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 Le Clan McKnight

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Arcadia McKnight

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Esprit de Lukesh
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MessageSujet: Le Clan McKnight   Ven 15 Mar 2019, 03:23
► █ Date : 22 Janvier RP Violent
Arcadia McKnight
Le clan McKnight




「 Le Clan McKnight 」
RP Solo


Une douce odeur florale vint chatouiller les narines de Arcadia, Délicate, printanière, mélange de violette, d'orchidée et de notes ambrées. Elle connaissait très bien cette fragrance, qui faisait germer des paysages de Provence fleuris et lumineux, tiède et chaleureux dans les esprits de ceux qui l'humait. Elle l'aurait reconnu entre mille car c'était son parfum.

Entrouvrant les paupières, elle les ferma aussitôt, aveuglée par le flot de lumière qui se déversait par la fenêtre en saillie. Ses yeux s'habituèrent à la luminosité, lui permettant de prendre conscience de l'environnement qui l'entourait. Elle se trouvait dans une chambre comme elle en avait rarement vu, richement décorée même dans les plus petits recoins. Le style des meubles étaient imposants sans pour autant tomber dans la lourdeur, sans aucun doute à cause de la couleur claire. Il y avait de l'espace. Beaucoup d'espace. Suffisant pour deux studios de taille correcte.
Le contact soyeux du drap effleurait sa peau nue, épousant harmonieusement les courbes de son corps, quelques plis ici et là de l'étoffe venait jeter une ombre sur le tableau. Ses doigts encore ankylosés par autant d'inactivité repoussèrent le linge, découvrant son buste d'albe. Elle dégagea ses longues boucles blondes de devant son visage d'où se lisait la surprise.

Que faisait-elle ici ? Où était-elle ? Pourquoi l'avait-on déshabillé ? Quelqu'un avait-il abusé d'elle ? Était-ce un rêve ? Était-elle morte ? Ou n'avait elle qu'imaginer la vie d'une personne ? Que lui voulait-on ? Pourquoi cette pièce embaumait son parfum ? Autant de questions dont elle ne trouverait pas la réponse en restant ici. Sortir de cette pièce ne lui paraissait pas l'idée la plus intelligente mais tôt ou tard quelqu'un finirait par venir.
Se décalant sur le côté, elle posa ses pieds nus sur le sol tiède puis se leva. Sa curiosité reprit le dessus et l'attira près de la fenêtre. En face d'elle s'étendait la nature à perte de vue, un bois sans fin et disparaissant derrière les collines. Au pied du bâtiment il y avait de l'herbes. Une herbe verte qui même si elle n'était pas courte paraissait bien entretenue. Le soleil était haut dans le ciel qui ne comptait à l'heure actuelle aucun nuage.

Sur une chaise à l'autre bout de la pièce elle remarqua des sous vêtements ainsi qu'une robe pendue à un cintre. Les habits sentaient bon la bonne lessive et étaient impeccables. Enfilant cette culotte en dentelle quelque peu trop fantaisiste à son goût, son cerveau essayait de se remémorer ses derniers souvenirs et sur le pourquoi du comment elle avait atterri ici. Ne souffrant d'aucun symptômes de la gueule de bois, il était peu probable qu'elle ait bu jusqu'à plus soif, et elle savait se tenir un minimum. Cintrant le corset de sa robe, elle termina de boutonner la combinaison jusqu'au col, faute de quoi l'ensemble semblait ne pas tenir.
La mémoire lui revint par flash, la soirée sur la Citadelle, le gala avec les médecins, l'appel de son père, Shura, puis le trou noir. Est-ce que quelqu'un l'avait vraiment enlevé ? Elle ? Il y avait vraiment des tordus.

Elle ouvrit la porte dans un léger grincement, s'arrêta pour être certaines que personne n'avait entendu ce bruit, avant de sortir. Elle avait rapidement délaissé les talons hauts que son hôte lui avait fourni, les trouvant trop contraignants pour se déplacer et trop bruyants.
La demeure était immense, elle avait parfois l'impression de déjà vu avant de se rendre compte qu'elle n'avait fait que débarquer dans une aile ne présentant que quelques similitudes à la précédente. Des tableaux de différentes époques ornaient des murs décorés avec goût, rappelant furieusement le style victorien. Des guéridons étaient disposés à intervalles réguliers, portant parfois une sculpture ou une composition florale. Quelque chose d'antique émanait de ce lieu, d'archaïque et pourtant d'incroyablement luxueux.

La quadragénaire continua son exploration, sans croiser âme qui vive. Sa voix en son for intérieure lui disait de ne pas appeler qui que ce soit. Bizarrement et pour la première fois elle fut bien d'accord avec elle.
Elle traversa un vestibule dans les tons jaunes, qui loin d'être immense était incroyablement haut, plusieurs bannières portant les mêmes armoiries tombaient du plafond. Sur les murs étaient accrochés des dizaines si ce n'était des centaines d'armes primitives, d'autres siècles. Des premiers mousquets en passant par des hallebardes et autres fers étaient disposés en éventails ou en roues, allant même jusqu'à quelques hauberts exposés sur les cheminées de chaque côté de la pièce.
Au beau milieu trônait une statue grandeur nature d'un chevalier, épée à la main, un écu dans l'autre, avec un sens du détail extrême pour le blason, donnant l'assaut. En bas de celle-ci était écrit "Sir Keir MacNeachdain" suivi d'une phrase en Anglais "I hope in God", une dernière phrase dans une langue qui lui était inconnue complétait la plaque "Fraoch Eilean".

« L'île de Fraoch. »

La voix résonna comme un coup de tonnerre, calme et autoritaire, inquisitrice même. Elle emplit le lieu, résonnant avant de disparaître dans les hauteurs du lieu.
Le bras qu'elle avait tendu vers l'écriteau tressaillit, comme si ce dernier venait de se prendre une dernière de plusieurs milliers de volt. Arcadia se retourna vers la voix, levant les yeux au ciel.

Sur une mezzanine se tenait une femme aux traits fins et sévères, quelques rides creusaient son visage au faciès noble. Elle avait un joli nez, légèrement relevé lui donnant un air dynamique. Ses longs cheveux blonds tirants vers le blanc étaient coiffés en une longue et large tresse sophistiquée qui passait par dessus son épaule s'arrêtant un peu avant la taille. Elle était vêtue d'une robe rouge mettant en valeur sa longue et fine silhouette, dotée d'un léger décolleté, laissant voir une gorge d'une blancheur éclatante. Ses yeux bleus était à l'image de sa voix, dur, impérial. Celui d'une personne qui ordonne.

« Arcadia. Je suis heureuse de te rencontrer. »

La Martienne avala sa salive, ne sachant que répondre. Fermant les poings pour éviter que ses doigts ne tremblent, elle garda le silence.

« Tu te demandes où tu es ?

- Oui. Sa réponse avait été sèche et rude, faisant froncer les sourcils de son hôte.

- Attention au ton que tu emploies ! Tu ne sais pas ce que tu me dois. »

Des flammes de rage embrasèrent le regard de la jeune femme, personne ne lui avait jamais parlé sur ce ton, encore moins une parfaite inconnue. Enfin inconnue... La toubib avait noté plusieurs ressemblances physiques entre son interlocutrice et elle, petit à petit elle commençait à craindre de savoir à qui elle s'adressait.

« Amusant. Le même regard de défi que ta mère. Si seulement elle n'avait pas mélangé son sang avec celui d'un plébéien. Il ne reste plus grand chose de tes nobles racines. Une perle dans du fumier de cochon. Un diamant sur le doigt d'un cadavre en putréfaction. Non ! N'ouvre pas la bouche ou tu le regretteras. »

L'ordre était très clair et ne souffrait aucune remise en question. Aussi tint-elle sa langue dans sa poche.

« Tu te trouves dans le Duché d'Argyll en Écosse. Au château d'Inveraray. Je suis Aileas McKnight, Duchesse d'Argyll ainsi que ta grand mère. »

Elle sentit ses tripes se serrer à l'évocation de cette parenté. Elle se retrouvait prise dans la gueule du loup. Seule.

(c) King (Sacrifars)




Dernière édition par Arcadia McKnight le Mar 19 Mar 2019, 13:04, édité 19 fois
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MessageSujet: Re: Le Clan McKnight   Dim 17 Mar 2019, 04:24


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Un silence pesant et inconfortable régnait dans le bureau dont la décoration était à l'image du reste du manoir, quoique un peu plus oppressive. Des tableaux représentants l'histoire d’Écosse étaient accrochés aux murs, dans des cadres en bois sombre. La pièce maîtresse étant bien évidemment le bureau, qui avait traversé les siècles et les âges, observateur silencieux du monde qui évoluait autour de lui. Deux sièges faisaient face à celui qui se tenait derrière le meuble.

L'aïeule dévisageait sa petite fille avec insistance, l'observant sous toutes les coutures. Un sourire de satisfaction ou une grimace de dégoût ponctuant ses découvertes. Arcadia n'était pas d'une grande aide pour détendre l'atmosphère, adoptant une attitude morose. Une tasse de thé encore fumante avait été placée devant elle, bien qu'elle ait refusé tout breuvage il y a de cela bien dix minutes. Elle ne gagnerait pas à ce petit jeu, elle le savait. Ravalant son orgueil blessé, elle saisit la fine porcelaine puis le porta à ses narines avant d'esquisser un air dégoûté. Du Earl Grey, tout ce qu'elle détestait. Elle reposa la boisson.

« Que me voulez vous ? Demanda t-elle sur une voix calme et respectueuse.

- Tu ne le devines pas ?

- Non... Non je ne vois pas.

- Ton père ne t'a jamais rien dit ? Il n'a jamais parlé de sa belle-famille ? Mmmh je vois que non. C'est très simple. Je te veux. Toi ! Ma petite fille. J'ai toujours cherché à te récupérer. Sans relâche depuis que tu as vu le jour. Plus particulièrement ces dernières années. Je commence à ressentir le poids des ans et mon fils est incapable de me donner une héritière digne de ce nom. Tu es peut-être une bâtarde mais tu es la plus apte à me succéder.

- Et si moi, la bâtarde je refuse ?

- Ne prend pas ombrage de la réalité, petite insolente. C'est une chance dont tu n'as pas idée. Tu ne peux pas refuser. Sinon ce ne sera qu'une question de temps avant que nous ne mettions la main sur ton père et...

- Vous ne... »

*clac*

La gifle fut magistrale, inattendue, clouant le bec de la scientifique sous le coup de la douleur. Se faire frapper ainsi avait quelque chose d'humiliant. Elle passa sa main sur sa lèvre fendue avant que sa grand mère ne lui offre un mouchoir pour éponger le fin filet de sang qui commençait à couler sur son menton.

« Personne me m'interrompt lorsque je parle. Me suis je bien fait comprendre ? Faute de réponse elle saisit le menton de la praticienne, serrant avec une poigne de fer pour une humaine centenaire. Ne me force pas à répéter.

- J'ai compris. »

Se rasseyant dans son fauteuil, Arcadia déglutit difficilement, essuyant sa lèvre tuméfiée. Elle n'aurait jamais imaginé qu'une personne aussi âgée puisse avoir autant de force. Elle avait ressenti une peau froide, sans vie, c'était très désagréable au contact.

« Pour l'instant tu séjourneras dans la chambre d'ami ou tu t'es réveillée. Tout ce dont tu auras besoin te sera fourni. Je me chargerai de faire de toi une personne présentable. Oh tu peux me faire ce regard mais crois moi je te briserai. J'ai été bien trop naïve avec Alexia. Je ne répéterai pas la même erreur. Je ferai tout pour m'assurer de ton obéissance et de ta docilité. Maintenant viens. Allons marcher un peu. »

Elles marchèrent, sans un bruit, silencieuse. La blonde se sentait mal à l'aise avec comme seule envie, celle de s'enfuir d'ici. Le plus tôt possible. Elles marchèrent tranquillement, déambulant dans le parc, au milieu des massifs en hibernation. La militaire avait été impressionnée par la taille du château, rectangulaire avec ses quatre tours de chaque côté, et son fort sur le toit tout en pierre grise. Le bâtiment respirait la solidité et une force moyenâgeuse, exaltant une aura presque féerique pour peu que l'on oubliait l'environnement dans lequel on évoluait.

Plusieurs personnes vaquaient à leurs occupations, le plus souvent avec des armes en bandoulières, patrouillant avec des chiens mecha. Faisant des rondes autour de la demeure du clan. Il y avait aussi un jardinier qui s'affairait à entretenir son petit coin de paradis, en sifflant particulièrement mal.

« Tu dois savoir que c'était ta mère qui devait me succéder. Quand elle est partie. Il y avait son frère. Ton oncle Logan. C'est une personne de confiance, mais il n'a pas les aptitudes nécessaires pour mener nos principales activités, et puis c'est un homme. J'ai donc attendu qu'il me donne une petite fille... Mais en vain, la seule qu'il m'a donné est née difforme. Une aberration de la nature. Quant aux autres je préfère ne pas en parler. Tu te feras ta propre idée ce soir au dîner. En attendant, tu es libre de faire ce que tu veux », conclut la vieille femme en la laissant là.

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MessageSujet: Re: Le Clan McKnight   Hier à 19:52


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« Logan McKnight », souffla t-elle.

Son oncle. Il avait bien l'âge de son père, sauf que le premier avait l'air d'être encore dans la force de l'âge. Grand et large, doté d'un physique de body-builder, il était très impressionnant. Une mâchoire large et carrée, des cheveux coupés courts, des yeux bleus froids, transperçant. Son corps était sous tension en permanence, des spasmes venaient secouer sa paupière ou la commissure de ses lèvres, tendu telle une bête prête à attaquer. Toujours sur l'offensive, prêt à mordre à la moindre contrariété. Il suffisait de voir comment il parlait aux employés. Un homme qui ne respecte que la force.

Il y avait aussi les jumeaux Gordon et Alfie, qui avaient plus ou moins l'âge de la praticienne. Le portrait craché de leur père, adeptes de la musculation, mais peut-être avec le cerveau en moins. Ils avaient descendu les bouteilles les unes après les autres comme s'ils s'agissaient d'un vulgaire picrate. Bruyants et grossiers. Que dire de plus ? Navrant.
Leur cadet Dan était plus timide, et bien plus chétif. C'était aussi la personne la plus intéressante à qui elle ait pu parler de la soirée, en l'absence de la maîtresse de maison. Bien qu'il devenait rouge comme une pivoine dès que la Martienne lui adressait la parole, lui avait une cervelle et semblait savoir s'en servir. Bien qu'il n'ait l'air attirer que par tout ce qui est technologique, au moins avait elle la sensation de ne plus être la seule à faire tâche dans le décor.
Quant à la fille de son oncle, elle n'eut pas encore la chance de la voir. Et mieux valait ne pas l'évoquer à moins de vouloir voir une autre assiette hors de prix éclater contre le mur.

Arcadia resta éveillée, dans le noir, attendant patiemment son heure. Elle se prépara, troquant sa robe contre un pantalon et une chemise dans l'une des armoires, ainsi que des bottes d'équitation.
Elle noua les draps de son lit pour en faire une corde, en éprouva la solidité. Satisfaite et une fois prête, elle sortit sur le petit balcon, inspectant les environs.
Il faisait froid et humide. Elle trembla autant d'appréhension qu'à cause de la fraîcheur. Il n'y avait personne. Le cour était déserte, pas un bruit, seulement le sifflement du vent. Elle écouta attentivement pendant quelques minutes, son souffle se transformant en une petite brume lorsqu'elle expirait.
Elle accrocha sa corde improvisée à l'une des pattes du balcon, passa de l'autre côté de la rambarde puis se laissa glisser en contrôlant sa descente.
Le pied posé sur la terre ferme, elle fit un pas avant de sentir un poids l'entraîner au sol. Elle voulut crier, une attaque violente dans la gorge l'en empêcha, suivi d'une autre qui l'amena au porte de l'inconscience.

« Ungh ! »

Le contact de l'eau glacée sur son visage la fit serrer les dents, un coup cingla sa peau blanche qui rougit sous le choc, suivit d'un second. Elle grogna à nouveau et essaya de se relever avant de réaliser que deux gorilles la tenaient d'une poigne d'acier. Dans une tentative vaine, la quadragénaire essaya de se libérer, ne faisant que se renforcer l'étau qui maintenait ses bras prisonniers.
La pièce était austère, le sol en dur était inconfortable sous les jambes.
Elle releva la tête, le visage mauvais de son oncle face à elle, un sourire malsain sur les lèvres.

« Tu comptes déjà t'en aller ma tendre nièce ? A peine arrivée et tu veux partir ? Ta grand-mère risque de ne pas apprécier ce comportement. Tu ne dis rien ? Tu as bien raison, tu me rappelles ta salope de mère. »

Arcadia lui cracha au visage, un glaviot digne de son mépris, preuve que même retenu rien ne l'empêcherait de s'exprimer d'une manière ou d'une autre.

« Va bien te faire mettre Logan », cracha t-elle.

Le colosse lui décocha un coup à l'abdomen, elle sentit ses yeux sortir de ses orbites tandis qu'elle cherchait de l'air, hoquetant alors que la lumière dansait sous ses yeux. Elle sentit son dîner remonter puis sortir sans qu'elle ne puisse le contrôler.

« Ah putain la garce, elle m'a dégueulé dessus. Foutez là dans la cellule ! »

Traînée comme un vulgaire sac, on l'envoya à terre sans plus de considération qu'un détritus. La Martienne rampa lamentablement jusqu'à un matelas défoncé, ses esprits lui revenaient au fur et à mesure mais son ventre la faisait terriblement souffrir, elle le massa pour atténuer la douleur et l'humiliation. Un insecte répugnant traversa la pièce sous ses yeux, cela ne la fit même pas bouger.
Elle était abattue. Quelle stupidité de penser qu'elle avait la moindre chance de se faire la belle dès le premier soir. Bien sûr qu'ils l'avaient attendu. Pourtant cela ne fit que renforcer sa détermination à décarrer. Pour le moment elle se sentait seule, terriblement seule, loin de ses amis. Est-ce que au moins l'un d'entre eux avait réalisé qu'elle manquait à l'appel ? Même si dans l'immédiat, personne d'autre que elle même ne pourrait se sortir de là. Combien de temps allait-elle rester ici ?

Si cette nuit là, comme toutes les autres nuits, quelqu'un était parvenu à se glisser subrepticement au sein du vieux château d'Inveraray, perdu au milieu de la lande et des bois Écossais, s'il avait regardé à l'intérieur à travers l'une des fissures de la prison, il aurait vu dans la pièce éclairée par les rayons de la lune une femme aux cheveux d'or, le visage marqué par les horreurs qu'elle avait vécu il y a quelques jours de cela. Il aurait vu cette femme sangloter, seule, dans sa cellule, ses épaules secouées de spasmes. Mais personne n'aurait pu la voir. Le château d'Inveraray était bien caché, dans un endroit désert, plongé dans le brouillard, ou personne n'osait s'aventurer.


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