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 Apollo 2203

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MessageSujet: Apollo 2203   Jeu 30 Aoû 2018, 00:43


► █ Date :  Fin août - septembre 2203 RP Violent
Arcadia McKnight ♦️ Ravi Vertax ♦️ Alec Sykes ♦️ ?
Apollo 2203

Il n’existait que quelques journées comme celles-ci dans une année complète. Ces journées où, malgré que vous exerciez le métier le plus dangereux de la galaxie, vous trouviez tout de même du temps pour vous. Des occasions, sans doutes moins nombreuses que les doigts de la main, de vous ressourcer. Des occasions de laisser derrière soit le poids d’un quotidien stressant, où la moindre erreur, la moindre hésitation peut ouvrir la porte à une crise majeure. Des occasions de vous adonner à des passe-temps dont vous aviez presque oublié l’existence. Dans le cas d’Alec, il s’agissait d’une activité des plus simple, mais ô combien apte à permettre l’évasion : la lecture. Grand amateur d’histoire galactique, des espèces actuelles comme de celles les ayant précédé, l’Humain dévorait également tout ce qui touchait de près à ou de loin à la stratégie militaire et aux doctrines ayant façonné la totalité des conflits documenté jusqu’ici.

D’une certaine façon, cela lui permettait de mieux appréhender sa charge encore récente de Spectre. Cet intérêt pour l’histoire martiale avait l’avantage de lui permettre de mieux cerner certains évènements marquants et la façon de penser/d’être de certains individus qu’il était amené à croiser au cours de ses missions. Toutes espèces confondues.

Hélas, s’il y a bien une chose qu’il était impossible de comprendre au jour d’aujourd’hui, c’était le mal qui rongeait actuellement les entrailles de la galaxie. Un mal poétiquement nommé Corruption par Dieu sait qui. Un mal dont l’on n’avait encore jamais repoussé l’avancée, sauf en une seule occasion : la campagne de Cyone. Et encore, rien n’était véritablement définitif sur cette ligne de front où l’usage intempestif de cuirassés, dont les canons déchargeaient un projectile d’une puissance avoisinant les 38 kilotonnes toutes les vingt secondes, n’avait fait que défigurer la surface de la colonie. Les Butariens avaient certes obtenu un résultat plus définitif sur Astéria, mais là encore on ne pouvait parler de victoire.

Alors qu’arriverait-il vraiment le jour où cette infection toucherait une planète à l’urbanisation assez dense pour accueillir de dizaines millions d’individus ? Les gouvernements conciliens accepteraient-ils de « faire ce qu’il faut » en bombardant des foyers infectieux capables de fournir à l’ennemi une armée aux effectifs indénombrables ? Il semblait malheureusement que cette journée, qui avait commencé comme une occasion de rêve de s’abandonner à une détente purement égoïste, amenait plutôt avec elle l’éventualité de voir un monde berceau tomber sous la coupe d’Aria T’Loak et de ses abominations biotiques pliées à sa seule volonté.

Un scénario de cauchemar, que même un Spectre n’aurait su prévoir tant les mesures de sécurité au sein de l’espace concilien s’étaient durcies depuis les évènements de Chasca.

***

Celui qui se faisait encore appeler par son grade au sein de l’Alliance dans les sphères officielles et guindées de la Citadelle dévorait avec avidité un traité établi par le célèbre philosophe tacticien Aventen lorsqu’on l’informa de la nouvelle. Fait peu commun, c’est l’ensemble des canaux d’urgence de l’Alliance et du Conseil qui s’agitèrent sur son omnitech, réclamant son attention pleine et entière. Ne pouvant qu’y voir le signe annonciateur d’un véritable cataclysme, le soldat laissa bien vite en plan ce qu’il était en train de faire, et qui ne relevait de toute façon guère d’un quelconque intérêt au vu de ce qu’on lui annonça…

S’il ne put s’entretenir directement avec Hackett comme il l’aurait aimé, l’ancien Amiral étant bien trop occupé à superviser l’état d’urgence instauré sur la Citadelle et le système dans son ensemble, Alec eut en revanche droit à un message concis mais extrêmement alarmant rédigé de sa main :

Sykes,
Séléné est tombée. Le Chantier naval est aux mains des agents de l’ennemi. L’Alliance et le Conseil montent une Task Force conjointe sous le commandement du Général Monroe pour reprendre le complexe. Vous en ferez partie. Présentez-vous dans l’heure au quai H-33 pour embarquer sur le Jakarta.  Prenez TOUT ce dont vous avez besoin : ressources, hommes, matériel…

Reprenez-moi ce chantier naval et EXTERMINEZ toutes ces saloperies de la surface de notre lune.

Hackett.


A la lecture de cette annonce, le Spectre n’eut d’autre choix que d’approuver les propos et instructions communiquées à son égard par le représentant de l’Humanité au Conseil. En plus de menacer le principal outil de production des forces navales humaines par cette attaque, c’est une véritable tête de pont pour l’invasion imminente de la Terre que venait de se constituer la Corruption.  Une base d’opération suffisamment proche pour permettre la totale submersion du berceau originel de l’espèce humaine. Si l’on venait à perdre définitivement le satellite terrestre, alors les capacités de réponse de l’Alliance s’en trouveraient réduites à peau de chagrin pour des années. Sans capacités logistiques suffisantes pour entretenir, ravitailler ou même renouveler les effectifs de sa flotte en temps de guerre, le scénario catastrophe de 2186 risquait de se renouveler. Avec les conséquences qu’on lui connait.

Autrement dit, la Terre tombait…

***

Le N7 avait donc rejoint le Jakarta en un temps record depuis le Présidium. Déjà équipé de son armure, le reste de son équipement avait été transbordé à sa demande depuis sa corvette jusqu’au croiseur par les dockers de l’Alliance. Il aurait besoin du meilleur pour la mission qui l’attendait. Car, à n’en point douter, ce combat serait le plus crucial qu’il aurait à mener depuis la fin des Moissonneurs.

- « Vous savez tous pourquoi nous sommes réunis aujourd’hui. Vous avez tous été briefés… Plus ou moins sommairement, j’en conviens. »

Un hologramme du Général Monroe, l’officier supérieur à qui incombait la responsabilité de l’opération terrestre, avait rapidement fait son apparition au sein du CiC du croiseur. L’air sévère, le visage buriné et balafré sous l’œil gauche, le personnage n’avait rien d’engageant. Il se trouvait être parmi les plus décorés des officiers de terrain de l’Alliance. Le Général n’était pas le genre à se complaire dans un état-major établi à des milliers de kilomètres du front, et c’est bien pour cette raison qu’on lui avait confié la mission qui déciderait du sort de l’Alliance.  Preuve de son attitude va-t’en guerre, l’officier était déjà en armure au beau milieu d’un peloton de Marines qui semblait lui servir de garde personnelle. Mais l’homme n’était pas véritablement du genre à se formaliser de l’impression qu’il pouvait donner. C’était le genre d’individu auquel on donnait un travail à effectuer et qui le faisait, peu importe si ce que ça lui coûtait. Y compris une partie de lui-même…

Alec avait jadis servi sous les ordres d’hommes de cette trempe. De ceux dont la façon de commander s’était forgée dans les flammes du conflit. C'est auprès de supérieurs de ce genre qu’il avait le plus appris. Avait été le plus été utile à l’Alliance. Mais il n’était plus question de cela ici. Le Spectre était là pour assurer la réussite de la mission du Général, pas pour se plier aveuglément à ses instructions.

- « Pour faire court, la menace pathogène connu sous le nom de Corruption est parvenue à prendre le contrôle des chantiers navals de Séléné. Le personnel affecté à la base est présumé perdu ou au service de l’ennemi. Nombre d’opposants, inconnu. Puissance de feu de l’ennemi, inconnue. Nous avons ordre de reprendre le complexe sans endommager les moyens de production des chantiers. La 81ème Division des Marines, associée à des effectifs de forces spéciales et de l’UCIP, est déployée pour éliminer toute résistance et reprendre l’objectif. Une première vague aura pour tâche de sécuriser les hangars du spatioport de façon à assurer un flux continu de troupes et de logistique. La 1ère Flotte nous assurera le transport de renforts sitôt la zone sous contrôle, et coupera tout tentative de retraite à l’ennemi si jamais il venait à… »

Le reste du briefing se perdit dans les oreilles des milliers de soldats et hommes d’équipages mobilisés par cette opération. Pour sa part, Alec savait ce qu’il avait besoin de savoir. C’est bien pour cela qu’il s’entretint brièvement en privé avec Monroe alors que tous se préparaient à débarquer. De l’entretien, peu de choses filtrèrent, si ce n’est que le Spectre obtint de pouvoir adresser aux omnitechs de tous les membres des forces spéciales, de l’UCIP et agents du Conseil un message.

20 volontaires requis pour une mission effectuée en amont de la force d’invasion. Objectif : permettre à la 1ère vague de débarquer. Modalités : classifiées. Chances de survie : faibles. Opposition : inconnue. Règles d’engagement : usage exclusif de la force létale. Répondre à ce message pour faire acte de volontariat.

Il avait servi dans ces chantiers spatiaux avant la guerre. Il avait assisté à leur reconstruction. Il savait par où s’infiltrer le plus rapidement pour prendre le poste de contrôle du spatioport et ouvrir les hangars à la force d’invasion. Les Marines et l’UCIP auraient alors tous le loisir de prendre le contrôle de la zone et d’assurer le transit de renforts. Mais pour cela, encore lui fallait-il constituer une équipe.

D’où la portée de ce message.

Sitôt les premiers noms reçus, le Spectre se chargerait d’assurer leur transit à bord du Jakarta pour une rapide mise au point, avant un embarquement dans les navettes du croiseur à destination de l’objectif.
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MessageSujet: Re: Apollo 2203   Ven 31 Aoû 2018, 02:23

Apollo 2203
Ft. Ravi Vertax et Alec Sykes



S'occuper de la paperasse administrative, l'une des activités de tout adulte qui se respecte et dont il est impossible d'y échapper. Un cauchemar en noir et blanc, avec des couleurs si vous aviez les moyens de vous payer des cartouches de couleurs, ou parfois sous la forme d'une tablette holographique. Assise derrière son nouveau bureau dans les locaux de l'UCIP, Arcadia était désormais membre à part entière des forces du Conseil. Si se faire recruter avait été un plaisir, en découvrir les coulisses du secteur médical était son anathème.
Elle était habituée à travailler dans un espace propre et organisé, c'est pourquoi elle avait réuni tout le personnel qui était à sa disposition pour s'atteler à cette tâche titanesque. Six feuilles pendaient lamentablement sur le côté de sa table, séchant lentement après un accident de café inattendu.

Sa blouse avait également reçu quelques tâches de la boisson qui lui avait valu les moqueries de deux infirmiers, ces deux derniers persistants à dire qu'elle était la nouvelle anesthésiste. N'ayant pas été mis au jus qu'ils avaient à faire avec leur nouvelle supérieure, elle les avaient envoyé archiver la liste des dossiers médicaux des patients de l'UCIP. Ça leur ferait la bite.
Outre le rangement elle remplissait une fiche de renseignement que son responsable lui avait fait passer, tandis que d'un autre œil distrait, elle épluchait les analyses des échantillons prélevés quelques mois plus tôt.

Les scientifiques s'arrachaient littéralement les cheveux pour démêler ce schmilblick, tout ça pour des résultats peu concluants. C'était bien la peine de se décarcasser tiens. Se passant une main devant le visage, elle contempla les employés qui s'activaient, les yeux dans le vague. Se saisissant de son gobelet elle termina son troisième café de la journée qui terminait de tiédir.
L'apparition des mods anti-corruption venaient de rééquilibrer légèrement le conflit en faveur des Conciliens, mais tant que les sources de diffusion de l'énergie noire restaient actives, la situation n'évoluerait pas. Canaliser l'infection et retourner son pouvoir contre elle même était la seule solution... Mais encore fallait il réussir à contrôler la virulence des particules, ce qui était loin d'être gagné.

Son omnitech pulsa violemment en même temps qu'une voix, tout ce qu'il y avait de plus classique, retentit dans son office.

« Toutes les unités disponibles doivent se préparer à combattre, déploiement imminent. Les chefs de services et leurs assistants sont attendus sur le Galactica. Toutes les unités... »

Tirée de ses pensées, elle ronchonna en regardant la pile de documents sur son bureau qui allaient devoir attendre avant d'être rangée. Sa supérieure hiérarchique étant en congé maternité, les rênes du pôle médical lui revenait pour l'instant. Cinq minutes après l'annonce, elle avait déjà revêtu sa nouvelle armure rutilante, un assistant s'était chargé d'approvisionner les réservoirs en omni-gel et autres fluides ou spray cliniques. L'IV se manifesta pour annoncer son bon fonctionnement, activant les systèmes de survie.
Le casque accroché magnétiquement à sa ceinture avec ses armes, elle prit la direction du hangar ou était amarré la corvette du Conseil.
C'était un général Humain chargé de l'opération, « Encore » aurait dit l'une de ses connaissances de l'Hégémonie. La mine peu avenante, principalement à cause de sa cicatrice faciale qui le défigurait. Décidément le lieutenant colonel ne pouvait pas comprendre ces personnes qui tenaient absolument à conserver les stigmates des batailles sur leur corps. Inesthétiques et chiantes à entretenir ou soigner, il était beaucoup plus simple de les faire disparaître avec la chirurgie reconstructive. Les actes parlaient bien plus qu'une peau bariolée de coupures destinée à satisfaire son ego et son manque de reconnaissance.

Outre son apparence physique qui, si on y réfléchit bien n'aide absolument pas à faire avancer cette nouvelle, le fait le plus marquant reste l'invasion de Séléné, le satellite de la Terre. La prise des chantiers spatiaux était un désastre, le pire restait le manque flagrant d'informations. Le bon côté des choses était que la propagation sur la lune serait très compliqué à cause du manque d'atmosphère, de faunes et de flores. Exception faite des locaux pressurisés qui allaient être une plaie à purger et désinfecter. Le risque que des particules puissent bombarder la Terre n'était pas à exclure, en espérant que cela n'arrive jamais.
Arcadia avait été présente sur l'orbite d'Asteria lorsque les Butariens avaient ordonné sa vitrification. Elle priait intérieurement pour que le berceau de l'humanité soit épargné d'une telle catastrophe.

A nouveau son omni-tech bipa, affichant le message suivant : « 20 volontaires requis pour une mission effectuée en amont de la force d’invasion. Objectif : permettre à la 1ère vague de débarquer. Modalités : classifiées. Chances de survie : faibles. Opposition : inconnue. Règles d’engagement : usage exclusif de la force létale. Répondre à ce message pour faire acte de volontariat. »

« Médecin en chef McK, volontaire. », répondit-elle sobrement, recevant confirmation de sa venue presque immédiatement. Elle laissa des indications à son second, puis partie vers la zone de stockage des navettes du Galactica pour se rendre à bord du Jakarta.
Après un court voyage épisodique, elle posa le pied à bord du croiseur Humain, son transport personnel repartant aussitôt vers la corvette tandis qu'un aide de camp l'emmena vers la salle de briefing.
Une certaine agitation régnait dans le vaisseau, mais loin d'être chaotique, elle était même plutôt organisée, chaque personne exécutait sa tâche ou se dirigeait à un endroit précis. Bon sang que c'était agréable à regarder. Elle reconnu un visage lorsqu'elle entra dans la pièce, ce dernier ne lui était pas totalement inconnu. Elle se souvenait d'avoir rencontré cet individu quelques mois plus tôt, alors qu'elle soignait une SPECTRE. Il s'appelait Sekys ? Skyes ? Non... Ah oui Sykes !

« Commandant Sykes », le salua t-elle avant de prendre place.

(c) King (Sacrifars)


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MessageSujet: Re: Apollo 2203   Jeu 06 Sep 2018, 23:34
Apollo 2203
La Turienne battit des paupières avant de les refermer. Vider son esprit, caler sa sur celle du vaisseau - à savoir le lointain ronronnement de moteur qu’elle pouvait entendre si elle tendait bien l’oreille... Libérer sa biotique... Chercher à deviner les répercussions des pas sur les passerelles métalliques, de sa troupe hétéroclite qui allait et venait au grès de ses missions et occupations, des échos de discussions qui se faufilaient à travers les conduits de ventilation ... Imaginer... Que... des...

En tant normal, quand quelqu’un chutait sur le côté, il se réveillait. Ne serait-ce que parce que le sol se rappelait à son bon souvenir en venant fracasser les côtes et danser une gigue sur les nerfs, histoire qu’il rappelle à tous qui était le patron. Mais parfois, on chute au bon endroit. En l’occurrence sur un matelas, comme toute personne expérimentée qui savait que parfois méditation rimait avec sieste soudaine.

Roulée en boule, tâtant de la main pour tirer les couvertures sur elle, Ravi Vertax laissa ses pensées fatiguées dériver sur le sujet d’actualité du moment.

La Corruption.

Elle ravageait tout. Elle n’avait même pas besoin d’être en face de soit pour aspirer force physique et mental. Il suffisait pour elle d’exister et le compte était bon. La guerre qui s’annonçait était une guerre d’usure :

Ombres et Immortels n’avaient pas besoin de repos. Les soldats si.
Ombres et Immortels n’avaient pas à craindre constamment de se faire corrompre. Les soldats si.
Ombres et Immortels n’avaient pas de famille à protéger, de proches qui résidaient sur des planètes désormais corrompues. Les soldats si.
Ombres et Immortels n’avaient rien à perdre. Les soldats... bien trop.

Lorsqu’on sauvait deux planètes, la Corruption en avalait deux autres et continuait de répandre sa masse grouillante dans la galaxie.

Face à ce constat amer, on pouvait réagir globalement de trois façons : soit on désespérait et on abandonnait, soit on essayait de devenir un super soldat insensible et qui courait les missions comme un fou quitte à se ruiner la santé, soit on essayait de naviguer sur la mer des emmerdes grâce au radeau de l’espoir bancal mais qui faisait quand même l’affaire et on grappillait ci et là les poissons des moments de détentes qu’on arrivait à pécher grâce à la canne à pêche des repos pas tellement répandus que ça à la réflexion. Et on acceptait en échange de perdre juste ce qu’il fallait de santé mentale pour se mettre à faire des allégories maritimes douteuses.

Un nouveau râle siffla entre les mandibules. Deux claques qui se voulaient vivifiantes frappèrent dans un bruit sec ce qui s’approchait le plus de joues et Ravi Vertax redevint celle qu’elle était en ce moment : Une Spectre pourvue d’une mission.

La biotique se releva d’un bond souple et fit pivoter son bassin dans une série d’étirement, les yeux fermés. Elle écouta le chant de la mécanique de son corps. Le crissement des plaques qui se mouvaient suivant ses gestes, le son profond de sa respiration, l’air qui cherchait son passage dans les poumons, le murmure du sang bleu qui se faufilait dans ses veines... Elle imaginait plus qu’elle n’entendait vraiment afin de grappiller chaque réalité ou pseudo réalité qui pouvaient l’ancrer dans le présent.

Bip bip, fit la réalité en retour.

Son omnitech professionnel clignotait avec force, indiquant qu’un message important l’attendait. Après tous, ceux qui avaient accès à sa messagerie étaient au choix des collègues Spectres ou des membres du Conseil.
La missive s’ouvrit sur une exposition de la situation, aussi critique qu’on pouvait le craindre. Un sifflement glissa entre les mandibules de Ravi. La Lune ? La Corruption avait avancé jusqu’à être si proche de la Citadelle ? Comment avait-elle fait pour passer inaperçu jusqu’alors ? Pourquoi personne n’avait vu leur avancé jusqu’à ce moment ?

Qui disait invasion de Séléné disait porte ouverte vers la Citadelle. Qui disait porte ouverte vers la Citadelle disait fin de la partie. Le Conseil tombé, l’unité brisait, ne resterait que des nations qui tenteraient de survivre. Et tous savaient à quel point la situation aurait été catastrophique contre les Moissonneurs si les races ne s’étaient pas rassemblés sous une même bannière.

Au-delà de la courte exposition se trouvait un message tout aussi bref de Sykes, de portée générale.

20 volontaires requis pour une mission effectuée en amont de la force d’invasion. Objectif : permettre à la 1ère vague de débarquer. Modalités : classifiées. Chances de survie : faibles. Opposition : inconnue. Règles d’engagement : usage exclusif de la force létale. Répondre à ce message pour faire acte de volontariat.

Petit Spectre était devenu grand. Ce fut donc tout naturellement que sa réponse fut la suivante :

J’arrive.


La notification d’envoi retentit joyeusement.

La Cabale soupira une dernière fois, roula son cou dans les épaules et sortit de sa chambre.

Elle se reposerait quant elle serait morte. Ou victorieuse. Celui des deux qui arriverait en premier.


-----------------------------------------------------------------------------

Les Humains grouillaient comme de petits insectes. Pas dans le sens répugnant et misérable de la chose, mais plutôt comme au coeur d’une ruche grouillant d’activité, pivotant autour d’un schémas aussi précis que minutieux où chaque membre avait une tâche bien à lui.

Ravi Vertax se glissa entre les soldats sur la pointe des griffes, à croire que le moindre souffle en trop pouvait déstabiliser la pyramide délicate qu’ils formaient. Evidemment, ce n’était pas le cas. Mais pour une fois que les Humains se sortaient les doigts du cul, elle n’allait pas leur mettre des bâtons dans les roues.

Oh, si seulement Alec avait pu l’entendre... Il aurait ragé !

Il lui tardait de revoir son ancien élève. Facilement vexé, facilement gêné, il s’était tout de même révélé plein de surprises. Notamment lorsqu’il s’était montré capable de rire et, bien plus surprenant, de jouer aux même genres de jeux qu’elle en matière de taquinerie et de défis. Oh, il avait encore bien à apprendre avant d’arriver au talon du maître mais... il se débrouillait pas trop mal.
Et puis sa présence la calmait. C’était depuis quelques temps un talent rare, que tout le monde ne pouvait pas se vanter de posséder. Surtout quand la frénésie du combat lui montait à la tête et que son contrôle sur elle même devenait ... ténu.
Une tendance qu’elle avait cherché à contrôler dans le privé mais qui s’estompait clairement dès lors qu’elle enfilait son armure.

En un mot comme en cent, Ravi appréciait Alec. Lequel la lui rendait à sa manière particulière.

Les portes menant à la salle de réunion s’ouvrirent dans leur habituellement chuintement. Pour le moment, deux personnes avaient répondu à l’appel. Ce n’était qu’une question de minutes : lorsque l’Ira s’était immobilisé à proximité du Jakara, d’autres frégates et corvettes aux couleurs alliées s’approchaient en glissant sur le vide spatial.
La première des silhouettes était une jeune blonde aux yeux bleus et à l’air mélancolique quand elle regardait par les vitres du Présidium. Le second, debout au milieu de la pièce n’était nul autre que leur hôte.

La mission s’annonçait bonne, une fois les risques omniprésents de mort et de corruption mis de côté.

- Docteur Arcadia ! Comment allez-vous ?, piailla joyeusement la Turienne en tendant une paume aussi ravie qu’elle.
Je ne m’attendais pas à ce qu’on se revoit si tôt. Si on peut appeler ça comme ça. C’est un plaisir de vous revoir en tout cas, et de savoir que vous serez là pour veiller sur nous.

Alec... Même chose je dirais. On ne s’est pas vu depuis un moment...


La poignée de main fut plus vigoureuse avec lui.

- Dire que tu ne viens même pas voir ta fille ! Tu me brises le coeur Alec... Elle est pourtant si mignonne !


Il l’aurait assassiné du regard s’il l’avait pu. Le rire de la Turienne éclata de bon coeur. Elle se sentait frénétique. Dans le bon sens du terme. Une joie longtemps oubliée lui remontait en mémoire.

L’avantage d’un ennemi quasi indestructible et menaçant l’intégralité de la Galaxie, c’est qu’il mettait très vite les problèmes personnels de côté pour laisser la place au naturel de revenir au galop. Ou au moins, il aidait à les mettre entre parenthèse pour un temps.

La douleur reviendrait. La culpabilité aussi.

Mais pour le moment, dans la mort, c’est la vie qui resplendissait le plus.

- Elle est pourtant adorable. Je ne savais pas que la Terre abritait des créatures si nobles, à se demander comme les Humains ont réussi à se hisser au rang d’espèce dominante face à eux.
Même si c’est une reproduction robotique...

Au fait...


Elle dévoila ses dents dans son sourire qui voulait dire «je vais me foutre de toi et je vais aimer ça. Toi, peut-être un peu moins».

- ... Je l’ai appelé Sykes. Je me suis dit que ça te ferait plaisir.





Dernière édition par Ravi Vertax le Sam 29 Sep 2018, 23:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Apollo 2203   Dim 09 Sep 2018, 11:51

Humains, Turiens et Asaris étaient rassemblés à bord du Jakarta. L’absence manifeste de Galariens dans le commando assemblé à la hâte n’avait désormais rien de surprenant compte tenu de l’isolationnisme dans lequel se murait la race que l’on qualifiait autrefois comme la plus vive. Avec un tiers de l’effectif appartenant à l’UCIP et le reste provenant des forces de l’Alliance,  l’équipe restait cependant à dominante humaine. Mais fallait-il s’en étonner avec une mission s’annonçant au sein même de la Bulle Locale ? Toujours est-il que cette intervention serait l’occasion pour les forces du Conseil de s’illustrer à nouveau. Pour ce qui est des critiques énoncées quant aux pertes élevées à chacune des sorties de l’UCIP en revanche… Il y avait aujourd’hui peu de chance que cela change si l’on songeait deux minutes à la nature insidieuse et la force de leur adversaire.

Pendant que les réponses à son message, diffusé au sein de toute la flotille assemblée pour reprendre Séléné, lui parvinrent, le Spectre s’empressa de sélectionner les candidats de façon aussi judicieuse et express que possible. S’il n’avait pas la capacité d’analyse d’un natif de Sur’Kesh, le soldat pouvait au moins s’enorgueillir d’une expérience suffisante pour juger des faits d’un élément en lisant les quelques lignes de ses états de service. C’est comme cela que Sykes distingua vingt noms parmi la quarantaine de réponses qu’il reçut. Si certains furent sélectionnés d’office parce qu’il avait déjà opéré avec, la grande majorité fut donc choisi en fonction de son profil – médecin, combattant biotique ou non, technicien – et des récents théâtres d’opération figurant à leur crédit. Le résultat fut la constitution d’un groupe inter-espèces rassemblé à la hâte, mais aux compétences pensées pour être complémentaires.

Hélas, s’il salua brièvement chaque nouvel arrivant, l’arrivée rapide d’un visage familier ne manqua pas d’instaurer des retrouvailles quelques peu surprenantes pour Alec, qui n’était pas des plus réceptif à l’attitude de celle l’ayant « formé ». Il n’est donc pas étonnant que, fidèle à sa réputation d’homme maussade, le Commandant préféra rapidement couper court à toute forme de politesse devant l’urgence des évènements. Et ce malgré qu'ils ne soient encore que trois visages familiers dans la pièce. La mention de son ultime cadeau à la Spectre, à savoir la reproduction robotique d’un chat pour lui tenir compagnie sur la Citadelle, aurait pu aisément lui arracher un sourire dans un autre contexte. Aujourd’hui cependant, il restait impassible, mains dans le dos après avoir serré celle de Vertax de façon quasi théâtrale tant le geste semblait forcé par la Turienne.

- « Ravi… Content que tu sois de la partie. Mais passons au sujet qui nous amène tous ici si tu veux bien. On en reparlera ensuite… » rétorqua-t-il sur un ton qu’il lutta pour ne pas faire résonner comme cassant.

Bien évidemment il n’était pas question de ce que l’intéressée voulait ou non. Mais bien de ce que l’urgence de la situation de crise imposait. Il était ici question de la survie du berceau de son peuple, de la Citadelle et des capacités de production de l’Alliance. Autant d’enjeux permettant de s’affranchir des conventions sociales les plus basiques au profit d’une approche plus… directe ? A raison ou non, le Spectre passa à autre chose et se hâta de rejoindre le centre de la pièce sitôt le reste du commando présent. Prenant place près du projecteur holographique qui faisait de la salle de briefing un espace interactif pour la préparation des missions incombant à l’équipage du Jakarta.

Sitôt son omnitech sollicité, l’humain fit apparaitre une reproduction des chantiers navals de Séléné, l’endroit même où le fleuron de la marine de guerre de l’Alliance Interstellaire était conçu et entretenu. Un site aujourd’hui aux mains de l’ennemi, et qui constituait une tête de pont bien trop parfaite pour la contamination de la Terre. C’est avec cette pensée macabre en tête que Sykes, en armure intégrale à l’exception de son casque fixé au ceinturon, se mit à interagir avec l’hologramme pour expliquer son propos.

- « Entrons de suite dans le vif du sujet… Commençons par les règles d’engagement… Ça fait maintenant cinq heures que nous avons perdu tout contact avec Séléné. On nous a signalé l’insertion sur zone d’agents dont le profil correspond à ceux d’Immortels. Aucun Elu ne serait apparu, mais montrons nous vigilants sur cette affirmation. Le personnel affecté aux chantiers spatiaux et la garnison sont supposés perdus. Il est possible que des poches de résistance perdurent au sein du complexe, mais il ne s’agit pas de notre priorité. Toutefois, si nous étions amenés à croiser des éléments « amis », ils devront se livrer à un scan obligatoire sous peine d’être jugés hostiles. Ce qui implique un usage de la force létale face à toute opposition. Vous êtes tous équipés d’un module de scan sur vos omnitechs, mais cette tâche et l’élaboration d’un diagnostic reviendront en priorité à nos deux médecins. Je n’ai pas non plus besoin de vous rappeler qu’en cas de blessure ou de problème avec l’étanchéité de votre armure, vous n’aurez que quelques instants pour colmater toute fissure en vue d’éviter une contamination… »

Pourtant il l’avait fait, leur rappeler. Face à un mal tel que la Corruption, cela n’était pas cher payé en matière de précaution. Sans quoi nombre d’entre eux finirait par rejoindre l’ennemi. Ce qui arriverait de toute façon pour peu que la résistance leur étant offerte soit conséquente. Le Spectre devrait donc se reposer sur les précautions prisent par chacun, ainsi que l’œil expert du Lieutenant-Colonel McKnight et son homologue Asari pour prévenir tout risque de contamination au sein du commando. Toutes deux avait déjà été confrontées à la Corruption en de multiples occasions, ce qui expliquait leur présence. Alec les désigna donc toutes deux du regard pour les signaler au reste de l’équipe, avant de poursuivre.

- « Quant à notre option d’insertion… » Le plan se mit à zoomer sur une section particulière de la structure, autorisant une analyse plus détaillée de la zone dont il était question. « Nous pénétrerons dans le complexe en empruntant des tunnels de service et un réseau de convoyage automatisé. Il s’agit de coursives de plusieurs kilomètres qui courent tout le long du complexe. Des convoyeurs à bande motorisée acheminent les cargaisons dans les différentes ailes depuis le spatioport. Celle qui nous intéresse dessert les aires de chargement de ferraillage. C’est là que les transporteurs s’arriment à la station pour charger les surplus de matériaux issus du démantèlement des croiseurs et cuirassés. L’accès donne sur le vide depuis plusieurs sas d’arrimage dont les codes nous sont connus. Il faudra ensuite suivre ces tunnels jusqu’à la section de démantèlement, adjacente au spatioport… Si nous étions incapables d’ouvrir les sas d’accès, nos ingénieurs auront pour rôle de nous découper un accès au travers. »

A nouveau le soldat désigna un à un les concernés d’un simple regard appuyé, soit deux Turiens issus d’un régiment du génie et deux humains occupant le fond de la pièce. Ce petit rituel silencieux devait garantir que chacun soit informé du rôle des autres au sein de l’équipe, ce qui ne serait pas de trop au sein d’une équipe formée dans la précipitation et où peu se connaissaient.

- « Moi-même, la Spectre Vertax ainsi que le Commandant D’lani disposons du master code qui permettra de prendre le contrôle du spatioport une fois que nous l’aurons inséré dans le système informatique de la section. Mais pour cela il nous faut atteindre le poste de contrôle. Dans le cas où aucun de nous ne pouvait terminer la mission, l’omnitech du dernier élément en vie transmettra le code au plus élevé d’entre vous dans la chaine de commandement restante… » ne manqua pas de spécifier le N7, prédisant déjà certaines questions.

Ce qu’il n’avait pas mis en évidence cependant, c’est qu’en cas de décès ou capture par l’ennemi, ledit code saurait effacer le contenu de l’omnitech de façon automatique. Relié aux constantes de l’armure de son porteur et à une IV suivant le cours de la mission, l’algorithme représentait une énième précaution pour ne pas offrir sur un plateau les chantiers spatiaux à la Corruption. Du moins… pas dans l’immédiat. Cela suffirait peut-être à offrir un temps de riposte précieux à l’Alliance en cas d’échec de leur mission. Toujours est-il que sitôt l’officier Asari désigné, Alec en arriva au terme de son speech, visiblement des plus motivé à l’idée de botter le cul de la saloperie qui risquait d’envahir la Terre. Et employait – accessoirement – les rejetons de cette bonne vieille planète bleue pour y parvenir.

- « Nos UT-47 furtives nous permettront de passer outre les systèmes de détection du complexe, pour peu que ceux-ci soient au mains de l’ennemi. Nous ne serons néanmoins pas à l’abri d’une détection visuelle. Alors attendez-vous à un vol mouvementé… Des questions ? » lança-t-il finalement d’un ton déterminé à ceux rassemblés devant lui.

Un sacré merdier s’annonçait là en bas. Opérer face à un nombre d’opposants inconnu était aujourd’hui chose courante pour chacun d’entre eux. Mais se battre pour la survie même d’un monde berceau ? Voilà maintenant seize années que ça n’était plus arrivé…

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MessageSujet: Re: Apollo 2203   Dim 09 Sep 2018, 20:52

Apollo 2203
Ft. Ravi Vertax et Alec Sykes



Répondant courtoisement à la Turienne, l'Humaine lui retourna la politesse par respect, mais avec une certaine retenue. Outre la perte d'un point stratégique s'ils échouaient, sa seule famille se trouvait en bas sur Terre, elle comptait donc bien retrouver son père intact, et non transformé en une bête difforme baveuse, ou en une simple flaque de détritus organique.
L'humeur enjouée de son ancienne patiente n'arrivait guère à la rassurer, différenciant toujours le privé du professionnel, la situation en question mettait son mental à dure épreuve.
L'énergie noire était une menace sérieuse qu'il ne fallait pas prendre à la légère. Au cours des derniers mois elle en avait arpenté les tréfonds, se perdant dans les méandres de cette damnation, trouvant l'introuvable que même la rationalité scientifique ne pouvait expliquer.

Chassant les pensées moroses qui la rongeaient, le docteur saluait les nouveaux arrivants, se concentrant sur la mission à venir. Le briefing qui s'ensuivit fut similaire à la majorité de tout ceux qu'elle avait suivi : c'est à dire long et pompeux. Dissimulant sa monotonie par son attitude sérieuse, elle écouta le SPECTRE expliquer la manière dont le groupe devrait s'infiltrer.
L'emploi des UT-47 ne manqua pas de lui arracher une grimace, ayant développé une phobie de ces cercueils volants, la spécialiste haïssait y mettre un pied, devant bien souvent museler sa peur. Préférant de loin un largage aérien dans un blindé, l'option était hélas impossible principalement par soucis de discrétion. Cela aurait pu faire diversion, mais il fallait rester réaliste, un seul tank ne ferait pas long feu face à des Immortels capable de le retourner d'un claquement de doigt.

«  Des questions ?

- Y aura t-il des escouades ? Ou avancerons nous en un seul groupe ?

- On ne sait pas ce qui nous attend sur place, donc diviser nos forces reste dangereux, même si notre effectif peut paraître important. On avisera sur place, suivant la tournure que prennent les événements.

- Très bien. En revanche, permettez moi d'apporter quelques éclaircissements à votre exposé commandant Sykes. La corruption n'est pas installée sur Séléné depuis suffisamment longtemps pour avoir eu le temps de développer un écosystème qui lui est favorable. Faute de plantes pour diffuser son poison et d'animaux pour augmenter sa propagation, il ne lui reste que la biomasse qui n'est sans aucun doute qu'à ses prémices. Une brèche dans votre armure ne sera pas fatale. Il faut respirer une grosse quantité de particules d'énergie noire pour qu'une quelconque transformation puissent s'opérer. Une petite quantité n'aura pas d'effet durable sur l'organisme. Le sang des contaminés, en revanche reste très dangereux. Mais à la moindre fissure venez voir le docteur T'Dasi ou moi même, nous nous chargerons de les colmater. »

La réunion finie, les soldats vérifièrent une dernière fois leurs équipements pour être certains de ne rien avoir oublié. Prenant la route du hangar, le taux de perte de l'UCIP revint en mémoire à Arcadia. Les officiers excellaient peut-être individuellement dans ce qu'ils faisaient mais dans le commandement inter-espèces et la cohésion d'unité, aucun d'eux ne valaient un clou. Diriger des hommes était une science, un art, en faire le tour en une seule vie relevait de l'impossible. Les gradés disant le contraire étaient aussi présomptueux qu'imbécile . Partir avec des gens pas fiables était purement et simplement se tirer une balle dans le pied... ou du suicide pour les plus négatifs. Si elle avait rejoint l'UCIP c'était pour faire progresser la coopération entre les forces Conciliennes, mais une foule de nouveaux objectifs avaient vu le jour après avoir été briefée sur l'organisation.

En tant que médecin son devoir était de limiter les pertes au maximum, voir de les éviter. Et elle comptait bien s'y tenir pour inverser cette courbe des morts. L'Unité ne pouvait plus se permettre un tel ravage au sein de ses troupes.
C'est avec cette envie d'aller de l'avant que la toubib grimpa dans l'un des Kodiaks. Le personnel se replia sur le pont supérieur, laissa la gueule du Jakarta s'ouvrir pour libérer les navettes, leur système furtif s'activèrent. Les pilotes pivotèrent pour se diriger vers Séléné, Arcadia se tenait à l'une des poignées situées au plafond, priant pour arriver en vie... et en un seul morceau.
D'ici quelques minutes, l'horreur de la guerre allait renaître.

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MessageSujet: Re: Apollo 2203   Dim 16 Sep 2018, 11:14
Apollo 2203
Pourquoi chez certains «être fort et confiant» signifiait «faire la gueule et se comporter comme si on s'était enfoncé tous les balais de la base dans le ...» ? Alec était un expert dans le domaine, c'était connu et le temps passé à ses cotés (même s'il lui était arrivé de se montrer surprenant) lui avait largement permis de le constater. Mais pour les autres ? Esprits, pour un peu Arcadia affichait elle aussi les mâchoires serrées et la mine soucieuse de celle qui veut bien faire.

Comme il fallait manquer de confiance en soit pour imaginer une seule seconde qu'une moue digne d'un barbare équivalait à un savoir faire, une maîtrise de son art, des capacités hors normes et un talent indéniable.

La façon de penser de Ravi était peut-être peu habituelle, mais il fallait reconnaître que si en terme de fierté (mal placée) elle se posait là, elle avait de quoi s'enorgueillir. Sa biotique excellait et ses capacités martiales n'étaient pas en reste. Pourvu qu'on ne lui demande pas trop de jouer les techniciennes et de farfouiller les DOS, les lignes de codes ou Esprits savent quoi encore, elle avait de quoi relever les défis qui se mettaient sur sa route. Alors oui, la Spectre pouvait se permettre de lancer piques et blagues à tout va, taquiner ses collègues et faire bisquer les dignitaires de ce monde si ça lui chantait.

Fierté mal placée, qu'on vous disait.

Mais fierté mal placée ne voulait pas dire manque de respect. Elle aurait pu soupirer bruyamment et lancer à la cantonnade que les Corrompus allaient sans doute trembler des genoux en les voyant tous débarquer avec leur gueule couturées de celui qui se rase au couteau de chasse pour les Humains ou tente l'audacieuse figure du «grand-écart-jambe-levée-sans-les-mains-avec-triple-axel» les week-end pour les Asaris. Mais même pour elle, c'était agressif et non taquin. La Corrpution lui tapait aussi sur les nerfs, comme à eux tous. Elle le cachait seulement derrière un sourire là où les autres s'armaient de leur sérieux lissé.

L'Ancienne Cabale préféra donc se taire, dos au mur et bras croisés par devant elle, écoutant patiemment ce qu'on savait sur la situation, le nombre d'ennemis, ce qui pouvait être sauvé et ce qui était déjà condamné au moment présent.

- Moi-même, la Spectre Vertax ainsi que le Commandant D’lani disposons du master code qui permettra de prendre le contrôle du spatioport une fois que nous l’aurons inséré dans le système informatique de la section.


Un petit geste de la main fut la réponse qu'obtinrent les quelques curieux qui s'étaient tournés vers elle. Alec jouait la carte du plan. Cet homme adorait les plans. Il y avait fort à parier qu'il en avait un pour tout, que ce soit pour les grandes batailles comme celle-ci que pour ses nombreuses conquêtes amoureuses en passant par le fatidique et toujours imprévisible moment où le papier toilette manquait et qu'on s'en rendait compte trop tard. Elle le soupçonnait même d'avoir un plan de secours de plan de secours, au cas où le plan de secours du plan original venait à capoter.
Il fallait quand même reconnaître qu'il savait ce qu'il faisait... la plupart du temps. Et la transmission était plutôt bien pensée. Les Spectres et le Commandant étaient désormais des pièces importantes mais remplaçables. Il n'y aurait pas besoin de sacrifier tout une troupe pour les sauver s'ils venaient à se retrouver en mauvaise posture.

Si l'hybridation avait été possible, Ravi aurait réclamé pour rencontrer les parents de Sykes. Juste pour voir lequel des deux était le Turien. La biologie étant ce qu'elle était, la femme ne pouvait qu'être admirative envers cet Humain pur jus qui avait réussi à atteindre le niveau de qualité d'un natif de Palaven. Surtout qu'il était même allé jusqu'à reproduire le balais.

Le briefing se conclut sur l'intervention médicale du Docteur McKnight. Et puis ce fut l'heure.

Les bottes sérieuses martelèrent le sol jusqu'au hangar, on lança les mods anti-corruptionon, vérifia une dernière fois ses équipements, un oeil d'expert en armement Humain glissa une remarque à une Asari qui tapota une épaule de Turien pour attraper un outil et faire un dernier réglage.

Et ce fut à nouveau 2186, écriraient les Historiens d'ici quelques années.

La vingtaine de soldats d'élites se répartirent en deux groupe de dix-onze au sein des Kodiaks. Assez pour la discrétion, trop peu pour une attaque frontale. Ils le savaient tous.
Le premier UT-47 parti en emenant Alec et le Commandant, rapidement secondé par l'autre qui transportait Arcadia et Vertax. Il leur fallut quelques minutes de voyage avant d'entrer de l'abscence d'atmopshère lunaire. Les pilotes restèrent en hauteur, profitant du fond noir du Kodiak et des étoiles derrière eux pour se fondre dans le ciel. La lune ne comprenait pas assez de montagnes et de petits chemins pour qu'une arrivée ras du sol soit bénéfique.
Ils virent défiler sous eux les cratères qui se découpaient sur le sol blanc, des ruines de sites désormais à l'abandon, datant de l'époque où l'Humanité avait sans doute tenté de miner un endroit, crurent voir l'ombre d'un drapeau se projeter sur le sol et, finalement, purent voir par les hublots minuscules la forme du chantier se découper.
Une bulle à peine visible à l'oeil nu, alimentée par des pilliers répartis aux quatres coins du complexe, offrait de l'oxygène et une gravité artificielle à quelques silhouettes, sans doute des Ombres, qui trainaient d'un pas lent. Elles erraient apparemment sans but, fixant d'un regard qu'on pouvait deviner torve les grandes plaines lunaires. Ce n'était sans doute que des chiens de garde, sans tâches précises.

Où étaient les Maîtres ? Et le reste ?

Il fallait encore déterminer la marche à suivre avec cette donnée inconnue suspendue au-dessus de leur tête comme une épée de Damoclès.

Les Kodiaks bifurquèrent avec grâce, s'éloignant du spatioport tombé jusqu'à atteindre leur objectif, plusieurs kilomètres plus loin. Dans ce qui ressemblait presque à une dune se dressait un bâtiment qui tendait devant lui des passerelles d'amarissage. Des caisses se trouvaient ci et là, sans doute remplies de ferailles et attendant d'être chargée dans des transporteurs qui ne viendraient jamais. A côté du bâtiment se trouvait une descente qui menait à une porte fermée. Une bande magnétisée, servant sans doute à guider les convoyeurs, allait de chaque extrémité du quai jusqu'au sas.

Ils étaient arrivés.

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MessageSujet: Re: Apollo 2203   Jeu 20 Sep 2018, 21:34



Cela faisait bien longtemps que l'obscurité n'avait pas été maîtresse de l'endroit et elle se délectait avidement de cette victoire. L'un des chantiers spatiaux les plus imposants de l'alliance était désormais dénué de toute forme d'activité, plongé dans un voile de silence et de ténèbres. Ou peut être pas exactement, car entre les gigantesques carcasses métalliques grinçant leur frustration d'être ainsi abandonnées, un vrombissement lourd et lointain pouvait se faire entendre. Un gémissement qui semblait provenir de Séléné elle même résonnait depuis les profondeurs du complexe. 

***

D'une démarche peu élégante, la carcasse d'une ombre se traînait le long des couloirs métalliques et austères. La lumière provenant d'une vitre attira son attention et la créature s'en approcha, apercevant la Terre au milieu du ciel étoilé. Ce qui avait jadis été une main se posa alors sur la surface froide du verre, glissant légèrement comme tentant d'embrasser avec douceur l'image de la planète. Mais une trace noire dégoulina dans son sillage, donnant l'impression que l'astre bleu était désormais recouvert d'un manteau sombre. 

L'éclat de la Terre fut masqué un court instant par le passage d'un Kodiak, mais l'ombre ne la quitta pas des yeux.

Seule une larme vint couler le long de sa joue.




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MessageSujet: Re: Apollo 2203   Dim 23 Sep 2018, 22:38

La Lune. Ou Séléné comme l’avait rebaptisé l’humanité en signe d’ouverture lors de son arrivée dans la grande famille – dysfonctionnelle – de la communauté galactique. Trouvant son origine dans un hommage à la mythologie grecque en évoquant une déesse de la pleine lune, le satellite de la Terre occupait aujourd’hui un rôle plus important encore pour les rejetons de la planète bleue que pendant les âges les plus sombres de leur civilisation. Point d’ancrage de tous les appareils de gros tonnage opérés par l’Alliance, l’astre lunaire avait déjà connu l’épreuve d’une destruction totale sous la frappe de frappe écrasante des Moissonneurs. A l’époque, toute possibilité de riposté s’était avérée impossible, et même inutile.

Aujourd’hui en revanche,  alors qu’on leur offrait une ultime chance de préserver l’orbite de la Terre et le Citadelle, l’échec n’était pas une option…

Tous en avaient probablement conscience au sein du contingent envoyé infiltrer un gigantesque complexe industriel, aux dimensions relevant de la mégastructure, à  bord de deux minuscules navettes. L’attaque d’une telle cible par la Corruption, en plus de ne pas être anodine, révélait bien des choses sur les ambitions sur les ambitions de celle à la tête de ce mal. Prendre le contrôle du berceau de l’humanité et des instances galactiques en un seul coup ? Tentant. Mais était-ce seulement réalisable  en l’état actuel du conflit. L’idée que des abominations d’Aria T’loak ne frappent le système solaire « que » pour assurer la destruction totale des chantiers spatiaux ne devait pas être écartée. Qu’aurait alors été le prix de quelques agents de la Corruption, envoyés réaliser une mission suicide, contre la quasi paralysie de l’outil de production et de maintenance de la Marine de l’Alliance ?

Un moindre mal, très certainement, en échange de colonies humaines plus faciles à prendre, ainsi que des systèmes aux défenses amoindris.

C’est sans doute cette éventualité peu réjouissante qui motiva la présence de deux experts en explosifs au sein de l’équipe. Sapeurs, ingénieurs et personnel médical constituaient le noyau dur du commando. La clé de voûte de cette opération. C’est par leur savoir-faire et actions qu’un succès était envisageable. Quant aux autres, combattants chargés de leur protection et d’ouvrir la voie, ils constituaient la partie sacrifiable du dispositif. Ceux dont on était prêts à se séparer pour peu que cela permette de mener à bien les objectifs de la mission. Toutefois, cette cruelle vérité se devait d’être nuancée par l’effectif réduit de leur équipe. Avec si peu d’éléments évoluant au sein de la ruche infectée, la moindre paire de bras devenait précieuse pour atteindre le spatioport.

-« On se déploie. Les toubibs et experts au centre. » Avait ainsi lâché le Spectre humain à l’ensemble des êtres débarqués des Kodiaks.

Cette appréhension, ce doute qui l’avait gagné durant la phase d’approche de l’objectif n’était plus. Le Alec Sykes qui posa le pied sur la surface lunaire était redevenu ce soldat intransigeant à l’humeur affable et au ton autoritaire. Cette même attitude qui pouvait parfois lui valoir une certaine animosité de la part des autres, ou le voir comparé à un Turien. Cette même attitude qui avait également fait de lui un officier prolifique pour l’Alliance depuis une bonne décennie déjà.

Aujourd’hui cependant, c’est sous la bannière du Conseil qu’il officiait. Raison pour laquelle il ne manqua pas de prendre quelques instants à part celle avec qui il partageait un lien si… particulier.

- « Ravi… Si je ne suis plus en mesure d’opérer là-dedans… Fait en sorte que l’on ne puisse pas se servir de moi, tu veux bien ? Et fait tout ce qui est nécessaire pour reprendre cet endroit. Les miens ne peuvent pas se permettre de le perdre… » avait-il chuchoté à l’adresse de la Turienne sur un canal privé, usant de mots lourds de sens.

Leur échange se révéla certes des plus brefs, mais il résumait bien la façon de penser d’Alec alors qu’ils pénétrèrent dans le complexe. Leurs codes d’identification, toujours valides au vu de la rapidité de réponse des conciliens. Cela donnait au moins un signe encourageant concernant la prise de contrôle des lieux par l’ennemi qui n’était, pour le moment du moins, pas complète. Comme l’avait expliqué le N7 au moment du briefing, le tunnel au sein duquel ils évoluèrent dès lors constituait une infime partie d’un réseau bien plus vaste. Courant sous la totalité de l’installation, il permettait d’acheminer de façon automatisée le fret d’une section à l’autre grâce à un impressionnant parc de convoyeurs (tapis roulant) automatisés. Des souterrains adjacents, comme le leur, devaient permettre le déplacement des techniciens pour toute tâche de diagnostic ou maintenance. Le tout formait un dédale dont il était difficile de s’extirper sans les plans adéquats, les croisements et coudes s’enchainant sans fin.

Peut-être plus préoccupant encore, les longues sections longilignes courant sur des centaines de mètres n’offraient aucune couverture en cas d’affrontement. Était-ce la raison pour laquelle tant d’hommes s’y étaient retrouvés piégés au moment des combats ? Car à mesure qu’ils progressaient dans une demi-obscurité, faisant usage du mode vision nocturne des visières de leurs casques pour y voir quelque chose et garder un semblant de furtivité, des cadavres commencèrent à apparaitre. Cela devait maintenant faire vingts minutes qu'ils marchaient dans la pénombre lorsque les corps se révélèrent. Fantassins de l’Alliance, les victimes étaient dans un état variable les unes par rapport aux autres. Certaines se révélaient totalement démembrées ou couvertes de profondes plaies au travers de l’armure, quand d’autres n’arboraient çà et là que les restes d’un échange de tirs mortels.

Le commando put ainsi admirer dans toute sa splendeur le résultat du travail coordonné d’Immortels et de leur meute d’Ombres décérébrées. Sans doute envoyés dans les tunnels pour traquer d’éventuels fuyards, ils avaient fini par tomber sur ceux-là. Mais plus préoccupants encore, certains signes laissaient supposer des combats qui s’étaient achevés il y a peu …

- « En alerte. Evitez les corps et  guetter tout mouvement au s… »

- « Six ou sept contacts, à cinquante mètres en avant. Ils approchent… » coupa instantanément la voix de la vigie du commando.

L’ingénieur avait été missionné pour déployer son drone de façon discrète en avant de l’équipe pour se faire une idée de ce qui pouvait les y attendre. Et les images qui leur parvinrent ne disaient qu’une seule chose : un petit groupe d’abominations corrompues avançait dans leur direction d’un pas décidé. Les avaient-ils sentis ? Probablement… Ce qui devait être une patrouille ou une meute vigilante s’élança soudainement à leur rencontre, proférant pour seules menaces d’horribles vociférations animales.

- « Sur deux lignes… Boucliers en avant, genou à terre. Ligne de feu en soutien. Munitions incendiaires et mods activés… Une autre ligne pour sécuriser nos arrières. » lança dans l’instant le N7 d’un ton qui se voulait étonnement calme.

Immédiatement, tous s’exécutèrent. Les trois individus les plus impressionnants parmi eux, deux Turiens et un Humain en armures lourdes, prirent la tête de la formation, bouclier balistique vers l’avant. Derrière eux se déploya une ligne de cinq tireurs - dont le Spectre - l’œil aligné dans leurs viseurs. Une seconde ligne sous la supervision du Commandant D’Lani prit la charge de leurs arrières, des fois qu’un autre groupe ne surgisse du dernier croisement pour les prendre à revers. Le plan, on ne peut plus simple, constituait donc à supporter le choc frontal de la charge des Ombres, puis à effectuer une percée sitôt encaissée. Les canons de fusils d’assaut et à pompe ouvriraient les hostilités en premier pour couper l’ennemi dans son élan suicidaire. Les boucliers devraient quant à eux supporter la violence du choc et leur permettre de dresser un obstacle sans conteste bien mince entre eux et les saloperies venues les exterminer.

Cette pauvre formation suffirait-elle à tenir le choc ? Ne seraient-ils pas submergés par d’autres contacts dont la présence leur était encore inconnue ? Ils allaient bientôt en avoir le cœur net, alors qu’une première salve fut tirée en direction des monstres se trouvant désormais à une vingtaine de mètres, soit la distance à laquelle même le renfort de leurs casques ne pouvait plus améliorer leur visibilité…

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Dernière édition par Alec Sykes le Mar 25 Sep 2018, 12:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Apollo 2203   Mar 25 Sep 2018, 01:15

Apollo 2203
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Le pistolet lourd émit un claquement sec, caractéristique d'une cartouche thermique vide. Pressant le côté de son flingue, l'objet s'éjecta, encore fumant. Une autre vint prendre sa place, s'activant dans un son qui vint se mêler au chaos de la bataille. Il était difficile de juger l'état des dégâts infligés aux corrompus dans l'obscurité, et ceux même avec le système de vision nocturne des casques. La seule chose discernable restait les morceaux de chairs qui volaient de gauche à droite. Parfois une munition incendiaire venait faire détoner une trop grande concentration de gaz dégagé par la Bacriva.

Les ombres étaient bien peu nombreuses pour créer un quelconque problème au commando spécialement équipé pour cette intervention. Si des renforts décidaient de venir leur prêter main forte, cela serait une autre paire de manche. Le calme et la froideur dont faisait preuve le Spectre Humain était tout à son honneur, mais l'ordre de tenir la ligne ici relevait du suicide. Avait-il seulement envisagé l'arrivée d'un Immortel ? Une attaque biotique au milieu du groupe signerait l'arrêt de mort de la moitié de l'escouade. Et il était hors de question de perdre des soldats inutilement.
Le tonnerre de la guerre résonnait jusqu'au moindre recoin de la station. Les oreilles avides entendraient cet appel, les yeux se tourneront dans leur direction et ainsi se terminera la mission s'ils ne se hâtaient pas.

Les possédés rencontrèrent un mur de boucliers, qui endigua l'assaut, les repoussant vers l'arrière. Le staccato des armes résonna, les balles traversant les corps, l'organisme tueur du mod festoyant dans cette débauche organique. De la biotique vint s'adjoindre à ce concert macabre.
Les griffes et les crocs en sous nombre n'avaient aucune chance de l'emporter face à la technologie. Le médecin nota aussi le manque d'entrain dont firent preuve les assaillants. Ils restaient virulents bien sûr, mais comparé aux centaines qu'elle avait combattu, leur combativité se trouvait un cran en dessous. La tranquillité retomba dans le corridor, les guerriers rechargèrent leurs armes, à l'écoute d'une future vague.
S'éclipsant du noyau de protection, Arcadia s'agenouilla à côté du cadavre d'un ennemi, un trou béant dans la cage thoracique. Elle désactiva sa VN, activant la lampe pectorale pour une meilleure examination du sujet. Son pouce ramena en arrière la paupière, les veines étaient encore rouges, tirant sur un noir violacé.

« Ce sont des ouvriers. La transformation est trop récente pour avoir pu commencer le conditionnement. Ce qu'il reste de leur humanité tente de se rebeller, cela inhibe une partie des récepteurs neurologiques liés à la violence. Nous ne bénéficions peut-être plus de la surprise, mais l'initiative est encore entre nos mains. Nous devons exploiter cette faiblesse avant qu'il ne soit trop tard. »

Comme toute structure de ce genre, les chantiers spatiaux de Séléné devaient disposer d'un mono rail à l'instar des laboratoires de Mars. Il était d'ailleurs inutile de s'embêter à suivre un plan puisque la direction à suivre était parfaitement indiquée sur les murs ou à même le sol. Bien que plus rapide, il ne restait peut-être pas le moyen de transport le plus discret. Mais fallait-il encore prendre le silence en compte après l'échauffourée ? Peut-être pas.
Le principal danger restait qu'un Immortel se lance à leur poursuite en compagnie de ses sbires, ces premiers étant tout à fait capables de piloter ce genre de véhicules. Le second bien que pure spéculation à l'heure actuelle, venait des conduits de ventilations longeant le rail. C'était un terrier parfait pour les Ombres qui n'auraient qu'à sauter sauter sur le train pour le prendre d'assaut. Beaucoup mouraient en essayant mais plusieurs réussiraient à se hisser à bord. Les combats dans un milieu quasi clos seraient d'une rare violence.

Il était également possible de tracer la route à pied, mais cela serait une perte de temps et le meilleur moyen de s'enliser dans des combats sanglants, de perdre définitivement toute initiative, voir de s'offrir soi même sur un plateau d'argent à l'énergie noire.
Il fallait faire vite, les secondes s'égrenaient implacablement. Ce n'était qu'une question de temps avant que leur présence ne soit révélée. Il fallait avancer, vite, ne pas se laisser encercler ou déborder, reprendre la contrôle de la station pour établir cette maudite tête de pont et si possible éviter de mourir.
Plus facile à dire qu'à faire, n'est ce pas ? Mais c'était bien là le travail d'une avant garde, du fer de lance Concilien. La toubib était certaine que la bonne décision serait prise...

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MessageSujet: Re: Apollo 2203   Sam 29 Sep 2018, 23:25
Apollo 2203
L'obscurité était déchirée par les flash lumineux des armes crachant leur feu sur les ennemis. En face, la cohorte grouillante hurlait et sifflait des sons inarticulés comme une parodie grossière d'encouragements d'une langue barbare et innommable. Il y avait bien plus de membres répugnants et noirâtres cherchant à copier ce qui avait été jadis une main, une jambe ou une épaule dans une vaine tentative de souvenir que de têtes. Et sans doute un seul cerveau atrophié pour le tas.

Immondes. C'est tout ce que ces choses étaient, aussi dégoûtantes et artificielles que l'avaient été autrefois les moissonnés. Un doigt levé à la face de toutes les créatures organiques qui peuplaient l'univers.

La Turienne, restée en arrière, observait ce tas de chimères afformes. Devant elle, la ligne de cinq soldats visaient et tiraient avec parcimonie, économisant la moindre balle. En temps normal, Ravi n'aurait pas été en reste, participant au front sans la moindre hésitation. Mais pour le moment, elle était trop occupée à couver Alec du regard.

Cet imbécile...

Les mots qu'elle avait laissé cingler à son encontre lui brûlaient encore la langue mais elle était sincère.
Si tu n'es plus en mesure d'opérer, comme tu dis, avait-elle sifflé, je serais d'abord trop occupée à t'arracher la peau du cul pour en faire une paire de gants. Et je suis certaine que ça ferait des gants dégueulasses alors soit gentil et épargne nous ce faux pas vestimentaire.

Evidemment qu'elle ne l'aurait pas laissé devenir une créature informe aux mains de l'ennemi. Il n'avait pas besoin de le lui demander ! Alors pourquoi par les Esprits s'était-il senti obligé de donner des mots à un acte répugnant, miséricordieux et nécessaire qu'elle préférait ignorer jusqu'au moment de devoir le réaliser ?
En faisant ça, il avait rendu l'idée répugnante.

Il était foutu de vouloir faire un suicide héroïque et « incroyablement nécessaire » à ses yeux. Le genre où il réussissait à s'en sortir uniquement pour s'écrouler aux pieds de son ancienne escouade, meurtri et luttant contre la corruption alors que son corps mutait petit à petit. A sortir des banalités, rappeler des promesses et finalement partir, achevé avant d'être devenu un monstre, gravant par là même son image dans les souvenirs de l'escouade et dans les étoiles.
Comme une bonne foutue légende digne de Shepard.

Ah ! S'il imaginait finir comme ça, il se fourrait le doigt dans l’œil.

Elle serait là pour le tirer du charnier avant qu'il ne s'y jette.

Une Ombre chercha à se jeter en avant sur l'un des Turiens au bouclier. Elle fut arrêtée à mi-course et resta suspendue, se débattant inutilement dans le vide alors qu'elle cherchait à plonger ce qui était une parodie de griffe vers le visage de l'homme. La bête ne remarquait pas l'aura violacée qui l'entourait et était  trop bête pour comprendre de quoi il s'agissait. Le Turien pour sa part hocha la tête, sans doute en guise de remerciement, avant d'abattre froidement l'ennemi d'un tir entre les deux yeux.
D'un geste de la main, Vertax envoya la chose s'écraser loin derrière, hors de la portée de la vision nocturne. Aucune créature n'avait cherché à utiliser du sang corrompu contrairement à celles de Cyones. Ce qui éclaircissait au moins un point : Il n'y avait pas d'immortel à proximité immédiate ou désireuse de se montrer.

Le dernier être corrompu chut dans un bruit sourd et ce fut tout. Le silence revint mais il sonnait faux. Comme si désormais un millier d'oreilles se tendaient dans le noir à l’affût du moindre son de respiration un tant soit peu trop fort, du moindre battement de cœur trop organique et sain pour avoir droit de cité dans ces tunnels maudits.
Non loin, Arcadia fourrageait parmi les cadavres, examinant et tirant les conclusions que les morts voulaient bien lui laisser trouver.

- Ce qu'il reste de leur humanité tente de se rebeller, cela inhibe une partie des récepteurs neurologiques liés à la violence.


- Conscience docteur, conscience... Humanité, c'est très ethnocentrée si vous voulez mon avis, murmura la biotique.

On sentait à sa façon de prononcer ces mots que la remarque avait été automatique mais que l'esprit, lui, suivait les lignes violacées qui parcourait le visage mou et sans expression de l'ouvrier. Le cerveau cherchait à compiler le tout, guettant, tirant hypothèses sur hypothèses, triant la montagne d'informations qu'on lui apportait à la recherche de tout ce qui était intéressant et méritait d'être gardé pour la suite.

Devant ses yeux verts, sa médecin préféré guettait le sol, suivant le rail du regard. Elle réfléchissait aussi mais peut-être d'une façon moins complète et paranoïaque que les Spectres.

- Il y a de l'idée.

La Turienne se baissa, tapotant le rail métallique devant les deux femmes.C'était une idée qui, si on ne la travaillait pas, était clairement suicidaire. Mais... Il s'agissait d'une piste. D'une possibilité qui méritait d'être examinée en intégralité et d'être tranchée.

- Alec ? Viens ici, on va avoir besoin de ton avis.

Elle pointa le rail magnétique à son collègue.

- Je pense pouvoir dire que Arcadia a dans l'idée que ceci pourrait être utile. Je me trompe ?


Un bref signe de tête confirma ce que la combattante avait entraperçu dans le comportement de la scientifique.

- Evidemment, débarquer à un point précis à de quoi être suicidaire. Inutile toutefois de parler de discrétion : Avec cette escarmouche, s'il y a Immortels dans la station, ils ont dû le sentir. Ces saloperies sont liées. Là où nous avons de la chance c'est qu'apparemment, les Ombres que nous venons de combattre n'étaient pas dirigées.

C'est un nombre bâtard que tu as choisis pour une escouade Alec. Pas assez et trop à la fois :

Peu pour une attaque frontale.
Trop pour infiltrer le complexe.

Le regard de Vertax se tourna vers Sykes. La sévérité de son regard n'était pas visible à travers la vitre fumée qui opacifiait son casque mais il la connaissait. Il savait.

Ravi l'avait laissé prendre la tête de l'escouade avec plaisir. Contrairement à lui, la biotique était loup solitaire. A deux, ça passait encore, mais au-delà ? Impossible d'être discret et efficace, si vous vouliez son avis. Elle avait toujours vécue comme ça : chez les Spectres c'était plutôt du solo, chez les Superviseurs on fonctionnait en duo sur le terrain et chez les Cabales... Les Cabales étaient un ancien groupe d'assassins biotiques, fait pour infiltrer les lignes et saboter un ennemi de l'intérieur. Difficile d'être plus éloquent.

Les deux n'avaient pas la même façon de faire. Voilà tout.

Ce qui n'empêchait pas le sentiment d'être coincé de régner dans l'esprit de la Spectre. Se séparer maintenant devenait suicidaire puisque le complexe alerté ne serait pas aussi facile à infiltrer que si les Corrompus avaient continué de croire être seuls.
Quelle merde.

- Nous sommes trop peu nombreux et n'avons pas assez en matériels pour imaginer pouvoir avancer dans les couloirs indéfiniment. Nous sommes en position de faiblesse et il faut agir vite. Je parle trop et  gaspille un temps précieux alors pour résumer :

On appelle deux chariots magnétiques via un piratage des ingénieurs. On vérifie au passage s'il y a des caméras ou pas. On fait venir un chariot vide à un point qui aura sûrement alerté tout le monde. Le nôtre s'arrête à un croisement avant, on emprunte un autre passage ou on créé deux leurres et on ressort pour passer par le toit du spatioport pendant que une bonne partie des Ombres et Immortels fouinent dans les couloirs à la recherche de notre présence.

De nous deux, c'est toi qui a l'habitude de diriger des troupes, mon truc c'est plutôt les commandos.

Je suis en terrain inconnu alors... choisis. Je serais plus pour les toits si on me demande.


La Turienne fixa une nouvelle fois son ancien apprenti. Elle n'aimait pas avouer ses méconnaissances mais ce n'était ni le lieu ni le moment de faire l'intrépide.


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MessageSujet: Re: Apollo 2203   Jeu 04 Oct 2018, 15:29

L’avantage d’opérer en terrain connu ? Vous disposez de certaines connaissances suffisantes pour permettre de garder une longueur d’avance sur l’adversaire. Du moins… en théorie. Car face à un mal comme la Corruption, certaines tactiques n’avaient plus lieu d’être. Particulièrement lorsque l’on se trouvait confronté à un opposant capable de retourner vos pertes contre vous. En ce sens, il était aisé de voir un parallèle avec les Moissonneurs, comme beaucoup se plaisaient à le faire depuis que cette crise était apparue. Mais les Moissonneurs du siècle dernier faisaient montre d’une force écrasante, la Corruption elle savait se montrer insidieuse quand il le fallait. Un registre dans lequel ceux amenés à la combattre se devaient de plonger eux-aussi pour arracher une victoire, ne serait-ce que temporaire.

Alec réfléchissait d’ailleurs à la question alors qu’ils faisaient le bilan de leurs options, les cadavres encore chauds de quelques Ombres à leurs pieds. Il n’avait pour sa part subit aucun dommage dans l’affrontement qui venait de se dérouler, le seul changement notable étant la cartouche thermique qu’il éjecta machinalement de son fusil d’assaut et quelques gerbes de sang çà et là sur son armure. Une substance organique capable de contaminer un être vivant s’il y était directement exposé, mais dont l’étanchéité de son armure le protégeait. Du moins… pour le moment.

Alors que tous s’assuraient du bon fonctionnement de l’équipement et de l’état du commando, le Spectre prit à part par la Turienne ne manqua pas de prendre en compte les avis exprimés pour se décider :

- « C’est le nombre voulu pour absorber le coup de certaines pertes. Imaginer infiltrer un complexe de cette taille avec un effectif si important en face sans se faire repérer aurait été illusoire. Mais puisque c’est arrivé plus tôt que prévu on va utiliser les grands moyens. On va faire comme tu proposes, mais il ne sera pas nécessaire de sortir dans le vide. C’est plutôt eux qui vont s’y retrouver… Un détour par la station technique adjacente au spatioport et qui gère ses systèmes usuels s’impose... J’espérais ne pas en arriver là et faire gagner du temps à l’opération, mais l’option du ménage par le vide s’impose… »

Comprenez part là jouer les apprentis sorciers avec les systèmes de survie de l’installation dans son ensemble. Du moins toute l’aile dédiée aux arrivées de navettes qui constituait le spatioport. Il ne s’agissait certainement pas de l’option la plus fine, mais peut-être de celle la plus retors et radicale à l’exception de tout faire sauter. Une option qui n’était de toute façon pas viable pour la pérennité du site, et qu’ils se devaient donc d’écarter. Le Spectre convint alors de choisir « le moindre mal », à savoir se débarrasser d’une part conséquente d’opposants tout en limitant au maximum les dégâts matériels.

Leur importance finale ne pouvait en revanche pas être précisément établie…

- « Une décompression explosive de la section va éjecter dans le vide tout ce qui ne dispose pas de bottes magnétiques ou n’a pas l’instinct de les activer… Ça devrait nous retirer une part importante des Ombres au vu de leur état, et nous laisser leurs maitres… La section ne sera plus étanche jusqu’à la réalisation de réparations de fortunes, mais des navettes seront toujours capables de s’y poser et de débarquer des renforts opérant sur respirateurs… »

Comme l’avaient proposé les deux femmes, l’escouade changea donc de moyen de locomotion, faisant sienne le système de convoyeurs automatisés à l’aide de consoles de maintenance piratées à intervalle régulier. Problème, de telles manipulations laissaient parfois des traces, des échos que quelqu’un d’assez doué pouvait trouver sur le réseau et retracer. Voilà pourquoi c’est l’ensemble du système d’acheminement qu’ils mirent en mouvement, brouillant en partie les pistes et imposant à l’ennemi de diviser ses patrouilles pour essayer de les localiser. Il en résulta des affrontements sporadiques avec des Ombres, le commando perdant deux de ses combattants à l’issue d’une échauffourée particulièrement violente. Aucun Immortel ne s’était montré en revanche, le contingent en charge du spatioport se trouvant très certainement au cœur même de la zone, soit leur objectif : les hangars et le poste de contrôle régulant arrivées et départs.

 C’est là qu’ils allaient mener le gros du combat. C’est là que le cœur du plan de fortune envisagé par l’ancien officier de l’Alliance se déroulait…

Aussi, lorsque les ingénieurs lui confirmèrent que le verrouillage d’urgence ne se déclencherait pas suite à la décompression grâce à leur sabotage, le concerné envoya ses instructions à la Task Force attendant à bonne distance. Observer un quelconque silence radio n’avait plus véritablement de sens, d’autant que la rapidité d’action était le cœur du succès à l’établissement d’une tête de pont.

- « SSV Birmingham en position. Prêt à opérer… Gare à l’impact… »
annonça dans leurs casques à tous le croiseur envoyé à la rencontre de l’unité.

Les canons de flancs du vaisseau se chargèrent, quoique à intensité minimale, visant un point précis sur la coque du hangar principal.

- « On s’accroche. Sitôt la brèche ouverte et la zone dépressurisée, on se déploie à couvert… Concentrez le feu sur les Immortels. N’endommagez pas les systèmes de contrôle de l’objectif… »

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MessageSujet: Re: Apollo 2203   Sam 06 Oct 2018, 22:49

Apollo 2203
Ft. Ravi Vertax et Alec Sykes



Le plan initial avait connu quelques accrocs et il avait fallu s'ajuster aux événements. Mais le commando gardait la tête froide, malgré la perte de deux des leurs, aucun d'entre eux ne rechignait à accomplir la mission.
Un vacarme assourdissant résonnait de nouveau au sein de la super-structure, le brouhaha des travailleurs en moins. Les Ombres et Immortels savaient ou trouver leurs proies et se ruaient vers la zone prêts à les tailler en pièces.  

Les piaillements et cris de rage tonnaient contre les murs dans une cacophonie dissonante. Avide que la corruption était, inconsciente du nœud coulant qui se refermait petit à petit autour de son cou.  Les soldats se tenaient prêt à affronter les derniers infectés qui survivraient à la dépressurisation, l'arme au poing. Les ingénieurs avaient tiré de leur sommeil les massives tourelles qui pendaient au plafond du hangar, prête à chanter la mort, à venger les âmes tombées sous le joug de l'énergie noire, attendant le moment opportun pour libérer leur déluge de feu.

Une voix forte et claire se fit entendre sur le canal vocal.

« Impact dans 3...2...1... »

Le reste se perdit dans le bruit de l'explosion qui secoua la station, des pans du plafond piquèrent vers le sol l'espace de quelques secondes avant de faire marche arrière. Les semelles magnétiques s'activèrent à ce moment, résonnant au sein de l'armure des porteurs. Dissimulés par des couverts soudés à même le sol, ils tinrent leur position, attentif au chaos qui régnait en maître autour d'eux. Outils mécaniques, appareils de manutention, navettes etc... Toutes ces choses s'envolèrent par le trou béant, aspirés par le vide.
Les Ombres succombaient en silence, l'air vicié de leurs poumons s'échappant en même tant que leur semblant de vie. Les corps grotesques se débattaient telles des marionnettes brisées, avalés dans une obscurité froide. Rien ne pouvait résister aux règles implacables de la physique, pas même l'énergie noire.

Lorsqu'ils se relevèrent pour pénétrer dans la pièce suivante, une demi douzaine d'Immortels se tenaient entre eux et l'objectif. Engoncés dans des armures de combats, la tête casquée, ils avaient eu le réflexe d'enclencher le magnétisme de leurs bottes. Ces derniers ne paraissaient guère satisfait de la tournure de l'affrontement.
Une aura noire s'enroula autour des silhouettes. Malgré le port de sa combinaison hermétique, Arcadia ressentit un frisson lui remonter le long de sa colonne, intensifiant son malaise.
La scène n'avait pas duré plus d'une seconde, les réflexes prirent le dessus. Ressentant le contact familier de son arme, elle pointa le canon vers une cible.
Les survivants tirèrent comme une seule personne, se dirigeant vers les demi murs pour s'offrir un semblant d'abri.

Un guerrier fut happé vers les corrompus, pressé comme un vulgaire citron, une seconde de moins et il aurait pu éviter ce sort peu enviable. Une guerre silencieuse s'installa, les balles claquaient sans un bruit, des détonations biotiques insonores apparaissaient et disparaissaient.
Se relevant, la toubib vida son chargeur sur l'ennemi, les premières munitions percutèrent avec violence la barrière biotique tandis que les suivantes s'infiltrèrent dans l'armure libérant l'organisme tueur.
Des extensions cartilagineuses poussèrent pour combler les trous dans la protection, ruisselante d'un plasma sanguin. Furieux de cet affront, la créature lança une attaque. Le Colonel se jeta de côté juste à temps, le panneau fut pulvérisé, des dizaines de morceaux volèrent en tout sens, allant se planter dans les murs.
Une Asari se porta à son secours, entamant un combat biotique avec le monstre. N'étant plus le centre d'attention de l'Immortel qui était absorbé par ce nouvel adversaire arrivant à lui tenir tête, elle se replia derrière un restant d'étagère qui n'avait pas été entièrement arrachée, rechargea son arme puis analysa la situation.

Une icône supplémentaire s'était éteinte, deux autres en orange virant dangereusement sur le rouge.  
Le seul obstacle sur sa route se trouvait être cette saloperie que son allié combattait tant bien que mal. Le docteur surgit de derrière le meuble, l'omni-lame déployée, elle l'abattit sur le bras dirigeant l'énergie noire, le tranchant au dessus du coude. La bête, incapable de continuer le duel, eut un mouvement de recul, surprise par cet assaut. La native de Thessia n'attendit pas pour prendre l'ascendant, l'envoyant voler d'une impulsion biotique. Les tourelles lourdes libérèrent un torrent de feu sur cette nouvelle cible. La régénération offerte par l'énergie noire ne put rien faire face à une telle violence.

Continuant sa course, le médecin s'agenouilla à côté d'un Turien. Combattre ne faisait plus partie de ses préoccupations, elle devait faire confiance à ses coéquipiers pour la couvrir.
Un morceau de cavorite traversait l'aine du soldat. Se connectant à l'interface de l'armure du porteur, elle reçut toutes les données vitales, les lisant aussi vite qu'elles s'affichaient. L'artère sierran équivalent de l'artère iliaque chez les humains avait été endommagée.
Elle découpa les protubérances de la tige avec son laser pour allonger correctement son patient. Activement le masque de secours celui-ci vint se fixer sur la bouche du Turien. Son projecteur pectoral s'alluma, illuminant la zone touchée.
La praticienne ouvrit un peu plus la jambière, y glissant une main pour appliquer un gel anesthésiant, puis d'un mouvement sec retira la pièce de métal. Les signes vitaux s'emballèrent, le produit essayant tant bien que mal d'endiguer l'effusion de sang qui flottait dans l'espace. Une dose de médigel et de Valpex vinrent s'ajouter pour limiter l'hémorragie en attendant des soins dans un lieu adapté. Elle recouvrit la plaie avec un adhésif chirurgical et scella l'armure. Le niveau d'oxygène du Turien était bas, mais il survivrait.
L'autre victime avait succombé à ses blessures, son casque défonçait voulait tout dire.

Les combats avaient cessé tout autour, des navettes aux couleurs de l'Alliance vinrent se poser dans le hangar, permettant d'ouvrir une tête de pont et soutenir la force envoyée en avant garde. Il était temps de rentrer le code dans les consoles à proximité, de reprendre le contrôle des chantiers.

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MessageSujet: Re: Apollo 2203   Mar 30 Oct 2018, 19:01


« Premier humain à ordonner le bombardement des chantiers spatiaux de son espèce ». Voilà qui sonnait plutôt bien comme titre. Sans doute Sykes pourrait-il le rajouter à sa carte de visite. Enfin, à condition d’en avoir une. Ce qui n’était étrangement pas des plus communs chez les Spectres… Toujours est-il que le soldat aurait à s’expliquer sur ce mode opératoire des plus directs sitôt la tête de pont solidement ancrée au sein des installations. Devant l’urgence de la situation, de telles considérations passaient pourtant au second plan, l’action prônant sur la réflexion lorsqu’il est question d’affronter la Corruption avec un sous-nombre flagrant pour désavantage.

Comme escompté, le tir du Birmingham eut pour effet de vampiriser l’oxygène et l’ensemble du contenu du hangar, non rivé au sol ou retenu par des forces magnétiques suffisamment puissantes, au profit du vide spatial. L’impact, quoique assez puissant pour faire trembler une part importante de l’installation se révéla parfaitement contrôlé, seuls des dégâts structurels mineurs au niveau du hangar étant à déplorer. Rien qu’une réparation de fortune suivie par plusieurs jours de maintenance soutenue ne saurait traiter. Mais encore fallait-il retrouver le contrôle de la mégastructure, ce à quoi les pelotons de Marines embarqués sur la Task Force de l’Alliance et prêts à l’action s’emploieraient une fois la ZA dégagée. L’escouade comprenant l’élite des forces armées conciliennes se lança donc dans un assaut éclair pour tenter de réaliser cet objectif, non sans y laisser un certain nombre de plumes.

Faisant parler cartouches thermiques et mods associés, Alec se lança en pointe de la formation, se dissimulant de couverts en couverts à mesure qu’un combat silencieux mais intense se déroulait tout autour. Leurs munitions, aidées par l’effet de masse de leurs armes, ne perdirent pas une once de leur caractère létal, les traçantes de chaque tir arrachant des gerbes de sang de diverses couleurs et en suspension sous l’absence de gravité. Usant de son M-99 à outrance, le Spectre mit son habileté au tir au service des biotiques de l’escouade, auxquels il fournit tant bien que mal une couverture assez efficace et soutenue pour leur permettre de faire étalage de leurs pouvoirs sur l’ennemi. Se retrouvant à combattre des êtres esclaves au service d’une volonté unique, le soldat ne se priva pas de faire preuve de la même sauvagerie à laquelle ils se trouvaient opposés.
 
Oubliant toute notion de retenue en matière d’économie de munitions comme d’efforts, ce combat étant de toute façon le dernier pour l’un des deux camps, le N7 aligna une à une des cibles dans la lunette de son arme sans fléchir. Même les tirs à la tête qu’il décochait aux suppôts de la Corruption ne suffirent pas en venir à bout du premier coup, la bactérie rongeuse de chair ne parvenant qu’à dévorer une partie des zones touchées. Les capacités de guérison hors du commun de ces saloperies parvinrent à reconstituer, du moins en partie, les tissus détruits, rendant dès lors la tâche de leur élimination plus complexe. Il dut donc s’y reprendre à plusieurs fois pour aligner le duo d’Asaris contaminées qui faisait l’objet de ses tirs, ne parvenant à en venir à bout qu’une fois une énième cartouche thermique vidée dans leur direction. Les natives des Républiques finirent ainsi par s’effondrer lourdement au sol, le crâne à demi entamé par les tirs du Spectre, alors que l’ultime phase de l’échange de tir s’amorçait.

Chaque camp engageant désormais l’autre à une distance réduite, ce qui restait du personnel combattant se fraya chemin vers le poste de contrôle à grands renforts d’armes de points, fusils à pompes et omnilame lorsque l’ennemi se fit trop présent. La pièce, sujette à toutes les convoitises, se remplit peu à peu de corps, retenus dans d’étranges positions par les bottes magnétiques des malheureux. Le sang, déjà bien présent depuis le début des affrontements, laissait admirer un drôle de spectacle de par les différentes couleurs et  trajectoires que pouvait bien prendre le fluide indispensable à la survie de tout être organique en apesanteur. Après de longues minutes d’affrontement au sein du hangar, l’ultime représentant des Immortels, un gaillard en armure lourde qui devait très certainement en imposer « de son vivant », se retrouva la cible de tout ceux encore en état de tenir une arme. Criblé de multiples impacts de balles et sous le coup de la biotique de ceux encore en état d’en user, le colosse rendit son dernier souffle de créature possédée, signant par son trépas la fin de l’action de l’avant-garde qu’ils constituaient tous.

Ordonnant de rassembler leurs blessés en vue de leur évacuation, Alec assura le téléchargement du mastercode au sein de l’ordinateur du poste de contrôle, permettant au reste du contingent de prendre le relais. Très vite, la zone se mit à grouiller d’activité, des navettes circulant en tous sens dans un manège pourtant bien huilée en vue de débarquer troupes et logistique pour que l’Alliance retrouve son dû. Quant au commando, le bilan n’était mirobolant : le tiers de l’effectif tué et un autre blessé plus ou moins sérieusement. Des vies qui risquaient de manquer au sein de leurs Corps respectifs, mais qui avaient espérons-le, servi une « juste cause ».

Passant le relais aux Marines, l’effectif embarqua donc à destination de la Citadelle pour y être débriefé, traiter les blessures et s’occuper des morts. Dans les heures –voire jours - à venir Séléné se transformerait en un champ de bataille de bien plus grande ampleur. L’Alliance,  aidée par le Conseil, allait devoir se battre avec acharnement pour reprendre le contrôle du satellite naturel du monde natal de son espèce et des installations qui lui étaient cruciales pour la survie de ses capacités de déploiement. Ayant déjà perdu des milliers de vies avec la chute des chantiers spatiaux au profit de la Corruption, elle devrait probablement revoir à la hausse le bilan de ses pertes à mesure que les combats pour chaque section, aile, ou même coursive du complexe prendraient place. Car si une chose était certaine, c’est que les Corrompus encore sur place se battraient jusqu’au dernier pour défendre chaque once de terrain gagné par le vil stratagème mis en place par les actions d’Aria T’Loak.
 
Un stratagème qu’il conviendrait d’ailleurs d’étudier de près pour éviter de voir à nouveau un tel cas se reproduire ailleurs, la présence d’agents d’autres espèces au sein des Immortels soulevant un nombre incalculable de questions.

L’Alliance avait-elle en son sein des êtres voués corps et âmes à la cause de l’ancienne Reine d’Oméga ? Quelqu'un capable de falsifier des documents d'accréditation pour un complexe militaire de première importance, de faire entrer des agents d'autres espèces sur zone... Un important travail d’enquête, et de purge si la chose se trouvait avérée, s’annonçait au sein des rangs de l’armée, et le cas échéant, des forces du Conseil. De quoi occuper les Affaires Internes, les Superviseurs du SSC et, dans le cas où cette histoire remontait bien trop loin, les agents du SPECTRE…

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