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 Un week-end et ça repart

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Abbadon Bynare

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MessageSujet: Un week-end et ça repart   Lun 29 Oct 2018, 12:50
► █ Date :  Fin Septembre 2203RP Tout public
Abbadon Bynare ♦️ Tori Jorunn ♦️ Ravi Vertax
Un week-end et ça repart



Un week-end et ça repart
Fin Septembre 2203

Nébuleuse Siléenne, Nevos



Comme la vie était étrange. Deux semaines avant, l’environnement n’était que feu, sang et morts, dans l’enfer qu’était devenu Oméga. La guerre des gangs, les destructions des quartiers, puis l’apparition des envahisseurs corrompus…

Le galarien frissonna et interrompit son flot de pensées, se concentrant sur l’environnement paradisiaque. Nevos était une planète unique : magnifique en tous points, aux écosystèmes si diversifiés que toutes les espèces connues pouvaient y prendre des vacances – même les volus, les asari ayant créé pour eux un dôme spécifique dans une région correspondant à leurs besoins – dans l’un des rares endroits sécurisés de la galaxie, et en même temps non surpeuplées par les touristes. Un endroit hors du temps, où l’on vivait à son rythme, où l’on ignorait le reste de l’univers, où l’on se perdait dans les paysages, les services proposés, les libertés offertes par la législation réduite au strict minimum, fonctionnant bien plus par l’implicite que par l’officiel. En d’autres termes, l’une de ces planètes que les asari utilisaient pour prouver leur puissance et leur efficacité, plus subtilement que par l’expansionnisme humain, le militarisme turien, ou le secret galarien.

Abbadon soupira en étendant son corps, ses pieds plongeant dans le sable chaud. Il avait choisi une plage proche d’une mer intérieure. Proche de l’équateur, donc à l’atmosphère plutôt chaude et sèche, mais pas désertique pour que lui-même puisse bénéficier d’humidité quand le besoin s’en faisait sentir. La mer était riche en sel, avec une très forte portance, donc aisé d’y nager ou d’y flotter.  Enfin, le spatioport à proximité était petit et discret, facilement atteignable et avec un accès direct à l’espace. En somme, tout était le plus équilibré possible pour accueillir un trio de vacanciers galarien, drell et turien.

Tori l’avait contacté quelques jours auparavant, alors qu’il finissait de se remettre des affrontements sur la station. Lui rappelant les vacances promises en souriant, et demandant plus sérieusement à avoir un topo sur toute la Corruption, au-delà de ce qu’en savait le public. Sans hésiter, le Spectre avait accepté. Une rapide recherche sur les endroits où se reposer était possible et agréable en cette période de chaos – l’avantage des Spectres étant qu’ils n’avaient de compte à rendre à personne – lui avait désigné Nevos, et le voyage s’était organisé. C’est pendant cette organisation que Ravi s’était greffée, ajoutant qu’elle avait à faire sur la planète et qu’avoir de la compagnie en plus ne serait pas de refus. Abbadon n’avait pas tiqué, mais s’interrogeait sur les raisons motivant sa collègue. Même en repos, toujours garder l’œil ouvert…

Un bref sourire. Impossible de réellement se reposer, en somme. Même avec une plage paradisiaque, une paix royale accordée par la distance le séparant des autres groupes de vacanciers, et une bonne compagnie qui ne tarderait pas à arriver. Tori serait la première, Ravi n’ayant pas dit quand elle serait sur la planète exactement. Le batracien se demanda brièvement quel genre de tenue portaient les drells et turiens en vacances. Sans doute légère, vu le goût de ces peuples pour la chaleur. Quoique, vu l’agressivité du soleil turien… Pour sa part, Abbadon s’exhibait simplement tant qu’il ne dérangeait personne – la notion d’exhibition n’ayant pas grand-chose d’érotique dans la culture galarienne –, pour permettre au bronzage de camoufler peu à peu les cicatrices accumulées ces dernières années. Un pagne plié attendait à côté, prêt à se rendre utile, posé sur une glacière moderne particulièrement imposante.

C’est que sous la nourriture et les boissons, se trouvaient aussi une arme et un bouclier portatif. Même en repos, toujours, garder, l’œil ouvert.



____________INFOS HRP____________


Couleur Abbadon : #ffcc00

Et voilà !
Tori, je t'attends la première du coup, comme ça on échange tous les deux les informations. Ravi vient ensuite, avec une idée en plus derrière la tête : c'est que Nevos est une planète avec peu de législation et très défendue par les lobbyistes, donc idéale pour faire un négoce illégal, également concernant l'énergie noire.

Rien de précis de prévu, mais c'est ce que j'envisage comme ligne directrice, dites moi si ça vous convient ! Smile

PS : voilà, vous connaissez la tenue de plage de Abbadon ! ;p



Dernière édition par Abbadon Bynare le Mar 30 Oct 2018, 11:52, édité 1 fois
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Tori Jorunn

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MessageSujet: Re: Un week-end et ça repart   Lun 29 Oct 2018, 19:51
Tori était satisfaite qu’Abbadon lui donne une réponse favorable. Elle n’avait pas de raison de douter de la bienveillance de son ami à son égard, mais se méfiait de son emploi du temps surchargé. Elle regrettait que sa nouvelle fonction de spectre l’occupe autant. Un raisonnement plutôt ironique venant de la part de quelqu’un qui vouait l’intégralité de son existence à sa communauté.  Elle avait d’ailleurs dû faire une demande de fond pour cette excursion. L'esprit communautaire a ses désavantages en ce qui concerne l'autonomie financière. C’est que lorsqu’on ne possède pas de vaisseau, le prix des voyages est nettement plus élevé. Chaque voyage devait être justifié. A y réfléchir, même avec une navette il aurait fallu payer le carburant. Brim’na avait approuvé l’intention de renseignement tout comme l’entier du conseil très inquiet par cette nouvelle menace. Leur isolement ne leur permettant pas d’accéder aux informations de première main, ils avaient d’ores et déjà envoyé leur espion tendre l’oreille dans les lieux courus. L’engagement d’expédition d’exploration ayant été gelé tant que la menace n’était pas clarifiée. Il ne fallait pas mettre inutilement les leurs en danger. Tori faisait donc partie de cette vague de petites oreilles, plus ou moins officielles, qui officiaient à ce sujet.

Nevos, donc, et la plage, avait dit le batracien. Elle ne connaissait pas cette planète et fut contente de pouvoir la découvrir. Elle loua les services d’un de ces bagagistes qui mettaient à disposition des coffres pour les bagages des vacanciers. Pas besoin d’hôtel ou de commodité, mais elle préférait mettre ses armes à l’abri des chapardeurs.  Elle se changea devant ce même bagagiste-truc un peu interloqué. Son maillot enfilé, elle jeta sa serviette sur ses épaules et s’éloigna. Elle ne tarderait pas à revoir cette face de rat et ça lui faisait plaisir. Elle releva le nez en direction du soleil de plomb. Génial, c’était vraiment un excellent endroit pour profiter d’un peu de repos. Elle adorait cette sensation sur sa peau, la chaleur était réellement un élément vital à sa vie.

« Ah, j’ai hésité à prendre la même tenue que toi. » Les drells et leur foutue discrétion, n’est-ce pas ? Elle cligna de ses doubles paupières, surplombant la tête du galarien duquel elle s'était approché à petits pas discrets. L'expression dit bien à pas de drell, ce n'est pas pour rien ! « Bon, après j’ai réfléchi et je me suis dit qu’étant drelle on allait forcément me reluquer et que pour certains prudes comme ces humains, on risquait l’émeute si je ne couvrais pas un minimum ce corps de déesse. »

Elle jeta sa serviette à côté de lui et s’assit dessus. Elle portait, en effet, un maillot de bain humain. Parce que ce genre de chose n’existait pas chez les drells et n’en arborait que la moitié inférieure. Il lui manquait quelques mamelles de mammifère pour que le haut soit utile. Précisons également que le maillot en question n’avait de sobre que le noir. Le bikini aguicheur était plus confectionné de bouts de ficelles que de tissu. D’ailleurs, son fessier était laissé à l’air libre. Un string à la brésilienne lui avait-on dit et lorsqu’elle avait voulu se renseigner, on lui avait dit que c’était une expression désuète qui venait de la terre pour nommer le genre.

Son regard se porta sur la mer. « En introduction, j’ai une proposition très simple. Avant qu’on se mette à parler sérieusement… » Elle agita une main quadrifide. « Le dernier à l’eau est un volus mouillé ! »

Sans plus attendre, la drelle s’élança et n’attendit pas pour voir si son comparse suivait l’invitation. Elle força sur ses jambes puissantes pour contrebalancer l’instabilité du sable. Elle ignora les protestations d’un couple qu’elle aspergea de grains poussiéreux au passage et plus encore celui de la mamie humaine qu’elle éclaboussa royalement en se projetant dans l’eau avec la délicatesse d’un boulet de canon.

Elle n’aimait pas spécialement l’eau, mais les siens n’était pas hydrophobe-fuge ou tout autre suffixe. L’humidité à long terme nuisait à leurs poumons fragiles, mais l’eau était un élément avec ils composaient tout de même un peu plus que pour s’hydrater. Elle rouvrit une de ses paupières sous l’eau. Cette particularité était utile, protégeant ses yeux tout en lui conférant une certaine visibilité. Sa peau écailleuse était également d’une grande utilité pour améliorer sa faible résistance dans l’eau. Sans oublier ses mains aux doigts joints. Elle se demandait parfois si ses ancêtres n’avaient pas été des reptiles nageurs. Une histoire de biologiste qu’elle n’avait pas suivi très attentivement à l’école.  

Elle refit surface, crachant et soufflant.

« Ah. Mais elle est super salée. » Elle tira la langue, exprimant son dégoût par une grimace très compréhensible. « beurk »

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Abbadon Bynare

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MessageSujet: Re: Un week-end et ça repart   Mar 30 Oct 2018, 13:43

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Fin Septembre 2203

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Comme toujours, Tori approcha Abbadon sans qu’il s’en rendit compte. Il rendit son sourire à la drell, pas gêné le moins du monde : entre la discrétion naturelle de ce peuple, l’entraînement de la femme et l’ouïe médiocre des galariens, la situation n’avait rien d’étonnant.

« Je ne suis pas sûr que ton bikini empêche qui que ce soit d’admirer le spectacle ! »

Un simple bout de ficelle plus qu’un vêtement, qui mettait plus en valeur le fessier de son amie qu’il ne cachait son intimité. Avec son corps souple et musculeux, et les pulsions sexuelles de la plupart des espèces, il n’était pas étonnant qu’elle soit regardée. Même sans les pulsions, se corrigea Abbadon. Il se redressa et s’assit en s’emparant du pagne, pour le principe, tandis que son amie introduisait le premier défi du jour.
Le corps musculeux de Tori la fit partir au quart de tour vers la mer, suivit de près du galarien qui abandonna l’idée d’enfiler le pagne. Ceci ne l’empêcha pas d’être distancé, mais une fois sous l’eau, ses mouvements quasiment instinctifs lui permirent de vite rattraper sa partenaire. Synchronisant souplement ses mouvements, il surgit devant la drell en lui projetant une gerbe d’eau supplémentaire au visage. Il leva une main avant l’inévitable riposte.

« Etant un volus mouillé, je ne participe à aucun conflit ! »

Evidemment, ceci n’empêcha ni l’eau de jaillir, ni les participants de se plonger l’un l’autre sous l’eau, ni les bravades et moqueries caractéristiques des experts.

*****


Passé quelques jeux, le duo retournât sur ses serviettes, où le galarien enfila son vêtement. Il s’assit en tailleur face à la mer, laissant son regard se perdre, une boisson sortie de la glacière en main, une autre posée à côté de la drell. L’humidité perlait encore sur sa peau, mais il ne l’essuya pas, profitant de cette sensation.

« Un topo sur la Corruption donc… ». Curieux sujet sur cette plage paradisiaque. « Très bien.
La Corruption est un ensemble de mutations liées à l’exposition à l’énergie noire, elle-même émise par l’ézo noir. Un type d’ézo pouvant se trouver à l’état naturel, mais dans ce cas précis, il est créé artificiellement.
Les mutations sont sévères, souvent mortelles. Les mutants les plus dangereux sont les plantes : infectées, elles génèrent à leur tour de l’ézo, entamant une réaction en chaîne pouvant condamner une planète. Chez les animaux, la plupart du temps, les survivants infectés deviennent des créatures pitoyables, sans aucun esprit, dirigées par des instincts primitifs, agressives et douées d’une capacité de régénération. Mais plus rarement, l’infecté s’adapte, et on obtient des Immortels et des Elus. Des êtres dotés de capacités biotiques exceptionnelles et d’une régénération plus forte encore. Des êtres comme Machiavel et ses biotiques noirs. »

Abbadon sirota sn cocktail, ses doigts passant distraitement sur les traces de brûlures, son regard allant brièvement sur le corps de sa partenaire. Avait-elle, elle aussi, gardé les marques de cet affrontement ?

« Tu connais déjà le danger que représente ces individus. Mais il y a pire. Une organisation scientifique, maintenant dissoute, a travaillé sur l’énergie noire. Elle a mis au point une méthode de contrôle des personnes infectées, sans que l’on en sache les secrets exacts. Mais les conséquences sont catastrophiques : Aria T’Loak s’est emparé de cette méthode, et dirige ses ouailles comme une impératrice conquérante. Ces êtres ne sont pas censés pouvoir s’allier, leurs tendances agressives les poussants à s’affronter les uns les autres et à s’auto-détruire ; l’asari leur donne maintenant une cible. Nous tous.
Sa stratégie est assez simple. Dans les Terminus, elle frappe des planètes peu défendues, avec un écosystème chargé en plantes, et du passage, se créant ainsi un vivier d’infectés. En dehors, elle vise des planètes clés, contenant des caches d’armes ou des usines. Elle a déjà frappé Cyone, et Séléné, qui ont pu être sauvées. Mais aussi Oméga, qui a été annihilée. »


La nouvelle était encore peu connue, mais ne tarderait pas à se répandre avec les survivants. Le Spectre rouvrit la glacière, et sorti cette fois-ci un datapad.

« Tout est dessus, y compris les informations des scientifiques, que je maitrise moins. Pour ma part, ce que j’en retiens, c’est que la plupart des mondes éden, s’ils sont infectés, devront être vitrifiés. Mais tous les scientifiques travaillent dessus, partout dans la galaxie. J’espère qu’ils mettront bientôt au point des méthodes de soins, aussi bien pour l’environnement que pour les individus.
Et pour finir sur une note positive, Cyone et Séléné montrent que nous pouvons affronter et vaincre cette menace, ou au moins la contenir. Eux ne semblent pas disposer de scientifiques, ce qui devrait à la longue nous donner la victoire. Du moins, si les espèces ne se divisent pas entre elles, à l’image de la République de Sur’Kesh. »


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Tori Jorunn

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MessageSujet: Re: Un week-end et ça repart   Mer 31 Oct 2018, 22:57
C’était réellement une journée exceptionnelle. Même enfant… elle avait si peu connu d’instant de joyeuses chamailleries. Il faut dire qu’à moins de dix ans elle savait déjà monter et démonter dans le noir un pistolet en une poignée de seconde. Non, ce n’était pas le mode de vie adéquat pour ce genre d’occupation récréative. L’enseignement était cependant équilibré, et les jeunes élèves avaient pu se dépenser dans des activités moins sérieuses. Était-ce de sa faute ou de celle des autres, mais son esprit compétitif l’avait rarement portée sur l’amusement lors de ces interludes sportifs.

Le volus mouillé avait un clair avantage sur la drelle. Tori savait nager, mais ce n’était de loin pas sa compétence principale et encore moins un milieu dans lequel elle évoluait avec aisance. Cela ne l’empêcha pas de défendre chèrement sa peau.

A contrario du galarien, en sortant de l’eau, elle s’ébroua comme beaucoup d’animaux le fond. Une nuée de gouttelette l’entoura l’espace d’une seconde d’un nuage mordoré grâce à la lumière du soleil de cette planète. Plus vite elle séchait, mieux c’était. Elle appréciait la chaleur et s’affala, bienheureuse sur son linge. Lézarder était une occupation parfaite, même si elle n’avait pas le sang-froid, il lui semblait que cela faisait partie de ses gênes.  

Les yeux mi-clos, elle écouta pourtant très attentivement son ami. Son corps était parsemé de cicatrices diverses, certaines dataient bien de cette période.

« C’est bien ce que je pensais. » marmonna-t-elle une fois qu’elle eut fini. Elle se redressa pour saisir le datapad tendu. « Merci. »

« Je ne pensais pas qu’elle ait survécu et soit assez folle pour se venger de la sorte. A moins qu’elle ne soit que manipulée par ces forces… » Elle repensa à Machiavel et ses impressions de l’époque. Etant elle-même biotique, elle savait que tout n’était jamais si simple que cela avec ces énergies. « C’est véritablement une catastrophe. Erha est heureusement très loin d’un mon éden et sa végétation est très pauvre. J’espère que cette situation protègera ma communauté. Par contre si on doit accueillir des réfugiés, on sera vite limité en place. » Elle soupira. « Tout cela apporte bien des soucis. »

« Les moissonneurs avaient bien leur endoctrinement, ça ne m’étonne pas que ce concept ait été repris et soit utilisé par des êtres sombres. Bon. »


Elle connecta son omnitech pour télécharger les données du datapad en lieu sûr, au cas où. La prudence excessive faisait partie de ses gênes. « Les scientifiques peuvent beaucoup, l’ennui c’est qu’il leur faut toujours un certain temps pour apporter une solution efficace. »

Elle ne savait pas si c’était l’âge qui avançait, mais elle devait avouer qu’elle voulait bien faire plus de mission comme celle-ci.

Allongée sur une plage, sirotant une boisson, parlant avec un ami.

« Tu sais… au début de cette année, j’ai perdu ma mère. Je n’étais pas réellement proche d’elle puisqu’elle a cessé de m’élever à ma septième année, mais ça m’a tout de même marquée. Ca restait tout de même ma seule famille, alors je suis plus consciente aujourd’hui de la chance d’avoir un ami cher comme toi. »

Elle joua pensivement avec le sable d’une main. Elle avait réalisé à quel point il était important d’exprimer son affection et de chérir les moments présents. Une des prises de conscience qui l’avait passablement persécutée cette année. Ce marasme émotionnel lui avait aussi permis d'ouvrir quelques portes internes. Brisée, elle s’était relevée plus forte. Malgré ses 34 ans, elle n’avait jamais été si puissante. Il faut dire qu’elle n’avait cessé de s’entraîner jusqu’à la déraison. Au moins, elle serait prête à affronter ces corrompus. Elle referma son poing sur les gains de sables qui continuèrent à filer entre ses doigts. Elle n'était pas certaine d'apprécier celle qu'elle était devenue dans son intégralité, mais elle avait encore un chemin à parcourir pour accepter le deuil et l'injustice.

Il serait temps de penser aux combats plus tard, à présent, elle n’avait qu’à profiter de la plage.

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Abbadon Bynare

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MessageSujet: Re: Un week-end et ça repart   Dim 04 Nov 2018, 12:24

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« Personne n’a vu ou rencontré Aria depuis sa corruption, nous avons seulement des témoignages fiables. Un Elu déclarant agir pour elle, ou encore l’un des responsables de tout ce gâchis, qui a pu être arrêté et interrogé. Impossible donc de dire si l’asari est consciente de ses actes, si elle est contrôlée par la corruption, ou si elle est devenue folle de pouvoir. Dans tous les cas, la sentence sera la même. »

Les informations sur l’énergie noire transmises, l’humeur s’allégea peu à peu. Même avec ces nuages noirs à l’horizon de la galaxie, il était impossible de ne pas apprécier la douceur du climat sur cette plage. Le galarien s’allongea à nouveau, laissant le soleil faire son office, quand Tori repris la parole. Elle aussi vivait une année difficile.

« Mes condoléances. » Un silence. « Je te remercie de ton amitié. Je ressens la même chose vis-à-vis de toi. Ma famille est… assez réduite aujourd’hui, et plus que jamais hors de portée. Cela fait longtemps que je ne peux compter plus que les amis. Ils sont rares, ce qui te rend très précieuse à mes yeux. »

Un sourire sincère, une comparaison entre la compagnie présente et le passé vécu. La famille et les morts. Les souvenirs affluent à nouveau. Les vieux, depuis les débuts de son enfance, l’objet politique qu’il était, la guerre civile. Puis les souvenirs plus récents plus récents, lors de la campagne électorale, lorsque l’occasion de discuter avec son vieux cousin s’était présentée, lorsqu’il avait compris que son sang survivait toujours malgré tout, et toujours en tant qu’outil.
Mais tous les souvenirs ne concernaient pas Sur’Kesh et les Bynare, d’autres revinrent en mémoire, les premières discussions entre Tori et Abbadon. C’est déjà sur un territoire asari, mais il était bien plus sec, bien plus original dans sa beauté.

« Nos mères n’ont pas besoin d’être là toute notre vie pour nous marquer. Ma génitrice n’a été présente qu’à mon éclosion, et l’imprégnation ne m’a jamais vraiment quitté. Enfin, ce n’est pas tout à fait la même chose. »

Peut être même pas du tout, en fait. Mais au vu de la gestion émotionnelle des galariens, c’était ce qui était le plus proche. Ce sentiment d’appartenance à la famille, de filiation, inné et renforcé par l’éducation, envers la ou les Dalatraces présentes.

« Comment était ta mère ? Tu voyageais déjà enfant, je crois, ce n’est pas une vie courante. Enfin, si cette question n’est pas trop gênante ou indiscrète. »

Au vu des capacités de son amie, le Spectre s’était toujours dis qu’elle avait été sélectionnée par le Synacte pour devenir un membre des forces spéciales de Kajhé. Une formation de combattante poussée, quelques années de services… et un jour, une rencontre avec les indépendantistes d’Amonkira, et une reconversion. Pas une vie courante, pas impossible non plus. Une vie qui lui rappelait un peu la sienne, en fait. Mais il n’avait jamais enquêté pour vérifier, par respect pour sa vie privée.


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MessageSujet: Re: Un week-end et ça repart   Jeu 08 Nov 2018, 14:57
« Je pense bien. C’est mon petit côté à moi, j’aime bien cérébraliser et divaguer philosophiquement sur les chemins de vie. Tu as raison, pragmatiquement, ça ne change rien à la sentence. »

Il n’y avait pas grand-chose à dire de plus. Elle avait le dossier et le sujet était à la fois dense et … terriblement pauvre en informations. Il y avait dans ce puzzle trop d’inconnues. La menace des moissonneurs avait au moins l’honnêteté d’être évidente et sans trompe l’œil.

Elle respira profondément. Elle reprit la conversation le plus sereinement possible.

« Non, ce n’est pas tout à fait la même chose. » Beaucoup aurait qualifié cela de bizarre. « Cela dit, par rapport à d’autres races comme les humains, nous avons un lien plutôt sain avec nos parents. »

« Ma mère était une drelle… banale. »
Elle fit légèrement ondoyer sa collerette autour de son visage. « Nous avons voyagé durant ma prime enfance, car mes deux parents étaient marchands. Avec la création des Enfants d’Amonkira, ils ont très naturellement et rapidement quitté le Synacte. Je crois que la liberté qu’ils avaient en travaillant si loin de Kahjé les a portés sur des rêves qui ne s’adaptaient plus à leur condition. Moi, j’étais trop jeune pour en avoir conscience. »

Non, elle n’avait jamais vraiment réalisé les dangers, la rupture de leur liens… tout ce qu’avait traversé ses parents pour lui offrir une vie libre et autonome. Elle l’avait compris après coup. Le décès de son père avait également beaucoup aidé à rompre les liens trop serrés.

« Père est mort très tôt, du syndrome. A sept ans, durant cette même année, ma mère m’a confiée au pensionnat. Je ne l’ai plus vue que durant de rares vacances. Nous en avions toutefois parlé ensemble et cela semblait le mieux. Seule, elle avait peu de moyen et de toute manière, il fallait que j’y passe comme chaque enfant pour statuer de mon utilité à la communauté. »


« Comme j’étais vive et talentueuse, j’ai fait partie des élus, ou des maudits, qui empruntent le chemin du sang et des cendres. La plupart finissent comme réserviste de la milice et intègrent un cursus civil. C’est un système efficace. »

Elle s’étira paresseusement.

« On s’est émancipé du Synacte, partiellement tout du moins, mais je dois dire qu’on a su en garder l’efficacité du conditionnement guerrier. Enfin.. voilà, sa mort m’a causé beaucoup de chagrin, mais le pire c’est la colère. »

« Cette corruption, finalement, est une excellente distraction. Même si je déteste le Conseil, j’espère qu’on viendra à bout de cette menace sans qu’il ne faille pour nous envisager des alliances compliquées et risquées, comme celle des butariens. »


Tout cela la faisait bouillir intérieurement et si le dirigeant actuel semblait potentiellement viable à la négociation, ils n’étaient pas à l’abri du prochain coup d’état et d’un revirement soudain de position de cette race d’esclavagistes. Il fallait tout de même l’envisager, car ils n’avaient jamais eu aucun soutien des conciliens. Leurs sauveteurs tentaculeux étaient trop pris dans le marasme de leurs complots et conflits d’intérêts. Il n’y avait qu’à voir le succès fumant des négociations avec le dernier diplomate en date, tant-en-un. Misérable. Les drells n’ont jamais intéressé personne ici, si ce n’est pour les utiliser. Dommage du peu de nombre et de la désorganisation générale de son peuple, sinon la galaxie aurait certainement connu une belle lutte pour l’indépendance. Elle chassa se rêve d’un clignement de cils.

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MessageSujet: Re: Un week-end et ça repart   Dim 18 Nov 2018, 12:36

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Tori n’avait donc jamais grandi au sein du Synacte, et ses capacités s’étaient développées uniquement au sein des Enfants. L’agent galarien en ressenti un respect plus profond encore vers la femme et son groupe, capable d’atteindre des sommets malgré leur puissance mineure. Tant qu’à la vie de la drell… Son témoignage le touchait, à sa façon. Par les similarités, par les différences. Le dernier point commun en date étant que oui, la Corruption représentait une distraction parfaite.

Abbadon fût également surpris de la détestation de Tori envers le Conseil. Elle n’était en soi pas étonnante, mais il ne pensait pas qu’il y aurait là un sentiment aussi fort. Cependant, il ne s’arrêta pas dessus : les dernières années, les deux dernières décennies même, ne parlaient pas en faveur de cet organisme.

- L’Hégémonie… Une nation surprenante. Encore porteuse d’une image assez négative, et franchement, elle n’est pas imméritée. Mais… Ils donnent aussi leur chance à de nombreuses espèces. Au vu du chaos ambiant, les butariens pourront faire partie des moteurs du renouveau de la galaxie. Ne répète pas que ça vient de moi, mais très franchement, une alliance avec eux aujourd’hui est bien plus envisageable qu’avec, disons, les galariens. Vu la Conseillère, je crains que le Conseil actuel vole en éclat d’ici la fin de l’année, ou s’enlise dans la paralysie pour des mois. Enfin, ce n’est que mon avis, et je n’ai jamais eu la fibre politique !

Le galarien allongé se redressa. La situation de son peuple le préoccupait, le rendait nerveux, et il ignorait encore comment gérer ces sentiments autrement qu’en les repoussant. Une stratégie peu viable.

- C’est vrai qu’en le domaine, la Corruption est la distraction idéale, mais aussi l’occasion rêvée des ambitieux. Il suffit de voir les progrès des krogans, qui grimpe avec le soutien de l’UCIP, ou l’importance donnée aux quariens et geths avec le retrait des galariens. Malgré toutes ces horreurs… Je ne peux m’empêcher d’espérer qu’il en sortira du bon, et pourquoi pas pour les drells.
Puis… La partie du peuple galarien ne se reconnaissant pas en la République de Sur’Kesh aura bientôt une existence similaire à celle des enfants d’Amonkira. Peut-être que la multiplication de peuples divisés fera évoluer notre galaxie.


Il resta assis, les jambes en tailleur, exposant son torse au soleil en tendant ses bras en arrière, appréciant un peu de silence. Ou plutôt, le doux bruissement des vagues, la légère brise marine, les quelques cris d’oiseaux. Un calme extérieur, contrastant avec l’intérieur agité du galarien, alors qu’il ramenait ses pensées vers la vie de son amie, la situation des drells, et en parallèle, sa propre vie et l'avenir des siens.

- Je ne t’ai jamais vraiment parlé de ma famille. C’est… un exemple des conséquences dramatiques que peut avoir une politique égoïste, décentrée des besoins des peuples. Un exemple que le Conseil devrait prendre en compte, avant de devenir obsolète et de disparaître.

Le galarien prit une inspiration. Cette histoire, il ne la partageait que très rarement. Plus proche du ‘jamais’ que du ‘rarement’, en fait.

- Mon nom de famille, celui de ma famille, est Bynare. Ma génitrice était la Dalatrace Lynron Bynare, qui a plongé l’Union dans une dictature totalitaire responsable de la Crise galarienne de 92.

Il parlait à voix basse, se remémorant les événements. Il n’avait pas la mémoire des drells, mais celle photographique des galariens lui suffisaient ici amplement.

- Lynron était une politicienne dure et assoiffée de pouvoir, dans la plus pure tradition des Dalatraces. Opposée à l’intervention militaire des galariens face aux Moisonneurs, négociatrice sans merci avec ses homologues, disposant de sa propre milice privée et d’un excellent réseau d’espionnage. Mais tout ceci était encore relativement acceptable, bien que poussé à un point quasiment inégalé. Là où tout a changé, c’est quand elle est devenue Dalatrace Suprême. Rompant avec la tradition, où le clan dirigeant tient son pouvoir par son jeu d’alliances, Lynron a tout simplement mis en place un système où les Bynare ont commencé à assimiler ou écraser les autres clans. Son objectif était simplement : l’hégémonie totale des siens, et le passage d’une oligarchie à une monarchie absolue.

Pourquoi le souhaitait elle, personne n’aurait su le dire. Le goût du pouvoir, sans doute. Ou parce qu’elle en avait eu la possibilité, simplement. Il était impossible de prédire ce que serait devenu l’Union si Lynron était parvenue à ses fins.

- Je venais de rejoindre le GSI. Je souhaitais simplement faire le bien pour mon peuple, et j’étais vu comme un agent infiltré de ma famille. A lai fois par mes collègues, et par les Bynare eux-mêmes. Quand la guerre civile a éclaté, j’ai dû fuir. Puis je suis revenu. En tant qu’agent triple soutenant le GSI. Aux premières loges d’un côté comme de l’autre, donc !

Aux pires loges possibles, aussi. Les ennemis accumulés lors des opérations avec mené à sa mission d’exil. Mais encore aujourd’hui, Abbadon estimait avoir fait le choix à faire.

- Là n’est pas l’important. Ce qui compte, c’est que Lynron et les siens ont, concrètement, gagné cette guerre. Oublie la version officielle, la victoire de l’alliance entre l’armée, le GSI, et les familles rebelles : les Bynare ont écrasé les révoltés. Ce qui s’est réellement passé, c’est qu’à son sommet, alors que ses opposants étaient brisés, Lynron a oublié un camp. Un camp qui se moquait pas mal du système, mais voulait son mot à dire. Le peuple. Les Sur’Keshien en premier lieu, puis tout le peuple, s’est rebellé, déstabilisant le régime par surprise. Le GSI et le haut commandement ont simplement saisi l’occasion pour effectuer une attaque surprise et éliminer la famille. Elle a été quasiment annihilée, ses rares survivants étant soit trop jeunes et adoptés par d’autres familles, soit de lointains cousins n’ayant pas été mêlés aux événements. Une ‘nouvelle ère’ s’annonçait. Mais aucune leçon n’a été tirée : les Daltraces ont réinstauré leur pouvoir sans prendre conscience du poids du peuple, et ceci a mené à la révolution de cette année.

Qu’en sortirait il ? Difficile de le savoir. La société galarienne évoluait vers une xénophobie exacerbée, mais ce genre de système ne pouvait rester fermé définitivement.

- Vois tu le parallèle avec le Conseil ? Une crise galactique, dévoile les problèmes du système, et pourtant, tout a été réinstauré de la même façon, et quand vient l’heure de la nouvelle crise, les mêmes failles réapparaissent. Je peux avoir tort. Mais je pense que si les drells veulent obtenir un rôle reconnu… La Corruption est non seulement la meilleure distraction, mais aussi la meilleure occasion pour vous. Si la méfiance envers les butariens est trop forte, voyez avec les krogans, les geths, les quariens, les volus. Eux sauront davantage écouter que les espèces conciliennes, et seront bientôt en mesure de créer un nouveau système. Plus juste, je l’espère.


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Tori Jorunn

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MessageSujet: Re: Un week-end et ça repart   Dim 25 Nov 2018, 01:32
« Oui, enfin… merci de ta franchise. Nous sommes en négociation avec les butariens et j’avouerais qu’il est très probable que nous installions sous peu sur l’une de leur planète. Nous n’abandonnerons pas Ehra, mais nous avons un souci avec l’expansion démographique de notre colonie et les limites de cette lune. J’avouerai que le Galant’Ark avec qui j’ai eu l’honneur de négocier est une personne très intelligente. Il nous a fourni une proposition qui respecte entièrement la liberté des miens. Tu as raison de dire qu’ils sont d’une aide à de nombreux acteurs défavorisés. Il m’a donné l’impression d’un personnage novateur en effet, il cherche à construire une dynamique nouvelle et construit avec tous ceux dont il pourra s’allier et qui partagent ce besoin de nouveauté. Ce qui change de l’immobilisme du Conseil. Il faut juste qu’il évite de se faire assassiner et puisse installer durablement son pouvoir, car chez eux, cela change sérieusement en fonction de leur leader. C’est cette instabilité qui a fait hésiter les miens, principalement. »

« La politique, c’est affreux, c’est la partie de mon travail la plus compliquée ! Enfin, qui ne tente rien n’a rien. Et je te promets que si les tiens n’ont plus de maison, nous les accueilleront au mieux de nos capacités. Je suis après tout une sommité chez les miens et une experte en cause perdue… » Elle rit. Un peu d’autodérision, dans toutes ces phrases sérieuses. Il était vrai qu’elle était un combattant d’élite, mais également une diplomate. Cette double casquette étrange la menait sur des terrains bien différents et Abbadon qui la côtoyait généralement sur les champs de bataille et non dans les salons des dirigeants, devait ignorer cette partie de ses compétences.

« C’est dur les changements aussi profond d’une société. Et de vivre ce que tu as vécu. J’ai remarqué que vous autres galariens êtes très cérébraux, mais que votre cervelle fonctionne si vite que vous digérez bien vite vos soucis. Enfin, y apportez une solution en tout cas. Il y en a beaucoup qui disent que vous êtes froids, mais j’ai pu comprendre en te côtoyant que ce n’était pas ça. »


Elle cligna des doubles paupières. Elle n’avait jamais été très douée pour réconforter. La drelle ne se sentait jamais très confortable dans ce genre de position.

« Ton peuple va s’en sortir et lui seul pourra en choisir la direction. Après, à toi d’appuyer dans le sens qu’il faudra. Ta génitrice a certainement effectué des choix discutables, mais toute dictatrice qu’elle fut, il y a dû y avoir du positif dans sa manière d’agir. En tout cas, elle a eu une descendance de valeur. C’est déjà une bonne chose. Moi en tout cas, égoïstement, ça me suffit. »

« Vous fonctionnez rapidement, je ne me fais pas de soucis sur une évolution, dans un sens ou un autre. Il n’y a pas le choix de toute manière. »

Elle enfouit ses doigts de pieds dans le sable chaud. C’était vraiment une journée agréable.

« Tu me passes un truc à boire ? »

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Abbadon Bynare

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MessageSujet: Re: Un week-end et ça repart   Ven 14 Déc 2018, 13:43

Un week-end et ça repart
Fin Septembre 2203

Nébuleuse Siléenne, Nevos



La journée avançait paisiblement. Les discussions sérieuses et difficiles laissaient leurs places à de la parlotte enjouée, à des jeux, ou simplement à du silence reposant. Ce n’est que passé l’heure du repas, où le duo se fit servir sur la plage par l’une des très nombreuses sociétés de service de la planète, alors que le soleil se faisait peu à peu plus orange, que Abbadon reçut des nouvelles de Ravi.

L’omnitech du Spectre bipa à l’arrivée du message. Le galarien le saisit, reconnut le codage automatique des communications entre Spectre, lança les programmes permettant de le rendre compréhensible. Une brève vidéo de la turienne apparût. Elle souriait, mais semblait se forcer, dans une tentative d’humour.

-Salut Abba, tu te souviens du service que je voulais te demander ? Et bien, je m’étais dis que finalement, ça passera tout seul, mais c’est un peu plus gros que prévu. Je gagne du temps, tu peux me rejoindre à ces coordonnées ?

Le visage de la Spectre devint soudain plus sérieux.

-N’ai pas l’air trop menaçant, tout peut se dérouler sans coup de feu. Mais sois prêt.

Fin de la vidéo, indiquant que l’émetteur n’était pas disponible, et une suite de données. Abbadon resta un instant interdit, puis tourna son regard vers Tori, qui avait eu l’occasion de suivre.

-Une petite escapade à base d’adrénaline t’intéresse ?

*****


Ne pas être menaçant, mais être prêt. Dans ces conditions, et avec le sentiment pressant du message, le galarien évita de prendre une armure de combat. Il prit simplement une tunique longue, plus adaptée à la température rafraichissante de la fin de journée, plus conseillée pour dissimuler de l’équipement aussi. Un bouclier portatif, son pistolet du GSI, et il était prêt. Tori fût tout aussi rapide, et l’équipe parti à bord de l’un des véhicules de location disponible. Le Spectre en profita pour étudier le dossier transmis avec le message.

-Je ne sais pas si tu connais Ravi ? Une collègue Spectre, turienne, ancienne Superviseuse. La Spectre du reportage sur la rencontre avec les laksals. Apparemment, elle a organisé une rencontre avec un marchand illégal. Pour des échantillons d’individus corrompus par Aria.

Abbadon avançait dans le dossier, très rapidement, résumant les informations les plus importantes à voix haute.

-Elle a dit que c’était plus gros que prévu… Mais sur quoi est-elle tombée… ça ne ressemble pas à une embuscade… Peut-être que ces trafiquants ne traitent qu’avec des criminels. Ou qu’ils vendent quelque chose dont ils n’ont pas conscience de la valeur ?

Le voyage ne devait pas durer longtemps. Le point de rendez-vous, une crique isolée, à peine mentionnée par les guides touristiques. Eloignée de toute surveillance, donc accessible à des vaisseaux illégaux. Pour peu qu’un vaisseau ne causant pas de dégâts soit considéré comme illégal sur cette planète à la législation complaisante.

Le Spectre arrêta la navette de plaisance à proximité des lieux, mais encore hors de vue. Une petite navette comme celle-ci ne devrait pas avoir été détectée, mais mieux valait faire preuve de prudence. Abbadon envoya un message à sa collègue turienne, tout en entamant la marche. Il suivait un chemin déjà tracé et balisé, que devaient utiliser les touristes cherchant l’isolement.

-Nous sommes là pour accorder du soutien à Ravi. Donc une première approche discrète pour identifier les lieux et les sources de dangers, puis on se dévoile. Au moindre problème, on frappe, de toutes nos forces. Mais évitons de déclencher les hostilités si ça n’est pas nécessaire.

Le chemin déboucha sur une position légèrement surélevée par rapport à la crique. Deux véhicules s’y trouvaient : un vaisseau spatial, sans doute celui des trafiquants, et une navette de plaisance similaire à celle utilisée par Tori et Abbadon. Une petite dizaine d’individus étaient présents, la plupart ayant l’air de mercenaires lambda. Et au milieu, l’un d’eux discutait avec une turienne vêtue d’un paréo, turienne affichant un air nonchalant en buvant un verre, derrière une paire de lunettes de soleil et tout en pianotant son omnitech. Comme ses renforts, Ravi ressemblait à une touriste, même si elle portait sans doute arme et bouclier elle aussi. Sans oublier sa biotique. La situation ne semblait pas tendue, mais derrière le trafiquant se trouvait une énorme cuve. Impossible d’en déterminer le contenu à cette distance.

L’omnitech bipa à nouveau. Ravi répondait, devant les trafiquants, sans la moindre gêne.

-Parfait. Tu vois la scène ? La cuve contient un krogan infecté. Qui ressemble trait pour trait au portrait-robot de celui envoyé par Aria pour tuer le Courtier. Il est en vie. Et pour maintenir la cuve en marche, je vais avoir besoin de matériel, comme celui de leur vaisseau. Ils… rechignent à négocier. Vous vous occuper de détourner l’appareil ?


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Tori Jorunn

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MessageSujet: Re: Un week-end et ça repart   Sam 22 Déc 2018, 13:01
Elle conclut de cette journée, que finalement, la plage était un concept extraordinaire. Dommage qu’elle n’ait pas le temps de prendre plus de vacances. Leur moment de détente fut interrompu par l’omnitech d’Abbadon qui reçut visiblement des nouvelles. Elle se douta bien que la douceur des instants passés allait s’estomper. La déception s’effaça quand le galarien lui proposa de l’accompagner. Bien évidemment qu’elle était toujours partante pour un peu d’action. Elle ne vivait qu’à travers ça depuis sa jeunesse. Et puis, le plus important, c’est qu’elle n’était pas laissée sur le banc de touche. Elle aurait compris si Abba devait effectuer sa mission seul. La confidentialité de sa fonction l’obligeait à des choix.

Le galarien lui demanda de la sobriété, ce qui tombait bien, puisqu’elle voyageait léger. Elle n’avait jamais été adepte des armures lourdes de toute manière. Son atout était de pouvoir se glisser là où personne n’imaginerait qu’on puisse se glisser. Pour jouer à l’acrobate, il vaut mieux s’équiper légèrement. Son travail fin l’exposait peu à des feux nourris, si c’était le cas, c’est qu’elle avait sérieusement raté son approche. Les boucliers faisaient désormais des merveilles, qui plus est. Elle se vêtit donc de sa combinaison sombre, elle laissa la mallette des équipements plus lourds et ne pris que le strict minimum, ses deux armes et munitions. D’accord, et le grappin, mais c’était un minuscule boitier glissé à sa ceinture, ça ne comptait pas. De toute manière, il valait mieux ne pas dissimuler ses armes, les drells ayant la réputation d’être des armes vivantes, elle était de toute manière une menace en soit. Elle noua tout de même un foulard autour de sa tête et enfila un short bouffant par-dessus sa combinaison. Une vraie touriste partant en exploration de nature sauvage.

Elle hocha négativement de la tête, non, elle ne connaissait pas cette turienne. La mission avait attrait avec la corruption, mais la suite était clairement floue. Sa collègue ne lui avait pas fournis plus de détails que cela. Aller vers l’inconnu ne l’angoissait pas le moins du monde, c’était une habitude. Elle ferait le nécessaire pour que la mission se passe bien et ne doutait pas de leur réussite. Surtout en faisant équipe avec son galarien préféré. Il était d’une efficacité délicieuse.

« La discrétion, c’est ma raison d’être. » Sourit-elle.

La mission tomba, détourner l’appareil. Il n’y eut pas besoin de très grande concertation. C’était l’avantage de travailler depuis tant d’année en commun. La drelle ouvrit la marche pour accéder discrètement à l’appareil. Se trouvant à l’arrière, il y avait peu de risque de se faire repérer. Une sentinelle se trouvait là, mais avachi sur une caisse, il était plus occupé à jouer sur son omnitech qu’à surveiller le couvert. Il manqua donc les brèves distorsions du camouflage optique des deux ombres qui passèrent devant lui à quelques mètres. Il était pour l’instant inutile de le neutraliser, cela aurait été négatif pour le facteur discrétion.

Le modèle de navette était standard et les contrebandiers en position de force n’étaient pas particulièrement prudents. Toute prudence aurait cela dit été inutile, car Abbadon était un petit pirate diablement efficace.
La seule personne qu’il fallut neutraliser fut le pilote. Le pauvre homme ne comprit pas ce qu’il lui arriva quand les mains de la drelle vinrent heurter un point tout à fait sensible de sa nuque qui le fit sombrer. Les humains, c’est tellement fragile… Elle lui passa ensuite des menottes et un bâillon, puis l’attacha de manière à ce qu’il ne gêne pas et ne puisse pas se déplacer en cas de reprise de conscience. Pour l’instant, pas de morts inutiles. Elle revint vers Abaddon qui s’était attaqué à la console.

« Tu vas réussir à entrer dans le système ? »

Les doigts pianotant avec assurance, un hochement de tête lui apporta sa réponse. Elle observa par le cockpit la scène qui lui faisait face. La turienne semblait toujours mener une âpre conversation. Pas d’hostilité, mais elle se demandait comment la turienne comptait s’y prendre pour que le vol de leur appareil, de leur butin se passe dans la convivialité. Malgré leur renfort, les autres étaient en surnombre certain.

« Il y en a 12, 13 avec le pilote. »
Tori revint vers Abbadon après un bref repérage. « L’ennui, c’est qu’il va falloir qu’on déplace la cuve, qu’on la branche… ce qui suppose donc qu’on ne pourra pas rester discret et que… je peux te proposer une stratégie d’intimidation reposant sur des leurres. »

Alors qu’Abbadon finissait de préparer la navette et le branchement futur de la cuve, elle s’éloigna pour placer des petits leurres en forêt. Le but ? Faire croire qu’ils étaient bien plus nombreux. Comment ? Très simple, un gadget qu’elle utilisait souvent, un simple laser rouge qu’elle pouvait commander de son omnitech et qui créait l’illusion parfaite d’un sniper ajustant sa cible. En revenant sur ses pas, elle avisa la sentinelle arrière. Sans hostilité ? Bah. Tori lui trancha la gorge sans sommation. Il fallait bien annoncer la couleur, aujourd’hui, ce serait le rouge.

Un cadavre sanguinolent atterrit, quasiment au pied du chef. L’effet de surprise fut garanti, même la spectre sursauta ce qui la fit sourire. La drelle vêtue de sombre se tenait bien droite, sur le toit de la navette des contrebandiers. Grâce à sa force naturelle, elle avait pu lancer le corps sans trop de difficulté. Un vol de cadavre, c’est vraiment une chose qu’elle devait noter dans les choses à refaire. Les éclaboussures de sang et les gorges tranchées à la limite de la décapitation ont toujours un effet particulièrement efficace. Sans cette menace visuellement appliquée, elle n’aurait pas pu avoir l’ascendant sur le groupe.

« Bonjour. Changement de programme. Je précise, si vous bougez, les snipers en position vous réduiront au même état que votre gus… »
Elle fit un geste théâtrale en direction du cadavre et activa certains des leurres dont la lumière rougeâtre s’allumèrent ostensiblement en contre-haut.

« Nous avons deux options. »
Pour l’instant, entre la surprise et la menace, aucun n’avait osé bouger. « Vous restez en vie et obtiendrez un léger dédommagement pour l’emprunt de votre véhicule. Ou vous êtes tous morts. »

« Dans les deux cas, j’obtiendrais ce que je veux. »


La voix rocailleuse était calme, très froide et il ne transparaissait aucune espèce de doute. L’intimidation était une donnée qu’elle maîtrisait. Elle savait aussi qu’Abbadon était dissimulé non-loin et assurerait ses arrières en cas de réaction stupide de leurs opposants.

« Ceux qui veulent vivre, Jetez vos armes, en ligne, à genoux, mains sur la tête. Laissez-vous menotter. »


Étonnamment, les sous-fifres désireux de vivre commencèrent à s’aligner docilement. Le dernier à obtempérer fut le chef, il hésita au point que la drelle, le tenant en joue, hésita à lui tirer une balle. La menace eut finalement raison de lui, à moins que ce fusse la proximité d’une turienne plus nonchalante du tout qui lui inspira l’envie d’obéir. La Spectre commença avec efficacité à menotter les contrebandiers. Il était toutefois possible qu’un mouvement de révolte éclate. A ce moment-là, ils n’auraient plus le choix...


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Ravi Vertax

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MessageSujet: Re: Un week-end et ça repart   Jeu 10 Jan 2019, 23:58
Un week-end et ça repart
Sur la plage presque abandonnée coquillage et crustacés s'étaient poussés pour faire un peu de place aux nouveaux venus. Leurs voisins avaient débarqués en force, prenant possession d'une large bande pour déposer un tas de ferailles inutile aux yeux de créatures dont la vie se résumait à manger du plancton, des algues, des confrères et à faire joli sur les étagères de vacanciers en mal de souvenirs à pas cher. Ils avaient aussi ratissé jusqu'au moindre grain de sable à l'aide d'appareils sophistiqués, fouillés le début de jungle tropical à proximité et fini par attendre l'arrivée d'un petit vaisseau de plaisance qui, du point de vue d'une étoile de mer, devait sans doute ressembler à une grosse raie manta.

Ravi avait débarqué dans le pseudo camp improvisé avec sa flegme habituel de plus qu'un magnifique paréo, une paire de lunette de soleil ainsi qu'une désinvolture insolente. Encore plus insolente qu'elle était seule face à des mercenaires à la réputation notable, avec un datapad garni de quelques milions de crédit. Une personne ordinaire n'aurait pas été rassurée de la situation. Toutefois, quand on jouait les clientes riches et excentriques, il fallait se coller au rôle. Sans compter que ceux qui voulaient lui faire du mal avaient intérêt à se lever tôt et venir nombreux.

Faisant mine de ne s'intéresser qu'au chef tout en gardant un oeil sur tous, la Turienne traça son chemin jusqu'à l'Humain. Celui-ci avait fait placer une table et deux chaises mais avait oublié, honte sur lui, de ramener de quoi boire. Même pas un vin humain qu'il lui aurait proposé avec un sourire goguenard avant de se le garder pour lui !

La méchanceté pure et clichée se perdait.

Habillé à la vieille mode avec veston-chemise, l'homme était possiblement beau pour les membres de son espèce. Cheveux blancs-gris, souvent signe d'un âge honorable sans être forcément vieux, les traits de son visage restaient jeune pour peu qu'elle puisse en dire. Ses yeux bleus auraient pu être comparé à un truc qui perçait l'âme ou ce genre de chose et qui allait de paire avec l'assurance dont il se pourvoyait. Et puis il avait une barbe. Apparemment, les barbes étaient une bonne chose pour les Humains.
Il devait y avoir des femmes et des hommes qui se pâmaient devant lui - il fallait lui reconnaître un certain charisme - mais Esprits, les codes de beauté terrestre, c'était vraiment autre chose.

- Bonjour. Miss Qualinus, c'est bien ça ? Je suis Arthur Moyse. Prenez place je vous prie.

Sa « cliente » n'avait pas attendu l'invitation. D'un geste, Vertax balança le datapad sur la pad, lequel affichait la somme convenu, ainsi qu'un joli cadenas pour signifier que l'argent ne serait pas débloqué tant que la femme ne l'aurait pas décidé.

- Bonjour, Monsieur Moyse. Ce n'est pas la peine de faire des ronds de jambe, allons directement au but je vous prie. Vous avez ce que je vous ai demandé ?, demanda-t-elle en croisant les jambes, observant le monde derrière ses lunettes.

Les lèvres d'Arthur s'étirèrent en un sourire.

- Ma foi, Miss Qualinus. Je dois admettre que j'aime les clients tels que vous : très... francs et direct. Mais je préfère ça. De ce que je constate, le payement est celui convenu. Je peux donc vous dévoiler notre part du contrat. Les gars..., lança-t-il en appuyant sa phrase d'un claquement de doigt sonore.

Quatre guerriers se détachèrent du groupe pour rentrer dans le sas ouvert du vaisseau. Ils n'allèrent pas bien loin ; la plateforme flottante avait déjà été approchée de l'entrée, tout juste dissimulée pour ne pas être vue au premier coup d'oeil. L'énorme cuve fut amenée au chef, puis soulevée : la paroi de verre, partiellement dévorée par le gel, dévoila le visage d'un Krogan endormi. Il y avait quelque chose de malsain dans ses traits. Une sauvagerie impie qu'on ne retrouvait que chez certains.

La Cabale hocha de la tête, satisfaite.

- Parfait. Vous avez prévu quelque chose à boire pour fêter cet accord ? Non ? Quel dommage... Heureusement, je suis toujours du genre prévoyante.

Elle extirpa une flasque de quelque part sous son paréo, fit un signe en direction du chef puis but une gorgée avec satisfaction. Il aurait fallu un cocktail, n'importe lequel mais muni d'une ombrelle et qui aurait porté un de ces noms nébuleux tel que «Tempete du désert». Le genre de nom qui n'indiquait pas du tout qu'il y avait de la liqueur de myrtille quelque part dans tout ce mélange. Malheureusement, il n'aurait pas été transportable dans la poche secrète qu'elle avait fait coudre. Ou alors il lui aurait fallu un majordome... Alec aurait été évidemment parfait pour le rôle. Dommage qu'elle n'y pense que maintenant.

Au moins le vin Turien était bon.

Le cinquantenaire lui jeta un oeil, un sourcil levé. Une riche excentrique alcoolique avait tout du pigeon parfait. Ou de la cliente parfaite, l'un étant parfois l'autre.

- Je vous aurais bien proposé une gorgé, Monsieur Moyse, mais j'ai peur que ceci passe pour une tentative d'assassinat , roucoula la biotique en fermant la flasque.
Bien. Je vous prend donc la cuve et votre vaisseau.

Le deuxième sourcil rejoint le premier. Les doigts en cloche, l'humain fixa la Turienne. Il secoua la tête après son examen minutieux. Il n'avait trouvé aucune trace de plaisanterie sur ses plaques.

- Je crois que vous venez de rajouter une clause à notre contrat. Une que nous refusons.
Nous vous avons promis votre bestiole. La voici, comme convenu. Le vaisseau n'a jamais fait parti de l'accord.


Une ride se crispa lorsqu'il entendit le rire moqueur de sa cliente.

- Non, vraiment. Je suis sérieuse. Vous avez vos cinq millions, j'ai mon Krogan et le vaisseau.

- Non, vraiment. J'insiste, Miss Qualinus. Nous refusons. Vous vouliez le Krogan ? Vous avez votre Krogan. Point. Final.
Je ne vous crois pas en position de négocier seule contre nous tous.


A coté d'eux, des soldats se crispèrent, mirent en avant leur armure et leur arme pour appuyer la phrase de leur chef. Certains tireraient au premier regard de Moyse à leur attention. Peine perdue. La Turienne secoua tête et index qu'elle appuya d'un «Ttt Ttt Ttt». On aurait dit une institutrice qui reprenait un élève un peu trop bruyant.

- Je le veux vivant, Monsieur Moyse. Une fois son alimentation coupée de votre vaisseau, ses fonctions vitales diminueront jusqu'à provoquer sa mort cérébrale et j'aurais le droit à un joli légume de cinq cent kilos.
Je vous aurais demandé de l'empailler et de monter sa tête sur une jolie plaque en bois sinon.


Arthur repoussa la chaise dans son mouvement. Droit devant la Turienne, il repoussa le datapad d'un doigt dans sa direction.

- Ce sera ma dernière proposition, Miss Qualinus.
Vous allez prendre votre Krogan. Nous allons prendre les crédits. Vous allez vous débrouiller pour le garder en vie et, puisque je vous aime bien, nous allons vous laisser la plateforme.
Si vous ne voulez pas, ce que je pourrais comprendre, nous allons arrêter là toute négociation. Vous reprendrez votre datapad et nous reprendrons notre bestiole.
Je connais quelques arènes dans les Terminus qui me donneraient autant que vous pour un spécimen tel que lui. Je suis sûre que si on l'avait trouvé conscient, il nous aurait mené la vie dure avant que nous réussissions à le capturer.

Qu'en dites vous, Miss Qualinus.... ?


Il accueilli le soupire de la Turienne avec un sourire. Il fallait se montrer ferme dans son métier, que ce soit face à des chefs de gangs, des mafieux pourris jusqu'à l'os ou bien de simple milliardaires qui voulaient mettre du piment dans leur vie.

- Laissez moi passer un simple appel. Je suis à vous dans un instant...
Le temps de quelques sonneries dans le vide. Abbadon répondit. Il était en place.

- Parfait. Tu vois la scène ? La cuve contient un krogan infecté. Qui ressemble trait pour trait au portrait-robot de celui envoyé par Aria pour tuer le Courtier. Il est en vie. Et pour maintenir la cuve en marche, je vais avoir besoin de matériel, comme celui de leur vaisseau. Ils… rechignent à négocier. Vous vous occupez de détourner l’appareil ?

Lorsque la Spectre raccrocha, elle était la seule à afficher un large sourire. Moyse le regardait comme s'il allait la tuer sur place et une partie de ses chiens avaient déjà prévu de le faire étant donné qu'ils la visèrent de leur arme. Ravi pencha la tête sur le côté, un vrai faux air d'incompréhension inscrit sur ses traits.

- Quoi ? Vous n'avez quand même pas cru que je suis venue seule à notre petit rendez-vous ? S'il vous plaît, je ne suis tout de même pas une débutante vous savez....

- Je veux la moitié des gars en protection autour de nous ! Les autres, fouillez la zone !, hurla-t-il en désignant la plage d'un large geste de la main. Ses yeux azurs furetaient aux alentours, à la recherche du moindre frémissement de fougère suspect.
Quant à vous, Qualinus... Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi tarée que vous !

Qui, après tout, passerait devant des mercenaires un message à un ou des alliés pour leur demander de leur voler leur vaisseau ? Une folle. La Turienne s'exprimait trop bien pour passer pour une débile mentale.

De plus, elle ne semblait pas comprendre la situation. Entourée de deux gardes lourdement armés qui pointaient le canon de leur arme sur elle, la femme continuait de boire dans sa flasque, comme si elle était assise au bar de la plage. Qu'elle puisse mourir d'une seconde à l'autre d'une balle dans le crâne ne semblait pas traverser la noix que devait être son cerveau.
Pire.
Elle gloussait.

Le mercenaire resta quelques secondes à la regarder, interdit. Puis, son regard glissa jusqu'au datapad, toujours présent. Foutu pour foutu... Il pouvait récupérer la tablette. Le code serait sans doute crypté, voir était prévu pour effacer le contenu sur une seule manipulation ou un seul ordre, mais il pouvait toujours avoir ça comme maigre réconfort. Plus la pensée que le cadavre de sa «cliente» pourrissait au soleil.

- N'y pensez pas.., souffla l'intéressée comme si elle lisait dans ses pensées. Même à sept, vous êtes trop peu nombreux pour espérer m'avoir. Je vous l'ai dis. Je ne suis pas venue sans ressources. Ni sans arme.
Bien évidemment... Un instant...


Sa flasque allégée de trois gorgées, la biotique reprit.

- ... Vous pouvez tenter de m'abattre. TENTER J'AI DIS. Baissez moi ces canons Messieurs. Ce que vous êtes nerveux dites moi...
Bref. Clairement, vous pouvez essayer. Mais quand vous allez louper votre coup, ça sera à mon tour. Et je n'aurais pas de pitié.

Êtes-vous joueurs ?


Il y avait quelque chose de fascinant à l'écouter parler. C'était comme pouvoir observer la stupidité du mouton mêlée à l'inconscience d'un lemming en un seul point. Une expérience scientifique intéressante, qui finirait dans le sang. Il fallait aussi ajouter qu'aucune attaque n'avait l'air de venir. Pas de groupe armé ni de vaisseau à l'horizon. Même les gars qui patrouillaient n'avaient pas l'air de trouver quoique ce soit.

Ce n'était qu'une folle... Elle bluffait ! Les lèvres d'Arthur s'étendirent en un sourire et ses épaules s'affaissèrent légèrement avec soulagement. Il battit une fois des mains. Puis une seconde. Il continua d'applaudir en riant.

- Mazette... Miss Qualinus, je dois vous féliciter. Vous avez failli m'avoir. Vous bluffez bien. Très bien même. Dommage que vous ne soyez qu'une pauvre tarée. On comprend tout de suite que vous n'avez aucune carte en main.

Le cadavre qui atterrit à ses pieds le fit taire. Il releva la tête vers la nouveau venue alors que la moitié des hommes restant se tournèrent aussi vers elle. Ils ne l'avaient pas entendu arriver. Ravi non plus d'ailleurs. C'est dire à quel point l'assassin était douée.

- Bonjour. Changement de programme. Je précise, si vous bougez, les snipers en position vous réduiront au même état que votre gus…Ceux qui veulent vivre, Jetez vos armes, en ligne, à genoux, mains sur la tête. Laissez-vous menotter.

La Spectre pencha légèrement la tête sur le côté. La nouvelle venue n'avait pas eu toutes les consignes. La Turienne soupira.
Mazette, comme dirait Moyse. Elle allait être surprise.

Dans son dos, les tourelles bougèrent, visant le groupe de mercenaire. Apparemment, le Galarien avait pris leur contrôle. Si ça avait été un des gardes, il leur aurait tiré dessus sans réfléchir. Ou aurait au moins passé une annonce.

- Bon, voilà que les choses ont l'air réglées. C'est vraiment dommage que vous n'ayez pas accepté notre petit accord, Monsieur Moyse. Mais je vous aime bien... - Excusez moi, vous êtes l'amie d'Abba, c'est bien ça ? Enchantée. Si vous pouvez juste vous décaler un petit peu sur la gauche... Encore un pas s'il vous plaît... Non, disons deux autres. Voilà, parfait. Merci. Oh, et vous voudrez peut-être vous retourner. Comme vous voulez - Voilà.

La femme reprit un air plus sérieux, tournant son attention vers le chef des mercenaires.

- Comme je disais, Monsieur Moyse, je vous aime bien. Mais je ne crois pas, quoique vous disiez, que vous nous laissiez prendre votre vaisseau sans rien tenter après. Et ce serait vraiment dommage que vous nous mettiez des bâtons dans les roues ou que vous deveniez une source d'information.
Je demanderais à ce que ça soit rapide.

Elle se tourna vers le vaisseau avec un sourire, enclenchant la liaison omnitech avec son collègue. Les conditions n'étaient pas optimales, mais elle était heureuse de le voir.
Et une personne très très pragmatique aussi.

- Super que tu sois venu. Je n'ai pas encore pu partir pour la plage, on en profite une fois que tout est terminé ? Je vous payerais la tournée pour vous remercier.
Maintenant, dernier petit détail...

Tu les... Abba ?


Ce n'était pas le meilleur des jeux de mots mais clairement, nul n'était mieux placé que lui.


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Un week-end et ça repart

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