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 Se péter la ruche

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MessageSujet: Se péter la ruche   Sam 14 Juil 2018, 18:39
► █ Date :  16 Juillet 2203 RP Érotique
Shura Fender ♦️ Arcadia McKnight
Se péter la ruche



Se péter la ruche
Ft. Shura Fender



Le SinsFestival, l'un des Olympe du hard-rock en Europe, plus précisément en Suisse, s'y tenait maintenant depuis plusieurs années. Ce dernier se déroulait sur trois jours ou les plus grands groupes musicaux côtoyaient les derniers arrivaient sur scène. Du old school aux derniers titres sortis. Turiens, Asari et Humains prédominaient dans le Festival, cohabitant dans une ambiance détendue. Tous étaient présents pour passer un bon moment loin des préjugés et discriminations habituelles. Ici le plus important était de brailler à s'en arracher les cordes vocales, boire de l'alcool jusqu'à en avoir les dents du fond qui baignent et trinquer bruyamment par la même occasion.

Arcadia avait posé sa semaine et pour tout dire elle respectait à la lettre la règle des 3B. Elle était méconnaissable, du moins pour ceux qui la fréquentait au quotidien. Un jean déchiré, des bottines d'un rouge sombre ainsi qu'un débardeur avec le logo du groupe PlagueWoods. A cela s'ajoutait le vernis à ongle noire ainsi qu'un léger coup d'eye-liner. Avec la température extérieure, elle préférait éviter un maquillage lourd qui lui dégoulinerait sur le visage dès qu'elle commencerait à s'activer. Bien qu'un tel look lui offrirait sans aucun doute un style des plus uniques. Sans oublier quelques accessoires rock, bracelet de force, colliers etc...

La première journée s'était déroulée sans encombres, quelques concerts à droite à gauche, plusieurs pintes descendues et une cartouche de clopes à peine entamée. Elle était venue seule, sûre de faire des rencontres sur place, comme dans tout événement de ce genre.
Son père lui avait laissé les clés de son appartement à Lausanne ou elle séjournait pour les prochains jours. Bien que par son entraînement militaire, elle était habitué de vivre à la dure, dormir sur le camping du SinsFest dans un nuage de poussières ne l'intéressait pas plus que ça. A quarante ans passés, la Martienne appréciait un vrai lit lors de ses permissions.


Il était à peine dix heures du matin lorsqu'elle retourna au festival. Situé à quelques kilomètres de la ville, elle avait loué une moto pour faire le trajet. La majeure partie du temps, elle appliquait le code de la route à la lettre, il lui arrivait toutefois de taper une point en ligne droite lorsque celle-ci s'avérait dégager. Accéder aux parkings était toujours un défi, elle n'était pas la seule à dormir à l'extérieur du camp, et beaucoup d'autres faisaient le déplacement en véhicules. Parfois aérien, parfois terrestre, il fallait donc slalomer entre les voitures pour accéder rapidement aux bonnes places.

La cylindrée garée et les fringues rangées sous la selle, elle passa la sécurité présentant son billet du jour. Comme des milliers d'autres, on la laissa passer sans aucun problème. Arcadia se dirigea immédiatement vers l'un des stands qui vendait de l'alcool, s'achetant une pinte pour accompagner sa cigarette. Pour certains il était un peu tôt pour la bibine mais le docteur avait décidé qu'elle n'était pas venu ici pour déballer du babybel. Un groupe l'invita à se joindre à eux, elle se posa à la table de cette bande hétéroclite, trinquant et discutant des groupes qui allaient faire leur apparition aujourd'hui. La tête d'affiche étant occupée par The Raging Cliffs suivi par Xenaposide, Pixel et Clink 'n Clank. Venaient ensuite des dizaines et dizaines de groupes plus ou moins connus.

Les pintes englouties, la militaire paya la tournée à ses nouveaux compagnons, ces derniers manifestèrent ouvertement leur enthousiasme, tapant des poings ou donnant des tapes sur les épaules de la médecin. Il lui fallut l'aide de deux personnes pour ramener l'alcool. Chacun se saisit d'un gobelet, avant qu'ils ne partent tous ensembles vers l'une des scènes où naissait un début d'animation.

Elle était au milieu de la foule, hurlant le refrain, poing vers le ciel, le cadavre de son verre piétiné par la masse de festivaliers. Ses cheveux se mouvaient librement, ondulant aux rythmes du son, bousculant quelques uns de ses voisins lorsqu'elle sautait sur place comme des milliers d'autres personnes. Cela dura une bonne heure, jusqu'à ce que sa vessie la rappelle à l'ordre.

Les hanches allégées, elle sortit des toilettes, désireuse de se torpiller le caisson. Accoudée à la buvette, prête à manier le verbe de l'alcoolo comme un cador, la blonde attendait une nouvelle bière. D'autres clients attendaient d'être servis, comme cette femme à côté d'elle qui commandait de quoi se désaltérer avec une partie du crâne r...

« Shura? »

Arcadia regarda sa voisine avec des yeux ronds, détruisant au passage tout protocole militaire, qui en ce moment n'avait pas vraiment lieu d'être.

(c) Alyss (Kanade A. J. Rye)




Dernière édition par Arcadia McKnight le Mar 25 Sep 2018, 00:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Se péter la ruche   Mar 28 Aoû 2018, 02:04
L'air était devenu subitement affreusement lourd. Pesant de par son anormale épaisseur, il s'insinuait dans les moindre recoins, porteur d'un terrible message dissimulé dans les particules de cendres et de braises flottant en son sein. Shura pouvait le ressentir même au travers de son épaisse combinaison, une nuisance supplémentaire dont elle se serait bien passée, en cet instant.

L'humaine dévalait une longue pente, sa respiration rapide et saccadée trahissant son stress tandis qu'elle faisait son possible pour amortir sa chute. Le craquement qui émana de sous ses bottes une fois qu'elle atteignit de nouveau un sol stable fut loin de la rassurer. Des os brisés jonchaient la surface calciné de la paroi. En ces lieux, le sang et le métal se mélangeaient avec un chaos presque artistique, certains organes grognant leur joie de pouvoir enfin goûter à l'air libre ainsi suspendus dans le vide.

Le logo de l'UCIP était reconnaissable sur les quelques morceaux d'armures encore intactes mais il était impossible de définir avec exactitude combien d'entre eux avaient péris tant leur chair se mélangeait. La seule entité à sortir du lot n'était qu'une étrange statue surplombant l'endroit, amalgame de membres et d'organes attaché ensemble avec de simples ficelles. Une effigie construite pour une macabre divinité, une abomination pour quiconque possédait encore un esprit sain.

Le premier visage que Shura parvint à reconnaître parmi les victimes fut celui de Redfield. Les orbites écarquillés et sa peau tordue en une expression de pure terreur, figée à jamais sur les traits de son visage. Ce ne fut cependant pas le seul, car à mesure que l'humaine avançait au milieu du charnier, elle prit peu à peu conscience de l'ampleur du désastre.

Parmi les traces de combats acharnés et désespérés, elle tomba sur les cadavres de certains des spectres les plus redoutables, Hilados, Aper, Bynare, T'Sisra... Le Triumvirat était également de la partie. Les conseillers trônaient au centre de ce champ de chairs, une substance noire s'écoulant le long de leurs corps déformés.

Shura tomba à genoux dans une marée de sang, portant son regard au delà de la brume qui tentait de recouvrir le sol, au delà des ailes déchiquetées de la Citadelle pour apercevoir l'unique symbole d'espoir dans cette vision d'horreur. La Terre.

Des myriades de vaisseaux à l’aspect menaçant s'en approchaient, accompagnées de créatures gigantesques évoluant au sein même du vide. Tous s'apprêtaient à détruire ce dernier souvenir de l'ancienne société galactique, ce dernier symbole de vie et d'espoir désormais complètement à la merci des pires horreurs de la galaxie.

Et ce fut soudainement comme si Shura était à nouveau capable de ressentir. Tout le dégoût et le désespoir se déversa en elle subitement, torturant son corps à mi chemin entre une horrible nausée et une puissante crise d'angoisse. La seule chose qu'elle fut capable de faire fut de crier.

***

Une expression de dégoût s'afficha sur le visage de Shura et elle reposa la tasse le plus délicatement possible. Elle ne savait pas pourquoi elle tenait toujours tant à essayer de boire du café, mais il allait bien avouer que ce n'était définitivement pas pour elle. Sa main vint rejoindre ses cuisses tandis que son regard scrutait son interlocutrice.

Et il s'agit toujours du même rêve ?

Une autre humaine, une chevelure de jais courte et un regard ambré tranchant, observant ses notes au travers d'une paire de lunettes des plus professionnelles. Comme le reste de sa tenue d'ailleurs, qui parvenait à dégager un sérieux surpassant même les vêtements d'officier de Fender.

A quelques détails près.

Shura pencha légèrement sa tête sur le côté tandis que sa collègue posa un datapad sur le bureau les séparant avant d'en prendre un nouveau. Le regard de la N7 sembla s'illuminer lorsqu'elle scruta subitement l'un des coins de la pièce avant de s'adoucir de nouveau tel un muscle détendu.

Cela dure depuis votre dernier déploiement ?

Depuis Shanxi pour être exact.

Shanxi. Ce nom s'avérait désormais d'une grande difficulté à prononcer, des syllabes qui roulaient à contrecœur dans sa bouche, le timbre de sa voix trahissant le déshonneur que la jeune officier de l'UCIP ressentait en l'exprimant. Ce devoir envers son foyer qu'elle n'avait pu accomplir, cette ténacité qu'elle n'avait pu reproduire alors même qu'elle avait fait partie de la résistance sur Terre, il y seize ans de cela. La chute de Taiyuan avait été un coup dur, sans doute bien plus dur qu'elle ne voulait bien l'admettre.

Le cycle est très ressemblant à celui que j'ai vécu durant mes altercations avec l’œil sur le SSV Carthage.

Shura fixait désormais solidement sa collègue mais il n'y eu pas la moindre réaction de sa part, pas le moindre tic ne venait transpirer de son professionnalisme.

Il s'agit de la même folie, je n'y vois personnellement aucune différence. Vous savez, cet instant où vous regardez dans l'abysse et où vous avez soudainement l'impression qu'elle vous observe également.

Cette fois ci, elle avait réussi à attirer suffisamment l'attention de sa collègue pour la faire sortir de ses notes et la voir lui rendre son regard par dessus ses verres.

Un passif des plus chargés, je ne peux qu'être étonnée de vous voir à une telle position en ces circonstances.

Un des coins de lèvres de Shura s’éleva légèrement.

N'est ce pas ?

La N7 se leva alors de son siège et se pencha sur le bureau, une faible onde bleue apparaissant autour de ses bras.

Vous êtes une merveilleuse personne vous savez, si attentive auprès des autres, si impatiente de pouvoir aider ceux qui sont dans le besoin.

Les mains de Shura vinrent trouver celles de sa collègue et elle les serra.

Quel dommage que vous soyez si bavarde avec l’œil.

***

La N7 pénétra dans la salle d'eau et se dirigea immédiatement vers l'un des nombreux lavabos, retirant autant que possible le liquide rouge qui recouvrait désormais ses mains et ses avants bras. Ses mouvements étaient vifs et saccadés à la fois, trahissant la rage qui envahissait son corps. En levant la tête, elle aperçut son reflet. Celui d'une furie sauvage, les yeux brillants de haine, la respiration haletante soulevant rapidement les muscles tendus de ses épaules tandis que des étincelles crépitaient autour d'elle.

La jeune femme libéra alors une onde biotique tout autour d'elle qui se fracassa contre les murs de la pièce détruisant le distributeur de savon au passage. Elle colla son front contre le miroir, prise d'un rire nerveux. Il était si agréable de ressentir cette sensation d'épuisement après avoir libéré sa biotique, un excellent remède au trop plein de stress ou à la colère. Les épaules de la furie s'affaissèrent légèrement et elle plongea de nouveau son regard sur ses mains et sur le sang qui ruisselait le long de l'ivoire.

Après tout ce qu'elle avait enduré ces dernières semaines, il avait fallu qu'elle retombe sur des traces de l’œil. Elle avait perdu sa terre natale aux mains d'une menace sans aucun doute au moins aussi imposante que celle des moissonneurs et il fallait qu'elle affronte de nouveau ses anciens démons. Elle s'était endurcie avec le temps, traversant à chaque fois des épreuves dont elle était bien souvent, la seule survivante. La secte sur Shanxi, les moissonneurs sur Terre, l’œil sur Vard... Mais elle était encore trop faible, trop naïve.

Ses mains agrippèrent furieusement les rebords du lavabo tandis qu'elle contemplait le gouffre qui avait avalé le sang. La galaxie était sur le point de connaître une autre période sombre de son histoire mais Shura refusait de faire partie des victimes, elle refusait d'avoir à courber l'échine en jouant au chevalier blanc comme jadis. Elle avait des moyens désormais, et elle devait en faire pleinement usage.

La jeune femme avait déjà contacté des chercheurs en privé pour les voir faire des tests de Corruption sur des tissus humains. Il leur faudrait trouver un moyen de contourner le contrôle, de rendre l'entité contaminé indépendante, de pouvoir en faire une arme. Quoi de plus efficace que des immortels pour en affronter d'autres ? Si les tests parvenaient à être positifs, il ne lui faudrait plus que des volontaires et elle même pour voir se former la première unité d'immortels au service du Conseil. Un projet qu'elle gardait bien évidemment sous silence au Triumvirat. Mais cette puissance, cette biotique noire et cette immunité à la Corruption pouvaient représenter des atouts inestimables contre Aria.

Shura poussa un long soupir. Elle se savait sur les nerfs, dans un état de stabilité précaire et il ne s'agissait jamais d'une bonne chose face à des responsabilités. Il lui fallait trouver un moyen de se déconnecter le plus possible de ce monde un temps, d'évacuer la frustration afin de pouvoir se concentrer pleinement sur la tâche qui l'attendait.

La porte s'ouvrit et une asari pénétra dans la pièce, jetant un regard à Shura. La N7 s'éclipsa sans un mot.

***

De tous les recoins putrides que la galaxie possédait, Shura avait jeté son dévolu sur celui ci. Un choix qu'elle pensa rapidement être une erreur une fois sur place tant l'effervescence autour d'elle lui donnait envie de vomir. Ces gens qui s'éclataient comme si de rien n'était alors que l'enfer se produisait à seulement quelques systèmes de là. Une sensation des plus hypocrites étant donné les motivations de la N7 à venir en ces lieux et cette bipolarité était au final ce qui la gênait le plus. Elle se sentait incapable d'occulter les images de Shanxi tournant en rond dans sa tête.

L'effort avait pourtant été donné côté look, une simple veste en cuir sur le torse suffisamment ouverte pour laisser apparaître son abdomen finement dessiné ainsi qu'un short noir surplombant des collants épousant à la perfection les courbes de ses jambes le tout saupoudré de quelques accessoires indispensables dans ce genre d'événements. Un style qu'elle aurait pu arboré sans le moindre problème d'ordinaire mais elle se sentait ici presque l'impression d'avoir à jouer un rôle.

Ce fut en tout cas le cas la première journée, mais la sensation s'estompa peu à peu à mesure que le tempo lourd de la musique venait résonner le long de sa poitrine, ces percussions puissantes qui lui donnaient l'impression d'exulter, presque comme un état euphorique. Les basses venaient ronger peu à peu ses réticences pour permettre à son âme de vibrer sans le moindre effort.

La jeune femme trouva en sa tente un confort suffisant pour s'y reposer et cela représentait très ironiquement à la perfection sa nouvelle situation. Un petit havre de paix où elle se retrouvait seule et où elle profitait pleinement de la douceur de son matelas gonflable comparé à certaines paillasses militaires. Ce ne fut que lors de la deuxième journée qu'elle décida de faciliter son immersion par un procédé fort bien connu.

La N7 occupait donc l'un des stands lorsqu'elle commença à se cuiter. Reposant son gobelet en plastique fraîchement vidé et quasiment percé à sa base tant elle l'avait serré, elle fait signe à l'un des serveurs.

Vous n'avez rien de plus fort ?

Un sourire s'afficha sur le visage du jeune homme.

Ça doit pouvoir se trouver, si je fouille un peu...

La militaire le suivit du regard alors qu'il s'éloignait. Elle s'apprêtait à aspirer les quelques bulles restantes au fond de son verre au moment où elle entendit son nom. Shura tourna la tête en direction de la voix et tomba nez à nez avec une humaine, cette dernière semblant visiblement plus que surprise de sa présence. Il fallut de gros efforts à Shura pour parvenir à trouver l'image d'une médic collant à l'humaine qui lui faisait face tant son look la rendait totalement différente.

Elle s'en souvenait, une envoyée de l'alliance qui l'avait accompagné le temps d'une mission à une époque où la Corruption n'était encore qu'anecdotique. La surprise fut donc alors partiellement partagée par Shura qui parvint à retrouver son nom parmi les abysses.

McKnight ?

La furie N7 fut alors soudainement prise d'un rire tant la situation lui paraissait incongrue, maltraitant davantage encore son gobelet par la même occasion. Elle écarta alors ensuite les mains, arborant un air presque penaud.

J'ai perdu mon foyer, voyez à quoi j'en suis réduit.

Elle replaça ses mains avant de pencher la tête sur le côté, scrutant sa collègue de travail.

Si on m'avait dit que vous étiez de ce genre là... Mais vous savez que vous avez un air plus sauvage ainsi qu'avec votre armure ? Vous devriez essayer de garder ce look, pendant votre service...

Elle n'avait pas l'intention de se sociabiliser plus que de mesure durant cet événement, mais la rencontre avec une ancienne collègue dans ces circonstances, affiliée à l'alliance ou non, ne pouvait être qu'un plus pour l'aider à s'évader davantage. Il ne pouvait aucunement s'agir d'un simple hasard.


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MessageSujet: Re: Se péter la ruche   Mar 28 Aoû 2018, 17:33

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Prenant place sur l'un des tabourets à côté de la N7, Arcadia ne put s'empêcher d'avoir un léger sourire à la remarque vestimentaire de celle-ci. Elle savait que son look pouvait parfois détonner surtout vis à vis de sa personnalité, elle le savait et aimer en jouer. Mais son interlocutrice n'était vraiment pas en reste surtout avec cette tenue rebelle.

« Si seulement mon air sauvage pouvait arrêter les balles...J'imagine déjà la tête des généraux me voir débarquer dans ces fringues, je pencherai pour une syncope dans les cinq secondes qui suivraient mon entrée. »

Partant d'un sourire jovial, elle adressa un rapide signe de tête au serveur qui vint lui déposer une nouvelle pinte sous le nez en même temps que sa collègue.

« Pourrait-on avoir le mètre de shooter, s'il vous plaît ? »

Le barman acquiesça, installant la planche devant les deux femmes. Une dizaine de gobelets en plastique s'alignèrent, avant d'être remplis à ras bord d'un alcool fort. Son for intérieur lui disait qu'il était peut-être encore un peu tôt pour s'enquiller une telle quantité de boisson alors qu'il n'était pas encore midi. Une autre voix lui disait « ballec ». Il était donc bien plus sage de suivre la deuxième qui savait apprécier les petits plaisirs de la vie.
Prenant un godet, elle en déposa un autre devant la Furie.

« J'aime bien justifier mon alcoolisme, alors si vous trouvez une bonne raison pour boire n'hésitez pas ! J'ai cru comprendre que vous aviez eu une promotion il y a peu, non ? Bon, eh bien, à la promotion ! »

Descendant cul sec le contenu du verre, la blonde lâcha un soupir de satisfaction avant d'en prendre un nouveau.

« A nos retrouvailles ! »

Cul sec.

« A nos look beaucoup trop trash », plaisanta la Martienne commençant à manquer de prétexte pour boire.

Cul sec.

« Au Festival ! »

Cul sec.

« A notre alcoolisme, ne me paraît pas trop mal pour conclure. »

Les poings firent plus de bruit que les contenants lorsqu'ils s'abattirent sur le comptoir. Essuyant sa bouche d'un revers de la main, elle laissa échapper un léger hoquet, puis reprit sa contenance, ou du moins essaya. L'alcool coulant à flot depuis le début de matinée, la tête lui tournait quelque peu. Le médecin ne put s'empêcher de jeter un coup d’œil discret à la tenue de Shura, la trouvant très séduisante dans ses habits provocateurs.
Sirotant sa bière encore intacte, elle regarda la foule qui se mouvait à gauche et à droite.

« C'est un peu inattendu de vous croiser ici, mais je ne suis pas plus surprise que ça au final. C'est plus de croiser quelqu'un en Suisse, qui pourrait me surprendre au final. J'aime beaucoup la veste en cuir au passage. »

A l'autre bout du champ, un riff puissant résonna jusqu'à leurs oreilles, tandis qu'une vague de braillements sauvages s'ensuivit. La praticienne n'avait aucune idée de quel groupe pouvait bien se donner en spectacle à ce moment là, néanmoins il savait mettre l'ambiance. Elle eut tout de même une petite pensée émue pour les oreilles des personnes se trouvant au premier rang pile devant les enceintes. Malgré sa tendance à oublier qu'elle n'était plus de prime jeunesse, la scientifique nota dans un coin de sa tête de ne pas se positionner en première ligne afin de conserver ce qui lui restait d'ouïe.

Il était assez ironique de savoir que des mondes souffraient dans la corruption tandis que d'autres baignaient dans l'inconscience du danger. Mais cela était peut-être mieux ainsi. L'ignorance est parfois une bénédiction. La majorité des festivaliers avaient connu l'arrivée des Moissonneurs, et tout être humain sain de corps et d'esprit n'en gardait pas un bon souvenir.
S'ils pouvaient être à l'abri de l'énergie noire, alors les militaires faisaient leur travail. Tout le monde n'était pas fait pour la vie de soldat.

« Un groupe et un style de musique que tu pré... vous préférez ? Désolé l'alcool me monte un peu à la tête. »

(c) Alyss (Kanade A. J. Rye)


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MessageSujet: Re: Se péter la ruche   Lun 17 Sep 2018, 22:00
Il fallait avouer que l'enthousiasme de McKnight pour picoler faisait plaisir à voir. Peut être était-ce dans sa nature, ou peut être que les verres qu'elle avait dû s'enfiler précédemment y étaient pour quelque chose. Dans tous les cas, cela faisait bien longtemps que Shura n'avait pas partagé un coin de comptoir avec un membre de l'alliance. Elle n'éprouvait d'ordinaire que du mépris à leur égard, un comportement qui avait germé lorsqu'elle avait pu contempler leur vrai visage pour la première fois. L'alliance n'avait aucune pitié envers ceux qui la quittaient au profit du Conseil et Shura n'en avait pas plus à son égard.

McKnight n'était donc pas censée faire exception à la règle, d'autant plus que le nom de la scientifique n'avait pas figuré sur la liste des recrues de l'UCIP, quelques semaines après leur intervention simultanée. La martienne avait pris une décision gorgée de naïveté et d'idiotie, sans doute motivée par un égocentrisme envahissant, une xénophobie, ou pire encore, par un cerveau ramolli de propagande pompeuse et idéaliste.

Mais qu'importe les faits, la furie était venue ici pour s'évader, elle tacherait donc de fermer les yeux à l'égard de McKnight pendant un temps.

Ces pensées furent donc balayées par une absorption plus ou moins rapide d'une bonne série de shooters, chaque gorgée venait déposer sa saveur acide le long de sa gorge avant de se crasher avec puissance dans son estomac. Fébrile, son corps s'apprêtait à encaisser le contrecoup alors qu'une délicieuse sensation commençait déjà à monter jusque dans son crâne. Une douce euphorie l'enveloppait peu à peu, vidant son esprit, réchauffant son corps et provoquant un soupir de béatitude.

La voix d'Arcadia attira de nouveau son attention hors de son corps. La Suisse ? Il lui semblait avoir vu ce mot quelque part, sans doute dans la description de l'événement. La N7 n'était pas particulièrement à l'aise avec toutes les régions qui se trouvaient sur Terre, elle connaissait la Russie, et c'était quasiment tout. Le reste appartenait à des souvenirs beaucoup trop lointain pour qu'elle puisse se les remémorer correctement. Après tout, il ne s'agissait sans doute pas d'une priorité pour l'éducation sur la jeune colonie qu'était Shanxi à l'époque.

Shanxi...

Le gobelet en plastique émit une courte plainte lorsqu'il fut broyé sous la poigne de Shura. Pourquoi fallait-il que ses pensées la ramènent perpétuellement sur Shanxi ?

Je n'étais jamais venue ici, mais quels meilleurs prétextes que de l'alcool coulant à flot et de puissantes basses pour partir vadrouiller ?

Elle jeta ce qui restait du gobelet dans une poubelle proche et se mit à sourire à la dernière remarque de McKnight.

Votre débardeur n'est pas mal non plus, même si personnellement je le trouve beaucoup trop soft. C'est à votre image cela dit.

Un gloussement moqueur plus tard, la furie se leva, réajustant sa veste et arborant une expression faussement choquée face au tutoiement involontaire de McKnight.

Voyons Colonel, il est bien trop tôt pour faire preuve de tant d'intimité à mon égard.


Shura fit quelques pas en direction de la foule.

Je ne connais pas ce groupe, mais il a l'air de plutôt bien se débrouiller, ça compte comme réponse ?

***

Les deux femmes ne faisaient plus qu'un avec la masse grouillante qui s'agglutinait devant la scène, marée organique qui ondulait plus ou moins régulièrement selon le rythme et le nombre de personnes encore sobres. Il était d'ordinaire insupportable pour Shura de n'être qu'une parmi l'infinité, une entité qui se rabaissait au plus bas rang des mortels, ainsi confondue parmi la masse.

Mais en cet instant, elle valorisait davantage son impulsivité, cédant à ses désirs les plus simples et ne se préoccupant que de ce qu'elle ressentait. C'est en frôlant la dépravation à son extrême que l'on pouvait relâcher toute sa tension. Et elle était justement là pour atteindre ce seuil.

La N7 hurlait donc au milieu de la foule, bondissant inlassablement alors que son âme vibrait avec ardeur. Le son était puissant, lourd, implacable, déversant son intensité dans le corps de Shura qui se retrouvait animé d'une énergie quasi inépuisable. C'était presque aussi excitant qu'un combat à mort ou qu'une étreinte torride, un défouloir géant où toutes les limites s'évaporaient comme neige au soleil.

Lorsque le groupe eut enfin terminé sa prestation, Shura s'extirpa de la foule pour laisser son âme vagabonder avec plus de facilité. Son corps était bouillant, nerveux, victime d'un trop plein qui ne savait pas vraiment comment se stabiliser. La jeune femme donna quelques coups de poings dans le vide, la biotique crépitant tout autour d'elle.

Puis elle se mit à contempler le ciel, se sentant flotter tel un nuage au dessus du sol. Elle s'abandonna complètement à cette sensation, ne brisant l'immersion que lorsqu'elle aperçut de nouveau Arcadia.

Vous êtes toujours debout ? Je ne vous pensais pas capable de si bien encaisser. Pas trop mal, pour une vermine de l'alliance...

La furie se rapprocha d'elle, armée d'un sourire et les joues rosies par l'alcool. Elle posa un doigt sur le front de McKnight.

On va voir jusqu'où vous pouvez aller.

Une aura bleue se dessina autour de l'une des mains de Shura et une pinte laissée sans trop de surveillance se mit alors à léviter au dessus de la foule, se déplaçant tout aussi majestueusement qu'il était possible de l'être pour une pinte en direction des deux femmes.

Une fois arrivée à leur niveau, Shura orienta légèrement l'objet pour qu'une lichette d'alcool se déverse sur Arcadia. La furie arbora alors un sourire innocent et pencha légèrement sa tête sur le côté.

Oh désolée, j'ai un peu de mal à rester entièrement concentrée...


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MessageSujet: Re: Se péter la ruche   Mar 18 Sep 2018, 02:58

Se péter la ruche
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S'extirpant de la foule, littéralement enflammée par le dernier solo de guitare, Arcadia se frayait un chemin en jouant des coudes. Enivrée par l'alcool, elle avait braillé comme une possédée, martelé le sol avec ses bottes et bousculé d'autres festivaliers lors de quelques pogos.
Tout en se raclant la gorge, elle avait apprécié ce moment à oublier tout les problèmes qu'elle devait gérer au quotidien.
Elle n'était qu'une personne parmi des milliers, rien ne la différenciait de la masse. Une parfaite inconnue savourant un moment de détente et d'extase. Que demander de plus ?
Elle repéra Shura, marchant tranquillement dans sa direction pour la rejoindre, cette dernière avait l'air perdu en pleine introspection.

« Vous êtes toujours debout ? Je ne vous pensais pas capable de si bien encaisser. Pas trop mal, pour une vermine de l'alliance...

- Je m'inquiétais surtout pour vous, à regarder le ciel avec votre air niais, vous faites vraiment tâche dans le décor. Vous voulez peut-être vous reposer?

- On va voir jusqu'où vous pouvez aller. »

D'une simple lévitation, la biotique attrapa l'un des énormes gobelets de bière sur la table, puis l'attira à elle. Le verre passa silencieusement au dessus des têtes sans que quiconque n'y fasse attention. Arrivé au dessus des deux femmes, il pencha dangereusement du côté de la toubib, l'aspergeant d'alcool. Son débardeur blanc essuya le gros des dégâts, le tissu humide vint se plaquer contre sa peau offrant une vue splendide sur un soutien gorge noir.
Regardant son haut puis son interlocutrice d'un air circonspect, elle ne put s'empêcher de sourire.

« Oh désolée, j'ai un peu de mal à rester entièrement concentrée...

- Ce n'est un secret pour personne que les N7 ne tiennent pas l'alcool, s'amusa t-elle. Mais il va falloir un peu plus que ça pour que je passe l'éponge », ronronna la blonde en posant une main sur la joue de la Furie.

Sans crier gare, le médecin vint planter deux doigts entre les côtes de sa victime. Le souffle coupé, elle se plia en deux. Faute d'une concentration efficace, la pinte resta suspendue dans les airs l'espace de quelques micro secondes avant que la gravité ne fasse son travail, douchant généreusement les deux humaines. Hilare, la Martienne ria bruyamment, offrant une main pour  aider sa collègue à se relever.

« Voyons Shura tu devrais savoir que provoquer un médecin est la pire chose à faire. Aucun point sensible ne m'est inconnu. Mais je reconnais bien là l'ancienne de l'Alliance, terriblement coincée, toujours à vouvoyer les gens, ricana t-elle, espérant au passage qu'elle morde à l'hameçon. Je suis sûr qu'une autre tournée t'élargira l'esprit et te rendra plus ouverte. J'ai encore soif et la seule source d'alcool la plus proche se trouve sur toi. Alors dépêchons nous de trouver un bar avant que nous ne nous donnions définitivement en public. »

L'après midi était bien entamé alors que les deux femmes continuaient de boire. L'appel du ventre s'étant fait entendre quelques heures plus tôt, la Martienne avait opté pour un burger incroyablement gras qui lui promettait de longues heures sur la piste de course pour perdre ces calories.  
Néanmoins cette nourriture lourde mettait beaucoup de temps à être digéré, ce qui était parfait pour son plan de l'après midi. Un sachet bien entamé d'abricot sec pour entretenir son taux de potassium gisait sur la table. Boire sans soif n'était pas donné à tout le monde, cela était intimement lié au poids et au genre. N'étant ni un homme, ni en surpoids, il fallait trouver des astuces pour s'en jeter un maximum derrière la cravate sans dégueuler et perdre sa dignité dans le caniveau après quelques verres.

Le binôme entamait une nouvelle commande, ivre était le bon mot pour les caractériser. Elles discutèrent de tout et de rien, des hommes qui défilaient devant le comptoir, des ragots communs à chaque force armée. Arcadia lâcha quelques anecdotes sur les perles qu'avaient pu lui sortir certains de ses patients. Qui même si l'on ne connaissait pas le registre médical restait comique, après tout une « hernie fiscale » reste un cas unique.

« Ma pire connerie ? Tu ne vas pas être surprise mais je n'en ai pas fait tant que ça. Mais il y en a deux grosses dont je suis particulièrement fière. La première c'est lorsque j'étais encore au lycée sur Mars, ma dernière année. Je me suis envoyée en l'air avec mon copain de l'époque dans la fontaine de l'internat. C'était en pleine nuit mais il y a un petit malin qui a trouvé le moyen de nous filmer. Et l'autre c'était à l'école de santé de l'Alliance. J'étais en troisième année si je ne dis pas de conneries... Deux mecs voulaient sortir avec moi, ça a dégénéré en bagarre générale dans le self de l'école. Et l'histoire circule encore dans les couloirs. Je suis bien curieuse de savoir ce que l'illustre Colonel Shura Fender a bien pu faire comme polissonnerie ?  »

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MessageSujet: Re: Se péter la ruche   Mar 18 Sep 2018, 18:47
Le sourire satisfait de la furie s'estompa lorsqu'une douleur vive vint soudainement envahir ses côtes. La perte de concentration fut cette fois ci réelle et l'alcool se déversa sur les deux femmes, n'en épargnant aucune. La sensation froide et soudaine qui se répandit sur la peau de Shura la fit redescendre de son nuage et la douleur inattendue excita ses nerfs le temps d'un instant.

L'azur de ses yeux s'était intensifié et elle serra les poings. La douleur appelait à la violence, une constante qui était d'autant plus vraie dans un environnement où les limites sociales devenaient relativement floue. Mais Shura se releva avec un sourire, acceptant la légitimité de cette contre attaque même si son corps resta tendu encore quelques temps.

Mais ce sera un plaisir que de vous coucher Arcadia. Croyez en bien que j'en tirerai une immense joie.

Shura retira alors soudainement sa veste en cuir, tentant d'essuyer le plus gros des dégâts avec les quelques serviettes qui lui restaient. Elle accepta cependant de rester légèrement imprégnée, car après tout, c'était surtout le contraire qui relevait plus du miracle dans cet endroit. Une fois qu'elle eut terminé, elle réajusta son habit noir sur son torse et posa son regard sur McKnight, souriante.

J'en ai laissé un peu si jamais l'envie se fait à nouveau ressentir, vous pourrez vous servir.

Elle approcha d'Arcadia, murmurant à son oreille.

Mais nous savons toutes les deux que vous n'en serez pas capable...

Elle tapota l'épaule de la blonde avant de se diriger vers le bar, ne pouvant réprimer un léger rire.

***

La journée avança, et l'alcool coulait toujours autant à flot. La N7 ne se priva pas le moins du monde pour son repas, ce dernier se devait d'être à l'image de tout le reste, extrême et sans limite. Et il en fallait pour réussir à éponger les verres qui défilaient les uns à la suite des autres. Il n'avait pas fallu longtemps à Shura pour qu'elle parvienne à grimper de nouveau sur son nuage, savourant cette sensation de tout son être.

Arcadia abordait des sujets plus ou moins passionnants et Shura ne cherchait même pas à dissimuler le désintérêt total qui l'envahissait parfois. Elle n'était pas venu ici pour parler travail ou pour fraterniser avec une loyaliste. Fort heureusement, son verre offrait un refuge et une préoccupation des plus adéquates quand le besoin s'en faisait ressentir.

C'était presque comme regarder une émission sans saveur, sans trop savoir pourquoi on restait planté devant. Peut être était-ce justement parce qu'il n'y avait rien de mieux à faire ? Une partie de son esprit lui hurlait qu'elle était inutilement injuste avec Arcadia, mais elle n'en avait que faire. La seule chose qui la forçait réellement à demeurer à ses côtés n'était autre que ce défi ridicule qu'elles s'étaient lancées. Et simplement pour une question d'honneur, Shura ne pouvait tourner le dos et s'éloigner sans avoir été jusqu'au bout.

Vint alors la partie où McKnight partagea quelques uns de ses souvenirs, et s'ils n'éveillaient pas un intérêt particulier chez Shura, ils avaient au moins l'avantage de donner le ton sur la personne qui lui faisait face.

Et vous en êtes fière ? De vos conneries ? C'est sans doute la partie la plus étonnante de l'histoire, venant de vous.

Elle ricana.

Une vie sentimentale sacrément chargée à ce que je vois, c'est la blouse qui doit avoir cet effet là.


Shura prit quelques gorgées de son délicieux nectar avant de continuer, se grattant un instant la tignasse, comme tentant de secouer sa matière grise pour en faire tomber quelques souvenirs qui pourraient rassasier la scientifique.

Mmh. J'ai déjà pissé dans la tente d'un officier en son absence, il y a aussi la fois où avec quelques mecs de ma section, on a essayé de faire décoller le croiseur de mon père qui était en repos.

Le regard de Shura s'illumina un instant.

Ah, et il y aussi la fois où je suis allée sur Terre pendant un festival, j'y ai croisé une blondasse qui ne tenait pas du tout l'alcool, c'était indécent. Et elle s'entêtait à vouloir me vouvoyer qu'importe les circonstances, non mais vous y croyez vous ?

Elle ponctua sa tirade de quelques gorgées, sentant une soudaine pointe de curiosité se manifester dans son esprit sans qu'elle sache vraiment ce qui en avait été l'origine. La furie reposa son verre avec force et se tourna de nouveau vers McKnight.

Vous avez des tatouages d'ailleurs ? Y'a t-il la moindre parcelle d'encre qui vient polluer cette peau sublime ? Je suis prête à parier que non.

***

Le temps continuait de s'écouler, et Shura devait bien admettre qu'elle commençait à frôler ses limites. Elle contemplait son gobelet vide, consciente que le nuage s'était épaissi au point de commencer à envahir son esprit et ses membres. Si le rythme se poursuivait, elle n'allait pas tarder à perdre le contrôle.

Elle tourna sa tête dans la direction d'Arcadia, et ce simple mouvement lui fit réaliser à quel point tout ce qui s'éloignait un peu trop du centre de son champ de vision était irrémédiablement aspiré dans le néant. Son attitude avait elle aussi changée, beaucoup moins noble et fière, son sourire ne quittant presque jamais ses lèvres et ses joues brûlantes étaient empourprées pour un bon moment. La furie était simplement réduite à un état de dépravation absolu, mais à un état délicieusement agréable.

Elle étira ses longues jambes avant de poser ses mollets sur les cuisses d'Arcadia. La scientifique en avait visiblement elle aussi pris un coup, mais elle ne semblait pas le moins du monde en position de faiblesse, qu'elle cherche à le dissimuler ou non. Bien que ce fut une totale surprise aux yeux de la N7, elle devait admettre qu'elle était moins endurante que sa collègue blonde.

La furie retourna le gobelet, déterminée à faire une pause avant de reprendre, elle n'avait nullement l'intention de passer le cap du trou noir.

Je te concède la victoire. Tu es un puits sans fond, je te l'accorde.

Un hoquet ponctua sa phrase et elle écarquilla les yeux en se rendant compte beaucoup trop tard qu'elle venait de la tutoyer. Une deuxième défaite vint s'ajouter à la première et la furie voulut s'en offusquer mais elle ne put qu'éclater de rire. Elle passa une main le long de sa chevelure avant de reporter son attention sur McKnight.

Mais puisque tu sembles si sensible aux défis...

Elle plaqua alors son coude avec violence sur le comptoir, le plaçant dans la position du bras de fer, dressant sa main ouverte qui invitait Arcadia à y joindre la sienne. Un large sourire vint recouvrir son visage alors que quelques étincelles biotiques crépitaient autour d'elle.

Voyons si tu es aussi capable de remporter celui ci.


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MessageSujet: Re: Se péter la ruche   Mer 19 Sep 2018, 02:47

Se péter la ruche
Ft. Shura Fender



Arcadia sourit en demi teinte, reposant le verre à son tour constatant avec désarroi qu'elle s'était déjà enfilé la moitié de la pinte en un coup. D'un revers de la main peu gracieux, elle s'essuya la bouche.

« Je vois que l'on n'aime pas prendre de risques. C'est bien dommage, j'aurai parié la prochaine tournée. En effet, je n'ai aucun signe de gang ou autres marquages tribaux sur le corps. J'ai bien hésité à me faire tatouer le logo de l'Alliance sur le cul quand j'ai reçu mon diplôme... Mais je devais être trop sobre ou le trouver trop moche pour le faire... Tu pourrais me dire que tu te fais tatouer tes galons que je ne serai même pas étonnée. »
Abattant bruyamment la chope sur la table en lâchant un râle de plaisir, elle leva la main à l'adresse du serveur pour renouveler une énième fois la même commande. Un léger picotement se faisait ressentir au bout de ses doigts. Elle commençait à voir sa limite mais pouvait bien s'enquiller encore trois ou quatre gobelet avant de passer le cap supérieur qui lui demanderait de ne surtout pas s'allonger... et de ralentir la cadence.
A ce moment précis la N7 retourna son récipient, signe de sa défaite. La blonde ne put s'empêcher à l'idée d'avoir écrasé cette petite prétentieuse, sans néanmoins ressentir une pointe de tristesse quant au fait d'affronter un rival qui n'offrait au final pas un challenge digne de ce nom.

« Je dois bien faire honneur à mes gènes, ce n'était qu'un échauffement après tout », lâcha t-elle innocemment, fière comme un paon. Le fait de se faire tutoyer après plusieurs heures relevait de l'exploit et renforçait le goût de cette douce victoire.

La provocation était visiblement de trop, attisant l'envie d'en découdre de la furie, cette dernière plaça son bras sur la surface, main vers le haut, prête pour un duel de bras de fer. La toubib pouffa, décidément Fender souhaitait absolument montrer qu'elle avait la plus grosse. C'était très puéril, surtout pour quelqu'un qui se voulait aussi sérieux. Mais c'était typiquement le genre de défi que la quadragénaire adorait.
L'idée de lui refuser cette chance de laver son honneur effleura son esprit. Que cela serait drôle de voir son visage se décomposer à l'idée de rester perdante.
Le docteur avait beau être au top de sa forme (exception faite de la récente quantité d'alcool ingurgitée), et avoir suivi l'entraînement dispensé à l'OKS. Elle n'était pas pour autant une force de la nature, privilégiant la rapidité à la force brute. Malgré une silhouette solide, celle de son interlocutrice l'était encore plus. Remporter cette manche lui paraissait peu probable... improbable pour ne pas dire.

Sauf qu'elle était en permission, et cela ne jouerait en aucun cas sur sa carrière, pas plus que sur le cours de son séjour. Si cela pouvait faire plaisir à une petite fille à l'ego surdimensionné en manque cruel d'attention, alors soit.

« J'accepte. Mais à une condition ! Un gage pour la perdante. Je ne vois pas l'intérêt de jouer s'il n'y a rien à la clé. Alors disons que si je gagne, tu pourras passer le restant de la journée à m’appeler Docteur et être à mes petits soins jusqu'à la fin de la journée. Si je perd... eh bien j'ai cru comprendre que tu avais encore un peu de bière sur ta peau sublime, reprenant les termes employés par son interlocutrice plus tôt, le ton un brin moqueur... Je me ferai un plaisir de la laper. Vendu ? Oh et bien évidemment sans biotique », conclut-elle en tirant la langue.

Le deal ayant l'air de lui convenir, le médecin vint prendre la main de son adversaire. A peine le signal retentit que la Martienne usa de toute sa force, espérant envoyer la biotique au tapis en un seul coup rapide. Mais l'autre femme évita l'échec en un éclair, donnant une fausse lueur d'espoir à Arcadia. Se rendant compte de la défaite à venir, elle résista autant qu'elle pouvait tandis que son poing se faisait ramener du mauvais côté, jusqu'à toucher le bois. Faisant une moue faussement boudeuse après sa branlée, elle se frotta la main. Puis soudainement elle éclata de rire à l'idée de la situation à venir.

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MessageSujet: Re: Se péter la ruche   Mer 19 Sep 2018, 19:03
Arcadia hésita un instant face à la proposition, et à voir l'expression de supériorité qui n'avait pas quitté son visage depuis que la furie lui avait concédé la victoire, il était évident qu'elle prenait un malin plaisir à savourer ce moment et qu'elle considérait également la possibilité de refuser, gardant la tête haute et le sourire narquois. Il n'y avait bien que ce genre d'individus pour se pavaner face à de si sobres enjeux. L'honneur de la N7 était un concept bien loin d'être atteint par ce genre de considérations, elle n'aurait sinon jamais proposé un duel aussi peu équilibré.

Il était évident que la furie pouvait largement remporter ce concours de force, mais elle avait besoin de se défouler, de donner une dimension physique à ce trop plein d'énergie fictif que lui procurait l'alcool. Une volonté qui ne faisait que se renforcer depuis la victoire d'Arcadia, son état accentuant tout ce qu'elle pouvait ressentir.

Un gage ? Shura fit les yeux ronds l'espace d'un instant lorsqu'elle écouta la proposition de sa collègue avant d'éclater de rire.

Il te faut donc tant de justifications pour pouvoir passer à l'acte ?

Elle pencha sa tête sur le côté.

Tu en rêves depuis que tu as posé les yeux sur cette veste, il était temps que tu te décides.

Si l'idée de devoir être aux petits soins d'une chienne de l'alliance lui donnait envie de vomir, la perspective d'imaginer Arcadia s'affairer à un acte lubrique était beaucoup trop alléchante pour refuser. Même si ses chances de gagner n'avaient pas été aussi hautes, elle aurait très certainement relevé le défi.

Vendu. Mais fais au moins semblant de vouloir gagner...

Le sourire moqueur ne quitta pas les lèvres de Shura lorsque la scientifique vint placer sa main dans la sienne. Comme toujours, le positionnement était la clé de la victoire, et si McKnight sembla effectivement user d'une bonne partie de sa force d'entrée de jeu, la N7 gardait une puissance supérieure à la sienne dans son avant bras. Elle put ainsi orienter les poignets dans sa direction et entamer la longue et inéluctable descente jusqu'au niveau zéro.

Si Arcadia ne représentait pas un adversaire redoutable en terme de force pure, la furie fut néanmoins satisfaite de sa résistance qui lui permit de forcer sur ses muscles hurlant leur joie immense d'être enfin sortis de leur torpeur. Le frottement des mains de McKnight suivit presque immédiatement sa défaite, arrachant un sourire à sa compagne.

Shura se plaça alors dos au comptoir, ouvrant un petit peu plus sa veste et écartant les jambes pour permettre à Arcadia de se placer. Elle trempa deux doigts dans la pinte fraîchement servie qui se trouvait près de la martienne et utilisa le liquide pour tracer une ligne sur sa peau, partant de son abdomen jusqu'à sa poitrine.

C'est l'heure de ta récompense.

La N7 jubila intérieurement en observant la scientifique se placer, ne souhaitant rater ce spectacle pour rien au monde. Ses yeux ne la quittèrent pas un seul instant, même alors que la blonde se penchait et que la douce caresse de sa langue et de ses lèvres entrait en contact avec sa peau brûlante. Elle croisa son regard, y décelant une étincelle malicieuse qui lui confirma qu'elle n'était pas spécialement gênée par la situation.

Elle avait fait plus que morde à l'hameçon, elle s'était empalée toute entière dessus, un fait qu'elle semblait être en mesure d'assumer. Shura ne put se retenir de glousser, faisant glisser sa main dans la chevelure blonde de sa compagne, savourant la sensation de son corps remontant lentement le long du sien. Arcadia fit alors effleurer le bout de ses ongles le long des côtes de la furie, lui arrachant un frisson. Grr, tricheuse.

Prenez garde Colonel. Vous risquez de réveiller bien plus insatiable que la Corruption.

Elle sentit sa peau se faire pincer sur le passage des lèvres pulpeuses d'Arcadia, une morsure.

Mais quelque chose me dit que ça ne vous dérangerait pas plus que ça.

Shura ignorait totalement ce que pouvait réellement ressentir sa compagne en cet instant, ce qui fut sans l'ombre d'un doute, sa seule frustration. Mais cette ignorance était une nuisance si faible comparée au savoureux mélange de sensations qui se déversaient en elle. Son état d'ivresse l'empêchait de remettre de l'ordre dans ses idées, elle se contentait donc d'apprécier tout simplement ce malicieux instant, ignorant le serveur qui passait derrière le comptoir ou les gens qui les frôlaient quelque fois. Seul comptait la trace humide que laissaient les lapements de la scientifique le long de sa peau brûlante.

Ce ne fut qu'en atteignant finalement la ligne de son soutien gorge que McKnight releva à nouveau sa tête. Shura ne put empêcher un large sourire d'envahir ses lèvres lorsque la blonde retourna à sa place.

Alors ? Satisfaite ? Fais attention avant d'en renverser la prochaine fois, s'il te faut une journée entière pour me l'enlever...

La furie replaça correctement sa veste sur son torse et s'étira avant de poursuivre.

Je ne sais pas pour toi, mais tout cela m'a donné monstrueusement faim.

Certainement le seul avantage de l'immense dépense énergétique que provoquait la biotique, pouvoir manger sans se poser de questions sur la qualité ou la quantité et pouvoir garder un corps athlétique dans le même temps. Il fallait aussi reconnaître que tous les verres qu'elle s'était enfilée n'avaient pas non plus spécialement atténué sa faim.

La furie se leva, ravie de dégourdir un peu ses jambes. Elle fit glisser son gobelet à côté de la pinte avant de s'éloigner, ne se souciant guère que la scientifique décide de la suivre ou pas.


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MessageSujet: Re: Se péter la ruche   Jeu 20 Sep 2018, 13:51

Se péter la ruche
Ft. Shura Fender



Les genoux dans la terre sèche, calée entre les jambes de Shura, Arcadia ne put s'empêcher de lui lancer un dernier regard enchanté avant de poser sa bouche contre le ventre de la furie. Le goût de l'alcool vint à nouveau chatouiller ses papilles gustatives, elle suivait avec lenteur le chemin tracé par le filet de bière. Ses mains glissèrent sous le blouson en cuir, les doigts étreignant la chute des reins volontairement.
Sous sa langue, la perdante pouvait sentir le relief des abdominaux parfaitement dessinés qui ne faisait qu'accroître son envie de faire durer ce moment.
Souriant intérieurement en entendant sa compagne pouffer, elle prenait un malin plaisir à accomplir son œuvre. Une main passa dans sa chevelure blonde, lui arracha un frissonnement, qu'elle ne put s'empêcher de rendre en laissant ses ongles effleurer les côtes nues de la biotique.

« Prenez garde Colonel. Vous risquez de réveiller bien plus insatiable que la Corruption. »

Désinhibée par la boisson, elle ne fit rien pour résister à cette énième provocation. La Martienne attrapa un morceau de peau entre ses dents, le mordillant avec passion. Remontant au fur et à mesure que la bière s'épuisait, son nez et son menton frôlaient la peau chaude de la jeune femme. Ses mains suivaient le mouvement, profitant de l'occasion pour caresser sans retenue le dos de sa partenaire.

«Mais quelque chose me dit que ça ne vous dérangerait pas plus que ça. »

L'ascension continua pendant de longues et langoureuses secondes. Hélas comme toutes les bonnes choses, cela avait une fin. Arrivée près de la poitrine, elle rompit ce contact érotique, se mordant les lèvres pour dissimuler un sourire coupable. Vu l'expression de sa partenaire, cette dernière avait plus qu'apprécier le gage qu'avait subi le docteur.

« Alors ? Satisfaite ? Fais attention avant d'en renverser la prochaine fois, s'il te faut une journée entière pour me l'enlever...

- Le risque d'une crampe à la langue ne serait pas à exclure... Mais tu me supplierais d'arrêter avant que cela n'arrive.

- Je ne sais pas pour toi, mais tout cela m'a donné monstrueusement faim.

-  Je te suis. »

Cette fois-ci, la toubib fut plus sage, préférant se contenter d'une salade d'avocat et de gingembre et d'une banane, ceci afin de continuer à lutter efficacement contre son taux d'alcoolémie et la déshydratation à venir. Le duo de choc regagna sa place, visiblement personne n'osait s'approcher de la table de deux dépravés.
Plutôt que d'user des couverts en plastique dont l'hygiène paraissait douteuse, elle se contenta de se servir de ses mains pour piocher dans son plat, les léchant si le besoin s'en faisait sentir pour se débarrasser de la sauce.
Croisant les jambes, elle vint placer d'un air désinvolte une bottine contre le mollet de son interlocutrice. Affichant plus d'intérêt à finir sa collation qu'à discuter. Repue, elle frotta ses doigts humidifié par la salive sur son débardeur.

«  J'ai envoyé ma candidature à l'UCIP, reprit-elle brisant le silence du repas.  Tu peux dire que je ne sais pas ce que je veux, mais la première fois m'a été imposée. Je n'avais pas choisi de participer de mon plein gré. Le demi succès de l'opération m'était restée en travers de la gorge. Mais j'ai vu les ravages de l'énergie noire et je ne tiens pas à rester simple spectatrice de ce fléau... Et puis l'Alliance m'a dans le nez, ça fait trois mois que je travaille avec les forces de l'Hégémonie. Imagine un peu la tronche des généraux, ricana t-elle.  Passer plusieurs jours à me faire interroger par les services secrets de l'Alliance ne me tente pas plus que ça. Alors quitte à se faire la malle, autant bien le faire. »

Elle retira son pied, écartant sa gamelle pour se pencher sur la table, fixant avec intérêt celle qui lui faisait face.

«  Quoi ? Tu n'étais pas au courant? Bon... Bah c'est fait. Du coup faut-il que je fasse quelque chose de spécial pour bénéficier de l'appui du Colonel Fender ? J'ai bien quelques idées en tête... Mais j'ai peur que tu ne puisses pas suivre la cadence que je peux imposer », lâcha t-elle de sa voix la plus innocente possible.

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MessageSujet: Re: Se péter la ruche   Jeu 20 Sep 2018, 19:51
Shura ne fut pas surprise de constater que la scientifique avait décidé de la suivre. Elle ne cherchait pas spécialement à s'en débarrasser, mais la furie aurait apprécié de pouvoir manger sans être dérangée par un toutou loyaliste. Fort heureusement, l’appétit de la blonde semblait avoir occulté toute possibilité de bavardage, et ce fut donc dans un silence satisfait que les deux femmes dévorèrent leur repas.

La furie sentit alors l'une des bottines de sa collègue le long de son mollet. Un contact des plus dérisoires mais dont la persistance fit comprendre à Shura qu'il était intentionnel. Elle jeta un coup d’œil à Arcadia qui continuait de manger comme si de rien n'était. Pour la première fois, la furie ressentit une certaine tension entre elles, quelque chose d'invisible qui avait gagné en intensité au cours de la journée et dont elle venait seulement de prendre conscience.

Une telle pensée concernant une larve de l'alliance la fit frémir de dégoût, et elle maudit l'alcool dans son sang qui commençait à remplir son esprit d'images toutes plus lubriques les unes que les autres. Shura continua donc son repas sans rien dire, tentant d'ignorer ce simple contact pourtant si lourd de sens qui avait fait légèrement monté sa température corporelle.

Lorsque McKnight brisa le silence, elle laissa sa compagne sans voix. La N7 tourna sa tête dans sa direction, ressassant les mots plusieurs fois dans son esprit pour être certaine de bien les avoir saisis.

Tu as fait quoi ?

Elle passa sa main le long de son visage avant de se frotter un œil avec insistance.

Bon sang Arcadia, moi qui te pensais dénuée de toute notion de logique et de réflexion, je vais devoir réviser mon jugement ?

Sa candidature était très certainement récente et avait sûrement été répertoriée au moment où Shura s'était prise quelques jours de repos pour venir sur Terre. Le hasard avait voulu qu'elle la croise justement sur place tout en ignorant cette information.

La N7 se mit à rire en s'imaginant soudainement devoir travailler aux côtés de celle qui n'était censée rester à la base qu'une éphémère camarade de beuverie. La situation était d'autant plus amusante que Shura était désormais l'officier en charge du recrutement et de l'intégration des potentiels candidats dans les effectifs de l'UCIP. Dans l'état où elle se trouvait, il lui était difficile de penser être capable de traiter le profil d'Arcadia avec une rigueur professionnelle.

La furie reprit sa respiration après avoir canalisé sa surprise et sa confusion dans un puissant rire.

Et l'Hégémonie, sérieusement ? Tu t'en es sortie en un seul morceau ?  

L'idée que l'Hégémonie accepte l'alliance dans ses rangs lui semblait plus inconcevable que tout le reste. Il s'agissait d'une preuve supplémentaire qu'elle semblait arpenter avec conviction la voie de la rédemption, bien que Shura gardait les actes et le comportement du Colonel Talgar à l'égard de l'UCIP en travers de la gorge.

Mais cela ne demeurait qu'un simple détail. La scientifique qui lui faisait face allait sans aucun doute devenir un atout pour les maigres rangs de l'UCIP. Une force qui compensait son faible nombre par l'excellence de ses membres, et ce dans des tas de domaines diverses et variés.

La situation semblait irréelle, et Shura eut toutes les difficultés du monde à tenter de remettre de l'ordre dans son esprit entre son désir, sa fébrilité et son imaginaire qui était subitement devenu hyperactif à l'idée de toutes les portes qui pouvaient s'ouvrir à elle.

Et cette fois ci, ce fut Arcadia qui lança l'appât, toute fière de sa nouvelle situation aux yeux de sa compagne, persuadée que sa prise n'avait dans ces conditions, aucune chance d'y réchapper. Et elle avait délicieusement raison.

Il va falloir mettre du cœur à l'ouvrage, je ne suis pas facile à convaincre.

La furie quitta alors sa place pour se rapprocher de sa collègue. Elle grimpa à califourchon sur ses cuisses, prenant bien soin de faire frotter d'une façon très provocante son short noir le long du jean déchiré de la martienne.

Et n'oublions pas qu'il te faudra également passer les examens d'entrée.

Shura vint lover délicatement son corps contre le sien, sa peau brûlante et sa veste entrant en contact avec le tissu du débardeur, envahissant son espace intime sans la moindre once de pitié et faisant dangereusement pencher le torse de sa victime en arrière alors qu'elle croisait ses mains derrière sa nuque. Sa poitrine se pressa contre la sienne, si proches, et pourtant encore protégées par quelques couches vestimentaires.

Une flamme venait de s'allumer en elle, et celle ci n'était pas assoiffée de violence ou d'alcool. Il s'agissait d'une toute autre avidité, une faim entière, complète, qui envahissait chacun de ses membres et embrasait son corps dans son intégralité, intoxicant son esprit par la même occasion. Un feu qui fut attisé par le soupir de sa compagne résonnant dans ses oreilles. Arcadia pouvait le ressentir, Shura frottant ses hanches contre les siennes avec un peu moins de retenue et un peu plus d'impatience.

J'espère que tu as du temps devant toi car j'ai pour habitude d'être très... Rigoureuse, dans mon travail...

Elle sentit la douce caresse d'une main se poser sur l'une de ses cuisses, longeant sa peau et épousant les courbes de sa jambe, lui arrachant un frisson. Des braises s'illuminèrent dans son regard azur et la jeune femme vint mordre la lèvre inférieure d'Arcadia, tirant dessus un instant avant de la lui rendre. Dans un gloussement, la furie rompit alors tout contact, retirant son corps bouillonnant du sien et s'éloignant, sachant cette fois ci pertinemment qu'elle serait suivie.

Elle déambula un peu au hasard à travers la foule avant de s'allonger dans un coin d'herbe dégagé. Elle se plaça sur le dos, observant le ciel envahi de nuances ambrées provoquées par le coucher d'Hélios, ronronnant de plaisir. Sans trop savoir pourquoi, une sensation de bien être la submergeait, la plongeant dans une extase des plus délicieuses.

Il y avait peu de nuages à l'horizon, le ciel serait assurément étoilé.


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MessageSujet: Re: Se péter la ruche   Ven 21 Sep 2018, 01:14

Se péter la ruche
Ft. Shura Fender



La douce chaleur qui s'était réveillée dans son corps lorsqu'elle avait accompli son gage se ranima, devenant un brasier ardent qui la consuma de l'intérieur. La déflagration annihila d'un claquement de doigt sa volonté, ou toute tentative de se soustraire à l'emprise de la furie.
Surprise par l'initiative, Arcadia n'avait vraiment pas pensé que l’appât aurait si bien fonctionné. Néanmoins elle réussit à se reprendre rapidement alors que sa compagne venait de se coller d'une manière appuyée contre sa poitrine, la faisant se creuser les reins pour éviter de basculer en arrière.
Ses mains se posèrent sur la taille de Shura, le contact du cuir électrisant le bout de ses doigts.

Elle pouvait sentir la chaleur dégagée par ce corps survolté au travers de ses vêtements. Des pensées luxurieuses lui vrillaient l'esprit, des brides de sensations lui revinrent en mémoire tandis que les respirations se faisaient plus saccadées. La blonde laissa tomber ses mains sur les cuisses de la biotique qui ondulait d'une manière provocante. Elle savoura le contact de cette peau nue, faisant traîner ses ongles sur la chair sans défense, ressentant chaque frisson de la jeune femme.
Cette dernière se saisit de sa lèvre inférieure entre ses dents, séduite par ce geste, elle raffermit sa prise sur les jambes glabres, renvoyant ce regard envieux.

Puis le contact se rompit, du point de vue de la Martienne cela était pour le mieux, quelques secondes de plus et contrôler ses pulsions et envies auraient été très compliqués. Haletante, cette mise en bouche avait attisé son envie d'en avoir plus, mais d'après les dires de sa potentielle collègue elle n'avait pas à s'inquiéter sur ce point.
La suivant au sein du festival, elles errèrent dans les allées qui se faisaient désertes, la majeur partie des spectateurs s'étaient rués vers les stands pour s'offrir un repas. Trouvant un carré d'herbe tranquille, la cadette s'allongea laissant ses yeux vagabonder dans le ciel.
Esquissant un sourire, la quadragénaire défit sa queue de cheval avant de rejoindre sa partenaire, se servant de son ventre comme d'un appui tête.

« Tu sais que tu es terriblement craquante quand tu as le regard dans le vide, on dirait une enfant qui découvre un nouveau jouet, bien sûr il faut juste oublier le côté dépravé et impur », plaisanta t-elle.

Deux doigts vinrent piquer l'un des flancs du médecin qui se leva d'un bond sous l'effet d'un spasme. Visiblement très heureuse de son petit effet, Shura ne put lui offrir qu'un air moqueur qui la fit rire. Elle reprit sa place, admirant les derniers rayon de l'étoile de la Bulle Locale disparaître à l'horizon. Le rythme respiratoire de la N7 semblait ne pas décroître, tout comme le sien. La nuit commençait à prendre possession du ciel, le recouvrant d'un voile noir. Arcadia avait envie de revoir cet air déterminé, ce regard lascif, avant que l'obscurité ne la prive de ce plaisir.
Se retournant, elle s'assit sur sa conquête, la dévorant avec attention de ses prunelles. Dézippant la fermeture de la veste en cuir d'une main fougueuse, elle contempla le torse tout en muscle, faisant courir ses doigts sur les muscles saillants, suivant leurs sillons avec fascination.
Le docteur se coucha sur la stellaire, sa bouche goûtant à nouveau cet épiderme avec passion, remontant de la poitrine vers le cou. Reprenant là ou elle s'était arrêtée un peu plus tôt.

Deux mains lui passèrent dans le dos,  pour s’enfoncer dans ses poches arrières. Le geste fit l'effet d'un coup de jus, faisant se plaquer un peu plus la praticienne contre son amante, ondoyant de plaisir. Les soupirs s'intensifièrent à l'instar de la tentation de franchir une nouvelle étape. Se portant à l'une des oreilles de sa complice, elle s'apprêta à lui susurrer quelque chose mais se ravisa, préférant passer sa langue sur le lobe, suivant doucement le contour avant de le mordiller. Ses mains caressaient la chevelure de la furie, se posant parfois sur ses joues chaudes.

Au loin les concerts reprenaient, des exclamations et les braillements des festivaliers accompagnaient le son qui gagnait en puissance. Le câlin ayant duré en longueur, la nuit s'était installée, des lumières éclairaient le campement. Se redressant quelque peu, elle regarda à nouveau Fender, succombant à son charme sauvage.

« Ça te tente de terminer la soirée chez moi ? C'est à dix minutes d'ici. »

La proposition acceptée, les deux humaines partirent vers le parking, l'aînée en tête. Après dix minutes de marche, le binôme arriva devant la bécane noire. Soulevant la selle, la blonde en sortit un blouson de moto et deux casques. Équipée des protections, elle enfourcha le bolide.

« Agrippe toi bien à moi. Je vais y aller mollo », précisa t-elle en baissant sa visière.

Plus que se tenir à la pilote, Shura s'accola contre elle. Le trajet se déroula sans encombre, respectant les limitations de vitesse pour ne pas attirer l'attention. La conductrice ne doutait pas un seul instant que son taux d'alcoolémie était encore suffisamment élevé pour lui faire retirer son permis sur le champ. La seule complication furent les mains parfois baladeuses de la passagère, mettant la résistance de la spécialiste à dure épreuve, incapable de se décrocher du guidon, elle ne pouvait qu'espérer que sa tortionnaire mette fin à son supplice le plus vite possible.

« Toi je te retiens, articula t-elle d'une voix pantelante en coupant le contact. J'espère que tu as encore de l'énergie car je ne vais pas te faire de cadeau. »
Aussi surprenant que cela peut paraître le passage de l’ascenseur fut étrangement calme, si ce n'était cette tension érotique qui grimpait au rythme des étages. L'appartement servant de résidence secondaire au père de la toubib, ce dernier était tout ce qu'il y avait de plus banal, rangé et organisé. Mais décoré avec beaucoup de goût. Le blanc prédominait en ce lieu, des murs de pierre d'un gris clair venait agrémenter et briser la monotonie. Mais la couleur détonante était ce bleu roi recouvrant un fauteuil, un coussin, un cadre etc... Des tableaux holographiques étaient encastrés dans les murs faisant défiler des photos. Le plus souvent s'y trouvaient le père et la fille à tout les âges, parfois un paysage, où quelques images de ses parents réunis avant sa naissance.

« Bon... si tu veux bien m'excuser, mais entre la douche de bière, la poussière, la sueur et la crasse, ça fait un peu poquer du derch.  Tu as beau être irrésistible dans cette tenue, je te conseille de faire de même, lui ronronna t-elle. Donc je file me laver, ça me laissera le temps de trouver un truc à boire après. Pioche dans mes fringues si tu as besoin, je ferai une lessive pour les tiennes demain. Le salon est au bout du couloir, donc fais comme chez toi ! »

Commençant par se démaquiller, elle se glissa derrière la paroi en verre puis actionna le mitigeur, se frottant avec énergie avec le shampooing et le gel douche pour se débarrasser des impuretés. Moins de dix minutes après, elle sortit sèche et propre, vêtu d'un court short en jean ainsi que d'une chemisette qu'elle avait à peine prit le temps de boutonner. Tenant d'une main sa serviette et le sèche cheveux.

« La place est libre ! Voyant son invité prendre la direction de la salle de la bain, elle fit tournoyer sa serviette d'une main experte et l'envoya claquer contre le fessier de la N7. Plus vite que ça Colonel Fender, sinon la punition va tomber », aboya t-elle en tentant de conserver son sérieux, qui se solda par un fou rire face à sa propre attitude.

Le docteur sécha ses cheveux, puis alla déposer l'appareil à côté de la porte pour sa convive. Elle se dirigea vers le bar ou trônaient une collection de bouteilles, des bières aux spiritueux en passant par les vins. La dernière fois qu'elle était venue ici, elle se souvenait que son paternel avait ouvert un calvados pas piqué des hannetons. Il ne se l'était quand même pas sifflé ? Après deux minutes de fouille elle trouva le fameux breuvage, prit deux petits verres de type ballon puis remplit équitablement chaque.

Récipient en main, elle sortit sur le balcon qu'offrait la pièce de vie. L'air était encore tiède, suffisant pour ne pas avoir à se couvrir. Le plate-forme offrait une vue sur la ville ainsi que sur le lac Leman, qui était fort reposante après une journée de concert. Posant les gobelets sur la petite table basse, elle se posa sur le sofa d'extérieur, étirant ses jambes en soupirant. L'eau avait cessé de couler dans la salle d'eau, Arcadia sentit les battements de son cœur s'accélérer, retrouvant l'état d'excitation qui l'avait bordé cet après midi. Elle attendait avec impatience le retour de celle qu'elle désirait plus que tout en cette nuit.

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MessageSujet: Re: Se péter la ruche   Sam 22 Sep 2018, 22:54
Qu'il était délicieux de savourer à nouveau le corps d'Arcadia contre le sien, de ressentir son excitation, son désir ardent explorant ses muscles, découvrant ce territoire qui n'attendait que d'être conquis. Shura savourait le contact des fesses harmonieusement galbées de sa compagne sous ses mains, sa respiration rapide trahissant l'effet que lui procuraient les lapements près de son oreille.

La tension entre les deux femmes atteignit en cet instant un tout nouveau seuil, et il fut difficile pour Shura de résister à l'envie de ravager le corps de la scientifique, ici et maintenant. Fort heureusement pour elle, Arcadia rompit rapidement le câlin, lui offrant une invitation que la furie n'était pas en mesure de refuser. Il fallait dire que sa tente monoplace n'était pas d'un confort absolu, sans compter le fait qu'elle doutait très sincèrement de la survie de son vieux matelas face aux ébats de deux tigresses.

C'est ainsi qu'elle se retrouva assise sur la bécane de McKnight, constatant par la même occasion qu'elle n'était pas montée dans un véhicule terrestre depuis bien longtemps. Sa vie récente avait été fortement centrée sur la Citadelle, et son architecture particulière ne permettait pas de parcourir des voies autres qu'aériennes. Shura fut en tout cas plus que ravie qu'il s'agisse d'un deux roues, lui offrant sur un plateau d'argent l'opportunité d'envahir le corps d'Arcadia sans qu'elle puisse se défendre.

La N7 s'assura donc d'être bien attachée à la pilote, se lovant tout contre elle, du torse jusqu'à ses jambes et laissant ses mains glisser innocemment sous sa veste et son débardeur. Elle remonta de son abdomen jusqu'à sa poitrine, gloussant en sentant le corps de sa victime se tendre alors qu'elle se concentrait sur sa conduite.

La furie aurait pu se montrer sans pitié, mais elle préféra conserver certains délices pour plus tard, se contentant donc de simplement commencer à marquer son territoire. Ses mains passèrent sous le jean et griffèrent sans le moindre avertissement la peau chaude des cuisses de sa compagne. Shura se mordit les lèvres sous son casque en sentant la réaction surprise de sa proie, propulsant sa libido à des sommets qui lui firent tourner la tête.

Elle ne put réprimer un rire à la remarque d'Arcadia lorsqu'elles arrivèrent à destination.

Oh, mais ne montre aucune pitié à mon égard, chérie. J'ai hâte de voir à quel point tu peux être intransigeante...

Elle fit claquer sa main sur les fesses de son amante sur le chemin de l’ascenseur.

***

L'appartement de McKnight s’avéra bien plus spacieux qu'elle n'avait pu l'imaginer. Une chance que l'une de ses résidences ait été si proche du festival. La furie fit délicatement passer une main le long d'un meuble alors qu'elle explorait le salon. L'endroit était calme, aucun bruit particulier ne venait polluer l'ambiance si ce n'était celui de la propriétaire des lieux dans sa douche, faisant défiler d'hypothétiques images de la blonde nue dans l'esprit de Shura.

La biotique observa la décoration, comprenant rapidement qu'il s'agissait d'une résidence familiale et que sa collègue avait visiblement de bien meilleures relations avec son père qu'elle. Curieuse, elle se rapprocha de l'un des tableaux holographiques, tentant de reproduire la forme d'un paysage du bout de ses doigts. Se penchant en avant, elle ne prit pas garde au mouvement de ses hanches qui fit chuter une lampe de son support. Ses réflexes ralenties par son état d'ébriété, elle ne put rattraper à temps son erreur d'inattention.  

La lampe se fracassa au sol et l'ampoule se brisa sous le choc. Figée sur place un instant, Shura jeta un coup d’œil à la porte de salle de bains avec de grands yeux. L'eau de la douche continuait de couler et il y avait de fortes chances que la propriétaire n'ait pas entendu l’accident. La jeune femme tenta alors de replacer tant bien que mal la lampe à sa place originelle, camouflant la scène du crime en balayant les morceaux de verre sous un meuble à la va vite à l'aide de son pied.

Arcadia sortit de la salle de bains encore moins vêtue qu'à son entrée ce qui n'était pas pour déplaire à son invitée. Une frappe contre son fessier, elle s'assurait de maintenir la tension à son maximum et Shura y répondait, se déplaçant lascivement autour de la martienne dès qu'elle en avait l'occasion. La N7 s'isola donc à sa suite dans la pièce encore légèrement brumeuse, se débarrassant de ses vêtements gorgés de transpiration et de poussière.

Le liquide se déversant sur son corps la fit frissonner et elle prit le temps de jongler avec le régulateur jusqu'à atteindre une eau chaude à la température idéale. La jeune femme s'y immergea complètement, fermant les yeux et se délectant de cette sensation alors que son esprit flottait et que sa tête lui tournait.

Entouré d'une légère aura bleue, le pommeau de douche lévitait autour d'elle, répondant à ses besoins impératifs et immédiats de ressentir un jet d'eau presque brûlante sur chaque parties de son corps. Elle aurait pu rester là indéfiniment, fondant de bonheur sous les délicieuses impulsions que lui renvoyaient sa peau et le brasier ardent qui s'était de nouveau réveillé. Elle ouvrit soudainement les yeux, se rendant compte qu'elle venait inconsciemment d'orienter le jet vers une partie spécifique de son corps qui réclamait définitivement de l'attention. Elle gloussa de sa propre impatience avant de commencer à se laver plus sérieusement.

***

Lieutenant-Colonel McKnight.

Des pas lents, mesurés se firent entendre alors que Shura se dirigeait vers la terrasse où siégeait son amante. La furie apparut devant ses yeux, tenant un datapad dans la main et portant une robe qu'elle avait trouvé en fouillant un peu dans ses affaires. Ce n'était pas en général le genre de tenues qui lui convenait réellement, la N7 était athlétique et dégageait naturellement une aura sauvage qui se mariait peu avec l'élégance et la féminité d'une robe. Mais dans ce cas précis, elle n'avait pas l'intention de la garder très longtemps sur elle.

La N7 faisait mine de lire un datapad trouvé dans le salon, s'accoudant à la rambarde de la terrasse et falsifiant son contenu à voix haute.

Née sur Mars en 2160, 16 ans de service au sein de l'Alliance Interstellaire et 3 mois au sein de l'Hégémonie Butarienne.


D'un coup de hanche, Shura fit dépasser une jambe de l'une des fentes de la robe.

Nombreuses connaissances en médecine militaire et en biologie, aucune infraction ni sanction relevée à ce jour.

Elle se déplaça à nouveau, prenant place aux côtés d'Arcadia sur le canapé, soulevant suffisamment sa robe pour offrir une vue imprenable sur ses deux jambes nues qui se croisèrent et pour que sa compagne comprenne que la furie ne portait absolument rien en dessous de sa tenue.

Shura prit l'un des verres, dégustant son contenu sans dire mot, laissant Arcadia se rincer l’œil quelques instants avant de continuer sa lecture fictive.

Premier contact avec l'UCIP lors de l'intervention dans le système de Chasca. Oh, Fender, je vois. C'est elle qui vous a donné envie de rejoindre l'UCIP, n'est ce pas ?

Un clin d’œil.

Apprécie s'habiller en gothique en dehors de son service et s'envoyer en l'air avec ses supérieurs. Original.

Shura déposa le verre sur la table basse.

A vue de nez ça ne m'a pas l'air trop mal. Elle jeta le datapad en arrière alors qu'un sourire bien plus coquin que les précédents commençait à s'imprimer sur son visage. Je pense que l'on va pouvoir passer aux examens, Colonel...

D'un mouvement presque imperceptible, Shura se rapprocha de son amante, collant ses jambes et son bassin contre le sien, laissant tomber une main sur l'une de ses cuisses nues, s'appropriant la zone avec une tendresse mêlée d'excitation. En retour, la sensation chaude des doigts d'Arcadia descendant le long de son dos la fit frissonner et la furie se cambra tel un chat sous la caresse.

Il ne fallut pas longtemps avant que leur visages ne commencent à se rapprocher et que, sous l'emprise d'un mouvement consensuel, leurs lèvres ne fusionnent sous la lumière de Séléné. Douces et sucrées, ce fut tout ce qui demeura dans l'esprit de Shura, l'espace d'un instant. Une main vint se poser sur sa joue chaude, accélérant davantage encore son rythme cardiaque. Le baiser était emprunt d'une grande tendresse, à peine perturbé par les caresses que les deux amantes s'administraient. La passion n'avait pas encore atteint le point de non retour, il était encore temps de savourer, de déguster lentement cette tension avant qu'il ne soit trop tard.

Lorsqu'enfin leurs lèvres se décidèrent à se séparer, la N7 se tourna légèrement, s'allongeant presque le long d'Arcadia, posant sa tête sur son épaule et observant le ciel étoilé. Sa compagne vint caresser sa chevelure corbeau ce qui la fit ronronner de plaisir.



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MessageSujet: Re: Se péter la ruche   Dim 23 Sep 2018, 18:38

Se péter la ruche
Ft. Shura Fender



Elle s'avança sur la balcon, vêtue d'une robe fendue. L'habit n'était peut-être pas ce qui seyait le plus à cette femme, dont le corps exhalait une force peu commune, de la fierté mais aussi une sensualité féroce qu'il était difficile de dompter. Néanmoins la tenue épousait ses formes, relevant légèrement la poitrine, s'enroulant délicieusement autour de la taille, pour s'ouvrir sur les hanches, mais se gardait bien de dévoiler les cuisses de sa porteuse, au plus grand dam de la spectatrice. Cette dernière impatiente de retrouver leur contact.
Shura se posa près du balcon, se lançant dans un scénario de jeu de rôle mettant en scène le recrutement de sa future collègue qui était des plus amusants. Arcadia prêtait une oreille distraite aux paroles, ses yeux dévorant sa partenaire dont chaque courbe était mise en valeur par la lumière du satellite Terrien.

Elle se remémora un court instant sa morale lui hurlant de ne pas s'adonner aux plaisirs de la chair avec son invitée, qu'en plus d'être une entrave, cela rendrait ses futurs jugements et décisions caduques par sa subjectivité. La recruteuse vint s'asseoir à ses côtés, dégagea un pan de son vêtement, puis entrelaça ses jambes. Il ne fallut pas longtemps pour que la recrue réalise que sa convive avait opté pour la légèreté la plus totale, se libérant de la contrainte des sous-vêtements. Preuve que sa patience atteignait ses limites. Ce petit détail fit voler en éclat le semblant de rébellion qui avait tenté de se mettre en place dans l'esprit de la Martienne. Subjuguée par ce trésor de la nature, il lui était impossible de s'échapper des griffes de cette créature, la seule chose à faire était de s'y adonner sans retenue.

« Premier contact avec l'UCIP lors de l'intervention dans le système de Chasca. Oh, Fender, je vois. C'est elle qui vous a donné envie de rejoindre l'UCIP, n'est ce pas ? 

- Tout à fait, j'apprécie particulièrement ses prises de position, et sa manière de prendre des initiatives surprenantes, dit-elle, insistant sur les arguments en souriant. Un clin d’œil appuyé vint approuver ses dires.

- Apprécie s'habiller en gothique en dehors de son service et s'envoyer en l'air avec ses supérieurs. Original. »

Elle rit de bon cœur face à cette allégation dont il était difficile de contrer la véracité après cette journée. Se saisissant du verre, elle fit rouler l'alcool dedans, humant ce calva qui datait de bien avant sa naissance. En une rasade, le liquide disparut. Roulant sur sa langue, elle apprécia cette arôme de pomme distillé qui lui réchauffa doucement le palais. La Suisse le gardant ainsi jalousement l'espace de quelques secondes puis l'avala. Ses hormones étaient en ébullition et le breuvage n'aidait guère à calmer son excitation.

Fender revint à la charge, plus déterminée que jamais. L'une comme l'autre tenait son rôle avec rigueur, mais cela en valait-il encore la peine alors qu'un palier allait être franchi ? Non. Cela ne valait plus le coup. Son amante s'approcha subrepticement, à nouveau elles se touchèrent simplement séparer par un tissu qui devenait de plus en plus dérangeant. Le médecin sentit son rythme cardiaque s'envoler au contact de la main sur sa cuisse. Se doigts glissèrent le long du dos de la biotique, froissant avec rage cette étoffe laquelle l'empêchait de clamer son prix, de ressentir cette peau qui la faisait vibrer. Son âme sœur creusa les reins sous ce toucher, son ventre brûlant lui effleura le bras.

La distance se réduisit lorsqu'un signal invisible, une pulsion commune, les poussèrent de l'avant. Timidement les lèvres se rencontrèrent, se séduisant sous un clair de lune estival. Une sensation de volupté s'empara de la toubib, goûtant sa compagne pour la première fois, dégageant une saveur unique. Celle qui se voulait si sauvage, si animale, si féline recelait une tendresse qu'elle n'aurait pu envisager sans ce baiser. Elle caressa une joue chaude, ressentant chaque muscle de la N7 qui se détendaient à l'intérieur de sa paume.
La douceur émanant de la stellaire était enivrante, lui faisant définitivement oublier la culpabilité d'avoir brisé un interdit. L'étreinte se révélait exquise, suave. En perdre une seule miette était inconcevable.

La séparation laissa place à une sensation de vide, mais ce n'était rien comparé au bonheur intérieur du docteur, celle-ci flottait sur son nuage. Son âme sœur vint se lover contre elle posant sa tête sur son épaule. Ensemble, le couple se laissa aller à la contemplation des étoiles. Une odeur florale vint chatouiller les narines de la Martienne qui plongea ses doigts dans les cheveux d'ébène de la jeune femme.


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MessageSujet: Re: Se péter la ruche   Sam 10 Nov 2018, 00:10
Un vertige. Délicieuse sensation, loin d'être nocive en cet instant, elle participait à la sublimation, se déclenchant presque par réflexe pour prolonger le délire. L'oubli était total, plongée dans l'ivresse sans en apercevoir la surface, son identité s'étiolait, perdant de sa consistance ici et là, mettant à nu ce qui était resté caché en profondeur jusqu'à cet instant. Une bête, sauvage, primitive, dénuée de toute conscience ou directive hormis celle d'obéir à ses instincts les plus primaires.

La dépravation menait à l'extase, son objectif était atteint. Il n'y avait plus de jeux, plus de tension, plus de conscience. La bête se servait, s'appropriant sans la moindre gêne ce qu'elle estimait lui revenir de droit, s'immergeant par tous les moyens possible dans une extase toujours plus profonde, toujours plus puissante. Les grognements accueillaient la moindre frustration et récompensaient le moindre éclat de félicité physique.

Mais plus que tout, la bête possédait encore une certaine énergie, elle était affamée et paraissait presque insatiable. Qu'importe l'était du partenaire, elle n'était pas là pour s'en soucier. Sommets et abysses, le voyage alterna maintes fois entre calme relatif et extase avant que la bête ne finisse par s'assoupir, privée de toute réserve d'énergie.

***

La lumière d'Hélios était brûlante mais surtout aveuglante. Ce fut donc sous un éclat d'une blancheur insupportable que Shura ouvrit les yeux, éblouie pendant de longues secondes avant que son regard ne parvienne à s'y acclimater un minimum. L'humaine cligna des yeux plusieurs fois de suite, constatant que le nouveau problème immédiat était la douleur qui venait de se loger confortablement dans son crâne.

Elle se redressa en grimaçant, portant une main à son front et tentant de faire le point sur la situation. Des images et des souvenirs défilaient dans son esprit, mais la douleur et la brume encore épaisse du réveil l'empêchait d'y voir plus clair, pour le moment.

D'un mouvement de la tête, elle observa la terrasse et le canapé sur lequel elle se trouvait assise, une légère couverture recouvrant encore son bassin et ses jambes. Une autre humaine se trouvait allongée à ses côtés, le visage camouflé par une chevelure blonde et une respiration ensommeillée soulevant ses côtes à un rythme régulier. Arcadia ?

Grognant sous une luminosité encore beaucoup trop agressive pour ses yeux, Shura se leva et quitta la terrasse. Elle se dirigea vers la source d'eau la plus proche, s’aspergeant le visage et se servant un verre dont les gorgées fraîches lui donnèrent l'impression de laver son corps de toute trace d'une quelconque corruption. La furie lâcha un soupir, posant ses mains sur le rebord du lavabo et glissant son regard jusqu'à la terrasse. Les souvenirs de la soirée et de la raison de sa présence en ces lieux lui revinrent lorsque la brume dans son esprit se dissipa finalement. Le nain et sa pioche étaient quant à eux toujours bel et bien présents, punition d'une limite qui n'aurait pas dû être franchie.

Shura se frotta les yeux. Se taper une future recrue de l'UCIP n'avait rien de particulièrement flamboyant, mais au moins elle avait atteint son objectif en venant sur Terre... D'une certaine façon. Un petit peu d'alcool et un joli minois, elle n'avait pas pu résister. Un sourire étira ses lèvres. Elle était incorrigible.

Chassant ses pensées d'une secousse de la tête, la N7 regarda autour d'elle, observant pour la première fois l'appartement sous la lumière du jour. Elle était encore entièrement nue, ne prêtant guère attention à la température ambiante tant la cuite lui laissait une impression de désordre à l'intérieur de son corps. Elle décida de chasser son état peu reluisant par ses habitudes de réveil. Quelques exercices physiques pour faire chauffer ses muscles et une vidange de ses circuits biotiques, faisant circuler l'énergie dans tout son corps avant de lâcher une sphère biotique dans le vide.

C'est après une douche énergisante que Shura se risqua à l'aventure de trouver une tenue parmi la garde-robe d'Arcadia. La furie jeta son dévolu sur des vêtements simples mais grogna en réalisant que sa corpulence lui retirait toute aisance de mouvement, serrée dans un accoutrement trop étroit pour elle, elle parvenait à peine à lever une jambe correctement.

La porte-fenêtre menant à la terrasse couina légèrement lorsque Shura s'y rendit à nouveau, s'asseyant délicatement sur le canapé et croquant avec appétit dans une brioche trouvée dans les réserves de la propriétaire des lieux. La furie leva la tête vers le ciel, observant le paysage en attendant que sa compagne n'émerge du royaume du sommeil.

Chose qui ne tarda pas vraiment, de légers mouvements trahissant le réveil de la chercheuse, le visage envahit de mèches rebelles.

Bienvenue parmi les vivants.

Shura fit un petit signe de la main lorsque le regard d'Arcadia se posa sur elle.

Je me suis permise d'emprunter ces vêtements.

Elle tenta d'écarter les bras pour lui offrir une meilleure vue, sentant ses épaules se faire comprimer par un tissu visiblement mécontent du traitement qu'il subissait. La furie se leva, engloutissant ce qui restait de la brioche et s'adossant à la rambarde pour faire face à sa compagne. Elle ne put empêcher un sourire d'étirer ses lèvres lorsqu'elle aperçut les marques de morsures et de griffures encore visibles sur le corps d'Arcadia.

Ce n'est pas que l'idée de profiter de ton hospitalité et de tes réserves ne m'enchante guère mais il va me falloir retourner à la Citadelle très bientôt.


Elle passa une main dans sa crinière avant de croiser les bras.

Je ne compte pas déranger davantage ton réveil. Mais partir comme une voleuse, c'est pas trop mon style. Jolies marques au fait, j'ignore qui t'a fait ça, mais c'était une experte.


Shura se redressa avec un sourire, se préparant à quitter les lieux et inclinant légèrement la tête.

Colonel.


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MessageSujet: Re: Se péter la ruche   Sam 10 Nov 2018, 01:34

Se péter la ruche
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Le soleil estival commençait à lui chauffer les orteils qui dépassaient de la fine couverture. Ses sens s'éveillèrent petit à petit, prenant conscience de ce qui l'entourait. Le gazouillis des oiseaux, la rivière qui glougloutait en bas de l'appartement, les bruits de mastication d'une personne proche.

Un léger mal de crâne lui vrillait les tempes, signe d'un abus certains de boissons alcoolisées. Dieu merci elle avait pensé à s'hydrater un peu avant de s'endormir. Mais cela n'avait pas été suffisant. Battant des cils, elle sentait ses cheveux recouvrant d'une manière éparse son visage.
Arcadia s'étira longuement sentant ses articulations craquer. Ses dernières chassant le gaz présent de la cavité articulaire.
Les souvenirs de la soirée dernière lui revinrent en mémoire, mélange de flashs sensuels et de brides de plaisirs. En revanche elle ressentait une vive douleur au niveau des cervicales, sûrement le bras de sa partenaire durant la nuit.

« Bonjour Shura. », souffla t-elle.

Se redressant, elle passa une main dans ses cheveux, les ramenant en arrière. Elle sourit en voyant la militaire dans cette tenue bien trop serrée. Mais qui fallait il le reconnaître mettaient en valeur ce qui devait l'être.

« Ça te va... bien. Très bien même en fait. »

Sa voix était éraillée par les excès de la veille, alternant entre le grave et aigu. Elle toussa pour se dégager la gorge, admirant au passage une superbe estafilade sur son flanc droit. Dissimulant un nouveau sourire, elle s'enroula dans la couverture tandis que la Furie tournait les talons, repartant à son poste. Un détail amusa la toubib au plus haut point.

« Tu feras attention, tu as un énorme suçon dans la nuque », lui lança Arcadia hilare alors qu'elle disparaissait dans la cuisine.

A nouveau seule elle ne pensait pas se rendre au festival aujourd'hui. Au vu de son état il était plus sage de rester ici à lézarder et ranger. Elle ramassa la robe dont la biotique s'était vêtue la veille. Repensant à cette mise en scène comique mais à laquelle elle n'échapperait pas d'ici quelques semaines. Son omnitech s'activa.

Tu as oublié tes fringues dans la machine. Dois je comprendre qu'il te faut tant de justifications pour me revoir ?
Prends soin de toi,
Arcadia

(c) Alyss (Kanade A. J. Rye)


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Se péter la ruche

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