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 Ascenseur pour l'échafaud

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MessageSujet: Ascenseur pour l'échafaud   Dim 10 Juin 2018, 09:48
► █ Date :  10 Juin 2203 RP Tout public
♦️ Vigo Sartarion ♦️
Ascenseur pour l'échafaud




Prologue
L'Eveil des Consciences
8 Juin 2203 - Citadelle, LUX


Il faisait glisser son regard de nouveau, pour la énième fois, sur ce rapport compilant plusieurs articles et documents sur l'actualité, plus précisément sur les dernières grandes news concernant cette... épidémie. Chasca était déjà un mystère très nébuleux pour lui mais avait rapidement abandonné le fait d'aller chercher plus loin. Il avait tenté de soutirer des informations à Arcadia, mais celle-ci avait systématiquement refusé sous le secret professionnel. C'était un sujet sérieux mais en ce début juin, avec les nouvelles annonces... Vigo était plus qu'intrigué et sérieux vis à vis de sa curiosité. Cette "épidémie" était vraiment quelque chose qui le travaillait. Il savait qu'Arcadia partait en mission régulièrement et il était certain qu'il s'agissait de cette menace d'un nouveau genre. Dans sa routine, entre le LUX et les quelques contrats de médiation, il se sentait au final assez inutile dans cette nouvelle donne galactique où tout est en changement.

Il lâcha un grand soupir, ainsi assis sur son canapé. Il posa le datapad sur la table et s'enfonça dans le sofa. Il pouvait faire quelque chose. Il le devait même. Il devait en parler à Arcadia. Il n'avait pas réussi à la joindre aujourd'hui. Sans aucun doute qu'elle devait être occupée, dans un hôpital ou en mission plus musclée. Il avait toujours eu ce respect profond et intense, en plus de son amour pour elle, envers sa profession et ses compétences. Bien entendu, elle était toujours réservée sur le sujet, réticente à divulguer des informations qui pourraient la mettre en porte-à-faux. Il n'y avait rien de mal à ça, la confiance ne s'obtient pas en quelques mois. C'était juste... frustrant. C'était le terme le plus adéquat à cette situation.

Cette épidémie, ce message d'urgence sur l'Extranet, ces informations diffuses, ces menaces qui resurgissent... Nous sommes à l'aube d'une nouvelle guerre galactique, et Vigo ne pouvait pas rester spectateur. Il n'était plus de la Hiérarchie, rentrer en contact avec eux restait exclu. S'il ne faisait rien, son réseau deviendrait délétère et il perdrait en marge de manœuvre et en puissance d'action.

Il projeta les informations de son omnitech sur un dispositif holographique haptique posé sur la table de son living-room. Des informations diverses, des numéros de téléphone, et une carte de la galaxie s'afficha, avec, en surbrillance, les fameux systèmes contaminés par "l'épidémie". Il était également mis en valeur certain des événements récents, comme des attaques de colonies ou de convois, ou encore des échos suspects.
Son cerveau n'était pas encore prêt à assimiler et à traiter toutes ses informations. Mais, tout était là, et il ferait mieux de passer des coups de fil.

« Appel à Fallaci Noïmi. », lança-t-il simplement dans le vent.

La vision se troubla pour disparaître en fondu, laissant place à un schéma infini représentant un chargement, le temps que la connexion se fasse avec une de ses connaissance professionnelles. Fallaci, lobbyiste dans le secteur de l'armement, serait peut-être en mesure de lui donner une piste de travail. Le LUX se passera de son attention pour ces prochaines semaines. Il demeurerait ouvert et fonctionnel comme toujours, afin de laisser une échappatoire aux esprits qui fuient le chaos dans l'alcool et la fête. Mais d'autres individus devaient se mettre en avant. Vigo en était persuadé à présent. Arcadia lui dirait peut-être que c'est trop dangereux, mais il se devait d'accomplir cet éveil de conscience.

Des pixels, se transformant en hexagones devenant infiniment petits formèrent à leur tour, dans une symbiose électronique incroyable, un homme, taille réduite vis à vis de la réalité. Il était habillé d'un ensemble conventionnel bleu marine à tout homme d'affaire, sans fioritures. Exception faite qu'il n'avait pas sa cravate ni ses boutons de fermés. Il le prenait à un moment de détente. Parfait.

​« Vigo, quelle belle surprise. Ça fait longtemps... Depuis... le gala de la nouvelle année, pas vrai ? », s'exclamait-il, visiblement jovial. « C'était une très belle soirée, haha. Mon chauffeur s'en rappelle encore, merci de l'avoir accepté. »
« C'est tout naturel, Fallaci. », se contenta de dire le patron du LUX, toujours un sourire détendu sur son visage. « Comment va Milène ? »
« A merveille, et les enfants également. Merci de t'en soucier. », puis, il s'interrompit, avec un léger mouvement de recul de la tête, comme s'il se rendait compte de quelque chose. « Mais, je sais que tu n'es pas là pour prendre des nouvelles de la petite famille. C'est forcément pour du professionnel. Tu as quelque chose pour moi ? »

L'humain se déplaça dans le vent holographique, faisant du sur-place, et s'assit dans le vide dans ce que Vigo devina être un fauteuil, de la façon dont il plaça ses bras sur des accoudoirs invisibles. Il prit instantanément un visage plus concentré, moins surpris à l'improviste. « Je t'écoute. »
Vigo laissa s'échapper un bref soupir. « A vrai dire, je ne suis pas là pour t'offrir mes services, mais pour te demander les tiens. J'ai besoin d'une faveur Fallaci. »

Nul besoin de préciser qu'avec de tels mots, il avait toute l'attention de ton interlocuteur. « J'ai besoin d'informations. Je suppose que tu es comme moi - voir plus - au fait de ce qu'il se passe dans cette voie lactée. Cette "épidémie", et les récents événements doivent faire bouger pas mal de choses de ton côté... » - « Cela va sans dire. », confirma Fallaci. « ... et je suis certain que tu as aurais une piste à me donner concernant un endroit ou quelqu'un à qui je pourrais m'adresser pour donner un coup de pouce. Tu connais mon influence et mes compétences. Je ne peux pas décemment rester là à jouer les entremetteurs et à gérer un club pendant que la galaxie se délétère. »

Ce fut au tour de Fallaci de soupirer. Mauvais signe. « Suis bien mon conseil. En tant qu'ami, Vigo : ne vas pas dans cette direction. J'ai des informations, c'est vrai, mais très, très loin de tout avoir. Cependant rien qu'avec ce que je sais, je peux te dire ceci : c'est bien au delà de nous. Ça nous dépasse complètement. Même moi je ne peux que regarder les flux, impuissant. Ce que je peux te dire, c'est que la galaxie est sur le pied de guerre. C'est déjà une réalité, il y a déjà des combats à l'heure où nous parlons. » Il fit une pause, secouant la tête de dépit. « Des commandes par millions, si ce n'est milliards de crédits arrivent çà et là pour de l'armement, des munitions et pour doubler la capacité de production de chantiers navals. C'est bien au dessus de tout ce que j'ai pu voir ces dernières années, et pourtant c'était perturbé. La dernière fois que j'ai vu ça... » - « ... c'était pendant la Grande Guerre, mh ? », interrompit le turien. « Exactement. Et ça me terrifie. On commence tout juste à cicatriser en profondeur de la dernière confrontation de ce genre, et voilà que ça recommence. Franchement, Vigo, et là je vais te parler comme un professionnel mais à contre-cœur : on aurait bien besoin de toute l'aide disponible. »

Vigo était surpris de l'honnêteté de Fallaci. C'était très curieux, après tout, il venait de dire à l'entrepreneur qu'il avait ainsi des contrats des plus juteux dans son domaine, ce qui le rendrait immensément plus riche dans les années à venir. Mais il était très loin de vibrer la joie dans sa voix et son comportement. D'évidence, il était vraiment troublé. Peut-être n'était-il pas le commercial pragmatique qu'il voyait en Fallaci.
« Ne te méprends pas, le secteur militaire se portera très bien quoi qu'il arrive, nous arrivons en temps de guerre. Cependant, ton influence et ton réseau peut-être employé ailleurs, et c'est là où nos intérêts convergent. Tu sais que je travaille régulièrement avec l'Alliance. Ils sont très impliqué dans le conflit. Si tu veux vraiment te rendre utile, il y a de nombreux convois logistiques, des vivres, de l'armement et autres marchandises vitales à distribuer çà et là pour renforcer les défenses. La logistique militaire s'en occupe, mais tu sais tout comme moi qu'ils ne pourront subvenir à tous les besoins ni à toutes les colonies ou stations spatiales. Je peux également te dire d'expérience qu'ils auront besoin d''hôpitaux, de fournitures médicales... et ça, en revanche, ce n'est pas encore leur priorité. »

Vigo écoutait très attentivement, notait ce qui était urgent dans sa mémoire, et le reste dans son omnitech. Des idées naissaient dans son esprit, celui-ci était en ébullition. Il était vraiment décidé a porter des projets et a s'investir. Des schémas neuronaux se mettaient en place, et, soudain, Vigo eût l'esprit bien plus clair. Il acquiesçait silencieusement en hochant la tête pendant que Fallaci parlait. « Je n'ai pas encore d'éléments concrets à te communiquer. Mais d'ici peu je serais en mesure de te dire là où nous pourrions avoir besoin de toi, en renfort ou pour créer quelque chose. Après, ce sera à toi de voir vis à vis de tes propres projets. »
« Merci, Fallaci. Tu m'es d'une grande aide. Nous ne sommes pas des combattants toi et moi, mais nous faisons partie de ceux qui font que des guerres comme celles-ci sont gagnées. A très vite, Fallaci, au plaisir de partager ce fameux plat de Milène et de revoir les enfants. Porte-toi bien. »
« C'est tout naturel. », répondit-il, avec un clin d’œil. « C'est noté pour moi, je t'enverrai les éléments dès que possible. A bientôt Vigo. »

Et l'hologramme disparu, pour laisser place aux précédents schémas, documents et articles. Le turien était maintenant prêt à passer à l'action. Il mit toutes ces informations de côté pour se concentrer sur la rédaction de sa nouvelle feuille de route. Planification, visualisation, action.

Encore des coups de fil à passer.




Le lendemain, 9 Juin 2203
Citadelle, LUX


Vigo avait passé toute la soirée a appeler des contacts, a sonder son réseau, a recouper des informations pour, quand le temps viendra, pouvoir monter quelque chose en un rien de temps. Chaque seconde de gagnée pouvait éventuellement sauver des vies, qui sait ? Il s'était effondré dans les bras de Morphée relativement tardivement, pour se réveiller avec un surplus d'énergie, toujours dans l'expectative de la suite. Le matin, après son rituel habituel, il avait prit son petit-déjeuner sur le balcon tout en profitant du calme de ce début de matinée. L'air d'une planète lui manquait, sentir des brises d'air, sentir les rayons du soleil frapper sa carapace. La Citadelle était un endroit des plus accueillants, mais pas des plus sains pour autant. Il profiterait de son prochain projet pour se rendre sur une planète, jouir de ce plaisir insolent et se ressourcer physiquement.

L'heure n'était cependant pas aux rêves de paix, mais bien de se concentrer sur ce qui allait venir. A dire vrai, le turien ne savait pas vraiment à quoi s'attendre : il manquait terriblement d'informations. Ce manque le frustrait profondément, le mettant en proie au doute et le questionnant sur le bien fondé ainsi que l'efficacité de ses actions. Il aurait aimé qu'Arcadia soit là pour le soutenir, mais elle devait probablement être au contact de ce conflit. Il souhaita que tout se passe au mieux pour elle...

Il s'installa de nouveau dans le living-room pour la matinée, dans la même configuration que la veille, en train de piocher toute information et démêler le vrai du faux dans l'Extranet. Ce n'était pas la meilleure des sources, mais c'était la plus pratique pour le moment. Il passa ainsi toute la matinée a éplucher des articles, et lire des témoignages, a consulter des chiffres.

Puis, vers midi, il reçu de nouveau un appel. Il s'agissait de Fallaci. Les affaires reprenaient.

​« Bonjour Vigo. » Il n'arborait plus ce sourire entrepreneurial, ni n'était débraillé comme la veille. Il l'appelait vraisemblablement entre deux réunions. « J'ai du nouveau pour toi. Un nom : Astéria. »

Le nom n'était pas inconnu pour Vigo, il fit fonctionner ses neurones à toute vitesse pour retracer les mémoires et mettre une image sur ce nom. Malheureusement en vain, ce qui le frustra davantage. « Astéria est une colonie indépendante dans le Nexus d'Hadès. », Vigo comprit alors, en faisant référence aux flashs news de contamination biologique, que Astéria était en proie à la corruption, à la fameuse "épidémie". « Contrairement à d'autres planètes comme Cyone ou Shanxi, Astéria a été laissée sans défense, aucun flux d'armement ou de renfort n'a été demandé, il n'y a que quelques forces résistantes de l'UCIP, ralliée avec des locaux. Ce qu'il se passe là-bas est encore très flou et insondable, même les communications sont rares. J'ai bien un point de contact avec les gouvernements locaux, mais tu risques de tomber sur un os. »

« Il y a bien eu des communications vers l'extérieur, non ? »
« Mis à part le message de détresse, pas grand chose. », répondit le lobbyiste. « Voilà une première piste. Je ne connais pas le rapport de force des forces en présence, je ne sais pas ce qu'il s'y passe. Ce que je vois, ce sont uniquement des flux monétaires, et là où il n'y en a pas. En recoupant avec les news, voilà ce que je te propose. Il y a sûrement des gens a évacuer, des convois logistiques à mettre en place... Mais entre l'épidémie et le manque de gens à ravitailler... A toi de voir, Vigo. Je n'ai pas plus d'informations que ça. »

Fallaci paraissait sincèrement désolé. Le turien avait en revanche plus d'informations qu'il n'en avait à la base, et il savait qu'il pourrait faire une différence là-bas. Il était décidé, Astéria serait sa prochaine destination. « C'est déjà très bien. J'imagine que tu veux que je t'y installe un point de contact pour de futurs contrats ? Avec les gouvernements locaux ? »
« Tu lis dans mes pensées, assurément. », dit Fallaci en laissant s'échapper un sourire amusé. « Cette colonie est à la base une colonie indépendante composée de deux gouvernements, un humain, et l'autre, asari. Si l'UCIP est intervenue là-bas avec peu de moyens, c'est qu'elle a peu d'importance pour le Conseil. Ce n'est qu'une planète isolée, mais il s'agit d'êtres vivants. Des êtres vivants qui voudront se protéger pour l'avenir et la guerre à venir. »
« Je crois que la guerre est déjà à leurs portes, m'est avis. Je vais voir ce que je peux faire pour toi Fallaci. Après tout, c'est un prêté pour un rendu, même pour eux. »
« Au moins, on aura tenté quelque chose. », fit Fallaci en haussant les épaules. « Il faut que je te laisse, bonne chance Vigo. Et fait gaffe à toi. »

L'hologramme disparu de nouveau comme la veille. Vigo resta ainsi immobile quelques instants, son cerveau traitant les informations. Il s'accouda sur ses genoux, doigts croisés et reposant ainsi son menton sur ceux-ci. Une colonie en péril, probablement contaminée ou en passe de l'être, peu de moyens militaires... Vigo songea en premier lieu à mettre en place un convoi logistique, et à éventuellement récupérer des réfugiés pour les exfiltrer si la situation était ingérable sur place. Venir avec des ingénieurs civils pourrait être utile également afin de reconstruire ce qui pouvait l'être... Plein d'idées, mais vu qu'il ne connaissait pas la situation sur place, difficile à estimer les réels besoins.

Il commença a noter : vivres, moyens militaires, munitions et armement, moyens médicaux... C'était la base. Il lui faudrait également une protection, car un tel convoi attirerait forcément l'attention. Il trouverait lui-même les vivres, Fallaci lui trouverait les ressources militaires, et il ferait appel à Arcadia pour les moyens médicaux. Pour la sécurité, il ne savait pas encore exactement comment il allait procéder. Les vaisseaux, il en faisait son affaire. En temps de guerre, ou à venir, les flux de transits civils allaient forcément diminuer. Les compagnies de transport seraient donc ravies d'avoir quelqu'un pour louer ou racheter leurs navires.

Il était temps de faire chauffer les crédits et de remettre en place ses investissements. L'argent est le nerf de la guerre, n'est-ce pas ?



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