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MessageSujet: "X"   Mar 22 Mai 2018, 15:38
► █ Date :  31 Décembre 2202 RP Tout public
Vigo Sartarion ♦️ Arcadia McKnight
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"X"
Arcadia



était affalée dans le canapé de son appartement. Situé dans un Secteur branché de la Citadelle, sa situation n'était pas sujette aux plaintes. Le crépuscule artificiel de la station donnait une teinte orangée à la pièce.
Elle avait réussit à obtenir une permission pour la nouvelle année. Chose assez inhabituel pour la doctoresse, cela faisait bien cinq ans qu'elle avait toujours été d'astreinte ce soir là, assise derrière un bureau à créer les plannings, remplir les fiches des patients, jusqu'au moment fatidique ou elle sortait, buvait une coupe de champagne, puis retourner vaquer à ses occupations.

Elle avait pensé se joindre à son père dans les îles Féroé. Hélas, ce dernier lui avait fait savoir d'une voix désolée qu'il se trouvait en séminaire avec d'autres scientifiques pour le changement d'année. La réunion de famille n'aurait donc pas lieu.
Elle saisit le carton d'invitation posé sur la table basse. D'un air désinvolte elle zyeuta à nouveau le contenu :

« Le Nightclub LUX accueillera le Gala des officiers supérieurs Conciliens, rendez vous le 31 Décembre dès 18h jusqu'au 1er Janvier 6h. *Tenue correcte exigée »

Un Nightclub... Ce n'était guère sa tasse de thé. La Martienne avait une préférence pour les pubs et autres bars, avec une musique qui permettait de converser sans avoir à hausser la voix.
On aurait pu alors douter qu'elle n'aimait pas danser. Cela était faux. Arcadia n'était pas une danseuse émérite, mais elle savait se débrouiller, appréciant même certains styles de danse.
C'était surtout le fait de se déhancher sur un dancefloor... Se visualisant elle même en train de se dandiner, elle ne put s'empêcher de retenir un sourire en imaginant le saugrenu de la situation.

Un tel faire part l'aurait rempli d'excitation vingt auparavant, alors simple aspirante. Aujourd'hui les lieux bruyants n'avaient plus le même attrait. Elle tapota son nez d'un index songeur. Peu de choix s'offraient à elle. Son collègue Sandersson était en service, inutile donc de compter sur lui ce soir. Elle pouvait rester ici, seule, à regarder les mêmes programmes abrutissants qui tournaient en boucle et aller voir le feu d'artifice de la nouvelle année... Seule.
Un long soupir plus tard, elle dévisagea l'horloge mural : « 18h30 ». Il était encore temps de se bouger si elle souhaitait conclure 2202 avec d'autres personnes qu'elle même.

L'Humaine savoura une douche chaude après une longue journée de procrastination. Chose peu commune pour le médecin mais très agréable, tant que cela était avec modération.
Elle sortit de la salle de bain, vêtue d'une longue serviette.

« Le plus dur... », se dit-elle à haute voix en ouvrant sa garde robe.

S'il y avait un défaut qu'elle avait bien du mal à accepter, c'était sa passion pour les beaux habits. La Doctoresse aimait s'acheter de temps à autre des nouvelles tenues, malheureusement elle avait rarement l'occasion de les utiliser... Contrairement à ses treillis militaires.
Elle repéra une robe blanche, certaine de ne l'avoir jamais porté. La tunique était cintrée, le tissu s'enroulait autour du cou pour s'arrêter peu après mi cuisse, les manches étaient longues, s'évasant largement sur les avants-bras. Elle s'en saisit, prenant au passages des sous vêtements, des bas fins et satinés dans les tons clairs, ainsi qu'une paire d'escarpins beige, ni trop haute ni trop basse, mais suffisamment confortable pour pouvoir baller sans avoir à se maudire le lendemain.

Elle passa une demie heure supplémentaire pour terminer de se préparer. La blonde ramena sa chevelure en arrière pour la nouer, laissant néanmoins sa longue mèche rebelle lui tomber sur le côté droit du visage.
Cela faisait un certain moment qu'elle n'avait pas eu l'occasion de se maquiller, rendant cet instant encore plus appréciable. Arcadia s'appliqua un léger dégradé sur les paupières pour relever son regard, ainsi qu'un peu de brillant à lèvre. Elle agrémenta sa tenue avec un fin collier serti d'un petit diamant.
La médic se regarda dans le miroir... Ce n'était pas trop mal. Elle se fondrait aisément dans la masse... du moins si elle ne faisait rien de stupide.

Elle appela un taxi qui vint la chercher au pied de la tour. Il n'était pas encore vingt heures quand le coursier la déposa au LUX. Devant l'entrée se pressait quelques couples Turiens, Asari, Humains, parfois mixtes, ou des individus seuls. A la vue de leurs démarches et statures, eux aussi étaient des militaires venus profiter de la soirée.
L'attente fut très courte, une fois son carton d'invitation présenté, le physionomiste la laissa entrer dans le nightclub.

Le LUX. Une chose était certaine il portait bien son nom. Le majestueux se mêlait au raffiné de ce lieu. Raffiné. Voilà le mot. La salle affichait ses gros crédits aux yeux de tous, et ce peu importe ou l'on regardait. Mais cela restait fin et élégant, loin de ce que l'on pouvait s'attendre de ce genre d'établissement, qui trop souvent était dans l'ostentatoire.

Le bar au fond de la pièce imposait sa présence, renforçait par l'immense miroir qui donnait cette impression de profondeur infinie. Il y avait aussi ce magnifique buffet de hors d’œuvre prit d'assaut par les convives, façon Moissonneur sur la Voie Lactée, que les chefs tentaient de remplir au fur et à mesure qu'il se vidait.
Le reste des invités étaient éparpillés un peu partout dans la salle, certains observaient depuis les balcons supérieurs. Certains se trémoussaient déjà sur la piste au son d'une musique pop.
Elle reconnut quelque têtes comme le Commandant Kieron Boyle, N7 avec qui elle avait combattu et s'était entraîné lors de la Grande Guerre. Il y avait aussi le médecin général Pedro Osorio. Ce dernier l'avait soigné quand elle avait perdu son bras. Par respect envers ses mentors, elle alla les saluer, échangeant quelques mots avec eux. Un serveur lui proposa une coupe d'alcool. La soirée n'allait pas être si mauvaise finalement.

(c) Alyss (Kanade A. J. Rye)




Dernière édition par Arcadia McKnight le Dim 27 Mai 2018, 21:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "X"   Mar 22 Mai 2018, 21:03





Vigo n'était pas quelqu'un que l'on pourrait qualifier de « stressé ». Disons simplement que quelques fois, certaines choses captivaient beaucoup trop son attention. Franchement, il n'y avait pas de quoi s'exciter. Pourtant cela s'était fait le plus naturellement du monde. Pire encore, c'était lui-même l'instigateur de cette idée : lors d'une entrevue dans laquelle il intervenait comme médiateur entre un lobbyiste militaire et un commercial d'envergure, il avait tapé dans l’œil du dignitaire concilien. Ils avaient donc eu l'occasion de discuter davantage après la médiation et son interlocuteur désirait lui rendre une faveur. Il fit donc une pierre deux coups en proposant qu'il loue les services du LUX pour une soirée gala en l'honneur de cadres civils et militaires conciliens. Après une brève réflexion, le dignitaire lui accorda raison et ils conclurent d'une date. Vigo, dans son extravagance, proposa avec humour la veille du nouvel an... Ce qui tomba à pic avec les attentes du représentant des lobbys militaires. Pris à son propre jeu, il pris cela comme un défi très divertissant.

Jusqu'à ce que les échéances approchent.

En vérité, il avait délégué beaucoup de choses. Le dignitaire en question, un certain Fallaci Noïmi, un humain, s'était occupé de la communication pour les officiers et représentants des instances militaires et civils des armées. Le plus drôle, c'est qu'il n'était même pas un homme des armes à la base : c'était juste un homme d'affaires ambitieux qui avait préféré faire du domaine des armes son terrain de jeu. Éthique ou non, chacun sa morale, mais l'ambition et la vision qu'avait cet homme de son affaire avait tiqué la curiosité ainsi que le respect de Vigo. Et comme le turien, nul doute qu'il appréciait ce genre de deal où tout le monde était content : Vigo avait de la clientèle et du réseau, Fallaci se faisait mousser auprès d'autorités militaires en leur proposant une soirée festive de qualité et les concernés allaient effectivement passer une bonne soirée qui ferait le jeu des deux protagonistes. En effet, sur le tableau, tout le monde était gagnant.

Alors pourquoi était-il « stressé » ?

Même Maze avait repéré cette nervosité sous-jacente, que Vigo camouflait si bien. C'était mal connaître la relation qu'ils entretenaient si l'on supposait que la femme de main du patron du LUX ne reconnaissait pas ce genre de problèmes.

​« Depuis quand Vigo Sartarion a peur? »

Ils étaient dans son penthouse, dans le living room, face à une des baies vitrées que proposent son lieu de vie. Lui assis, bien enfoncé, dans un de ses sofas, avec un projecteur holographique haptique sur la table basse qui projetait nombre d'informations dans la pièce. Avec son omnitech, il contrôlait les données, en ajoutait d'autres, etc. Rien de bien secret ni d'extraordinaire, il s'agissait de chiffres d'argent, de listes de noms, de détails comme la gestion du parc automobile des véhicules de luxe, de l'approvisionnement et la préparation de la nourriture, etc. Au début, Vigo avait eu beaucoup de mal avec tout cette... gestion d'un patrimoine vivant. Ca ne ressemblait en rien en ses projets précédents.

Et pourtant jusqu'à présent, il avait triomphé ; il comptait bien sur cette veille de la nouvelle année pour le prouver.

Peut-être que c'était CA, le sujet de son « stress ». Il leva les yeux vers Mazikeen qui se trouvait sur le canapé à l'opposé, à travers les hologrammes. Il plongea son regard améthyste dans le sien :
« Depuis jamais, Maze. J'ai hâte. »

///



Il avait travaillé dur, comme rarement ces derniers temps, pour cette soirée et cette nuit. Après tout, il n'accueillait pas n'importe qui et pour n'importe quoi. La liste des invités lui faisait envie rien qu'à la lire, et il était tout excité de savoir la suite. Il avait mis les moyens pour cette soirée, et qu'importe le résultat, il se serait donné à fond.

18h00. L'ouverture des portes était donné pour 18h00. Jamais personne ne vient pour 18h00 pétante. Et bien là, si. Des militaires psycho-rigides, à heure donnée. Tout était déjà préparé bien entendu, DJ, piste, bar, banquets, et tutti quanti. Mais cela fit sourire Vigo qui apprécia ce trait de caractère, bien que maladroitement exploité ici.

Comme à son habitude, Maze faisait la tenancière pour le début de la soirée. C'était son petit rituel, qui lui permettait de savoir qui pénétrait dans son club – car à force de travail, elle se l'était un peu approprié aussi –, et surtout de savoir qui avait la main facile sur son portefeuille. Néanmoins, ce soir il ne s'agissait pas de faire sortir les portefeuilles, mais de mettre des noms sur des visages. Le physique avantageux de Mazikeen ferait le reste. Son partenaire du crime avait un certain don pour repérer les personnes et soutirer des informations de la manière douce... comme de la manière forte.

Vigo accueillait les premiers visiteurs, les invitant à prendre un verre. Il était de coutume selon Vigo d'attendre qu'une majorité de participants soient présents ainsi que le discours du chef désigné avant de « mettre la main dessus » comme il avait pu l'entendre dans la Hiérarchie. Peut-être que ça n'avait pas du tout été importé chez les conciliens de manière globale. Ils ne se privèrent pas de se faire servir et de commencer à grignoter ce qui était à portée de main. La musique pop, choisie histoire d'entretenir un minimum d'énergie dans la pièce, faisait son petit effet quand on pénétrait dans l'enceinte.

Ce soir, il était habillé de façon sobre mais classe. Comme à son habitude, un gilet couleur bleue électrique par dessous un veston d'une couleur légèrement plus foncée, la même que son pantalon. Au lieu d'une cravate grossière ou d'un nœud papillon ambitieux, il préféra le léger foulard brodé de soie au toucher délicieux et discret au col d'une chemise blanche. « Sobre » vous dites vous ? Tout dépend de qui le porte...

19h45. Il passe de tablée en salons, de mains serrées en épaules touchées, pour prendre contact avec tout le monde, son naturel social revenu au galop. Au diable la nervosité ! Il a tout sous contrôle, et il savoure le fait que ses invités apprécient – pour l'instant – la soirée. Certaines personnes se sentent déjà une énergie dansante et profitent de quelques pas sur l'esplanade avec un ou une partenaire. Cela fit sourire Vigo. Il n'avait pas besoin de beaucoup plus pour le rendre heureux.

20h05. C'est à ce moment-là que le fondateur du LUX se félicita d'avoir choisi cette conception et cette organisation spatiale du club. L'arrivée d'invités par l'étage force les regards, et attire l'attention. L'opposition du bar par rapport à cette entrée les fait traverser cette même pièce, ce qui permet aussi d'apprécier qui de droit. Vigo fut étonné de voir qu'il y avait, outre de solides mâles pleins de testostérones, des femmes qui ne ressemblaient pas à des manutentionnaires. De très belles femmes se laissaient bien regarder. Certaines étaient en tenue réglementaire de soirée ou de cérémonial, ce qui ne gâchait pas le charme de toutes, bien au contraire.

La plupart des invités venaient accompagnés, très rares étaient les solos. Vigo s'était placé à l'étage, de l'autre côté de l'entrée, près de l'escalier qui menait au grand comptoir. C'est alors qu'il la remarqua.
C'était très curieux, cela frappa le turien. Il y a certains signes, que l'on aurait cru tout droit sortis d'holofilms, qui arrivaient à s'exprimer en réel. Des miracles. Des indices. De la même façon qu'un jeu de piste, il se laissa prendre au jeu.
Ce jeu, il portait il visage en ce début de soirée. Une femme, jeune femme, habillée d'une robe blanche, bien portée et bien taillée pour ne pas trop en montrer ni pas assez, suffisamment belle pour porter les regards et mettant en valeur une chevelure argentée nouée mais pas trop sérieuse. Une œuvre d'art vivante.

On aurait presque dit qu'il y avait un halo blanc au milieu de l'esplanade. Vigo se surpris à avoir lâché un discret rictus. Il devait rêver. Cela ne lui ressemblait donc pas. C'est pour cette exacte raison qu'il descendit les escaliers, se dirigeant d'un pas assuré mais non directeur vers la nouvelle venue, tout en saluant ou en serrant la main de personnes qu'il n'avait pas eu l'occasion de dire bonsoir. Après tout, il était de son devoir de se présenter.

La dame venait de se servir d'une coupe, présentée adroitement par un des serveurs sélectionnés par Maze. A son arrivée, il sentit le regard océan de son interlocutrice se lever vers lui, la dépassant d'une bonne tête et demi. Vigo, en espérant pas trop le montrer, fut saisi par ces couleurs. Il dit naturellement, en tendant une main à trois doigts paume vers le haut accompagné d'une légère révérence, comme pour saisir une main éventuelle tendue par l'humaine :
« Je me présente, Vigo Sartarion, propriétaire du LUX, je constate que l'endroit vous plaît déjà. », se présenta-t-il avec un sourire qui se voulait accueillant. « Vous êtes ici chez vous, faites comme bon vous semble, si tant est que vos partenaires vous en donnent la possibilité. »



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MessageSujet: Re: "X"   Mer 23 Mai 2018, 01:42

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L'



alcool pétillait joyeusement dans la flûte délicate, cette dernière semblait si fragile... Si fragile que Arcadia n'osait pas serrer le pied du verre trop fermement. Le breuvage avait une jolie couleur dorée, scintillant sous l'effet de la lumière. Elle porta la boisson à ses lèvres, savourant une gorgée.

« L'idée de coller ma main dans la tête de ce petit prétentieux m'a quand même traversait l'esprit », reprit-elle d'une voix posée.

Ses deux compagnons ne purent s'empêcher de s'esclaffer. Elle même laissa un sourire s'échapper, satisfaite de son petit effet. Il était toujours bon de renouer avec d'anciennes connaissances, en revanche il était un peu triste de constater les effets du temps. Kieron était encore bien conservé, bien qu'un œil avisé pouvait noter un début de calvitie frontale. Son confrère avait lui perdu sa chevelure d'ébène, laissant place à un poivre et sel, penchant largement sur le sel.
Une ombre grimpante à ses pieds vint perturber l'observation de ses mentors. Dos à la lumière, elle pouvait deviner la forme d'une silhouette Turienne. Elle n'eût qu'à pivoter la tête pour s'apercevoir qu'elle avait visé juste.

Le natif de Palaven s'immisça dans la conversation qui venait tout juste de se terminer. Elle le regarda, l'air curieuse. Comme tout les gens de son peuple, il était grand, bien plus qu'un humain lambda. La Martienne releva la tête pour voir autre chose que les boutons de chemise. Ces yeux se fixèrent sur ceux du nouveau venu, permettant un rapide examen du visage de ce dernier. Le plus visible était bien évidemment cet important marquage facial blanc os qui recouvrait presque intégralement son faciès, exceptée cette fine bande noire au milieu du visage ainsi que ses iris magentas qui offraient un contraste détonant.

Le Turien effectua alors une révérence digne des plus grands gentilshommes à son encontre. elle remarqua que là ou tout les hommes portaient l'un des accessoires réglementaires autour du cou, l'extra terrestre avait opté pour un discret foulard. Chose qui était peu habituelle, encore plus pour un Turien, ces derniers étaient connus pour leur formalisme.
Son costume tranchait également avec les autres invités masculins, principalement vêtus de noir. Aussi tape à l’œil que ce costume aurait pu être à l'extérieur, il s'accordait, ici, délicieusement avec le décor.

Le geste l'a prit quelque peu au dépourvu, peu habituée à ce genre d'attention. Généralement les personnes qu'elle rencontrait effectuait un salut militaire. Arcadia dut faire preuve d'une contenance incommensurable pour ne pas rougir devant son interlocuteur, alors que le rose lui montait déjà aux joues. Cette petite scène avait attiré le regard de bon nombre de convives, certains intrigués, curieux parfois amusés, d'autres venimeux.
Elle reprit rapidement son aplomb, offrant un sourire chaleureux à ce Turien tout en saisissant la main tendue.

« Arcadia McKnight, enchantée de faire votre connaissance ! L'endroit est fort plaisant en effet. Je n'aurais jamais crû que les représentants militaires aient autant de goût. », commença t-elle d'une voix calme. Ironie du sort c'était elle qui se formalisait, l'armée vous collait à la peau.

« Je suppose que mes partenaires me savent suffisamment grande pour respecter votre couvre-feu, attaqua la militaire un air espiègle sur le visage. Elle laissa un silence flotter quelques secondes, le temps de profiter du doux nectar alcoolisé. Il est très flatteur de savoir que le Maître des lieux m'accorde autant d'attention, d'autant plus que vous devez sûrement avoir beaucoup à faire pour cette soirée. L’intention est remarquable », elle ponctua sa phrase en posant une main délicate sur sa poitrine.

« Si vous voulez bien m'excusez Messieurs, je compte profiter un peu du buffet avant que nos chers généraux n'aient des résultats négatifs à leur prochaine prise de sang. Kieron. Pedro. Mr Sartarion », termina t-elle en effectuant une révérence au dernier nommé, réservée aux familles royales, un sourire malicieux sur les lèvres et un discret clin d’œil à ses deux collègues.

Le médecin laissa les trois hommes, suivant le chemin qu'indiquait son estomac. Elle se saisit d'une splendide assiette de facture Asari, dont le set devait facilement être l'équivalent de son solde mensuel. Elle y déposa quelques amuses bouches qui visuellement avaient l'air divins, ainsi que quelques autres denrées. La question de savoir si cela était équilibrée ou non lui importait guère. C'était la nouvelle année, se retenir c'était se faire du mal. Elle pourrait éliminer sur le ring ou à la salle.
Les victuailles pillées dans une main, un verre de vin dans l'autre, et une brochette à moitié entamée dans sa bouche, qu'elle tentait vainement de dissimuler, elle fila l'air satisfaite vers un carré inoccupé à l'étage supérieur. Là elle avait une splendide vue sur le LUX, pouvant observer discrètement les invités. Arcadia appréciait étudier les gens, découvrir leurs mimiques, les petits mouvements furtifs etc... Même sans converser avec eux ou les entendre, les vêtements qu'ils portaient, l'emplacement des bagues, chaque détail parlait pour eux.

Elle savait avoir un peu de temps avant de devoir redescendre pour se joindre à la foule, au risque de passer pour une marginale. Ou n'était-ce pas déjà le cas ? Elle lâcha un râle intérieur après avoir fait disparaître un petit four. C'était succulent. Bah ! Au diable les questions, elle avait un autre duel à mener avant, s'attaquant à son assiette avec une certaine dignité.

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MessageSujet: Re: "X"   Mer 23 Mai 2018, 20:32


Arcadia McKnight. Auparavant un nom sur une liste dont il se souvint, il y associa un visage avec, qu’il lui serait difficile d’oublier. « Je n’aurais jamais cru que les représentants militaires aient autant de goût. », fit-elle.

Vigo rit sous cape, son sourire en disait long aussi. « Oh, ils n’ont pas grand-chose à voir là-dedans. Ce ne sont pas vos généraux qui vous ont invité ici, je le crains. » Il n’allait peut-être pas lancer le sujet du lobbyiste Fallaci dès à présent. Ce sujet, entre de mauvaises oreilles, demeurait possiblement un sujet à risque. Entre les colonels, généraux et amiraux qui recherchaient une deuxième carrière dans le civil ou une reconversion facile, ceux qui critiquaient ce même lobby meurtrier et les profiteurs de ce système… Il valait mieux ne pas se retrouver entre deux feux. Voir pire encore, être la cible.

C’est alors qu’il remarqua les deux humains à leur côté, coupes en mains. Le Commandant N7 Boyle et le général Osorio. Il s’était déjà présenté à eux, brièvement, plus tôt dans la soirée. A en deviner leurs regards, nul doute qu’Arcadia et ses compères avaient déjà partagé certaines expériences dans le passé. Etant donné la nature martiale de leur relation, il supposa qu’il devait s’agir de guerres ou batailles menées côte à côte.

C’est là qu’il se rappela tout de même qu’il s’agissait quasiment que de militaires. Son interlocutrice fraîchement rencontrée devait certainement en être une également. Cependant, à l’observer maintenant, bien que le trait formel était présent, il eût un peu de mal à l’imaginer comme une officier militaire. Il prendrait le temps de lui poser la question plus tard.

« Je suppose que mes partenaires me savent suffisamment grande pour respecter votre couvre-feu. » Vigo lâcha un rictus amusé.  « Je ne vous savais pas du genre à respecter les couvre-feux », insistait-il en levant son verre.  « Après tout, nous sommes là pour nous amuser. A la vôtre madame et messieurs. », et il prit une lampée de son large verre, glaçons et whisky traditionnels dedans.

Ils burent tous chaleureusement sur l’invitation de Vigo. « Il est très flatteur de savoir que le maître des lieux m’accorde autant d’attention, d’autant plus que vous devez sûrement avoir beaucoup à faire pour cette soirée. L’intention est remarquable. », ajouta Arcadia. « L’avantage de ma position est également de pouvoir déléguer. Ce que j’ai à faire c’est m’occuper de mes invités, et c’est exactement ce que je suis en train de faire. », répondit le turien, avec un sourire entendu.

Puis elle laissa Vigo et les deux officiers conciliens entre eux, prétextant la faim. Ceux-ci regardèrent Arcadia partir. Kieron Boyle et Pedro Osorio retournèrent rapidement à leurs verres, posant ensuite leurs regards sur Vigo.

Avant qu’il n’ait pu dire quoi que ce soit, Osorio commença : « Vous avez sous-entendu que ce bal n’était pas une idée du Conseil ni des instances militaires… L’idée émane donc de qui ? »
Vigo laissa couler encore un peu de whisky au fond de son gosier. L’alcool fort brûla légèrement sa gorge, ce qui lui permit de se focaliser. « Fallaci Noïmi. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais il s’agit du mécène de ce gala. », répondit-il. « Il devrait arriver d’ici peu, pour le petit discours d’ouverture. J’ai de mon côté proposé le lieu et l’organisation du de ladite soirée. D’un autre côté, peu importe de qui ça vient, tant que tout le monde s’amuse et passe une bonne nuit ! N’hésitez pas à voir Maze au bar pour qu’elle vous prépare ses cocktails spéciaux. Ils sont délicieux. » termina le propriétaire en levant la main, pointant légèrement du doigt vers le bar.

Alors qu’il regardait dans cette direction, il remarqua Arcadia qui montait les marches, sûrement pour se poser dans un coin et manger tranquillement. Elle avait tout à fait raison, c’était l’endroit parfait pour gagner un peu d’intimité et en même temps avoir pignon sur rue. Certains carrés et balcons avaient été spécialement étudiés pour avoir vue sur la quasi totalité du club, mis à part les alcôves, bien sûr. Peut-être était-ce une sorte d'invitation à Vigo de la rejoindre, quand elle le quitta avec cette référence presque moqueuse. Il sourit sous cape, se disant qu'il se ferait se plaisir plus tard, préférant la faire attendre. Après tout, ce n'était que le début de la soirée.

« En même temps, je suis sûr qu'elle est délicieuse. », glissa Kieron, de marbre, qui avait suivi le regard de Vigo en premier lieu vers le bar, puis sur la tenancière, qui justement remuait un shaker avec agilité et style avant d'en servir le contenu dans un verre. Vigo laissa échapper un rire alors qu'il détournait son regard d'Arcadia. « Elle à l'air », admit-il. Quand il croisa le regard d'un Pedro interloqué, il ajouta en direction de Kieron : « … Mais Maze est une dure à cuire, croyez-moi. Elle n'est pas à la portée de tout le monde. C'est plus elle qui mets la main sur sa proie que l'inverse. »

Avait-il piqué la curiosité du N7 ? Il en douta. Ou alors il aurait une sacrée surprise, qui aurait tout fait de se transformer en anecdote hilarante entre les deux tenanciers du LUX. Tandis que Kieron était un peu plus discret et captivé par Maze et semblait avoir quitté la conversation, Pedro relança la conversation : « Comment avez-vous rencontré ce.. Fallaci ? »

Vigo fit tournoyer les glaçons dans son verre, constatant alors que le verre s'était considérablement vidé. « Je ne suis pas que propriétaire d'un nightclub, j'ai d'autres talents que j'essaie d'exploiter. Entre autre je suis un médiateur commercial, une sorte d'arbitre. Que ce soit dans mes propres affaires ou non, certaines personnes aiment me demander des faveurs car ils savent que je peux les mettre en relation avec les bonnes personnes. En retour, cette faveur s'échange de mille façons possible... »
« … Comme la propriété d'un immeuble en plein secteur touristique, bien placé et d'une forte valeur immobilière ? » intervint Pedro.
« … Par exemple. », répondit Vigo en terminant son verre, avec un sourire. « Vous savez autant que moi que l'argent ne fait pas tout quand on à pas le réseau qui permet d'étendre son influence et de dépenser son argent utilement. Quand j'étais plus jeune, j'ai davantage réfléchi à mon réseau qu'à l'argent que j'amassais... Force de constater que ces longues années de logistique dans la Hiérarchie n'ont pas été vaines.  Mais assez parlé de moi, général. Ce soir, vous êtes à l'honneur ! En parlant d'honneur, je pense que notre invité d'honneur ne va pas tarder a arriver. »
« Le fameux mécène ? »
« Lui-même... Permettez... ? », fit Vigo en effleurant légèrement l'épaule de son interlocuteur de la main avant de se déplacer vers le comptoir. Il demanda à Maze de lui resservir à boire, et de le sonner sur l'Omnitech quand Fallaci arriverait. En attendant, il décida de piocher quelques amuses-bouches. Il regarda l'heure sur son omnitech, vingt et une heure passées, il avait encore le temps de se poser. Pourquoi pas avec Arcadia ?

Il remonta alors avec son verre dans une main et une petite assiettes de bouchées de l'autre, de quoi ravir son petit creux. Il chercha alors brièvement le carré d'Arcadia et s'en approcha :

« Puis-je ? Il se trouve que j'ai refait le tour de ma centaine d'invité et je suis retombé sur vous. Au moins je pourrais boire et manger tranquillement avant que l'on me demande. », proposa-t-il, amusé. Quand il reçu l'autorisation de la dame dont il avait probablement perturbé la séance observation de soirée, il s'assit du côté opposé, et posa son verre en cristal sur un des reposes -verres qui se trouvaient là, et l'assiette de l'autre. Il fit glisser un des amuses-bouches entre ses mandibules, ce qui n'était pas très gracieux. Il remarqua d'ailleurs qu'Arcadia tentait vainement de manger d'une façon subtile, il eut l'impression qu'ils mangeaient presque tout deux avec des joues de hamster terrien. Ils avaient tout deux vue sur l'étage du dessous, avec l'esplanade principale ainsi que les deux annexes légèrement en hauteur. Il remarqua son piano sur l'une d'entre elles, il l'avait presque oublié.
« De charmants compagnons que vous avez-là. », commença Vigo, faisant mention au général et au N7.



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MessageSujet: Re: "X"   Jeu 24 Mai 2018, 03:38

"X"
Seule



dans son carré, Arcadia profitait de la soirée à sa manière. La nourriture était excellente, servie en bonne quantité. Une musique agréable résonnait dans l'établissement, tantôt relaxante, tantôt enivrante. Cet harmonie perçait doucement l'ambiance militaire qui régnait sur le LUX. Les différents officiers paraissaient moins stricts, les sourires apparaissaient plus fréquemment, les langues se déliaient... Le son n'était pas le seul responsable, l'alcool avait lui aussi un rôle majeur dans ce changement de comportement.

La piste de danse se vidait lors des pauses, alors que les convives allaient remplir leurs verres ou leurs assiettes, avant se d'enflammer à nouveau quand le DJ reprenait son office. Deux personnes un peu saoules passèrent près de sa table, ils lui baragouinèrent quelques mots complètement incompréhensible. N'ayant que peu d'attraits pour les alcooliques, elle leur lança son regard soigneusement travaillé de condescendance mondaine. L'effet désiré fut escompté alors que le binôme la laissa en paix. Elle les suivit d'un œil désapprobateur avant de reprendre sa dégustation et son observation.

Une femme placée derrière le comptoir, attira un peu plus son attention. Auparavant cachée par la foule, la praticienne pouvait maintenant la voir un peu plus en détail. Aussi grande qu'elle a vu de nez, sa peau était brune, tout comme ses cheveux. Elle travaillait avec une dextérité spectaculaire, faisant du bar une autre activité de la soirée.
Sa prestance, sa manière d'être ou agir... aux yeux de la militaire elle était bien plus qu'une simple barmaid.
Son haut noir donnait un certain mystère à la femme, elle imposait la rigueur dans ce nightclub haut de gamme, tout en gardant une élégance propre à la gente féminine. Elle remarqua les bagues aux doigts de la métisse. Le médecin ferma les yeux, tentant de se souvenir des quelques cours de psychologie qu'elle avait eut à propos du langage codé des anneaux. Après quelques minutes de réflexions, elle déduit que cette femme devait avoir un poste plutôt important au LUX, plus que celui de simple bartender, avec un caractère bien trempé, tenace même, une grande confiance en soi. Bref quelqu'un qui n'avait pas froid aux yeux.

L'intérêt repassa quelques instants sur son plat, tandis qu'elle savoura l'un des mets chaud qui commençait à tiédir. Elle porta le vin à son nez, humant ce fin nectar. Elle le fit rouler un instant sur sa langue avant de l'avaler. Le prix d'un tel cru devait être indécent... Heureusement, les invités n'avaient pas un crédit à débourser. La note finale allait être salée, surtout vu la capacité d'absorption de certains gradés...

« Puis-je ? »

La voix soudaine aux accents métalliques, l'arracha de ses pensées. Vigo Sartarion était de retour pour le second round.

« Je vous en prie , lâcha Arcadia avec un fin sourire.

- Il se trouve que j'ai refait le tour de ma centaine d'invité et je suis retombé sur vous. Au moins je pourrais boire et manger tranquillement avant que l'on me demande. »

Visiblement il se prenait à cette petite distraction digne d'adolescents qui batifolaient. Au plus grand bonheur de la blonde. La vie était un grand terrain de jeu, et même malgré ses responsabilités, l'humaine avait gardé un peu de son âme d'enfant, nonobstant les problèmes du quotidien, laissant l'insouciance d'une jeunesse passée prendre le dessus. Pour autant, elle savait quand et comment en jouer. En abuser était lassant, surtout pour l'interlocuteur.

« Quel heureux hasard que de vous revoir en ce lieu ! »

Sa voix était légère, cristalline. Ils étaient relativement isolés des autres, les simagrées et autres démonstrations théâtrales n'avaient plus lieu d'être. Ce n'est pas pour autant que la partie était terminée. Après le flop, venait le tournant. Plus la mise était haute, plus le final serait intéressant... Bien sûr il était possible de se coucher mais ni l'un ni l'autre n'en manifestaient l'envie.

« De charmants compagnons que vous avez-là !

-N'est-ce pas ? Je leur dois beaucoup. Sans eux je n'aurais sûrement pas cette occasion de discuter avec vous... Je dois avouer que je suis surprise. J'ai travaillé plusieurs fois avec la Hiérarchie, qui préfère le simple et minimaliste aux fioritures et enjolivements. Bien que certains sortent du lot, peu le font... comme ici. »

Elle avait hésiter à placer un « tel que vous », mais cela sonnait trop comme un compliment à ses oreilles. Rien ne l'obligeait à se presser, les enchères venaient tout juste d'ouvrir. Leurs regards se croisaient, se détournaient pour revenir face à face. Arcadia essayait de ne pas trop se concentrer sur les expressions du visage de Vigo. Déformation professionnelle, il était tellement facile de tomber dans les travers du métier lorsque l'on était en civil. Elle prit une gorgée de vin pour se laisser aller.

« Alors, est-ce que le Docteur Osorio vous a harcelé de questions, demanda la Colonel sachant pertinemment la réponse. Je ne suis guère surprise, vous connaissez les vieux », cette fois un large sourire insolent se dessina sur ses lèvres.

Les deux adultes continuaient à vider leurs assiettes avec une lenteur exaspérante pour quelqu'un d'extérieur. A son grand désarroi, la quadragénaire constata qu'elle avait vidé son verre.

« Je pense que vous allez devoir m'excuser une deuxième fois pour quelques minutes, le temps d'aller trouver un autre vin à boire. »

Oubliant qu'elle était avec le propriétaire des lieux, ce dernier lui intima de ne pas se déranger pour si peu, il pianota rapidement sur son omnitech. Moins d'une minute après, un serveur humain arriva, bouteille en main, la présentant fièrement.
Elle versa un peu d'eau dans le récipient et la bu pour éviter le mélange des deux cépages. Au vu du vert, il aurait été dommage d'en ruiner le goût.
Exécutant le traditionnel rituel de dégustation, sous les yeux attentifs des deux hommes, elle prit son temps, prenant un malin plaisir à les faire mariner. Enfin elle se décida, se délectant du liquide, le doux velours de cette robe enveloppa ses papilles gustatives, une foule de sensations s'empara de Arcadia. Cette soirée offrait surprise sur surprise.

« C'est parfait », dit elle en reposant le cristal, laissant le garçon remplir à nouveau le verre. La Martienne reporta son attention sur Vigo en se mordillant la lèvre inférieure. L'offre venait de grimper. Elle se rapprocha un peu plus de la table et du Turien par la même occasion, arborant un air de confiance non dissimulé.

« Vous avez dit un peu plus tôt que vous aviez le pouvoir de déléguer. Je suppose que vous parliez de cette jeune femme, d'un signe de tête elle désigna l'habile barmaid. Il est vrai qu'elle a l'air remarquablement doué, en plus d'être très agréable à regarder. »

La phrase avait été dite sans aucune pointe de jalousie... peut-être un peu d'envie vis à vis de la jeunesse de cette femme mais rien de plus. Sa beauté exotique lui conférait un charme ravageur, preuve était de l'attroupement de son côté du bar de la part des officiers, y retrouvant même Kieron à son plus grand amusement. Sur le plan physique les deux humaines étaient l'antithèse parfaite.

« C'est agréable d'être entouré de personnes compétentes, je vous le concède... Dites moi Mr Sartarion, que voyez vous en regardant ce beau monde qui s'agite en dessous ? »

Elle sentait son rythme cardiaque s'élever alors que l'alcool caressait de ses griffes sa conscience. Grisée était le terme exact. En bas, les gens s'amusaient, l'ambiance était certes plus décontractée... mais la rigueur militaire était toujours palpable, comme s'ils avaient peur de trop en faire.
Une mélodie aux notes d'Amérique du Sud s'échappa des imposantes baffes, ce morceau ne demandait qu'une seule chose... . Et puis peut-être était il temps de décoincer un peu l'atmosphère ?


Arcadia sentit cette légère chaleur s'emparer de son abdomen, alors qu'elle scrutait Vigo, n'attendant qu'une invitation pour enflammer la piste. La rivière arrivait et avec elle les dernières mises... encore fallait-il abattre les cartes au bon moment.

(c) Alyss (Kanade A. J. Rye)


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MessageSujet: Re: "X"   Jeu 24 Mai 2018, 22:19


Évidemment, il savait qu'une telle approche paraissait cliché, mais il aimait ça. En toute honnêteté, il appréciait ce petit moment de détente, où il pouvait manger un bout sans être dérangé continuellement par des salutations ou des discussions mondaines. Non pas qu'il n'aimait pas ça, bien au contraire, c'était un gagne-pain et une de ses passions. Une autre de ses passions était bien entendu la gent féminine. Il n'était pas question de conquêtes sexuelles; plutôt d'admiration pour la classe, l'apparat, la douceur et quelque fois la sournoiserie des femmes. Quand une femme captait son attention, ce n'était nullement de la vulgarité. C'était le même effet que lorsqu'un amateur d'arts lorgnait sur un tableau, le contemplant tel un chef d’œuvre. Il ne lui avouera jamais, mais Arcadia lui faisait l'effet d'une œuvre d'art. A tel point qu'il ressentait cette espèce d'hésitation, une excitation amoindrie vis à vis d'elle. Ce sentiment exprimait selon lui sa plus profonde forme de respect... à qui veuille bien le comprendre.

A force de la voir agir et s'exprimer au fur et à mesure de leur temps partagé, il comprit qu'il avait là quelqu'un de plus sage qu'aux premiers abords. Après tout, elle jouissait d'un grade élevé, dans un domaine très spécial et exigeant qui demandait beaucoup d'investissement de soi, et d'amour pour son prochain. Cela jouait peut-être sur sa vision qu'il avait d'elle. Comment savait-il tout ça ? C'était son travail, voyons. Dans la mesure du possible, il essaie de savoir l'identité et le maximum d'informations de toute personne qui pénètre dans son antre. Cela avait ses avantages, mais également un gros désavantage : celui du préjugé, de l'image préconçue voir pire, du jugement. C'est là que Vigo devait faire preuve de détachement et de compréhension. C'était d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles il insistait pour rencontrer le maximum de personnes : ils ne sont que trop rarement ce qu'ils prétendent être.

Qui était Arcadia alors ? Il tenterait de le découvrir.

« Je dois avouer que je suis surprise. J'ai travaillé plusieurs fois avec la Hiérarchie, qui préfère le simple et minimaliste aux fioritures et enjolivements. Bien que certains sortent du lot, peu le font... comme ici. »
« J'ai quitté la Hiérarchie pour cette même raison. J'aspirais à davantage de liberté. Sans cette décision, jamais un tel lieu n'aurait vu le jour. J'étais trop doué pour ce que je faisais dans la Hiérarchie pour qu'ils me lâchent la grappe. », admit-il.

Construire son réseau commercial était une chose passionnante dans sa jeunesse, mais jamais il n'eût le pouvoir de le concrétiser en opportunité professionnelle durant son temps de service militaire dans la Hiérarchie. L'attrait de l'argent autant que celui de la liberté le poussait vers ce rêve fou de marquer de sa propre patte un lieu, un projet, des esprits.

Quand le serveur repartit, en laissant la bouteille sur la table sur une invitation discrète de Vigo, il comprit qu'Arcadia se laisser prendre au jeu, partie déjà entamée dès les premières paroles échangées. Flatté par l'intérêt mutuel qu'ils se portaient, il décida que les enchères étaient lancées. La médecin se rapprocha subrepticement de la table ainsi que de lui, absolument sûre d'elle.
Le turien dut admettre qu'ainsi, elle était terriblement séduisante. Il décala du revers de la main son verre de whisky hors de devant lui, entraînant le dessous de verre avec. Cela lui laissa le champ libre pour s'accouder plus franchement sur le plateau de la table ronde.

Elle lança ensuite, continuant le jeu du chat et de la souris : « « Vous avez dit un peu plus tôt que vous aviez le pouvoir de déléguer. Je suppose que vous parliez de cette jeune femme. Il est vrai qu'elle a l'air remarquablement doué, en plus d'être très agréable à regarder. »

Vigo suivi le signe de tête d'Arcadia, comprenant qu'elle faisait référence à Mazikeen.

« Ah, Maze. », fit-il avec un sourire. Etait-elle jalouse ? Il ne sut le lire sur son visage. « Une femme comme il n'en existe que peu. Douée est un terme qui pour elle frôle l'euphémisme. Elle a énormément de talents, c'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle dispose de toute ma confiance. »

Il but une gorgée de son verre de whisky dont la bouteille devait coûter aussi cher qu'une dizaine d'exemplaire de celle qui se trouvait sur la table à côté d'Arcadia. « Comprenez-moi bien, c'est une relation professionnelle. », ajouta-t-il, comme pour se justifier, il regretta presque ses mots.

«  « C'est agréable d'être entouré de personnes compétentes, je vous le concède... Dites moi Mr Sartarion, que voyez vous en regardant ce beau monde qui s'agite en dessous ? », demandait-elle, préférant ne pas relever le trait maladroit de Vigo.

Intéressante question, en réalité. Le genre de celles qu'il préférait. Il retira ses coudes de la table pour s'adosser à la banquette du carré, lui laissant ainsi la possibilité de mieux observer ce qu'il se passait dans son club. Le DJ avait clairement la main mise sur le déroulement de la soirée, tantôt les gens dansaient, tantôt ils se resservaient à boire, tantôt ils discutaient... les esprits lentement mais sûrement s'échauffaient pour, à terme, laisser exploser leurs désirs profonds, leur joie de vivre désinhibée par l'alcool. Quel magnifique outil, la raison d'être de ce genre de lieu.
« La joie. L'excitation. L'éveil des sens. Le lâcher-prise.Tout ce que j'aime. », toujours le regard dans la foule, il fit glisser de nouveau une lampée de l'alcool de tourbe dans sa gorge lentement, de sorte à en apprécier le feu et les sens. « Ils sont cependant un peu lent à la détente, on dit souvent des turiens qu'ils ont des balais dans le fondement, mais les militaires de manière générale ne sont pas à plaindre ! »



Le DJ devait avoir lu dans ses pensées, c'est alors qu'une musique de danse s'éleva doucement, jusqu'à éclater de morceaux de violons entraînant accompagné d'un synthé enjoué. Il était temps de réveiller la piste ! Une sorte de lueur d'excitation, tel un éclair, traversa ses yeux. Il n'hésita pas une seule seconde et il se leva, tendant une main paume ouverte : « Allons, vous ne louperiez pas cette occasion de me démontrer vos talents de danseuse ? », lança-t-il, tel un défi, à son interlocutrice. Il ne sut pas encore s'ils allaient se montrer en spectacle en rejoignant l'esplanade, ou en restant à côté du carré, dans une danse endiablée.



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Dernière édition par Vigo Sartarion le Sam 26 Mai 2018, 08:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "X"   Ven 25 Mai 2018, 18:32

"X"
« Allons,



vous ne louperiez pas cette occasion de me démontrer vos talents de danseuse ? »

Plus qu'une invitation, c'était un défi. Quel choix avait elle ? Abdiquer n'était pas dans son vocabulaire. L'appât placé au bout de l'hameçon était tellement attrayant que cela aurait été pêché  de refuser. Arcadia saisit cette main, tout en se levant.
L'alcool avait levé certaines de ses barrières, la retenue laissant place à l'audace, le sérieux à l'amusement. Avec même une pointe d’orgueil.
Il était temps de montrer que sous ce visage à l'air sage, se cachait une femme qui savait se divertir et épater la galerie.
Elle ne côtoyait Vigo que depuis deux heures, et savait déjà qu'il était le genre de Turien à s'enorgueillir de ses réussites. Loin de la doctoresse qui préférait laisser parler ses actions pour elle.

La piste de danse était donc le meilleur endroit où s'afficher avec le maître des lieux, visibles aux yeux de tous, loin de cette douce intimité durant laquelle ils avaient partagé leur repas. C'était sans oublier que l'entrepreneur attirait immanquablement les regards au sein de la gent féminine. Son allure et sa tenue avait quelque chose de frais parmi les membres de sa race, ainsi que son « savoir parler ». La tentation d'en faire bisquer quelques unes étaient trop grandes. C'était mal et elle le savait... Mais tant pis ?

L'humaine partie la première, entraînant son cavalier par la main. Ils descendirent l'escalier bras dessus, bras dessous, pour prendre place sur le dancefloor.
Main dans la main, elle vint placer la seconde dans le dos du Turien, juste sous l'omoplate. La différence de taille était en défaveur de la Martienne avec quelques vingt cinq centimètres de différence. Heureusement, la boisson la tenait éloignée de ce genre de détail cocasse.
Elle ressentit un frisson de plaisir quand l'extra-terrestre vint placer sa main sur son échine.




Lentement ils commencèrent à se mouvoir, d'une manière assez chaotique durant les premiers instants, aussi bon danseur que l'on soit, il était toujours difficile de prévoir à l'avance les fluctuations de son partenaire, surtout lorsque l'on ne menait pas la danse. Ne pouvant pas jouer sur tout les fronts, elle se laissa aller aux gestes de Vigo, tentant de sentir où le poids de son compagnon l'emmenait, afin de le suivre et d'avoir une sécurité.

La musique commença à s'ouvrir, libérant une euphorie bienvenue. Le binôme s'essaya à quelques pas plus rapides, revenant sur une lenteur contrôlée pour repartir de plus belle avec une célérité qui s'affinait. Quelques petites erreurs notables étaient encore visibles, mais rien de foncièrement gênant, aucun pied écrasé si cela pouvait rassurer les quelques curieux.

Les pas se synchronisaient au rythme de cette douce harmonie, il était encore bien trop tôt pour parler de symbiose alors que chacun des danseurs ne venaient que d'effleurer l'esprit de l'autre. Cet échange n'empêchait pas de créer une certaine magie. Emporté par le tempo et l'enthousiasme, un mouvement plus complexe que les autres survint. Ni Vigo, ni Arcadia ne parlait, l'un se concentrant à mener le jeu, l'autre à suivre de la manière la plus cohérente possible.
Ils commencèrent à se mouvoir avec plus d'aisance, un sentiment de liberté envahissait l'Humaine qui mit quelques secondes à réaliser que les invités reculaient pour regarder ce manège.

Nouveau jeu de jambes, plus habile que le précédent. Le monde tournait alors que la mélodie enflait, les soucis du quotidien et les ennuis de la vie disparaissaient sous cette chorégraphie endiablée. Un couple se porta à leur hauteur, virevoltant avec une aisance aérienne. Elle ne connaissait pas cette femme d'âge mur qui anticipait chaque mouvement de son cavalier d'une simplicité naturelle. Les concurrents tournèrent, la blonde reconnut cette vague noire et argentée : Pedro. Ce dernier ne put se retenir de lui dévoiler un sourire provocateur.

Elle connaissait les talents de son mentor pour avoir déjà valsé avec lui. Gracieux et élégant, même dans la simplicité il savait magnifier ce qu'il entreprenait. Mais ce soir, il faisait preuve d'une débauche de mouvements composés, fusionnant au rythme de la musique. L'élève contre le maître. Un nouveau défi à relever.

Arcadia était certaine que Vigo ne pouvait pas refuser non plus. On venait le défier sur son territoire. Les Turiens étaient très sensibles lorsque l'on abordait la question de l'honneur. Leurs prises se firent plus souples, légères, prêtes à tout. Les gestes devenaient plus fluides et longs.
La différence physique du jeune duo était à prendre en compte, si cela était un handicap sur certains points, cette discordance pouvait aussi ouvrir d'autres portes inaccessibles aux deux rivaux.
Pour ponctuer cette affirmation, le natif de Palaven fit tourner sa partenaire, la surplombant de toute sa hauteur, il exécuta ce geste avec dextre.

Le duel continua, les corps bougeaient sans s'arrêter, parfois face à face, parfois l'un derrière l'autre, s'éloignant pour mieux revenir. Le contact électrisant des mains de Vigo la maintenait dans cet ouragan musical.
Elle aurait pu tenir éternellement, mais toute chose avait une fin. Les notes atteignirent leur apogée, accordant à chacun un dernier mouvement, les jambes du Turien se plièrent doucement jusqu'à arriver près du sol. Elle suivit sans opposer de résistance, une jambe glissant le long du sol, l'autre près du corps. Collée à son complice, elle vint poser sa tête contre le col de celui-ci, goûtant à son odeur pour la première fois.
Son esprit s'agita alors qu'elle sentait cette envie naissante attiser le feu qui la dévorait déjà.
Ils se relevèrent tandis que Pedro déposait sa compagne au sol. Des applaudissement s’élevèrent des rangs des spectateurs. Le quatuor se salua respectueusement, la mine réjouie, puis se retirèrent laissant la piste libre alors que le DJ profitait de cet élan pour chauffer la salle.




Prenant place sur l'un des tabourets du bar, le Turien à ses côtés. Elle choisit un cocktail sur la liste et le commanda. Ce fut la dénommée Maze qui s'en chargea, avec toujours ce même talent.

« A ce que j'ai pu comprendre, vous avez été plutôt remarquable à l'école de santé... Vos parents ont du être fiers de vous j'imagine ? »

Arcadia tourna ses yeux bleus vers Vigo, surprise de la question et de comment il connaissait son parcours. Elle le fixa durant quelques secondes.

« Je ne suis pas plus brillante qu'un autre. Je tente juste de donner le meilleur de moi même, comme chaque médecin devrait le faire... Je ne dois mon diplôme qu'à la chance d'avoir survécu, d'avoir été là aux bons moments et avec les bonnes personnes. Mais vos sources ne sont pas aussi bonnes que cela Mr Sartarion. Seul mon père peut-être fier de moi. Je n'ai pas eu la chance de connaître ma mère... Ne soyez pas désolé, je ne pense pas être la seule à avoir perdu un proche ces dernières années. J'ai largement eu le temps de faire mon deuil », dit-elle en sirotant son cocktail. Oui son deuil était fait... N'empêche qu'elle aurait apprécié rencontrer cette femme, autrement que sur des photos ou évoqué par son père, de pouvoir appeler quelqu'un « maman ».

Alors que le Turien allait poser une seconde question, elle lui posa un index inquisiteur sur la bouche...

« Allons mon cher, ou est passé le gentilhomme que j'ai rencontré plus tôt ? A mon tour si vous le voulez bien, elle ponctua cette question rhétorique d'un sourire charmeur. Vous avez l'air d'adorer ce que vous faites... mais comme tout travail il y a toujours des points noirs. Qu'est ce que vous détestez dans le votre ? »

« En effet j'adore ma vie ! Le point noir ? S'occuper d'une affaire quel qu'elle soit, c'est comme avoir des enfants : c'est à temps plein. C'est une obsession magnifique, qui fait relever des défis quotidiens, un apprentissage incroyable, un enrichissement au jour le jour... Qui demande énormément d'investissement, de prise de risque et de confiance en soi. Je ne pourrais pas dire que j'ai des points noirs maintenant. Au début oui, car il y a toujours cette phase d'incertitude, où l'on se pose des questions, où l'on se demande si l'on a bien fait tout comme il fallait ou tout simplement si ça va marcher. En résumé, je dirais simplement que c'est un poids. Mais un poids tellement agréable... Et qui me permet de rencontrer de belles personnes. »

L'ambiance enjôleuse revenait doucement après la première question quelque peu maladroite. L'humaine n'en tenait pas vraiment rigueur, ce n'était qu'un détail parmi tout ce qu'ils avaient échangé ce soir. Certes elle aimait être surprise, mais la vie professionnelle et personnelle était un autre domaine, qu'elle préférait dévoiler elle même.

« Comment en êtes-vous venue à devenir médecin ? Surtout, pourquoi diable dans les armées ?

-J'ai baigné dans ce domaine depuis mon plus jeune âge. Aider son prochain, l'accompagner et le soigner. La vie vaut la peine d'être vécue, si je peux aider une personne malade, je le ferai et me battrai jusqu'au bout pour elle. Quant à l'armée... Je dois vous avouer que j'aime l'action et les défis à relever. Être engagée me permet d'avoir les deux en même temps. Je ne me voyais pas passer ma vie dans un laboratoire ou dans un hôpital sur la Citadelle. J'ai besoin d'être un minimum structurée, sinon je n'en fais qu'à ma tête, elle accentua la fin de se phrase avec un air insolent, ou du moins elle tenta. Vous parliez de risques tout à l'heure. Lequel a été le plus dangereux à vos yeux ? », elle se pencha légèrement en avant, donnant à la conversation un air de conspiration que le Turien entretint à merveille.

« Je vais reprendre l'exemple des enfants : certains parents commettent des actes éthiquement répréhensibles pour les protéger de la vie extérieure, pas vrai ? Il a fallu que j'en commette également. Je partagerais tout ça avec plaisir dans un lieu plus intime et qui dispose de moins d'oreilles... Mis à part ça, de façon plus terre à terre, mon risque principal est tout simplement d'avoir misé beaucoup d'argent sur ce cheval qu'est le LUX et ce uniquement sur le réseau de contacts que je m'étais créé depuis ces dernières années. Il y a de nombreuses anecdotes concernant des... "partenariats" que des personnes désiraient créer avec moi, certains pas nécessairement très légaux, à vous raconter. Mais, encore une fois, je vous partagerais tout ça avec plaisir à l'abri d'oreilles indiscrètes. »

Elle croisa le regard de son interlocuteur, ses yeux ne mentaient pas. La doctoresse observa un court silence interdit. Elle non plus n'était pas blanche comme neige, sa hiérarchie lui avait déjà ordonné de commettre des actes qui entraient parfois en conflit avec ce qu'elle avait juré de protéger et ses convictions. C'était un mal pour un bien, du moins c'est ce qu'elle tentait de se faire croire. Au final peu importait la profession, lorsque la politique s'y mêlait, il fallait quelqu'un pour faire le sale travail. Était-il vraiment utile de rentrer dans les détails? Dans cette soirée dédiée à la joie et au plaisir? Définitivement non. Bien qu'elle approuva intérieurement l'honnêteté intellectuelle de Vigo qui était tout à son honneur, elle avait envie de partager autre chose avec ce Turien que les sombres détails du LUX.

« Le secret le mieux gardé est celui que l'on ne dit pas, Mr Sartarion. Vous ne pensez pas? N'oubliez pas que j'ai été invité pour passer un bon moment... », termina lascivement Arcadia.

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MessageSujet: Re: "X"   Sam 26 Mai 2018, 10:22



« Evidemment, ma chère, bien évidemment. », rassura-t-il, levant une main paume ouverte pour appuyer ses propos avec un nouveau sourire dont il avait le secret. « Je ne faisais que répondre à votre curiosité. »
Il en profita pour resservir à Arcadia un verre du vin que le serveur leur avait apporté plus tôt. Il échangea également son précédent whisky avec le spiritueux. Il appréciait ce délicat moment qu'ils partageaient tout deux. Cette séance de danse endiablée avait été des plus rafraîchissantes... Il avait pu apprécier encore plus d'atouts et de qualités de cette femme qui semblait, de minutes en minutes, attiser davantage l'intérêt du turien à l'égard de la médecin. Cela faisait quelques temps qu'il ne s'était pas surpris dans de tels flots sentimentaux, pourtant, on ne pouvait pas dire qu'il menait une vie morne et triste : il s'agissait là des quelques phares qui illuminaient le chemin d'une vie. Il devait être tellement illuminé depuis son repas et sa danse avec elle que quelques regards furtifs les observaient de temps à autre, comme si lui - ou elle - étaient des privilégiés pour on ne sait quelle raison.

Après avoir lui aussi pris part au rituel de dégustation du vin, il fit glisser un peu du contenu de son verre dans sa gorge, après l'avoir fait tourner une fois dans sa bouche afin d'en apprécier les saveurs cachées. Il hocha la tête de satisfaction. « Vous aviez bien raison, il est parfait, ce vin. Je vais peut-être vous engager pour tester mes vins ! », plaisantait-il en reposant sa coupe. « Dites-moi, Arcadia - si je peux me permettre de vous appeler ainsi ? - quels sont vos plus profonds désirs ? Ce qui vous fait vous lever chaque matin et vous endormir chaque soir la tête reposée ? », lui demandait-il après s'être avancé quelque peu, charmeur et tout simplement curieux.

« Mes désirs ? », laissait-elle en suspend, se mordillant furtivement la lèvre en regardant le turien, ce qui eut l'effet escompté auprès de son interlocuteur. « Je n'en ai que peu sur le long terme, ils se créent plus sur mes envies ou en fonction de mon humeur. Peut-être trouver quelqu'un avec qui aspirer au bonheur... C'est un peu guimauve je sais. », elle laissa éclater quelques rires sincères, probablement accentués légèrement, grisée par l'alcool. « Mais sans enfants ! Ça peut paraître contradictoire pour quelqu'un qui sauve des vies.. Mais je n'ai pas la patience pour cela... j'aurais la sensation de m'occuper de moi deux fois plus.  »

Vigo ne peut s'empêcher de lâcher un rictus amusé. En vérité, l'entrepreneur ne savait pas vraiment quoi en penser. Sans jugement aucun, trouver un partenaire de vie n'était pas son objectif. Il laissait cela à la loi de l'attraction : la vie mettrait dans son chemin des personnes jusqu'à ce que la bonne s'invite à bord et accepte de naviguer avec lui. Des enfants ? Loin d'être dans ses priorités. Des personnes d'un autre style de vie le jugerait probablement en pointant du doigt sa quarantaine approchante sans héritage. Ce n'était pas son style de vie, il avait choisi la vie qu'il menait, et cela lui convenait à merveille. Bien entendu, elle n'était pas blanche immaculée.
« ... Le fait d'accomplir mon devoir également, s'il est bien fait alors je pourrais m'endormir sans tracas et me réveiller en sachant qu'une journée complètement différente m'attend. J'aime l'imprévu et l'inconnu. D'ailleurs êtes-vous plutôt organisé ? Ou préférez la spontanéité ?  » terminait-elle sur une question... et un contact sur son tabouret du plat du pied à talon d'Arcadia.

Vigo dut avoir qu'à partir de là, il décidait de ne plus asseoir de contrôle sur la situation. Il laisserait les choses venir comme elles le doivent... Qu'importe le résultat. « Pas de routine, quelle excellente devise. », il but un peu de vin. Il commençait à sentir que son corps transformait l'éthanol dans son corps, il se désinhibait à son tour, petit à petit. « Tout dépend du sujet ! Dans les affaires, il faut l'être... Mais à côté, je laisse mon instinct parler. Comme je le fais avec vous. »

Il étendit son bras sur le bar après avoir déposé son verre, le rapprochant ainsi de l'humaine. « J'ai presque du mal à le croire... Comment une femme intrigante comme vous peut-elle être encore seule ? », lançait-il, ironique et joueur.

Arcadia sourit, rougissant quelque peu : « Je pense que je ferais une mauvaise compagne, j'ai bien partagé un peu de ma vie avec des militaires, mais vous n'imaginez pas à quel point les relations avec eux sont complexes. Je suis souvent absente et il m'arrive encore de risquer ma vie. Peu de personnes supportent ceci. Mais peut-être ne suis je pas encore assez mature pour songer à me poser définitivement avec quelqu'un. J'aime garder une certaine indépendance et profiter des différents plaisirs de la vie sans avoir à me soucier si cela va dérangeait quelqu'un ou non. Mais je pourrais vous retourner la question ? Comment un Turien aussi galant peut-il être encore seul ? »
« Oh, les histoires entre militaires sont une affaire de mœurs dans la Hiérarchie. » intervint-il en rigolant. « Certains trouveraient cette idée fort plaisante. Si vous saviez aussi combien de couples vivent mieux "séparés", si l'on puis dire. Dans le sens où ils apprécient ainsi de nouveau chaque re-rencontre. »

Avant de répondre à la dernière question, tout à fait légitime, il prit une grande inspiration, comme pour profiter de l'instant présent, de la musique, et de l'alcool qui semblait à la fois endormir et exciter ses sens. « Vous l'avez dit vous même : Vous êtes indépendante, et préférez jouir des plaisirs de la vie, sans avoir à rendre compte à qui que ce soit. Disons que je partage fondamentalement cette idée... Jusqu'à ce que quelqu'un me prouve le contraire. », avec sourire que l'on pourrait interpréter avec plein de sous-entendus.

Avant qu'elle ne puis lui répondre, ou que Vigo ne puisse ajouter quoi que ce soit dans ce sens, son poignet vibra : Mazikeen avait repéré Fallaci à l'entrée. En plus de ce rappel précédemment ordonné par son patron, de sa part sa position géographique, elle ajouta à voix haute, s'interposant presque dans la bulle intime créée par les deux tourtereaux.

​« Fallaci est à l'entrée, Vigo. Je préviens le DJ. »

Cela eût l'effet d'un pavé dans l'eau de l'esprit du turien, presque désolé d'être interrompu, il savait dans un coin de sa tête qu'il y aurait une telle intervention. Il remercia Maze et se tourna une dernière fois vers Arcadia, se permettant de lui prendre les mains : « Vous m'en voyez navré ma chère, mais les affaires m'appellent. Je reviens juste après. », et enfin il se leva, pour traverser l'esplanade entre les danseurs, les buveurs et ceux qui discutaient tranquillement verres en main, pour monter l'escalier deux marches par deux, rejoignant ainsi le second étage - et l'entrée principale. Il se permit de s'arrêter une seconde ou deux en haut de l'escalier, main sur la rambarde, afin d'admirer l'ambiance générale du LUX : la soirée était très bien lancée ! Puis il se faufila dans les couloirs jusqu'à arriver à l'entrée où était disposé pour l'occasion, des banderolles du nouvel an, des rolls-ups électroniques du LUX pour des photo-shooting, et d'autres accessoires afin de passer une bonne soirée et d'en garder un souvenir. Le branding et les goodies étaient essentiels pour ce genre de lieu, et étaient particulièrement efficaces lors de soirées electro-techno.

Il y croisa là, discutant avec un de ses collègues, le fameux Fallaci Noïmi, grâce à qui tout le monde avait mangé et buvait gratuitement. Dans un lieu de qualité et de luxe tel que le LUX, autant dire que de l'argent avait été mis sur la table. Bien évidemment, Vigo lui avait fait un prix.

​« Vigo ! Ça fait plaisir de te revoir ! », s'exclama-t-il en revoyant le turien apparaître derrière la porte coulissante de l'entrée. Les deux compères eurent une brève accolade. ​« Alors, est-ce que tout le monde s'amuse bien là-dedans ? Ça ne te dérange pas si mon chauffeur vient s'amuser aussi un peu ? J'ai pas envie qu'il traîne dehors pour le tic-tac, tu vois ? », ajoutait-il en désignant son acolyte juste à côté, très jeune et assez timide.

Vigo sourit au jeune homme puis à Fallaci : « Bonsoir Fallaci, haha, bien sûr que non. Allons, rentrons si vous le voulez bien ! », dit-il en invitant d'un geste de la main à passer la porte coulissante, un vigile stoïque et immobile à côté dont on aurait dit une statue. Les trois hommes rentrèrent dans le club. Le jeune chauffeur descendit immédiatement les escaliers, se ruant discrètement sur le bar pour consommer ce qu'il y avait à portée de main... et que Maze daignerait bien lui servir.

Les businessmen eux restèrent en haut, tout deux mains sur la rambarde, l'un à côté de l'autre, contemplant la soirée.
« Tu ne m'avais pas menti, c'est vraiment un endroit fantastique. », dit-il en lâchant un bref rictus. « Aucun problème jusque-là ? »
« Tout roule, les invités ont l'air d'apprécier la soirée. » il regarda son omnitech. 23h passées. « Allons faire notre petit speech, avant qu'il ne soit trop tard et que minuit passe. »
« Après toi. », fit-il en souriant à son tour.

Vigo descendit les escaliers, Fallaci lui emboîtant le pas. Ils se dirigèrent vers l'esplanade, où, sur un côté, avait été érigé une petite estrade où de temps en temps une danseuse un peu alcoolisée improvisait un déhanché ou des pas afin de mettre un peu d'ambiance autour. Vigo s'appuya sur les discrètes marches de l'estrade pour y grimper, il avait ainsi un petit mètre de hauteur supplémentaire, et Fallaci le rejoignit sur l'estrade. Le propriétaire activa son omnitech afin qu'il se transforme en micro, relié aux enceintes, il fit deux-trois réglages de volume et de gain, pour éviter de casser les oreilles à tout le monde ou encore de grésiller ou pire, un larsen. Il fit un petit signe de main en l'air pour que le DJ baisse progressivement la musique jusqu'à un seuil minimum afin qu'il n'y ait pas de silence.
« Mon général, mesdames et messieurs bonsoir à tous ! », lança en premier lieu Vigo afin de capter l'attention, le temps que les têtes se tournent vers lui et Fallaci. Il fit une brève révérence : « J'espère que vous allez tous bien, et que vous appréciez votre soirée ici, je suis Vigo Sartarion, propriétaire du LUX, et j'ai l'honneur aujourd'hui de vous présenter dans un instant la personne qui est à l'origine de cette idée de fêter la nouvelle année en votre honneur, membres et dignitaires militaires conciliens. »

Il fit deux-trois pas sur l'estrade, il observait que les yeux de son audience le suivait. Bien, il pouvait commencer. « Bien entendu je ne vais pas faire long, je voulais simplement vous exprimer, du plus profond de mon cœur, mon bonheur que de vous partager mon habitat - car j'habite juste au dessus, mesdemoiselles - », quelques rires dans la salle et des sifflements audacieux. «  Pour votre gala de la nouvelle année. Bien évidemment, le financement et le but de ce gala est double : pour votre bonheur mais, et je fais là appel à votre bon cœur en échange de votre invitation gratuite ici, également pour une association caritative, dont vous trouverez une représentante à l'étage dans un des carrés centraux. », il pointa un léger doigt en direction de l'étage, en face, à l'opposé de lui. « Auprès de mademoiselle N'laan, qui vous fera le plaisir de vous expliquer le but de cette même association. Allez, trêves de bavardages, voici l'homme qu'il vous faut applaudir pour ce soir, s'il vous plaît, accueillez avec moi monsieur Fallaci Noïmi ! »

Vigo applaudit avec vigueur, et ainsi une majorité de la salle joignit ses mains également afin d'acclamer le dénommé Fallaci Noïmi, mécène de la soirée... et lobbyiste de l'armement et de l'industrie militaire.
« Bonsoir à tous ! Merci ! Merci. », fit-il en activant son omnitech de la même façon que Vigo quelques minutes auparavant. « Tu me fais trop d'honneur Vigo, haha. Je vais faire bref également, pour ne pas gâcher votre soirée et parce que Vigo à tout dit, je vous invite vraiment à prendre contact avec mademoiselle N'laam pour notre fondation. Je suis donc Fallaci Noïmi, pour vous servir, je suis ravi d'avoir pu financer ce gala, de pouvoir vous souhaiter de passer une excellente fête de la nouvelle année et ne manquez pas le compte à rebours ! DJ c'est reparti ! »

Sur ces mots, la musique reprit sur une note un peu plus explosive, pendant que les deux protagonistes redescendaient de l'estrade. L'humain posa sa main sur l'épaule du turien en le remerciant, puis quelques curieux les attendaient en bas, afin d'échanger quelques mots. Vigo, de son côté, n'avait qu'une pensée en tête... Rejoindre Arcadia. Il jeta un œil à son omnitech : 23h23.



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MessageSujet: Re: "X"   Sam 26 Mai 2018, 20:06

"X"
Elle



le regarda partir, sans dire un mot alors qu'une partie de l'illusion disparaissait. Soupirant elle attrapa l'une des quelques sophistiquées carafes d'eau et remplit un verre. Une petite part de Arcadia appréciait de se retrouver à nouveau seule, pour se recentrer, retrouver ses esprits loin du charme de Vigo.
Cette joute verbale avait été attrayante au plus haut point. Personnage haut en couleur, avec quelques points d'ombres qui lui donnait un air énigmatique. Sous cette apparence de simple citoyen se cachait une personne qui ne devait pas refuser un peu d'action. Était-elle certaine de vouloir aller plus loin après les quelques sombres mystères qu'elle avait pu ouïr ? Elle ne savait pas vraiment quoi en penser, son corps lui le désirait. Il était parfois difficile de lutter contre ses instincts primaires, surtout quand l'ivresse sous toutes ses formes vous envahissait. Y avait-il un mal à se sentir aimée ou spéciale pour une nuit lorsque le plaisir était partagé ? Certainement pas.

La doctoresse reporta son attention vers la numéro deux de l'établissement. Cette dernière avait l'air d'avoir anticipé sa réaction, leurs regards s’accrochèrent.

« Vigo Sartarion... un bien étrange Turien.

-Sacrée bête hein ? S'il n'existait pas, il faudrait l'inventer. Même s'il est casse-couilles parfois, haha.

-Maniaque comme il a l'air, je n'en doute pas une seule seconde. »

Elle sourit. A son tour de faire un peu d'investigations. Elle comptait bien faire un peu de bluff tant qu'il en était encore temps.

« Vous connaissez vous de longues dates ?

-Vigo ? Ha. Ça fait plusieurs années... je dirais dix ans ? Il quittait tout juste la Hiérarchie quand nous nous sommes rencontrés.

- Un petit moment donc... Et a t-il d'autres activités ? Autre que le LUX ? Du genre que les parents ne punissent pas, , nouveau sourire bien que plus sérieux.

- Ah, petite fouineuse !

- Curieuse est plus juste !

- Il propose souvent ses services comme consultant en médiation commerciale. Arranger des deals, discuter avec des représentants, c'est tout lui. Ca lui permet d'agrandir son cercle de connaissances et d'éventuellement en tirer parti dans le futur. Sinon, ça lui est déjà arrivé de travailler une ou deux fois avec le SSC. Grâce à son réseau encore une fois. Concernant le LUX, ça, je lui laisse le plaisir de vous en parler. »

- Il aurait été curieux qu'un tel orateur ne fasse pas profiter de ses talents... »

Falacci avait acheté donc acheté les services de Vigo pour quelques contrats qui devaient être en rapport avec les forces Conciliennes. Ce même mécène qui avait permit cette soirée.

« Un petit défaut bien à lui ?

- Il vous a tapé dans l'œil, hein ?

- Difficile de le cacher.

- Vous lui avez bien tapé dans l'œil aussi, remarquez, lâcha Maze amusée. Des défauts, il en a. Arrogant, impétueux, borné, limite insolent.. mais c'est lié au business. En dehors des affaires, c'est un vrai enfant. Insouciant, voir ignorant, heureusement que je suis là pour veiller sur lui de temps à autres. Il a tendance à se sentir invulnérable dans des situations... tendues.

- Eh bien... C'est très instructif. Merci pour la conversation ! Si vous voulez bien m'excuser, je vais aller faire un don avant que tout le monde n'ait la même idée. Et pas un mot à Vigo d'où je vais, laissez le un peu attendre », termina t-elle d'un ton joueur.

Arcadia grimpa les marches deux à deux. Elle se bénissait de ne pas avoir opté pour des talons aiguilles ou autres fantaisies du genre. Une Asari à l'air sage et plus sobre que la moyenne des convives attendaient. Quelques autres personnes ayant eu la même intention qu'elle étaient déjà présentes, mais pas assez pour créer une file d'attente. Un papier, des crédits en moins et deux minutes plus tard, l'humaine vint se placer près de la mezzanine, observant le monde en dessous. Le discours arrivait à la fin. Elle ne pensait pas avoir raté grand chose, applaudissant discrètement.

Vigo descendit de la scène, ses responsabilités l'obligeaient à prendre un bain de foule. Elle lisait en lui un mélange de frustration et d'énervement d'être bloqué par ces mondanités. Certaines positions et mimiques ne trompaient pas, bien qu'il essayait de ne rien laisser en paraître.
Le Turien regarda son omnitech avant de fendre le flot d'invités pour retourner au bar. Elle ne put voir son visage, ce dernier lui tournant le dos. Il reprit néanmoins sa place, prenant son mal en patience.

La Martienne passa furtivement sa langue sur ses lèvres. Il était temps d'y retourner. Descendant calmement les marches, elle s'approcha discrètement de son compagnon.

« Vous n'êtes pas le seul à aimer vous faire désirer Mr le médiateur, lui susurra t-elle plus provocante que d'habitude, tandis qu'elle posait une main délicate dans son dos. Ne souhaiteriez vous pas profiter d'un peu d'intimité pour terminer notre conversation ? Et fêter cette nouvelle année dans un cadre moins... bruyant ? »

Elle termina cette phrase avec un air angélique qui lui était propre, alors que sa main suivait la chute de l'échine du Turien.

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MessageSujet: Re: "X"   Sam 26 Mai 2018, 23:11

En temps normal, il aurait adoré ce bain de foule, ces personnes curieuses, ces questions parfois banales, ces prises de contacts hâtives et furtives. Aujourd'hui, cet instant éphémère, repoussait sa conscience dans ses retranchements. Il dut faire un effort considérable pour garder un visage serein et confiant, tel un masque incrusté dans les écailles de sa peau protectrice. Fort heureusement, l'agencement et les couleurs de ses peintures l'aidaient dans cet exercice difficile. Avec Fallaci à ses côtés, ils répondaient à deux-trois questions, serraient des mains, affichaient des sourires qui se voulaient complaisants. Malgré lui, il ne pensait qu'à une chose, une sensation. Une personne. Arcadia. Il leva furtivement les yeux au dessus des épaules de ses interlocuteurs grâce à sa grande taille, surplombant l'esplanade, directement vers le bar où il se rendit compte qu'elle n'y était plus. Sous cape il haussait des épaules, estimant et se convainquant qu'elle y reviendrait tôt ou tard. Il se concentrait pour se détacher un peu plus émotionnellement de cette atteinte du monde extérieur dans sa propre bulle. Il avait longtemps travaillé pour les contrôler.

Dans le monde des affaires, les émotions n'était pas quelque chose que l'on pouvait laisser libres comme l'air. Il fallait les contrôler, afin de contrôler son environnement. Ceux qui comprenaient cela et jouaient avec, étaient les maîtres du jeu. Du jeu de la vie.

​« [...] Oui, vous savez à quel point ça me fait plaisir de voir tout ça. Ce n'est le genre d'événements que l'on ne voit que trop peu souvent dans une vie... [...] Vigo et moi nous sommes rencontrés il y a quelques mois maintenant... [...] ...Vraiment ? Je l'ignorais... [...] Oui, j'ai travaillé avec l'Alliance Interstellaire sur ces dossiers, mais, plus tard voulez-vous ...? [...] Amusons-nous... [...] Non, non... [...]  »

Il captait des bribes de conversations, de réponses. Quand il eût suffisamment l'esprit clair pour comprendre qu'une question lui était adressée, il répondit, calmement, en terminant avec un sourire :

« Je vais laisser mon ami Fallaci ici présent prendre la main, veuillez m'excuser. »

Enfin, il s'extirpa du flot de questions pour séparer en deux la foule afin de se diriger vers le bar. Il n'avait rien en main et il avait un besoin physique de boire. Maze, le comprenant maintenant mieux que quiconque, lui avait déjà servi un verre d'eau afin qu'il s'hydrate la gorge, et l'esprit. Il se contenta de s'asseoir sur un des hauts tabourets, prenant appui du bas de son dos contre le comptoir. Il était ainsi calé, relativement confortablement, observant la soirée reprenant son cours. Dans plus très longtemps il serait minuit, et une nouvelle année pleine d'opportunités débuterait. Traditionnellement, dans les mœurs communes, il s'agirait là de faire une liste de vœux, de souhaits que l'on désirerait accomplir. Vigo savait très bien ce qu'il voulait. C'était d'ailleurs écrit en grand dans son bureau dans lequel il allait finalement que rarement, préférant le confort et l'espace des canapés de son living-room avec vue sur le Présidium.

Il décala sa tête vers la gauche sans bouger le reste de son corps, s'adressant à Mazikeen : « Tu pourras prendre la main pour le compte à rebours et le reste ? J'ai envie de profiter de ma soirée sans être dérangé. »
Il ouï un petit rire amusé dans son dos. Il savait très bien ce qui passait dans l'esprit de sa partenaire. Elle n'eût pas besoin de l'exprimer, tout était dit. Vigo se contenta de sourire, après tout, il avait décidé qu'il laisserait l'univers faire ce qu'il voulait d'eux pour ce soir. Il accepta donc ainsi toutes les éventualités. En attendant qu'Arcadia revienne, il se sondait : ce flot d'énergie, d'émotions.. il ne l'avait que très rarement ressenti. D'autant plus de façon si intense qu'il en perdait le contrôle. Il avait coutume dire qu'il n'y aurait qu'une femme sacrément unique pour cacher le monde à ses yeux. Il fit glisser le reste de son verre d'eau dans son corps à la silhouette fine propre à la physiologie turienne.

Puis il sentit sa présence. Il sentait presque son souffle chaud ainsi qu'une brève odeur de parfum alors qu'elle lui glissait dans l'oreille :

« Vous n'êtes pas le seul à vous faire désirer, monsieur le Médiateur... Ne souhaiteriez vous pas profiter d'un peu d'intimité pour terminer notre conversation ? Et fêter cette nouvelle année dans un cadre moins... bruyant ? »

Il tourna alors lentement la tête vers Arcadia. Qui avait elle aussi affiché un masque : celui d'un ange. On aurait presque dit qu'elle avait une auréole sur la tête. Vigo devait rêver. Cette soirée n'était vraiment pas banale. Bien que dans le passé il avait déjà eu de très nombreuses occasions de monter accompagné pour terminer des soirées dans son penthouse, ce fut bien la première fois qu'il eût une demi-seconde d'hésitation. Il ne la prenait vraiment pas à la légère.
« Avec grand plaisir. », conclut-il. « J'habite juste au dessus, comme tout le monde le sait maintenant. » faisait-il référence au speech de tout à l'heure. « Allons-y. »

Il se leva, glissant une main dans la descente de reins d'Arcadia pour doucement l'inviter à lui emboîter le pas en direction des escaliers opposés à ceux de l'entrée. Il aurait juré qu'il avait entendu un autre petit rire de Maze ainsi qu'un clin d’œil à Arcadia, mais son esprit devait lui jouer des tours. Il montèrent donc le fameux escalier et bifurquèrent vers la gauche vers un renfoncement dans le mur qui abritait un discret ascenseur. Un badge et ses trois doigts sur un lecteur, et celui-ci s'ouvrit direction son penthouse.

La musique s'étouffait au fur et à mesure que l'ascenseur montait. Il y avait de l'espace dans cet ascenseur, mais, étrangement, ils demeuraient proches l'un de l'autre, et le bras autrefois dans la descente de reins s'était retiré. Vigo savait que la montée ne durait que quelques secondes, mais cette fois-ci, le moment semblait durer des heures. Ils se regardaient, se jaugeant presque, le turien était plus que tenté d'abattre carte sur table de jouer franc-jeu avec sa partenaire de la nouvelle année... Mais la soirée n'était pas encore terminée, et il y aurait d'autres occasions plus pertinentes. Il se contenta de dire, faisant glisser sa mèche rebelle derrière son oreille : « Cet ascenseur est très pratique lors de soirées bien arrosées. » il laissa échapper un petit rire sincère, lui évoquant alors de nébuleux souvenirs.

Ainsi l'ascenseur s'ouvrit, dévoilant l'antre de Vigo. Son antre, son repaire, le lieu où il se ressourçait autant que celui où il partageait ses plus profonds secrets. La première vision était celui d'un immense living-room qu'on aurait presque dit aussi grand que l'esplanade du LUX, avec en arrière-fond une immense baie vitrée avec un large balcon-terrasse avec vue sur le présidium. Une vue aussi splendide que les taxes qu'il payait au conseil. Mais, mon dieu que ça valait le coup. A chaque fois qu'il remontait, ses yeux scintillaient de fierté. Sa mère n'avait pas encore eu l'occasion de venir, mais il aurait vraiment aimé que son père voit cette vue, en étant fier du travail accompli par son fils.

« Et voilà l'antre ! », fit-il en sortant de l'ascenseur d'un pas tranquille, comme s'il faisait la visite à un futur acheteur. Il écarta les bras pendant un instant de façon à s'imprégner de l'ambiance. La musique était légèrement audible en fond, sans être gênante. Entre l'ascenseur et le living-room, un bar personnel avec ce même effet de profondeur imposé par des miroirs de même facture que ceux présents dans le LUX. Inutile de dire que les designers du nightclub et du penthouse étaient les mêmes. Sur la droite, on voyait l'entrée avec deux-trois marches d'une chambre spacieuse avec elle aussi des pans de baies vitrées et un petit salon discret, et à gauche, une grande cuisine à l'américaine caractérisée par un somptueux plan de travail-îlot surmontée d'une hotte à étagères. Tout le penthouse semblait immense, avec des lumières, des objets décoratifs un peu partout. Encore une fois, de l'argent disponible partout, pour qui savait déceler là où était la valeur. Le but n'était pas de s'auto-impressionner avec du luxe visible à outrance.

Il se décala vers la gauche, vers le bar, laissant ainsi le champ libre à Arcadia d'explorer à son aise le nouveau lieu. Il prit deux verres et se tint prêt à passer la main dans certains rangements pour dénicher les bons vouloir de son obligée.
« Faites comme chez vous Arcadia. Qu'est-ce que je vous sers ? »



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MessageSujet: Re: "X"   Dim 27 Mai 2018, 15:31

"X"
L'



ascension était insupportable, était-ce l’ascenseur qui était lent ? Ou bien le building qui était sans fin ? Elle ne saurait le dire à cet instant présent. Un sentiment de vide la traversa lorsque que le Turien retira sa main. Leurs yeux étaient rivés l'un sur l'autre, se dévorant littéralement du regard.
Malgré cette tension palpable et cette envie qui la dévorait, Arcadia luttait contre cette petite voix qui lui murmurait à l'oreille de se libérer de cette retenue qu'elle s'infligeait, qu'elle avait suffisamment attendu.

Elle se concentra sur la musique, devenant de moins en moins audible au fur et à mesure qu'ils s'éloignaient du sol. Visualisant le son comme le seul rocher tenant face à cette tempête d'émotions qu'elle subissait. D'un geste doux, il vint dégager cette éternelle mèche rebelle qu'elle entretenait avec soin, la glissant derrière l'oreille. Elle le laissa faire, lui offrant un doux sourire.

« Cet ascenseur est très pratique lors de soirées bien arrosées, ainsi rompit-il le long silence. Il lâcha un rire, amusé par sa remarque.

- Je me demande bien pourquoi », dit-elle avec une voix pleine de sous entendus, riant à son tour.

Lorsque les portes s'ouvrirent enfin, ce fut comme une libération, quelques secondes de plus et elle aurait très certainement craqué. Mettant le pied dans le penthouse, elle en eût le souffle coupé. Tout autour d'elle devint sourd, totalement absorbée par cet endroit. Ce n'était en rien comparable avec son appartement, et pourtant elle n'était pas à plaindre.
Les seules fois ou elle avait vu un logement de ce genre étaient en holo ou dans des magazines. Le voir en vrai, c'était autre chose.
Arcadia s'avança, ensorcelée par la beauté du lieu. On était loin de la débauche d'effet de tout genre, ou de l'attrait pour le scintillant et le clinquant. Il y avait ici, cet attrait pour le minimaliste, cette chance offerte aux petits détails de transcender l'atmosphère.
Elle remarqua un bar semblable à celui présent dans le nightclub, bien que plus petit. Laissant ses doigts effleurer les meubles, elle continua sa visite du living room, ses yeux vagabondaient sur les différents tableaux accrochés aux murs, tout autant qu'aux décorations ci et là. La doctoresse reporta son attention vers la grande baie vitrée et sa terrasse. La sensation d'ivresse remplacée par l'enchantement.

« Faites comme chez vous Arcadia. Qu'est-ce que je vous sers ? »

Il lui fallut quelques secondes pour être ramenée à la réalité. Elle regarda son interlocuteur d'un air songeur.

« Si vous avez du Rhum, de préférence non arrangé et sans glaçon s'il vous plaît ? Puis-je allé sur la terrasse ? »

L'ouverture automatique la laissa passer, l'humaine vint se poser contre la rambarde profitant de « l'air frais » recyclé. La vue sur le Présidium était splendide. Plusieurs autres réceptions avaient l'air de se tenir non loin du LUX comme le laissaient témoigner certains rooftops, des silhouettes se mouvaient au son d'une mélopée quasi inaudible depuis là ou elle se trouvait.
Enfin il arriva, lui tendant son verre.

« Merci Vigo », le ton était calme, en contraste avec les battements de son cœur. Elle porta le spiritueux à son nez, humant ses vapeurs, avant d'en prendre une gorgée. L'alcool roula sous sa langue, permettant d'en ressentir les arômes avant de le faire glisser vers son palais. La douce brûlure, caractéristique des alcools forts l'étreignit.
Ils laissèrent le silence s'installer doucement, échangeant un regard, un sourire, comme deux adolescents qui se cherchaient.

« Vous avez du l'entendre des dizaines de fois, mais la vue est vraiment magnifique, je pourrais passer des heures à la regarder sans m'en lasser, se risqua Arcadia. C'était terriblement banal.

- Vous me parliez de mes désirs un peu plus tôt. Vous devez en avoir aussi ? Des projets ou des désirs en rapport ou non avec le LUX ? »

Elle se rapprocha de Vigo en prononçant ses paroles, dos contre la rambarde, plongeant à nouveau ses yeux dans les siens. L'immense horloge du Présidium affichait 23h50, l'heure approchait.

« Ne serions nous pas plus à l'aise si nous nous tutoyons », demanda t-elle.

Le vouvoiement ne la dérangeait guère en public, mais dans un cadre plus intime, cette pratique lui paraissait désuète et la faisait se sentir plus âgée.

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MessageSujet: Re: "X"   Ven 01 Juin 2018, 17:32

Vigo ne savait plus où donner de la tête. Son cerveau lui hurlait de saisir l'instant présent, de lâcher cet énième verre de whisky dont il en avait tellement bu dans sa vie qu'il pourrait le distiller par cœur les yeux fermés. Ses neurones qui faisaient tourner ses hormones lui hurlaient de lâcher la pression, de laisser libre cours aux pulsions et de fixer ce lien qui unissaient les deux être en cette soirée. Il connaissait cette sensation, il l'avait ressenti régulièrement ces derniers temps. Cela sonna comme un sentiment tellement familier qu'il failli s'y abandonner.

Mais cela sonna comme une simple répétition, une note de musique redondante, d'une chanson dont on aurait perdu le fil au fur et à mesure qu'on l'aurait écouté. Le turien n'aurait su l'expliquer : la présence d'Arcadia, ici et maintenant, était le nouveau climax qui redonnait de l'intérêt à la mélodie, invitant ses auditeurs à danser, chanter et presque entrer en transe, bercés par les sonates. Il sourit sous cape, alors qu'Arcadia, lui faisant face, plongeait son regard dans le sien habillée de sa robe blanche immaculée, qu'on aurait dit un ange de lumière.

Il laissa s'exprimer son sourire enjoué, il était visiblement heureux.

« Vous me parliez de mes désirs un peu plus tôt. Vous devez en avoir aussi ? Des projets ou des désirs en rapport ou non avec le LUX ? Ne serions nous pas plus à l'aise si nous nous tutoyons... ». Elle s'était rapprochée de lui. Son cœur battait la chamade, il sentait sa nuque chauffer, visiblement, il perdait le contrôle. Tandis que son cerveau lui ordonnait de se jeter sur elle, son cœur, lui, comme béni par un cupidon alien, refusait systématiquement. Elle respectait bien trop la femme qui se trouvait en face de lui, désirant lui apporter un sentiment affectueux et tendre, comme un enfant qui découvrirait sa première amoureuse. Vigo eût un moment de latence, qui dura quelques secondes, comme s'il réfléchissait, en proie à une lutte intérieure. Il finit par rendre son regard à Arcadia :

« Tu as raison. Nous sommes bien plus confortables ici. », il risqua sa main libre sur la hanche d'Arcadia, la robe était très agréable au toucher, il sentait la peau sous le tissu, ressentant ainsi la douce chaleur corporelle qui en émanait. Il ignora la banale remarque maladroite sur le panorama et sur le sous-entendu de précédents avis.

« Mon désir est des plus simplistes, Arcadia : vivre comme un homme heureux et faire en sorte que mon entourage et environnement le soit aussi. » Aucun sous-entendu, ce qui l'étonna. Il parlait avec son cœur, à une femme qui faisait naître quelque chose de différent chez lui. Des émotions oubliées depuis très longtemps. « J'ai également un rêve. » Il posa délicatement son verre sur une tablette murale créée à cet effet. Il posa alors sa seconde main sur la hanche seule de la doctoresse. « Le LUX n'est qu'un véhicule pour mes désirs, tout comme mes relations professionnelles. Je pense pouvoir dire avec honnêteté que j'ai accompli beaucoup de choses dans ma vie, mes désirs sont réalité pour la plupart. Mon rêve est maintenant de pouvoir au quotidien aider les gens à réaliser leurs rêves, d'une façon ou d'une autre. Mais il n'y a rien de mieux que de pouvoir partager tout cet épanouissement personnel avec quelqu'un, et réaliser ses rêves également. »

Les yeux de Vigo étaient comme des aimants, attirés magnétiquement par l'aura de la femme qu'il tenait entre ses mains. Il était presque désolé d'être si grand, si tant est que cela la mettait mal à l'aise. Le visage d'Arcadia sur fond de vue du Présidium était une image digne d'un tableau. Peut-être en ferait-il faire un, qui sait ? Il serait sans doute le chef d'oeuvre de sa collection ornant son penthouse.

Il regarda du coin de l’œil la grande horloge. Vigo remarqua que la doctoresse aussi. 23h59. Une nouvelle année. Une nouvelle histoire. Ils se regardèrent plus intensément, alors qu'on entendait au loin, comme si la Citadelle résonnait à l'unisson, le compte à rebours. Vigo demeurait toujours silencieux, comme s'il savait - Arcadia également à n'en pas douter - l'issue de cette année, et le début de la suivante. Et enfin, le Présidium implosa.  

Une nouvelle année pleines de milliers d'opportunités et de nouvelles portes. Il avait pris sa décision. Il était temps d'en ouvrir une autre. « Je n'aurais pu souhaiter meilleure compagnie pour le nouvel an », avoua-t-il, avec un de ses sourires, cette fois ci beaucoup plus chaleureux.

Sans sommation, il fit une légère pression sur les hanches d'Arcadia, se rapprochant d'elle et de son visage, l'embrassant tendrement sur fond de feux d'artifices, de joies et de fêtes.



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MessageSujet: Re: "X"   Sam 02 Juin 2018, 18:25

"X"
Rêvait



elle ou venait-il de lui faire une proposition plus sérieuse qu'elle n'en avait l’habitude ? Une certaine confusion s'empara d'elle, sa raison essayant désespérément de décrypter la situation. Cette dernière entravait par l'ivresse des boissons consommées.
Les personnes avec qui elle avait l'habitude de partager une nuit savait pertinemment que cette relation s'arrêtait le lendemain matin. A la différence qu'ici, Arcadia s'était enfermée elle même dans son propre jeu, fixant des règles incertaines. Tout comme ses sentiments envers Vigo. Il avait tout pour lui plaire : une personnalité forte, de l'humour, charismatique, enfantin sur les bords.
Elle avait envie de lui maintenant, son corps le lui faisait entendre. Mais sur le long terme ? Elle n'en avait aucune idée. La seule chose qu'elle ne souhaitait pas était de le blesser.

Les mains du Turien sur ses hanches dégageait une chaleur agréable, apaisante même, comme si en ce moment plus rien ne pouvait l'atteindre. Ils était si proche l'un de l'autre, l'Humaine devait relever la tête pour apprécier le visage de son compagnon. Le monde s'arrêta de tourner dans l'esprit de la Martienne, seul ce silence enjôleur était présent, écrasant même le son des musiques lointaines. Son cœur battait la chamade d'une vigueur renouvelée lorsqu'elle passa ses bras autour de la taille fine du Turien. Des vagues de chaleur la traversèrent alors qu'elle sentait sa conscience tambourinait dans sa tête. Elle n'aurait échangé sa place pour rien dans cette galaxie.

Il détourna les yeux, fixant quelque chose au loin. Suivant son regard, elle tomba sur l'horloge du Présidium. Ils étaient aux portes de l'année 2203, une nouvelle page se tournait dans l'histoire de la galaxie. Serait-elle plus funeste que 2202 ? Rien n'en était moins sûr. Mais à cette heure précise, cela n'avait aucune importance.

« Je n'aurais pu souhaiter meilleure compagnie pour le nouvel an. »

Elle le sentit se pencher sur elle, leur front se rencontrèrent, tandis son nez effleura celui de son amant. Arcadia savoura ce moment, tantôt les yeux dans les yeux, tantôt les paupières closes. Elle perdit la notion du temps alors que cette embrassade Turienne attisait son désir. Des ondes d'euphorie se propageait en elle, semblable aux feux d'artifice qui illuminaient le Présidium.
Ils restèrent ainsi dans ce qui semblait être une éternité, sans piper mot, appréciant cet instant délicieux.

« Merci », lui murmura t-elle. La Doctoresse déposa un baiser plus humain sur la bouche de Vigo, retenant encore un peu cette étreinte intime. Son odeur corporelle emplissait ses sens olfactifs, submergeant son esprit de sensations irrésistibles. Ses lèvres quittèrent sa peau à contrecœur.
Elle l'étreignit un peu plus fort, se collant à lui, ses mains autour de la taille.
Le couple se tourna vers le spectacle pyrotechnique, alors que celui-ci n'en était même pas à la moitié. Ils restèrent ainsi pendant une dizaine de minutes, enlacés, se jetant parfois un regard complice, amoureux ou plus simplement heureux.

Le final embrasa l'horizon, éclairant la nuit comme en plein jour. Les rampes crachèrent les dernières salves dans un mélange de couleurs harmonieuses. Puis plus rien. L'écho se dissipa tout comme la fumée. Le calme reprit ses droits, flottant littéralement sur le balcon du penthouse. Arcadia ne voulait pas rompre le charme de cette scène, rien dans ses souvenirs ne lui rappelait avoir déjà vécu pareille expérience.
Elle plongea à nouveau un regard passionné dans ceux de Vigo, scrutant les reflets de son âme, essayant de se rassurer de l'affection qu'il ressentait pour elle. Ses mains vinrent se poser sur le visage du Turien, ses doigts caressant les pommettes rugueuses.

La blonde lui offrit un sourire sincère, dénué de tout artifice, sans apparat, dévoilant une nouvelle infime partie d'elle, s'offrant un peu plus à lui. Son elle intérieur se débattait, dubitative, hésitante sur le fait d'aller plus loin. Une voix lui disait de choisir le prochain sentier avec la plus grande des prudence, une autre plus résolue, l'invitait à avancer peu importe les obstacles qui se présenteraient sur son chemin. Elle l'observait toujours, son air chaleureux, presque ardent la conquérait.
Elle ne savait plus quoi dire, assommée par ses émotions qui se déversaient en elle, spectatrice de sa propre impuissance, son cœur s'emballait à nouveau, tambourinant comme s'il souhaiter sortir de sa poitrine. Se dressant sur la point de ses pieds, exercice rendu quelque peu délicat par les talons et la présence d'alcool dans le sang, Arcadia déposa un nouveau baiser suave sur la bouche de son favori plus long que le précédent, entretenant cette transe magique, ce rêve dont elle ne daignait s'extirper.

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MessageSujet: Re: "X"   Mar 05 Juin 2018, 18:50

Une vague de chaleur parcouru son corps, de sa crête à ses pieds. Ils étaient là, l'un contre l'autre à tel point qu'il pouvait bien plus sentir maintenant le parfum qu'elle avait du utiliser, la douce odeur du shampoing de ses cheveux, la chaleur de son corps contre le sien, apprécier la couleur de sa peau et de ses cheveux ainsi que de ses yeux. Après le feu d’artifice visuel et sensuel, elle lui avait rendu un nouveau baiser, confirmant en quelque sorte son attraction mutuelle envers le turien. Vigo était clairement sur une autre planète. Il n'en revenait toujours pas. Jamais il n'aurait crû qu'une telle chose puisse exister. Cette vague d'émotions inattendue était encore en traitement dans son cerveau, qui ne suivait plus au même rythme les décisions de son cœur.

Après l'éclatement des derniers feux, un léger silence s'installa. La reprise des soirées sur les différents rooftops et même en bas, dans le nightclub, où la musique était repartie de plus belle, plus forte, avec sans aucun doute une majorité de personnes beaucoup plus investies sur le fait de s'amuser que de juste partager un cocktail avec des collègues, aidait à ne pas rendre ce moment malaisant. Il faisait parti de ces moments où le silence était d'or et où l'on appréciait tout simplement l'instant présent, sans avoir besoin de rajouter quoi que ce soit.

Alors qu'ils se rendaient un autre baiser commun plus tendre et délicat, Vigo glissa ensuite :

« Pas de prise de tête. Ce soir, c'est notre soirée. On profite. Demain sera un autre jour. » Il alluma son omnitech, pianota brièvement sur l'interface haptique et, comme sortie de nulle part, une douce mélodie entraînante avec des airs d'été sur la plage commença a s'élever autour d'eux, rompant le silence du penthouse. « Je t'ai également donné l'accès à une grande partie des commandes à distance du penthouse, tout est sur ton omnitech. Je me suis permis de mettre un peu de musique, je t'aurais bien joué un morceau au piano, mais j'avoue ignorer quels sont en vérité tes goûts musicaux. A part le tango terrien, bien sûr. », il s'exclama avec un petit rire amusé, repensant à leur show dansant de tout à l'heure. « Cette danse était des plus agréables, en tout cas. », terminait-il en souriant à nouveau, en réalisant ce qu'on aurait pu interpréter comme un clin d’œil.

En effet, dans la chambre à coucher du penthouse trônait un piano à queue comme Vigo les adorait. Il y avait le même exemplaire dans le LUX. Cet instrument de musique reste par dessus tout le préféré du natif de Palaven. C'était là aussi un coup de foudre, intervenu des années en arrière alors qu'il rentrait davantage au contact des humains et de leur culture musicale. Un morceau de piano l'avait d'abord intrigué, et enfin, il avait fait l'effort d'aller à un spectacle de plusieurs pianistes, recomposant et réhabilitant des grands classiques de l'histoire terrienne.

Il avait été littéralement bluffé. Depuis, il n'avait de cesse d'y penser, jusqu'à ce qu'il prenne la ferme décision d'en jouer. A présent, il joue beaucoup de choses, pour son propre plaisir mais surtout pour son auditoire. Le piano véhicule tellement d'émotions, et reflète une grande classe. Tout Vigo, en somme.

Alors qu'il reposait les yeux sur la dame qui avait attrapé son cœur au vol ce soir, il ne pouvait s'empêcher de penser à cette pulsion presque animale qui sommeillait au fond de lui, voir au fond d'elle également, il aurait pu parier dessus. Deux êtres qui s'attirent, ça crée des étincelles. Vigo n'avait pas besoin de deviner qu'elle devait être magnifique dans son plus bel apparat naturel. Malgré son imagination fertile, il préférait se réserver cette délicieuse surprise quand le moment viendrait. Probablement ce soir, entre l'alcool, l'émotion et le moment unique vécu, il le désirait presque. Il la désirait.

« Malgré l'attraction universelle de mon balcon, peut-être puis-je te faire le tour des lieux ? Après tout, nous avons foncé ici dès que nous sommes entrés. »



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MessageSujet: Re: "X"   Mer 06 Juin 2018, 01:33

"X"
Son



omnitech clignota alors qu'une notification s'affichait,  une petite liste défila, l'informant des autorisations qu'elle venait de recevoir. Elle n'y jeta qu'un rapide coup d’œil, à cet instant présent, c'était quelqu'un d'autre qui avait toute son attention.
Arcadia commença à faire le tri dans ses émotions. Chose loin d'être aisée lorsque l'objet de ses désirs se tenait à moins d'un mètre d'elle, lorsque son odeur embaumait l'air ambiant, lorsque le goût de sa peau flottait encore sur ses lèvres.
Elle s'était lancée à l'eau un peu plus tôt, faire demi-tour maintenant était absolument inimaginable, tout du moins pour ce soir. Elle se serait frustrée seule, en plus de rester sur sa faim.
La douce voix métallique du Turien résonnait en elle, chaude et accueillante, l'humaine se laissant ensorceler sans opposer de résistance. Il lâcha un rire enjoué, son charme s'imposa à nouveau. Secrètement elle espérait que le sien soit aussi efficace, la situation laissait peu de place au doute... mais certaines subtilités du moment lui échappaient la faute à l'alcool peut-être ?

« Cette danse était des plus agréables, en tout cas. 

-Elle l'était. Les Turiens sont bien plus habiles que ne le laisse présager leur « balai dans le fondement », reprenant la citation de son compagnon un sourire amusé sur le visage. Quant à mes goûts musicaux, je n'ai pas vraiment de préférence, dit-elle l'air songeuse, tant que la mélodie me plaît le style m'importe peu. J'ai fais un peu de piano enfant. Mais j'aimerai beaucoup t'entendre jouer ! »

Vigo la regarda, elle sentit l'envie dans ses yeux, la même impatience, cette flamme qui les dévoraient. La blonde soutint ce regard, lui renvoyant le même. Son esprit dériva vers des pensées sensuelles, attisant ce feu dont elle n'avait déjà plus le contrôle.

« Malgré l'attraction universelle de mon balcon, peut-être puis-je te faire le tour des lieux ? Après tout, nous avons foncé ici dès que nous sommes entrés.

- C'est une bonne idée », Il y a bien autre chose d'attractif, mais elle préféra garder son sous entendu pour elle.

Le couple retourna à l'intérieur, entamant la visite du penthouse. Chaque pièce plus épatante que la précédente, comme ce mini-spa à l'ambiance boisée et décontractée avec son jacuzzi ou ces fauteuils massant. Cette cuisine à l'américaine colossale, bien que loin d'être un cordon bleu, Arcadia appréciait passer un peu de temps à cuisiner, avec un tel matériel à disposition, il était sûrement possible de faire des miracles culinaires. Il y avait aussi ce long corridor finement décoré ou cette grande salle de bain faite de marbre.

Cela serait mentir que de dire qu'elle n'attendait pas de voir cette pièce, il lui devenait difficile de se retenir pour ne pas sauter sur Vigo.
La chambre du maître des lieux était tout aussi immense que le reste, une nouvelle vue à couper le souffler s'étendait depuis la baie vitrée. Elle remarqua le piano qu'avait mentionnait son hôte quelques minutes plus tôt.
Elle s'en approcha, touchant avec précaution le précieux bois laqué, laissant ses doigts effleurés les touches sans pour autant appuyer dessus. Elle n'avait pas dû en jouer depuis une trentaine d'années. Quelques notes lui revinrent en tête mais rien de plus.
La Martienne releva la tête, son regard s'accrocha l'espace d'une seconde sur le lit avant de revenir sur le Turien. Des images d'un ébat charnel lui traversaient la tête.

« Pourrais-tu jouer un morceau s'il te plaît ? »

Elle était curieuse de découvrir le talent du Turien. Les pianos étaient fait pour être joués avec dix doigts. Avec six doigts, cela devait représenter un sacré challenge. La performance n'en serait que plus remarquable.
Vigo prit place sur le tabouret, fit craquer ses doigts tel un professionnel puis commença à jouer. Arcadia le regarda, il avait l'air heureux de partager sa passion, et sans vraiment comprendre pourquoi elle était heureuse de le voir ainsi. Elle alla s'asseoir sur un coin du lit, l'observant avec une certaine fascination. Il pianota durant plusieurs minutes, emportant l'humaine dans sa mélopée. La dernière note résonna, laissant le silence s'installer à nouveau, c'était le bon moment, celui qu'elle attendait depuis qu'elle avait rencontré Vigo.

Arcadia se leva pour prendre la main de son amant.

« Viens », lui souffla t-elle.

Elle l'attira avec délicatesse, près d'elle tout en reculant d'un pas léger, vers le lieu ou ils s'offriraient l'un à l'autre. Elle l'accompagna dans sa chute d'une lenteur délibérée. Frissonnante au contact de son souffle sur son cou. La lumière s'estompa alors que les gestes devenaient plus intimes. C'était leur soirée, demain serait un autre jour.

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MessageSujet: Re: "X"   Mer 06 Juin 2018, 20:03

« Viens... »

La porte du paradis onirique dans lequel il se sentait comme un poisson dans l'eau, savourant, encore et encore, la nuit dernière. Tous les instants étaient passés en revue, les revivant en boucle, ce qui était pour une fois loin d'être une mauvaise chose. Au contraire, il ne s'en lassait pas. D'un autre côté, comment pourrait-il ? Là où les limites de l'attraction chimique physique subsistaient, le plan émotionnel et sentimental avait pris le relais, l'entraînant alors dans les abîmes de la satisfaction, du bonheur et de la quiétude d'un moment apprécié jusqu'à la fin sans aucun regret. Il se passait encore une fois les événements et leur progression, chaque évolution, chaque étape, chaque marche, grimpée une à une... La découverte d'un ange, les premiers mots, les premiers sourires, le premier repas, la première danse, le premier verre, le premier nouvel an, le premier baiser.

La première fois.
« Viens... »

Il n'avait pas vraiment de mots pour exprimer et expliquer son ressenti à ce moment-là. C'était inexplicable, la seule qu'il aurait pu dire se résumait en une série d'onomatopées et d'exclamations de joie et de bonheur qui, dites en vrai, aurait fini de l'amener à l'asile psychiatrique. Les moments se transformèrent en flashs, en images. La silhouette, la robe, le visage, un jeu de jambe, leur carré, l'ascenseur, le balcon, les feux, leur baiser, le piano, leurs mains nouées, le lit. Il sentait que son attache dans le monde des esprits et des rêves s'amenuisait d'instants en instants. Il n'était pas triste, il était au contraire encore plus excité. Excité de savoir la suite...


Ses yeux s'ouvrent. L'étourdissement habituel auquel il s'était habitué au petit matin dès le réveil n'existait pas aujourd'hui. Quelque chose avait changé. Il se releva quelque peu, subrepticement, en s'appuyant sur les confortables oreillers adossés contre la montée de lit, puis tourna la tête sur le côté afin de confirmer ses rêves. Elle était là, toujours sous le doux et soyeux drap, encore endormie. Elle était tellement paisible, mais Vigo aurait parié que, lorsqu'elle se réveillerait, cela ne durerait pas, son cerveau se remuerait dans tous les sens, se posant plein de questions, voir se remettant en question...

De son côté, Vigo était confiant, il avait comme caractéristique d'avoir une foi intangible et solide comme le roc en certaines choses. Non pas qu'il était devin ou fou, non, il croyait simplement en une chose qui s'était vérifiée par plusieurs fois dans le passé : d'une façon ou d'une autre, sans savoir ni quand ni comment, tout ce que l'on pense ou désire fini par se manifester. Bien entendu, ce n'était pas à croire au sens littéral. Mais la magie était là, quelque part. De ça, il en était certain.

Vigo n'avait pas menti à Arcadia. Il désirait vraiment aider les gens et désirait également, au fond de lui, le faire avec quelqu'un à ses côtés qui y prendrait du plaisir et l'accompagnerait sur ce chemin de vie. Arcadia en était la manifestation vivante. Si tant est qu'elle prenne cette décision, ce dont elle n'avait fait aucune preuve jusqu'à présent. Sa présence, son envie et sa tendresse parlait pour elle et il s'en contenterait. Ne dit-on pas que les actions parlent mieux que les mots ?

Et le voilà, à penser et réfléchir à son tour. Désirant ne pas sortir Arcadia de son sommeil, il décida donc de se lever pour s'activer les neurones et de descendre les quelques marches qui reliaient la chambre au living-room pour préparer le petit-déjeuner, le temps que son amante se réveille. Avant de descendre les marches, il s'attarda quelques secondes pour regarder la quiétude sur le visage angélique d'Arcadia, quelque peu caché par les cheveux blonds décoiffés de la doctoresse, puis se dirigea vers la cuisine. Fort heureusement, il avait un mélange de dextro et de lévo. Il sorti un peu de tout et l'installa sur le comptoir de la cuisine, près de la baie vitrée. Ils pourraient ainsi sortir les provisions s'ils décidaient de manger sur le balcon.

Il ne mangea pas, il préférait attendre Arcadia. Vigo avait pris, avec le temps, et sur conseils d'autres entrepreneurs sur des habitudes de vie qui aidaient pour atteindre ses objectifs de se lever tôt, voir très tôt, pour s'adonner à un petit rituel simple mais efficace : de la méditation, du silence, de l'affirmation, de la lecture, et du sport - sinon de l'échauffement - afin de se mettre en énergie pour la journée. Suite à ce petit rituel, d'une grosse heure environ, il prenait son petit déjeuner et alors se mettait en action pour ce qu'il avait planifié pendant son rituel. Il y a maintenant des années qu'il pratique ceci, c'est devenu une habitude ancrée dans son style de vie, qu'il souhaitait volontairement inhabituel.

Il fit donc coulisser une des parois vitrées de la baie pour aller à l'extérieur, et déplaça un petit meuble, d'une cinquantaine de centimètres de haut, et s'y assit en tailleur, face à la vue qu'offrait son balcon. Il redressa son dos et se concentra sur sa respiration. Il profitait de l'air frais matinal, du "lever de soleil" artificiel, et fit le vide dans sa tête. Il se sentait alors tellement reconnaissant de l'avoir mise sur son chemin, et il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour faire en sorte qu'elle ne regrette pas son choix de cœur.

« Une magnifique journée commence... »



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MessageSujet: Re: "X"   Sam 09 Juin 2018, 22:14

"X"
Arcadia



ouvrit lentement les yeux, clignant des paupières pour s'habituer à la luminosité. Étendant son bras, elle constata avec une certaine déception qu'il n'y avait personne d'autre à ses côtés. Elle releva doucement le buste, maintenant la fine couverture contre sa poitrine. Le contact du tissu était très agréable contre sa peau nue.
Elle bâilla à s'en décrocher la mâchoire, repoussant une mèche de sa chevelure derrière son oreille. Bon sang, elle n'aurait pas du boire autant d'alcool. Et bon sang quelle nuit ! Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas prit autant de plaisir, où qu'elle en avait offert ainsi.

Rien que d'y penser, son cœur accéléra la cadence, alors que des souvenirs lui revinrent en mémoire :  ces caresses, cette excitation de la première fois et tant d'autres... Elle regarda par la baie vitrée. Il faisait jour, mais le quartier avait l'air bien calme. Ah oui c'est vrai, lendemain du nouvel an. Tout le monde devait être chez soi. Le réveil indiquait « 8h30 ».

Il est encore bien tôt, pensa t-elle, trop tôt même.

Elle se releva, nouant la couverture autour de son corps. Elle frotta ses yeux, s'étirant sans grande conviction. Regardant les alentours, elle repéra sa robe qu'elle avait envoyé voler la nuit dernière dans un élan sulfureux. Dans une petite poche cachée, elle attrapa un cachet de citrate de bétaïne pour améliorer l'état de sa gueule de bois.
Elle sortit de la chambre, marchant sur la pointe des pieds pour ne pas troubler le silence des lieux. Son taux d'alcool ayant bien redescendu, le charme des lieux avaient quelque peu disparu, elle se sentait perdue dans un lieu qui ne lui était pas familier. Étrangère à ce luxe.

Le séjour était vide, calme. Il ne l'avait tout de même pas planté là comme ça ? Continuant silencieusement son chemin vers la cuisine, elle le vit. Vigo était assis dans la position du lotus. Immobile. Elle s'arrêta regardant la scène avec circonspection. La situation la mettait un peu mal à l'aise, ne sachant pas si elle devait se taire ou non.

« Vigo? »

Sa voix était basse, comme si elle craignait de se faire admonester.

« Tout va bien ?

-Oui bien dormi, même si j'aurais bien grappillé quelques heures en plus ! »

Elle alla s'asseoir sur l'un des tabourets de l'îlot, essayant de ne pas faire tomber le drap qui la protégeait. Elle posa son menton dans le creux de sa pomme, laissant son regard vagabonder dans le vide.
Elle n'avait jamais été aussi indécise de toute sa vie. D'un côte il y avait ce Turien qui ne la laissait pas de marbre, inutile de se mentir, sa prestance avait un certain panache. De l'autre il y avait ces points d'ombres de l'entreprise qui faisait tâche que le propriétaire avait évoqué, l'humaine n'appréciait pas vraiment les magouilles et autres actes répréhensibles par la loi. Ce qui hier soir lui semblait être un détail, avait maintenant un peu plus d'importance une fois dégrisée.
Il y avait aussi cette opulence des lieux, elle se sentait un peu quiche dans le décor.
Arcadia accrocha les yeux mauves du Turien.

« On se revoit ? »

Elle posa cette question pour rompre les pensées qui l'assaillaient.

« Et si je te disais que je n'avais pas envie d'aller plus loin ? »

Après tout, ils s'étaient rencontrés à peine douze heures plus tôt. Elle ne le connaissait pas assez pour parler d'attachement. Mais elle était curieuse de connaître son état d'esprit après cette nuit, et surtout sobre.

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MessageSujet: Re: "X"   Sam 09 Juin 2018, 22:45

« Vigo ? Tout va bien ? »

Il ouvrit les yeux instantanément. Il n'était nullement agacé ou troublé, il savait qu'elle allait se lever. Il ne savait pas quand, en revanche. Il lui sourit, visiblement heureux de la voir, dans son apparat du matin. Le drap du lit noué autour de son corps lui donnait un certain style qui ne manquait pas de charme, Vigo se dit qu'il y avait bien pire comme visualisation tôt le matin. Des flashs rapides lui vint à l'esprit, alors qu'il retournait les pieds sur terre, il lui répondit :

« Parfaitement bien, et toi ? Bien dormi ? » - « Oui, bien dormi, même si j'aurais bien grappillé quelques heures en plus. » - « Tu m'étonnes, ha. », fit-il en lâchant un bref rictus amusé. « Ça fait bien longtemps que je n'ai pas profité d'une bonne grasse matinée à l'ancienne, je me suis trop habitué à mon... petit rituel matinal. »

Quoi qu'il en fut, il avait de toute façon terminé sa "méditation". Il déplia ses jambes, mais demeura assit sur le confortable petit meuble, duquel il avait une belle vue par dessus la rambarde transparente du balcon. Il observa alors Arcadia se mettre sur un tabouret haut, en position du penseur. Visiblement, elle était troublée, pensive, en pleine réflexion. Vigo n'osa pas demander ce qui lui passait par la tête, il parti du principe que si c'était suffisamment important pour qu'elle le partage, alors elle le ferait et Vigo accepterait avec plaisir ce partage et échange. Elle planta alors ses yeux océans dans ses améthystes, et lança simplement : « On se revoit ? Et si je te disais que je n'avais pas envie d'aller plus loin. »

Vigo, contre toute attente, laissa s'échapper un petit rire authentique. Il secoua légèrement la tête, regardant alors Arcadia dans ses iris. « Nous sommes des adultes civilisés, Arcadia. Si tu n'as pas envie que nous construisions quelque chose ensemble, ça me va. Bien sûr, je mentirais en disant que je ne suis pas quelque peu... déçu. Mais, qui suis-je pour te forcer la main ? Fais ce qui te semble juste. Ça n'empêche en rien que nous avons passé un excellent bon moment, et que ma porte te sera toujours ouverte. Au pire des cas, ça sera en consultation. », il sourit de nouveau sur ce trait d'humour. « Pour répondre à ta première question, bien sûr que nous nous reverrons. Peut-être plus tôt que tu ne le penses, d'ailleurs, qui sait ? »

Vigo était étonnamment serein. Après tout, cela ressemblait en tout point à ce que les humains appelaient "un râteau". Il deviendrait alors peut-être un ami, au pire, un booty-call. Vigo n'était pas énervé, il trouvait ça juste dommage. Il se ravisa en s'auto-convaincant que les choses arrivent pour une bonne raison. Ce n'était peut-être pas le bon moment. Cela ne l'empêcherait pas d'accomplir ses projets et rêves. En pleine introspection, le turien observa que quelque chose avait changé chez lui, peut-être était-ce l'âge. En temps normal, dans une telle situation, Vigo se serait peut-être organisé dans la foulée une soirée ou aurait participé à une soirée afin d'oublier Arcadia. Ici, non, il prendrait même plaisir à la revoir, et ce sans avoir besoin de... compenser. Peut-être désirait-il vraiment bâtir une saine relation, même amicale, avec la doctoresse.

Vigo se leva d'un bond, se sentant d'un coup plein d'énergie.
« Et si on mangeait ? Je meurs de faim. », lança-t-il à Arcadia avec un entrain nourri par la faim, et la vision d'un magnifique petit-déjeuner. « Fais toi plaisir, surtout ! » Il s'installa lui de même sur un des tabourets hauts, et, après s'être préparé une assiette rassemblant divers ingrédients, gâteaux et nutriments, commença a manger tranquillement, l'air serein.



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MessageSujet: Re: "X"   Dim 10 Juin 2018, 03:11

"X"
Elle



regarda la table, hésitant sur quoi prendre, triant du regard le lévo et le dextro.

« Proposé si gentiment », dit-elle avec un sourire.

Arcadia attrapa quelques biscuits, et remplit une tasse de café. Elle lâcha un soupir de réconfort en buvant la première gorgée de l'année. Comme chaque jour sur la Station, le « soleil » était au rendez vous, la chaleur extérieur inondait la pièce, sans pour autant être désagréable. Ils échangèrent quelques œillades complices jusqu'à ce que l'humaine juge utile de parler.

« Je suis curieuse... Qu'est ce que ce petit rituel que tu pratiques chaque matin ? »

Elle éplucha l'un des fruits qui trônait dans une coupe, écoutant Vigo parler de sa tradition matinal sans le couper.

« Mmh... Je ne pense pas que j'aurai la force de me lever aussi tôt chaque matin. Je suis plutôt café. »

Le petit déjeuner continua ainsi, échangeant quelques banalités du quotidien de leur vie, parfois une mésaventure, une anecdote incongrue etc...

« Je vais me changer si cela ne te dérange pas ? »

Elle retourna dans la chambre, cherchant un peu partout ses affaires que le Turien et elle avaient envoyé ici et là dans la pièce lors de cette nuit ardente. Les vêtements rassemblés, elle s'habilla, réajustant sa tenue devant le miroir. Une partie d'elle était heureuse de constater qu'elle pouvait encore plaire et séduire. Savoir charmer était une chose, le mettre en pratique en était une autre. Elle était satisfaite d'en être toujours capable.
S'approchant un peu de son reflet, elle nota que son maquillage avait plutôt bien tenu, mais cela allait être une vraie plaie de l'enlever. Mais peu importait, elle avait encore quelques jours de perm'.

« Vigo, elle l'aperçut dans le living room alors qu'elle sortait de la chambre. Je tenais à te remercier, j'ai passé un excellent moment hier soir, mais aussi de me comprendre. C'est un peu rapide pour moi... Par contre je serais très heureuse de te revoir, à l'extérieur ou... pour une consultation », ronronna Arcadia d'un air joueur, la suggestion laissant peu de place au doute.

Et puis qui sait peut-être que quelque chose se construirait au fil du temps ? Ou peut-être pas ? Mais pour l'instant ni l'un ni l'autre ne le savait.

« C'est mon numéro de téléphone, je ne risque pas de pouvoir répondre quand je serai en opération... Mais si tu le souhaites je peux te notifier lorsque je serai chez moi », accompagnant sa phrase avec un clin d’œil.

Le Turien déverrouilla la porte de l'ascenseur, la laissant entrer en première avant de suivre.
La porte se referma lentement lui laissant le temps d'admirer une dernière fois la vue de la baie vitrée. Hier elle n'en avait pas eu l'occasion, bloquée par sa morale. Mais aujourd'hui était une autre journée.
L'élévateur allait amorcé sa descente, Arcadia profita de ce moment pour plaquer Vigo contre la paroi, ses mains contre son visage, elle porta ses lèvres contre celle de son amant, lui offrant un dernier baiser appuyé. Les yeux fermés, elle savoura ce moment, le contact de la carapace contre ses doigts, l'odeur de son partenaire. L'ascenseur décéléra, la magie cessa lorsqu'ils se séparèrent. La blonde suivit la courbe de la mandibule d'une main légère.

« A bientôt... »

Elle lui sourit une dernière fois, salua Maze au passage, puis sortit. Elle avait vraiment bien fait de ne pas rester chez elle.

(c) Alyss (Kanade A. J. Rye)


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