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 [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats

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MessageSujet: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Mer 29 Aoû 2018, 20:58
► █ Date :  août 2203 RP Violent
Au'n Talgar ♦️ Arcadia McKnight ♦️
Dissidences, corruption et ... chocolats


AXV-Dévotion
Espace du système Vular
Orbite de Vana


Le colossal porte-chasseur voguait dans l’espace avec paresse, se laissant porter par la force de sa propulsion, veillant sans cesse à ne pas se laisser happer par la pesanteur de ce monde fort modeste que se trouvait être Vana. Autrefois colonie minière de premier plan, ce monde n’était plus désormais qu’un ridicule centre de peuplement équipé d’un unique dôme d’habitation à peine capable de supporter quelques millions d’âmes. Pour l’heure, personne au sein de l’Hégémonie n’avait accepté de venir s’y terrer, préférant les nombreux mondes plus verts et respirables qui parsemaient l’espace de la nation.

Toutefois, ce monde naguère complètement ignoré était désormais en proie à une activité intense, en l’occurrence l’arrivée de prêt d’un million de réfugiés, en grande majorité des asaris, qui s’amassaient avec véhémence, colère ou résignation dans cet immense dôme. L’horreur de la gestion, ainsi que la nouvelle concernant la chute totale de leur monde natal avait de quoi créer des sueurs froides à celui qui était devenu de facto le maitre des lieux, en l’occurrence le vice-commandeur Atel’An, officier le plus gradé dans le système Vular.

Bien évidemment, le commandeur en second n’était nullement dans un véritable pétrin, non il s’occupait simplement de la mise en place d’une quarantaine efficace, de gérer le flux intense que la troisième flotte avait créé en emportant tous les réfugiés et en les déposant sur Vana, ainsi que l’assurance que le monde agricole d’Erzsbat restait à tout jamais hors de portée des éventuelles menaces inhérentes à ce genre d’activités butarianitaires. Non la personne réellement enfoncée dans le bourbier infect qu’était la situation actuelle n’était autre que le D’Oyuin en personne, dirigeant du puissant Ministère de la réconciliation. C’était d’ailleurs avec ce dernier que le vice-commandeur avait présentement rendez-vous. Fort heureusement, en hologramme.

« La communication est prête Vice-commandeur. »

Atel’An acquiesça sombrement tandis que son interlocuteur du jour, et sûrement de tous les jours à venir, apparaissait enfin dans son entièreté. Le butarien était un être de petite taille et d’un âge avancé pour la moyenne gouvernementale, extrêmement rajeunie depuis la prise de pouvoir de l’actuel Galant’Ark.

« Vice-commandeur Atel’An, c’est un immense plaisir que de vous voir en ce jour si grave pour l’Hégémonie. » Le ton du ministre était à l’image de sa personne, grave, ramassé mais de manière surprenante, hautement énergique. Le soldat se contenta de saluer son supérieur de la tête. « Astéria est tombée. » Léger silence, en vérité profondément hypocrite, la nouvelle avait laissé toute l’Hégémonie de marbre, tous les statisticiens ayant annoncée la chose avant même le début du combat, surtout avec le refus du gouvernement d’engager ses forces dans un combat terrestre. Et la commandeur Gel’Bryn se pavanait désormais partout pour clamer sa victoire. Elle avait même reçue une médaille « Toutefois ce sacrifice n’est pas vain et nous avons pu sauver d’innombrables vies dans cette opération. Ce qui complique la situation c’est l’incompréhension de certains individus qu’ils se sont engagés auprès de l’Hégémonie en signant ce contrat de sauvetage et qu’ils sont, ainsi que leurs proches débiteurs d’une immense dette. »

Du racket ni plus ni moins, mais Atel’An s’en moquait éperdument, l’avenir de sa nation et la victoire étaient les seules choses importantes à ses yeux, ainsi que sa gloire personnelle. Pour le reste s’il devait rançonner des civils, abattre des villes ou vitrifier des planètes, il pouvait bien faire chaque jour de l’année pour ce qu’il avait à en faire.

« Aussi votre rôle est essentiel, vice-commandeur. Aucun vaisseau ne doit quitter sans que le moindre centimètre carré ne soit étudié, et sans la totalité des autorisations nécessaires. A la moindre hésitation, abattez le véhicule. C’est un ordre de notre glorieux Galant’Ark, qui est la voix du peuple et de la nation. » Le D’Oyuin jetait un regard mystérieux en direction de l’officier militaire tandis que ce dernier réalisait le geste de fidélité patriote au titre du premier et unique des leurs. « J’attends de vous, que dis-je, nous attendons tous de vous un contrôle absolu de la situation. Si le moindre problème devait survenir vous en serez le seul responsable. Me suis-je bien fait comprendre ? » Le vieux butarien lâchait son plus chaleureux sourire tout en utilisant, sans doutes possibles, une menace.

Un frisson parcourut Atel’An tandis qu’il inclinait lourdement sa tête sur la gauche.

« Les ordres sont pleinement compris D’Oyuin. Le Galant’Ark ne sera pas déçu. »

Salut rachitique du ministre et coupure de la communication. Le vice-commandeur laissa enfin un profond soupir surgir du plus profond de son être, puis fit claquer ses talons … il avait de nombreux ordres à transmettre.

Croiseur OXV-Extermination
Classe Au’Taal, vaisseau furtif de dernière génération
Centre de communication
Espace du système Vular


La Maréchal-commissaire Ver’Ona scrutait l’espace avec un air parfaitement impassible. Première femme à ce poste, elle était reconnue unilatéralement comme l’un des meilleurs éléments de sa génération et devait entièrement sa position à ses compétences, une nouvelle mode instaurée par l’actuel dirigeant de la nation. Fille de petits propriétaires terriens, elle était pour certains une parvenue ayant outrepassée sa caste, au mépris des traditions, pour d’autre la chouchou du Galant’Ark et pour ceux possédant un minimum de jugeote une impitoyable adversaire qu’il était hautement préférable de ne pas s’en faire une ennemie.

Maîtresse d’œuvre de la grande purge du département anti-corruption, fléau des familles des anciennes castes supérieures, et fanatique farouchement zélée, Ver’Ona était sûrement l’un des individus les plus puissants et redoutables de la Nouvelle Hégémonie, et d’innombrables procès pour crimes de guerre et autres atrocités l’auraient vraisemblablement attendu dans n’importe quelle autre nation.

Désormais, la maîtresse-espionne attendait patiemment la suite des évènements.

Astéria était tombée depuis maintenant trois jours et il était indéniable que l’information était déjà parvenue auprès des nombreux, très nombreux, réfugiés s’amassant petit à petit sur le modeste monde de Vana. Très bientôt de sérieux troubles allaient éclater sur cette planète, et il était du rôle de la Maréchal-commissaire de faire en sorte que la situation reste parfaitement sous contrôle. Il existait pour cela plusieurs méthodes et toutes étaient valables, restait que le Galant’Ark avait réclamé un minimum de pertes et de violence, le but final était de faire en sorte qu’un maximum de survivants acceptent sciemment de rester au sein de l’Hégémonie.

« La solution la plus simple, est de laisser la révolte éclater, tout en s’assurant que les leaders soient minutieusement éliminés préalablement. Une révolte sans contrôle donne invariablement lieu à des massacres, l’Hégémonie sera adulée pour ramener l’ordre et la sécurité, surtout qu’il y a de nombreux enfants sur place. Nous serions les héros de l’histoire. » La voix rauque du colonel-commissaire Mal’caor rompit le silence, rappelant à la maîtresse des lieux qu’elle était encore en réunion. « Le mieux serait que des infectés se soient mêlés à la situation, que nous puissions mettre les révoltés et les monstres dans le même camp. »

Mal’caor, en bon représentant du commissariat, était un être brutal, trouvant bien trop de plaisir dans l’idée de massacrer des gens, mais c’était une brute fidèle donc quelqu’un d’utile. Si vous avez besoin de vous salir les mains, il est toujours vital de posséder un bouc émissaire à tout potentiel débordement.

« Nous pouvons tout simplement infiltrer les rangs des révoltés, éliminer les dirigeants des mouvements sans attirer l’attention et faire en sorte que les différents groupes s’accusent mutuellement. S’ils s’affrontent alors ils feront des dégâts collatéraux et l’armée de terre sera obligée d’intervenir. Nous indiquerons alors simplement les individus qui auront commis des crimes, en les punissant nous prouverons simplement que sur Vana la justice c’est l’Hégémonie. »

Fannor lâchait son discours sur un ton totalement désintéressé, mais Ver’Ona n’était pas dupe, il était évident que le chef de l’YKS avait déjà de nombreux agents infiltrés dans le dôme. Ce butarien était l’exact opposé du colonel-commissaire, un être pragmatique mais détestant faire couler une goutte de sang en trop. S’il jugeait les dégâts collatéraux inévitables c’est que la situation était réellement dangereuse.

« L’OKS peut intervenir directement. » Au’n Talgar lâchait ces quelques mots comme s’il n’en avait vraiment pas envie, jugeant sûrement les propositions de ses camarades trop vicieuses pour lui. Le colonel de l’OKS était connu pour aimer l’action directe et ne jamais rechigner à se mettre en danger, c’était d’ailleurs pour ça qu’il avait été désigné pour cette mission. « On se pose dans le dôme, on patrouille dans la zone, pendant ce temps-là, l’YKS nous marque les cibles dangereuses et on se charge du nettoyage.. »

Le butarien recevait, sans se défaire, les regards de tous ses homologues et semblait même presque s’ennuyer. Un sourire occupa fugacement le visage de la Maréchal-commissaire qui prit enfin la parole.

« Nous allons simplement pratiquer les trois plans en simultané. Colonel-commissaire Mal’caor, vous faire en sorte de faire monter la pression en augmentant le nombre de discours diffusés, y compris la nuit. Colonel Fannor, vous vous assurez que les différents meneurs soient rapidement marqués. Colonel Au’n, l’OKS devra réceptionner les cibles et assurer qu’ils ne soient plus une menace …  » Une once d’hésitation savamment préparée apparut alors, suivit d’un léger mordillage de lèvres. « … mettez en quelques-uns au frais. Un procès parfaitement équitable devrait apaiser les tensions. Surtout, évitez les pertes civiles, l’ennemi doit porter la responsabilité de tous les évènements en cours. »

La Maréchal-commissaire n’avait pas une seule fois fait face à ses subordonnés, se contentant de laisser son reflet porté par l’immense baie vitrée le faire pour elle. C’est d’ailleurs toujours dans cette posture qu’elle indiqua d’un geste de la main que la séance était terminée, ainsi que les discussions. Comprenant instinctivement les limites de leurs pouvoirs personnels, les trois représentants de la police de sécurité intérieure se levèrent quasi simultanément et quittèrent les lieux sans un regard en arrière, mais non sans une dernière inclination respectueuse de la tête.

Une fois dehors, Mal’caor posa une main amicale sur l’épaule de son confrère de l’OKS, qui lui répondit par un sourire sincère.

« Mon frère. » Evidemment aucuns des deux ne l’étaient, mais leur statut d’orphelins servait à les souder tout autant qu’une famille classique. « Fais bien attention sur place. Les dernières informations parlent de traces d’énergie noire. Nous essayons de bâtir autant de portails de décontamination que possible mais c’est mission impossible de terminer avant que la situation n’éclate. Mes soldats seront chargés de protéger au maximum ceux construits donc nous n’aurons pas vraiment la possibilité de nous porter à ton secours si ça tourne mal. Par contre n’hésitez pas à vous replier aux différents points de surveillance. Nous y avons installé des nids de mitrailleuses. Bonne chance en bas. » Cette fois-ci une véritable accolade fut réalisée, sous le regard indiscernable d’un Fannor étrangement silencieux.

« Merci frère. Mais ce sont plus les révoltés qui vont avoir besoin de soutien, promet moi simplement que tu ne vas te mettre à les soutenir, maudit rebelle que tu es. » Le commissaire ricana et s’en alla sans ajouter autre chose, laissant l’YKS et l’OKS seuls dans le couloir menant à la passerelle.

Fannor scrutait encore Au’n avec cet air parfaitement neutre, le colonel ne s’en offusqua d’ailleurs pas et se contenta d’en faire de même. L’échange sembla durer une infinité jusqu’à ce que Talgar céda enfin.

« Tu veux quelque chose mon frère ? » L’espion était lui aussi l’un des nombreux orphelins.

« Il y a un ou plusieurs immortels sur Vana. » Les propos étaient lapidaires, mais n’en collèrent pas moins une légère frousse à Au’n, il était parfaitement au courant des capacités de destruction de ces saloperies. « Prends ça. » Et le chef de l’YKS présenta à son homologue une boite de mods qu’il transportait avec lui depuis plusieurs minutes déjà. « Ce sont les derniers prototypes de nos scientifiques, des mods anti-corruption, construit à partir des données de l’ODA. » Puis, à peine Talgar s’en empara, Fannor s’en alla sans ajouter un mot, ni un regard, de plus.

Navette XV-104 « Lysios »
Modèle de transport standard
Dôme d’habitation de Vana


Les navettes, au nombre de trois, transportaient les onze membres de l’escouade de l’OKS, mais aussi un mécha de type quadrupède servant de bouclier mobile et transportant six drones volants de surveillances. La seule anomalie dans la situation présente restait ce onzième membre de l’unité, en l’occurrence une représentante humaine, membre de l’Alliance, membre de l’UCIP et portant une armure de l’Hégémonie adaptée à sa morphologie. Si l’humaine portait entièrement sa combinaison, il était strictement impossible de la différencier de ses camarades, et elle portait même le symbole de l’Hégémonie spécialement gravé pour la mission présente. Ici point de secret, ils étaient les représentants officiellement du gouvernement local, et même Arcadia en portait la responsabilité.

Ce qui ne lassait pas d’amuser et d’agacer, suivant les instants, les différents membres de l’escouade. Pour sa part Au’n se contentait de regretter la situation uniquement lorsque l’humaine prenait la parole. Ce qui semblait être à chaque instant de la journée. Les journées de Vana allaient être terriblement longues. Profitant du transport, le colonel se laissa aller au briefing habituel, ouvrant la communication aux trois transporteurs. Celui de l’officier butarien comprenant, en plus de lui, Arcadia McKnight et trois autres OKS.

« Je ne vais pas enrober le briefing de bons mots, sur Vana c’est un merdier sans nom. L’anarchie règne tandis que les anciens militaires, qu’ils soient des républiques ou de l’alliance, semblent mener une petite révolte de fond qui risque d’emporter tout le secteur dans un conflit armé. Notre rôle est extrêmement simple, on élimine ou capture les cibles qu’on nous indique. » Au’n regardait successivement les résidents de sa navette et les images des autres modules, l’air sévère. « Le problème c’est que les renseignements nous parlent d’un petit comité de raclures qui se sont gavés à l’EN dans le lot. On ne sait pas combien ils sont mais semblerait qu’ils évitent pour l’heure de se montrer au grand jour. Cela signifie deux choses, soit ils ont trouvé une excellente cachette, surement les sous terrains miniers, soit ils sont particulièrement rusés. Dans tous les cas la menace est sérieuse alors pas d’hésitations, si ça sent la merdasse noirâtre on crame le tout.

Petit cadeau des scientifiques, on est tous équipés de mods anti-corruption. Alors on n’hésite pas à tartiner la face d’un soit disant immortel. Dernière règle, pas de pertes civiles autorisées de notre part. Ici on ne mate pas une branche terroriste ou des esc… »
Au’n arrêta son regard sur l’humaine, se rappelant que le sujet était assez sensible chez cette espèce. Et puis le terme n’avait plus vraiment de sens maintenant que la chose était devenue illégale. « …  des dissidents apatriotes. Du coup on protège les enfants, on n’abat personne dans le dos. Tir de défense si témoins, sinon vous nettoyez tout. Lorsqu’on arrive, les chefs ont préparé des cartons d’un truc qu’on appelle chocolat. On est censé en distribuer à tous les enfants et civils non hostiles. Faites un petit effort. »

Le briefing se termina lorsque les navettes atterrirent, de manière joliment synchronisées, sur une air d’atterrissage normalement bondée mais dégagée exceptionnellement pour l’arrivée des forces spéciales. Les portes s’ouvrirent sans attendre, laissant le commando poser les pieds sur la terre ferme, enfin le béton. Puis les vaisseaux s’enfuirent aussi rapidement qu’ils étaient venus. Au’n renifla l’air recyclé du dôme, observa en silence les centaines de civils beuglant à l’orée de l’air, notant quelques regards apeurés, colériques mais heureusement majoritairement reconnaissants. Toutefois le sentiment qui semblait habiter la totalité des nouveaux locataires restait indubitablement la déception, celle ne pas voir leurs proches arriver enfin. Ce point restait néanmoins un élément positif, ils attendaient simplement que les leurs les rejoignent, et ces derniers étaient assurés de le faire, l’Hégémonie n’avait abandonné personne ayant signé un contrat d’évacuation.

Puis le colonel de l’OKS scruta sa troupe, lâchant un dernier message avant de se diriger vers les cartons de chocolat et de se mettre à en distribuer à tout le monde.

« Sur Vana, les jours durant quarante et une heure, préparez à de longues, très longues journées de travail. »

Heureusement, la station maintenant un cycle jour/nuit calqué sur le rythme de Khar’Shan, en l’occurrence des cycles de neuf heures alternatifs, ce qui rendait la phrase de l’officier plus humoristique que sérieuse.

Alors seulement, Au’n s’enfonça dans la foule, brisant avec aisance les rangs des réfugiés, chose rendue extrêmement simple par le fait qu’ils s’enlevaient d’eux-mêmes face à l’avancée d’une troupe lourdement armée. Après quelques minutes de marche, et comprenant vite que l’endroit s’agençait presque comme une ville traditionnelle, le butarien fit rapidement signe à ses combattants de se mettre à distribuer les cadeaux. Quelques heures plus tard, agacé par la situation et harassé de fatigue, le colonel fit signe à sa troupe de le suivre. En quelques minutes, ils atteignirent le premier lieu de rendez-vous, un imposant immeuble qui se trouvait être le camp de base du bureau des répressions.

Guidant sa troupe au travers des dédales de couloirs, ne croisant que peu de policiers en faction, le colonel Talgar amena enfin jusqu’à leur quartier général, au moins pour les jours à venir « On se repose ici. Demain la mission commence. » Lâcha sèchement le vétéran en observant l’endroit, ici une modeste chambre comportant douze lits, rangés par deux éléments superposés. A peine eut-il terminé sa phrase que déjà l’ensemble du commando se jeta en avant pour s’installer en un minimum de temps … hormis Arcadia, que le butarien arrêta d’un geste de la main. « Toi, tu m’accompagnes. »

Et Au’n prit alors la direction du dernier étage de la bâtisse, le centre de commandement tactique et opérationnel de la police de Vana.


Dernière édition par Au'n Talgar le Jeu 30 Aoû 2018, 17:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Jeu 30 Aoû 2018, 02:16

Dissidences, corruption et ... chocolats
Ft. Au'n Talgar



Allongée sur sa couchette, la tête surélevée par un oreiller, Arcadia regardait d'un air pensif l'imposant ouvrage qui reposait contre ses cuisses. Elle travaillait depuis plus de deux mois avec l'Hégémonie et l'OKS. Loin d'être une promenade de santé, elle appréciait le fait de pouvoir se donner à fond. Elle n'avait peut-être pas le niveau des forces spéciales, mais personne ne l'avait encore foutu à la porte, ce qui dans les faits devaient plutôt être une bonne chose non ?

Il était inutile de se mentir, c'était dur, mais elle l'était encore plus. Durant les moments passés sur le vaisseau, elle apprenait d'une manière zélée tout ce qu'il y avait à savoir sur l'organisme Butarien, comment soigner les différentes blessures, les simulations d'opérations chirurgicales, la liste des anti-biotiques et même les bases de la culture Butarienne. Les leçons lui étaient dispensées par le médecin de bord, un ancêtre, grincheux, acariâtre et raciste.
Mais outre la discrimination, c'était un bon pédagogue. Le bougre savait définitivement de quoi il parlait. En terrain neutre, elle aurait sûrement tenté de lui élargir l'esprit, mais chez ses hôtes, l'humaine devait faire bonne figure, elle représentait l'Alliance. Aussi haïssable pouvait elle paraître, ternir la réputation de sa faction était bien la dernière chose qu'elle souhaitait.

L'intégration restait très difficile, les premières semaines avaient été très compliqués. Alors elle avait fait comme à son habitude, s'en battre les couilles, répondant poliment lorsque la situation l'exigeait, suivant les ordres sans broncher etc. Améliorer ses connaissances du savoir vivre Butarien l'avait tout de même bien aidé, même si parfois, cela était approximatif, certains appréciaient les efforts fournis, lui permettant de se familiariser avec quelques membres de l'unité d'élite.
En revanche, la nourriture était vraiment immonde et elle ne mâchait pas ses mots. Franchement celui qui avait élaboré ces rations de combat n'avait jamais eu à en bouffer une.

Lors des opérations, elle revêtait une tenue de combat de l'OKS, c'était toujours bizarre de porter une autre armure que la sienne, mais elle en avait déjà fait l'expérience au sein de la Garde Noire. Combattant sous les ordres du Colonel Talgar, elle faisait en sorte de suivre le rythme. Bien que difficile à décrypter, elle en apprenait plus sur lui en examinant sa façon de parler, de se déplacer, de se battre, sur sa gestuelle, ou sur ses moments d'absences. Le docteur savait que dès qu'elle l'ouvrait, il ne pouvait pas l'encadrer, cela lui donnait une furieuse envie de lui éclater le crâne avec le premier objet qui lui tombait sous la main, puis de le recoudre sans anesthésie, mais dans le fond elle éprouvait un léger sentiment de sympathie à son égard.
La blonde se demandait vraiment pourquoi il l'a gardé à ses côtés alors qu'il aurait pu l'assigner d'un claquement de doigt à une unité merdique ou à la consigner sur le vaisseau. Elle se savait suffisante mais certainement pas indispensable.

Ouvrant le livre, elle feuilleta plusieurs pages traitant de la zone buccale Butarienne, le chapitre survolait les lésions dentaires et les maladies gingivales qu'un médecin devait savoir. Allant des caries de l'émail et de la dentine jusqu'à sinusite maxillaire chronique, ce n'était pas le passage le plus passionnant, mais il n'allait pas se lire tout seul.

L'énumération des manuels médicaux aurait pu continuer encore un sacré moment, l'anatomie et la physiologie Butarienne partageant plusieurs points communs avec celle des Humains, certains textes étaient plus simple à apprendre que d'autres. Exception faite de la tête qui était radicalement différente. Mais je diverge et mon partenaire s'impatiente.


Circulant dans les allées du dôme, une sacoche remplie de tablettes de chocolat, Arcadia tentait de rassurer les civils qu'elle rencontrait, même si sa protection aux couleurs de l'Hégémonie avait tendance à faire le contraire. La plupart des Humains la considérait d'un œil méprisant, refusant purement et simplement de lui adresser la parole. N'en prenant guère ombrage, elle vérifiait surtout que les enfants ne soient pas infectés.
Cela lui faisait mal au cœur de voir ses semblables parqués ainsi, amadoués avec de la nourriture bas de gamme. Hélas elle ne pouvait pas y faire grand chose, ces derniers avaient signé un contrat avec les Butariens, il était trop tard. La farce dura plusieurs heures avant que, excédé par la tâche, Au'n leur ordonne d'arrêter.
L'image d'un colosse extra-terrestre, avec une dentition de requin, tout sourire, en train de distribuer des friandises, tout en débitant des paroles mielleuses se forma dans sa tête. Jugeant la vision malsaine et dérangeante, Arcadia préféra l'effacer de sa mémoire. Personne ne méritait un tel traitement.

Elle suivit l'escouade jusqu'à un baraquement quelconque. A l'intérieur une douzaine de plumards étaient alignés. La pièce était tout ce qu'il y avait de plus militaire : fonctionnelle point barre.
Mais avant qu'elle n'ait pu aller plus loin, Au'n l'arrêta d'un geste de la main et l'invita à la suivre.
La quadragénaire réalisa que cela faisait un moment qu'elle ne s'était pas retrouvé seule en compagnie de son supérieur. Cela ne se représenterai peut-être pas avant un bon moment.

« J'aimerai savoir, pourquoi m'embarquez vous à chaque fois alors que je vous tape royalement sur le système ? Cela ne me dérange absolument pas de vous accompagner, au contraire. Mais je vois bien à votre tête... Oui cette grimace là, que dès que je parle, vous préféreriez presque vous coincer les parties dans une porte plutôt que de m'écouter plus longtemps. Sans oublier je suis une Humaine et je fais partie de l'Alliance, le combo gagnant en somme. Alors pourquoi ? Et ne me dites pas que c'est à cause de ma demande, vous auriez pu me bazarder il y a bien longtemps dans une unité quelconque ou me consigner dans le vaisseau. »

(c) King (Sacrifars)


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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Jeu 30 Aoû 2018, 20:09
Tandis que le duo s’éloignait de la chambre, traversant de nombreux couloirs et escaliers, tous quasiment aussi vides les uns que les autres, l’humaine rompit enfin le silence, posant, pour la première fois depuis son arrivée dans les rangs de l’Hégémonie, une bonne question. Mais, bien décidé à savourer ce moment magique, Au’n ne répondit pas immédiatement, laissant un étage supplémentaire s’écouler dans cette marche vers le sommet. C’est finalement à l’ultime marche de l’escalier, enfin pour cette partie précise de la montée, que le butarien se tourna vers sa, toute relative, subordonnée.

« La réponse est extrêmement simple. Je vous ai pris sous mon aile parce que je me suis porté garant vis-à-vis de vous. Pour le reste … disons que je vous apprécie. » Un sourire carnassier éclaira le visage du vétéran à l’évocation du dernier terme, et plus encore lorsque l’humaine afficha un air à mi-chemin de l’incompréhension et du franc énervement. « Que ce soit inconcevable peut se comprendre, mais c’est une vérité toute simple. » Le colonel Talgar effaça son sourire et afficha un air presque moqueur. « Pour faire simple, ce n’est pas vous qui me tapez sur le système mais vos propos, votre manière de vous exprimer. Vous portez en vous l’agressivité humaine, vous crachez votre supériorité à chaque intervention, à la manière que l’Alliance a de pratiquer sa politique extérieure. Vous êtes creuse, vide de toute réelle idéologie et pourtant vous clamez partout être porteur de la vérité universelle, de la bonne intelligence.

L’Humanité a agressé les autres espèces dès qu’elle en a eu les capacités, a dérobé les terres d’autrui sans idéal autre que l’avidité, et sans jamais éprouver le moindre remord. Vous avez exterminé trois cent mille vies en quelques instants et jamais la moindre excuse n’a été formulée. Se retrancher derrière l’excuse du devoir n’est jamais preuve de force mais de paresse intellectuelle. Vous pouvez juger les coutumes et traditions de l’Hégémonie, vous prétendre plus éclairé et cracher sur tout ce que nous faisons, mais en attendant nous avons évolué. Nous avons banni l’esclavage de nos terres, nous avons reconnu publiquement la bordure skylienne comme terre humaine.

Nous avons changé, nous avons appris de nos erreurs, alors que chaque jour l’Alliance recommence les siennes, se vautre dedans en clamant partout qu’ils sont le centre du monde libre. Et vous, Arcadia McKnight, au travers de toutes vos répliques de sagesse illusoire, vous êtes exactement pareille que cette bête corrompue qu’est l’Alliance. »
Au’n avait la gorge sèche, il n’avait pas autant parlé depuis longtemps. « Ce n’est pas vous qui me faite grimacer, loin de là. Vous êtes d’une rare intelligence, d’une grande compétence, mais vous n’êtes qu’un grain de poussière qui s’imagine étoile. Je parie même que vous me voyez vaniteux, orgueilleux. Vous êtes tellement loin de la vérité.

Je ne suis rien, qu’un minuscule maillon de l’immense chaine de l’Hégémonie, mais je sais simplement ce que je veux, ce que j’espère et j’exprime ces choses à égales sincérités. Humaine ou pas, je m’en moque éperdument. Vous êtes ici comme spécialiste de l’énergie noire, comme médecin de guerre et comme combattante, c’est aussi simple que ça, alors comportez-vous comme tel. Cessez de m’affronter pour démontrer votre virilité simiesque, je suis le chef, je commande. Affrontez moi pour me prouver que votre point de vue est valable, soutenez moi lorsque je vais dans la bonne direction.

Si vous voulez que je ne grimace plus, exprimez-vous comme une citoyenne de l’Hégémonie, comme une combattante de l’OKS. Et là vous comprendrez qu’humaine ou non, représentante de l’Alliance ou pas, votre voix vaudra tout autant que l’ensemble de mes congénères, plus encore étant donné vos compétences particulières. Maintenant nous allons rejoindre le QG du bureau de la répression, et discuter avec les autorités locales, vous profiterez de ce moment pour me présenter votre opinion de la mission qui nous attend, et sur les meilleurs moyens de débusques d’éventuels agents de la corruption. »


Puis l’officier des forces spéciales reprit sa route, ignorant royalement les éventuels propos de sa spécialiste. La route ne dura heureusement que peu de temps et ils atteignirent rapidement une porte à double surmonté d’un écriteau indiquant la présence du lieu désiré. De chaque côté de l’entrée se tenait un garde en uniforme anti-émeute au complet dans une posture d’attente savamment entretenue. Bien évidemment, les policiers ne bougèrent pas d’un poil en apercevant l’uniforme des forces spéciales de l’OKS et laissèrent les deux nouveaux pénétrer le bureau de leur chef sans ciller.

La porte s’ouvrit d’ailleurs automatiquement, laissant apparaitre un large, très large, bureau très modestement décoré. Le reste de la pièce était d’ailleurs à l’image de cette modestie apparente, ne comportant qu’une unique œuvre d’art d’un artiste totalement inconnu, le reste se contentant de servir exactement à ce à quoi ils devraient servir dans un tel lieu, des rangements pour de forte quantités de dossiers, principalement des datapads mais aussi, fait étonnant, des papiers.

La butarienne se trouvant derrière le bureau se leva aussitôt et salua avec respect les nouveaux arrivants, y compris l’humaine accompagnant l’officier. Par contre un butarien, se terrant dans un recoin de la pièce, ne cacha pas une intense grimace de dégoût à la vue d’Arcadia, ne manquant de peu de cracher par terre, ne se retenant qu’après un rapide regard en direction de sa supérieure.

« Commandante Talssera. » Répondit sobrement la butarienne après avoir terminé son salut, puis elle indiqua d’une main son subordonné. « Caporal Vral. Nous nous attendions à votre venue, et c’est un véritable soulagement. » Le caporal lâcha un petit grognement indiquant qu’il n’était que moyennement en accord avec cette dernière phrase. « La situation est extrêmement critique. » continua sans se départir la chef de la police locale. « Nous nous apprêtions d’ailleurs à engager notre réunion du jour, vous pourriez éventuellement nous y rejoindre ? »

Au’n ne répondit même pas oralement à l’invitation, se contentant d’un accord de la tête, ne lâchant pas le caporal des yeux, jusqu’à ce que dernier n’incline la sienne sur la droite, en signe de soumission. Alors seulement le quatuor put rejoindre la salle de réunion, en l’occurrence la pièce située juste à côté, mais comportant une immense table holographique permettant d’afficher l’ensemble de la ville en 3D. Sur place se trouvait déjà un commissaire mais aussi deux asaris vêtues avec les affaires fournies gracieusement par l’Hégémonie. Sûrement des représentants plus ou moins officiels des communautés de réfugiés. Tous se levèrent à l’apparition des nouveaux venus.

« Je vous présente le commissaire Decs, et les représentants de réfugiés d’Astéria, les matriarches Larynne et Vanya. Tous me secondent pour maintenir le calme autant que possible après cette terrible nouvelle qu’est la destruction d’Astéria. »

Tous se saluèrent rapidement, puis le caporal Vral s’avança et scruta intensément Arcadia.

« Cette raclure humaine ne va tout de même écouter nos conversations ? » La situation se crispa soudainement tandis que tous observaient la scène avec différents degrés de réactions. La commandante Talssera et les deux matriarches se reculèrent immédiatement, le commissaire se leva, une main sur son pistolet. Tandis qu’Au’n garda un silence fort énonciateur. Comprenant alors qu’il était allé trop loin, le caporal tenta de tempérer en rentrant dans le rang. Toutefois le commissaire s’avança vers lui.

« Cette humaine est une invitée du gouvernement de l’Hégémonie, et critiquer sa présence c’est remettre en doute le bienfondé des décisions de notre nation. Caporal Varl, veuillez quitter cette pièce, demain nous serons tous heureux d’entendre votre autocritique dans la salle commune. »

Le caporal semblait sincèrement étonné de la situation, observant tous les butariens de la pièce à tour de rôle, puis comprenant qu’il était totalement seul, jeta un regard furieux en direction de l’humaine et tenta de s’éloigner. Le commissaire lui barra alors à nouveau le chemin.

« Il est clair que vous ne faites aucunement acte de pénitence pour votre insubordination. Présentez immédiatement votre armement à l’armurerie et attendez-moi dans la cour intérieure pour y recevoir votre juste punition. »

Tremblant de peur autant que de rage, le butarien quitta précipitamment la pièce, cette fois-ci sans un regard en arrière. Très rapidement, la commandante s’avança et activa la carte du dôme, sûrement pressée de passer à autre chose.

« Le dôme de Vana est construit pour accueillir une population totale de deux millions d’habitants, et nous en avons pour l’heure presque six cent milles sur place, et moins de la moitié encore en orbite. Heureusement, Erzsbat nous fournit massivement en nourriture et en eau, mais le problème principal reste l’insécurité, l’hygiène et de nombreux autres sujets. Étant donné la quarantaine, ce sont les forces militaires qui tiennent tous les rôles ingrats, même si nous avons tenté de fonder des mouvements de volontaires au sein des réfugiés pour tenir les postes de pompiers, éboueurs et professeurs.

Autre problème, la zone est extrêmement étendue pour le nombre de policiers et militaires en faction, aussi de nombreuses bandes de pillards se sont installées dans les bâtiments désaffectés et rackettent les civils. Une drôle de secte s’est aussi créée, un culte étrange qui dit qu’Astéria va revenir et que jamais elle ne mourra. Pas agressifs mais à surveiller.

Pour le reste, nous avons reçu de nouveaux ordres du ministère de la Vérité, le dôme est désormais scindé en quartiers, six. Chacun est marqué par une couleur. Plus la couleur est foncée plus la population locale est réfractaire à l’autorité. »
Le plan de la ville changea de couleur, les parties les plus excentrées devenant rouge vif tandis que le centre se colorait d’un orange tirant sur le jaune. « Nous renforçons en priorité les défenses dans les zone ou la population est la plus collaborative. Dans ces deux secteurs. » Talssera indiqua les quartiers clairs du centre. « Nous avons annulé le couvre-feu nocturne et les diffusions audio y sont peu fréquentes. De meilleurs repas, la création d’une école et d’une garderie, des soins médicaux avancés y sont aisés.

Dans les deux secteurs suivants. »
La commandante indiqua les secteurs séparant les extrémités du centre. « Nous avons augmenté la fréquence des discours, et la nuit quelques messages restent diffusés. Les patrouilles y sont plus fréquentes. Dans les derniers secteurs … c’est chaotique. Nous passons des discours continuellement, un couvre-feu total y règne mais nous n’avons que peu de troupes sur place et il y est très difficile de faire régner l’ordre. »

Au’n s’avança pour étudier la situation, acquiesça finalement et prit la parole.

« Comment sont désignés les individus vivant dans chaque secteur ? »

Talssera regarda les deux matriarches puis répondit. « Sur base de coopération. Les individus qui participent activement à la pacification de la situation se voient attribués les meilleurs logements, les métiers disponibles et de meilleures rations. Les matriarches ont ainsi été désignée représentantes des réfugiés auprès de l’Hégémonie pour leur comportement exemplaire. »

Collaboration et dénonciation donc, pensa tout bas le colonel Talgar. Dans le meilleur secteur devait se trouver les éléments les plus prompts à se soumettre, dans le second et deuxième les rebelles et espions des différents camps. Le vétéran des forces spéciales reprit alors la parole.

« Bien j’ai tout ce qu’il me faut. Continuer vos efforts, commandante. L’OKS mènera ses propres opérations mais tenez-vous prêt à intervenir si nécessaire. Nous allons maintenant nous retirer. »

Et Au’n Talgar joignit l’acte à la parole et quitta la pièce, Arcadia encore sur les talons. Lorsque la porte de la salle de réunion se fut refermée, le butarien se tourna vers elle.

« Alors ? »
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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Ven 31 Aoû 2018, 22:11

Dissidences, corruption et ... chocolats
Ft. Au'n Talgar



Si l'on oubliait l'accroc avec le Caporal Vral, la réunion s'était plutôt bien passée. Il avait fallu un petit moment à l'humaine pour revenir sur Terre... ou sur Vana devrais-je dire après sa longue tirade. Il l'appréciait. Elle n'en revenait tout simplement pas. Malgré ses propos un peu fat... bien que parfois vrai, il ne lui avait pas fait le moindre compliment depuis qu'elle coopérait avec l'Hégémonie. Et là d'un coup, il lui en balançait une belle bordée. Bien évidemment ces derniers étaient agrémentés de quelques paroles bien salés. Mais ça ne l'empêchait pas d'être sur le cul.
Forts des informations de la commandante, le binôme prit congé.

« Alors ?

- Alors, reprit-elle en levant un sourcil, les troupes sont bien trop éparpillées, nous cherchons à tout contrôler alors que nous n'en avons pas encore les moyens. Je conseillerai de renforcer les effectifs qui surveillent nos zones les plus sensibles, comme nos bâtiments militaires, afin d'éviter qu'un groupe révolutionnaire trop audacieux ne fasse main basse sur un stock d'armes ou tout autre matériel militaire. Mais également les réserves d'eau, si jamais quelqu'un venait à y foutre du laxatif ou même du phénolphtaléine, de mon côté ce ne serait pas la joie mais vous et tout les autres Butariens : votre organisme ne le supporterait pas. »

Arcadia commença à descendre les marches, Au'n à ses côtés tandis qu'elle continuait à parler.

« Si nous durcissons la politique vis à vis de la population, cela se retournera rapidement contre nous et elle sera moins coopérative. L'initiative de fonder des mouvements volontaires pour aider la communauté est louable, mais trop maladroite. Nous, les Humains n’avançons qu'au bâton ou à la carotte. La violence n'étant pas conseillé, il reste la récompense pour motiver, si des bons repas font la différence, proposer un peu d'alcool avec modération, des cigarettes et vous verrez que les gens se remueront. Le centre nous est loyal, il faut continuer à imposer notre influence, si les habitants ont la sensation d'être en sécurité, qu'ils sont occupés à faire quelque chose de leur dix doigts, ont des activités permettant de s'épanouir, s'ils se sentent utiles, que l'Hégémonie ne veut que leur bien être alors pas un ne mouftera, ni n'aura le temps de penser à se rebeller. Le conditionnement mental reste compliqué sur des personnes qui ont tout perdu, mais n'est pas impossible.

Les pillards posent toujours problème, si nous allons les débusquer, ils auront décampé avant que nous n'ayons eu le temps d'investir les lieux, une escouade surarmée de l'Hégémonie n'est pas ce qu'il y a de plus discret, je ne serais pas étonné que des personnes surveillent les allées et venues dans leur « territoire ». Le moyen le plus efficace serait d'y aller sans nos armures, ou tout du moins moi, sans vouloir vous vexer je ne me souviens pas avoir vu de réfugié Butarien, l'escouade ferait tâche dans le décor. Même si certains ont vu mon visage, il suffirait de me teindre les cheveux d'une couleur plus sombre et de les détacher pour me faufiler sans être repérée. En revanche vous pourriez vous équiper de camouflages optiques ou holographiques pour me suivre. 
»

Elle fronça les sourcils, tandis que les idées s'alignaient dans sa tête, toutes étaient peu réjouissantes.

« Si nous voulons nous en débarrasser et asseoir notre domination, il faudra se soumettre aux règles qu'ils ont mis en vigueur et les utiliser contre eux. Les gangs restent en général une option à creuser, la plupart rêve d'agrandir leurs frontières, et d'avoir un meilleur matériel que les autres. Quoi de mieux que l'énergie noire pour écraser son voisin ? Un leader un peu plus futé que les autres doit déjà y penser.
Nous pourrions aussi équiper un clan mineur, de manière indirecte, afin qu'il aille taper sur les autres. S'ils se battent, ils penseront avant tout à survivre. Nous n'aurions qu'à cueillir les blessés et les faire parler. La plupart ont sûrement une famille...
Nous pourrions aussi regarder parmi les enfants orphelins, certains doivent bien présenter une intelligence supérieure et se défendre un minimum. Je n'aime pas vraiment utiliser des gamins pour accomplir des tâches d'espionnage, mais ils restent insoupçonnables. Les dissidents n'hésiteront pas à une seule seconde à utiliser la même technique.
Couper les aides dans les quartiers dangereux pourrait favoriser les dénonciations et la collaboration de celles et ceux qui souhaitent vivre en paix. Bien sûr il faudrait un prétexte, mais je suis sûr que nous pourrions simuler une attaque sur l'un de nos convois ?

Je suis également surprise que la Commandante n'ait pas évoqué une seule fois la possibilité d'infectés infiltrés au sein du dôme, alors que vos sources ont l'air de dire le contraire. D'un côté c'est rassurant, du moins sur le court terme de ne pas être confronté à eux, sachant que nous avons déjà pas mal à faire. De l'autre s'ils sont là et qu'ils n'ont pas pointé le bout de leur nez, cela peut dire qu'ils préparent un plan particulièrement retors... Mais rien de tangible pour l'instant de ce côté là. Néanmoins je ne peux pas m'empêcher d'avoir un mauvais pressentiment avec cette secte, l'énergie noire serait une croyance parfaite pour un illuminé. Il ne faudrait pas grand chose, un orateur talentueux, un marionnettiste qui tire les ficelles en coulisse et le tour est joué pour obtenir une armée de fidèle prête à se laisser corrompre. Leur gourou dit que Asteria n'est pas morte et qu'elle reviendra. Vous comme moi l'avons vu se transformer en un roc stérile et sans vie, mais nous oublions que ces saloperies bâtissent des réseaux souterrains. Asteria n'est peut-être pas si morte que ça. Là encore la meilleure chose à faire serait de jeter le discrédit sur eux, il y a peu de chance de trouver quelque chose rapidement et nous n'avons que peu de temps. Fabriquer des preuves compromettantes à leur encontre pour ternir leur image et si possible les enfermer serait une bonne chose. 
»

Elle s'arrêta subitement, son esprit en ébullition, sa voix commençait à dérailler alors que sa gorge était sèche. Le médecin regarda son supérieur dans les yeux.

« Résumons... L'énergie noire à trois points d'entrée possibles. Par la secte, par les gangs ou une attaque surprise. Dans le cas des deux premières, il nous faudra récupérer des informations soit grâce à une infiltration ou en capturant des membres de ces organisations, afin de savoir comment agir... Je déconseille vivement d'infiltrer les sectes, leur méthode de lavage de cerveau sont infiniment plus subtiles et efficaces que l'on ne peut penser.
Le pire scénario restant l'attaque surprise, outre passer la zone au peigne fin et provoquer le mécontentement des civils, les chances de débusquer les infectés seraient extrêmement faible.
Et bien évidemment nous ne pouvons pas attendre qu'elle pointe le bout de son nez...
 »

Il y avait une dernière chose qui la travaillait, elle n'était pas sûre que ce soit une bonne idée de le dire, mais après tout le colonel lui avait demandé son opinion, le taire aurait été stupide. Elle inspira en serrant les poings, son interlocuteur ne la lâchant pas du regard.

« Il existe une quatrième porte d'entrée, cela ne va pas vous plaire, mais les dirigeants du dôme restent des cibles potentielles, très intéressantes pour la corruption. Garder un œil discret sur eux pour éviter une mauvaise surprise, ne serait pas forcément un mal. »

Reprenant leur marche, ils terminèrent de descendre l'escalier. Avant que Talgar n'ait eu le temps d'activer l'ouverture de la porte, la blonde posa une main sur le panneau de commande.

« Je vous remercie pour la leçon de tout à l'heure, c'était très instructif. »

Elle lui adressa un sourire amical, avant de se dégager pour se replacer au côté du colosse, retrouvant un air plus professionnel.

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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Sam 01 Sep 2018, 11:27
Alors qu’ils prenaient la route de la descente, Au’n se garda de parler durant un long moment, ce qu’Arcadia ne fit nullement, et fort heureusement. Pour la première fois depuis leur rencontre, l’humaine utilisait pleinement ses ressources cérébrales pour autre chose qu’une morale douteuse, même si l’allianceuse restait toujours dans sa posture moralisatrice, et ce même sans connaître les plans d’autrui. Néanmoins, sa capacité à encaisser les critiques et s’en servir pour s’améliorer restait suffisamment impressionnante pour que le butarien décide de passer outre son irrespect des règles.

Et puis, même au travers de ses critiques infondées, l’humaine faisait preuve d’un sens tactique et d’un pragmatisme extrêmement plaisant. Et il y avait ce NOUS, encore plus amusant.

Une fois qu’Arcadia eut terminé son exposé, étonnamment long, le vétéran de l’Hégémonie l’observa le devancer pour ouvrir la suivante porte s’offrant sur leur chemin, chose qu’elle ne fit d’ailleurs pas, se contentant de bloquer la situation pour une ultime intervention, presque aussi surprenante que tout le reste. Sincèrement amusé, l’officier des forces spéciales sourit à pleines dents et croisa les bras, laissant la médecin terminer et se replacer sagement.

« Presque parfait soldat McKnight, presque. »

La voix du butarien était presque un murmure mais restait parfaitement audible pour l’humaine.

« Mais permettez-moi de résumer. » Au’n fit semblant de réfléchir intensément, une main massant son front avec théâtralité. « Ce que j’entends ici c’est beaucoup de présomption et peu de faits concrets. Enfin, peut être que si vous aviez entendu le briefing de ce soir la situation aurait été plus clair. » Le ton était ouvertement moqueur. « Alors maintenant nous allons rejoindre le reste de l’unité, vous écouterait mon compte rendu et ensuite nous discuterons de ce que vous avez cru déceler. »

Et le vétéran fit exactement ce qu’il avait dit, et se dirigea à nouveau, cette fois-ci sans interruption, vers la chambre ou se trouvait le reste de l’unité. Une fois sur place, le duo trouva tout le commando parfaitement équipé, en combinaison noire presque moulante, lunettes nocturnes et camouflage tactique.

« Spécialiste McKnight, vous trouverez votre combinaison dans votre casier, équipez-vous en et rejoignez-nous dans la pièce située juste à côté. »

Alors l’officier indiqua aux autres soldats de le suivre et ils gagnèrent ensemble la dite pièce, en l’occurrence un bureau deux fois plus grand que la chambre, et équipé d’une table holographique et de nombreux matériaux de pointe. La police de la sécurité intérieure n’avait pas lésiné sur le budget. Tout le monde s’installa sagement autour de la table, laissant une place à Arcadia, et un plus large espace pour le colonel Talgar. Quelques minutes s’écoulèrent, en discussions personnelles puis l’humaine daigna enfin se joindre à eux.

« Bien. » Au’n prit le ton professionnel et rude qui le caractérisait habituellement. « Nous allons pouvoir commencer. » Le butarien activa la carte 3D du dôme de Vana, laissant les secteurs suivant les couleurs dévoilées par la commandante mais tout en ajoutant une série de bunkers se trouvant en dehors du dôme à une distance indéterminée.

« La situation est extrêmement simple. Une série de gangs pillards, principalement asaris, sèment le trouble dans les secteurs les plus difficiles. Volontairement, nous avons réduit les effectifs de sécurité sur ces territoires afin de créer une insécurité grandissante. Le but initial et de créer une scission entre les différentes communautés de réfugiés et l’objectif est clairement atteint. Déjà des affrontements éclatent entre familles au sujet du comportement à adopter sur la situation. Certains veulent quitter Vana au plus vite, d’autres veulent attendre de revoir leur famille et les derniers se résignent à rester ici le temps de se refaire.

Les individus collaborant avec nous sont traités comme des parias et nous leur assurons en échange protection et services de qualité dans les secteurs les plus calmes. Plus les secteurs perdent en contact, plus la haine entre les protégés et les abandonnés croit. Ceux qui nous aident s’imaginent maintenant qu’ils ont atteint un point de non-retour. Le but avoué est de faire en sorte qu’une part la plus grande possible des réfugiés décide de s’installer définitivement sur Vana et acquière à terme la citoyenneté de l’Hégémonie. »


La première partie du briefing était essentiellement à destination d’Arcadia, les autres étant déjà au courant. La hiérarchie avait normalement désapprouvé de tenir l’humaine au courant de la situation, aussi Au’n faisait une immense fleur à cette dernière que de la mettre au parfum, mais le butarien estimait qu’elle était en vérité capable d’un pragmatisme froid et comprendrait qu’elle aurait à tenir son rang durant l’opération.

« La première phase étant bien entamée, la seconde peut officiellement débuter. C’est maintenant que nous intervenons.

A partir de cette nuit une vaste opération va être lancée. Tous les représentants et membres connus de la secte vont être expulsés du secteur intermédiaire, ils étaient déjà interdits dans le secteur central, et le commissariat va mener cette opération avec le soutien d’un autre commando de l’OKS qui est entré en cachette dans la cité. C’est d’ailleurs à cela que servait notre arrivée en fanfare, à attirer l’attention de toutes les factions, voilà pourquoi nous étions en armure lourde et nous avons mis tant de temps à distribuer des friandises. »
Petit sourire en direction d’Arcadia.

« Maintenant pour ce qui est de la deuxième phase. Nous sommes chargés de l’élimination du gang principal, un mouvement qui se proclame rebelle contre la tyrannie hégémonienne, qui vole les rations que nous plaçons volontairement dans des entrepôts peu protégés pour les distribuer à leurs familles et amis, laissant les autres souffrir de la faim. Nos espions ont trouvé leur QG principal ainsi qu’un moyen de le rejoindre par les sous-sols.

Nous allons donc, dès cette nuit frapper au sein de ces raclures et exterminer toute forme de vie que l’on trouvera à l’intérieur. »
Au’n se rendit compte d’une chose, et revint donc rapidement sur ses propos. « Sur toute vie adulte que nous trouverons. Contentez-vous d’endormir les enfants. Nos spécialistes s’occuperont d’eux. Nous devrons capturer un représentant connu pour qu’il soit condamné publiquement. Heureusement, nos services ont marqué trois d’entre eux avec une encre invisible qui n’apparait que sous un certain spectre, toutes vos lampes frontales sont équipées d’un moyen de les percevoir. Neutralisation non létale de ces cibles. »

L’officier de l’OKS pointa du doigt les différents bunkers environnants.

« De nombreux militaires du bureau de la sureté attendent patiemment sur place que la situation soit stabilisée pour intervenir. Ils arriveront demain en matinée, dans une gigantesque parade militaire, afin de mettre un coup au moral des insurgés. La destruction du gang principal, la sécurisation des lieux donnera lieu à la phase trois.

Les représentants de la secte auront été tous marqués par l’encre et certains seront suivis d’espions, nous trouveront leur cachette principale et frapperont un bon coup d’ici trois jours. Dans le même temps seront annoncés l’arrivée de la dernière vague de réfugiés, ici les individus qui ont signé un contrat auprès de l’Hégémonie. Pour la plupart des ouvriers ou des militaires, s’ils trouvent leurs familles en sécurité, alors ils seront bien plus faciles à tenir en laisse. »


Au’n scruta ses combattants un par un, s’arrêtant finalement sur Arcadia.

« Il a été transmis qu’il serait utile d’adjoindre une légère dose d’alcool aux rations des éléments les plus collaborateurs de la société. » Le butarien recommença alors à regarder chacun de ses éléments, appréciant avec un immense plaisir de voir combien ils étaient professionnels et beaux dans leurs équipements. Une fierté intense laissa entrevoir un sourire de joie sincère sur le visage autrefois si sérieux du vétéran. « Bien maintenant je vais définir l’opération du jour. »

Le colonel Talgar activa la carte des sous terrains de la cité.

« D’ici une heure nous rejoindrons les sous terrains depuis ce bâtiment même. Nous traverserons une bonne partie des secteurs pour atteindre le point le plus excentré des quais, notre objectif est un immeuble d’habitation tout ce qu’il y a de plus classique.

Nous déboucherons alors dans le hall secondaire, qui nous donne accès à la cour intérieure, à l’escalier de secours numéro quatre et les résidences de plus grande taille. Si nos informations sont exactes, au moins deux chefs de l’organisation devraient s’y trouver, ainsi que la majorité des familles et des enfants. Les combattants logent principalement dans les structures faisant jonction entre les structures principales.

Par chance, les gangs sont très faiblement armés mais ce n’est pas leur principal source de danger, en effet étant quasi exclusivement asaris, les gangers sont presque tous biotiques aussi il est essentiel de frapper avant qu’ils ne nous voient. Soyez sans pitié, abattez les qu’importe la manière mais discrètement, pour les enfants et civils, endormez les à l’aide de grenades à gaz, de vos poings ou de la manière qu’il vous plaira.

L’opération fonctionnera par binôme, hormis pour une unité qui fonctionnera par trois.. »


Au’n regarda, à nouveau le visage froid, l’ingénieur de la troupe.

« Le spécialiste Solkan commandera le premier binôme, qui sera chargé du nettoyage de l’aile est. Vous prendrez le mécha soutien avec vous. Artilleur Kirqath vous l’accompagnerez.

Spécialiste Lar’shi vous commanderez le deuxième, artilleuse Ga’leath vous l’accompagnerez. Spécialiste O’res, avec l’artilleuse Talhyen. Nettoyez-moi l’aile ouest.

Artilleurs Belel, Kaara et Rotaakaï, vous nettoyez la cour intérieure. Spécialiste McKnight et moi-même nous occuperons de la résidence cible.

Des agents de l’YKS se chargeront dans le même temps de nettoyer les rues extérieures des guetteurs et neutraliserons le hall de l’entrée principale. Pour nous faciliter le travail, nos espions ont fait passer l’information qu’une petite quantité d’armes et d’armures allaient transiter en petit convoi dans le secteur, une partie des forces séditieuses devraient être absente. Evidemment l’information est un piège.

Des questions ? »


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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Dim 02 Sep 2018, 00:39

Dissidences, corruption et ... chocolats
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Il était toujours plus simple de tirer des hypothèses lorsque toutes les pièces étaient en votre possession, ce qui n'était définitivement pas le cas de Arcadia qui avait du faire sans. Et ceci alors que son supérieur avaient le restant des informations en main. Si elle avait été d'un naturel paranoïaque, elle aurait pu dire qu'il s'amusait à ses dépends. Ne l'étant pas, elle n'en tint guère rigueur si ce n'était qu'elle n'arrivait toujours pas vraiment à saisir la psychologie de ce personnage. Plutôt douée pour cerner la personnalité de ses interlocuteurs, le Butarien restait une énigme complète pour elle.  C'est ce qui en faisait un spécimen si intéressant à ses yeux.

De nouveau autour d'une table, mais cette fois uniquement en compagnie de l'OKS, le commando écoutait le Colonel exposait ses plans pour les jours à venir. Dans la ligne de mire des forces spéciales se trouvaient le gang le plus important du dôme de Vana ainsi que cette mystérieuse secte. Si l'élimination de fanatiques était une chose qui serait plutôt bien vue, supprimer l'organisation rebelle la plus puissante n'était pas sans risque. Leur empire avait beau être naissant, les autres factions se battraient becs et ongles pour récupérer les miettes. Si cela les occuperait un temps, il était évident qu'un groupe sortirait vainqueur de ce conflit, et deviendrait alors plus puissant. Le cercle vicieux recommencerait là ou il s'était arrêter. Mais les huiles devaient sûrement le savoir. Elle préféra garder cette crainte pour elle. Après tout l'escouade n'avait pas prévu de s'implanter durablement sur cette planète.
N'ayant pas d'autres questions lui venant en tête, elle préféra garder le silence plutôt que de poser une question stupide.

Il restait encore un peu de temps à tuer avant le début de l'opération, s'étant changée en quatrième vitesse pour ne pas faire attendre les soldats, l'humaine n'avait pas vraiment eu le temps de vérifier l'état de son équipement. Elle s'assura donc que celui-ci fonctionnait correctement.
Regardant ses collègues, elle put vraiment constater les différences musculaires entre les membres de l'Hégémonie et de l'Alliance. Peu flagrantes lors du port d'une armure complète, elles étaient évidentes avec ces combinaisons moulantes.
La Martienne considérait dans la moyenne au sein de sa race, faisait figure de poids plume comparé à ses homologues féminins, dont la carrure était bien plus solide et puissante. Quant aux personnes du sexe masculin, encore valait il mieux ne pas mettre en parallèle.
La section avançait dans les sous-sols du dôme progressant avec une certaine prudence, l'endroit n'était pas aussi désert qu'il aurait souhaité le prétendre. Quelques parias qui fuyaient les lois de l'Hégémonie, des revendeurs du marché noir etc... Bref de la vermine. Généralement en petit comité, les hors la loi n'avaient aucune chance face aux troupes entraînées, qui les mettaient définitivement hors d'état de nuire avant même qu'ils ne s'en rendent compte.
Ce n'est qu'après une bonne demie heure à errer dans ce labyrinthe qu'un bruit suspect se fit entendre. D'un geste de la main, Talgar ordonna l'arrêt. Un sifflement rauque se faisait entendre parfois accompagné par des piaillements rageurs.

« Infecté », marmonna la blonde.

En effet, au détour de la ruelle, une créature corrompue regardait bêtement le mur qui lui faisait face. Malgré la discrétion dont ils faisaient preuve, la bête leur sauta immédiatement dessus. Le commando ouvrit le feu, les mods anti-corruption, véritable petit bijou de technologie, firent leur office. Le déluge de tirs charcuta le corps du possédé, un tir ajusté lui traversa le crâne, le faisant s'écrouler au sol.
Quelques spasmes nerveux secouait sa carcasse qui gisait à même le sol. Une nouvelle balle dans la tête eut raison de sa capacité de régénération.

La spécialiste de l'énergie noire s'agenouilla à côté du macchabée, enfila une paire de gants par dessus celle qu'elle portait, puis commença à manipuler la dépouille.

« C'est un humain... La transformation est récente. Très récente même. Moins d'une journée je dirais, commença t-elle. Elle s'appuyait sur les excroissances encore fraîches et peu nombreuses ainsi que ses fonctions cérébrales restantes qui étaient encore en reconstruction après la mutation. Le sang n'a même pas encore eu le temps de prendre sa teinte définitive. Retournant le corps, elle s'arrêta subitement. Qu'est ce que c'est que ça ? On dirait un tatouage... biotique. Une marque sombre palpitait sous la peau du monstre, qui donnait l'impression d'avoir été fait avec un fer rouge... Sauf que là c'était de la biotique. De la biotique noire. C'est troublant. Je n'ai jamais vu une telle chose. Ça pourrait être le signe d'appartenance à un clan d'un Immortel, ou de son rang au sein de la horde. Néanmoins, cela reste un échantillon d'ezo corrompu, on ne peut pas le laisser ici. Je suis sûr que les scientifiques de l'Extermination seront ravis d'avoir quelque chose à se mettre sous la dent. »

Arcadia déboucha un flacon remplit d'une solution désinfectante puis en vida le contenu sur le sol, munie de son laser de précision, elle procéda à une découpe minutieuse du morceau de peau, emportant un peu de chair au passage, puis le glissa dans le récipient, enroulant un adhésif autour du bouchon pour éviter toute fuite.

« Voilà. Il ne reste plus qu'à brûler le cadavre», termina t-elle en jetant les gants et la pince sur son sujet d'étude.

Le spécialiste Solkan se chargea d'incinérer l'ombre, permettant à la troupe de se remettre en marche qui pressa le pas après cette rencontre inattendue. La fin du trajet se fit sans encombre, si ce ne fut le garde en bas de l'escalier qui fut égorgé sans un bruit. L'OKS se sépara, chacun savant parfaitement ce qu'il avait à faire. Le flingue dans une main, la lame dans l'autre, le docteur se positionna de l'autre côté de la porte du bâtiment principal en face de Au'n. Elle lui adressa un signe de tête. Prête à faire son travail.

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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Dim 02 Sep 2018, 16:03
Scrutant le corps de l’infecté sans le moindre sentiment apparent, le colonel de l’OKS, Au’n Talgar était en vérité profondément attristé. La présence de ce monstre signifiait énormément de choses à la fois, mais la première, et plus importante, restait que l’Hégémonie n’avait pas été capable d’empêcher des éléments corrompus d’échapper à Astéria. Le problème restait donc de savoir comment. Evidemment, l’officier avait une petite idée, et cette dernière consistait en un individu, ou plusieurs, qui auraient eu l’idée d’emporter des éléments infectieux sur eux. Sinon il restait le cas épineux que les corrompus étaient extrêmement plus dangereux que leur intelligence apparente le laissait deviner.

Mais dans l’immédiat, les deux cas n’étaient pas encore le problème principal. Il était nécessaire d’éliminer ce gang séditieux avant de s’occuper de tout autre chose. Mais il était encore plus évident que le cas de l’énergie noire allait donner, dans un avenir proche, quelques nuits blanches au commando. L’essentiel étant d’éliminer la menace avant que la population n’apprenne son existence.

Mais pour l’heure, la brutalité était de mise.

Le premier garde, ou ce qui s’en rapprochait, se trouvait déjà dans les sous terrains, dévoilant une information peu étonnante mais néanmoins préoccupante, de nombreuses personnes en connaissaient déjà l’existence et les surveillaient, si ce n’est les empruntaient. Il était encore plus urgent que de neutraliser ce gang. Ce qui, heureusement, ne devrait pas causer de gros problèmes étant donné que les cibles du jour étaient, au mieux, équipées de pistolets de production artisanale et ne possédaient ni armures ni boucliers cinétiques. Aussi l’important dans cette situation restait d’être invisible et d’éliminer les individus méthodiquement et en prenant bien soin de masquer leurs traces … et méfaits.

Le commando s’éparpilla donc selon les ordres, les différentes équipes étant chargées de nettoyer différents lieux, et pour Au’n il s’agissait de l’endroit connu comme étant le repaire de deux des prisonniers à extraire, pour le reste les informations parlaient massivement de civils et d’enfants, ce qui rendait l’opération locale plus tendue étant donné que les pertes étaient considérées comme à éviter autant que possible.

Aussi le colonel Talgar s’était-il adjoint le soutien de la personne étant normalement la plus apte à le soutenir dans une telle opération, une médecin professionnelle de l’Alliance puis de l’UCIP et qui était plus que capable de s’occuper d’humains et d’asaris sans risquer outre mesure une force excessive ou mal employée. Toutefois, ils n’étaient que deux et allaient devoir sérieusement se soutenir pour ne pas déclencher une fusillade dommageable, après tout ils s’apprêtaient à apprendre d’assaut quatre immeubles essentiellement peuplés de biotiques.

Bien évidemment, Arcadia n’était pas une incompétente et elle se plaça rapidement suivant des schémas tactiques extrêmement classiques mais parfaitement adaptés à la situation. Satisfait, Au’n donna enfin l’ordre à son binôme qu’ils pouvaient se lancer dans l’opération. Tout d’abord, le vétéran ouvrit la porte du bâtiment cible, qui menait simplement dans les escalier menant aux étages supérieurs, et les deux combattants grimpèrent silencieux comme s’ils n’existaient tout simplement pas, entendant rapidement une voix s’exprimant doucement, se tentant d’être rassurante.

« Ils finiront par en avoir assez de tous ces mensonges. » Une deuxième personne maugréait, comme fortement en désaccord. « Non mais c’est impossible qu’Astéria soit vitrifiée, franchement tu y crois toi ? » Le deuxième individu lâcha un petit rire moqueur. « Tu n’as jamais entendu parler d’Asan ? Les butariens sont capables de tout, et ce ne sont pas les Républiques qui vont faire quoique ce soit. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. »

Au’n atteignit le sommet de l’escalier, s’arrêta au palier du premier étage et jeta un coup depuis l’angle, observant avec sérieux le couloir se dévoilant désormais à lui. Deux asaris discutaient avec entrain, l’une étant d’un calme olympien, la seconde étant aussi agressive dans sa gestuelle que dans ses propos. Le butarien fit signe à sa partenaire de se préparer, indiquant qu’il prenait la plus mouvementée. Puis le duo s’élança en courant vers les cibles.

« Je sais que ton père était un krog… »

Un tir de pistolet atteignit la plus virulente dans la tempe, maculant soudainement le visage de son alliée de son sang, la deuxième n’eut pas le temps de réagir qu’elle suivit son amie dans la mort. Les corps n’eurent pas le temps d’atteindre le sol, que les deux assassins les rattrapaient pour empêcher tout bruit révélateur de leur présence. Chose faite, l’officier de l’Hégémonie indiqua une porte, celle située au plus proche de leur emplacement immédiat, et il lança un logiciel de son omnitech qui lança sur le champ l’ouverture de cette dernière.

Le modeste appartement était extrêmement simple, mais servait visiblement à toute autre chose qu’à loger, la pièce étant entièrement remplie de chaises, toutes tournées en direction d’une espèce de tableau recouvert de gribouillis et de plans à l’échelle extrêmement variable. Un centre des opérations sans doute possibles. Un humain s’y trouvait d’ailleurs, et observait avec nonchalance ce tableau, ajoutant parfois quelques éléments à l’aide d’une petite craie extrêmement usée qu’il tenait nerveusement en main. L’ouverture de la porte, malheureusement peu discrète ne semblait même pas attirer son attention, ce qui se révéla peu étonnant lorsque le duo observa finalement la présence d’un casque extrêmement discret sur ses oreilles.

Indiquant à son alliée de récupérer les corps pour les faire pénétrer la pièce, Au’n se dirigea silencieusement vers l’humain, sans perdre un instant le reste de l’environnement de vue, et grand bien lui en prit alors qu’une asari surgissait d’une autre pièce, tenant dans les bras un plateau repas encore plus modeste que la décoration locale. Cette dernière ne remarqua même pas les intrus, toute concentrée à se diriger vers l’humain, un large sourire béat sur le visage. Se moquant de ce petit moment entre amoureux, le butarien se projeta en avant, frappant de sa lame directement dans l’équivalent du rachis cervical de cette espèce, la tuant sur le coup. Puis le colosse déposa avec une infinie douceur sa victime au sol et continua son approche vers l’humain, tout en rangeant ses deux armes.

Une fois à portée, Au’n activa sa lumière, révélant ce dont il se doutait déjà, c’était là une des cibles recherchées. Toutefois, la lumière active interpella cette fois l’un des dirigeants de l’organisation séditieuse, et celui-ci se retourna avec curiosité pour découvrir une vision aussi surprenante que terrifiante. Mais il n’eut pas le temps de hurler qu’une main puissante s’écrasa sur sa gorge pour la serrer fermement tandis qu’un point s’abattait dans ses côtés pour terminer d’expulser toute l’air contenu dans les poumons. L’étranglement fut quasi instantané tant les deux douleurs combinées et l’étouffement furent aussi subites qu’implacables. La cible évanouie, elle fut déposée au sol puis menottée, aux jambes et au bras tandis qu’un bâillon était appliqué sur sa bouche.

Durant ce court moment, Arcadia en avait profité pour s’assurer que le reste de l’appartement était bien sécurisé. Extrêmement chanceux sur la première tentative, le reste le fut nettement moins, tandis que les autres appartements ne dévoilaient rien d’autres que des chambres emplies de nombreux civils assoupis, les couloirs de quelques patrouilleurs aussi peu intéressés par leurs tâches que par l’idée d’alerter leurs camarades en mourant. C’est ainsi que les deux premiers étages furent entièrement sécurisés, les portes des appartements civils étant systématiquement bloqués par un logiciel de prise de commandement et les autres étant nettoyés de la vermine.

Pour l’heure, l’opération se déroulait extrêmement facilement, pas le moindre coup de feu ayant été tiré par les gangs, ni la moindre alerte lancée. Néanmoins, un autre problème commençait à se poser, le rythme de l’opération. Le nettoyage était extrêmement lent et le petit nombre du commando ne permettait pas d’espérer en augmenter la cadence sans finir par faire capoter toute l’opération. Il faudrait plusieurs heures pour en terminer ici, et d’ici là les risques que quelqu’un ne se réveille et se découvre enfermé dans les appartements s’en trouvaient croissant de manière exponentielle. Et il restait encore quatre étages à nettoyer, ainsi que deux cibles à débusquer.

Incapable de se résoudre à diviser encore plus ses forces, là n’était pas les manières de faire de l’Hégémonie, Au’n décida de couper la poire en deux.

« Spécialiste McKnight, nous devons accélérer le rythme, nous ferons désormais les appartements séparément mais toujours ceux se faisant face. »

Les ordres lâchés à contre cœur, ils pourraient tout de même gagner énormément en vitesse en agissant ainsi. Aussi le colonel se dirigea-t-il sans hésiter vers la prochaine cible, laissant la médecin prendre la sienne. Enfin ils restaient tout de même à quelques mètres de distance dans le pire des cas, ce n’était pas non plus une véritable séparation des effectifs, simplement un accroissement de la vitesse … et des risques.

Ouvrant la porte, Au’n y pénétra avec plus de rigueur encore, gardant son esprit ouvert sur tout l’environnement immédiat et au-delà, ne cessant jamais de conserver ses sens à l’affut d’une apparition soudaine d’une menace dans son dos. A peine la porte ouverte, il apparut déjà que la pièce était bien dangereuse, étant tapissée de tables recouvertes de métaux et matériels de pointe. Il était indéniable qu’il s’agissait d’un lieu de fabrication d’armes artisanales et il était plus qu’évident qu’un individu important s’y trouvait, ainsi que vraisemblablement ses gardes du corps. C’est avec cette idée en tête que le butarien décela les premières traces de vie, en l’occurrence une tasse de café encore chaude et une porte entre ouverte révélant la lumière l’emplissant, ainsi qu’une voix.

« C’est bizarre n’empêche. » Une deuxième voix, ouvertement agacée lui répondit. « Quoi donc ? » La première reprit sans la moindre trace d’intérêt pour la question de son interlocutrice. « Je ne comprends pas pourquoi on garde la bouffe que pour nous. Les autres du quartier commencent à nous détester. Franchement on n’est pas censé être des rebelles ? Et puis des rebelles pour quelle raison ? L’Hégémonie est ce qu’elle est mais elle nous a sorti d’un joli merdier. »

Un grognement de dégoût servit à une réponse préalable, la deuxième voix répondant ensuite d’un ton clairement menaçant.

« Si je t’entends encore ouvrir la bouche pour dire ce genre de conneries je te promets que tu ne mâcheras plus rien de solide pour de nombreuses années. Maintenant tu vas bouger de ton cul et aller nous fabriquer des armes, sinon tu ne boufferas rien. »

Soupir de la première voix, qui se dirigea mollement vers la porte, l’ouvrant, révélant alors une humaine qui semblait ne posséder pas la moindre trace de volonté en elle. A peine eu-t-elle rejoint l’atelier qu’Au’n s’engouffra dans la pièce, découvrant une asari en armure artisanale occupée à mettre ses chaussures, tout en étant assise sur un lit. Une balle perfora son joli minois, tandis que le vétéran rattrapait le corps pour le placer avec gentillesse sur le lit, puis le butarien planta sa lame dans le ventre de sa victime pour la maculer de sang. De retour dans la pièce principale, Au’n tenait son couteau, trempant le sol régulièrement, se révélant à l’artisane locale, le butarien fit signe de se taire à l’humaine qui observa nerveusement le pistolet et la lame de l’étranger.

« Tu veux vivre ? »

La voix du colonel Talgar était partiellement étouffée par le casque mais pas assez pour être inaudible. L’humaine secoua la tête de bas en haut tout en retenant visiblement, sans y parvenir, les larmes de couler à flot. Alors seulement le butarien rangea son couteau et sorti une bombe de spray qu’il utilisa pour asperger la civile, qui s’effondra dans les bras de l’inconnu, qui effectua la même opération qu’avec la première cible à capturer.

La chose faite, Au’n referma la pièce derrière lui et la verrouilla, observant Arcadia en faire de même en face. Plus que trois étages …
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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Lun 03 Sep 2018, 00:06

Dissidences, corruption et ... chocolats
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Essuyant le sang de sa dernière victime sur les draps du lit, elle tira le morceau de tissu pour recouvrir le corps sans vie, avant de sortir en prenant bien soin de refermer silencieusement la porte.
Son binôme fit de même, prêt à attaquer l'avant dernier étage.
Cela avait quelque chose d'exaltant que de participer à ce genre de missions. C'était la première fois qu'elle devait infiltrer un lieu, éliminer discrètement les éléments perturbateurs, et capturer les cibles.
Le genre d'opération dont elle avait l'habitude nécessitait plus souvent des tanks, et beaucoup moins de subtilité.

Opinant du chef pour annoncer qu'elle était prête à continuer, le duo grimpa une nouvelle série d'escalier déboulant sur un couloir vide. Passant sur la vision thermique, ils purent constater que seulement trois chambres étaient occupées. Arcadia réactiva la vision nocturne, se plaquant dos au mur, prête à entrer dans la pièce tout comme son homologue. Qu'il était bon de travailler avec une personne compétente et qui savait ce qu'elle faisait. Bien sûr, leur mentalité tout comme leurs idéaux étaient opposés, mais cela ne les empêchaient pas d'agir avec une certaine harmonie.
Dénudés de leurs discordances, il ne restait plus que deux machines à tuer.

L'humaine sentit la poignée lui glisser des doigts, la porte s'ouvrit dévoilant une silhouette qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau. Surprise par cette action inattendue, elle se ressaisit aussitôt contrairement à sa proie. Le médecin lui enfonça deux doigts sous les côtes, lui provoquant un spasme incontrôlable, sa main gauche vint frapper la gorge nue de son adversaire paralysant les cordes vocales, empêchant un cri d'alerte. Enroulant ses bras autour de l'humain, elle le retourna puis lui pinça fermement l'une des artères située dans sa nuque. Au moment ou elle relâcha la pression, l'homme s'effondra dans ses bras, le soudain afflux de sang au cerveau ayant eu raison de lui. Traînant son fardeau dans la piaule, elle vérifia grâce à sa lampe s'il était marqué. Constatant que ce n'était pas le cas, elle lui brisa la nuque avant de ressortir.

La dernière cellule ne posa pas plus de complications, l'équipe y pénétra furtivement, se mettant autour du plumard. Au'n pesa de tout son poids sur l'Asari, lui faisant une clé de bras, pour la priver de sa biotique, son autre main lui broyant la trachée. Le médecin enfonça une aiguille dans la poitrine au niveau du cœur, injectant une quantité létale d'un puissant poison. Il ne fallut que quelques secondes pour le liquide mortel n'atteigne le cerveau, provoquant une paralysie générale qui terminerait par l'arrêt des fonctions respiratoires d'ici quarante secondes.

Il ne restait plus qu'un seul étage à nettoyer. Dans la radio arrivait les rapports des autres équipes annonçant qu'ils en avaient terminé. Accusant la réception des messages, les deux assassins étaient plus que déterminés à terminer le ménage. Arrivés au dernier étage, un individu faisait le plancton devant la seule porte, si le second leader se trouvait dans le bâtiment, c'était forcément ici. Dissimulés dans l'ombre, le « couple » l'abattit froidement d'une balle dans le torse et d'une dans la tête. Sautant de sa cachette, la femme rattrapa le garde, pour le poser délicatement sur le sol.

« Kami ? Kami !! Réponds moi bon sang ! Oh ! Tête de con ! »

Une voix inquiète se faisait entendre de l'autre côté de la cloison. Chargeant une munition somnifère dans son pistolet, la Martienne se repositionna, Talgar lui faisait face. Déverrouillant la porte sans un bruit, elle leva son flingue puis appuya sur la détente. Le projectile fila à plus de 800m/s, fonçant sur son objectif.
Un bouclier bleu se leva, la balle s'écrasa contre la protection biotique, retombant avec un tintement métallique. L'extra-terrestre bleu leur faisait face, prête à se défendre, l'absence de réponse de ses coéquipiers lui ayant visiblement mis la puce à l'oreille.

La réfugié d'Asteria lança une onde de choc qui courut dans la direction de ses assaillants. Sautant sur le côté, la toubib évita in extremis l'attaque. Le Colonel nullement impressionné fit front, levant son bouclier biotique pour se protéger, avant de rentrer dans la pièce pour affronter sa future prise.
Arcadia se releva pour épauler son supérieur, dans la pièce les deux biotiques s'affrontaient. Le Butarien était doué mais l'Asari l'était tout autant, habituée à manipuler ses pouvoirs depuis des siècles. Mais là ou le premier devait se retenir pour ne pas l'étriper, la seconde avait le champ libre pour envoyer le soldat dans l'autre monde.
Il ne fallait qu'un grain de sable pour faire pencher le combat en faveur de l'un. Sprintant vers l'Asari, elle se baissa pour éviter une chaise qui menaçait de l'assommer. Trop concentrée sur le combat, elle ne vit pas la forme noire se glissait dans son dos et lui assénait un coup de pied derrière la jambe, lui faisant ployer un genou, déstabilisant sa nouvelle attaque biotique.

Le colosse trop satisfait de cette ouverture lui décocha une salade de phalanges maison, envoyant deux dents voler par la même occasion. Le docteur neutralisa définitivement l'insurgée par une pression du genou sur la colonne vertébrale, liant ses deux mains dans le dos.

« Nettoyage du bâtiment principal terminé », lâcha t-elle à l'attention du commando.

Rengainant la pétoire et le couteau, elle s'approcha de l'alien encore choquée par la puissance du coup reçue, puis la chargea sur son épaule avec autant de considération qu'un vulgaire sac.
Elle regarda son partenaire de l'OKS à travers les lentilles du casque qui avaient perdu leur teint fumé, un sourire camouflé par sa protection faciale, l'adrénaline inondait encore son système nerveux, fermement accroché à ses récepteurs adrénergiques, la faisant se sentir plus vivante que jamais.

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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Lun 03 Sep 2018, 19:54
Le combat avait été rude mais extrêmement court, même pas le temps de réellement suer. Enfin dans les faits, cela avait entamé les réserves biotiques du colonel mais rien de bien terrible dans la situation présente, et surtout rien d’un tant soit peu dangereux. Et de toute manière il s’agissait du dernier appartement à nettoyer et de la dernière cible à récupérer, et puis le vétéran avait eu l’opportunité de lui casser quelques dents, alors cela n’était pas vraiment un échec, même si le fait de ne pas avoir eu le temps de tout nettoyer sans être détecté restait au travers de la gorge de l’officier de l’Hégémonie.

L’esprit finalement libéré de ces considérations, Au’n scruta fugacement sa partenaire, notant dans un coin de son esprit qu’elle restait encore partiellement incapable de comprendre le fonctionnement classique d’une unité de l’Hégémonie, se permettant de prendre les devants sur des communications qui n’étaient nullement de son fait, proclamant la fin d nettoyage sans même en référer à son supérieur. Il était plus qu’évident que le fonctionnement de l’Alliance et de l’UCIp restait puissamment graver dans l’esprit de l’humaine, la poussant sûrement à concevoir l’obéissance et la hiérarchie comme des concepts flous et hautement adaptables.

Mais là où le butarien aurait été énervé par le passé, la chose lui passa au-dessus, il avait compris qu’Arcadia était capable de dépasser ces automatismes ridicules mais qu’elle n’était simplement pas capable de les outrepasser dans un laps de temps aussi court. Nul besoin de s’affronter pour si peu.

« Etat de l’opération ? »

Le message était à destination des autres membres du commando, ces derniers répondirent tous avec zèle, révélant que l’opération était un succès absolument éclatant, mais l’inverse aurait été improbable étant donné l’entrainement des cibles et leur préparation face à un assaut adverse. Toutefois cela restait satisfaisant.

« On se retrouve au point d’extraction. »

Puis le butarien se dirigea vers les chambres contenant les deux autres cibles du jour. A chaque fois, il s’arrêta et attacha l’individu à sa ceinture, par les jambes, tirant le reste du corps à même le sol, et pour éviter des traumatismes crâniens indésirables, des ballons autogonflants furent attachés à leur tête afin que cela réduise les chocs dû aux escaliers, mais sûrement pas les désagréments. Mais cela était le cadet des soucis du vétéran. La redescente fut rapide, même si nettement moins pour les prisonniers.

Une fois en bas, le duo retrouva l’ensemble des membres de l’OKS en parfait ordre de bataille, couvrant toutes les sorties et entrées comme s’ils s’apprêtaient à recevoir un assaut à n’importe quel instant. Faisant un signe de la main, Au’n indiqua à la troupe qu’ils s’exfiltraient, en ordre de marche offensif. Ils traversèrent ainsi la cour, puis le hall de l’entrée principale, n’y trouvant que des corps sans vies, tous abattus d’un tir extrêmement précis dans le crâne, puis ils passèrent la porte, se retrouvant dans la rue, y trouvant un peloton complet de soldat du ministère de Fer, ainsi qu’un commissaire.

Saluant le lieutenant de l’armée de terre et le commissaire, Au’n fut extrêmement concis.

« L’opération est un succès. L’endroit est nettoyé. »

L’officier militaire acquiesça de la tête et décocha le symbole de soumission au gouvernement avant de faire signe à ses soldats de pénétrer les lieux sans plus attendre. L’officier de la police politique lâcha son plus beau sourire carnassier.

« Les civils seront discrètement expulsés de Vana, les orphelins seront … » Un regard mystérieux sur l’humaine de l’unité ne manqua pas de couper net les propos qu’allait tenir le commissaire. « Vous avez fait de l’excellent travail, comme toujours le commissariat est heureux de travail de concert avec l’OKS. »

Le colonel Talgar effectua son plus beau signe de respect à l’autorité et ajouta sans l’ombre d’une moquerie.

« Plaisir partagé. Nous vous laissons les prisonniers ou nous les emportons au QG ? »

Le commissaire sembla hésiter quelques instants puis se reprit.

« Nous nous en occuperons, ils ont de nombreux crimes à avouer. » Sourire entendu entre les deux officiers, puis Au’n détacha ses poids morts et fit signe à McKnight d’en faire de même. « Bonne soirée colonel. » Ajouta l’officier de la police politique en scrutant avec plaisir les trois criminels. Le colonel Talgar se contenta d’un modeste salut et s’éclipsa, son équipe sur les talons. Le chemin du retour fut étonnamment tranquille, les civils s’éclipsant en urgence au passage du commando, tandis qu’en parallèle un imposant défilé militaire traversait la ville-dôme de part en part. Ils n’étaient qu’un petit poisson et pourtant bien trop venimeux pour que quiconque s’attaque à eux.

Le temps passa donc lentement et sans évènements un tant soit peu intéressants, ils remontèrent la ville, passant chaque point de sécurité, portiques et patrouilles militaires en toute sérénité, atteignant enfin le centre du bureau de la répression, en même temps que la parade militaire atteignait le secteur central. Lorsque cela fut fait, partout dans la ville les hauts parleurs s’activèrent, laissant un long discours du Galant’Ark de l’Hégémonie se faire entendre. Le dirigeant suprême de la nation y parlait de la destruction d’Astéria, des réfugiés et de leur accueil, de l’instauration d’une loi martiale nettement plus stricte, mais aussi de la mise en place de plusieurs écoles, de deux hôpitaux et l’ouverture de plusieurs bars et centres de divertissement. Bien évidemment tout ceci centré sur les deux secteurs largement sous contrôle de l’Hégémonie.

Durant toute la durée du discours, les membres du commando de l’OKS se tinrent parfaitement immobiles, écoutant sérieusement les propos qui étaient crachés par les puissants hauts parleurs.
Puis vint le moment que tous les réfugiés attendaient, l’annonce de l’arrivée prochaine des individus ayant signé un contrat avec le gouvernement, les ouvriers, miliciens, infirmiers et ingénieurs qui avaient sauvé les leurs en vendant deux années de leur vie en échange. Ils avaient été les derniers à être exfiltrés de la planète mourante, et étaient coincés dans des vaisseaux depuis près d’une semaine déjà. Une attente insoutenable pour nombre de familles. Dans les rues, les cris de joie, de colère et de soulagement se firent massivement entendre alors que la pression s’affaiblissait globalement.

La conclusion du concours fut une simple annonce, quiconque acceptait de s’installer sur Vana pour au moins cinq ans se verrait offrir gracieusement un logement dans le dôme, ainsi que se verrait fournir un travail et la citoyenneté de l’Hégémonie. Une annonce qui passa globalement inaperçue dans le brouhaha ambiant. La communication se coupa après des remerciements à l’égard des réfugiés puis la vie reprit son cours, le commando, terminant de saluer cérémonieusement le chef de la nation, se dirigea vers le centre de réunion tactique qu’ils avaient utilisé pour préparer la mission précédente. Installés, Au’n s’installa lourdement sur une chaise, les autres membres en firent de même, la journée avait été longue, terriblement longue. Ils étaient tous fatigués et n’avaient qu’une hâte, se coucher. Mais il restait un derrière détail à régler.

« Bien je vais donc commencer. » Le ton du butarien était altéré par la fatigue. « J’ai mis en péril l’opération en voulant augmenter le rythme et en séparant d’avantage que nécessaire nos effectifs. Nous aurions pu nous faire repérer, ou pire avoir une perte à cause de cette décision. »

Et l’un après l’autre, les différents membres de l’OKS exprimèrent leurs mauvaises décisions et erreurs qu’ils avaient commises durant l’opération. Lorsque le tour fut presque complet, l’ensemble des butariens et butariennes se tournèrent vers Arcadia, attendant d’elle qu’elle tint son rôle exactement comme tout le monde. Certains étaient franchement curieux, d’autres sceptiques ou d’autres encore ouvertement persuadés qu’elle allait échouer. Au’n lui présenta un visage parfaitement neutre, mais au plus profond de lui-même il se demandait si l’humaine pouvait réussir un exercice d’autocritique après toutes les leçons qu’elle ne cessait de proférer à la face du monde.

La réponse n’allait pas tarder à tomber.
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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Lun 03 Sep 2018, 21:42

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Les paupières lourdes après cette nuit éreintante, Arcadia écoutait les membres du commando s'expliquait sur les points où ils avaient commis des erreurs. Un par un s'exprimèrent librement sans se faire couper par qui que ce soit. Les deux mains entrelacées, l'humaine se perdait dans ses pensées, une partie visualisant un lit confortable, l'autre essayant d'énumérer les bourdes qu'elle avait commise durant la mission. Certaines lui paraissaient dérisoire, d'autres non.
Lorsque son tour vint, elle observa quelques secondes de silence, se frottant la mâchoire d'une main pensive. Les Butariens avaient les yeux rivés la spécialiste, attendant sa réponse tel des des vautours lorgnant sur un animal mourant.
Ses yeux atterrirent finalement sur le colonel, son visage n'exprimait aucune émotion, un masque impénétrable, avec ses quatre yeux aussi noirs qu'une nuit sans lune.

Elle déglutit, se redressant de toute sa hauteur dans la chaise, ses mains se délièrent, prêtes à appuyer ses mots.

« Ma première erreur a été de récolter un morceau d'infecté sans le matériel adéquat et de le transporter sans une capsule de stase hermétique. Si la fiole avait été brisée ou endommagée, nous aurions pu être deux à rester sur le carreau ce soir.
La seconde a été de pêcher par excès de confiance, en sous estimant l'adversaire. Je n'ai pas pris en compte le fait que notre ennemi pouvait disposer d'une barrière biotique, menaçant la fin de la mission par mon impulsivité et mon manque de discernement
, commenta t-elle. Baissant les yeux l'espace d'une seconde, elle les releva à nouveau pour constater que les membres de l'audience restait suspendu à la moindre de ses paroles. Elle reprit plus faiblement. J'ai également court-circuité la chaîne de commandement, sapant par la même occasion l'autorité du chef de groupe. »

Insubordination, téméraire, tête brûlée, la liste commençait à être longue. Assumant pleinement ses erreurs et les conséquences que cela allait entraîner, sans essayer de se confondre en excuses, la blonde ne faisait simplement aucune tentative pour essayer de s'en tirer. Elle avait expliqué objectivement ou elle avait merdé et attendait de savoir si oui ou non l'ouragan allait se lever.
Le docteur se tenait raide, le dos droit, impassible, elle porta la main à son écusson qu'elle avait reçu quelques mois plus tôt prouvant son appartenance, bien que temporaire, à l'Hégémonie. Arcadia n'attendait que l'ordre du Colonel Talgar pour l'arracher, symbolisant sa déchéance et son renvoi de l'OKS, perdant par la même occasion une chance de retravailler en leur sein.
Elle savait pertinemment qu'elle avait fait des erreurs qui étaient indignes des forces spéciales, qui aurait valu au moins une bonne mise à pied à l'un d'entre eux. Si ce n'était plus. Alors autant affronter la tempête de front que de se morfondre en gémissant.

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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Mar 04 Sep 2018, 18:29
Spoiler:
 

Amusé, surpris et satisfait, Au’n se leva lorsque Arcadia eu terminé son autocritique. Frappant une unique fois dans les mains, l’officier du commando signifia clairement que la réunion était terminée, et tous les membres de l’unité se précipitèrent, avec un plaisir non feint, en direction de la chambre et de leur lit, qui faisait fantasmer tout le monde depuis quelques heures déjà. Toutefois ce n’était pas réellement totalement terminé, le colonel Talgar avait une dernière chose à régler.

« Spécialiste McKnight, l’autocritique est un élément essentiel du nouveau gouvernement de l’Hégémonie. Tout le monde, qu’importe sa fonction, se doit d’en faire de même. Vous avez parfaitement réalisé ce qu’il fallait faire et dire, maintenant c’est à vous de décider quoi en faire. »

Et alors qu’il s’apprêtait lui aussi à quitter la salle de réunion, il se stoppa net dans l’ouverture, posa  une main contre le mur.

« Nul besoin de rêver de perdre si rapidement votre affectation dans l’unité. Nous ne faisons pas cet exercice dans un but de punition mais de compréhension et d’amélioration personnelle. Maintenant allez-vous coucher, nous avons énormément de travail aujourd’hui. »

Difficile de parler de journée de travail lorsque celle-ci dure plus de quarante heures et s’étale sur quatre sessions de jour et autant de nuit. Et en vérité c’était un affreux mensonge, car l’Hégémonie avait basé l’ensemble de son calendrier sur celui de Khar’Shan, et ce même sur une colonie aussi mineure. D’ailleurs tous les cycles locaux étaient basés sur ceux de la planète-capitale, afin que tout le monde marche à la même heure et afin de faciliter les communications. Mais Au’n aimait l’idée de parler de journées interminables.

La nuit, de neuves heures, sembla étrangement courte, ne laissant pas pleinement le plaisir de profiter. Surtout qu’en dehors la cité-dôme était en pleine ébullition, le monde fonctionnant sans eux. Toutefois la majorité des membres du commando connurent une nuit agréable et reposante et tous se retrouvèrent au petit déjeuner avec un solide appétit et assez d’énergie pour la nuit à venir. Car désormais l’unité s’en trouvait totalement décalée. Mais cela était nettement plus efficace ainsi, après tout la prochaine opération ressemblait étonnement à la précédente, mais  d’abord, compte rendu journalier.

La troupe se retrouva donc dans la salle de réunion, donnant presque l’impression qu’ils ne l’avaient jamais quitté.

« Bien. Tout le monde est présent, je peux commencer le compte rendu. » Au’n était en pleine forme, et avait l’impression de posséder une énergie infinie, il avait même dévoré un imposant repas de bon matin, lui permettant de recharger pleinement les charges biotiques. Le colonel était prêt à aller casser de l’infecté.

« Durant notre repos, les forces de sécurité ont expulsé les représentants connus de la secte. Il n’y a eu aucune résistance mais quelques éléments manquaient à l’appel. Bien évidemment, les éléments marqués se sont rapidement évaporés, mais les traceurs ont fonctionné largement assez longtemps pour donner des indications extrêmement précises. Comme envisagé, les sectaires se regroupent dans les sous terrains, et plus précisément sous deux bâtiments d’habitations situés dans le secteur externe. » La carte en 3D du dôme s’afficha, montrant l’emplacement des deux camps de bas. « Pour le reste, le bureau de la répression a  fait douze descentes durant la journée et pas moins de cent trente-deux membres de gangs ont été capturés.

Plusieurs stocks de nourriture ont été récupérés et nous avons même trouvé un stock important d’armes artisanales, le lieu de production a été repéré et il est actuellement assiégé. Le second commando de l’OKS s’occupe de l’assaut sous terrain. Pour le reste, les premiers réfugiés de la troisième vague sont en train d’arriver, comme il s’agit pour la plupart de combattants reconnus, ils sont lâchés par petite vague. S’ils se révèlent être des membres des familles qui ont été éliminées ou capturées lors des descentes, ils sont rapidement expulsés de Vana. Aussi cela prendre extrêmement longtemps pour que toutes les familles se trouvent réunies.

Le centre d’habitation que nous avons nettoyé a été totalement repris pour en faire un centre de détention temporaire. Demain sera annoncé la peine des chefs du gang, pour la plupart la peine de mort, mais un élément a décidé de négocier sa libération contre une collaboration de sa part. Il y aura sûrement de nombreuses autres descentes dans la journée.

Mais nous avons été désignés pour faire le ménage au sein des planques de la secte. Les ordres sont extrêmement clairs, pas de prisonniers. »


Le compte rendu était terminé, et comme personne ne semblait désireux de prendre la parole, Au’n décida d’enchainer rapidement sur la réunion tactique concernant la mission.

« Bien nous avons deux points à frapper, le premier est normalement le point central de cette organisation mystérieuse. C’est ici que l’immense majorité des individus tracés ont été repérés pour la dernière fois. Il s’agit d’un centre d’habitation extrêmement semblable à celui que nous avons nettoyé, à la différence près qu’il possède deux entrées pour les sous-sols, mais aussi et surtout parce qu’un endroit particulier se trouve en dessous. » Expliqua le butarien tout en montrant tout cela via le système de représentation 3D de la table d’opération. « Un réseau de tunnels a été découvert il y a de cela une centaine d’années, mais l’information a été classifiée secret défense, d’après les quelques infos que l’YKS a bien voulu me partager, il s’agissait d’un réseau régulièrement utilisé par les mouvements séditieux des esclaves contre l’autorité gouvernementale. Lorsque la dernière révolte a été écrasée, l’endroit a été clos et l’information purgée des données. Toutefois, il n’est pas impossible que les sectaires aient découvert la chose.

Nos doutes se fondent sur la deuxième planque choisie par la secte, en l’occurrence le seul autre point connu pour mener à ces tunnels. Dernière information, le service d’espionnage soupçonne très fortement la corruption d’émaner de ces éléments aussi nous partons pour une mission classifiée très dangereuse, l’interdiction d’abattre les enfants et civils est totalement levée pour cette mission, abattez absolument tout ce qui bouge. Nos stocks de mods anti-corruption ont été renforcés alors n’hésitez pas.

Pour cette opération, pour toute question concernant l’énergie noire, ou la corruption en général, la spécialiste McKnight sera l’interlocutrice à privilégier. »
Au’n regarda chaque protagoniste de la réunion puis hocha la tête satisfait. « Je vous envoie le plan des deux cibles sur vos omnitech ainsi que les formations prévues. Nous combattrons essentiellement en terrain plongé dans l’obscurité et dans des environnements clos, alors on privilégie les fusils à pompe, les pistolets mitrailleurs et les pistolets lourds. Vous pouvez aller vous équiper. »

N’attendant pas l’avis de ses subordonnés, Au’n alla se préparer en toute sérénité, ressentant deux frissons parfaitement opposés, celui de l’excitation et de la peur, dans des proportions encore largement à l’avantage de l’excitation, fort heureusement.

***

« Artilleuse Talhyen, artilleur Belel, occupez-vous de nettoyer l’entrée. »

Le colonel Talgar se tenait à genoux à côté du corps d’une asari à la tête se trouvant dans un angle étrangement non naturel. Le reste du commando attendait sagement que les deux individus désignés terminent leur petite mission personnelle, ce qui se fit rapidement alors qu’une asari et un humain recevait une balle en petit cadeau. Après étude, les deux gardes se trouvèrent tout aussi peu infectés que les précédents. Les membres du gang local ne semblaient pas appartenir à la secte, mais il n’était jamais trop prudent que de vérifier. Après tout, ils vivaient juste au-dessus d’un probable foyer de corruption. Dans la situation présente, ils subissaient juste un châtiment qui visait d’autres, mais cela n’était pas pour déplaire à Au’n.

« Bien, nous allons pouvoir pénétrer les sous terrains. Spécialiste McKnight, vous prenez la tête. Artilleur Kirqath, spécialiste O’res, vous la couvrez. Spécialiste Lar’Shi, artilleur Rotaakaï, vous couvrez les arrières. Je veux que l’entrée derrière nous soit minée. »

Désormais, la véritable mission allait pouvoir commencer …
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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Mer 05 Sep 2018, 02:23

Dissidences, corruption et ... chocolats
Ft. Au'n Talgar



L'obscurité était telle que l'on y voyait comme à travers une pelle. Y progresser à l'aveuglette était tout bonnement suicidaire. Heureusement les casques disposaient d'un mode de vision nocturne et les armures étaient équipées d'une puissante lampe qui bien utilisées, pouvait même endommager la vue de façon permanente d'une cible. Activant cette dernière, Arcadia se laissa avaler par la pénombre, le reste de l'escouade sur ses talons. Son pistolet lourd dans les mains, le groupe avançait prudemment, avec une extrême discrétion malgré un équipement plutôt lourd.

Les sous sols n'étaient guère dangereux pour une troupe bien entraînée et armée. On y trouvait principalement des rebuts de la société, des pouilleux qui tentaient de se faire de l'argent sur le malheur des autres et parfois une bande de malfrat à la manque terrorisant les alentours. Aucun civil n'étant pourvu d'un arsenal conséquent, ceci facilitait grandement l'intervention des forces de l'ordre, réduisant considérablement les risques de blessures mortelles. La plupart des dissidents ne possédaient que des lames parfois fabriquées à partir d'objets du quotidien. Seul les chefs de gang pouvaient se permettre d'avoir des armes à feu artisanales, même si celle-ci étaient bien trop souvent incapables de percer un bouclier et avaient plus de chances de vous exploser dans les mains.

S'enfonçant dans les sous terrains, ils marchèrent pendant plusieurs dizaines de minutes avant d'arriver au point indiqué sur la carte. L'OKS n'avait rencontré que quelques individus sur le chemin. Si un point commun les unissaient, c'était la malchance que les troupes d'élites de l'Hégémonie soient passées par là. Ces dernières n'éprouvant aucun sentiment en éliminant les nuisibles.
Grâce aux codes d'accès transmis par son supérieur, l'Humaine déverrouilla une porte qui allait faire entrer le groupe dans les tunnels.
Se glissant dans l'ouverture, elle balaya l'endroit de son arme, éclairée par son projecteur pectoral, constatant que les couloirs étaient vides, ni qu'aucun danger potentiel ne se trouvaient à proximité.

« Zone dégagée », dit-elle, en s'engageant toujours sur ses gardes.

Attendant que le commando pénètre complètement et reprenne sa formation, elle analysa les données qui s'affichaient sur son casque. Le docteur constata avec un certain déplaisir que ces galeries étaient contaminés par une petite quantité d'énergie noire, mais aussi par des micro organismes pathogènes comme l'Escherichia Coli, signe que l'air était vicié par des déjections d'origines humaines et/ou extra-terrestre.

Un calme irréel régnait en ce lieu, le noir absorbait littéralement la lumière de la torche. La progression se fit plus lente, une tension latente commençait à se manifester au sein du groupe. D'un geste de la main, le médecin fit s'arrêter le groupe. Une flaque colorée, dégageant une fumée noirâtre stagnaient à même le sol. S'agenouillant, elle observa le mélange tout en le scannant. Elle en avait déjà entendu parlé, mais n'avait jamais eu la chance de le voir de ces propres yeux.

« C'est de la bouillie organique, commenta la spécialiste, fascinée par la chose. Un ou une pauvre ère qui n'a pas survécu au processus de contamination, trop faible pour résister à la transformation.
Ne marchez pas dedans, c'est extrêmement corrosif, cette saloperie à l'air de faire fondre le béton.
 »

Esquivant le liquide visqueux, l'escouade continua son avancée, jusqu'à ce que des voix indistinctes se fassent entendre.L'excitation commençait à prendre le dessus sur la peur de l'inconnue, elle parvint néanmoins à la juguler pour ne pas succomber à son impulsivité. Désactivant l'éclairage, la blonde passa sur sa vision nocturne menant l'équipe à pas de loup.

« C'est l'heure d'y aller !

- Oui. Dépêchons nous de rejoindre le guide. »

Les deux humains n'avait pas l'air très alerte, ils marchaient sans se presser, puis disparurent à l'angle d'un carrefour, la lumière de leur lampe s'estompa peu à peu. Recevant la confirmation de les suivre, les soldats se remirent en marchent... pour s'arrêter dès l'instant d'après.
L'artilleur plaçait derrière elle, la percuta de plein fouet, surpris par la manœuvre. Manquant de se viander lamentable, la meneuse dut son salut à O'res qui enroula son bras autour de sa taille pour la retenir.

« Merci, souffla t-elle, c'était moins une. Ils ont piégé la zone, elle tendit un doigt vers une ficelle grossière suspendue à quelques centimètres du terrain. Spécialiste Lar'Shi, nous avons besoin de vous ! »

Il aurait été aisé de passer par dessus la ficelle et de tracer la route sans s'encombrer à désactiver le piège, mais les tunnels restaient un labyrinthe, le risque de repasser au même endroit et de le déclencher n'était pas nul. Autant éviter des blessures inutiles. Lar'shi parvint à localiser la surprise qui leur avait été réservée. Un petit pain d'explosif, caché derrière un carton, suffisant pour décimer une avant garde peu attentive.
La seule chose qui se formait dans l'esprit de la toubib était de mettre la main sur ces sales fils de chien, et de les crever.
Modifiant pour la vision thermique, elle reprit la tête, suivant les traces de pas qui commençait à refroidir par terre. Ses deux gardes du corps la talonnaient, attentif au moindre détail de l'environnement, évitant ainsi plusieurs autres traquenards. Rattrapant leur retard, ils durent ralentir l'allure en retrouvant les deux cultistes qui, visiblement étaient toujours à l'ouest.

D'après les informations dévoilées lors su briefing du colonel, ils filaient vers le bâtiment N°1 celui abritant la population du culte, du moins, celle qui avait survécu à la rafle. Le binôme frappa à une porte, murmurant ce qui devait être un mot de passe. Le battant s'ouvrit, les laissa entrer, puis se refermant dans un bruit métallique.
L'OKS s'avança jusqu'à l'ouverture, l'expert en démolition, s'approcha pour placer une charge de démolition sur l'obstacle. Au moment ou le brouilleur de l'Hégémonie se mit en marche pour empêcher toute communication entre les deux camps. La porte, ébranlée par l'explosion, fut éjectée vers l'intérieur, promettant une mort rapide et  sans douleur à toute personne ayant eu la malchance de se trouver derrière.

Les forces d'élites se déployèrent immédiatement à l'intérieur, neutralisant définitivement tout les occupants qui s'y trouvaient, puis se scindant en groupe pour nettoyer plus efficacement, avec pour seul ordre d'attraper le « guide » vivant.
Arcadia pénétra dans une pièce, un jeune homme à la carrure athlétique l’assailli aussitôt d'un coup de poing dans le casque. Elle para le second coup, le saisit par son T-shirt et lui adressa un violent coup de tête, qui fut accompagné d'un craquement sinistre. Sa victime tituba en arrière, le nez en sang.
Sans lui laisser le temps de se reprendre, elle enchaîna par un coup de pied à l'estomac, l'envoyant mordre la poussière. Folle de rage, elle infligea un tabassage en règle à son nouveau souffre-douleur, frappant aux endroits les plus douloureux sans retenir ses coups, puis elle lui martela la tête avec ses bottes de combat.

« Voilà connard ! Tu es content », tempêta t-elle en l'achevant d'un ultime coup de pied au bas ventre.

Reprenant son arme, la Martienne la pointa sur le corps convulsant, puis appuya froidement sur la détente. Un mouvement attira son attention, changeant de cible, elle mit en joue deux enfants, serrés l'un contre l'autre, tétanisés par la violence dont elle avait fait preuve. Son coup de sang laissa place à un immense vide. Resserrant son emprise sur la crosse, elle savait qu'elle devait tirer, les petits avaient respiré des particules d'énergie noire. Les laisser vivre, c'était les laisser à une mort longue et douloureuse.

« La guerre est une horreur », dit-elle dans un murmure, avant d'ôter la vie à deux innocents.

La tâche accomplie, les ombres de Kar'shan n'enregistraient ni pertes, ni blessures. Ils s'étaient regroupés autour du « guide » qui se révélait être une Asari, de l'arcade gauche coulait un filet de sang bleu.
Après un scan de l'I.V médicale, il se révéla qu'elle était déjà contaminée par la corruption, ce n'était plus qu'une question de jour avant sa mutation. Mais actuellement, rien ne pressait, il était possible de l'interroger pour savoir ce qui attendaient l'escouade au point B. Deux Butariens lui arrachèrent ses vêtements puis l'attachèrent en croix sur la table.

« Souhaitez vous répondre à nos questions ? Je préfère vous informer que mon supérieur est bien moins patient que moi.

- Allez vous faire foutre ! »

La praticienne demanda à une artilleuse d'envoyer une décharge électrique toute les quarante cinq secondes dans la plante des pieds de la concernée. Zone riche en terminaisons nerveuses et en capteurs sensoriels, cela rendait le supplice insoutenable. La victime s'en rendit compte rapidement, bien que trop tard, suppliant de la laisser s'exprimer. Sourde à cette détresse, Arcadia savait qu'une personne normalement constituée pouvait endurer ce supplice pendant quelques heures à un rythme moins intense. Mais briser la volonté de cette « ecclésiaste » était une nécessité.
Il aurait été possible d'utiliser la méthode forte, de laisser cette fanatique aux mains de Talgar, qui aurait terminé comme une poupée désarticulée, mais la femme doutait fortement de l'efficacité de cette méthode. Bien que brutale, elle n'avait qu'un faible impact psychologique comparée à l'inconnu d'une méthode de torture plus exotique.

Durant quinze minutes, l'Asari endura la torture, gémissante, pleurant sous les yeux insensibles des tortionnaires. Sa vessie s'était vidée sous l'effet des spasmes incontrôlables. D'un geste de la main, le docteur ordonna au bourreau de faire une pause. L'alien, à moitié nue sur la table, haletait, tentant de reprendre conscience.

« Êtes vous prête à répondre ? »

La supplicié n'adressa qu'un signe de tête pour exprimer son assentiment.

« Qu'y a t-il dans le second bâtiment?

- Il... Il... Il...

- Dépêchez vous de répondre, ordonna la blonde posant son poing contre le nez de sa victime, prête à le briser.

- Les supérieurs des enfants d'Asteria, ils sont une quinzaine, s'époumona t-elle.

- C'est tout ?

- ... »

Pressant lentement, elle sentit l'os du nez lui résistait, appuyant de plus en plus fort, la bleue se débattit.

« Un Immortel ! Il y a un Immortel ! »

La révélation n'avait rien d'étonnante, mais cela jeta un froid dans l'assemblée. La toubib recula, interdite.
Son visage se tourna vers Au'n, avait-il d'autres questions ? Ou fallait il en finir avec cette religieuse démente ? Quelle serait la stratégie à suivre ? La possibilité de mettre la main sur une carcasse d'Immortel n'était pas sans danger, mais s'ils y arrivaient, cela pourrait être un grand bon en avant dans l'étude de l'énergie noire.

(c) King (Sacrifars)


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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Mer 05 Sep 2018, 20:16
Le tir quitta le canon du pistolet lourd dans un éclat de lumière qui aveugla le tireur une demi-seconde tant l’obscurité oppressante régnait encore en maîtresse possessive sur les lieux malgré l’usage de lampes tactiques. Mais l’aveuglement qui fut infligé momentanément à l’assassin ne fut rien à ce que la cible de ce tir solitaire se vit infliger, car le projectile de plasma pur percuta son crâne, et plus précisément son front avec une force suffisante pour le perforer et ressortir à l’autre extrémité, projetant violemment la tête de l’asari en arrière, heurtant avec fracas la table lui servant de support.

A peine la carcasse de la supplicié commença à refroidir qu’une odeur insoutenable se dégagea de la blessure, tandis qu’un fluide noirâtre sortait avec mollesse de la blessure mortelle. Le sang, nettement plus proche du pus que de toute autre chose, exerçait sur l’auditoire une fascination morbide qui ne cessa que lorsque le tireur, qui n’était autre qu’Au’n Talgar, prit la parole, faisant sursauter tout le commando.

« Direction la deuxième planque de la secte. » Le colonel scruta Arcadia, observa avec curiosité la passion qui dévorait le regard de l’humaine faisant face à ce cas si merveilleux. « Je prends la tête des opérations à partir de maintenant. Spécialiste Solkan, indiquez à l’YKS qu’ils peuvent procéder au nettoyage des lieux. Ils sont déjà au courant de l’entrée minée. »

Puis le butarien fit signe à son commando de reprendre la route. Le reste des tunnels s’avérèrent extrêmement décevants, l’unité ne croisant que trois civils incapables de se défendre dans l’état ou ils se trouvaient. Rapidement exécutés, la troupe n’eut même pas à perdre du temps à planquer leur carcasse. Soudain, Au’n, qui se trouvait en tête, arriva à un virage extrêmement serré, masquant totalement la visibilité pour la suite. C’est à cet instant précis que le commando changea radicalement d’ambiance.

A partir de là, les murs des tunnels se trouvaient creusés à un rythme si parfaitement régulier que cela en devenait étrangement troublant, et toujours la même chose, la même sculpture représentant un visage hurlant de douleur ? Rage ? Sans qu’il fut le moins du monde possible d’identifier l’appartenance de l’espèce représentée. Et ces visages hurlant surmontaient toujours deux mains osseuses nouées dans une posture de supplication. Situées des deux côtés des tunnels, ces représentations créaient un aspect mystique à l’avancée de la troupe, comme si elle venait de quitter Vana pour un monde nouveau.

La marche sembla durer une éternité alors que les capteurs indiquaient qu’ils n’avaient que quelques dizaines de mètres à parcourir, mais le pire était ce silence absolument oppressant, que personne ne parvenait à troubler, comme si le premier à le faire aurait à souffrir d’une conséquence désastreuse. Et enfin la troupe traversa ces quelques mètres, cette distance si faible que l’esprit luttait pour en comprendre la logique du ressenti qu’ils avaient tous éprouvé. Incapable d’en trouver, l’esprit abandonna pour se concentrer sur les autres évènements étranges qu’ils avaient à vivre. Et ces derniers se présentèrent très vites à eux tandis qu’ils atteignaient une pièce parfaitement blanche et seulement occupée par d’innombrables lumières émanent de nombreux objets, comme des jouets, des lampes, des casques, des bâtons lumineux.

Et au centre de la pièce, une pile de corps, sûrement une dizaine d’individus, voire plus. Et de cette pile, une affreuse plante boursouflée s’épanouissait, étalant ses pétales obèses dans une obscène parodie de la vie végétale. En remplacement de sa tige, la plante se basait sur un imposant bubon bleuté, presque fluorescent, parsemait de veines noirâtres qui semblaient presque danser au rythme des fluctuations lumineuses. Et une fleur s’agitait frénétiquement à son sommet, faisant vibrer des espèces de petits tentacules en tous sens, projetant de micros gouttelettes d’énergie noire au sol, sur les corps lui servant de terreau et sur les murs.

C’est seulement lorsqu’une voix fluette s’éleva que la troupe repéra l’unique forme de vie consciente de la pièce, qui se révéla être une petite fille humaine complètement prise dans les racines de la plantes corrompue et corruptrice. La vision était dure, même pour un estomac solide, mais il n’était pas dans les habitudes de l’OKS de ressentir de l’empathie pour une menace, qu’elle fut un enfant ou non.

« Vous entrez dans le jardin. »

Furent les seuls mots de l’enfant, tout sourire. Son corps extrêmement maigre était totalement nu, révélant les nombreuses perforations que la plante avait exercé sur elle, permettant aux racines de s’enfoncer profondément dans ses chairs, pénétrant loin, le plus difficile à observer restait toutefois la tige qui pénétrait l’œil droit de la fillette, lui entrant dans le crâne pour ressortir par la joue du même côté.

Elle n’eut pas le temps d’en dire plus, Au’n indiquant au spécialiste O’Res de faire usage de son lance-flamme qui fit flamber plante, cadavres et enfant simultanément. Tous eurent l’impression tenace de voir le sourire de la fillette même au travers des flammes, cela risquait d’avoir un effet sur le moral aussi le colonel Talgar décida d’intervenir.

« Qu'est ce qui nous effraie dans la mort? » Le ton utilisait par le butarien était sec, tranchant comme une lame, il brisa la concentration des membres du commando. Tous reprirent alors en cœur.

« Mourir en laissant notre devoir inachevé » Le ton était encore hésitant, émoussé.

« Quelle est la joie de la vie? » Au’n renforça encore d’avantage sa voix, son ton guttural frappant les esprits aussi sûrement que la vision d’horreur qui s’offrait encore récemment à eux.

« Mourir en sachant notre devoir accompli. » Là le ton était plus juste, plus belliqueux, plus fier. C’était là le ton que le colonel attendait de ses guerriers. Satisfait, l’officier exposa au groupe son plus beau signe de fidélité zélée, que tous et toutes reprirent avec une passion dévorante, les doutes et peurs s’estompant dès lors. Le commando était à nouveau pleinement opérationnel, la pulsion destructrice renforcée.

Profitant de cette énergie retrouvée, le vétéran reprit la marche, traversant la pièce pour atteindre le sas se trouvant à son coin le plus éloigné. Il découvrit avec plaisir que ce dernier était maintenu en position ouverte et il indiqua ainsi à deux artilleurs de se placer de part et d’autre de l’entrée. Ouvrant lentement et avec assurance, le gradé ne découvrit rien de particulièrement surprenant de l’autre côté, simplement un long couloir se séparant régulièrement en divers embranchements. C’était encore plus renfermé que dans les tunnels, mais cette fois ci pas la moindre sculpture …

Mais ce qui s’y trouvait n’était pas réellement mieux, car de très nombreux dessins tapissaient le moindre centimètre carré disponible, représentant des visions de cauchemars, des sacrifices humains et une sphère complètement noire, revenant extrêmement régulièrement. Liant cela à ses maigres connaissances de la secte, Au’n jugea qu’il devait s’agir là d’une représentation d’Astéria, le monde qu’ils déclaraient encore en vie. Ignorant les délires des fous habitant les lieux, le commando continua sur sa lancée, s’arrêtant tout de même à chaque intersection le temps que trois membres se rendent au bout de chaque couloir perpendiculaire au principal.

Sur les cinq embranchements, ils débusquèrent trois ombres, toutes enfermées dans des chambres hermétiques, les créatures étant occupées à cogner leur tête contre les murs, devenant subitement enragées lorsque les portes s’ouvraient. Heureusement rien que des fusils à pompe équipés de mods anti-corruption ne pouvaient gérer. Au sixième, ils trouvèrent une asari au stade terminal de la transformation en ombre. La spécialiste McKnight prit quelques minutes avec l’artilleuse Ga’leath et l’artilleur Belel pour récupérer des prélèvements, observer la situation et faire ce qu’un médecin a à faire.

Profitant de l’occupation d’une partie de ses forces, Au’n décida d’organiser une expédition d’avant-garde pour étudier l’ultime embranchement avant le suivant sas. Le couloir se révéla aussitôt extrêmement différent d’auparavant, très richement décoré, voire nettement trop, des tableaux, des statuettes et autres richesses gisaient au sol, étaient vaguement étalées aux murs, tandis que de nombreux papiers gisaient au sol révélant de nombreux crayonnages frénétiques. Formules mathématiques, dessins de chimères, dissertations d’une longueur assommante.

« Spécialiste Solkan, artilleur Kirqath. Scannez moi un maximum de ces écrits et regroupez les en tas. Je veux que tout brûle lorsque ce sera terminé. Spécialiste Lar’shi, artilleuse Kaara, surveillez le sas. Artilleur Rotaakaï, artilleuse Talhyen, surveillez nos arrières. Spécialiste O’res, avec moi. »

Le duo s’élança en direction de la fin de cet étrange couloir. Leurs pas résonnant lourdement contre le sol bétonné donnant un aspect presque surnaturel à la scène. Ils avaient l’impression d’être des explorateurs atteignant un monde encore inconnu, s’apprêtant à faire face à une menace totalement mystérieuse et incompréhensible. Ils atteignirent finalement une porte familière, celle qui orne la plupart des demeures de l’Hégémonie, et ils s’apprêtèrent à l’ouvrir, se tenant fermement à leurs armes. Lorsque la porte s’ouvrit, ils trouvèrent une pièce plongée dans le noir, leurs lampes éclairant ce qui semblait destiner à vivre éternellement dans l’obscurité.

Une asari se tenait à genoux, sanglotant lourdement tandis que ses épaules s’agitait au grés des soubresauts qui l’agitaient. Elle était entièrement vêtue de gris, dans une combinaison tout-en-un à la simplicité extrême, sa peau violette virait sur le rose et était parfois tâchée de marques vertes. Son âge était difficile à identifier ainsi, et important pour l’instant peu à l’officier, ses propos par contre, c’était une toute autre affaire.

« Astéria m’a rejeté. » Durant les trop rares moments d’accalmie dans son chagrin, la survivante lâchait toujours cette unique phrase qui la rendait infiniment précieuse.

Le spécialiste O’res, toujours armé de son lance-flamme, reçu alors l’ordre d’éclairer les autres parties de la pièce, révélant des murs entièrement tapissés de restes de corruption, d’anciens bubons rabougris devenus rougeâtre et semblant parfois partir en poussière, tandis que des racines maculaient chaque millimètre carré entre chaque vestiges de bubons. Ces derniers semblaient d’ailleurs être vides alors qu’un élément se présenta complètement brisé, découvrant une membrane frêle ne cachant rien à l’intérieur, coquille vide sans intérêt. Ce bubon semblait d’ailleurs avoir été percé par l’asari, qui tenait encore des fragments de son méfait, les serrant avec rage et douleur dans ses poings.

Une fine couche de poussière jaune se trouvait dans l’air, flottant paresseusement, se révélant aux passages des puissants jets de lumière des casques du duo. Mais le plus intéressant étant un corps gisant dans un recoin de la pièce, recroquevillé en position de terreur, la carcasse avait visiblement gratté avec force le mur jusqu’à s’en casser les ongles, laissant des traces de sang un peu partout. Le sang avait bien évidemment durci et était sec depuis longtemps, mais le corps semblait étrangement vieux, nettement plus vieux. Une véritable momie recouverte de poussière jaune, les orbites vidées de leurs yeux emplis par quelques maigres traces d’une espèce de bulbe noirâtre.

« Spécialiste McKnight, venez ici, tout de suite. »

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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Ven 07 Sep 2018, 00:32

Dissidences, corruption et ... chocolats
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« Reçu ! Je suis en route. »

A peine avait-elle reçu l'ordre, qu'elle s'était mise en mouvement vers la position du colonel. Les artilleurs Belel et Ga'leath sur les talons pour l'escorter dans ce lieu morbide. Un certain soulagement l'avait étreint lorsque son supérieur avait reprit le commandement de l'opération. Commençant tout juste à apprécier mener une troupe, Arcadia n'en menait pas large pour autant. Bien que disposant d'un grade élevé, les médecins devaient plus souvent suivre les directives qu'en donner, et n'étaient écoutés que lorsque la situation d'un blessé devenait critique. Elle était éternellement reconnaissante envers Talgar pour lui avoir laissé cette opportunité.

Entrant dans une pièce tout aussi sombre que le reste de le planque, la première chose à remarquer était cette Asari pleurant de tout son saoul, répétant inlassablement la même chose entre chaque sanglot.

« Asteria m'a rejeté ! »

Ses gémissements brisaient le silence de mort, renforçant l'atmosphère lugubre de la crypte. Tout comme son décor, directement sorti d'un film d'horreur. Dans toute la pièce pendaient des furoncles desséchés, enlacés par des amas de racines. Au plafond, au sol, sur les murs, pas une parcelle n'était épargnée par ce cancer.
Un cadavre rabougri, reposait dans un coin. La peau lui collait aux os, sèche, recouverte par une poussière très... poussiéreuse.

L'humaine avança dans la salle, complètement muette, incrédule par ce spectacle qui s'offrait à elle. L'énergie noire pouvait offrir des spectacles déroutants, mais celui là dépassait l'imagination d'un être sain d'esprit.
Elle s'arrêta devant un amas organique éclaté, l'enveloppe d'un noir profond avait été brisée, ou déchirée.
Son regard alla des mains de l'alien, avant de retourner vers ce qui avait dut-être une couveuse. En était-ce vraiment une ? C'était impossible... La rage, la soif de massacre aurait du l'étreindre.
Le médecin ploya les genoux pour se concentrer sur la momie. Les doigts de ses mains n'étaient plus que des lambeaux secs, des traces de sang couraient sur les avant-bras ainsi qu'à l'endroit ou la victime avait gratté jusqu'à l'os. De quand cela datait-il ? Il aurait fallu des siècles pour retrouver un cadavre dans cet état là, ainsi que d'être protégé de l'air ambiant, ce qui n'était pas le cas. Les réfugiés se trouvaient sur Vana depuis à peine plus de deux mois.

Les dessins sur les murs revinrent à la mémoire de la quadragénaire. La bulle noire, les personnes hurlantes. Ne serait-ce pas plutôt les incubateurs que Asteria ? Existait-il donc un autre moyen de créer des Immortels ? L'Asari avait t-elle essayé de faire partie de cette catégorie de monstre où même d'en créer ? Si la concernée avait tenté le procédé sur elle, pourquoi la transformation n'était pas immédiate ? Surtout après une incubation, le « fœtus » devait être bombardé par la corruption. Il était impensable que cela échoue. Grattant un bubon avec un scalpel, ce dernier émit un craquement sec, un nuage de cendre se laissa tomber paresseusement.

Il y avait aussi cette poussière jaune, qui flottait dans la pièce, créant des parasites qui loin de gêner les transmissions restaient désagréables par leurs grésillements. L'affichage de son casque affichait qu'une quantité importante de résidus d'énergie noire stagnait ici.
Malgré les connaissances qu'elle avait acquise au cours de ses déploiements, la toubib se sentait complètement paumée.

« Je vais être franche Colonel, je n'ai aucune idée de ce que contient cette pièce ou de ce qui a pu s'y passer. L'air est chargé de débris d'énergie noire, comme si elle était morte. Cela reste nocif à respirer. Mais je suis incapable de dire ce qui a pu causer une telle dégradation. Néanmoins cette cause a forcément un lien avec ce corps émacié et l'état général de ce lieu. Ces pustules devaient contenir quelques choses, continua la Martienne, écrasant une autre tumeur incrustée dans la roche du plat de sa lame. Ils sont complètement rabougris, mais devaient être suffisamment gros pour accueillir un hôte et faire office d'incubateur. Nous pouvons toujours essayer d'interroger l'Asari, bien que dans l'état où elle se trouve, cela va être difficile d'en tirer quelque chose... Mais dans tout les cas, elle est condamnée. »

Toute la conversation se faisait à travers le canal vocal de l'escouade, les voix étouffaient par une armure hermétique, l'Asari ne pouvait pas en entendre ce qu'il se disait. Cette dernière n'avait même pas l'air de faire attention à eux, comme si le fait d'avoir été rejeté par Asteria était la pire chose qui soit. Restait à déterminer ce qu'il fallait faire de l'endroit : revenir avec des charges incendiaires ? Procéder à une lente mais implacable décontamination ? Ou faire sauter les tunnels pour en boucher l'accès ?
Une chose était sûre, avec la destruction de la fleur parasite, il faudrait un certain avant que la propagation ne reprenne. Même s'il allait falloir se débarrasser des corps pour éviter la formation de biomasse. D'ailleurs l'Immortel mentionné par le guide ? Que devenait-il dans cette histoire ?

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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Dim 09 Sep 2018, 12:57
Au’n scrutait la médecin avec intérêt, s’attendant réellement à apprendre quelque chose de nouveau, voir une nouvelle exceptionnelle, cela ne fut malheureusement pas le cas, loin de là même. En vérité, il n’était pas étonnant de l’être, après tout l’EN était une chose encore tout à fait nouvelle et il était compliqué de lier des faits concrets et sûrs lorsqu’on est confronté à quelque chose d’inconnu. Aussi le butarien décida que sa déception ne méritait pas de connaître une suite, et encore moins de critiquer l’humaine qui était tout aussi perdue que lui.

« Non, nous ne touchons rien du tout. » Le vétéran indiquait dans le même à ses troupes de se replier, quittant lui-même la pièce en reculant lentement et sans jamais perdre l’asari des yeux. Une fois tout le monde sorti, le colonel referma la porte et appliqua une espèce de gel sur celle-ci. Le gel durcit extrêmement rapidement, bloquant le mécanisme et verrouillant ainsi la zone. « Spécialiste Solkan, qu’un drone reste ici pour surveiller la zone. »

L’ingénieur de l’unité se dépêcha aussitôt d’obéir, activant le mécha et lançant l’un des drones qui s’éleva rapidement dans les airs, se postant de manière à fixer sa caméra sur le sas d’entrée.

« Parfait, on reprend la route maintenant. Objectif, nettoyage de la bâtisse. On trouve et élimine l’immortel. »

Avec l’utilisation du terme désignant les menaces supérieures des corrompus, l’ambiance se fit immédiatement plus militaire, la concentration et le sérieux supplantant la curiosité et le dégoût. Reprenant la formation, tandis que l’arrière garde et l’avant-garde revenaient dans la troupe, ils reprirent la route, atteignant l’ultime sas des sous terrains. Se préparant à l’ouvrir, ils se placèrent de manière à pouvoir se préparer à ce qu’il se trouvait derrière. Toutefois la surprise était tout autre alors que le sas explosa littéralement, projetant de nombreux débris en tous sens.

L’artilleur Kirqath se prit le gros de l’assaut, réceptionnant les deux tiers de la structure métallique sur lui, l’envoyant valser sur quelques mètres dans le long couloir d’entrée. Mais la spécialiste Lar’shi et l’artilleuse Kaara furent tout autant surprises et l’un se trouva violemment assommée par un débris dans la tête tandis que la seconde vit un fragment s’enfoncer sérieusement dans son torse. Mais pas le temps pour le reste de l’unité de se préoccuper de cela, en face d’eux se trouvait un immortel arborant une fascinante aura de biotique noire, hurlant de rage. Son faciès restait essentiellement asari, mais il donnait l’impression d’avoir été brûlé à l’acide tandis que ses lèvres, ses arcades sourcilières et le haut de ses joues  semblait fondre sur les parties inférieures, lui donnant un aspect proprement stupide.

La partie dérangeante restait son corps, ses épaules étant hypertrophiées de manière ridicule mais lui donnant une musculature impressionnante, enfin plutôt ce qui aurait dû lui donner un tel aspect mais ses os semblaient avoir été scindés en deux parties n’étant plus reliées par de la chair, créant l’illusion qu’elle possédait quatre bras, sans que ce fut vrai, puisque les deux membres se rejoignaient au niveau des mains pour reprendre une forme plus classique. Ses jambes, elles étaient plus classiques mais d’une longueur excessive lui donnant un aspect de sauterelle. Mais le pire était indéniablement son corps, ouvert au niveau du ventre, un fœtus pendait mollement au bout d’une série d’organes l’enserrant pour le maintenir attaché au tout. Un sein affreusement allongé pendait jusqu’à l’être en formation, tandis que ce dernier s’y tenait fermement pour téter goulument une espèce de lait noirâtre dégoulinant sur son visage qui révélait l’horrible vérité, l’être était dépourvu de bouche.

Cette abomination reçut soudain une rafale de tirs de la part de plusieurs fusils à pompe, qui auraient pu mettre un terme à la menace si son bouclier biotique n’arrêtait pas la majeure partie, puis la créature bondit en arrière, dans un large escalier grimpant sans fin et disparu à la vue des tireurs. C’est alors que des bruits de rage surgirent des différents tunnels qu’ils avaient pourtant déjà vérifiés, et que des bruits de grilles s’arrachant se firent entendre.

« Spécialiste Solkan, artilleur Belel, artilleuse Ga’leath et Talhyen. Vous nettoyez la zone et protéger les blessés. Spécialiste McKnight, personne  ne meurt si ce n’est pas nécessaire. »

Puis Au’n se jeta à la poursuite de l’immortel, emportant le spécialiste O’res et l’artilleur Rotaakaï avec lui. Ils grimpèrent les marches avec précipitation, tout en surveillant les murs, le plafond et la sortie pleinement visible, laissant filtrer la lumière artificielle d’une bâtisse occupée. Ils arrivèrent finalement jusqu’à une grande pièce, vraisemblablement un hall d’entrée, découvrant une décoration sobre mais plus importante que dans les précédents lieux, mais aussi et surtout la nécessité de couper la vision nocturne. C’est alors qu’ils aperçurent la créature les observer en tournant sa tête dans un angle normalement impossible, le tout agrippée au plafond.

Canalisant ses pouvoirs biotiques, le colonel Talgar projeta sa plus puissante déchirure frappant la barrière adversaire dans une explosion fort peu discrète, mais la créature, amusée n’en fut pas le moins du monde déstabilisée et imita aussitôt le geste de ce qu’elle estimait être sa proie, et l’officier de l’Hégémonie fut expédié dans les airs tandis que son propre bouclier volait en éclat devant la puissance destructrice de la biotique noire. Se réceptionnant lourdement au sol, Au’n sentit son corps encaisser la chute et comprit sur le champ qu’il avait un truc de cassé. Heureusement, ses acolytes ne restèrent pas à rien faire, et le lance flamme rugit pour carboniser la position de la menace qui comprit aussitôt que sa barrière n’avait plus la même puissance alors que Rotaakaï terminait de la briser sous son déluge de tir.

Atteint par les flammes, l’immortel hurla de rage à en faire trembler les murs et se projeta avec force loin de ces flammes dévastatrices. Toutefois le saut n’était plus aussi calculé et elle se ramassa méchamment contre un mur, fracassant à moitié le béton mais se brisant dans un déchirement écœurant un membre supérieur, qui semblait déjà commencer à se reformer alors que la créature se relevait à peine. S’apprêtant à faire un bond supérieur, l’immortel lâcha un cri de surprise lorsque deux puissants fouets biotiques lui enserrèrent les jambes et la tirèrent subitement en arrière.

« Je suis l’émissaire d’Astéria, la prophétesse des mondes, la gardienn… » La créature hurlait ces propos alors qu’une langue de flamme vint l’envelopper lui faisant rôtir les chairs. Dans le même temps, Au’n et l’artilleur Rotaakaï se placèrent non loin d’elle et entreprirent de décharger méthodiquement l’intégralité de leurs munitions équipées des mods anti-corruption. Son corps incapable de se régénérer fut subitement consommer par les flammes, lui arrachant un unique et sauvage cri de douleur alors que les balles ravageaient son embryon, son visage idiot et son torse difforme, tandis que ses chairs explosaient sous la chaleur, que ses yeux éclataient comme des pastèques trop mûres, que sa langue gonflait atrocement.

Finalement la bête corrompue cessa entièrement de bouger, et les munitions spéciales se turent, laissant simplement les flammes grésiller tranquillement au rythme des assauts que le spécialistes O’res continuait de cracher.

« Bien, artilleur Rotaakaï, vérifiez que le reste de l’unité va bien. »

Eux deux allaient rester ici pour vérifier que cette saloperie restait bien morte. Normalement les autres n’avaient eu affaire qu’à des ombres ou des membres de secte, rien d’exceptionnel. Restait à espérer que personne n’était tombé dans les combats. Mais ça c’était le boulot de la spécialiste McKnight …

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Lun 10 Sep 2018, 01:19

Dissidences, corruption et ... chocolats
Ft. Au'n Talgar



« Personne ne meurt si ce n'est pas nécessaire. »

Il en avait vraiment des bonnes ce Butarien, visiblement il n'avait jamais eu à soigner trois personnes, protégé par quatre personnes face à un ennemi en nombre inconnu, dans un environnement à haut risque.
Mais toutes ces considérations n'avaient pas lieu d'être dans la tête du médecin qui avait été formée pour agir dans ce genre de situation. Son conditionnement mental prit le dessus sur tout le reste. Son œil expert analysa l'attitude à adopter, sa cervelle fonctionnant à plein régime.

« Artilleur Belel, amenez la spécialiste Lar'shi à côté de Kaara ! Allez-y doucement quand vous la déplacerez ! »

Sprintant vers la seconde, elle s'agenouilla à ses côtés, pour se connecter à l'armure et vérifier les signes vitaux, qui devenaient de moins en moins rassurants au fil des secondes. Les yeux de l'artilleuse étaient écarquillés par la douleur, sa respiration sifflante par le micro de l'escouade. Du sang coulait en légère quantité par la commissure de ses lèvres. Résultat de l'analyse : poumon perforé, état de choc.
Elle devait faire vite, sinon elle aurait à s'expliquer au colonel.

« Artilleur, tenez lui fermement les bras », ordonna t-elle en bloquant les jambes de sa patiente, d'un mouvement sec, elle retira le morceau de fer de la poitrine de la Butarienne.

« Dépressurisation...2...1... », avertit l'IV en expulsant l'air de l'armure.

La blessée, essaya de se débattre, son corps cherchant désespérément de l'oxygène. La technique était peu orthodoxe mais vu l'atmosphère ou l'équipe opérait, il était préférable de chasser toute présence d'énergie noire qui aurait pu s'infiltrer par le trou de l'armure.
Arcadia appliqua une dose de médi-gel sur la blessure, une seringue chargée en Valpex fut administrée moins de trois secondes plus tard, le sérum allait permettre d'accélérer le processus de régénération des tissus détruits. La toubib apposa un adhésif chirurgical afin de fermer temporairement la plaie, puis appliqua un gel durcissant pour assurer à nouveau l'étanchéité de la combinaison.

Les premiers coups de feu résonnèrent dans la pièce, mais elle n'avait pas le temps de s'en occuper dans l'immédiat. La spécialiste avait congédié son assistant pour le laisser épauler ses coéquipiers. Pivotant vers sa collègue, elle grimaça en voyant l'état du casque. Traumatisme crânien. Inutile de chercher plus loin. Fort heureusement, elle put constater qu'aucun liquide céphalo-rachidien ne coulait par les orifices du visage, signe que celui-ci était léger. Plaçant une pierre sous la tête de l'inconsciente, il n'y avait que peu de chose à faire pour elle, si ce n'était une piqûre composée d'analgésiques et de stimulants pour la tirer le plus rapidement de sa torpeur.
Kaara retrouvant des couleurs, Arcadia lui rendit son fusil d'assaut et lui demanda de la couvrir pendant qu'elle s'occupait du troisième blessé.

La jambe de Kirquath était bloquée par une partie de la structure métallique qu'il tentait tant bien que mal de bouger. La blonde souleva un tube en dur, puis s'en servit comme d'un levier. Le soldat de l'OKS lâcha un gémissement en dégageant son membre douloureux. A son chevet, la praticienne fut heureuse que la fracture ne soit pas ouverte. A nouveau elle envoya une dose Valpex puis l'aida à se relever. Lui servant de soutien, il sautilla pour rejoindre la zone ou les combattants se reposaient.

La Martienne attrapa le fusil d'assaut dans son dos, pour se ruer vers les assaillants. Se positionnant à côté de Solkan, elle balança une grenade flash vers les infectés. Le commando se releva, arrosant avec précision leurs cibles. Ayant utilisé peu de cartouches thermiques, elle en envoya quelques-unes à chacun de ses frères et sœurs de bataille. Incapable d'opposer une résistance armée, les insurgés ne réalisèrent que trop tard leur erreur, les mods anti-corruption rongeant les chairs sans rencontrer la résistance de la régénération. Seul les trois ombres tinrent tant bien que mal avant de flancher sous le déluge de feu.
L'affrontement terminé, l'Humaine retourna auprès de ses patients, s'enquérir de leur état. Lar'shi était toujours dans le coma, il lui faudrait absolument passer un scanner de retour à la base, les deux artilleurs restants récupéraient doucement mais étaient dans l'incapacité de se déplacer par eux même.
Les soins avaient été appliqués d'une manière professionnelle, mais la quadragénaire n'avait pas le talent d'un médecin Butarien. Elle espérait que cela soit suffisant jusqu'à l'hôpital de campagne.
Rotaakaï surgit à ce moment là, annonçant le décès de l'Immortel et demanda un résumé de la situation.
Solkan lui signala que toute menace présente n'était plus.

« Nous avons trois blessés, ils ne sont pas dans un état critique, mais il est recommandé de ne pas trop traîner, je n'ai appliqué que les premiers soins. Et tant que nous ne serons pas dans une zone saine, je ne pourrais pas faire plus... Le carcasse de l'Immortel, elle est encore intacte », questionna t-elle.

Lâchant une grimace en apprenant que celle-ci était à moitié carbonisé, il restait tout de même un fin espoir que son cerveau soit encore indemne. Elle essaya de contacter Au'n par sa radio, mais le brouillage créait par les parasites de l'énergie noire était trop puissant. Pestant intérieurement, on lui accorda le droit de rejoindre son supérieur, le restant de l'escouade veillerait sur ses malades.
Grimpant les marches deux par deux, elle retrouva Au'n et O'res victorieux, le cadavre de leur ennemi gisant au sol.

« Colonel, la situation en bas est maîtrisée, aucune perte à déplorer, mais trois des nôtres ont été blessés, Lar'shi et Kaara doivent être transportées vers une clinique, Kirquath aura besoin de repos. Ils sont tous dans un état stable... Je venais voir ce qu'il y avait à récupérer sur l'infecté pour les analyses au laboratoire, continua la femme en regardant le cadavre calciné. Je vais découper la tête pour l'emmener avec nous. Je vais devoir faire vite, elle sortit un sac hermétique spécialement conçu pour ce genre d'occasion. Si nous nous dépêchons de mettre le cerveau en stase, il sera possible de travailler sur les dernières ondes cérébrales et pulsions biotiques. »

A l'aide de son laser chirurgical, elle détacha la tête du corps. Cela exigeait une grande prudence, la moindre giclée de sang pouvait signer son arrêt de mort. Le découpage achevé, elle plaça l'organe dans la sacoche, activant la stase. D'un signe de tête, elle fit comprendre que son travail de collecte était terminé. Il était temps de rentrer à la maison.

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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Mar 11 Sep 2018, 10:24
Aucune perte.

Ces deux mots suffisaient à eux seuls à définir le degré de réussite d’une mission. Mais aussi à définir si le spécialiste en médecine avait été correctement désigné ou non, et vu la nécessité de ses interventions il était plus qu’indéniable que les compétences médicales d’Arcadia n’avait pas été exagérées, loin de là. L’humaine avait su s’adapter rapidement à la morphologie butarienne et devenir en l’espace de deux petits mois une aide non négligeable en opération. Finalement, avec un peu plus de temps et d’entraînement, elle pourrait tout à fait devenir un membre de l’unité.

Et comme d’habitude, le reste du commando se révéla extrêmement professionnel et largement capable, hormis les blessés, qui n’y pouvaient pas grand-chose, la situation avait été maîtrisée de bout en bout, sans risques majeurs. Enfin il fallait aussi mettre en évidence le fait qu’ils affrontaient des civils mal entrainés et des ombres peu nombreuses ainsi qu’un immortel étrangement passif. Toutefois, une réussite reste une réussite et l’auto critique allait pouvoir attendre la réunion finale.

Aussi lorsque les blessés furent remontés au niveau supérieur, avec le soutien des intacts, Au’n fit signe à l’escouade de se mettre en route, après tout ils avaient des individus en état critique à emmener dans l’hôpital militaire du dôme, et s’ils voulaient les sauver, une extraction en navette allait être nécessaire, le centre se trouvant bien trop loin et les risques encore élevés. Toutefois, ils n’eurent pas le temps de se pencher beaucoup plus loin dans la réflexion, car à peine passèrent-ils les portes qu’une puissante lumière les frappant, les aveuglant tandis qu’une myriade de soldats en combinaisons les encerclaient.

« Nous prenons la suite des opération colonel Talgar. » La voix était autoritaire et ne laissait aucun doute sur la volonté qui animait les propos de l’individu. « Déposez tout ce que vous transportez au sol et placez-vous pour une décontamination. »

Alors que les yeux du vétéran s’adaptaient à ce changement brutal de luminosité, il remarqua les troupes, et leurs armures aux couleurs de l’Hégémonie. Aussitôt, il démagnétisa ses armes et les projeta au sol, ses combattants en firent de même, puis il déposa grenades, sacoches et autres équipements et finalement il s’en éloigna, se plaçant debout, les bras le long du corps tout en ne les laissant pas reposer contre. La tête droite, le menton fièrement dressé, il attendit ainsi. Rapidement des butariens en combinaison intégrale firent leur apparition et commencèrent à asperger les différents soldats des forces spéciales d’une solution extrêmement concentrée d’un produit spécial, parfaitement inconnu du butarien et de sa clique.

La chose terminée, s’éternisant tout de même de longues minutes, d’autres individus en combinaison civile s’avancèrent alors et entreprirent de récupérer les équipements au sol pour les placer dans des caisses qu’ils refermèrent ensuite hermétiquement puis les emportèrent. Lorsque ce fut fait, le commando de l’OKS fut invité à rejoindre une espèce d’énorme camion, découvrant alors une espèce d’arche de décontamination qui brûla littéralement la surface des armures, grillant la plupart des circuits internes, et faisant ressentir un sacré coup de chaud aux individus s’y trouvant. Lorsqu’ils passèrent la zone, se trouvant à l’intérieur du véhicule, ils furent invités par deux scientifiques en combi à ôter leurs armures qui furent alors aussi placées en caisse.

Les blessés eux avaient été emportés dans un tout autre endroit. Pour l’instant inconnu.
Une fois vêtus de leurs seuls vêtements, les scientifiques invitèrent le commando à se dénuder complètement. La chose faite, le camion démarra et emporta les différents protagonistes vers un endroit pour l’heure fort mystérieux, Au’n soupçonnant un bunker extérieur à la ville, ou carrément les quais pour un départ extra planétaire. Finalement les minutes s’égrainèrent avec lenteur, et peu à peu la certitude s’établit, ils quittaient la ville. Durant tout le trajet, le colonel garda un silence absolu, se contentant de scruter le sol avec un flegme remarquable.

Et c’est les heures qui s’étaient écoulées alors que le camion s’arrêtait enfin, s’ouvrant lentement pour laisser observer un large hangar quasiment vide. Etant donné la structure interne, il s’agissait indéniablement d’un bunker militaire de la police de la sécurité intérieure, sûrement l’endroit où l’armée attendait patiemment le meilleur moment pour intervenir. Le commando remarqua alors un commissaire qui les observait depuis l’extérieur, les invitant à le rejoindre, ce qu’ils firent.

« Vous allez passer quelques jours en quarantaine. » Lâcha sans un sourire ni chaleur l’officier du commissariat. « Spécialiste McKnight … veuillez m’accompagner. »

La troupe se retrouva donc séparée de son élément humain, étant emportée, toujours nue, dans des quartiers de haute sécurité. Là, ils reçurent des vêtements extrêmement simples et entièrement blancs, deux jours s’écoulèrent ainsi, entre repas chauds de qualité, sommeil réparateur, puis la porte s’ouvrit et laissa entrer les trois éléments blessés de la troupe. Accueillant avec plaisir le retour des leurs, le commando attendit alors patiemment la fin de la quarantaine …

***

« Spécialiste McKnight, vos connaissances sur le sujet de l’énergie noire est tenue en haute estime par le colonel Talgar qui a fait un compte rendu étonnamment élogieux à votre propos. » Le commissaire ne regardait jamais l’humaine, se contentant de marcher le long d’un long couloir entièrement brun qui révélait parfois des portes, sans que l’un d’elles semble intéresser le guide.

« Nous allons avoir l’opportunité de juger cela par nous-mêmes. »

Soudain le butarien s’arrêta net, indiqua à Arcadia une porte latérale et l’activa. Ceci révéla au duo un immense laboratoire complètement rempli de spécimens dans des cuves, des tables d’opérations emplies d’objets d’études, allant de la tête d’un immortel à lettres emplies d’écrits mystérieux, mais aussi d’un sas de décontamination. La chose réalisée, le duo s’équipa d’une combinaison de scientifiques et pénétra le laboratoire ou de nombreux butariens et une asari s’activaient frénétiquement devant de nombreux écrans, ou en usant de machines diverses. Le commissaire emmena l’humaine jusqu’à une cuve en particulier, contenant l’asari retrouvée plus tôt dans la planque, et jusqu’à la scientifique asari observant la cuve avec intérêt.

« Spécialiste McKnight, voici la chercheuse Valiana. » la scientifique jeta un regard circonspect à l’humaine. « Médecin de combat … hum je ne suis pas sûr de l’aide que vous pourriez apporter dans mon laboratoire mais je suppose que si la nation a fait appel à vous c’est que vous n’êtes pas totalement dépourvue d’intérêt. » La peau de l’asari était d’un bleu foncé, et elle possédait d’étranges tatouages faciaux correspondant à des éléments de l’Hégémonie. Elle se dirigea subitement vers la tête de l’immortel, qu’ils maintenaient en état.

« Je vous regarde. »
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MessageSujet: Re: [VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats   Mar 18 Sep 2018, 00:15

Dissidences, corruption et ... chocolats
Ft. Au'n Talgar



La tête lui faisait face, cette dernière toujours sous stase. Un semblant de régénération avait tenté de s'opérer quelques secondes avant sa mort clinique, donnant l'impression qu'il était possible de peler la peau comme celle d'une mandarine. D'autres parties étaient complètement calcinées, sèches et craquelées. Les yeux avaient éclaté à cause de la chaleur, laissant les orbites vides, si ce n'était un nerf optique qui pendouillait. L'os du nez, lui était bel et bien visible. Quant à la bouche, elle hésitait vraiment entre une parodie de sourire macabre ou une véritable expression de douleur.

Les signaux cérébraux seraient bien trop faibles pour les examiner. Le temps de sortir la caboche et de la raccorder à une interface cerveau machine, tout serait déjà terminé. Il devait pourtant y avoir un moyen de conserver un semblant de fonctionnement pendant une certaine durée non ? Après tout l'énergie noire chiait littéralement sur les lois de la rationalité. Arcadia pouvait bien se permettre de lui foutre le nez dans son propre caca. Ce ne serait qu'un juste retour des choses.
Si le cerveau vivait, il était possible de faire quelque chose, d'insuffler à nouveau la vie dans cette créature. Ce ne serait pas très éthique, mais cela permettrait d'en apprendre beaucoup. Et de faire fermer sa gueule une bonne fois pour toute à cette salope qui passait son temps à cirer ses pompes dans un laboratoire pendant que d'autres pataugeaient dans quinze pouces de gadoue.

« Je veux vos trois meilleurs hommes du génie, et je veux que le spécialiste Solkan supervise leur travail. J'ai aussi besoin d'un cœur artificiel, un respirateur synthétique, un oxygénateur, une poche de sang No+ et de tout le matériel dont les ingénieurs auront besoin. Et du café aussi. »

Le projet était ambitieux, peu de scientifiques avaient réussi cette expérience, et encore moins sur un spécimen contaminé par de l'énergie noire. Les chances de succès étaient minces, de l'ordre de 17,9% d'après les calculs effectués par Arcadia. Si le processus échouait, elle perdrait les dernières traces d'activités neurologiques, ou du moins les miettes. En revanche, si l'opération était couronnée de succès cela serait un grand pas dans l'étude de la biotique noire.
On ne devenait le meilleur qu'en s'entourant des meilleurs. Ayant toujours appliqué cette philosophie à la lettre, elle tenait bien à respecter cet adage une fois de plus.
L'Humaine avait hésité à envoyer bouler Valiana, mais se remémora les conseils prodiguer par son supérieur. La mission avait été exténuante, traînant en longueur. Ce test ne se ferait pas en une journée. La prochaine nuit de sommeil ne serait pas avant plusieurs dizaines d'heures. Autant économiser son énergie que de la gaspiller à s'envoyer des fions.

Les assistants commencèrent par installer un caisson de contrôle d'énergie noire blindé relié à un lourd condensateur. Après plusieurs tests d'étanchéités avec de l'ézo pur, les ingénieurs confirmèrent que la boîte de projection était complètement hermétique. Arcadia se chargea du transmetteur, installant les organes mécaniques dans le socle. Le système opérait en circuit fermé, le sang bleu se déplaçait doucement au sein des tuyaux, le cœur pompant ce liquide vital. Un bruit d’inhalation résonnait à chaque fois que les poumons capturaient l'air.
Pendant plus de vingt quatre heures, l'installation se poursuivit, tout devait être parfait pour recevoir la tête. L'humaine ignorait royalement tout ce qui l'entourait, agitant la main d'une manière dédaigneuse dès qu'un quelconque individu osait venir la perturber sans qu'elle ne lui ait adressé la parole. Elle alla engloutir plusieurs barres énergétiques ainsi que des pilules stimulantes. Son estomac lui avait fait régurgité sa dernière tasse de café, elle avait eu le temps in-extremis de retirer son casque avant de dégobiller dans une cuvette. Un comprimé contenait autant de caféine que trois expressos, mais provoquait de sérieuses migraines lorsque son effet s'estompait.

Manipulant la boîte contenant la caboche de l'Asari, elle fut satisfaite de voir que le laser avait cautérisé les artères et veines du cou. Au moins cela lui offrirait quelques secondes supplémentaires pour la connexion. Néanmoins l'état général était préoccupant, plusieurs impacts balistiques étaient visibles sans compter les autres dégâts plus que visibles. Après un scanner laborieux, le docteur dénota un traumatisme crânien important ainsi que deux balles logés près de la cervelle.
L'opération chirurgicale et la chirurgie reconstructive ne pourraient se faire qu'une fois l'implantation faite. Le médecin réquisitionna trois aides pour l'assister dans cette intervention.
L'objectif était de pratiquer une trépanation à l'arrière du crâne pour drainer le sang accumulé dans l'hématome sous-dural. Ceci afin d'éviter la compression du cerveau par la contusion et donc la mort du sujet. Ensuite de quoi il fallait retirer la mitraille enfoncée dans la chair, cette tâche demandait précision et patience. Par la suite il fallait relier les implants biotiques au condensateur. Enfin, venait la reconstruction faciale pour éviter une quelconque putréfaction ou infection.

La tâche fut éreintante, la liaison entre la machine et l'Asari faillit louper de peu, entraînant une réanimation d'urgence. Plusieurs fois, les signaux cérébraux devinrent si faibles qu'elle pensait avoir perdu sa seule piste exploitable. Mais à chaque fois le Butarien en charge de la ranimation fit des miracles. Plus le temps s'écoulait plus le pronostic devenait engageant, le membre de la corrompue reprenait une forme tout ce qu'il y avait de plus normal.
Usant de prothèse pour lui redonner un visage plus avenant, Arcadia installa des cordes vocales synthétique pour redonner la voix à cette aberration qui devait bien avoir deux ou trois intéressantes à dire.

La Martienne avait perdu le fil du temps, le bout de ses doigts la picotait, ses yeux étaient lourds. Elle avait la sensation d'être dans un état second proche de celui de l'ébriété. Le pire restant ces horribles céphalés, la rendant belliqueuse envers chaque individu qui pouvait émettre une critique ou un avis sur son travail.
Mais celui-ci avait payé. Son expérience, plongée dans le coma n'attendait qu'une piqûre pour se réveiller, une piqûre pour la faire parler et contrôler ses pouvoirs biotiques. Son espérance de vie ne dépasserait pas la semaine. Dix jours tout au plus. Mais ce serait suffisant. Les scientifiques auraient de quoi s'amuser.
La main sur le moniteur, elle appuya sur une touche, libérant le sérum. Le fluide se mit à circuler librement au sein du simili organisme. Les battements du cœur se stabilisèrent tandis que l'Asari revenait à un seuil de conscience normal. Il faudrait encore plusieurs heures pour que l'Immortel récupère quelques facultés mentales.

Outre la réussite de cette « résurrection », l'Humaine commençait à s'inquiéter de son état de santé. Sa respiration devenait lourde et ample, cherchant désespérément son souffle. Un voile noir passa devant ses yeux. Elle essaya de dire quelque chose mais sans succès, ses jambes défaillirent subitement. Sans avoir eu le temps de s'agripper à quoi que ce soit, la toubib chuta lourdement.
Arcadia émergea quelques jours plus tard. Elle se trouvait dans une chambre d’hôpital dans les tons blancs, beiges. L'air embaumait l'antiseptique. Un tensiomètre, des bouteilles d'oxygène, une poche de sang, un scope et quelques autres machines ronronnaient ou bipaient à intervalle régulier. Examinant l'environnement d'un œil las, elle remarqua l'aiguille d'une perfusion dans son bras, et un oxymètre de pouls sur son index droit. La bouche pâteuse, elle avait soif et une irrépressible envie de pisser.
En se redressant, elle sentit un câble lui tirer sur l'entrejambe. Soulevant la couette puis le pantalon de pyjama, elle remarqua une sonde vésicale. Elle lâcha un grognement en songeant au moment ou le soignant allait devoir procéder à la douloureuse extraction. Mais pour l'instant... un long soupir résonna dans la pièce, alors que les murs nus de chambrette amplifièrent le son produit par le ruissellement du liquide dans le sac placé sous le lit.

Se frottant la tête, elle essayait de se remémorer ce qu'il s'était passé avant de perdre connaissance. Vu l'équipement qui l'entourait elle doutait avoir fait un AVC ou un infarctus... Peut-être un malaise vagal ou de l'hypertension ? Elle pressa le bouton posé à côté de son lit pour appeler un membre du corps médical.
Une Butarienne arriva, s'enquérant de son état puis lui annonça que son corps avait fait rideau à cause du manque de sommeil et de l'abus des stimulants. Elle avait subi un lavage d'estomac ainsi qu'une batterie de tests pour s'assurer qu'aucune complication cardiaque ne serait à prévoir. Elle avait dormi pendant près de deux jours standard, il lui en faudrait encore autant avant d’espérer sortir.
A nouveau seule, elle se demanda si son expérience avait réussi. Les derniers souvenirs étaient trop flous. Ses pensées dérivèrent vers les membres de l'OKS. Étaient-ils au courant d'où elle se trouvait ? La blonde s'en voulait d'avoir été aussi entêtée vis à vis de son travail, elle avait risqué gros. La tête dans le cirage, elle préféra retourner dans le monde des rêves.

(c) King (Sacrifars)


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[VANA] Dissidences, corruption et ... chocolats

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