blonde s'entendait à merveille avec sa seconde. Malgré son jeune âge et son enthousiasme, elle était douée. Nul doute qu'elle deviendrait une pièce majeure au sein de l'UCIP dans les années à venir.

- C'est encore cette pharmacie qui me demande un enregistrement vocal. « Je suis le Colonel McKnight et cette pharmacie est ma favorite de la Citadelle ». Je ne vais quand même pas m'abaisser à ça. Les suppots et le viagra sont les mêmes partout. Non mais ils imaginent vraiment que je suis à ce point en recherche de gloire et d'attention ?

Mipha gloussa avant de lui décocher un sourire espiègle.

- Qui sait ? Avec l'absence de ta chérie, tu pourrais être en manque de quelqu'un qui te rappelle à quel point ton génie est incroyable.

C'était aussi la seule du service au courant de la relation qui l'unissait à Shura. La praticienne lui faisait suffisamment confiance pour qu'elle garde cette révélation secrète.
Souriant à son tour, le colonel froissa une feuille de papier et visa l'alien.

« Arrête de raconter des conneries et bosse au lieu de fantasmer sur ma vie de couple. »

Reprenant leur travail avec un semblant d'assiduité, elles échangèrent de temps à autre sur des sujets qui nécessitaient des précisions. Cela ne dura guère longtemps.

« Merde, s'étrangla la chirurgienne. Je vais être à la bourre pour mon rendez vous chez le kiné. Mipha je te laisse fermer mon bureau. Je dois absolument y aller ! A demain !

- A demain Arcadia !»

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Échangeant sa blouse blanche pour une veste en jean, la blonde fila rapidement vers la sortie, appelant un taxi à la station en face des bureaux de l'Unité. Une fois assise dans le véhicule, elle se laissa aller à un profond soupir. Elle était complètement en décalage avec le monde du travail. Non pas qu'elle était mécontente d'être active de nouveau, mais elle n'avait définitivement plus le rythme dans la peau.
Le docteur avait passé le mois dernier à se remplumer, ainsi qu'à retrouver une bonne condition physique. La charpente de son buste s'était épaissie, les côtes autrefois saillantes laissaient place aux muscles. Le coffrage de ses jambes accueillaient quadriceps et mollets qui s'affermissaient de jour en jour. Tout comme l'armature de ses bras se regonflant et se renforçant à chaque exercice. La natation ainsi que la course à pied lui avait permit d'expugner une partie de son oisiveté.

Hélas sa main gauche restait toujours un handicap. La militaire regarda son membre blessé, qu'elle ramena sur ses jambes. Ses phalanges pouvaient se mouvoir un peu plus chaque semaine, attraper un verre n'était plus aussi éreintant, bien que couper son steak restait une réelle épreuve. Il lui manquait encore la poigne, cette force pour écraser, frapper, cogner. Mais cela revenait. Elle le sentait au fond de son vif.
Ses doigts valides vinrent s'enrouler autour de l'anneau en argent qui retenait le tour de cou, laissant ses pensées vagabonder vers Shura en espérant que tout aille au mieux pour elle.

Arrivée à l'hôpital militaire, elle alla s'enregistrer, légèrement soulagée de savoir que sa collègue avait un peu de retard. Arcadia patienta quelques minutes dans la salle d'attente jusqu'à ce qu'elle soit appelée. Comme à chaque séance, les résultats étaient encourageants. D'ici la fin septembre elle aurait pleinement récupérée la motricité de sa main. De plus on lui annonça que la greffe de son œil pourrait se faire dans la quinzaine à venir. Adieu bionique !
La toubib ressortit, rayonnante après toutes ces nouvelles. Les douloureux souvenirs du clan McKnight ne seraient bientôt plus que poussière. La Martienne passa devant le petit jardin de l'hôpital ou plusieurs convalescents profitaient d'un « bain de soleil ». Un peu à l'écart une silhouette et un faciès qui lui rappelait quelqu'un. La mémoire lui revint peu à peu. Décidément les Spectres étaient abonnés aux hôpitaux...
Arcadia arriva derrière le fauteuil roulant, s'arrêtant à quelques centimètres de la Turienne.

« Je connais un docteur qui doit avoir une sacrée tâche sur son dossier », lança ironiquement la blonde.

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Ravi Vertax

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MessageSujet: Re: L'Équipe des Bras Cassés   L'Équipe des Bras Cassés Icon_minitimeDim 04 Aoû 2019, 22:50
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Vivia Karonum était de trois ans l'aînée de Ravi Vertax mais la différence n'était pas flagrante. La première était plus menue que la seconde, à tel point qu'elle flirtait parfois avec le terme «fluette». C'était néanmoins une apparence qu'on oubliait vite au combat et, lorsqu'elle pilonnait les forces ennemies de sa position, on était bien content de l'avoir avec soit, qu'elle semble fragile ou non. Certains s'étonnaient de ses capacités, tant elles semblaient en décalage avec sa figure, et des mauvaises langues parlaient de manipulation génétique ou autres bidouillages qu'elle aurait subit. Ses rumeurs, Vivia les accueillait avec un sourire froid et un «Ah bon ?» encore plus glacial. Sauf quand ils disaient qu'elle était contaminé par l'Energie Noire. Là, celui d'en face repartait généralement avec ses dents dans un mouchoir, ramassé par ses doigts cassés.
Vivia détestait l'Energie Noire, comme beaucoup de Cabales.
Elle avait toujours un chant aux lèvres, un instrument sous les mains et saisissait l'occasion de jouer de l'un ou des deux dès qu'elle se présentait - et même quand elle ne se présentait pas.

En somme, Vivia Karonum avait été un modèle pour la jeune Ravi Vertax. Et elle l'était toujours pour l'adulte qu'elle était devenue.

- Merci d'être venue.

La voix de la Turienne était rauque, étrange pour ses propres oreilles. Les flammes du crash avait abîmé ses cordes vocales et même presque deux semaines plus tard, les dommages subis restaient. Une partie de son visage présentait des brûlures profondes, une de ses mandibules ne tenait que grâce aux pansement, les rares fois où elle marchait se terminait en claudiquement à peine le pied posé, et ainsi de suite.
On lui avait interdit de recevoir la moindre visite depuis son admission, les médecins l'ayant considéré comme trop faible pour le supporter. Deux longues putain de semaine de solitude. La seule chose qui avait permis à l'ancienne Cabale de tenir était sa médication, laquelle l'avait fait dormir les trois quart du temps et somnoler le reste.
L'interdit avait été levé ce jour, à dix heure. A dix heure cinq, Vivia passait la porte.

- Qui serait-je pour ne pas rendre visite à ma soeur de coeur ? Je regrette que tu ne sois pas en état de chanter... J'aurais aimé savoir si tu avais fait des progrès depuis mon dernier cours. Je suis sûre que j'ai encore beaucoup à t'apprendre, à moins que tu ne maîtrises désormais le «Gloria Imperium» ?

Ravi secoua la tête avec un pauvre sourire. Non, elle ne savait toujours pas chanter cette foutue chanson, laquelle demandait une connaissance quasi-parfaite d'un tas de technique de chant pour être divine. Oh bien sûr elle pouvait la gazouiller, mais comparé à la voix et à la maîtrise de Vivia, c'était honteux.
Malgré tout, elle aurait adoré pouvoir la lui fredonner, même mal. Pourrait-elle encore chanter comme avant, une fois sa guérison considérée comme complète ? Elle l'espérait sincèrement.

- La variété humaine et turienne sont plus mon domaine, à vrai dire. Je n'ai jamais supporté la technicité des chants cérémonieux, tu sais.

Vivia secoua la tête comme le ferait une adulte face à un enfant n'ayant pas fait ses devoirs.

- Et c'est en maîtrisant les plus difficiles et techniques que tu peux finir par tout faire. Enfin, si tu te complais à rester dans un style, je ne peux rien faire pour t'aider.
Après tout, un Kabalim ne peut pas vraiment donner d'ordres à une fonctionnaire émérite du Conseil, hein ?
, gloussa-t-elle.

L'intéressée haussa les épaules, un tout petit peu pour un point de vue extérieur, le maximum pour elle.

- Tu peux essayer, mais ne t'étonnes pas si je te dis que je n'écoute pas
, ricana-t-elle en retour.
J'aurais aimé que tu restes un peu plus, reprit-elle, son sourire effacé.

Le sourire de Vivia se dissipa à son tour.

- Moi aussi. Mais le devoir m'appelle, petite soeur, comme il t'a appelé et t’appellera encore. Je t'écrirais comme toujours, d'accord ?

Malgré toute leur affection, les deux femmes se voyaient peu. La faute à leur travail respectif (la première était devenue Kabalim de section, la seconde ayant vécu le parcours qu'on lui connait), à leur éloignement géographique (Vivia était souvent en service sur sa Invictus natale là où Ravi avait fait de la Citadelle son fief) et à la vie en générale (qui était, comme chacun le sait, une péripatéticienne de talent et une championne pour séparer les gens). Elles gardaient néanmoins le contact via de longs mails et des conversations holo à minima hebdomadaire.
Cette promesse, qui n'était finalement que la continuité de leur habitude, lui réchauffa le coeur. Rien ne changerait, voulait-elle dire, même si elle devrait moisir un temps ici pour guérir.

- Je sais. Bien. Rend moi un dernier service avant de partir, d'accord ?


----------------------------------------------


Même s'il était artificiel, le parc de l'hôpital militaire offrait un véritable réconfort à la Spectre. Déjà, parce qu'il ne s'agissait pas de sa foutue chambre dont elle finirait par connaître la moindre aspérité au terme de son séjour. Ensuite, parce qu'il y avait des arbres, des buissons, un faux gazon aussi doux que les fesses d'un bébé Krogan (comment connaissait-elle la douceur des fesses de bébé de Krogan ? On voyait et faisait des choses étranges dans le SSC, comme se retrouver à courser un criminel qui, pour s'enfuir, balançait ... oh, et puis non, ce serait trop long à expliquer) et un éloignement des avenues centrales et aériennes qui le rendait paisible. Dissimulé quelque part, un haut-parleur diffusait des chants d'oiseaux des mondes Asari et Humains.
Celui qui avait conçu cet endroit l'avait fait en pensant aux patients qui se retrouvaient condamnés à l'hospitalisation à quasi-perpétuité sans remise de peine. On pouvait voir de nouvelles têtes, faire semblant d'apprécier le faux vent, de s'émerveiller devant les faux végétaux, de se bercer d'illusions qu'on était juste dans un jardin par une belle journée ensoleillée et qu'on rentrerait ensuite chez soi lorsqu'on le voudrait. La réalité rattrapait ensuite tout le monde après ce court répit et on pouvait recommencer à faire semblant le lendemain.
Vertax soupira. Elle connaîtrait la moindre aspérité de sa chambre ET la moindre feuille de ce jardin avant de partir, ainsi que le nom des infirmiers et infirmières, de leur petit dernier, chat, chien voir perroquets, mais aussi leur heures de patrouilles, qui était corruptible et quel serait le meilleur moment pour s'enfuir par les gaines d'aération.

Vivia n'était partie que depuis cinq minutes mais déjà le monde s'obscurcissait. Il lui faudrait trouver des astuces pour tromper l'ennui. Peut-être qu'elle arriverait à mettre en place un système de correspondance entre chambres, voir un service postal aérien sous forme d'avions en papier, avec correspondant surprise et...

- Je connais un docteur qui doit avoir une sacrée tâche sur son dossier.

Vertax fit mine de regarder de l'autre côté, sifflant d'un air conspirateur :

- Ne me faites pas repérer. Je suis là pour enquêter incognito sur les qualités de cet hôpital. Pour le moment, la bouffe est dégueulasse et en trop petite quantité. Inutile de vous dire que leur score frise le négatif malgré des soins au top niveau.

La fauteuil tourna, laissant à la Spectre le loisir de saluer la médecin en bonne et due forme. Son sourire ne fit que se figer légèrement lorsqu'elle vit les petites ... «rénovation» que la médecin avait subit elle aussi. Bien évidemment, Ravi avait eu vent de l'affaire. Elle avait même hésité à passer la voir avant de lâchement opté pour le «Je lui envoie un panier de fruits, du chocolat, un ours en peluche générique et une carte». La douleur avait, aux yeux de la Turienne, une carapace d'intimité. Si elles s'étaient mieux connus, les choses auraient pu être différentes, évidemment.
Mais quelques soit les blessures et les épreuves que la médecin avait traversé (encore un mois de harcèlement et elle arriverait à faire craquer cet Amiral pour consulter tout le dossier de l'affaire McKnight, quand bien même il s'agissait d'une affaire purement humaine), elle semblait rayonnante, de la pointe de ses cheveux miel jusqu'à la semelle de ses chaussures.

- Je ne pense pas que se manger une navette en mission fasse une tâche sur le dossier de mon médecin traitant ceci-dit. Ou alors tout doit être lié au médecin... ? Ou pire ce sont eux qui sont à l'origine des maux de leur patient ? Esprits, être obstétricien doit être épuisant alors...
Et bien, si c'est vous qui êtes à l'origine des maux, je suis heureuse de voir que le crash ne vous a pas tué !

Plus sérieusement, Arcadia, votre arrivée est un rayon de soleil dans ma morne vie de blessée. Vous saviez qu'ils interdisaient les visites pour les grands brûlés ? Je vous le dit, ce genre de torture devrait être interdite.


Un peu contre sa volonté, ses yeux émeraudes descendirent sur les mains couturées de fines cicatrices de la jeune femme, laquelle n'avait pas manqué de remarquer l'errance de son regard. Bien. Autant percer l'abcès tout de suite.

- J'ai entendu ce qu'il vous était arrivé. Un peu. Disons que je travaille à avoir un ... résumé détaillé auprès de certaines instances, si vous n'êtes pas contre.
J'aurai aimé venir vous voir mais je me suis dit qu'il y avait sans doute certaines personnes prioritaires pour ça. De ce que j'ai cru comprendre, votre temps de visite a été assez court.
Je... J'espère que vous avez bien reçu le panier au moins....


Elle cliqua de la seule mandibule valide.




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MessageSujet: Re: L'Équipe des Bras Cassés   L'Équipe des Bras Cassés Icon_minitimeDim 11 Aoû 2019, 20:37

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« Les joies des cliniques privées ma chère. Cela coûte une fortune mais au moins la nourriture est bonne et les libertés sont légions. »

La Turienne fit pivoter son fauteuil dévoilant son visage balafré par les brûlures. Arcadia n'avait jamais trouvé les Turiennes très attirantes. Principalement par l'absence de crête qui faisait tout l'attrait des mâles. Mais alors là... il allait falloir un miracle sans nom si quelqu'un espérait faire gagner un concours de beauté à la convalescente. La toubib avait vu bien pire au cours de sa carrière, des têtes bouffés par des radiations aux corps rongés par la putréfaction et les maladies. Néanmoins il fallait avouer une chose. C'était moche à voir. Le chirurgien en charge de l'opération n'avait pas vraiment brillé, mandibule à l'appui. A moins que ce ne soit un spécialiste du BTP qui se soit chargé de la rafistoler, ce dernier point aurait au moins le mérite d'éclaircir sa condition.

« Je vois que vous avez percé le secret le mieux gardé des médecins. La médecine est un métier dangereux, les client qui ne meurent pas peuvent porter plainte. Il faut bien prévenir le risque.

- Oui, c'est normal. Les grands brûlés sont plus sensibles aux infections et contaminations bactériologiques. C'est pour cela que vous êtes « sous cloche » au début. »

Elle remarqua le regard de Vertax descendre sur sa main, s'arrêtant sur les trop nombreuses cicatrices qui l'ornait. L'espace d'un battement de cœur, d'un battement de cil, d'un battement d'âme elle retint in-extremis un mouvement pour les masquer au monde. Ce réflexe de protection, de cacher ce qui ne devait pas être vu, de dissimuler sa douloureuse faiblesse. Qu'il fut difficile de se retenir, même malgré le laus qu'avait tenu son amante il y a quelques semaines de cela.
C'était sans oublier le faciès de son interlocutrice, porteur silencieux des stigmates qui la défiguraient. Un tel geste l'aurait fait se sentir honteuse face à cette Spectre marquée par la guerre.

« Chez les Humains il y a un proverbe qui dit : « La curiosité est un vilain défaut », commença l'humaine. Mais la vôtre a au moins le mérite d'être honnête. Et puis têtue comme vous êtes, je suppose que même en vous disant de lâcher l'affaire vous me diriez oui pour me faire plaisir, avant de continuer vos recherches. Elle lui sourit amicalement avant de passer derrière le fauteuil et commença à le pousser. Enfin, ce n'est pas comme si je croulais sous le travail. Allons donc me trouver un siège pour mon fessier ducal... Merci pour votre cadeau, j'aurais aimé vous remercier mais je n'avais pas votre numéro. »

Les deux combattantes allèrent se trouver un endroit moins peuplé, un havre de paix au sein de celui-ci. Arcadia alla s'asseoir sur un petit banc en simili-pierre, faisant face au 4x4 de Ravi. Elle se laissa imprégner par l'ambiance alentour, spectatrice de la superficialité de ce lieu. Les parcs et autres zones vertes avaient toujours attiré la chercheuse, là ou les domaines floraux l'émerveillaient, les étendues sylvestres la berçait alors que la glèbe suscitait ce confort rustique. Ici tout paraissait plus plat, la nature était présente sans l'être. Certes bien plus confortable que les immenses tours de la Citadelle ou d'un Présidium comprimé, enclavé et immuable, dénué du moindre charme bucolique. Mais néanmoins terriblement terne.

Reportant son attention sur la Spectre, elle la jaugea de ses yeux organo-synthétiques, réfléchissant à comment elle allait commencer son récit. La Martienne ne pouvait pas tout lui raconter. C'était impossible. Elles ne se connaissaient pas suffisamment pour cela, et quand bien même certains détails relevaient de la sphère privée. Certaines peurs rôdaient encore dans les profondeurs, même écrasées par le plus puissant des sentiments, ces dernières luttaient contre leur désintégration inéluctable. Quant aux secrets, certains se devaient d'être gardés. Il était trop tôt pour les éventer. Les révéler pourrait impacter sa vie professionnelle et plus encore celle de sa moitié.
Et puis il fallait être honnête, elle ne connaissait guère Ravi. Malgré le fait d'avoir combattu par deux fois, côte à côte, ainsi que d'avoir été son médecin pendant une semaine. Elle aurait été incapable de dire le passe temps favori de son ex patiente- si ce n'était son aversion pour les hôpitaux- où si même elle avait quelqu'un. La médecin s'en tiendrait donc à une version épurée.

« C'est aussi invraisemblable que cela va vous paraître mais tout cela m'est bel et bien arrivé. J'ai été enlevée par ma famille maternelle en début d'année, sur une île de La Terre. Leur objectif était de me laver le cerveau pour devenir la prochaine chef de clan et membre du parlement de l'Alliance. Au début j'ai essayé de m'enfuir, mais plus j'essayais plus les punitions étaient violentes. Lorsqu'ils ont menacé de s'en prendre à mon père, j'ai arrêté de lutter. Je pensais à l'époque que tôt ou tard un moyen s'offrirait à moi pour contacter l'extérieur. J'ai également apprit plus tard que mon père était dans un endroit inatteignable, même pour eux.

J'ai donc fait ce qu'il me demandait. Apprendre l'histoire du clan, des terres en possession, la politique... Bref tout ce qu'une sang bleu devait savoir. Pendant deux mois je me suis farcie des écrits ennuyeux à mourir. Il y avait quelques activités sympathiques comme l'équitation ou l'escrime, mais cela ne représentait qu'une infime partie de mon temps libre... Parfois je devais torturer des opposants aux régimes. Des hommes qui voulaient renverser les duchés et seigneurs locaux afin de rétablir l'ancien régime démocratique.
J'ai déjà du le faire par le passé, mais pas à ce point là. Pas au point de ne laisser qu'un quartier de viande dépecé derrière moi.

Un jour j'ai pu envoyer un message vers l'UCIP, on m'a surprise en plein milieu mais au moins une aide devait venir. Durant un mois complet, ils m'ont affamé et assoiffé. Battue et torturée jusqu'à ce que je crache le morceau. Jusqu'à essayer de me violer. J'ai bien failli y rester. Un jour de plus et je ne serais pas là à parler avec vous. Depuis j'ai passé deux mois en convalescence. J'attends la greffe d'un nouvel œil, ainsi que de retrouver la motricité complète de ma main.
 »

Elles restèrent un moment silencieuses, au milieu des gazouillis électroniques. Les horreurs retombèrent silencieusement des airs, se perdant dans le gazon artificiel, absorbées par le terreau métallique de la station spatiale.

« Ce sont les derniers souvenirs que m'a laissé celle qui me considérait comme sa petite fille... avec son titre de noblesse. Les vestiges d'une famille de dégénérés... J'espère avoir satisfait votre soif de savoir au moins ? Et donc cette histoire de navette et de crash ? Vous pouvez m'en dire plus ? Je vous préviens si vous me dîtes « Secret Spectre », fit elle en imitant Ravi, je vous fais bouffer votre fauteuil. »

(c) King (Sacrifars)


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