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 Gala Acté

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Arcadia McKnight

Personnage RP
Faction : UCIP
Rang : Colonel/Médecin en Chef
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Esprit de Lukesh
Messages : 371

MessageSujet: Gala Acté   Mar 05 Mar 2019, 00:22
► █ Date : 20 Janvier 2204 RP Tout public
Shura Fender ♦️ Arcadia McKnight
Gala Acté




「 Gala Acté 」
Feat.
Shura
Fender


"Les cordonniers sont les plus mal chaussés." On fait notre travail avec soin et application pour nos clients, mais on le néglige quand l'objet nous revient.
La maxime s'appliquait très bien au monde médical. Combien de docteur prenait la peine de consulter ? Très peu, la grande majorité préférait s'auto-diagnostiquer, ne se fiant qu'à eux-même, optant pour l'auto-médication... Avec les risques que cela comportait. Bien évidemment Arcadia McKnight n'échappait pas à la règle.

Elle minimisait souvent ses problèmes de santé, même malade, elle préférait vivre dans le déni. La quadragénaire avait toujours apprit à être dans le don de soi aux autres. Dès ces années d'études, elle avait à charge des personnes malades, forçant un rythme de travail ou il fallait être dans le renoncement de soi : les nuits de gardes sans sommeil, les repas oubliés, des journées entières sans le moindre répit...
Être médecin donnait aussi ce sentiment d’immunité : Je suis du bon côté du bureau donc je ne peux pas être malade. Apprendre à faire l'autruche face à la maladie car elle savait pertinemment par où passait le patient : les examens complémentaires agressifs, les traitements lourds. Pour la blonde, s'avouer malade revenait inconsciemment à s'avouer mauvais médecin. Elle se devait d'être indestructible, au risque de se propre santé.

Les derniers événements l'avaient atteinte au plus profond de son être, brisant tout ce contre quoi elle pensait être immunisée. Elle avait vu ses convictions jetés à bas, sa joie de vivre fracturée, des peurs insoupçonnées surgir, l'étreindre, jusqu'à lui en glacer le sang, lui transperçant l'échine.
Sous la forme de cauchemars qui la harcelaient durant ses courtes nuits, l'arrachant silencieusement de son sommeil. Ses yeux s'ouvraient, terrorisés, elle se serrait contre son oreiller et sa couette, pantelante, cherchant à retrouver le contrôle de sa respiration. Un semblant de paix pour retourner dans les bras de Morphée. Un moment qui ne venait jamais, la maintenant éveillée jusqu'au petit matin.

Ce fut au prix d'un effort de volonté surhumain qu'elle s'était décidé à consulter, à se confier à quelqu'un, à trouver une oreille attentive qui l'écouterait sans la juger, à l'aider à se sortir du bourbier dans lequel elle s'enfonçait. C'était dur d'admettre sa propre faiblesse, de se retrouver de l'autre côté du bureau, dans la peau du nécessiteux. Elle se sentait faible et vulnérable comme jamais auparavant. A aucun moment elle n'aurait pu imaginer le bloc qu'elle était s'ébranler ainsi, tout bonnement incapable de se battre contre un sentiment si puissant, si fort, qu'il l'a laissé à nue, sans défense.

Enfoncée confortablement dans une montagne de coussins, ses jambes repliées sous elle, Arcadia faisait face à son psychologue qu'elle voyait pour le deuxième jour d'affilé. Un fait plutôt inhabituel, mais elle avait tellement à dire qu'il lui avait semblé nécessaire d'enchaîner sur une autre séance. Le professionnel qui la recevait étant tout juste installé n'avait pas encore une clientèle très importante, il fut aisé de caler un second rendez vous rapidement.

« Avez vous réussi à trouver le sommeil la nuit dernière ?

Le Krogan la questionnait avec une infinie douceur, vêtu d'un pull du siècle dernier et d'une paire de lunettes complètement obsolète, cela lui donnait néanmoins un look des plus inattendus. Était-ce voulu ? Ou une simple fantaisie ? Cela avait au moins le mérite de redonner le sourire. Même la blonde y avait succombé.

- Tardivement. Je me suis endormie vers trois heures du matin et je me suis réveillée moins de deux heures plus tard après un cauchemar.

- Toujours le même ? Ou était il différent ?

Le psy gribouillait sur une fiche, ne lui jetant que quelques petits coup d’œils successifs, se concentrant pleinement sur sa patiente.

- Ça a commencé de la même manière. Je rampais par terre, j'avais les jambes broyées. Mais cette fois c'était le sol dur, pas les cadavres de mes compagnons d'armes. J'avançais sans savoir ou j'allais. Tout autour de moi les survivants se battaient, contre les tentacules ou contre eux même. Mais je continuais sans me soucier de ce qu'il se passait. Je me suis calée contre un rocher, mon pistolet en main. Une créature m'a sauté dessus, j'ai tout juste eu le temps de l'abattre. Je ne sentais plus rien, plus aucune émotion. J'étais résigné à la mort, voir les autres mourir ne m'a pas ému le moins du monde, comme si j'avais un cœur de pierre...

La Martienne glissa ses doigts entre ses cuisses et ses mollets dans un geste de protection, se recroquevillant sur elle même. Aborder un sujet qui touchait à l'intime lui était toujours si difficile, la peur d'exposer une faiblesse, une ouverture que quelqu'un pourrait exploiter contre elle.

- Continuez.

Son timbre était toujours aussi calme, posé, relaxant. Il venait s'enrouler autour d'elle, apaisant ses craintes, l'enlaçant chaleureusement.

- Je l'ai vu sortir de son enveloppe, grande, terrible et puissante, recouverte par son aura noire. Elle marchait vers moi, le bas de son casque rongé. Elle s'approchait sans dévier. Elle s'est arrêtée à quelques mètres, me scrutant à travers ses lentilles noires comme un puits sans fond. Sans savoir pourquoi ni comment, j'ai levé mon arme... Je l'ai criblé de balles et elle souriait, encore et toujours. Quand mon chargeur s'est vidé, elle a franchi l'espace qui nous séparaient. Elle m'a soulevé jusqu'à je ne touche plus le sol. J'ai senti sa biotique, sa poigne qui m'enserrait la gorge comme un carcan. J'avais envie de hurler, de lui dire de ne pas le faire, mais je ne pouvais plus articuler. Je la sentais lutter contre elle-même, mais son étreinte continuait de me comprimer. La vie et mes émotions me revenaient pour être exterminés par sa main. Une main qui n'avait plus rien d'humaine.

- Vous avez pu la voir, lui parler depuis votre retour sur la Citadelle ?

- Non. Pas encore.

Elle baissa les yeux, incapable d'affronter le regard reptilien qui l'observait. Dans son ventre elle sentait une boule grossir, devenir de plus en plus grosse, lui coupant la respiration, lui comprimant les intestins.

- Pourquoi ?

- Parce que j'ai peur de la revoir.

Elle releva la tête vers le Krogan, déglutissant avec difficulté.

- Que craignez vous alors ?

- J'ai peur de ne pas pouvoir lui résister, elle agit comme un aimant, elle est intoxicante. J'ai cru pendant plusieurs mois que j'avais réussi à ne plus rien ressentir pour elle. Mais quand je me suis retrouvé avec elle entre les bras, quand elle était inanimée, j'ai eu l'impression d'avoir tout perdu.

La boule dégonfla, ses épaules s’affaissèrent. Elle se sentit libérer d'un poids, celui d'avoir pu parler, de partager son fardeau. Déballer ses problèmes existentielles était une expérience dont la toubib n'avait guère l'habitude. Si la veille elle s'était montrée plus interdite, aujourd'hui elle parlait avec plus de facilité, le Krogan avait des manières apaisantes, tout comme l'encens de son cabinet.
Le silence retomba dans la pièce, durant de longues secondes, lourd et pesant. Le psychologue se pencha légèrement, retirant ses binocles.

- Vous devriez sortir un peu vous promenez Arcadia. Cela fait quatre jours que vous broyez du noir chez vous. Voyez des proches, discutez, quelque chose qui vous amènera à penser à autre chose qu'à votre travail.

- Faire une activité ?

- Par exemple. Cela vous occuperez l'esprit... Quant à votre relation, je ne suis pas un expert sur le sujet. Mais vous devriez en rediscuter avec elle, vous confrontez à elle est sûrement la meilleure chose pour dominer votre peur. Sinon vous vivrez avec elle jusqu'à la fin de votre vie. Il est toujours difficile de réparer un cœur brisé. Mais cela vaut mieux qu'une vie de couardise. »

Elle ressortit du bâtiment la mine songeuse. Elle avait trouvé des réponses à ces questions, mais de nouvelles interrogations surgissaient. Le colonel espérait y trouver des solutions avant sa prochaine consultation. Les gens vaquaient à leurs occupations, insouciants de ce que leurs protecteurs devaient endurer pour préserver leur petite vie tranquille. Parfois elle les enviait, d'autres fois elle comprenait le dégoût que ces personnes inspiraient.
Dans le mono-rail en direction de l'hôpital, son esprit bouillonnait, obnubilé par Shura. Comment pourrait-elle lui en parler sans se tourner en ridicule, sans qu'elle ne la juge froidement. Elle voulait lui parler, mettre des mots sur ce qui l'habitait sans y parvenir, tout se mélangeait dans sa tête. Embourbée dans sa méditation elle faillit manquer l'arrêt, sortant de justesse alors que les portes se refermaient derrière elle.

Elle pénétra dans l'hôpital militaire, ou régnait un calme plat, uniquement perturbé par le couinement des chaussures du personnel médical. La blonde s'approcha du guichet.

« Bonjour, je viens rendre visite à Audrey Bayard et Shura Fender. Pourriez vous m'indiquer la chambre ?

- C'est la 114 au premier étage pour le lieutenant commandant Bayard. Le colonel Fender est déjà partie, sourit l'hôtesse en reconnaissant sa supérieure.

- Merci bien. »

La combattante préféra prendre les escaliers plutôt que l'ascenseur, tout ce qui pouvait retarder l'interruption de ses pensées était le bienvenu. Qu'allait-elle faire maintenant que l'Énergie Noire avait été défaite ? Avait-elle encore sa place au sein de l'UCIP ? Une autre épidémie s'était achevée et peut-être avec elle, l'utilité de Arcadia en ce monde ?
Elle ne s'était jamais senti aussi vivante que face à cette menace. Deux ennemies qui s'étaient affrontées jusqu'au bout, jusqu'à ce que l'une succombe. Il n'y avait jamais eu aucune ambiguïté dans ce combat. Le plus fort l'emportait, le faible mourait. Mais maintenant tout lui paraissait si incertain.
Lutter contre une maladie était quelque chose d'aisé pour un médecin. Contre des sentiments qu'elle n'avait jamais éprouvé aussi fortement en était une autre.
Arcadia se ressaisit en arrivant devant la porte ouverte, elle frappa en entrant.

« Bonjour Audrey.

- Arcadia ! Comment ça va ?

- Ça va, je profite du calme, dit elle en s'asseyant sur le rebord du lit. Et toi ? Ta jambe ?

- J'ai connu mieux, mais les médecins m'ont dit que je pourrais remarcher d'ici une dizaine de jours. J'espère pouvoir courir bientôt aussi. Tu viens me faire passer d'autres examens ?

Un sourire traversa son visage face à la petite pique de son amie qu'elle balaya telle sa mèche de cheveux.

- Patient : Audrey Bayard. Résultat : Toujours aussi gauche. Faut-il vraiment que j'aille plus loin, se moqua sympathiquement l'aînée. Ce n'est pas à moi de te torturer. Je viens juste illuminer ta journée, elle sortit un épais roman de son sac, un thriller sortit le mois dernier. Elle doutait fortement que la Française ait pu se le procurer. Tiens pour faire passer un peu le temps, c'est un type du SSC qui l'a publié. Je sais pas si tu le connais? Koryus Hern.

- Jamais entendu parler. C'est bien ? Ça raconte quoi ?

- Bien sûr que le livre est bon. Tu crois vraiment que je suis sadique au point de t'offrir un navet alors que tu es dans ton lit d'hôpital ? Ça parle de la vie d'un flic lors de l'arrivée des réfugiés pendant la guerre contre les moissonneurs, comment certains secteurs ont sombré dans la violence... Ça va te parler plus qu'à moi je pense. Ah au fait félicitations pour ta promotion !

- Nous verrons ce que ça vaut alors. Ça nous fera un sujet de discussion au pire. Et merci. J'ai encore du mal à m'y faire. Je ne pensais pas monter si haut. Tu as des conseils à me donner pour gérer ça ?

- Absolument aucun. Rentre bien le balai, essaie de pas faire tâche dans ton uniforme. Les trucs habituels quoi... Tu tiens le coup depuis Chasca ?

- Je... fais avec. Et toi ?

- La même, elle regarda Audrey. Tu m'as foutu une peur bleue avec ton message.

- Je... Désolé... J'ai vraiment cru que ce serait la fin et... Je ne voulais pas partir dans l'anonymat et sans avoir dit au revoir...

- Je comprend. Ne t'en fais pas. C'est juste que j'ai vraiment craint le pire quand j'ai écouté ton message. Je ne sais pas si j'aurais eu le courage d'aller voir tes parents. La médic se trouvait tout aussi gênée que Audrey. Tu as besoin de quoi que ce soit ?

- Sortir d'ici ? Je n'en peux plus de ces murs blancs et de ces infirmières trop souriantes. Je veux de la verdure. Même aussi artificielle que celle du présidium ça m'irait.

- Hahaha, là dessus je ne peux rien faire. Je ne suis pas en charge... Pour une fois. Dès que tu seras remise, on ira se faire de la moto. J'ai une leçon de vie à apprendre à une petite morveuse !

- Oh arrête Arca. Tu sais très bien que je serai déjà à l'arrivée que tu chercheras encore comment démarrer ta bécane !

- Je vois que notre championne va déjà mieux ! Je crois que tu as d'autres visiteurs. J'essaie de repasser prochainement. Elle se pencha pour lui faire la bise. Prépare toi à perdre ton titre.

- J'aimerais bien voir ça. La toubib s'éloigna vers la porte. Arcadia... Merci d'être passée. Ça m'a fait plaisir. Prends soin de toi.

- Prend soin de toi aussi Audrey !

Elle ressortit de l'hosto le cœur plus léger qu'à son arrivée. Il lui faudrait avoir une discussion avec sa subalterne, en dehors du travail, loin de la Citadelle. Juste elles avec les motos, se retrouver autour d'un bon verre et se dire tout ce qu'elles avaient sur le cœur. C'était devenu une nécessité. Mais aujourd'hui, elle était heureuse de la savoir entière, elle n'avait pas perdu son humour ni sa répartie. Cette rencontre avait apporté un souffle de fraîcheur à la morosité de la Martienne.

De retour dans son appartement, elle se laissa tomber sur le sofa, ses yeux portèrent sur la table basse ou une collection de verres sales trônaient, tous vides, ainsi que divers alcools forts. La quadragénaire n'était pas très fière de son comportement, elle en éprouvait même une certaine honte. Se réfugier dans la boisson n'apportait jamais rien de bon.

Elle nettoya son bordel, il lui fallait oublier ça. Le plus vite possible. Les bouteilles retrouvèrent leur place dans les placards, les contenants partirent pour le lave-vaisselle. Une petite victoire pour continuer la journée. En balançant des prospectus, elle retomba sur un faire part reçu il y a deux jours pour un gala. La communauté scientifique était toujours aussi déconnectée de la réalité, à peine une menace était-elle éliminée qu'elle ne pensait qu'à ripailler, se murger et se baffrer.

La carte lui indiquait qu'elle faisait partie des invités d'honneur, des privilégiés de cette soirée, de ceux qui s'étaient le plus illustrés dans ce combat contre la corruption. Elle parmi tous, se trouverait aux côtés de quelques élus, désignés par des vieux croulants. Elle n'avait pas vraiment envie d'y aller, encore moins de jouer la comédie. Mais d'un autre côté elle se ferait mal voir si elle ne pointait pas le bout de son nez là bas.
Continuant à lire entre les petites lignes, elle découvrit que l'invitation était pour deux personnes.
Une seule personne lui vint à l'esprit, la seule personne digne d'être sa cavalière, la seule avec qui elle avait besoin de passer du temps. Peut-être que ce serait une bonne occasion pour parler.
Son omni-tech s'alluma, elle sélectionna sa conversation privée avec Shura.

Un gala ce soir ça t'intéresse ? A 19h. Je peux passer te chercher.

Elle fut heureuse que cette dernière accepte sa proposition. Passer sa soirée entourée de lèche-bottes n'avait rien de bien excitant, si en plus elle devait subir les tentatives de drague de ses confrères, un mort serait à déplorer durant la soirée. Arriver avec une autre femme instillerait le doute, surtout dans ce milieu aussi fermé ou elle n'était souvent apparue qu'avec des Turiens. Tout au fond d'elle, Arcadia espérait que la Furie fasse office de Cerbère, effrayant ceux assez fous pour tenter de franchir la limite. Il lui était impossible d'oublier ce regard si dur, montrant que quelque chose lui appartenait, qu'elle possédait sans possibilité de partager. Elle voulait le revoir et s'y perdre dedans à jamais.

Peu avant l'heure fatidique, elle se lava, échangeant sa tenue décontractée pour une longue robe rouge cintrée, dévoilant ses épaules dénudés d'une blancheur éclatante. La blonde attrapa des escarpins couleur peau, qui lui firent gagner quelques centimètres. Son maquillage comme à son habitude fut léger, un peu de brillant à lèvres, un fond de fard à paupière et une touche de mascara pour donner ce brin d'arrogance à ses yeux. La seule excentricité était un chignon avec du volume qui se voulait être fait négligemment. Coiffure qui lui avait prit près d'une demie heure avant d'arriver un résultat correct. Elle se regarda une dernière fois dans le miroir, souriant pour effacer son air triste. Son reflet lui plu.
Une odeur de violette embauma la chambre, discrète, entêtante. Sa senteur, sa toile, son filet. Un morceau de sa confiance lui revint, elle se sentit prête.

Le véhicule se posa justement le bloc d'habitation de Shura, une portière automatique s'ouvrit, lui permettant de voir la N7 sortir, toujours aussi sauvage que dans ses souvenirs.

(c) King (Sacrifars)


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Gala Acté

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