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 Un turien un peu nouille

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MessageSujet: Un turien un peu nouille   Dim 29 Juil 2018, 16:19
Date :  28 juin 2203 RP Tout public
Audrey Bayard ♦️ Scipio Sempronia
Un turien un peu nouille

Il était presque 15h quand Audrey sortit des locaux du SSC. Elle et toute son équipe suivaient en ce moment une formation et celle-ci s'était étalée sur toute la durée théorique de la pause déjeuner. Tout le monde était donc affamé, mais ils allaient devoir manger sur le pouce compte tenu de la quantité de travail qu'il restait à faire. Le lieutenant s'était désignée pour aller chercher le repas pour tout le monde et se dirigeait donc d'un pas rapide vers une rue où elle trouverait de quoi nourrir son escouade.

Ses collègues avaient exprimé l'envie de manger des pâtes, de façon à peu près unanime. L'humaine savait qu'il y avait des guitounes de nouilles à emporter dans le quartier, mais elle n'était pas sûre qu'elles seraient encore ouvertes à cette heure--ci. Après tout, cette heure-ci correspondait en théorie plus à la fin de service. Dans le pire des cas, elle se rabattrait sur un supermarché pour acheter des pastabox et autres nouilles instantanées, mais elle préférerait quand même trouver une échoppe qui servait encore des produits un peu plus frais, ne serait-ce que pour éviter le conflit du micro-onde.

Lorsque la terrienne atteignit la rue qu'elle visait, cela ne s'annonça pas très bien. Pas mal de magasins étaient en train de fermer, certains l'étant d'ailleurs déjà. La jeune femme remonta la rue d'un pas rapide, espérant trouver un commerçant féru d'heures supplémentaires. Et visiblement, la chance était avec elle, puisqu'il semblait y en avoir un, qui vendait des nouilles de surcroit. Espérons qu'il lui reste à peu près ce qu'elle et son équipe souhaitaient commander...

La française s'approcha de la guitoune. Il s'agissait en réalité d'un véhicule. Cela rappela à la gendarme les camionnettes à hot-dog que l'on pouvait trouver sur Terre lors des célébrations populaires. Ce ne serait donc probablement pas de la haute gastronomie, mais ce n'était de toute façon pas ce qu'elle recherchait. En s'approchant, l'officier put constater que le commerçant faisait aussi bien du dextro que du lévo et qu'il y avait une réduction pour les militaires. Intéressant. Peut-être s'agissait-il d'un ancien combattant. Mais il ne devait pas croiser beaucoup de soldat dans ce quartier cela dit...

La châtain avança jusqu'à l'ouverture latérale du véhicule et demanda au propriétaire s'il servait encore. Celui-ci répondit par l'affirmative. L'agent du SSC passa donc sa commande, une bonne dizaine de portions, ce qui sembla surprendre son interlocuteur sur le coup. Il semblait assez jeune et n'arborait pas de prothèse apparente, la théorie de l'ancien combattant devenait donc bancale. Cela dit, étant donné qu'il s'agissait d'un turien, il avait forcément fait un passage par l'armée.

Audrey observa silencieusement la guitoune. Elle n'avait pas souvenir de l'avoir déjà vu dans le quartier. Certes, elle n'était pas forcément la représentante de son espèce qui disposait de la meilleure mémoire, d'autant qu'elle faisait rarement attention aux magasins quand elle venait dans ce coin, sachant déjà où elle souhaitait se rendre, mais cela l'intrigua tout de même un peu. C'était plus de la curiosité qu'autre chose d'ailleurs. Mais le mieux était sans doute de demander au cuistot. Et puis la discussion ferait passer le temps pendant qu'il préparait sa commande.

- Dites moi... ca fait longtemps que vous êtes dans le quartier ?




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MessageSujet: Re: Un turien un peu nouille   Lun 30 Juil 2018, 17:45
Ça n’avait presque que du bon, de revenir sur la Citadelle. Loin des coups de feu, des cris des officiers, de l’équipe médicale… Ici, le pire ne pouvait venir que des clients, et ils sortaient rarement franchement les griffes. La routine du quotidien était rassurante, et il était très facile de s’y perdre. D’y oublier quelques souvenirs désagréables. Scipio regardait le menu, trônant au dessus de lui : il avait du raturer les « nouilles de la mer » par manque de crevettes, et le supplément pyjak, victime de son succès. Il haussa les épaules : de toute manière, plus personne ne viendrait commander à cette heure. Il était temps de ranger les tables et de partir en pause.

Et vint une jeune femme, qui déclara qu’elle souhaiter commander dix putains de boites. Il ironisa un « Je vous met un sac, je suppose ? » mais elle semblait sérieuse. La Citadelle, ça n’avait presque que du bon. Il lança la cuisson, son instinct commerçant étant plus puissant que son envie de partir en pause, tandis que Midas vérifiait si les ingrédients manquaient à l’appel. L’IV était enchâssé dans un coin du véhicule, faisant les comptes et alertant le cuistot s’il avait encore oublié quelque chose sur les plaques.

Scipio jaugea l’Humaine. Elle portait une uniforme du SSC, ce qui n’était jamais une bonne nouvelle, et la commande laissait supposer qu’elle prenait pour tout le peloton. Ils bouffent à quelle heure, ces flics ? Elle était petite, comparée à lui, et portait l’habituel combo casquette-queue de cheval. Rien de vraiment impressionnant chez elle, et il savait ce que ça voulait dire. Les agents qui paraissent les plus inoffensifs sont toujours les plus tenaces.

« Dîtes moi… commençait-elle. Ça fait longtemps que vous êtes dans le quartier ?
- Longtemps non, mais ça fait quelques mois. J’ai du m’absenter ces derniers temps, à cause d’un rappel sur le front. »

Il avait un souvenir difficile de ce rappel, maudissant le gouvernement turien de forcer ses troupes à rester réserviste après le service obligatoire. Astéria. Une planète condamnée à mort. Un vrai cimetière à ciel ouvert, une fausse commune à l’échelle d’une planète. Il exagérait peut être un peu, mais c’est ainsi qu’il s’en souvenait. Son regard se perdait, ses bras commençaient à pendre mollement, comme à chaque fois qu’il y pensait à Astéria, et à cet hôpital de campagne duquel se déversait les cadavres. Il secoua la tête, reprenant ses esprits, et dit d’un ton joyeux :

« Et vous, vous venez du centre du SSC pas loin, je présume ? Si c’est le cas, quelques un de vos collègues venaient ici de temps en temps, avant. Il s’interrompit pour sortir les boîtes remplies de viandes différentes, avant de continuer. Vous pourrez leur dire que c’est de nouveau ouvert, jusqu’à mon prochain déploiement. »

Scipio avait l’habitude de faire parler les clients, et il savait que les agents du SSC avaient besoin de décompresser de temps en temps. Et puis, il était parvenu à être à l’aise pour discuter, même au dessus des frétillements de la viande dans les poêles.

« On est sur un gros coup ? Pour venir manger à cette heure, quelque chose a du vous tenir au poste, non ? »

L’odeur de viande cuite commençait à s’échapper du bouiboui de Scipio, un phénomène rarement déplaisant. Il humait ces effluves en sachant qu’il ne pourrait jamais profiter de plus près du goût de ses nouilles. Sans mourir d’intoxication alimentaire, en tout cas. Comment il était parvenu à développer ces recettes était un secret qu’il avait laissé derrière lui, sur Oméga. Pour les habitués, ça faisait parti du charme du stand du Turien, ça ajoutait un peu de mystère à ce qui, sinon, semblait bien trop ordinaire. Et un peu délavé, qui plus est, le logo affiché sur le menu – une vague représentation de Palaven – n’étant plus de la première fraîcheur.




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MessageSujet: Re: Un turien un peu nouille   Mer 01 Aoû 2018, 20:53
- Longtemps non, mais ça fait quelques mois. J’ai du m’absenter ces derniers temps, à cause d’un rappel sur le front.

Ah oui, c'est vrai que tous les turiens étaient réservistes. Cela dit, cela semblait étrange qu'il soit déjà de retour s'il avait été récemment appelé sur le front. La hiérarchie pouvait-elle vraiment rappeler des troupes sous les drapeaux le temps d'une ou deux opérations ou avait-il été remercié après son dernier déploiement ? A moins qu'il ne soit simplement en permission et que tenir son bouiboui fasse partie de ses passes temps... D'un autre côté, pour autant que l'humaine savait, les primarques n'avaient pas encore déclaré l'état de guerre totale. Il restait donc possible que Palaven ait juste eu besoin de bras ponctuellement.

- Et vous, vous venez du centre du SSC pas loin, je présume ?

Non pas du tout, j'adore juste me déguiser en agent du SSC quand je vais commander 10 portions de pâtes, ça donne un côté plus sérieux, se moqua intérieurement la jeune femme. Rien de personnel, elle avait juste besoin de décompresser un peu.

- Si c’est le cas, quelques un de vos collègues venaient ici de temps en temps, avant. Vous pourrez leur dire que c’est de nouveau ouvert, jusqu’à mon prochain déploiement.
- Mais bien entendu. Vous voulez peut-être que je leur distribue des prospectus aussi ?

Bien que cette déclaration pouvait paraitre agressive, elle n'avait pas vocation à l'être. Audrey l'avait d'ailleurs déclarée sur le ton de la conversation, avant de la ponctuer d'un petit sourire amusé. Pour tout dire, elle ne s'était rendu compte qu'elle avait formulé cette petite pique à voix haute que quand elle avait constaté la réaction du cuistot. Cela dit, il ne sembla pas trop mal le prendre. Sans doute avait-il comprit qu'il ne s'agissait que d'humour et que sa cliente avait juste besoin de se lâcher un peu. Il ne tarda d'ailleurs pas trop à reprendre la conversation comme si de rien n'était.

- On est sur un gros coup ? Pour venir manger à cette heure, quelque chose a du vous tenir au poste, non ?
- Vous êtes de la police pour poser toutes ces questions ? Je suis soupçonnée de quelque chose ? rétorqua la terrienne sur un ton ouvertement blagueur.
- Je suis bien pire qu'un flic pour les questions, j'suis commerçant! Et je soupçonne que vous allez adorer ces nouilles, mais j'espère juste que vous n'allez pas toutes les manger seule.
- Pourquoi ? Je risque quelque chose à tout manger seule ? Overdose ? Risque d'accoutumance ?
- Un peu d'embonpoint et une furieuse envie de revenir.
- Risque de dépendance alors. Peut-être devrais-je vous embarquer pour vente de drogue dans ce cas.
- Il faut essayer alors, on ne juge pas sans procès.
- Hum... vous avez de la chance. Là d'où je viens, nous appliquons la présomption d'innocence.

Le turien rigola à cette dernière réplique. Ce petit échange avait fait beaucoup de bien à la française, lui permettant de s'aérer l'esprit. Elle était d'ailleurs ravie que son interlocuteur soit entré aussi rapidement dans son jeu. Tous ne comprenait et ne partageait pas son humour. Mais cet alien avait l'air plutôt réceptif au second degré. Alors que la conversation retombait, l'agent du SSC se rappela ce qui avait conduit à cet échange. Le cuistot avait posé une question. Peut-être souhaitait-il avoir une réponse...

- Mais sinon, pour revenir à votre question initiale, je suis une formation en fait. "Contrôle de la population en cas de pandémie. Éviter la contamination et endiguer sa propagation". Si vous avez été déployé récemment, j'imagine que vous savez contre quelle épidémie on nous prépare à agir.


Le turien confirma d'un simple signe de tête.

- Du coup… C'est aussi moche qu’on le dit ?




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MessageSujet: Re: Un turien un peu nouille   Sam 04 Aoû 2018, 20:59
La jeune femme était douée dans les arts dangereux du second degré, et Scipio ne savait jamais sur quel pied danser. Était-elle en train d’essayer de le piéger, ou bien était-ce une manière normale de s’exprimer, pour elle ? Parler en jouant ainsi sur les limites des mots était parfois difficile pour le Turien moyen… Mais Scipio était un Turien médiocre, ce qui le rendait capable d’engager ce genre de discussions sans aucun problèmes.

Il aimait jouer le rôle de l’imbécile, si bien qu’il était le premier à se prendre au jeu et, par exemple, glisser dans sa direction une dizaine de cartes de fidélité tachées de gras lorsqu’elle parla de prospectus. Ça ne pouvait de toute manière pas être mauvais pour les affaires. Ils purent plaisanter un peu sur les dangers d’une trop grosse commande, alternant façades sérieuses et francs sourires. La petite comédie cessa lorsque Scipio tomba à court de réparti, devant surveiller la cuisson de deux oignons récalcitrants. Rigoler avec les clients c’est sympa, mais ils plaisantent moins lorsque le plat finit cramé.

L’agent expliqua finalement qu’elle était en train d’être formée à réagir à une possible contamination. Elle lui demanda s’il comprenait de quoi elle parlait, mais comme il ne pu trouver rapidement les mots, il ne fit que hocher de la tête. Elle souhaitait en savoir plus. Peut être n’était-ce que de la courtoisie, mais Scipio ne passerai pas à côté d’une chance de prévenir quelqu’un du danger qui sévissait, si loin. Du menton, il désigna les tables encadrées de chaise pliante, dans le dos de l’humaine.

« Asseyez vous » entama-t-il.

Il soupira deux fois, retourna une tranche de lard, se racla la gorge, puis jeta des retards de droite et de gauche. Peu de monde passait, et tant mieux.

« Ce que les gradés surnomment banalement l’EN… Ça n’as rien de banal. Ça n’est pas une maladie comme une autre. Vous devez apprendre à endiguer la propagation, hein ? Voilà ce qu’on va vous dire lors de votre formation : si quelqu’un présente des signes d’infections, ou si sa combinaison est perforée dans un milieu infectée, il faut lui administrer 10 millimètres de plomb entre les yeux. C’est, à ce jour, le seul moyen connu pour empêcher le pire. »

Il fixait le poêle, la viande frémissant en son centre. Elle rétrécissait, ondulait, se craquelait et suintait. Scipio attrapa le lard et le glissa dans une des boîtes, qu’il ferma prestement. Il avait besoin de gestes mécaniques pour garder son sang-froid lorsqu’il se remémorait les événements d’Astéria.

« Si vous devez évacuer des civils, rappelez vous que les infectés vous surprendront par leur férocité et leur vitesse. Vous penserez qu’ils passeront le premier checkpoint, le second peut être, mais si vous avez envoyé les civils au troisième en les pensant à l’abri, vous pouvez dors et déjà faire une croix sur eux. C’est aussi moche qu’on le dit, oui. Probablement pire.»

Il reposa la pince avec laquelle il attrapait les légumes. Ses mains le démangeaient. Il se gratta furieusement, espérant que le comptoir cacherait sa nervosité.

« Les ombres… Elles éventrent des armures, des blindés. Même notre technologie avancée et nos stratégies sont inaptes face à eux. Elles grimpent sur les fortifications et les tranchées sans aucune difficulté. En y regardant de plus près, on voit à la masse de corps qu’ils ont bel et bien étés ralentis, mais les ralentir ne sert à rien. Il faut trouver quelque chose pour fuir ou les tuer, absolument tous. Il suffit d’un seul infecté pour tout relancer. »

Il reprit la pince, et la préparation des dix boîtes dans le même temps :

« Je n’ai rien trouvé qui puisse les arrêter. J’espère que les médecins dénicheront un sérum, et que vous n’aurez pas à appliquer quoi que ce soit de votre formation. »




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MessageSujet: Re: Un turien un peu nouille   Mar 07 Aoû 2018, 14:02
L'ambiance venait subitement de changer. Alors que jusqu'ici le cuistot et sa cliente avaient échangé sur un ton plutôt bon enfant, empli de petites pointes d'humour, la discussion était soudain devenue bien plus sombre. Le discours que le turien venait de tenir faisait froid dans le dos. Il avait de toute évidence bien été confronté à l'énergie noire et visiblement, cela ne lui avait pas vraiment laissé de bon souvenir. Sa voix trahissait une légère nervosité, de même que certains de ses gestes. Il n'était probablement pas victime d'un stress post traumatique, mais cette menace était loin de l'avoir laissé indifférent.

   En y réfléchissant, son comportement rappela un peu à Audrey celui de certains soldats avec lesquels elle avait pu discuter lors de la guerre moissonneur. Certes, le natif de palaven ne semblait pas aussi perturbé que ces derniers, mais il paraissait néanmoins dérangé par ses souvenirs. Et puis, il y avait ce portrait qu'il avait fait des... comment avait-il dit ? Les ombres ? La française n'avait encore jamais entendu ce terme. Probablement l'état muté de ceux qui se faisaient corrompre par cette énergie noire. La description qu'en avait fait le soldat ressemblait pas mal à celle que l'on faisait des humains moissonnés à l'époque. Les deux phénomènes étaient ils liés ? Non... cette fois ci il s'agissait d'une épidémie, une attaque bactériologique. Du moins, c'est ce qu'on en avait dit...

   L'humaine se rendait compte à quel point sa question était innocente maintenant qu'elle avait obtenu sa réponse. Peut-être que son interlocuteur en rajoutait un peu, mais ça n'avait pas l'air d'être le cas. Du moins, pas volontairement. Cela sonnait beaucoup trop comme du vécu. Il avait probablement participé à une mission d'évacuation qui s'était mal passée. Mais il avait eut affaire à la forme muté de ces monstres. En théorie, ces créatures ne devraient pas poser le pied sur la Citadelle. Ce à quoi les agents du SSC étaient préparés s'averait bien moins terrible. Du moins en théorie. Le lieutenant se sentit obligé de le préciser à voix haute. Peut-être était ce pour rassurer le cuistot...

- A dire vrai, la formation porte plutôt sur des individus infectés mais pas encore totalement transformés. Comment détecter les premiers symptômes et mettre en place la quarantaine pour éviter que la contamination ne se répande. J'imagine cependant qu'il faudra tout de même avoir recours à votre "remède” si un incident venait à se produire sur la Citadelle avant que les médecins ne trouvent un antidote. Je vous avoue que je n'ai aucune envie de tirer sur des civils que je suis sensée protéger...

   La gendarme imaginait cependant qu'elle n'aurait pas le choix si la situation se présentait. Les huiles ne voudraient sans doute pas prendre le risque de laisser le temps à un individu de muter, et c'était compréhensible. Et si ces ombres étaient réellement capable d'éventrer des armures et des blindés, ce ne serait probablement pas des bulles de quarantaines qui les retiendraient. Il serait donc nécessaire d'abattre les hôtes avant qu'il n'aient achevé leur transformation. Sauf si un antidote était trouvé rapidement...

   La jeune femme se surprit alors à penser à Arcadia. Cette dernière lui avait parlé de Chasca. Elle y avait été déployée et y avait récupéré des échantillons. Cela faisait quoi ? Deux bons mois maintenant. Les scientifiques avaient probablement eut le temps de faire des analyse en tout ce temps. La terrienne ne s'attendait certes pas à ce qu'ils aient trouvé un remède miracle en si peu de temps, mais ils avaient probablement eu le temps d'avancer un peu dans leurs recherches. Peut-être avaient-ils initier le développement d'un antidote. Ou mis au point des vaccins pouvant ralentir le virus. C'était baser beaucoup d'espoir sur peu de choses, mais Audrey était de nature optimiste. Et elle avait envie de communiquer cette positivité à son interlocuteur. Quelque chose lui disait que ça lui ferait du bien.

- Mais ne vous en fait pas trop chef. Je sais de source sure que les meilleurs scientifiques de l'espace concilien sont déjà en train de bosser sur un antidote. Je suis sûr qu'ils auront trouvé un remède avant que votre stock de nouilles ne soit épuisé. Et en parlant de ça, il vous reste combien de boite à faire ? demanda-t-elle avec un sourire.




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MessageSujet: Re: Un turien un peu nouille   Jeu 09 Aoû 2018, 15:46
La flic était jeune. Une enfant. Scipio ne savait pas qu’elle était ironiquement plus âgée que lui, mais à ses yeux, tous ceux qui doutaient de la virulence de l’énergie noire était des enfants bienheureux dans leur cocon. Ça n’était pas un reproche pour lui, c’était une bénédiction. Il aimerait être dans leurs rangs. Il existait dans cette galaxie des personnes nées après la Grande Guerre et qui ne seraient jamais confrontés à l’énergie noire. Il aurait aimé être l’un d’eux.

« Non, arrête ! »

Il se rappelait distinctement les derniers mots de son coéquipier, avant le claquement des balles dans son crâne. Il avait du l’abattre. Infecté, mais pas encore totalement transformé. On lui avait assuré qu’il n’existait qu’une seule solution, et il avait accepté sans poser de question. La Citadelle avait permis à son esprit d’échapper au chaos d’Astéria, et le Turien ne souhaitait pas voir ses pensées y retourner.

« Je vous avoue que je n’ai aucune envie de tirer sur des civils que je suis censée protéger... »

Il décocha un grand sourire, ferma quelques boîtes, puis lui répondit :

« Vous n’aurez pas besoin, je pense. Ici, c’est la Citadelle, pas le fin fond de la Travée. »

Ses mots n’étaient pas destinés qu’à la gendarme, il fallait également qu’il se rassure lui même. La jeune femme évoqua la possibilité d’un remède, et si Scipio avait pu voir l’efficacité des « remèdes » sur Astéria, il chercha à rejoindre son optimisme. Il devait s’y forcer, car rien n’allait dans ce sens à part de jolies suppositions, mais il était mieux pour lui de se forcer à voir le bon que de se laisser aller à voir le mal. La seconde option était terriblement trop simple.

« S’il s’agit des meilleurs scientifiques, nous sommes saufs, n’est ce pas ? C’est bien eux qui ont stoppé les Guerres Rachni, la Rébellion Krogane et la Grande Guerre, après tout. Je devais m’occuper de l’équipe médicale sur Astéria. Pas les meilleurs médecins, mais ils sont dévoués et leur chef est douée. Ne me mettez pas au défi, mademoiselle l’agent. Sans eux, on aurait été dans de sale draps. Ah, et ne donnez pas un défi trop grand aux chercheurs, mon stock de nouilles est aussi faible que ma capacité à prévoir le nombre de clients. Je noterai quelque part que devoir servir une escouade entière du SSC peut arriver de temps en temps. Après tout, vous repasserez, n’est ce pas ?»

Il empaqueta la dernière boîte, avant de pousser les trois sacs en papier de son côté du comptoir.

« Les voilà. Vous pouvez payer au niveau de Midas, juste là. »

Il retira ses gants, se lava les mains et sortit du bouiboui. Ils pouvaient enfin se voir en entier, alors qu’il allait ranger les chaises pliantes. Elle était peut être un peu moins petite que l’impression qu’elle donnait. Les humaines avaient le chic pour tenter de lui remonter le moral. Ça n’était qu’un baume au cœur temporaire, mais les moments d’éclaircies entre les nuages de la dépression étaient toujours bienvenue. Il lui en fallait peu.

Il regarda un peu en l’air, avant d’ajouter, souriant en ajustant son bonnet :

« Ah, et c’n’est pas chef. C’est caporal. »




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MessageSujet: Re: Un turien un peu nouille   Jeu 09 Aoû 2018, 19:22
- S’il s’agit des meilleurs scientifiques, nous sommes saufs, n’est ce pas ? C’est bien eux qui ont stoppé les Guerres Rachni, la Rébellion Krogane et la Grande Guerre, après tout.

Audrey eut l'impression d'entendre comme une pique lancée aux galariens. Et un peu à elle aussi. Elle n'était pas certaine que c'était ce qu'avait voulu transmettre le turien et donc tâcha de ne pas trop s'en formaliser, mais tout de même, cela sonnait un peu bizarrement. Il est vrai que les grenouilles avaient la réputation d'être les meilleurs scientifiques de la galaxie, mais leur façon de mettre fin aux conflits étaient plus que discutables. Si on se fiait à leurs antécédants, si les habitants de Sur'kesh étaient en train de chercher un remède contre cette épidémie, il y avait fort à parier qu'ils mettent au point une autre forme d'arme bactériologique pour la combattre. Ou pour tuer tous les individus contaminés... Mouais, il valait sans doute mieux que ça soit quelqu'un d'autre qui crée l'antidote.

- Ah, et ne donnez pas un défi trop grand aux chercheurs, mon stock de nouilles est aussi faible que ma capacité à prévoir le nombre de clients. Je noterai quelque part que devoir servir une escouade entière du SSC peut arriver de temps en temps. Après tout, vous repasserez, n’est ce pas ?
- Oh et bien sans doute. Ne serait que pour voir si vous avez réellement pris en note qu'il peut arriver de devoir préparer 10 boites d'un coup pour un seul client. Et pour vérifier l'état de votre stock de nouilles aussi. Soit dit en passant, si vous êtes réellement aussi peu prévoyant que vous le prétendez, vous vous adaptez plutôt bien aux imprévus visiblement.

L'humaine ponctua sa phrase d'un sourire sincère. Si le cuistot avait effectivement paru surpris par la commande lorsque sa cliente l'avait formulée, il n'avait en revanche eut aucun problème à la préparer, et rapidement de surcroit. Le natif de Palaven posa les trois sacs sur le comptoir et indiqua où payer, avant de sortir de son bouiboui pour commencer à ranger sa "terrasse".

- Ah, et c’n’est pas chef. C’est caporal.
- Vous nourrissez mon régiment, là d'où je viens c'est chef. répondit l'autre, amusée. Si vos pâtes le valent, je vous ramènerai une toque authentique la prochaine fois que je rentrerai au pays.

La française prononça ces derniers mots avec un petit air de défi, comme si cela allait changer quelque chose à la qualité des pâtes déjà cuisinées. Elle n'était pas sûr que le turien, les turiens en général d'ailleurs, sachent vraiment ce qu'était une toque, mais bon, tant pis. Si ces nouilles étaient bonnes, il le découvrirait. La terrienne adorait lancer ce genre de petits défis et les appliquer au pieds de la lettre. Cela avait un côté très amusant, surtout quand ses interlocuteurs affichaient une figure pleine d'incompréhension quand elle revenait avec leur "prix" qu'ils ne s'étaient jamais attendu à recevoir.

Toujours est-il qu'il était temps pour la jeune femme de prendre congé. Son escouade attendait son repas avec impatience et elle même ressentait de plus en plus la faim, les odeurs de cuisson n'ayant rien arrangé. Elle salua cordialement le cuistot en lui souhaitant une bonne fin de journée et partit d'un pas rapide en direction de son lieu de travail. L'officier comptait bien avoir le temps de manger avant que sa formation ne reprenne. Quelque chose lui disait qu'elle aurait besoin de force pour tenir jusqu'à la fin de la journée...



[RP terminé]




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