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MessageSujet: Insérez un crédit   Mer 04 Juil 2018, 00:24
► █ Date :  28 Avril 2203 RP Tout public
Audrey Bayard ♦️ Arcadia McKnight
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Ft. Audrey Bayard



La médecin de l'Alliance était enfermée chez elle depuis presque quarante huit heures. Seule dans sa tour d'ivoire, elle avait coupé tout les ponts avec l'extérieur, ne vivant plus que dans son salon. Tout autour des livres médicaux et biologiques étaient empilés, ouverts ou étalés dans la pièce.
Elle n'avait pas prit la peine d'aérer la pièce ni d'ouvrir les stores, une odeur de renfermée s'était installé dans la pièce de vie, inodore pour Arcadia qui n'avait pas bougé sauf pour aller aux commodités. Elle avait dormi sur le sofa, une fine couverture ainsi qu'un énorme oreiller y reposait, bien que ces derniers avaient peu servi.
Quant à sa dernière douche, la question était plus que légitime.

Depuis deux jours, elle essayait de comprendre ce qu'était cette peste qui avait frappé Chasca et Coniraya. Elle avait gardé l'enregistrement vidéo de son armure, le passant et le repassant en boucle, l'arrêtant sur les infectés, étudiant du mieux qu'elle pouvait les symptômes visibles. Elle ne savait pas si elle pourrait accéder aux résultats des échantillons qu'elle avait prélevé, tout ce qu'elle pouvait émettre pour l'instant n'était que des spéculations et c'est ce qui la frustrait le plus. C'était comme être perdu au milieu d'un désert sans savoir dans quelle direction se trouvait l'oasis le plus proche.

Lasse, elle éloigna du pied l'ouvrage qu'elle lisait il y a quelques secondes. La militaire s'étira, les mains vers le plafond, sa colonne craqua, appréciant le geste. Elle s'adossa contre le dossier du canapé, terminant un fond de café tiède, avec la sensation d'être une grosse larve inutile. Une chose était certaine, si cette contagion venait à sortir du périmètre, ce serait un sacré binz. La course poursuite infernale dans la base lunaire lui revint en mémoire... derrière eux, mais... des chiens. Complètement enragés.

Dans un effort titanesque, elle se releva péniblement, les jambes ankylosés. Elle appuya sur l'interrupteur, les volets se levèrent, laissant place à une vue sur un secteur de La Citadelle. Le soleil artificielle l'éblouit pendant plusieurs secondes, jusqu'à ce que ses yeux s'habituent à la luminosité. L'après midi était bien entamé, tout comme sa migraine. Elle avait besoin de s'aérer l'esprit et de voir du monde, sinon elle allait finir zinzin.
La blonde ouvrit ses fenêtres pour faire entrer un air nouveau, respirant à plein poumons l'oxygène recyclée de la station. Elle referma sa veste pour sortir sur la petite terrasse, fumant sa première cigarette depuis le retour de mission.


L'eau coulait abondamment dans la salle de bain qui s'était progressivement transformée en sauna. Arcadia se tenait sous la pomme douche à l'Italienne, le flot ruisselait sur sa peau, chaud, protecteur, réconfortant. La chaleur s'enroulait autour d'elle, semblable à une seconde peau, apaisant ses tensions, détendant les muscles contractaient. Des gouttes s'enfuyaient du bout de ses doigts, s'écrasant par terre, le bruit étouffé par la cascade qui sortait du pommeau. La tête penchée vers le bas, ses cheveux tombaient en cascade, lui barrant la vue. Elle releva la tête, dégageant les mèches de son visage, puis se massa les tempes pour tenter de calmer son mal de crâne.

Propre et sèche, elle fila vers sa garde robe, non sans passer quelques secondes à goûter au reflet de son corps devant le miroir. La quarantaine passée, elle savait que son métabolisme n'était plus aussi efficace qu'il y a dix ans. Comme tout le monde son corps n'était pas exempt de défaut, elle avait simplement apprit à vivre avec.  Les crèmes et autres soins étaient parfaits pour freiner le vieillissement de la peau, mais cela ne durerait pas, preuve en était des rides contre lesquels il était difficile de lutter.
S'il y avait bien une chose dont la Martienne avait peur, c'était de vieillir. Il n'y avait rien de pire à ses yeux que de perdre ses forces au fur et à mesure que le temps passait, de devenir sénile, dépendant complètement de quelqu'un.
Mais aujourd'hui elle n'en était pas encore là, alors elle savoura simplement le moment présent.


Une nouvelle tasse de café chaude à la main, elle en but une bonne rasade, l'amertume la sortait de sa torpeur, lui donnant la sensation de commencer une nouvelle journée.
Qui pourrait-elle bien voir ? La plupart de ses amis étaient déployés, rendre visite à son père n'était pas prévu avant plusieurs jours, Vigo pouvait attendre encore un peu. Tiens Audrey ! Elle ne l'avait pas revu depuis le salon du livre.

Leur rencontre avait été plutôt agréable, tout du moins du point de vue de Arcadia, elle ne savait pas ce qu'il en était de l'agent des forces de l'ordre. Mais dans ses souvenirs elle avait l'air d'avoir passé elle aussi un bon moment. Baaah... Autant lui envoyer un message au moins elle serait fixé.

« Salut Audrey ! Comment vas-tu ? Je suis en permission, tu fais quelques chose ce soir ? »

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MessageSujet: Re: Insérez un crédit   Jeu 05 Juil 2018, 20:21
- Vous vous fichez de moi ? Trois morts dans un exercice de routine ! Sans parler des otages !
- C’est la fin de journée Lieutenant…
- Oh je vois ! Alors la prochaine fois qu’un dégénéré prend des gens en otage à 19h, on lui demande gentiment de patienter jusqu’au lendemain 11h pour que vous soyez tous bien reposés pour l’intervention ?

Personne ne répondit. Le lieutenant Bayard était furax. Rouge de colère, elle dévisageait ses hommes l’un après l’autre, s’attardant plus particulièrement sur ceux qui étaient “morts”. Heureusement pour eux, les entraînements ne se faisaient pas à balles réelles. Quoi qu’il en soit, aucun des agents n’osait vraiment soutenir le regard de leur officier. Ils avaient merdé, tous autant qu’ils étaient, et ils en étaient conscients. Mais comme l’un d’eux l’avait souligné, c’était le début de la soirée. Et tout le monde commençait à être harassé de s’être exercé toute la journée.

Toute énervée qu’elle était, Audrey avait quand même conscience que ce que lui avait dit son subalterne n’était pas totalement dénué de sens. Elle même commençait à fatiguer un peu. A dire vrai, elle hésitait actuellement entre leur faire refaire une session pour les obliger à se dépasser et les laisser rentrer chez eux pour se reposer. Si les hommes n’étaient pas encore totalement exténués, le risque d’un accident était tout de même loin d’être non nul dans leur état. Et la française ne tenait pas spécialement à ce que quelqu’un se blesse. Elle décida donc d’opter pour une petite punition de principe.

- Bien, puisque visiblement ce soir vous êtes tous trop fatigués pour faire quoi que ce soit, je vais vous laisser rentrer chez vous pour vous faire border par maman avec vos doudous. Et profitez en pour lui demander un lait chaud. Je veux toute l’équipe prête à l’exercice demain matin à 5h. Et vous ne partirez pas tant que ça ne sera pas parfait ! C’est clair ?
- Oui lieutenant !
- Rompez !

La gendarme prit le chemin des vestiaires en maugréant quelque peu. Ses subordonnées ne lui emboîtèrent pas le pas immédiatement, préférant visiblement la laisser se calmer un peu ou du moins, éviter de la recroiser en colère. La terrienne était en ébullition, mais c’est avant tout parce que le résultat de la dernière session l’avait inquiétée. Elle avait passé ses nerfs sur ses hommes, comme tout bon officier qui se respecte, mais elle savait qu’elle avait aussi sa part de responsabilité. Elle avait pris certaines décisions trop hâtivement et cela avait virtuellement coûté la vie à certains de ses agents. Elle ne pouvait pas se le permettre. Si elle exigeait d’eux le meilleur, elle se devait d’être à la hauteur en retour.

L’officier atteignit les vestiaires et alla directement se laver. L’eau ruisselante avait souvent pour effet d’apaiser l’humaine. Comme elle aimait le dire elle même, une bonne douche permettait de se purifier le corps et l’esprit. Mais aujourd’hui, cela ne semblait pas être aussi efficace que d’habitude. Il faut dire aussi que la concilienne ne donna pas vraiment le temps au liquide d’accomplir son office tranquillisant. Encore agacée, elle se savonna rapidement, retirant la crasse avec efficacité, mais sans aucune douceur. Elle avait besoin de se défouler ou au moins de se vider la tête. Faire une activité abrutissante…

L’avantage de chercher quelque chose à faire en se séchant, c’est que cela avait un peu calmé Audrey. Son esprit étant occupé par autre chose, il ne se focalisait plus sur le récent échec. L’humaine avait pensé aller faire un tour dans un bar, mais elle n’avait pas trop envie de se faire aborder par le premier gros lourd venu. Elle n’était pas d’humeur. Le sport était exclu. Cela fatiguerait son corps, mais son esprit resterait libre de penser. La lecture ne la tentait guère pour le moment. Finalement, elle décida de se rabattre sur le jeu vidéo. Un bon vieux jeu de tir sans âme où elle pourrait simplement tuer en masse pour décompresser.

Alors que la gendarme finissait de se sécher les cheveux, son omnitech bipa. Les messages de la journée se débloquaient. Elle y jeta rapidement un oeil. Parents, Elise et… tiens, Arcadia. Les deux femmes ne s’étaient pas revues depuis leur rencontre, mêmes si elles s’étaient envoyé quelques petits messages pour parler de leurs lectures de temps à autres. Ce qui était étonnant, ce que cela avait rarement été la doctoresse qui avait “fait le premier pas”. Recevoir un message de sa part sans préavis intrigua donc quelque peu le lieutenant. Suffisamment pour lui faire ouvrir le message sans délai en tout cas.

« Salut Audrey ! Comment vas-tu ? Je suis en permission, tu fais quelques chose ce soir ? »

Tentant… Voir la toubib permettrait à la française de se changer les idées. D’un autre côté, elle n’avait pas plus envie qu’il y a 5 minutes de se faire aborder par des gros lourdauds dans un bar. Il y avait bien le salon de thé de la dernière fois, mais la terrienne avait envie d’une ambiance un peu plus festive pour sa soirée. Le genre 3 B : Bruit, Bière, (mal)Bouffe. Et l’agent du SSC savait exactement où trouver ça sur la Citadelle. Mais elle n’était pas sûr que ce genre d’activité plairait à son amie de l’Alliance… Le plus simple était sans doute de le lui demander.

« Hello Arcadia. Fin de journée difficile et toi ? Pour ce soir, tu as quelque chose contre les bouges infects ? »

Après avoir envoyé sa réponse, la châtain entreprit de se recoiffer. Les cheveux libres lui allaient plutôt bien esthétiquement parlant, mais elle détestait avoir une mèche qui lui revenait dans la figure. En particulier dans les yeux ou dans la bouche. C’est pourquoi, elle ligotait toujours soigneusement sa crinière à l’arrière de sa tête. Enfin, sauf parfois le week-end, quand elle avait la flemme et qu’elle passait sa journée en pyjama à lire étendue sur son canapé. Mais étant donné que sa tignasse était encore humide, elle allait devoir attendre pour l’attacher. Qui sait, peut-être les garderait elle détachés toute la soirée. Après tout, ça allait avec l’ambiance festive.

L’omnitech bipa une nouvelle fois.

« Fatiguée mais ça peut aller. On parle de quel genre de boui-boui ? »
« Le genre qu’on trouve au niveau 30 du secteur Zakera. Animés, bruyants et entourés de salles d’arcade. Ca te tente ? »

Ca ne s’annonçait pas trop mal. Arcadia ne semblait pas foncièrement opposée à l’idée d’aller dans un petit bar crade de 40 personnes. Cela dit, étant donné qu’elle avait précisé être fatiguée, le duo éviterait probablement d’y passer la nuit. Ce n’était pas plus mal étant donné que la sportive n’était pas non plus vraiment dans une forme olympique et qu’elle allait reprendre tôt le lendemain matin. Enfin, elles auraient tout de même facilement le temps de discuter et de s’amuser une heure ou deux.

« Ca me branche. A quelle heure ? »
« A l’entrée nord du niveau dans 1h 1h30 ? »
« Pas de soucis, j’y serai. A tout à l’heure ! »

Parfait. Audrey avait largement le temps d’arriver. Elle estimait le temps nécessaire pour se rendre là bas depuis sa position à 50 minutes, mais elle avait préféré prévoir large. Compte tenu de l’heure, il y aurait probablement des petits problèmes de transport. Et dans le pire des cas, s'il n'y en avait pas, la française pourrait toujours passer un peu de temps sur une borne d’arcade en attendant son amie. Le lieutenant quitta donc le vestiaire, bien plus calme que lorsqu’elle y était entrée et souhaita une bonne soirée et une bonne nuit à ses quelques collègues féminines qui y étaient entrées entre temps. la fin de journée s’annonçait plutôt bien...




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MessageSujet: Re: Insérez un crédit   Sam 07 Juil 2018, 02:34

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Se saisissant de sa veste ainsi que de la carte d'accès de son immeuble, Arcadia partit pour se rendre au secteur Zakéra. Attendant l'ascenseur, elle enfila son cuir par dessus sa chemise et son gilet. Arrivée au rez de chaussée, elle commanda un taxi pour l'amener à sa destination. Elle n'avait pas la tête à prendre les transports en commun. Survoler la Citadelle dans le plus grand des calmes sans être entassée dans une rame qui sentait la fin de journée valait tout l'or du monde.

Le regard perdu dans le vide spatial, la Martienne songeait aux messages qu'elle avait échangé avec Audrey. La perspective de partager un verre avec une autre personne était une idée attrayante, ce ne serait sûrement pas un bar « up », mais l'on pouvait toujours avoir une bonne surprise. Il fallait juste faire attention aux clients complètement alcoolisés qui pouvaient parfois avoir une main un peu baladeuse.
Et puis elle avait aussi parlé d'une salle d'arcade. Plutôt intéressant, le docteur y avait déjà mit les pieds lors d'un séjour au Japon. Il y avait vingt et un ans à quelques mois près, elle était encore aspirante à l'époque. Dans l'ensemble elle appréciait les jeux-vidéos bien qu'elle y jouait peu à cause de son boulot avec d'autres personnes, en revanche ses goûts étaient bien tranchées.
Bon... après c'était une salle d'arcade, et si l'on jouait en groupe, peu importait le jeu, de la danse au shooter en passant par la musique. Tout était sujet à un bon moment,
Seul point négatif, les machines était des gouffres à crédits, une personne manquant de vigilance dans ses dépenses pouvait vite déchanter le lendemain en regardant son compte en banque. Un crédit ici, dix là bas et ainsi de suite.

Son chauffeur la déposa sur une plate-forme juste à côté du niveau trente, légèrement bondée mais sans plus, ce n'est qu'une fois passé la porte qu'elle comprit pourquoi la Française avait employé le mot bouge. C'en était un. La cohue se bousculait, parfois braillaient ou rigolaient à gorge déployée. Le Colonel sourit, c'était bien là un endroit ou un flic et son contact pouvaient se rencontrer et conspirer. Regardant l'heure, et avec toute sa ponctualité militaire, elle avait vingt minutes d'avance. L'envie de rester à pointer ici n'était pas vraiment sexy, elle allait plutôt faire un tour de quartier et envoyer un message à son amie pour la prévenir.

« Je suis arrivée, je fais un tour dans le quartier. Préviens moi quand tu es là !:-) »

Arcadia marchait tranquillement, les mains dans les poches, observant avec attention chaque magasins, pubs, salles de jeux etc... Certaines échoppes dégageaient un fumet très agréable, résister à la tentation d'acheter à manger était difficile. Pourvu que Audrey arrive rapidement.
Continuant sa marche, elle laissa à nouveau son esprit vagabondé. La quadra était assez pressée de revoir la brune. Les messages avaient très sporadiques, tournant majoritairement autour des bouquins. Et c'était souvent Audrey qui relançait.

Loin de se moquer d'entretenir des relations, c'est surtout qu'elle n'aimait pas communiquer par messages, perdant très rapidement le fil de la conversation. Cela lui avait d'ailleurs valu de perdre quelques amitiés.
Elle pouvait très bien ne pas parler pendant des mois si ce n'est quelques années à quelqu'un, puis sur un coup de tête venir s'enquérir de son état, échanger durant cinq minutes avant de se lasser de la correspondance. Pourtant sa porte restait toujours ouverte si quelqu'un avait un pépin. Mais certains avaient du mal à comprendre ce fonctionnement.
Son omnitech bipa, annonçant l'arrivée de son amie. Arcadia retourna à l'entrée Nord au pas de marche forcée. Fendant habilement le flot de la population, pivotant, esquivant chaque personne sur son passage, jouant des coudes si cela était nécessaire.

La Française était là quand elle arriva, patientant. Elle avait l'air d'avoir une petite mine, peut-être qu'elle avait choisi ce lieu pour décompresser ? Bref assez de réflexion, elles étaient là pour s'amuser, pas pour trier des lentilles malgré l'attrait indéniable que revêtait cette sympathique activité agricole.

« Audrey ! Tu vas bien ? Le trajet n'a pas été trop long ?

- Ça va. Pour cette heure ci, c'était plutôt rapide. Et toi alors ? Excuse moi de te le dire, mais tu n'as pas très bonne mine...

- Hahaha ! C'est l'hôpital qui se moque de la charité, plaisanta Arcadia sincère. Le voyage s'est bien passé. Je faisais un tour de quartier, c'est assez sympa, un peu crade, mais sympa. Un verre pour entretenir notre cirrhose ça te tente ? On peut aller à la salle d'arcade après ?

- Hey, parle pour toi ! Mon foie est en parfaite santé je vous signale docteur. Je bois toujours avec modération, un sourire railleur sur les lèvres.

- Tel Saint Thomas je ne crois que ce que je vois, nargua la blonde avec son air angélique, j'offre la tournée ! »

Elle se prit à apprécier ce petit échange de piques sans grande méchanceté. Cela permettait de se vider un peu la tête et de se tenir éloigné des responsabilités professionnelles de ces derniers jours. »

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Dernière édition par Arcadia McKnight le Dim 08 Juil 2018, 00:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Insérez un crédit   Sam 07 Juil 2018, 18:52
1h10. C'est le temps qu'il avait fallu à Audrey pour gagner le point de rendez vous. Compte tenu de l'horaire, ce n'était pas si mal. La française avait reçu un message d'Arcadia pendant son trajet. Cette dernière était apparemment arrivée avec pas mal d'avance. Soit elle n'habitait pas très loin, soit elle avait contourné les bouchons et les transports en commun bondés. Probablement une combinaison des deux en fait. Quoi qu'il en soit, cela avait un peu embêté la gendarme. Étant quelqu'un de très ponctuel, elle détestait faire attendre les gens. Dans le cas présent, c'était légèrement moins dérangeant étant donné que la terrienne n'était techniquement pas en retard, c'était toute l'utilité de donner une plage horaire large, mais tout de même…

Toujours est-il que l'agent du SSC était en train d'arriver. Elle envoya donc un message à la doctoresse pour la prévenir, cette dernière étant probablement allé faire un petit tour dans le quartier. Le lieutenant se demandait si son amie était déjà venue dans ce secteur. En un sens elle l'espérait. Cette zone pouvait surprendre la première fois qu'on y venait. Sans aller jusqu'à dire qu'elle était craignos, si tant est qu'il y ait des zones réellement craignos sur la Citadelle, elle était plus vivante que la plupart des autres endroits de la station que la châtain avait pu visiter. Ou plus agitée comme disait les rapports policiers. Disons que le taux d'altercation était légèrement supérieur à la moyennes des niveaux environnants. Mais d'un autre côté, elles se limitaient souvent à des échanges d'insultes et de gestes obscènes. Rares étaient celles qui dérapaient réellement en rixe à couteaux tirés.

L'officier avait découvert ce quartier il y a de ça quelques années maintenant, alors qu'elle était encore une simple recrue en période d'essai au SSC. Elle était dans la division proximité à cette époque et son équipe avait été appelée pour "deux types qui se hurlaient dessus et qui risquaient d'en venir aux mains” pour reprendre les mots du tenancier. Et effectivement, le temps que la patrouille arrive, les deux "caïds” en étaient arrivés à un échange plus physique. Complètement imbibés, ils étaient l'un dans les bras de l'autre en train de se couvrir d'excuses et de compliments. D'après les témoins, au milieu des insultes et des actes d'esbroufe, ils avaient fini par se rendre compte qu'ils venaient du même trou paumé ou qu'ils avaient été dans la même école (les témoignages étaient confus) et cela les avait subitement calmés et réconciliés. Les voies de l'alcool sont parfois impénétrables…

Quoi qu'il en soit, la sportive était là pour se changer les idées avec une camarade ce soir. Espérons donc qu'il n'y aurait pas d'incident supérieur à quelques haussements de ton. D'autant que si la gendarme avait encore à désarmer un crétin avec une lame, son amie risquait de finir par penser qu'elle les attirait. Tiens en parlant de la médecin, la voilà justement qui approchait, se frayant tant bien que mal un passage à travers la foule. Audrey fit quelques pas dans sa direction, un large sourire aux lèvres. Cela lui faisait finalement beaucoup plus plaisir qu'elle ne l'aurait imaginé de la revoir.

- Audrey ! Tu vas bien ? Le trajet n'a pas été trop long ?
- Ça va. Pour cette heure ci, c'était plutôt rapide. Et toi alors ? Excuse moi de te le dire, mais tu n'as pas très bonne mine...
- Hahaha ! C'est l'hôpital qui se moque de la charité. Le voyage s'est bien passé. Je faisais un tour de quartier, c'est assez sympa, un peu crade, mais sympa.

L'hôpital qui se moquait de la charité ? Vraiment ? La française avait conscience de ne pas être au meilleure de sa forme, mais pour le coup l'autre semblait vraiment exténuée. Le genre d'état dans lequel on était après une ou deux nuits sans dormir. Enfin, cela ne l'empêchait pas de rigoler visiblement, elle ne devait donc pas avoir perdu le sommeil à cause d'un événement tragique. Et crade ? Hum… Ça on ne pouvait pas lui donner tort. Entre les odeurs d'alcools faisandés et de pisses émanant des ruelles et les flaques de vomi séchées dans ces mêmes boyaux, le quartier n'était pas le plus propre de la station, surtout à cette heure ci. Mais si les deux femmes restaient sur l'artère principale, en dehors d'emballages de nourriture et de deux ou trois cornets de frites renversés, elles ne devraient pas croiser trop de déchets sur leur chemin.

- Un verre pour entretenir notre cirrhose ça te tente ? On peut aller à la salle d'arcade après ?
- Hey, parle pour toi ! Mon foie est en parfaite santé je vous signale docteur. Je bois toujours avec modération.
- Tel Saint Thomas je ne crois que ce que je vois, nargua la blonde avec son air angélique, j'offre la tournée !
- Un concours de modération ? C'est bien, ça va me changer des concours de lever de coude des machos machos men qui me servent d'équipiers, déclara le lieutenant amusée. Tu as repéré un bistrot qui te tente ou tu m'accordes une confiance aveugle pour trouver le boui-boui de tes rêves ?
- Je te suis, tu dois mieux connaître l'endroit que moi.

La terrienne prit donc la tête de l'expédition. Il n'était pas facile de se frayer un chemin dans la cohue, mais elle avait l'habitude. Les deux femmes n'échangèrent que très peu sur le chemin du bar, le troupeau les en empêchant pas mal. Heureusement, le trajet ne fut guère long jusqu'à l'établissement que l'agent du SSC visait. C'était un petit pub sans prétention, avec toute fois une spécificité : il n'y avait pas de verre. On vous servait juste une bouteille, avec éventuellement une paille si vous demandiez. Probablement une idée pour faire des économies de vaisselle à la base, mais cela avait aidé l'endroit à se créer une identité. Il était presque toujours bondé de gens ravis de pouvoir boire au goulot. Et puis cela permettait d'aller se balader dans l'avenue avec sa bouteille.

Les deux humaines pénétrèrent dans l'établissement, bien rempli sans trop de surprise. Tout en se dirigeant vers le bar, la plus jeune des deux expliqua à l'autre le principe et lui demanda ce qu'elle voulait. Le duo parvint à se dégager une petite place au comptoir et commanda deux bières qui arrivèrent très vite. La châtain laissa la toubib payer comme elles l'avaient convenu et les deux trinquèrent avant de prendre chacune une rasade. Le bistrot était bruyant, mais on pouvait encore s'entendre parler sans avoir à hurler pour le moment. Elles ressortiraient quand ça ne serait plus le cas. Cela voudrait aussi dire que la rue serait redevenue plus praticable...

- Bon alors qu'est ce que tu racontes de beau ? Tu reviens de voyage pour avoir de telles valises sous les yeux ?
- Je reviens d'un déploiement un peu compliqué. Tu as sûrement du entendre parlé de Chasca ?
- Hum, j'ai vu passer deux trois infos là dessus. Une histoire de catastrophe écologique. Plutôt moche de ce que j'en ai vu...
- Je suis allée sur sa lune et j'ai bossé avec l'UCIP pour découvrir d'où venait cette catastrophe bactériologique. On a réussi à récupérer des échantillons assez difficilement. Je n'ai pas eu accès à leur labo, du coup ça a fait deux jours que je suis chez moi à me creuser la tête et à spéculer pour savoir ce qu'est cette bactérie.
- Moi qui étais persuadée que les médecins ne passaient plus de nuits à travailler une fois leurs études finies, lança la sportive, joueuse. Mais je saisis pas trop, c'est quoi l'intérêt d'emmener un médic pour les prélèvements si on ne le laisse pas analyser les échantillons ?
- Je suis médecin-chirurgien. Avec mon entraînement militaire et mes connaissances, je suis moins… dangereuse à déployer qu'un scientifique sans expérience au combat, qu'il faut en plus couvrir. Mais je n'ai pas la science infuse et l'étude en laboratoire reste très différent de ce que j'ai l'habitude de faire, il y a des gens bien plus qualifié que moi. Et puis je ne suis pas titulaire à l'UCIP, c'était un "test" de mon supérieur.
- Hum... J'imagine que ça fait sens. Du coup, tu as des pistes pour ta bactérie ?
- Pas grand chose, pour être honnête. C'est un organisme polyextrêmophile, capable de résister au vide spatial, aux différentes températures etc... C'est une vraie saloperie et je pense que les chercheurs vont avoir du boulot. Mais je ne peux pas vraiment en dire plus pour l'instant. Surtout avec le peu que je sais. Et toi alors ? Le boulot ? Dur en ce moment ?
- Un organisme polyextrêmophile hein1 ? Un doctorat ne te suffit pas pour te sentir intelligente, il faut en plus que tu sortes des termes techniques de temps en temps pour te rassurer ? lança la gendarme sur un ton railleur. Sinon pour le boulot... Disons que j'en demande beaucoup à mes hommes pour les garder prêts et que j'ai parfois du mal à bien discerner la frontière entre le beaucoup et le trop.
- Bah… Ce qui ne tue pas ne fait pas assez d'effort. répondit la toubib avec un sourire.
- C'est un proverbe médical ou militaire ? interrogea l'autre amusée.
- Militaire, le colonel de mon régiment aime le répéter lors des entraînements. Si tu as le même comportement avec toi même, cela est légitime. Je pense que chaque supérieur attend beaucoup de ses subordonnés.
- C'est bien le problème. J'ai autant de mal à distinguer le trop de l'équipe que mon propre trop. Qui vont souvent de paire d'ailleurs... Enfin bref, vous n'êtes pas la pour faire des heures sup' de psy docteur, vous êtes là pour vous détendre après vos dures journées et nuits de labeur. Ordre du non médecin !

Les deux femmes continuèrent à discuter pendant plusieurs dizaines de minutes, jusqu'à ce que le bar ne deviennent vraiment surchargé et trop bruyant. Elles décidèrent alors d'aller continuer leur soirée ailleurs. D'autant qu'elles commençaient toutes deux à avoir faim. Le duo marcha donc un peu sur la rue et s'acheta un encas dans une gargote, continuant d'échanger sur tout et rien. Chacune des deux eut quelques fous rires lorsqu'elles essayèrent d'enfourner leur hot-dogs avec classe et dignité. Finalement, leurs pas les menèrent tout naturellement devant une salle d'arcade.

- Hum... nous n'étions pas sensées finir la soirée en jouant ? lança Audrey, joviale.





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MessageSujet: Re: Insérez un crédit   Dim 08 Juil 2018, 00:43

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Manger un hot-dog en marchant, tout en tenant une bouteille de bière à la main était un exercice ô combien difficile. Le plus dur étant certainement de garder une certaine dignité tandis qu'elle dévorait cette ode à la malbouffe. En tout cas la scène devait être drôle à voir, Audrey était hilare. Arcadia ne put s'empêcher de sourire, léchant la commissure de ses lèvres pour faire disparaître cette trace de ketchup. Elle ne se gêna pas pour rendre la pareille à la trentenaire, une petite pique camouflé sous un sourire insolent et le tour était joué.

« Dommage que j'ai les mains prises, la manière dont tu manges me rappelle les heures sombres de notre histoire ! »

Elles continuèrent leur chemin, rigolant de bon cœur. La Martienne chiffonna la serviette dans sa main une fois son repas fini. Le demi litre d'alcool arrivait à sa fin également, elle en but une bonne gorgée. Sa tête tournait légèrement, le monde lui paraissait plus léger, moins oppressant. Le manque de sommeil combiné avec ce léger repas facilitait grandement l'effet du breuvage qui la désinhiber quelque peu. Il restait tout de même une certaine marge pour qu'elle perde le contrôle.
Le duo préféra rester dans les rues principales, préférant éviter les ruelles malodorantes, finalement elles arrivèrent devant l'une des quelques salles d'arcade de la zone.

« Hum... nous n'étions pas sensées finir la soirée en jouant ?

- Nous le devions! »

Six étages dédiés aux jeux vidéos, des pinces, des bornes vieillissantes, des pianos, des pistes de danse, des jeux de shoot etc... La liste était longue comme le bras. Le bâtiment était recouvert d'affiches diverses, de néons et autres accessoires à but décoratif. L'intérieur était plutôt bas de plafond. Les deux premiers étages très lumineux étaient consacrés aux pinces, les lots différaient énormément, des peluches, des figurines, de la nourriture et même une section camouflée derrière des rideaux pour les adultes. L'idée aurait pu être tentante, mais ils existaient des boutiques pour ça et où la qualité était généralement plus au rendez vous qu'ici.

Audrey avait l'air de loucher sévèrement sur les peluches, cela fit sourire la blonde. C'est vrai que certaines étaient plutôt sympathiques. Une en plus dans sa chambre serait un bon ajout. Mais les filles venaient juste d'arriver, jouer tout en faisant attention aux peluches seraient barbant.

« On repassera à la fin pour ton nounours Audrey, t'en fais pas. Et si tu es sage, je t'offrirai une barbe à papa ! »

Le regard faussement outré de la Française était tel que Arcadia partie d'un fou rire authentique. Les Humaines prirent les escalators, l'espace était cette fois-ci réservé aux jeux de courses. Il y avait d'ailleurs toute une rangée qui alignait des cadres de motos. Elles se jetèrent l'une l'autre un regard de défi. Il était inutile de dire quoique ce soit. Leurs yeux étaient plus qu'éloquents.

Elles enfourchèrent les deux roues, posant les casques de réalité virtuelle sur leur tête. Le docteur choisit une Kawasaki urbaine, noire avec une ligne verte, plutôt sobre comparé à certains modèles. Le circuit fut choisi aléatoirement. Destination Illium.
Sur un soleil couchant, les bolides faisaient un tour de chauffe, suivant la voiture de sécurité. Le convoi roulait à vitesse modérée, ce dernier était composé uniquement de bots, exception faite des deux femmes en queue de peloton.
Elle observa sa concurrente une dernière fois, tandis que la ligne de départ se rapprochait.

La médecin tourna la poignée des gaz, libérant la bête de son entrave. Le moteur rugit à ses oreilles, la sensation de vitesse se matérialisait. Elle doubla sans peine les I.A du jeu, sa rivale collée dans le rétroviseur. Les deux roues exultait dans les lignes droites, chatouillant les 400 km/h, avant de pétarader à l'approche d'un virage ou d'une chicane. Le duel devenait acharné, Audrey et Arcadia se battaient pour la première place avec une hargne renouvelée lors du dernier tour. L'aîné se retrouva distancée après une sortie de virage un peu rapide ou sa roue arrière vint mordre la bordure de sécurité. Elle relança sa moto à pleine vitesse, négociant un tournant plus rapidement que conseillé. Sortant plein gaz elle rattrapa son amie, profitant de l'effet d'aspiration pour remonter à sa hauteur alors que le drapeau à damier s'agitait au loin.

(c) Alyss (Kanade A. J. Rye)


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MessageSujet: Re: Insérez un crédit   Dim 08 Juil 2018, 15:32
- Mouais… Ça manque un peu de réalisme ce truc. Les contrôles ne réagissent pas assez bien pour simuler une vraie moto…

Était ce de la mauvaise foi ? Pas totalement. Il est vrai que les contrôles n'étaient pas très réactifs et que pour un motard, ou une motarde en l'occurrence, la simulation n'était pas des plus fidèles à la réalité. Audrey aurait-elle tenu le même discours si elle avait gagné ? Probablement pas. Loin d'être une mauvaise joueuse qui boudait ou rageait quand elle perdait, la française avait tout de même sa fierté et préférait donc finir première. Pour autant, elle n'allait pas se mettre à subitement détester Arcadia parce que celle-ci avait su se montrer plus habile avec les machines. Et la châtain ne tenait pas non plus à devenir désagréable pour si peu.

- On change un peu ? demanda-t-elle avec un sourire.

Les deux femmes avaient fait trois courses. La première avait été gagnée de justesse par la blonde, qui avait réalisé une remontée spectaculaire (et potentiellement suicidaire en condition réelle) dans la dernière ligne droite du circuit. La suivante, qui prenait place sur Elysium, avait été remportée par la gendarme avec une avance relativement confortable. Le circuit était une succession de virage presque sans aucune ligne droite, ce qui ne permettait pas vraiment de se rattraper si l'on s'était laissé distancer à un moment. Enfin, le dernier parcours prenait place sur une colonie turienne. Il était l'exact opposé du précédent, quasi rectiligne avec seulement deux virages. Le duo avait été au coude à coude pendant presque tout le trajet, mais le médecin avait finalement réussi à passer la ligne la première.

Quoi qu'il en soit, la doctoresse était d'accord pour essayer un autre jeu. Les deux retournèrent donc se balader dans le bâtiment, à la recherche d'une borne qui leur ferait envie. Finalement, la terrienne trouva son bonheur dans un jeu hautement intellectuel : du tir au zombie. Elle parvint à convaincre sa camarade d'y jouer avec elle et chacune se saisit de l'un des gros pistolets en plastique. On sentait que chacune avait reçu un entrainement au tir car presque aucune balle ne partait dans le vent. Le couple avançait rapidement à travers les niveaux, parvenant assez bien à gérer l'alternance des rechargements. Au final, la plus jeune des deux semblait bien plus concentrée qu'en train de s'amuser, même si elle se régalait intérieurement.

La performance des deux femmes sembla fasciner les foules, puisqu'un petit amas de personnes commença à se former autour de la borne, suivant avec intérêt leur progression. Le lieutenant communiquait de façon quasi militaire, signalant les ennemis et informant son acolyte des moments où sa propre arme allait se taire. Déformation professionnelle sans doute. Toujours est-il que le duo venait d'atteindre le dernier niveau. Cela se ressentait clairement. Le nombre et la résistance des ennemis avaient drastiquement augmenté. Ce n'était pas le moment de se relâcher. Sur la droite ! Et là, sur la gauche ! Avancer vers le mur. Voilà comme ça. Eeeeet... boss final.

L'agent du SSC prit une seconde pour souffler pendant la petite cinématique introduisant le dernier adversaire. Ce n'est qu'alors qu'elle remarqua la foule agglutinée autour de la borne. Tout le monde semblait retenir son souffle pour l'ultime combat. Cela fit légèrement sourire la joueuse. Voilà qui flattait son égo. Enfin, ce n'était pas le moment de pêcher par orgueil. Le combat commençait et Audrey aurait détesté décevoir son public. La bataille fut rude, les deux vidant chargeurs sur chargeurs sur le monstre qui leur faisait face, lui arrachant les membres un à un. Enfin, après 5 minutes intenses, la créature s'effondra en une flaque informe et un énorme WIN s'afficha sur l'écran.

La française ne put retenir un cri de victoire, rapidement suivi par les applaudissements de la vingtaines de personnes qui avaient suivi cette aventure épique. La gendarme ne manqua pas de féliciter son équipière également, qui avait été parfaite, puis les deux signèrent leur réussite. Plague & Aphra. Voilà qui sonnait plutôt bien. Vu les scores moyens sur la borne, elles allaient probablement rester un moment au sommet du classement. Qu'importe. Ce jeu ayant été saigné, il était temps d'en trouver un autre. L'attroupement se dispersa relativement rapidement, même si certains restèrent pour regarder jouer les suivants.

Les deux femmes essayèrent un autre jeu de tir. Celui-ci simulait une exploration en jeep dans une jungle infestée de dinosaures. Pour ce jeu, les participants étaient "enfermés" dans une sorte de boite qui s'occupait de simuler les chaos de la route en secouant ses résidents dans tous les sens. Le duo ne parvint pas à reproduire son exploit cette fois-ci, les remous les gênant probablement pour viser correctement. Elle ressortirent donc de l'habitacle au milieu du troisième niveau cette fois ci. Il était de nouveau temps de changer un peu de type. Voyons un peu ce que les autres étages avaient à offrir.

Les amies déambulèrent dans la salle, en discutant et plaisantant. Flâner ainsi en regardant les gens jouer quelques minutes avait aussi un côté plaisant. Elles prirent notamment le temps de suivre un point particulièrement tendu sur une partie de air hockey. Le palais fonçait d'une extrémité à l'autre de la table à une vitesse folle et il était même parfois difficile de réussir à le suivre. Il finit néanmoins par entrer dans l'un des buts et les deux humaines reprirent leur chemin tandis que le disque de plastique était remis en jeu. Leurs pas les menèrent finalement devant une borne qui semblait neuve, devant laquelle attendait un turien avec des prospectus.

- Mesdemoiselles, une petite partie à deux ? Vous avez le droit à une partie gratuite.




Ce n'est pas parce que je suis fou que je suis de mauvaise compagnie.
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MessageSujet: Re: Insérez un crédit   Lun 09 Juil 2018, 22:16

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Ft. Audrey Bayard



Les deux femmes prirent place sur la machine, chacune dans leur carré, les pieds posés de part et d'autres du centre. Il était encore assez tôt pour se permettre quelques parties d'un DDR. Le Turien avait proposé si gentiment qu'il avait été difficile pour Arcadia d'opposer un refus, et pas seulement que pour la promesse d'une partie gratuite.
La borne était flambant neuve, peu de personnes avaient l'air de l'avoir déjà essayé. Les enceintes pulsaient une musique électro plutôt douce, une idole holographique se trémoussait au rythme de la mélodie. Un air complètement niais et innocent sur le visage.

Le docteur regarda Audrey, l'air hésitante vis à vis de la machine. Elle aussi l'était. Danser n'avait jamais été vraiment un problème, loin d'être une cador en la matière, elle n'avait pas à rougir de ses performances... Tant que l'on ne lui demandait pas de chanter en même temps. Une vraie casserole.
Mais sur un DDR c'était un peu différent, plus que de se mouvoir c'était le placement des pieds qui étaient important. Et en plus il fallait se concentrer sur l'écran sans regarder son jeu de jambes. Autant dire que ça n'allait pas être de la tarte.

« Prêtes ? »

Elles acquiescèrent. Le Turien utilisa un jeton spécial pour lancer la première partie. Musique pré-sélectionnée, difficulté sur facile pour permettre aux débutants de briller sans trop galérer.

Les baffes se lancèrent crescendo, montant très rapidement en volume, saturant les basses. Leurs chaussures frappaient le sol, suivant maladroitement le tempo alors que celui-ci accélérait. Arcadia commençait à comprendre le fonctionnement. Son talon claquait sur les touches, s'imprégnant du rythme, les yeux focalisés sur les flèches qui défilaient.
La partie finie, la médecin posa ses deux mains sur la barre derrière elle. Bon sang, ça crevait ce truc. Ce serait toujours ça de gras en moins sur le cul à trimballer dans tout les cas.

« La vache... C'était quand même plus facile la moto.

- Non, tu trouves, répondit ironiquement la châtain.

- On en refait une?

- Pourquoi pas, c'était plutôt rigolo !

- C'est reparti !

La Martienne mit dix crédits dans la machine, cette fois elles purent choisirent la musique, le niveau et d'autres petits détails. Le duo choisit une piste plus Européenne datant d'il y a quelques années. Repartant en facile pour ne pas se ridiculiser complètement devant le public. Avant de presser le bouton « start », la quadragénaire retira son cuir, retroussant les manches de sa chemise. Parée pour un nouveau duel musical.

Elles continuèrent ainsi pendant une bonne vingtaine de minutes, riant de bon cœur tandis qu'elles s'agitaient sur la plate-forme. La blonde s'était prise au jeu, plus à l'aise dans sa gestuelle, osant même quelques mouvements originaux. Sa partenaire galérait un peu plus mais avait l'air d'y prendre tout autant de plaisir. Cela avait l'air de la faire rigoler, transmettant cette joie contagieuse à sa voisine.
Finalement après un dernier son, les humaines laissèrent la place à d'autres joueurs désireux de montrer ce qu'ils avaient dans le ventre... ou les pieds en l’occurrence. Récupérant leurs affaires, elles se dirigèrent vers la sortie.

« Ça fait longtemps que je ne me suis pas défoncé autant sur un jeu. Ça fait du bien !

- M'en parle pas ! Ça faisait longtemps que je n'avais pas autant ri sur un jeu ! C'était du grand n'importe quoi, mais je crois que j'en avais bien besoin.

- Hahaha ! En tout cas, merci pour cette soirée. J'avais vraiment besoin de me changer les idées. De ne pas avoir que le boulot en tête. Et puis ça me plaisir de te revoir... Ça fait déjà deux mois... J'espère que l'on pourra se refaire une virée avant !

- Merci à toi. Tu m'as évité de m'enfermer toute seule chez moi à rager sur mes jeux. On se revoit quand tu veux. J'attendrais ton message.

- Toi rager ? Je dois absolument voir ça !

- Ça n'arrive que très rarement. La plupart du temps, je gagne.

- Quelle prétention Miss Bayard ! Je reconnais bien là l'arrogance Française, pouffa t-elle un clin d’œil en coin.

- Ce n'est pas de l'arrogance, c'est un fait !

Son air était très sérieux, mais face à l'hilarité de la blonde elle céda à l'amusement. Arcadia lui donna une tape amicale sur l'épaule. L'espace de quelques heures, elle avait eu ce sentiment de rajeunir de vingt ans, oubliant tout les problèmes du quotidien... et ça faisait du bien.
Elle marchèrent encore un peu, échangeant des banalités, le programme pour les prochains jours etc... Une dizaine de minutes plus tard, elles étaient à nouveau devant la porte Nord.
Arcadia étreignit Audrey puis échangea une bise. Elle était heureuse d'avoir pu partagé ce moment avec la Terrienne. La praticienne n'attendait qu'une chose, remettre ça !

« Encore merci pour la soirée ! »

(c) Alyss (Kanade A. J. Rye)


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