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 Permission pour la Garde

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MessageSujet: Permission pour la Garde   Lun 21 Mai 2018, 23:43
► █ Date : 12 février 2203 RP Tout public
Arkus Merkhuri ♦️ Vigo Sartarion
Permission pour la Garde




La Citadelle




Arkus marchait le long de la passerelle du Spectrum, il saluait d’un geste de la tête les membres d’équipage qui se mettaient au garde à vous sur son passage. Cela avait quelque chose de grisant mais il s’y était habitué au fil du temps. Il s’arrêta un instant face à l’une des baies d’observation. Le spectacle était toujours étrangement fascinant. La Citadelle apparaissait devant lui, encore éloignée alors qu’ils approchaient à vitesse réduite. Les bras de la station se déployaient majestueusement alors qu’une petite planète bleue apparaissait à peine au-delà, la Terre. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait plus foulé le sol de la station. Plusieurs années à dire vrai. Les permissions étaient rares et accordées au compte-goutte. Cela était d’autant plus vrai lorsqu’il s’agissait des Forces Spéciales. Le commandant se tourna un instant vers ses troupes. Si les membres d’équipages allaient et venaient rapidement dans la coursive pour préparer la manœuvre, les soldats eux étaient plutôt détendus et près à profiter des quelques jours de relâche. Tous avaient déjà revêtu l’uniforme réglementaire de la Hiérarchie et non plus celui de la Garde Noire. La Citadelle étant fortement cosmopolite, il leur avait été fermement déconseillé d’apparaître dans leur uniforme habituel. Dans le contexte actuel cela pourrai se révéler inutilement dangereux. Les missions de la Garde, par définition brèves et violentes, pouvaient leur valoir bien des inimitées.

Arkus expira un instant alors que résonnait la voix du contrôleur spatial

- « Ici Contrôle, identifiez-vous. » La voix était lasse. Entre les navires de fret et de marchandises ou même de tourisme, la Citadelle restait un point de passage important. Les gars de la tour avaient de quoi être lassé.

- « DGN Spectrum, Hiérarchie Turienne, nous avons une autorisation d’atterrissage pour le quai B22. » La voix grave du Commandant résonna un instant dans le vaisseau.



- « Une seconde, je vérifie. Autorisation accordée. Bienvenue à la Citadelle. »


Le vaisseau amorça la manœuvre avec souplesse, Tanivia Albutus le pilote était plus que rompue à cet exercice. Le vaisseau aborda le quai sans dommage.

- « Bien quartier libre pour deux jours, pensez à garder votre omnitech en mode réception. Profitez bien de cette permission. Rompez. »

Tout le personnel était monté sur la passerelle pour entendre les dernières recommandations de leur Commandant. Tous s’étaient mis au garde à vous, ils rompirent ensuite les rangs pour parler joyeusement entre eux, certains se demandèrent ce qu’ils allaient bien pouvoir faire, d’autres avaient des parents à visiter, le choix était vaste. Le contraste était bien visible et la permission avait comme un air de vacances bien méritées. Arkus ne dérogeait pas à cette règle et c’est d’un pas enjoué qu’il quitta son vaisseau, un air décontracté sur le visage. Il gardait bien sûr à l’esprit qu’un simple appel de l’état-major pouvait mettre fin à cette relative tranquillité mais il préférait, pour le moment, jouir du moment présent. Les groupes se formèrent le plus souvent par amitié, certains décidèrent d’aller boire un verre en terrasse, d’autres d’aller faire quelques achats.

- « Ou-va-t-on Commandant Merkhuri ? » S’exclama sur la bai d’amarrage Terbus Calcolus, le chef en second et accessoirement, lieutenant dans la Garde.

- « Nous sommes en vacances Terbus, oublie donc le titre pour cette fois. Et puis cela fait un petit moment que nous n’avons pas fait de compétitions d’alcool ne trouves-tu pas ? » Arkus avait un sourire goguenard et son ton était rieur.

Ses hommes n’en furent pas surpris, ils savaient qu’une fois tout danger écarté, le Commandant était assez sympathique, voir débonnaire ce qui était d’ailleurs assez peu conventionnel pour un Turien, d’autant plus dans la hiérarchie. Arkus jeta un coup d’œil complice à son second, ils se connaissaient depuis longtemps et avaient fait leurs classes ensemble. Son second faisait un bien mauvais pilier de bar. Plutôt sage, Calcolus n’avait pas vraiment l’habitude de se laisser aller et Arkus comptait bien profiter de cette occasion pour le dérider un peu. Une bonne partie des Turiens rigolait sous cape à la remarque du Commandant tant les déboires de Terbus avec l’alcool était chose connue. La plupart des soldats décidèrent de suivre Arkus prétextant ne rien avoir d’autre à faire. Le gradé n’était pas dupe il savait bien que la compétition allait faire les choux gras de l’équipage pendant un bon moment. La mine défaite de Terbus qui trainait la patte à l’arrière du groupe était d’ailleurs à elle seule assez comique. L’esprit de corps des Forces Spéciales s’exprimait de façon bien visible ici : certes ils mourraient ensemble mais avant ils vivaient ensemble, et ils vivaient bien. Ils étaient un groupe soudé et au-delà de leur travail, ils étaient aussi devenus des amis. La plupart des soldats se connaissaient depuis plusieurs années et ils avaient développé un esprit de groupe assez implicite.


Arkus s’arrêta devant un panneau publicitaire qui ventait le club « le Lux ». Apparemment assez huppé et à priori pas franchement dans leurs cordes. Le gradé jeta un coup d’œil à ses compagnons, une grosse quinzaine de Turiens et il se dit que pour une fois ils pourraient bien faire craquer un peu le portefeuille. Les occasions de dépenser leur solde n’étaient pas si courantes que ça. Un second regard lui montra sans surprise qu’ils étaient loin de passer inaperçus dans la rue. Quelques officiers du SSC les regardaient de travers mais ils n’en avaient que faire. D’autant plus que l’un des guetteurs devait avoir vu l’uniforme un brin différent du gradé car il chuchota quelque chose à son collègue et ils reprirent leur ronde ensuite.

- « Allons là-bas, ils annoncent une soirée Hard-bass pour ce soir ! » C’était Avitiria Lensi qui venait de parler dit « Avi » pour les intimes, le médecin du vaisseau.

- « On veut se rincer l’œil sur les Asaris, Avi ? » S’exclama avec bonne humeur Arkus et quelques ricanements se déclenchèrent dans le camp Turien alors que Calcolus blêmissait à vue d’œil, il n’allait pas pouvoir y échapper.


Il était aux alentours de vingt trois heures lorsqu’ils arrivèrent dans l’établissement. Ils avaient déjà fait quelques arrêts pour boire quelques verres et les esprits les plus faibles n’étaient déjà plus très sobres. Arkus se mit à l’épreuve en suivant en ligne droite le joint d’une plaque au sol et il parvint sans trop de difficultés. Il avait encore de la marge. Ils entrèrent dans l’établissement plutôt luxueux il fallait le dire. Les spots en hauteur, les différentes alcôves donnaient un certain charme au lieu. Et s’il avait encore le moindre doute, Arkus accepta d’entrée d’y passer la soirée lorsqu’il vit plusieurs Asaris sur les barres de pôle danse. Il y avait du monde mais il était encore possible de circuler assez librement. La compagnie, déjà plus ou moins allumée, parti s’accouder au bar pour commander des boissons. Certains préférèrent le confort des petits salons privés mais la plupart était ici pour ne plus se souvenir de cette soirée le lendemain, et Arkus en faisait partie.







Dernière édition par Arkus Merkhuri le Mar 22 Mai 2018, 20:12, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Permission pour la Garde   Mar 22 Mai 2018, 18:17



Le matin.

L’éternel bruit des glaçons tintant dans le verre de cristal fit sortir Vigo de ses pensées. Il termina son verre de la veille dont il ne restait plus grand-chose et le posa sur le chevet. Ses yeux se fixèrent aussi loin que la vue de son penthouse lui permettait, il n’était pas encore trop conscient de son entourage, se contentant de regarder les allers et venues de navettes et de speeders aux milles couleurs. Il sentit alors le contact de la douceur du drap fin sur son corps, alors qu’il était adossé à de gros oreillers eux-mêmes appuyés contre le mur. Sur le chevet traînait un datapad caché derrière un paquet de cigarettes bien refermé. Il se demandait bien, en 2203, comment des êtres vivants pouvait encore fumer de l’herbe traitée, alors que la technologie améliore tellement de choses. Il ne se l’expliquait pas lui-même. Il appréciait simplement la senteur agressive du tabac, au matin réveillant, au soir calmant.

Ses yeux se décrochèrent de l’horizon artificiel de la citadelle et il saisit une clope du paquet sur sa droite pour l’allumer grâce à son omnitech. Après avoir pris une ou deux bouffées de cet air toxique, il fit basculer sa tête à gauche pour observer ce qu’il devinait être une asari presque nue sous ses draps, dos à lui, dont ne voyait que les excroissances de sa tête.

Oh, oui. Il se rappelait très bien de qui elle était, une femme sans grande importance dans sa vie, une aventure d’un soir, une conquête dirait certain. Pour Vigo – autant que pour elle – cela demeurait de l’amusement. Il s’en souviendrait encore dans quelques temps, physionomiste de son état. Elle aussi s’en souviendra peut-être, probablement comme l’un des meilleurs coups d’un soir de sa vie. Il n’était même pas alcoolisé, il avait une tolérance relativement élevée à l’éthanol.

Il glissa hors du lit pour se diriger vers le balcon en enfilant un peignoir cintré couleur charbon, ce qui dut réveiller l’Asari encore dans la torpeur matinale. Il était certain d’ailleurs qu’elle devait encore avoir la gueule de bois. Il avait emporté le datapad avec lui et le tenait de deux doigts alors que la porte en verre coulissante vint s’écarter du chemin de Vigo pour lui autoriser l’accès à son balcon-terrasse afin de pouvoir profiter de l’air matinal traité.

Deux nouvelles bouffées de tabac brûlé. « Mmmh. », souffla-t-il. « Tu t’es levée bien tôt. », dit-il avec un sourire. « Le lit, quand tu n’y es plus, n’a plus d’importance. », réussit-elle à articuler et dire malgré l’étourdissement, avec même un petit rictus sympathique à la fin. Vigo se tourna vers elle : « Il y a tout ce qu’il faut pour le petit déjeuner dans le living-room. Mange ce que tu veux et tu pourras partir. »

Nouvelle inspiration de fumée.



« Je ne comptais pas m’éterniser, de toute façon. », répondit-elle. « Ce n’est pas que je t’aime pas, c’était génial, mais, j’ai un boulot, tu vois... »​

« Parce que je n’en ai pas ? » Vigo se contenta de sourire chaleureusement pendant qu’elle faisait demi-tour pour re-rentrer dans le penthouse et aller prendre son petit-déjeuner. Le turien se retourna vers le balcon et la rambarde sur laquelle il posa son datapad. Il coinça sa cigarette dans un coin de sa mandibule et consulta des deux mains le contenu du dossier électronique. Il fit parcourir ses doigts griffus dans plusieurs sens, afin d’extraire les données issues du document, jusqu’à ce qu’il tombe sur ce qu’il cherchait.

Un message de Mazikeen. Que ferait-il sans elle ? Plus grand-chose, il le craignait. Non pas qu’il était devenu incapable, bien au contraire. Gérer un club, c’était entre autre s’occuper de toute la logistique ; à laquelle il avait déjà bien donné. Ce qui lui avait donné beaucoup d’expérience dans le domaine, mais pas le devoir de s’en occuper toute sa vie d’entrepreneur.

Le message de Maze recensait nombre d’invités pour l’organisation de la fête du soir. Une hard-bass. Ça faisait longtemps. Non pas qu’il détestait ce genre de soirée, au contraire, il appréciait grandement voir quantité de monde profiter d’une soirée mémorable. Mais, il n’arrivait pas à profiter des invités en eux-mêmes. Certains qui ne désiraient pas disparaître sur l’esplanade remontaient à l’étage supérieur pour profiter des confortables emplacements pour boire un bon verre tout en profitant de l’ambiance et de la musique, ou jouer les contemplateurs grâces aux balcons et rambardes. Les alcôves, Vigo déciderait de les ouvrir ou non en fonction du public et surtout de leur comportement. Le but n’était pas d’interdire l’intimité, bien au contraire. Mais il préférait savoir qui précisément utilisait cette intimité.

Pourquoi ? Parce que les entremetteurs malfaiteurs adorent ce genre d’endroits pour leurs affaires. Et Vigo mettait un point d’honneur à éviter les rencontres malheureuses dans son club. A moins qu’il n’y soit impliqué, afin qu’il en garde le contrôle pour prévenir tout débordement ou illégalité manifeste.

Il jeta un nouvel œil à la liste du datapad, puis l’éteignit. Il savait précisément ce qu’il allait faire de sa journée.


///


Le soir.

21h00. Le club a ouvert ses portes une demi-heure avant, pour permettre l’entrée à ceux qui viennent juste prendre un verre, qui sont alors invités à s’installer sur les annexes de l’esplanade centrale sur les fauteuils et banc circulaires, afin d’installer confortablement les clients et d’augmenter l’occupation visuelle générale du lieu. Il y a déjà pas mal de personnes, la musique d’ambiance est pour le moment calme, et est prévue de s’accentuer aux alentours de 23h30. Elle était néanmoins suffisamment attractive et entrainante pour échauffer les esprits et les corps, pour inciter les gens à​ consommer. Les danseuses interviennent à partir de 23h00, asaris et humaines. Turiennes sur demande uniquement – et oui, il y en a –. Mais, pour une raison irrationnelle, seules les asaris étaient mises en exergue de coutume.

Maze fait le service. Au début seulement, parce qu’elle veut s’amuser aussi. Vigo sait qu’elle croque de l’humain ou de l’alien tous les soirs ou presque, avec une tendance sado-masochiste, c’est certain. Comme de la torture sexuelle, presque. Maaaais, c’est ce qui fait son charme après tout. Malgré toute la proximité qu’ils ont tous les deux, jamais Vigo et Mazikeen n’avaient eu de relations sexuelles ensemble. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’ils se faisaient autant confiance.

23h00. Un peu plus de monde, un peu plus de bruit, un peu plus d’alcool. Maze commence à servir et à se servir elle-même, de temps en temps. Jamais Vigo n’avait vu une femme humaine tenir autant l’alcool. C’est comme s’il glissait sur elle. Pour l’occasion hard-bass, le sol normalement dallé de marbre terrien italien se relook en piste dancefloor avec des carrés multi-couleur changeants. Quelques personnes commencent à se trémousser gentiment sur la piste, surtout des femmes, pour qui les premiers mojitos passent vite dans le sang avant les premiers encas de la nuit. Vigo descendit de son penthouse pour rendre visite à Maze derrière le comptoir. De l’escalier à l’opposé de celui de l’entrée, il apparut depuis le hall des appartements résidentiels et il s’arrêta quelques instants pour apprécier l’ambiance. Un sourire vint déformer son visage, et, alors que certains non loin de lui commencèrent à le saluer, il descendit les marches en direction du comptoir. Pendant qu’il traversait le club, il reconnut une majorité des têtes, étant donné qu’elles étaient sur la liste des invités spéciaux. 

« Hey Vigo ! Merci de l’invitation, je sais que tu n’en fais pas souvent, alors, on compte bien en profiter ! ».

Il identifia instantanément la voix. « Judy ! Quel plaisir de te voir ce soir ! » s’exclama-t-il en se retournant vers elle. « Tu es rayonnante. Comme toujours, j’ai envie de dire. » termina-t-il sur un sourire évident. « Tu n’as pas amené tes copines cette fois-ci ? »

« Et non, je suis seule cette fois ! Enfin, pas tout à fait seule, je crois que j’ai retrouvé une collègue du boulot. Je ne lui en avais parlé qu’une fois... comme quoi, le monde est petit ! »

« Et le LUX sera toujours aussi grand pour accueillir tout le monde. », se vantait-il en écartant les bras avec un sourire jusqu’aux oreilles.

« Comme la quinzaine de turiens là-bas ? », fit remarquer Judy. Vigo se retourna. De l’étage, où il était, il vit l’attroupement de turiens descendre les escaliers pour pénétrer l’esplanade pour rejoindre le comptoir. Ils n’avaient pas l’air foncièrement dérangeant, bien au contraire, il savait les turiens suffisamment honorables et dignes pour ne pas faire d’esbroufe. Un détail scintilla aux yeux de Vigo : leur attitude, leur façon de marcher – à part pour les quelques éméchés –, de se déplacer ensemble, de veiller les uns sur les autres, les regards attentifs... Il aurait juré qu’il s’agissait là d’une section de militaires. Alors qu’il s’était appuyé sur la rambarde du balcon pour observer le groupe, il essayait d’identifier s’il y avait un chef parmi la troupe ou s’ils sortaient indépendamment. Il ne parvint pas à identifier quelqu’un clairement, mais il imaginait bien un responsable. Ce n’était aucunement pour traquer, c’était... juste de la curiosité. D’autant plus qu’avoir une troupe de soldats dans son club, s’ils n’étaient pas la source du problème, ils pourraient aider à la régler si jamais leur taux d’alcoolémie le permettait.

« Ils n’étaient pas attendus, mais... plus on est de fous... » » il termina sa phrase à Judy​ grâce à un clin d’œil puis descendit finalement les marches pour aller à la rencontre de Maze – et des nouveaux arrivés.

« Maze ! » lança Vigo a l’approche du comptoir. « La spéciale 87, s’il te plaît ! »

« T’en a mis du temps. », fit-elle en lançant à son tour non pas sa parole mais carrément la bouteille, que Vigo attrapa au vol, verre en main, il se glissa à côté du bar près du portillon qui laissait l’accès au service. Il se servit un peu du contenu de la bouteille et la reposa dans un box sous le comptoir. Enfin il pénétra complètement dans le service et se colla à côté de Maze alors qu’elle servait les turiens nouvellement arrivés. « Regarde, c’est mignon, on a des nouveaux. ».

Vigo eût un rictus. « Oh oui. » Il leva son verre. « A votre santé messieurs ! »

Et la musique reprit de plus belle.

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MessageSujet: Re: Permission pour la Garde   Ven 25 Mai 2018, 23:18


Le Lux





Accoudé confortablement au bar, Arkus savoura un instant la gorgée d’Eau de Serrice alors qu’elle commençait à lui titiller la gorge. Il avait pris goût pour cette boisson la dernière fois qu’il était venu sur la Citadelle. Il se souvenait avoir été accroché par un spot publicitaire qui présentait le Commandant Shepard bien fier de son effet : « Je suis le Commandant Shepard et ce cocktail est mon préféré de la Citadelle ». Le spot avait de quoi faire sourrire, ceci dit il avait été plutôt efficace puisqu’encore une fois, Arkus avait opté pour l’alcool Asari. Il porta un nouveau regard vers ses coéquipiers qui commençaient la soirée tranquillement, parlant de choses et d’autres. Sans se soucier de s’il avait le droit de le faire ou pas, le Commandant Turien sorti de sa poche sa cigarette électronique modèle VORTEX P-8000. Il amena l’objet à sa bouche avant d’en extirper une longue langue de fumée qui vint danser avec le bar dans des volutes grisâtres. Il apprécia un instant la noix de pécan qui envahit sa bouche. N’étant pas encore sollicité par personne, il examina un instant la salle où l’ambiance commençait à monter bon train. Les lumières se faisaient plus électriques, les musiques aussi qui commençaient à se rapprocher de ce que l’on pourrait attendre d’une soirée Hard-Bass. Les danses commençaient à se faire moins rares et certains corps se rapprochaient déjà.

Alors qu’il jetait un coup d’œil pour surveiller de nouveau ses troupes, le regard du Turien accrocha celui d’un compatriote. Le Turien en question semblait évoluer dans ce milieu de luxe avec aisance, la force de l’habitude. Il salua plusieurs personnes à son passage, clairement celui-là n’était pas de passage ou alors il était un fervent habitué des lieux. Il était assez rares de voir des Turiens évoluer socialement en dehors de la Hiérarchie, en général ils restaient plutôt entre eux. Arkus était donc assez surpris de le voir passer de l’autre côté du bar pour se faire servir un verre. Arkus supposa qu’il devait s’agir du patron du Lux, après tout la soirée promettait d’être assez mouvementée et il pouvait être venu superviser le service. Il amena une fois de plus la cigarette à sa bouche pour en extirper une nouvelle vapeur.

- « Alors Commandant on fait la tête ? » Avi s’était approchée du bar et s’était installée à ses côtés avec sa bonne humeur perpétuelle.

- « Jamais quand tu es près de moi. » Un petit sourire étira ses lèvres et il agrémenta la proposition d’un suggestif clin d’œil.


- « Après tout nous sommes en permission… » Elle laissa trainer la fin de sa phrase, comme une invitation à finir la soirée ensemble. Arkus émit un léger rire, assez attiré par la perspective.

Le Turien qu’Arkus avait repéré un peu plus tôt s’approcha d’eux avec une bonne humeur qui lui semblait coutumière tant son expression paressait  naturelle.

- « A votre santé messieurs ! »

De bonne volonté, Arkus vint faire tinter son verre avec le Turien. Et lui lança un petit sourire contrit.

- « J’espère que nous ne prendrons pas trop de place, nous sommes venus assez nombreux. »

Avi en profita pour glisser une petite remarque sournoise sur le fait que c’était plutôt l’égo de Procuter, l'artilleur du vaisseau, qui prenait toute la place. La remarque lui fit esquisser un petit sourire, ce gars était professionnel mais il avait tout pour être antipathique. Il était d’ailleurs seul dans un coin à regarder des Asaris en marmonnant dans sa barbe inexistante. Il était une énigme. Arkus détailla son interlocuteur en prenant plus le temps de s’accrocher aux détails, celui-ci papotait avec sa barman alors il n’allait pas croire, à tort, que Arkus le matait. Il était plutôt bien fait de sa personne, une bonne stature et habillé avec goût. Peut-être le fils de quelqu’un d’important ? Il lui aurait été alors facile de dilapider l’empire familial pour s’offrir une boite comme celle-là.

- « Et moi qui pensait que j’avais mes chances. » Murmura un peu suavement Avi à son oreille.

- « Soit un peu plus discrète, l’équipage n’est pas aveugle… » Arkus lui adressa une petite moue.

Il ne voulait pas faire trop de remous avec une histoire de coucherie dans l’équipage et puis le sexe au travail, ça faisait mauvais genre. Il était vrai que leur vaisseau les enfermait dans leur bulle mais ils devaient tous garder en tête qu’ils étaient avant tout des soldats. Il expira une nouvelle fumée pour chasser ces pensées qui n’avaient strictement rien à faire dans une soirée. Il en profita pour boire quelques gorgées de liqueur avant de pousser un petit soupir de contentement. Pour plus de confort, il s’assit sur l’un des tabourets qui étaient alignés au bar. Avi en profita pour aller se dégourdir les jambes quelques instants et rejoignit la piste de danse. Le Turien se tourna de nouveau vers son homologue

- « Il est rare de voir des Turiens occuper des postes dans les hautes sphères sociales, vous devez avoir une histoire intéressante. » Arkus était sincèrement curieux d’en savoir plus à son sujet.

L’immense majorité de ses homologues, de sa connaissance, étaient dans la Hiérarchie alors il était assez étonné de le voir se balader ainsi en terrain conquis. Un mouvement rapide eu lieu juste à sa droite et il s’en fallu de peu pour qu’il ne sorte son arme de poing, dont il ne se séparait jamais. Il avait déjà la main sur le manche et essaya de rendre le geste naturel alors qu’il replaçait correctement son haut pour bien couvrir son arme. Il était à peu près certain que le Turien avait capté son geste. Arkus émit un grognement de mécontentement, s’ils n’étaient pas mis à la porte après ça… Déjà l’invasion de quinze Turiens éméchés puis des armes…

- « Regardez qui j’ai trouvé en train de se faire la malle Commandant ! » Acalin, déjà bien éméché avait bien entendu d’une voix assez forte pour se faire bien entendre.
Arkus hésita un instant entre la diplomatie et le pragmatisme. Il se décida rapidement pour la seconde option et mit un taquet bien sentis sur le crâne du cinquantenaire.

- « Surveille tes paroles Tenus, nous sommes en civil je te le rappelle. »

Les yeux froncés de mécontentement d’Arkus finirent par se plisser de bonne humeur lorsqu’il repéra la « prise » du technicien en chef. Son Second, Calcolus, était à moitié avachi sur le bar et se relevait déjà en signe de protestation. Il était assez mécontent d’avoir été jeté comme un sac de patate sur le bar. D’autant plus par un subalterne. Acalin lui rappela que les grades n’avaient pas lieu lors des permissions, l’effet était saisissant d’autant plus que le visage du technicien reflétait l’innocence pure. Il ne manquait que l’auréole. Arkus étouffa un rire alors que le technicien l’avait justement appelé par son titre quelques secondes plus tôt.

- « Tu ne voudras pas t’en aller avant d’avoir fait notre petit duel n’est-ce pas ? »

La voix onctueuse du Commandant fit glousser l’assistance qui s’était d’ailleurs bien garnie. La troupe s’était rejointe d’un seul homme, avide de voir le duel tant attendu. Arkus songea un instant que la formulation qu’il avait choisie pouvait laisser penser qu’ils allaient en venir aux armes, il songea aussi qu’il n’en avait pas grand-chose à faire des états d’âmes d’un tavernier. Sauf s’il les jetait dehors évidemment. Résigné, Calcolus s’accouda au bar. Arkus connaissait assez bien le Turien pour savoir que sous son attitude de « victime » il appréciait vraiment la boutade. Après tout, ce genre de moments était assez fédérateur et Arkus ne permettrait pas aux choses de trop déraper.

- « J’imagine que vous avez des shooter ? » Arkus se tourna vers le Turien de l’autre côté du bar et lui adressa un sourire sardonique à faire frémir un Elcor.



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MessageSujet: Re: Permission pour la Garde   Dim 27 Mai 2018, 12:09

Alors qu'il avait levé son verre à la santé des nouveaux venus, un seul vint véritablement répondre à son invitation. D'apparence plutôt joviale, effet renforcé grâce à ses tatouages faciaux aux milles couleurs qui contrastaient largement avec le choix plus sobre de Vigo, il semblait plus alerte que ses coéquipiers. Il remarqua derrière lui une ombre, une autre turienne plus svelte et légèrement plus petite qui semblait jouer le rôle du diable sur son épaule. Cela le fit rire sous cape, il aurait parié qu'eux deux passeraient une bonne nuit.

Après avoir trinqué et but dans leurs verres respectifs, celui qui apparaissait être un des chefs s'adressa à Vigo :

« J’espère que nous ne prendrons pas trop de place, nous sommes venus assez nombreux. »

Vigo ria aux éclats. Il tenta de rassurer son interlocuteur : « Vous plaisantez j'espère ? Il y a de la place pour tout le monde. Il doit y avoir un carré de libre là-haut, si vous souhaitez y installer votre repaire pour la soirée. »
Il en profita pour jauger quelque peu du regard le turien, habillé de façon casual, le plus sobrement possible, presque incognito. Le genre d'habits que l'on porte lorsqu'on a trop porté l'uniforme afin de se sentir physiquement plus libre et... en permissions. A en juger par l'aura et la camaraderie dont faisait preuve le groupe de turiens, exclusivement turien, il devait s'agir d'une troupe de la Hiérarchie en repos. Il ne sût pas déterminer de quelle unité ou service cependant. Ce genre de questions viendraient après. Il jeta un coup d'oeil sur sa gauche, Mazikeen était en train de passer les consignes à deux-trois autres barman pour qu'ils prennent les rennes pour le reste de la nuit. La démone avait enfin décidé de s'amuser.

« Allez, je te laisse là Vig', je vais aller danser, ha. », lançait-elle au patron du LUX. « Et fait attention à eux. », alarmait-elle de façon ironique, mais Vigo savait qu'elle était mi-figue mi-raisin. Puis elle fit un passage en barrage sur la petite porte qui séparait le bar du reste de la salle, et, grimpant les marches deux-à-deux, elle rejoignit une des alcôves qu'elle avait déjà repéré. Sûrement un client audacieux qui en aurait pour sa soirée.. ou qui aurait quelques surprises !

« Il est rare de voir des Turiens occuper des postes dans les hautes sphères sociales, vous devez avoir une histoire intéressante. », dit de nouveau le turien, question cachée.

« Un instant je vous prie ! », fit Vigo en levant un de ses trois doigts en signe d'attente. Il prit une bouteille et fit le tour du comptoir, il en avait assez de parler entre les bouteilles et les distributeurs. Il se fraya alors un passage dans la foule pour rejoindre son interlocuteur, posant deux verres et les remplissant in-extremis de la bouteille qu'il venait de prendre une minute auparavant. « Amateur d'alcool terrien ? J'ai trouvé du whisky levo sur une petite planète planquée. Vous n'imaginez pas le prix qu'ils me font à l'importation, mais, en même temps, je suis l'un de leur client les plus fidèles ha. », sans plus attendre, il humait la senteur de la liqueur et de l'alcool. « Allons, faites-moi plaisir. Je sais que vous n'aurez probablement pas beaucoup d'occasions de goûter à ce genre de choses. Prenez. », il fit glisser le second verre du revers de sa main vers le probable militaire. « Je suis Vigo. Vigo Sartarion, le propriétaire de ce club. Une histoire intéressante, ça sera à vous de me le dire ! Il est vrai que j'ai traversé pas mal de choses avant de finir dans ce nightclub. En parlant d'histoire intéressante, vous êtes de la Hiérarchie, pas vrai ? Je ne sais quel division ou régiment ou force spéciale, qui sait, mais écoutez : la Hiérachie est la bienvenue ici. Alors faites vous plaisir ! »

Puis il y eut une petite péripétie, avec une anecdote assez rigolote impliquant un de ses hommes fuyant le lieu et sa débauche mentale. Le terme "commandant" intervint, plus que subtilement afin que Vigo le capte et l'imprime. Son interlocuteur était véritablement le chef, plus, un commandant. Ils devaient disposer de leur propre navire. Et il disait que c'était Vigo qui était une histoire intéressante ? Celui-ci se retourna vers le propriétaire : « J'imagine que vous avez des shooter ? »
Vigo sourit, d'évidence. « Evidemment. », il se tourna d'un quart vers la gauche, interpellant un des barmans qui avaient remplacé Maze. « Helena, nous avons des amateurs de shooter, sortez leur un deux-mètres. Après tout, ils sont une quinzaine. La première est pour moi messieurs-dames ! J'adore les défis. »

Sous l’œil avisé et admiratif de Vigo, deux barmans s'exécutèrent, débarrassant grossièrement le comptoir de bouteilles et de verres vides pour faire de la place, et y déposèrent une plaque de deux mètres, disposant d'une trentaine de trois de la taille d'un shooter. Ils y disposèrent les récipients, sortirent cinq bouteilles, et commencèrent à remplir les shooters. Vigo admira l'entraînement de Mazikeen qui se voyait dans les gestes adroits des barmen et barmaids. Tous les shooters de la planche fut remplie, et, pour le spectacle, un filet d'alcool fut glissé dans une petite rigole au milieu de la planche, qu'Helena enflamma. Le barman et la barmaid poussèrent légèrement la planche afin de les rapprocher des clients.
« A la votre ! » La musique battait son plein, dans des basses puissantes, tantôt trap, tantôt dubstep, tantôt electro... Le DJ avait la main mise sur la soirée et maîtrisait son élément. La soirée commençait bien !



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MessageSujet: Re: Permission pour la Garde   Dim 27 Mai 2018, 21:56


Trinquons !





Arkus admira un instant la dextérité de la serveuse qui préparait leurs deux mètres de shooters et le spectacle gagna encore en beauté quand elle enflamma le présentoir sur lequel elle venait de les poser. Il n’était pas habitué à ce genre d’ambiance guindé, sans trop l’être non plus mais il appréciait avec un plaisir indicible cette parenthèse bien mérité. Il ne sauta pas immédiatement sur Calcolus pour le duel, il estima que son interlocuteur, Vigo comme il s’était présenté méritait bien une réponse, d’autant plus qu’il l’avait rejoint de l’autre côté du bar pour lui servir un verre de whiskey. Au grand dam de ses collègues, il leur dit de patienter quelques instants avant de mettre le feu aux poudres. Après tout leur locataire était suffisamment charmant pour les inviter et leur faire profiter d’un carré plus tard. Il ne lui en fallait pas plus pour apprécier la bonne intention, d’autant plus qu’il profitait réellement de sa soirée.

Peu rompu aux arts de la dégustation de grands crus, il décida d’imiter Vigo avec une maladresse bien visible cependant. Il avait rarement l’occasion de boire de telles bouteilles et il devait bien admettre que sa culture dans ce domaine n’était pas très étendue. Peu importe, il imita son compatriote et commença par humer le délicieux parfum entre force brut et beauté sauvage. Il n’était pas bien certains des arômes qu’il aurait dû repérer mais il décida de s’y risquer et il but une gorgée. Assez fort, le breuvage le laissa mi-figue mi-raisin, peu habitué à ce genre de boissons.

« J’apprécie l’attention mais en toute modestie, je dois bien reconnaître m’y connaitre assez peu, d’autant plus en alcool Humain. Je peux cependant vous certifier que je l’apprécie à sa juste valeur. » Il souriait, assez satisfait d’avoir été invité par son interlocuteur à goûter ce « vin » ? Il n’était pas trop sûr du terme. Il approuva de la tête, en tout état de cause il avait effectivement peu l’occasion de profiter de ce genre de plaisirs. « Traverser pas mal de choses pas vrai ? Je pense que c’est un euphémisme alors si vous parvenez à repérer avec tant de facilité des soldats parmi cette foule de clients ! » Il appuya son index sous ses mandibules pour appuyer son propos. Il admettait qu’ils n’avaient pas exactement fait dans la discrétion depuis qu’ils étaient arrivés mais le jugement de Vigo, en plus d’être le bon, révélait une certaine dose d’analyse.

« Comme beaucoup des miens effectivement je pense avoir une histoire intéressante. » Il agrémenta sa prise de parole par une œillade complice avec le tenant de la boite. « Vous comprendrez, j’en suis sûr, que je ne pourrai me montrer plus prolixe que cela. Nous sommes de la Hiérarchie en effet, je ne peux en revanche vous en révéler d’avantage. Mais nul besoin de pousser plus loin les investigations de ce côté-là j’imagine. » Il fit un petit clin d’œil à Vigo pour dédramatiser un peu sa diatribe. « Comme vous le voyez, les occasions de nous détendre sont assez rares et je vous remercie de votre hospitalité… Et de votre tolérance. » Il but une nouvelle gorgée du whiskey, sans doute hors de prix. Il l’apprécia encore d’avantage, l’alcool lui sembla peut être même un peu moins fort ? A moins que cela ne soit à cause de l’enivrement qui commençait à le gagner légèrement.  

Il se détourna de Vigo et il remarqua qu’Avi, qui semblait être de retour du bar, avait écouté d’une oreille discrète leur conversation. Elle lui adressa un petit signe de tête pour, Arkus le supposa, le féliciter de ne pas avoir été plus précis quant à leur affectation. Il soupira mentalement, il n’avait pas vraiment besoin d’une seconde mère pour le surveiller. D’autant plus qu’il ne voulait certainement pas voir le médecin de cette façon-là. Il se leva de son tabouret pour accoster ses hommes.

«  Bien, il est temps de se mettre à table Calcolus pas vrai ! » Il fit un clin d’œil à son second qui lui répondit d’un soupire mi- amusé mi- irrité. « C’est bien parce que je n’ai pas le droit de te désobéir chef. » Arkus ricana un instant avant de se tourner vers Vigo.

« Soyez sûr que je terminerai le verre que vous m’avez offert. Vous joindrez-vous à nous ? » Le tenancier semblait assez sympathique et puis Arkus appréciait assez l’adage : plus on est de fou plus on rit.  Il distribua ensuite un shooter à chacun des membres de l’escouade et ils se mirent en rond pour trinquer tous ensemble. « Nous ne pouvons pas trinquer sans le faire mon Commandant ! » Procuter avait dû quitter les Asaris des yeux deux minutes et il ne l’avait pas vu revenir. Il lui accorda un point, sa remarque était pertinente. Et puis il semblait bien plus sympathique avec de l’alcool dans le sang, et puis cela ferait plaisir aux hommes.

«  Honneur, Patrie, Valeur, Discipline ! » Ils entonnèrent leur devise, propre à la Garde Noire, avec la force des convictions et la voix vibrante de patriotisme. Quelques têtes curieuses avaient dû se retourner mais il pensa que c’était Vigo, très proche d’eux, qui avait dû être le plus surpris. Il ne put malheureusement pas voir sa tête car à peine leurs mots prononcés, ils finirent tous leur verre d’un trait. S’ils avaient été sur leur vaisseau, ils auraient sans doute jeté le verre vide par terre mais là… Ils ne voulaient pas payer pour la casse ni faire du tort à leur hôte sympathique. Les collègues rigolèrent ensemble un bon moment, ils n’avaient pas trinqués depuis longtemps et puis l’alcool était bon et c’était déjà en soit une raison suffisante.

Il se plaça ensuite face à Calcolus qui ne pouvait plus fuir le duel tant attendue. De toute façon, il n’aurait pas pu s’y soustraire, ils étaient tous accoudé au bar. Avec un sourire sournois et des yeux de renard, Arkus se saisit du premier verre et le vida rapidement. Il fut suivi avec un brin d’hésitation par son indéfectible second. Les verres s’enchainèrent rapidement, et sa tolérance à l’alcool, bien qu’assez large était assez sollicitée. Au bout du sixième verre, Calcolus annonça d’une voix enroué qu’il préférait se retirer pour ne pas finir la soirée dans les égouts. Le Commandant leva un bras en signe de victoire et fut acclamé par son équipage, bien heureux de son triomphe. Il tangua légèrement quand il se redressa mais repris bien vite le contrôle de ses sens. La bonne humeur était de mise et il était satisfait de voir la bonne entente du groupe. Même la mine semi boudeuse de Calcolus lui arracha un sourire.



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