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 En quête d'amour... -propre.

Nakmor Sulak
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MessageSujet: En quête d'amour... -propre.    En quête d'amour... -propre.  Icon_minitimeJeu 21 Fév 2019, 18:31

► █ Date :  Octobre 2203 RP Violent?
Adrien Annaz ♦ Nakmor Sulak
En quête d'amour... -propre.

Des courbes à damner un saint. Une poitrine capable de réveiller les plus enfouies des pulsions. Et ces yeux… D’un bleu à vous faire chavirer le cœur. Il fallait se l’avouer, la divine créature qui s’avançait vers un seigneur de guerre Krogan plus excité qu’un Varren sous MER-12 avait des arguments plutôt affûtés pour ramener à elle ses prises. Elle aurait pu lui réciter le contenu des derniers rapports du Conseil sur les estimations de la production agricole de son espace dans les dix prochaines années que Nakmor Sulak aurait été le plus attentif des spectateurs.  Même les interminables discours d’un certain dirigeant Butarien devenaient dignes d’intérêts prononcés par ces lèvres. Il tardait d’ailleurs au mercenaire de goûter à la douce morsure de ces lèvres pulpeuses et sucrées. Car elles s’approchaient peu à peu désormais, offrant au biotique une superbe vue sur un décolleté plongeant  à mesure que la distance diminuait. Sous peu il…

Hélas, c’est plutôt notre Krogan qui plongea. Littéralement.

Rouvrant brusquement les yeux, l’imposante masse de Tuchanka se retrouva la tête immergée dans vingt ou trente centimètres d’eau. Se débattant piteusement comme une tortue sur sa carapace, il mit un moment à s’extirper de ce qui se révéla être une baignoire en faïence aux dimensions humaines. Haletant, le visage aussi ruisselant de flotte que son armure, le fier Foudre de Guerre avait plus que perdu de sa superbe… Et si le tableau ne suffisait pas à faire dans le grotesque, le Krogan jusqu’ici affalé dans son bain se vautra piteusement en tentant d’enjamber la paroi de la baignoire. Dans un plat magistral, et sonore, il fit connaissance avec le carrelage froid et souillé de la salle de bain d’un appartement qu’il ne connaissait pas.

A demi inondé par un filet d’eau qui coulait toujours de la plomberie arrachée du mur, l’endroit était également recouvert de vomi en quantité impressionnante. Ajoutez à cela un mal de crâne persistant, et Sulak en arriva à l’évidente conclusion qu’il avait pris une très sévère murge au ryncol alors qu’il se relevait tant bien que mal. Pour lui, une seule certitude était en ce beau petit début de matinée : il se trouvait sur Illium. Le délicieux souvenir de cette Asari, qui n’était pas le seul fruit de ses rêves, en plus d’avoir touché la veille un datapad de dix mille crédits, était bien là. Mais pourrait-il seulement la retrouver ? Et pourrait-il seulement savoir ce qu’il s’était passé la nuit dernière ?

Le mercenaire eut un début de réponse en quittant la pièce pour s’aventurer difficilement dans la suivante.

Dans ce qui devait être les ruines d’une chambre à coucher, un paquet de choses que l’on n’espérait pas y trouver… s’y trouvait. Par où commencer ? Ce trou dans une cloison, de la taille d’un char d’assaut peut-être ? Ces meubles ravagés et qui pour certains n’étaient plus qu’un amas de taule ou de petit bois pour le feu ? Ces coussins et oreillers éventrés, dont la doublure en plumes étalées dans toute la pièce donnait au lieu un air de poulailler ? Ou peut-être ces un, deux, trois, quatre, cinq, six ! Six Vortchas éparpillés dans des positions grotesques et inconfortables, en même temps que leurs tripes ? Oui, voilà une décoration dont il convenait de parler ! Les natifs d’Heshtok, sévèrement amochés, entaillés, écrasés ou brûlés n’étaient plus que des carcasses sans vie. En dépit de leurs incroyables capacités d’adaptation, la vermine qui ne devait être guère plus que des coupe-jarrets locaux n’avait pas résisté à la fureur sanguinaire d’un chef de guerre Krogan alcoolisé.

Mais s’il avait gagné, où se trouvait donc son datapad avec ses crédits ? Et où avait-il paumé ses armes ?

Peut-être Sulak aurait-il un début de réponse alors qu’un mouvement se fit dans la pièce. C’est là qu’il remarqua une présence à laquelle il n’avait pas fait attention jusqu’ici. Celle d’un humain, fringué comme pouvait l’être ces êtres chétifs quand ils sortaient s’ambiancer dans des bars ou des clubs. Affalée sur un lit a demi éventré lui-aussi, la Belle-aux-bois-dormants fut tirée de son sommeil par l’odeur rance de l’haleine d’un Vortcha encore en vie. Et menotté à lui. Accessoirement. Le Terrien eut à peine le temps d’essayer de mettre de la distance entre lui et la vermine que l’alien tenta de lui arracher le visage avec des piaillements incessants. Ce qui fut bien assez pour motiver le Krogan à intervenir… Non pas par bonté d’âme afin d’éviter à l’humain de finir en pâté à Vortcha. Mais plutôt parce que, comme il le dit si bien en saisissant une lame qui trainait sur un cadavre proche et en sectionnant le bras attaché à celui de l’Humain dans un cri de douleur de l’horrible créature :

- « BWAAAARGH ! JE. DETESTE. LES. VORTCHAS. » beugla le mercenaire à s’en rompre les cordes vocales.

Chacun de ses mots fut accompagné par un violent coup de botte d'armure sur le crâne de sa victime. Jetée à bas du matelas par son moignon sanglant, la vermine décéda dans d’horribles souffrances, quoique brèves tant le natif de Tuchanka mit du cœur à l’ouvrage. Au prix de quelques sinistres craquements d’os et de carapace, le partenaire de chambrée de l’Humain y laissa sa peau, alors que ce dernier revenait petit à petit à lui. Était-il apeuré ? Stupéfait ? Perdu ? Difficile à dire avec ces petites choses-là… Toujours est-il que le soldat avait toujours un bras de Vortcha menotté au sien, et n’avait sans doute plus aucun autre effet personnel en dehors de son omnitech.

- « Dis donc l’Humain… Tu saurais pas c'que j’fous là ? Et où sont ces foutus crédits… J’étais avec une Asari à te mettre le Grand Dévoreur au garde-à-vous. On s’amusait bien, et là… » avoua à regret son massif interlocuteur en essuyant avec dédain chair et cervelle qui ornaient sa semelle sur les draps.

Mais l’Humain n’eut pas de suite le temps de répondre à son… Sauveur ? Tortionnaire ? Geôlier ? Ce dernier s’attarda en effet sur un datapad allumé, posé non loin du soldat de l’Alliance. Croyant avoir à faire à son paiement de la veille, le Foudre de Guerre déchanta néanmoins lorsqu’il le lut.

- « Ah… J’crois que c’était ta femme en fait… Désolé p'tit bonhommme… » conclut-il en tendant l’objet au brun.

Il s’agissait d’un certificat de mariage, délivré par une pseudo chapelle des bas-fonds d’Illium, et au nom d’un certain Adrien Annaz… A croire que ce bon vieux Krogan bourru que l’Humain avait sous les yeux n’était pas le seul à avoir passé une soirée mouvementée… Marié à un Vortcha… Quelle déchéance.

Restait quand même à reconstituer la soirée de la veille s’ils voulaient retrouver leurs affaires…
Adrien Annaz
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MessageSujet: Re: En quête d'amour... -propre.    En quête d'amour... -propre.  Icon_minitimeJeu 21 Fév 2019, 23:59


Adrien se tapait le pire mal de tête de son histoire.

Du moins, il allait bientôt s’en rendre compte. Pour l’instant, il était en train de difficilement émerger d’un sommeil difficile, voir d’un coma vu le niveau de léthargie. Les yeux fermés et l’esprit encore protégé de la douleur qui allait arriver, il quittait doucement le pays des rêves.

Sans doute aurait-il préféré mourir que de se réveiller ce jour là. La langue pâteuse, l’estomac au niveau des amygdales, les jambes en coton, la tête qui résonnait comme si une alarme sonnait dans son crâne et son cerveau au ralenti. C’était un Adrien pas vraiment frais et encore moins dispo qui reprenait conscience au milieu de… D’ailleurs, où était-il ?

Il essaya de retracer le fil des événements de la veille tout en gardant les yeux fermés pour se protéger des projecteurs qui étaient braqués sur lui. Ou en tout cas du rai de lumière qui lui touchait le visage.
La veille donc. Il… Il ? Il avait beau cherché, il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il avait foutu. Il était sur Illium, ça, c’était sûr. A l’échelle de la Galaxie, il tenait là une information importante. Maintenant, pourquoi est-ce qu’il était là ? Sans raison particulière, il avait juste décidé de faire un tour par ici. Bon, sans raison particulière… La compagnie sur une planète majoritairement Asari avait sans doute jouée un rôle dans son choix, mais à part ça, aucune raison spécifique.

Bien, il tenait donc un historique de ses derniers jours. Maintenant, il fallait remonter plus loin que ça. Enfin, plus récent. Son cerveau était cependant imperméable aux événements récents. Il se rappelait d’Asari, rien d’anormal sur cette planète. Peu vêtue, rien de surprenant compte tenu des endroits où il se rendait. Des Krogans, des Humains, quelques Galariens, pas mal de Turiens… Rien qui ne sortait vraiment de l’ordinaire. Son mal de tête ne l’aidait pas vraiment à se concentrer, et ce putain de bruit autour de lui non plus. A croire qu’un Krogan s’amusait à défoncer la pièce dans laquelle il se trouvait.

Enfin décidé, et après plusieurs encouragements mentaux et tentatives échouées, Adrien ouvrit les yeux. Pour les refermer aussitôt à cause de la douleur, et de les rouvrir à cause de ce qu’il avait cru voir.

Putain.

D’un bond qui lui aurait valu une disqualification direct dans une compétition, Adrien tenta de mettre un peu de distance entre lui et… Le Vortcha en face. Celui-ci, voyant l’Humain ouvrir les yeux, tenta de lui mordre le visage, objectif heureusement échoué grâce à la réactivité surprenante du lieutenant. Malheureusement, dans sa précipitation, il ne s’était pas rendu compte que son bras était attaché à l’alien, et l’avait donc attiré à lui. Rebelotte, il fut obligé de s’éloigner un peu plus prudemment mais pas moins vite.

Il fut distrait dans sa lutte par un tremblement de terre. Il ne manquait plus que ça pour compléter le tableau. Mais le tremblement de terre se déplaçait et venait de se jeter sur le Vortcha. Un Krogan pas vraiment de bonne humeur venait d’entreprendre de défoncer le crâne du Vortcha à coup de botte après avoir désolidarisé le bras attaché aux menottes du reste du corps de la bête.

Putain. Encore.

Parfaitement réveillé, Adrien put contempler le carnage et sentir une dent de la pauvre victime lui taper l’arcade sourcilière. Difficile d’avoir encore la gueule de bois après un réveil pareil. Qu’est-ce qu’il se passait, et surtout, qu’est-ce qu’il avait foutu la veille ? A quel moment la soirée avait déconnée au point qu’il se soit retrouvé menotté à un Vortcha ?

Pendant que le Krogan faisait de la pulpe de Krogan sans mixeur, les oreilles remplies des grognements de la bête (et pas le Vortcha qui ne faisait plus aucun bruit depuis un moment), Adrien observa son environnement. Un trou digne d’un Mako dans le mur, plus beaucoup de mobilier en un seul morceau, quelques cadavres de Vortcha sur le sol…

Qu’est-ce que c’était que ce bordel, bordel.

- « BWAAAARGH ! JE. DETESTE. LES. VORTCHAS. »

Le cri du Krogan tira Adrien de sa torpeur. Bon, il ne s’agissait pas de la révélation de l’année, l’Humain s’était douté de la haine du mastodonte envers les Vortchas à peu près au moment où il avait effectué une amputation sans anesthésie.

- « Dis donc l’Humain… Tu saurais pas c'que j’fous là ? Et où sont ces foutus crédits… J’étais avec une Asari à te mettre le Grand Dévoreur au garde-à-vous. On s’amusait bien, et là… »

Une Asari ? Des credits ? Adrien n’avait aucune idée de ce dont parlait le Krogan. Enfin, il se souvenait d’Asaris, ça oui. Plus d’une, d’ailleurs. Mais une en particulier, pas vraiment. Quoique… Il y avait peut-être quelque chose… Il essaya d’ouvrir la bouche pour répondre mais il fut interrompu avant qu’un son de puisse sortir.

- « Ah… J’crois que c’était ta femme en fait… Désolé p'tit bonhomme… »

Hein ? Alors là non, Adrien n’y croyait pas.

« Alors là, je crois pas non. »

Tanguant en se relevant, Adrien regarda l’écran du datapad que tenait le Krogan.

Putain, troisième édition.

Un contrat de mariage. Un putain de contrat de mariage, à son nom. Il avait beau ne pas être très frais, il reconnaissait quand même le côté officiel de la chose. Adrien était donc véritablement marié à un Vortcha. Et même pas une Vortcha, histoire de sauver l’honneur, mais un Vortcha. Enfin, désormais il était surtout veuf, ce qui ne le traumatisait pas outre mesure, mais il n’en restait pas moins marié aux yeux de la loi.

« Merde, faut régler ça. Juridiquement parlant, je suis marié à… Bon à cette pulpe du coup. Hors de question. On va retrouver cette chapelle et faire annuler le mariage.

Tout en gesticulant au milieu des cadavres, Adrien finit par se rendre compte d’un léger détail.

« … T’aurais pas vu mes fringues ? Et pas la peine de me demander pourquoi j’étais à poil dans le même lit qu’un Vortcha et menotté avec lui. J’en ai aucune idée. »

Fouillant les lieux, Adrien finit par retrouver ses vêtements sous une pile de petits bois qui avaient du servir précédemment de commode. Désormais, hormis un petit feu de camp, il ne servirait plus à grand-chose.

« Hé, tu pourrais pas finir de découper le morceau de bras que je puisse m’habiller ? »

Il regarda la lame dans les mains du Krogan en parlant. Enfin, la lame… Le demi-morceau de lame. Ce n’était pas de la qualité, et elle avait cassé.

« Fais chier. Ok, je me débrouille. »

Faisant passer le bras par une manche, puis le sien, Adrien réussit difficilement à s’habiller. Il avait toujours un mal de crâne impossible, mais il y avait plus urgent à faire.

« Ok, allons voir à l’adresse de cette chapelle. Et si tu te demande pourquoi tu dois me suivre, tout simplement parce qu’ils m’ont vu. Moi et ma moitié… Enfin, mon dixième plutôt. Donc ils doivent savoir où j’étais avant, ou bien où je me suis rendu. Et donc on pourra remonter le fil de tes crédits. Voir de ton Asari… Mais je suis surpris de tes goûts en matière de femme, je pensais pas que t’étais du genre à trouver attirante une Asari surnommée (et avec raison) ‘’Le carré d’Illium’’. Enfin, j’ai pas trop à me la ramener sur ce sujet… »

Enfilant une veste qu’il prit sur le cadavre de l’un des nombreux Vortchas par terre, Adrien cacha son troisième bras et partit en direction de la porte.



« Excusez-moi, où se trouve la chapelle des Illiuminés ? »

Celui qui avait eu l’idée d’un nom pareil avait clairement un grain, mais Adrien n’en restait pas moins particulièrement poli avec l’homme en face de lui. Celui-ci semblait être un habitant de la zone : barbe hirsute, manteau trop long, cheveux en bataille, il était l’incarnation du mec vivant dans les basses-zones de la ville. Sans doute intimidé par la présence d’un demi quintal de muscle non loin, il s’empressa d’indiquer la direction avant de prendre la fuite.

« Ok Sulak, laisse moi parler, je veux pas te faire de peine mais j’ai peur que tu terrorise les gens et qu’ils prennent la fuite au lieu de nous donner des réponses. »

Quelques rues plus loin, ils débouchèrent devant la chapelle. Un vrai bâtiment… Ridicule. Blanc claquant, des torches brûlant de chaque côté d’une porte en bois gardée par un homme, on se serait cru dans un jeu vidéo, face à l’antre du mal. Adrien s’approcha du garde.

« Bonjour, nous sommes venu hier pour nous marier et nous voudrions faire annuler ce mariage. Est-ce que nous pouvons rencontrer le prêtre pour qu’il fasse les papiers ?

L’homme regarda à tour de rôle Adrien et le Krogan.

« Votre mari est d’accord ? »

« Vous vous méprenez, Sulak n’est pas mon mari mais mon témoin. Mon mari est juste là. » D’un mouvement, Adrien fit tomber la veste qui cachait le bras tranché.

« Excusez-moi monsieur, mais ce n’est qu’un bras. »

« Un peu de respect monsieur… Comment vous vous appelez ? »

« Tatanka. »

« Un peu de respect Tatanka. Vous parlez de mon mari. »

« Et vous êtes marié à un bras ?

« Bien sûr. »

« Vous êtes sûr que c’est légal ? »

« Bien sûr que c’est légal ! Vous êtes le genre d’homme rétrograde non ? Avec des gens comme vous, on ne pourrait épouser que des gens de sa race c’est ça ? Tenez, vous aimez les Asaris ? »

« Bien sûr mais… »

« Evidemment, tout le monde aime les Asaris. Vous imaginez si vous ne pouviez pas coucher avec l’une d’entre elles ? C’est avec ce genre de raisonnement qu’on régresse, Tatanka ! On est en 2203, il faut voir les choses de manière plus ouverte ! »

« Oui oui, bien sûr… »

« L’amour ce n’est pas qu’entre personnes physiques, pourquoi est-ce que je ne pourrais pas épouser un bras ? Pourquoi forcément une Humaine, une Asari ou autre ? Pourquoi pas un membre, comme ce bras ? Qu’est-ce qui le différencie des autres ? »

« Hé bien, heu… »

« Exactement, rien du tout ! Est-ce qu’on peut passer maintenant ? »

« Bien… Bien sûr. »

Le pauvre homme, sans doute traumatisé maintenant, s’écarta et ouvrit la porte pour le duo. L’intérieur de la chapelle était… Disons qu’Adrien n’aurait pas été surpris de voir un homme à moitié nu leur offrir un collier de fleur et leur souhaiter la bienvenue. Blanc immaculé, des rangées de bancs de chaque côté d’une allée avec en son centre un tapis blanc neige, des drapeaux avec un cœur sur fond blanc… On aurait dit le décor d’une mauvaise comédie.

« Bonjour mes enfants. Que puis-je faire pour vous ? »

Au fond de la salle, derrière un lutrin, un homme en tenue de prêtre venait de les interpeller.

« Bonjour… Mon Père ? C’est comme ça qu’on doit vous appeler ? »

« Oui, je suis le Père Iscope. »

Ha non, pas une mauvaise comédie, une mauvaise caméra caché.

« Hem… Très bien mon Père. Il se trouve que je suis venu me marier hier avec le propriétaire du bras ici present, mais j’aimerais vous demander d’annuler ce mariage. »

« Désolé mon fils mais ce n’est pas possible. Le mariage est un engagement important qui ne peut pas être annulé comme ça. »

« Ha, je vois. Vous semblez difficile à convaincre. Peut-être mon ami ici présent pourra vous inciter à repenser votre choix. Sulak tu veux bien lui présenter tes arguments les plus percutants ?



Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?

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Nakmor Sulak
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MessageSujet: Re: En quête d'amour... -propre.    En quête d'amour... -propre.  Icon_minitimeDim 24 Fév 2019, 22:07

Drôle de petit bonhomme que cet Adrien Annaz. Si le nom indiqué sur le document qu’il avait brièvement consulté était le bon, évidemment. Mais était-ce seulement important de connaitre le nom de ce petit être rigolo ? Peut-être pas. Cela dit, la réaction qu’il eut en lisant le datapad suffisait largement à se faire une idée sur la véracité de ce dernier. Il avait du passé une sacrée soirée de merde pour se réveiller ici, et découvrir qu’un Vortcha lui avait passé la corde au cou. S’en était presque  risible. Non, s’en était risible. Et Sulak ne manquerait pas de ressortir l’anecdote au détour d’une nouvelle soirée bien arrosée.

Mais pouvait-il seulement faire le malin lui aussi ? Tout ce qui lui restait en tête de la veille, c’était cette Asari et les crédits qu’on avait consenti à lui verser. Pour peu qu’il ait bien déconné le soir même, ses gains étaient déjà dilapidés aux quatre coins des bas-fonds d’Illium...

Il fallait vraiment qu’il arrête ce genre de couillonnades. Tout mercenaire qu’il était, il n’entamait pas moins son septième siècle d’existence depuis trois décennies déjà. Aujourd’hui, il lui était difficile de se remémorer les conneries les plus anciennes de sa longue existence. Mais que voulez-vous… Un Krogan ne se refait pas. Ou difficilement. Et lorsque l’on frôlait la mort aussi souvent la mort et que l’on arpentait l’espace pendant aussi longtemps, en provoquant dégoût et crainte chez certains… Il était toujours plaisant de lâcher la pression de la façon la plus simple qui soit. Le chef par défaut des Nakmor était un bon vivant, et il le serait certainement jusqu’à ce qu’un Dévoreur ne broie pour de bon sa carapace au cours d’une chasse dans les sables brûlants et radioactifs de sa planète.

Encore un peu perdu par son amnésie qu’il espérait passagère, le Foudre de Guerre en arriva tout de même à une conclusion similaire à celle de son compagnon de beuverie Humain. Pas qu’ils devaient expressément annuler l’union du Terrien, non. Ca, Sulak s’en foutait royalement. Ça avait même plutôt l’intérêt de le faire marrer bien comme il faut. Si l’on ajoutait à cela le fait qu’il avait pu fracasser le crâne d’un Vortcha dès le matin, la journée ne commençait d’ailleurs pas si mal que cela. Non, ce qui le motiva à suivre Annaz, c’est bien de devoir reconstituer la soirée pour retrouver ses affaires et ses crédits. Et s’il pouvait par-dessus tout retrouver cette petite Asari…  C’était tout bénef’.

Lorsque le duo de circonstance se pointa devant le lieu de la cérémonie de la veille, le Krogan endossa donc le rôle lui séant le mieux : celui du tas de muscles menaçant faisant grincer des dents les pisseuses. Avec son air de Varren sur le point de mordre, le mercenaire se révéla un atout de poids, et c’est dire, pour Adrien.  Là où la carrure de crevette famélique de l’Humain aurait fait marrer le moindre type avec un peu de bon sens, la grosse brute qui l’accompagnait vint rééquilibrer les choses. Le sauf-conduit du militaire se montra dès lors avare de mots, ne sortant de son attitude attentiste qu’au moment où Annaz dut recourir à la menace pour obtenir l’annulation de la plus grosse erreur de sa vie. Si c’était bel et bien celle-ci…

- « Hein ? Oh… » maugréa la Krogan en se tournant vers son camarade en entendant son nom.

Pour être honnête, s’aurait été mentir que de dire qu’il n’avait fait qu’observer. En effet, pendant qu’Adrien plaidait sa cause auprès d’un ecclésiaste au nom ridicule, le leader des Nakmor avait pris soin de découvrir un peu les lieux. L’endroit s’apparentait à un genre de temple multiconfessionnel. On y retrouvait des symboles et idoles de différentes espèces et religions. Le tout donnait un cocktail tellement indigeste au niveau de la décoration qu’il devait probablement s’agir d’un lieu de culte assermenté, mais dans le seul but de faire du profit en consacrant les unions les plus improbables pour les poivrots et mercenaires qui arpentaient les bas-fonds.
 
Mais tout cela, Sulak ne pouvait pas le savoir. Tout d’abord parce que les cultures des autres espèces lui importaient autant qu’une brouette de laitue pour un Cicosaure, mais aussi parce qu’il n’avait jamais été très spirituel. Dans ses aspirations comme sa façon d’être d’ailleurs… Pas très spirituel, donc, mais les spiritueux en revanche… Il avait toujours été curieux à ce sujet. Malgré son amour inconditionnel pour le ryncol. Alors lorsqu’il avait reniflé un bassin de pinard dans un recoin de l’église… Le Krogan ne s’était pas privé pour y goûter. Ou plus exactement siffler la totalité du liquide en une lampée, arrachant au passage le réceptacle sacré qu’il envoya se fracasser non loin. Dans un bruit de succion très classe puis recrachant le tout sur une grimace de dégoût, il s’intéressa pour de bon à la raison de leur présence sur place.

- « Votre pinard est dégueulasse. Et vos chiottes sont vraiment à chier… » Finit-il par beugler à l’adresse du prêtre en rejoignant le duo.

Montrant d’un signe de tête dédaigneux une cabine masquée par un rideau qui occupait l’autre bout de la salle, sans doute un confessionnal, Sulak reporta son attention sur un pauvre homme qui paraissait dépassé par l’importance du sacrilège auquel il devait faire face.

- « Vous n’avez quand même pas… Je ne peux pas y croi… »

Bredouillant dans sa barbe ridicule, le Père Iscope n’émergea de sa léthargie religieuse ridicule qu’une fois la montagne de muscles de Tuchanka face à lui, le dominant d’au moins quatre têtes.

- « Bon, tu l’annules ce truc-là ? J’ai autre chose à foutre moi… »

- « Mais vous ne comprenez pas… C’est quelque chose d’officiel et sacré. Vous avez payé pour votre ami… »

- « COMBIEN ?! »

- « 500 crédits… Ça nous aide à… »

S’entendre dire qu’il avait claqué ses propres crédits pour le mariage d’un Vortcha fut l’élément déclencheur de la fureur du Krogan. Réprimant un cri de rage, le colosse n’en arracha pas moins les menottes et le membre tranché qui pendait au bras d’Adrien. S’en servant comme d’une matraque, il se mit à violenter son interlocuteur un instant, avant d’opter pour une série de baffes à l’aide de la main en décomposition. 

- « Écoute petite chose… Tu vas me rendre mes crédits ou… »

- « Vous ne comprenez pas… Nous avons des frais… L’Ermite Raillette va me tuer si… »

Très vite las de ne pas être pris au sérieux, le chef de clan opta pour la manière encore plus forte. Attrapant par le col l’être apeuré qui se recroquevilla instantanément sur lui-même, le mercenaire colla de force le bras du mari d’Annaz dans le pantalon de celui ayant consacré leur union. Le tout y était littéralement jusqu’au coude lorsque Sulak haussa le ton pour couvrir les sanglots de sa victime.

- « J’vais te coller ce truc tellement profond dans le fondement que tu pourras bientôt te curer le nez avec ta troisième main ! Ça te fera des économies de mouchoirs… » Menaça finalement le Krogan d’un air encore moins  engageant encore qu’auparavant, si c’était possible.

La menace sembla faire son petit effet, puisqu’au moment où il sentait les griffes du Vortcha lui râper le cul, le pauvre homme se décida enfin à coopérer.  Replié sur lui-même, les larmes et un filet de morve dégoulinant sur son visage finirent de lui donner l’allure d’un mollusque que l’on sort de force de sa coquille…

- « Non ! Non ! Arrêtez ! Je… Je vais obéir ! »

- « Eh ben voilà… » Soupira le Krogan sur un sourire mauvais en le laissant s’écraser au sol.

Le malheureux s’éloigna brièvement, retenant à grand mal son froc de tomber lorsqu’il marchait à cause du bras bringuebalant toujours derrière son arrière-train. Convaincu de ne pas tenter la fuite sous le coup des menaces de son tortionnaire, il revint rapidement avec un datapad qui affichait le même document que dans la chambre une heure plus tôt. Il tendit le tout à Annaz, frissonnant chaque fois que Sulak posait le regard sur lui.

- « J’ai viré les crédits à votre omnitech. Et je n’ai pas encore envoyé les documents… Vous n’avez qu’à supprimer et… »

- « Et tu saurais pas d’où on venait par hasard ? »

- « Un cl… club… The Ass Ari je crois… Vous aviez ces chapeaux ridicules qui… »

Ce rade constituait donc leur prochaine destination. Bon sang si elle pouvait être aussi distrayante… Peut-être que le Foudre de Guerre ne passerait pas une aussi mauvaise journée que cela au final.
Adrien Annaz
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MessageSujet: Re: En quête d'amour... -propre.    En quête d'amour... -propre.  Icon_minitimeLun 25 Fév 2019, 23:42


Pour être honnête, Adrien n’avait pas vraiment prêté attention au Krogan depuis qu’ils étaient entrés.

D’abord, il n’était pas son père, et il n’avait pas pour passion de materner des Krogans d’une demi-tonne. Ensuite, il était concentré sur ce qu’il devait faire, à savoir obtenir l’annulation de son mariage. La réticence du Père Iscope n’était pas étonnante. Ce genre de chapelle respectait des ordres précis, et annuler une cérémonie devait aller à l’encontre de leurs principes. Quand à l’autorité de l’homme en face de lui… Il n’avait que celle qu’on voulait bien lui prêter, des hommes plus puissants étaient derrière lui pour gérer le business. Autant le dire franchement : le Père Iscope n’était que la partie visible du sous-marin qui constituait les têtes pensantes de la chapelle.

Toujours était-il que lorsqu’Adrien fit appel à son comparse alien, celui-ci avait pris le temps de faire un tour du propriétaire. A vrai dire, ce n’était presque pas étonnant qu’il ait tapé dans le vin de messe, Adrien aurait presque était déçu si il ne l’avait pas fait. En revanche, il ne s’attendait pas à ce que le Krogan se soulage dans le confessionnal et s’essuie avec le rideau. Une délicate odeur commençait à chatouiller les narines de l’Humain, qui ne tenait pas plus que ça à rester dans le coin. Et qui commençait à sentir un fou rire remonter en imaginant la suite.

Le Krogan se montra à la hauteur de sa réputation quand il s’agit de foutre la trouille à son vis-à-vis. Adrien n’aurait pas aimé se retrouver en face de lui quand il était en colère, comme c’était le cas en ce moment. Il se fit donc tout petit en attendant que le Père Iscope voit enfin la justesse des propos de Sulak. Mais malgré toute sa bonne volonté, Adrien ne put retenir un éclat de rire quand il appris que le Krogan avait payé la modique somme de 500 crédits pour la cérémonie. Eclat de rire vite interrompu quand ledit Krogan arracha le bras d’Adrien. Enfin, le bras attaché à Adrien, par une menotte. Le bras de feu le mari d’Adrien, donc. Le choc envoya l’humain renifler le sol. Se redressant, il constata que le pauvre Père Iscope n’en menait pas large et était sur le point de craquer moralement. Sans doute parce qu’après avoir été frappé par un bras de Vortcha, sans le Vortcha au bout, la main commencer à errer dangereusement près de ses parties intimes.

Heureusement pour lui, il devint raisonnable à temps et consentit à annuler le mariage d’Adrien et… Au final, il ne connaissait même pas le nom de ce pauvre Vortcha. Jetant un œil au document que le Père supprimait des documents à destination de l’Ermite Raillette, il eut le temps de lire ‘’Vorhur’’ avant que le message soit supprimé. Drôle de nom pour un Vortcha.

- « J’ai viré les crédits à votre omnitech. Et je n’ai pas encore envoyé les documents… Vous n’avez qu’à supprimer et… »

- « Et tu saurais pas d’où on venait par hasard ? »

- « Un cl… club… The Ass Ari je crois… Vous aviez ces chapeaux ridicules qui… »

Et voilà, le document supprimé, Adrien était désormais libre. Il se sentait soulagé, il n’aurait pas à expliquer à ses proches comment il s’était retrouvé à épouser un Vortcha. C’était d’ailleurs un mystère encore, comment il en était arrivé là. Un mystère qui semblait les diriger vers le Ass Ari. Bras dessus et bras dessous (métaphoriquement) et bras dans le cul (moins métaphoriquement), le trio se sépara, au grand bonheur du Père.

« Où est votre mari ? »

Merde, Tatanka. Il l’avait oublié, ce con.

« Mon ex-mari, le mariage est annulé. Et il est resté vers le Père Iscope. Pour tout vous dire, j’ai trouvé qu’avant même l’annulation prononcée, il était très lèche-cul envers le Père. Peut-être a-t-il vu le fondement du Père Iscope… Enfin, de la religion, et décidé de mettre la main à la pâte. »

Adrien prit congé en laissant les rouages du cerveau du portier grincer. Avec un peu de chance, il n’entendrait plus parler de Tatanka.


________________________________________


Le Ass Ari n’était pas très loin de la chapelle des Illiuminés. En même temps, ils ne devaient pas avoir parcouru bien des kilomètres vu leur état. Ils ne mirent pas beaucoup de temps pour arriver jusqu’au club, mais Adrien eu le temps de se faire voler les menottes encore accroché à sa main, et sans qu’il s’en rende compte. Arsène Lupin version Illium avait frappé. Peu attristé par cette perte, il se demandait quand même comment il avait pu rater ça.

En vue du club, Adrien comprit parfaitement comment il s’était retrouvé là-dedans. L’enseigne était très… Suggestive, avec une Asari penchée en avant, la croupe mise en évidence. Le tout aidé par un subtil jeu technologique, donnant l’impression que l’Asari était devant vous, pour peu que vous soyez au bon endroit. A côté d’Adrien, un homme visiblement bien éméché semblait être pile dans l’alignement, à en croire les coups de langues frénétiques qu’il donnait dans le vide.

Le duo entra dans le club, qui était déjà bien fréquenté pour l’heure. Le bruit était bien au dessus de ce qui était toléré actuellement, et l’atmosphère emplie d’alcool.

« Messieurs, n’oubliez pas vos chapeaux ! »

Derrière Sulak, un Galarien tendait deux sombreros multicolores.

« Heu, non, merci, ça ira… »

« C’est la règle ! Pas de chapeau, pas d’entrée ! »

Faute de choix, Adrien enfila son chapeau pendant que Sulak faisait de même. Un regard vide entre les deux suffit à faire comprendre qu’aucune remarque ne serait admise. Mais ils avaient du boire une sacrée quantité d’alcool la veille pour accepter d’enfiler ça. Avec un dernier coup d’œil sur le Krogan au sombrero, ils pénétrèrent dans le club.

Clairement, il s’agissait d’un club de strip-tease. Les nombreuses barres de pole-dance donnaient un bon indice sur la chose, de même que les diverses femmes peu vêtues qui dansaient déjà. Pas d’Asari à première vue cependant, ce qui éviterait au duo d’être distrait dans leur enquête.

« Et maintenant messieurs, merci d’accueillir notre nouveau duo ! Le barman, via un micro, semblait aussi faire office de Monsieur Loyal et annonçait les danseurs. « Voici Ravilla et Vindex ! Deux Turiens, pour ce qu’Adrien pouvait en juger, commencèrent à danser autour d’une même barre. Le cœur de l’Humain s’arrêta un instant en entendant le premier nom, mais il fut vite rassuré.

« Et si vous souhaitez commander sans perdre une miette du spectacle, n’hésitez pas à demander à nos employés ! Aujourd’hui au service : Rafael, Roger et Novak ! »

Le barman posa son micro et se tourna vers les deux nouveaux arrivants.

« Vous voulez une salle privée pour vous deux ? Une danse spé… Ho merde encore vous ? »

« Vous nous connaissez ? »

« Si je vous connais ? Pas qu’un peu, difficile de vous oublier, vous avez vidé un sacré stock d’alcool et foutu un sacré bordel. »

« Vous pouvez peut-être nous expliquer ce qui c’est passé… Heu… »

« Appelez-moi Informateur, vu que la moitié de mon boulot consiste à donner des informations. » Il soupira. « Par où commencer…
Vous êtes arrivés déjà pas mal saoul, et vous avez continué à boire. Vous matiez les danseuses, dépensiez vos crédits… Un moment, vous vous êtes battus pour une Asari, mais vous étiez tellement saoul que vous n’arriviez pas à vous toucher… Et vous vous êtes réconcilié… Vous là
» Il pointa Adrien « vous avez dit à votre ami que vous lui laissiez l’Asari car vous aviez vu mieux. Vous avez sauté sur un Vortcha et commencé à l’embrasser. Il a bien essayé de lutter mais avec le Krogan derrière, il savait pas trop quoi faire. Ensuite, vous êtes parti, le Vortcha sur l’épaule de votre ami, en parlant de mariage à la chapelle un peu plus loin… Et plus tard un groupe de Vortcha est venu ici, m’a demandé où étiez leur chef de clan, et je leur ai dit que vous étiez tous à la recherche de la chapelle la plus proche. »

Gros blanc.

« Donc vous êtes en train de dire qu’on a kidnappé le Vortcha pour l’épouser ? »

« Grosso modo oui. Et que certains de ses congénères vous ont suivis. »

Putain, Adrien était encore plus bourré qu’il ne l’avait cru. Il avait, donc, trouvé un Vortcha plus séduisant qu’une Asari. Pire, Sulak avait sans doute approuvé, vu qu’il avait aidé au kidnapping. Le kidnapping d’un chef de clan Vortcha. Qu’ils avaient tués, et dont le bras était parti gratter le cul du Père Iscope. Qu’est-ce qui pouvait encore lui arriver ?

« Monsieur, monsieur ! »

Bien sûr, ça n’allait pas être une Asari qui allait se jeter nue sur lui.

« Tatanka, quelle bonne surprise. Qu’est-ce que tu fous là et comment tu nous a retrouvé ? »

« J’ai demandé à un mec avec des menottes à la main si il ne vous avait pas vu. »

Bien sûr.

« Je suis aller voir le Père Iscope après votre départ. Je lui ai dis que vous m’aviez ouvert les yeux et que je voulais me marier. »

Ouvrir les yeux ? Se marier ? Qu’est-ce qu’il allait sortir comme connerie.

« Votre mari, le bras… Vous avez raison, il ne faut pas se limiter à des individus ! Il faut être plus ouvert d’esprit que ça ! C’est pour ça que j’ai décidé d’épouser… Ma main droite ! Elle ne m’a jamais laissée tomber, elle est toujours là pour moi, elle me connait parfaitement et sexuellement, elle est capable de me faire jou… »

« Stop stop stop j’ai compris, pas la peine de me donner trop d’information. Mais pourquoi tu me raconte ça ? »

« Ben en fait, je me pose des questions. Vous voyez, c’est ma main, du coup je me demande… C’est pas un peu de l’inceste ? Je veux dire, vous c’était le bras d’un autre, mais moi, ça serait mon propre corps… »

Putain mais quel con.

« Tatanka, si tu fous pas le camp dans les 5 secondes toi et ton sombrero, tu finira veuf avant même d’être marié. »

« J’ai heu… J’ai pas compris. Mais je suis pas venu vous dire que ça ! En partant, j’ai entendu le Père Iscope appeler l’Ermite Raillette. Il a demandé à ce qu’on envoie une équipe après vous. »

« Une équipe ? Une équipe de quoi ? »

« Bah une équipe. Pour ceux qui oublient de donner lors des rassemblements, qui payent pas leurs cotisations… »

« Des truands ? Des mecs qui effrayent les plus crédules ? »

« Plus que ça, c’est des anciens assassins qui ont adhérés à la cause. Le Père Iscope a demandé les meilleurs pour s’occuper de vous et du Krogan, donc l’Ermite Raillette à envoyé les meilleurs. Et maintenant ils sont à vos trousses ! »

« Et ils sont combien au juste dans cette équipe ? »

« Bah heu 4 je crois. La Mère Guez, le Père Misdechasse, la Sœur Thérésa et le Frère Tuk. »





Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?

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Nakmor Sulak
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MessageSujet: Re: En quête d'amour... -propre.    En quête d'amour... -propre.  Icon_minitimeLun 04 Mar 2019, 21:13

Jila. Jiiiilaaaaaaaaaaa. Tel était le nom de scène utilisé par l’Asari qui occupa les rêves (salaces) du Krogan la nuit précédente. Une créature enchanteresse à la plastique de rêve, mais qui, disait-on, n’avait pas le temps de réaction et de réponse le plus performant face à certains problèmes… Il circulait dans le dos de la bleue des histoires nombreuses et variées mettant en avant ce point de sa personnalité, mais toutes s’accordaient à dire que ce fait s’expliquait par la personnalité d’une danseuse des bas-fonds pas très finaude. Bah… Qu’importe, n’est-ce pas ? Ce n’était probablement pas grâce à sa personnalité que la belle avait réussi à marquer le mercenaire la veille, malgré un taux d’alcoolémie anormalement élevé. Même pour un Krogan.

Il faut dire que de toute façon, lui-même n’avait pas l’air du plus fier de ses congénères avec son sombrero multicolore glané à l’entrée du club…

Pour être honnête, la notion de ridicule touchait peu Sulak, voire lui était totalement inconnue ou indifférente selon les contextes. Mais peut-être cela venait-il aussi de sa carrure de semi-remorque et des capacités biotiques qui pouvaient faire de lui un véritable bulldozer dopé à l’ézo lorsqu’on lui cherchait des noises… Oui, voilà qui devait certainement aider à n’en avoir rien à foutre. Du moins suffisamment pour encore une fois faire abstraction de l’ambiance et ne se consacrer qu’à l’objet de son désir. Si la sulfureuse performeuse n’était pas la plus éveillée de toutes, elle le fut suffisamment pour  déceler l’effet qu’elle pouvait avoir sur le mastodonte et en jouer. Lui adressant des œillades suggestives pleines de promesses, le Foudre de Guerre n’eut cependant pas l’occasion de vérifier si elles seraient tenues ou non.

A nouveau…

L’arrivée soudaine de « truands religieux » balaya tous ses espoirs, semant à la fois la panique dans la salle et un profond désarroi chez le monstre biotique. Désarroi qui laissa place à une rage qu’on aurait pu croire être la manifestation de la légendaire Rage de Sang Krogranne tant Sulak se mit en rage. Soufflant bruyamment tel un taureau, et quoique désarmé, le chef de clan n’en restait pas moins redoutable. Hélas, sans calibre sous la main, c’est l’ami de circonstance d’Annaz qui trinqua lorsque les tirs commencèrent à pleuvoir. Après quelques salves au plafond pour disperser la foule dans un mouvement de panique assortis de cris, les quatre porte-flingues se lancèrent dans leur office avec une ferveur… religieuse. Ce à quoi il répondit en saisissant le petit être nomme Tatanka par le cou pour le lever bien haut et s’en servir comme un bouclier de fortune… Un bouclier humain qui malgré ses suppliques pathétiques se révéla suffisamment efficace pour permettre au duo de se jeter à couvert.

Pour un temps…

Une rafale automatique vint en effet lui cribler le torse, mettant par la même occasion fin à l’existence du meilleur ami d’Adrien depuis son réveil. Le malheureux se déhancha telle une marionnette sous les impacts, comme dans ces mauvais holos d’action que l’on regardait davantage pour se moquer de leur médiocrité que par réel  intérêt. Vous voyez à peu près ? Puis s’écrasa au sol dans un ridicule « ploc » (malheureusement) inaudible sous les tirs… et l’engueulade qui survint entre les mercenaires.

- « Imbécile ! Le Père Iscope avait besoin de lui ! » Pesta une voix féminine imputable à l’Asari du groupe.

Celle qui devait être connue comme la Mère Guez, en armure légère et sabre en main devait aussi diriger l’improbable quatuor à en juger le caractère autoritaire de ses remontrances. Le seul couvre-chef ridicule qui épousait les tentacules de son crâne aurait quant à lui suffit à jouer le parfait rôle de tue-Lamour… Y compris chez un Varren en manque comme Sulak. Balayant l’endroit du regard, elle cherchait sans doute à déceler la présence de ses cibles parmi le mobilier renversé dans la panique et la poussière soulevée par les tirs.

- « HHHHSSSKKK. Il s’est jeté dans… HHHSSSSSSKKKK. Ma ligne de mire. Qu’est-ce… HHHHHSSSK. Je pouvais faire ? » Se plaignit en réponse Frère Thuk, un Volus équipé d'un pistolet mitrailleur…

- « Respire avant de tirer la prochaine fois… » Se moqua une voix de Turien.

Le Père Misdechasse, ancien chasseur de primes reconverti en « fervent bras armé de la religion », apparaissait ironiquement comme le plus crédible des quatre. Pourtant, comme si le ridicule ne suffisait pas, le mercenaire semblait être doué d’une ironie et d’un humour douteux…

- « HHSSSKKKK… Tu as quelque à… HHSSSKKK… me dire ? » S’énerva la boule sous pression.

Tournant le canon de son arme en direction du piaf, la petite boule était la tête brûlée de l’équipe. Aussi tendu que son armure, il apparut comme aisément capable de céder à ses pulsions. Ce qu’il fut presque en mesure de faire lorsque le natif de Palaven renchérit.

- « Calme toi ma petite boule… Tu vas finir par exploser… »

- « La ferme. Occupons-nous d’eux d’abord. L’Ermite Raillette réglera la question avec le Père… »

Sous le ton autoritaire de la Mère Guez, personne ne se sentit de poursuivre l’altercation. Pas même la Sœur Thérésa. Butarienne borgne et à la langue tranchée…  Equipée d’un impressionnant fusil Briseur la drôle de créature digne de l’Odyssée d’Ulysse de par son apparence en profita pour rouvrir les hostilités. Lorsqu’elle aperçut Adrien dans le reflet d’un verre posé sur une table, celle-ci fit feu de toute la puissance de son arme sur le chariot de service derrière lequel il s’était entre temps réfugié. Tout ceci ne laissa à l’humain que quelques précieuses secondes pour bouger, qu’il mit à profit pour fuir à quatre pattes d’une table à l’autre dans l’espoir de se soustraire à la vue (défaillante) de sa tortionnaire. Doué d’un instinct de fuite et de préservation hors du commun, associé à une visée « quelque peu » défaillante de sa poursuivante, Annaz s’engagea à un jeu du chat et de la souris avec l’intéressée… Et le Volus qui se mit également à lui courir après sur ses petites jambes…

Pour sa part, Sulak fut la cible des efforts de l’Asari et du Turien, apparemment bien décidés à ajouter un Krogan à leur tableau de chasse. Hélas, lorsqu’on emmerde un Foudre de Guerre et qu’on le prive de son plan cul, les choses terminent rarement bien…

La Mère fut ainsi la première à en faire les frais. S’élançant en avant sans réelle stratégie lorsqu’elle comprit que le mastodonte s’était réfugié de l’autre côté du bar, la bleue fit étalage de toute sa souplesse et rapidité pour rejoindre sa future victime en faisant fi des obstacles. L’absence de réaction du natif de Tuchanka aurait peut-être dû lui mettre la puce à l’oreille, mais l’euphorie du moment vint surement à bout de sa raison. Ca ou… on ne leur avait pas envoyé les plus grands professionnels d’Illium… Toujours est-il que, lorsqu’elle tenta de sauter par-dessus le comptoir, le biotique en profita pour passer à l’action. A peine eu-t-il à lever les bras que le Krogan se mit littéralement à prendre la tête de l’Asari… Dans un mouvement de panique, la Mère Guez tenta de se débattre de façon grotesque sur le comptoir, son bourreau ne faisant que resserrer sans cesse sa prise un peu plus. En quelques instants, la combattante lâcha pour de bon son sabre, son existence se terminant dans un sinistre bruit de cervicales brisées.

C’est le moment que choisit le Turien enragé du groupe pour extérioriser sa rage de la façon la plus claire qui soit : en déchargeant son arme furieusement. Le fusil Kishock du mercenaire se mit donc à cribler le couvert de Sulak de harpons, au point que l’on aurait pu croire à une version science-fiction de chasse à la baleine au milieu d’un club dévasté… Sous le coup de l’équivalent Krogan de l’adrénaline, le Foudre de Guerre se décida à sortir lorsqu’il devina que son adversaire portait son choix sur son arme de poing. Bondissant soudainement sur le comptoir, il décocha une violente Onde de Choc dans un cri de fureur, faisant voler à la renverse le porte-flingue. Se portant à sa hauteur en de furieuses enjambées, le biotique profita de voir son ennemi encore au sol et légèrement sonné pour se munir d’une arme de fortune.

Qu’il trouva en arrachant de son socle une barre de poledance toute proche…

- « JE SUIS PAS UNE PUTAIN DE BROCHETTE !!! » Beugla sans retenue le poids lourd lancé à vive allure.

S’ensuivit bien évidemment une furieuse pluie de coups sur le piaf, doit le casque subit de puissants chocs. Jusqu’à ce que Sulak trouve fort à propos de s’attarder sur la visière de la pièce d’armure, qui se fissura petit à petit jusqu’à céder, laissant au manche de métal tout le soin de pénétrer dans la boite crânienne enfoncée par la violence du Krogan. L’instant suivant, le Père Misdechasse se retrouva avec un manche en métal de 3 mètres dans la cervelle, si bien ancré qu’il put tenir droit sans aucune aide extrieure… N’aurait pu manquer qu’une bannière de guerre Kroganne à y accrocher pour qu’elle flotte majestueusement et la scène aurait pu figurer dans des récits de guerre des Rébellions…

Hélas, si cette pensée eut de quoi rendre Sulak illare durant un instant, des tirs tout proches le ramenèrent à la raison. A seulement quelques tables, Frère Thuk, le volus sadique de la bande s’amusait encore à pourchasser Adrien. Ce dernier avait semble-t-il été capable de neutraliser avec les moyens du bord le cyclope féminin de Kar’Shan, mais restait encore la petite de boule de gaz à ses trousses. Sous les suppliques d’aide de l’humain, le mercenaire se porta donc finalement à la rescousse. Il avait fini par s’attacher au soldat humain, qui représentait une distraction intéressante tant ses malheurs étaient insolites. Ce qui le motiva à mettre un terme aux agissements de son poursuivant.

De là, il n’était pas vraiment difficile de déterminer l’issue du combat, et bien peu de bookmakers se seraient risqués à prendre des paris défavorables dans une telle situation… Armé ou non, c’est bien sûr Sulak qui l’emporta, quoique de façon toujours aussi… « Magistrale » ? Dans un nouvel étalage de biotique, le semi-remorque envoya en effet valdinguer la petite boule de nerfs à l’horizon… Au travers de la baie vitrée toute proche donnant sur le vide. Comme sur un billard, les deux s’entrechoquèrent avec violence, le Volus se retrouvant projeté à l’extérieur dans une pluie de verre brisé…  Et une chute de 10 étages qui provoqua une rupture de sa combinaison et les conséquences que l’on connait avec…

- « J’aurai pas fait une connerie là ? Et j'ai de la cervelle de piaf sur les pompes avec ça... » Finit par questionner et se plaindre un Sulak hésitant à l’égard d’Adrien, se frottant l’arrière du crâne de façon penaude.

Le tout penché sur le rebord de la vitre brisée pour admirer les restes d’un Volus éclaté en contrebas dans un bruit d’explosion sinistre. Mais rigolo…

Au final, ce n'est pas eux qui l'eurent dans le cul au The Ass Ari...
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