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 Tout ça pour une coupe de champagne

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MessageSujet: Tout ça pour une coupe de champagne   Ven 27 Avr 2018, 01:49
Intervention MJ : NonDate : 15 Mars 2203 RP Tout public
Lucius NazadrosRavi Vertax
Tout ça pour une coupe de champagne



Tout ça pour une coupe de champagne
- ... Et c'est poute toutes ces raisons que je suis triste de ne plus pouvoir travailler avec le Superviseur Amale à partir de ce jour. Mais la retraite n'attends pas, et il serait regretable de le priver d'un repos bien mérité, ainsi que de son mari et de leur enfants. Profitez de la vôtre, la mienne n'est pas avant 400 ans, ahah !

L'Humain, dont les rides marquaient sa peau, fit un signe de tête à son collègue Turien sous les applaudissements. Puis levant son verre, il prit à son tour la parole devant la petite centaine d'agents qui occupaient la salle réservée pour l'occasion. Loin derrière la foule amassée au pied de l'estrade se trouvaient des tables alignées derrière lesquelles était tout aussi sagement alignée une armée de serveurs. Ils étaient prêt à prendre leurs armes - plateaux, coupes et assiettes de petit fours - dès que le discours se terminerait par les mots fatidiques, lesquels comportaient souvent « Je ne vous retiens pas plus longtemps » et « Profitez du buffet », quoique pas forcément ensemble.

- Mes chers amis, chers collègues, apprentis et pour quelques uns supérieurs, je souhaite finir le discours prononcé par la Superviseure Alesis, commença-t-il en désignant l'Asari d'un geste élégant de la main, par des remerciements. Après cinquante ans passés au sein du Services de Sécurité Conciliens - qui restera toujours dans mon coeur le Service de Sécurité de la Citadelle - je ne me vois pas partir sans vous dire à quel point vous m'avez été précieux et ...

Ravi était persuadée s'être déjà précisé un milier de fois détester tout ce qui était cérémonie, réunion et autres pots comme celui auquel elle participait actuellement. L'alcool était au mieux trop léger et les amuses-bouches pas assez nombreux. Et puis elle ne connaissait absolument pas le Superviseur Amale. Oh, elle l'avait bien déjà croisé quelques fois quand elle était encore au SSC, certes, et elle était certaine qu'il avait en charge les forces d'intervention. Mais mis à part ça, ils n'avaient jamais discuté plus que de mesures, se croisant tout juste aux évènements sus-cités.
Alors, pourquoi être là ?

Elementaire mon cher. Watson l'avait invité. Et Esprits savaient que la Turienne aurait préféré s'arracher les mandibules plutôt que de refuser une telle invitation.

Elle effleura l'une desdites mandibules du bout du doigt.

En tout cas, elle aurait préféré se les pincer très très fort.

Depuis combien de temps n'avait-elle pas vu Eran « Watson » Abaigh et sa charmante épouse ? Très longtemps, voir même beaucoup trop. Ils avaient gardés un contact régulier depuis qu'elle avait rejoint les Spectres, mais il ne valait pas le charme de leur collaboration en chaire et en os. Pourtant, la biotique aurait pu lui demander de rejoindre son équipage et de la suivre. Elle ne l'avait jamais fait.
Priver une mère et une fille d'un mari et d'un père, risquer sa vie... Elle n'aurait pas pu.
Il lui en tenait un peu rigueur, évidemment, mais Vertax avait toujours pris grand soin à ne jamais aborder le sujet avec lui. Cette invitation était peut-être un piège pour la forcer à en parler ? Est-ce que la fenêtre était ouverte ? Ce serait un bon point de fuite si elle devait sauter dans le vide pour échapper à ce sujet.
Une bref inspection visuelle lui assura que, si elles ne l'étaient pas, elles avaient en tout cas possibilité de l'être. Rassurée, la femme rejoignit les applaudissements vifs de ses compères, pour certains aussi peu attentifs qu'elle, à la fin du discours éloquant. Avait-il dit « Buffet » comme le voulait la coutume ?

Elle décida de partir du principe qu'il l'avait dit.

Le chemin qui menait au table était envahi d'affamés entre lesquels passaient bravement les serveurs. Leur assaut n'était jamais long et ils devaient bien vite se replier pour se ravitailler tandis que les invités rassassiés s'éloignaient et que des hordes de gourmands continuaient de s'écraser contre les tables aux nappes blanches.
Malgré la fin qui la tiraillait et l'envie d'une coupe, la Turienne resta sur place, adressant un signe de tête à Watson et Ambuja qui la rejoignaient. Dans son coeur brûlait le secret espoir qu'un des employés réussisse à affronter les hordes avec assez de coupes pour abreuver le trio - et au moins une dextro.

- Watson, comment allez-vous ? Je ne compte plus les mois depuis la dernière fois que je vous ai vu.

Ambuja, superbe dans sa robe typique d'Inde, adressa un sourire éclatant de ses lèvres rougies par le maquillage. Elle avait orné son frond d'un point rouge dont la présence serait expliqué pour peu que la Spectre n'en demande la raison. Eran était quant à lui dans un costume de cérémonie, ayant troqué son vieil imperméable pour un peu plus de sérieux.
Madame Abaigh tandis la main, serrant entre ses cinq doigts les trois de Vertax.

- Ravi ! C'est un plaisir de te revoir. Je n'ai pas arrêté de harceler Eran pour qu'il t'invite à dîner un soir à la maison, mais il m'a affirmé que tu étais sur Palaven il y a peu et que tu ne pouvais pas faire le déplacement. Un très bon ami, Monsieur Lincolus, m'a donné quelques astuces cuisines. Je suis persuadée que je peux réussir un Hyderabadi Biryani dextro-aminé les yeux fermés.

Le traducteur venait de déconner non ?

- Abudja, ce sera avec plaisir... Si on arrive à trouver une date un jour. J'ai cru comprendre que vous allez bien partir en voyage ... ?

La femme avait un don pour occuper l'espace avec beaucoup de passion. Elle était un vent de fraîcheur dans ce monde et parvenait même à faire oublier toute la dextérité dont elle était capable avec un scalpel et, plus grossièrement, toute sorte d'objets tranchants en main, doublé à un savoir médical et anatomique proche du diabolique.
A côté, son époux rodé attendait qu'elle ait épuisé ses salutations pour enfin prendre la parole.

- Vertax, c'est un plaisir de vous revoir. Comment allez-vous ?

Un haussement d'épaule fut sa réponse. « J'ai envie d'arracher des mâchoires et de frapper » n'était peut-être pas la meilleure chose à dire à une soirée de gala.

- Oh... Comme-ci, comme-ça... la routine quoi, répondit-elle évasivement.

Le regard de Watson était lourd de sous-entendu. Il s'apprêtait déjà à l'interroger. Ou plutôt, lui faire subir un interrogatoire en bonne et due forme, à base de questions, de répétitions et de « Mais, vous n'aviez pas parlé de ça tout à l'heure ? Alors pourquoi dire l'inverse » comme son esprit tordu était capable de le faire.

- Enfin, réussit-elle à le prendre de vitesse, ce dont j'ai vraiment besoin ce soir c'est 1. boire un verre et 2... Disons poliment ... partir avec quelqu'un ? Et comme ce second objectif n'est pas réalisable, je vous laisse un instant. Les serveurs ont l'air d'avoir abandonné la partie et je tuerais pour un verre.
A tout à l'heure !


La Spectre tourna les talons puis se freya un passage parmi les invités.

Les fenêtres pouvaient être ouvertes donc ? Il y avait peut-être même un balcon. Elle allait attraper un verre, se glisser l'air de rien vers la sortie et sauter dans la rue en contrebas, puis finir sa soirée dans un bar quelconque. Ce n'était pas la première fois qu'elle leur faisait le coup, les Abaigh comprendrait.

Son précieux solidement maintenu entre l'index et le pouce, la Turienne se retourna vivement, prête à mettre en place sa grande évasion. Il fallait juste qu'elle réussisse à se glisser jusqu'aux côtés de la salle... En passant le long des tables, elle avait moyen de ...

- Bordel de ...


Une lévitation bien placée empêcha le champagne de lui tomber dessus. Contenant et contenu flottèrent un moment dans la bulle d'ezo, désormais inoffensif pour les vêtements alentours. La biotique attrapa le verre et fit deux pas sur le côté. Puis, relâchant son pouvoir, elle laissa le liquide tomber au sol, éclaboussant tout au plus bottes et escarpins dans un rayon de dix centimètres.
Elle leva ses yeux verts sur le responsable.

- Bon. J'imagine que vous n'avez pas un verre plein sous la main ?

Elle secoua sa propre coupe vide sous le nez du Turien.


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MessageSujet: Re: Tout ça pour une coupe de champagne   Ven 27 Avr 2018, 12:02
- Vous vous pointez. Je n’aime pas ça, mais considérez ça comme un ordre.

- A vos ordres chef …

- Et avec le sourire nom de Dieu ! Le superviseur Amale vous apprécie, et aux vues de votre dernière mission, je me demande bien pourquoi. Alors faîtes bonne figure et tachez de ne pas faire de vagues. Fin de la discussion Nazadros. Rompez.

***
Sans déconner … Moi ? Dans une soirée mondaine ? La bonne blague. J’ai autre chose à faire que de serrer des mains et boire du champagne. Les criminels battent encore le pavé sous notre nez, et nous, on boit. Et on s’étonne que le SSC rame dans ses enquêtes. Amale part à la retraite ? La belle affaire. D’accord c’était un Superviseur droit dans ses bottes et efficace, pour un humain, mais est-ce que ça justifiait un tel bordel ? Bah ! Je réfléchis trop. Plus vite j’y serai, plus vite se sera fini.

De retour dans mon appartement du Secteur Zakéra, je lorgne sur mon vieux sac de frappe, trônant dans un coin de mon salon. Un peu d’exercice me ferrais du bien, mais je n’avais pas le temps. Mon placard ne contient que peu de tenues « classes », mais ce haut noir et rouge ferra très bien l’affaire. Après une douche fraîche, j’ajuste mes peintures faciale puis m’habille à la va vite. Ne faisons pas attendre le Présidium.
Sur le chemin, en taxi, mon regard se perd sur la vue des Secteurs en contrebas. Combien de crimes sont commis sous mes yeux alors que je les survole aussi nonchalamment. Glissant dans les airs, comme un Dieu absent. Je sais que je ne suis pas increvable, et que je ne peux pas combattre le crime à chaque instant, mais, par les Esprits, si je pouvais je le ferrai. J’en ai assez de rester en retrait.

***
J’arrive pile au moment où Amale lance son discours. La foule le regarde comme si c’était une foutue idole. C’est juste un homme qui s’est crevé le cul pour que vous autre puissiez dormir sur vos deux oreilles. Cependant, ça ne justifie pas un tel engouement selon moi. Mais bref. Laissons le parler.

- Mes chers amis, chers collègues, apprentis et pour quelques-uns supérieurs, je souhaite finir le discours prononcé par la Superviseure Alesis, commença-t-il en désignant l'Asari d'un geste élégant de la main, par des remerciements. Après cinquante ans passés au sein du Services de Sécurité Conciliens - qui restera toujours dans mon cœur le Service de Sécurité de la Citadelle - je ne me vois pas partir sans vous dire à quel point vous m'avez été précieux et loyaux toutes ces années durant. Je sais aussi que les temps difficiles ne sont pas encore totalement derrière nous, et je vous donne la force qu’il me reste pour finir le combat. La Citadelle brille sous notre regard bienveillant, et ne reluit qu’à l’aune du courage d’agents tels que vous. Alors je vous dis merci. Merci d’avoir été là, de continuer à l’être, et de l’être pour toujours. Pour l’honneur et la sécurité de cette belle station. Mais je ne vous retiens pas plus longtemps, dirigeons nous vers le buffet.

Court, précis, efficace. Je reconnais bien là le chef de la division des interventions spéciales. Sous sa tutelle, on en a mené des opérations risqué et audacieuse. Oui bon, audacieuse, à cause de moi, mais quand même. Ça me fait presque mal finalement de le voir partir à la retraite comme ça. Comme un dossier oublié qu’on effacera un jour, sans faire attention. Comme nous tous remarque. Et je ne veux pas finir comme ça. Pas sans coup d’éclat. Pas sans faire quelque chose qui fera la différence. Mais voilà que je divague à nouveau. J’ai besoin d’un verre.

Au milieu de la foule mondaine, je remarque certains de mes collègues qui, en me voyant vêtu de mon costard cheap, me jettent des regards soit amusés soit étonnés. Je ne fais pas l’unanimité au sein de mes camardes mais je m’en contrefiche du moment que ça n’interfère pas en opération. Du reste, ce ne sont que des têtes couronnées de différentes races, bien que je ne voie pas de Krogan. Les Asaris, comme à leur habitude, ont des robes échancrées et aguicheuses. Les Turiens, fidèle à notre race, se tiennent droit dans des habits simples mais classieux. Quelques Galariens rôdent paris les invités, dont un semble pris dans une discussion passionnante avec le Superviseur Amale. C’est bien un mot pour définir ces grenouilles tiens. Passionnés. Toujours est-il que personne dans cette salle ne semble s’intéresser à moi, et c’est très bien. Je prends un verre dextro sur le buffet, me préparant à rester dans un coin quelques heures avant de pouvoir enfin rentrer chez moi. Mais alors que je me retourne pour aller m’isoler, je vois une Turienne beaucoup trop proche de moi, et je bloque sur place pour ne pas la percuter.

Elle, par contre, vacille et renverse son verre dans ma direction, comme un réflèxe, je me préparais à esquiver les projectiles liquides, mais la vue d’une bulle biotique me retint. Le tout flotta un instant, elle attrapa lentement son verre, laissant le champagne s’étaler sur le sol sans y prêter attention. Enfin, le verre vide luisant se retrouve sous mes mandibules hochant de gauche à droite.

- Bon. J'imagine que vous n'avez pas un verre plein sous la main ?


Ok. Je dois être honnête. Ce petit sourire en coin quand elle me demande ça, c’est juste sexy. Mais reprend toi Lucius ! T’es pas là pour ça. Enfin je crois … Ressaisis toi bon sang, c’est pas une femme qui va t’intimider si ?

- Excusez-moi, je suis un peu trop vif par moment.

Je lui adresse un simple sourire avant de lui tendre mon propre verre, ramassé quelques instants plus tôt, et j’en profite pour la détailler un peu. Mon flair me dit que ce n’est pas une mondaine, ça c’est certain. Trop carrée. Pas le port hautain que peuvent avoir les habitant du Présidium, mais pas non plus la dégaine nonchalante des Secteurs. Au choix. Technicienne ou armée. Biotique ? Armée. Mais elle ne porte pas les marques des Cabalistes. Donc ni armée ni SSC. Indépendant ? Que ferrai-t-elle ici ? Hum … Intriguant. J’ai rien de mieux à faire de toute façon, tâchons de discuter pour en savoir plus.

- Jolie le petit tour biotique. Vous faites partis des Cabalistes ? Si oui, que faîtes-vous si loin de Palaven, au milieu de ces rapaces bourrés d’argent ?
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MessageSujet: Re: Tout ça pour une coupe de champagne   Ven 27 Avr 2018, 17:11
Tout ça pour une coupe de champagne
- Merci, dit-elle tout en attrapant la coupe tendue, des fois que le Turien aurait l'idée de changer d'avis. Elle lui laissa le verre vide en guise d'échange presque équivalent. Enfin, elle prit le temps de détailler réellement son agresseur, un bras croisé sur sa poitrine, l'autre amenant le champagne au bord de ses lèvres.

Bonne gueule. Tout en muscle. Pas à l'aise du tout ici, un peu pris au dépourvu par ce choc inattendu. Costume cheap, assurance qui s'efface en soirée mondaine. Assurément un membre du S.S.C. Pas dans le service de la protection, pas un officier non plus... Un Turien d'action plus que de réflexion, à coup sûr.

- Jolie le petit tour biotique. Vous faites partis des Cabalistes ? Si oui, que faîtes-vous si loin de Palaven, au milieu de ces rapaces bourrés d’argent ?

Un sourire vint dévoiler ses dents acérées. Elle allait bien s'amuser. C'était toujours plus amusant quand personne ne savait qui vous étiez, ni n'arrivait à le deviner. Rapace bourré d'argent... Il faudrait qu'elle le sorte à son père et son frère, celle-là. Ils allaient adorer.

- Vous savez, elle s'interrompit pour boire une gorgée, la politesse voudrait que ce soit celui qui demande qui se présente en premier. Mais je m'ennuie, alors, je vais jouer à un jeu. Chut, ne dites rien. Pas un mot.

Ravi posa son index sur la bouche de l'inconnu pour qu'il comprenne bien le message.

- Je vais faire des suppositions, puis des affirmations. Vous allez hocher la tête pour oui, secouer pour non. Allez, si vous êtes gentil, je vous laisserais me dire « Oui » ou « Non ». Mais pas plus. C'est bon pour vous ?

Il hocha la tête.

- Parfait !

Dans un effet théâtral, la Turienne recula de trois pas, prenant le temps d'examiner son interlocuteur avec attention. Elle le détailla de haut en bas, faisant semblant de marmonner pour elle même, secouant parfois la tête, tapotant de temps à autre sa mandibule du bout du doigt. Puis, cette courte mise en scène effectuée, elle commença à parler tout en tournant autour de l'homme pour mieux l'observer.

- Voyons... Nous sommes actuellement au pot de départ du Superviseur Amale, une fête triée sur le volet ou presque. Les invités sont soit des membres du S.S.C, à savoir membres des forces d'intervention ou Superviseurs, soit des diplomates invités pour l'occasion, soit des proches. Vous n'avez personne à votre bras, personne non plus qui est venu vous demander à qui vous parlez et vous n'aviez qu'une seule coupe.

J'en déduis que vous n'êtes pas un invité d'invité.

La Spectre se glissa dans son dos.

- Oh, jolie crête. La mienne est plus longue que la normale si ça vous rassure, ajouta-t-elle tout en tirant sur sa capuche pour mieux la ramener vers l'avant.

Cette remarque capilaire avait été lâchée avec désinvolture mais elle n'était pas totalement innocente pour autant. L'arrière n'était pas mal non plus.

Son tour terminé, Ravi revint se planter en face du Turien. Elle reprit une mine pensive.

- Je pourrais m'avancer à dire que vous avez une allure de combattant ce qui pencherait directement la balance pour un membre du S.S.C mais, soyons honnêtes, nous sommes des Turiens. Être prêt à sauter sur un adversaire, c'est notre posture de base.

Malgré tout, la vôtre est encore vive. Donc... S.S.C ou Hiérarchie.

Costume bas de gamme. Vous n'êtes pas non plus un diplomate. Pas plus qu'un officier ou un Superviseur. Vous faites typiquement la tête d'un homme qu'on a traîné là de force et qui n'a qu'une envie, fuir par la fenêtre ou, s'il le peut, la porte d'entrée.
Attendez
- son sourire s'accentua un peu plus - c'est un oui ou un non ça ? Ah, un oui. Soyez plus francs dans vos mouvements de tête, je ne vais pas m'en sortir sinon.

Ne reste plus que les agents. Je ne vois pas ce qu'un membre de la Hiérarchie ferait ici.
En l'occurence, la majorité sont des membres des forces d'intervention, même si certains sont de services alentours. Et vous êtes clairement taillé pour l'action, voir même la violence.
Je peux affirmer avec une réussite de cinquante pour cent que vous êtes un agent du S.S.C et plus particulièrement des forces d'intervention.

J'ai bon ?


Bien qu'elle ne fasse plus tellement d'enquête que ça, ses sens restaient aiguisés. Elle sourit à l'annonce du résultat.

- C'est un jeu très amusant, vous ne trouvez pas ? J'adore y jouer quand je rencontre de nouvelles personnes, pour peu qu'elles soient intéressantes à deviner.

La Turienne tendit une main dépourvue du moindre bijou et autres fanfreluches. Elle serra avec poigne.

- Ravi Vertax. Ancienne Superviseure. Contrairement à Amale, j'ai juste changé de service, je ne suis pas encore à la retraite.
Biotique de père en fille. Par ailleurs, c'est « Cabales » et non « Cabalistes ». Cela fait bien ... huit ans ? Déjà ?
, s'étonna-telle à voix haute, que je ne suis plus dans l'armée biotique.

Amusant... Cela lui paraissait être des siècles. Le temps avait une emprise tellement changeante ...

- Vous par contre, vous devez être un ancien régulier. En même temps, il y a très peu de biotiques dans la Hiérarchie et nous sommes l'équivalent d'une grande famille. Je suis certaine que votre tête m'aurait dit quelque chose dans le cas contraire.


Elle finit le contenu de sa coupe d'un coup. Bon, mais pas assez fort. Elle ferait avec.

- Une autre ? Je suis sûre qu'on peut attraper un serveur avant qu'il ne se fasse dévaliser par les autres invités, continua-t-elle nonchalamment, guettant sa cible au milieu de la foule.




Dernière édition par Ravi Vertax le Mar 01 Mai 2018, 21:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tout ça pour une coupe de champagne   Mar 01 Mai 2018, 13:39
Par les Esprits … Sur quel genre de maniaque je suis encore tombé ? Ok elle est canon, ok elle semble plus maline et intelligente que la plupart des gens présent dans cette salle. Mais ce comportement … Nonchalant, provocateur. Que cherches-t-elle réellement ? Je ne m’y trompe pas. Ce n’est pas par ennui, ni envie de m’humilier qu’elle mène son petit jeu à me tourner autour, spéculant sur qui je suis. Il y a autre chose. Il y a toujours autre chose derrière la tête de gens comme elle.

Je me prête à son « petit jeu », croisant les bras et hochant la tête à sa demande. D’aucun serrai impressionné par ces déductions, mais pas moi. Ce que je suis est évident. Mais pas ce que je ressens. Faute d’avoir mieux à faire, je me dis que je vais jouer avec elle moi aussi. Elle a beau être une ancienne Superviseurs, je ne vais pas m’écraser pour autant. On n’est pas en opération. Quoique … Toujours-est-il que je m’écrase jamais devant mes supérieurs, ce n’est pas aujourdui que je vais commencer.

Je serre ses trois doigts fin qu’elle me tent, attend qu’elle finisse et répond sur un ton inquisiteur :

- Agent Lucius Nazadros de Palaven. Étais-je censé être impressionné par ces déductions ? Car ce n’est pas le cas. Vos mouvements félins et emplis de tensions doivent hypnotiser les simples d’esprits. Ou les Humains. Mais je vis dans un monde où l’illusion et les faux-semblants sont monnaie courante, donc je ne laisserai pas abuser. Jouons à mon jeu maintenant. Le champagne viendra en son temps.

Je passe mon bras sous le sien sans m’interrompre, pour la tirer sans forcer vers le buffet, fendant la foule de ma stature. Je vois les regards que la foule nous jette. Il est vrai qu’un couple Turien est rare à voir, malgré la forte population Turienne au sein du SSC. Sur ma gauche, je vois Railly et Thorston, aperçus plus tôt, me dévisageant, jaloux. La musique simple de l’endroit accompagne nos pas, qui résonnent en rythme, presque comme une marche militaire.

- C’est un jeu nommé « Cartes sur table ». Le principe est simple. Je vous pose des questions, et, si je n’aime pas la réponse, ou que je sens une demi-vérité, notre rendez-vous improvisé se terminera aussi vite qu’un Hanari tentant de braquer Ariake Technologies. Et croyez-moi je sais de quoi je parle.

Du coin de l’œil, je vais chercher un regard d’approbation, pour effectivement le trouver, non sans une pointe de surprise et d’amusement. Elle reste toujours aussi jolie en toute circonstance ? Mais bref ce n’est pas le sujet. Je ne sais pas comment cette soirée va finir, et je m’en fous, mais autant en profiter.

- Bien – je lui tends un verre de champagne une fois arrivé au niveau du buffet, mais n’en prend pas pour moi – commençons. Ce n’est pas l’ennui qui vous as conduit à me parler de la sorte n’est-ce pas ?

Les deux pieds dans le plat, comme dise les humains. Je …
Attendez. C’est moi où je fais sans arrêt référence aux Humains ? Esprits … Le boulot me tape plus sur le système que je ne le croyais. Bah ! Peu importe, ce n’est pas le moment de penser à ça. Voyons comment elle va réagir.
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MessageSujet: Re: Tout ça pour une coupe de champagne   Mar 01 Mai 2018, 23:28
Tout ça pour une coupe de champagne
Une moue, pendant un instant, passa sur les traits de la Turienne. L'agent Lucius Nazadros de Palaven était certes du genre beau gosse, mais hélas dépourvu de curiosité, peut-être de sens de l'humour mais en tout cas beaucoup de celui de la conversation et du flirt. A moins qu'elle avait réellement bien perdu la main ? Est-ce qu'elle avait perdu la main ? Esprits, tout de même pas ! Elle essayerait d'être plus direct peut-être. Enfin, selon comment le reste de la conversation se déroulerait.

- Mais je vis dans un monde où l’illusion et les faux-semblants sont monnaie courante, donc je ne laisserai pas abuser. Jouons à mon jeu maintenant. Le champagne viendra en son temps.


Un rire cristallin franchit les lèvres de la Turienne, dépourvu de moquerie mais bien sincère. Il était réellement mignon, à se drapper de sa fierté et de son « expérience », comme si les forces d'intervention du S.S.C étaient le bout du monde. S'il savait ! Le monde de l'illusion et des faux-semblants, comme il le nommait, était partout pourtant. Ces derniers temps, elle le vivait d'ailleurs un peu trop à son goût. Enfin, songea-t-elle. Elle le cherchait aussi. A fuir certains de ses problèmes plutôt que les affronter, on finissait par se brûler les ailes.
En tout cas, le Turien lui plaisait. Les fortes têtes étaient des défis. Souvent bourrés de secrets, qui ne se dévoilaient pas facilement. Des conversations intéressantes en perspective, sur fond de « qui sera le plus fort ». Cette nuit promettait d'être plus divertissante que ses débuts avaient laissé entendre.

- Oh, Lucius... Vous aurais-je froissé ? Soit, jouons. Mais n'oubliez pas le champagne...


Elle boirait plus que de raison ce soir. Il faudrait qu'elle pense à arrêter cette mauvaise habitude qu'elle commençait à adopter ce mois-ci. Enfin, elle avait une excuse. Ce genre d'évènement était une plaie, alors autant s'amuser. Et étrangement, enivrée, elle s'ancrait plus dans le présent. Ou en tout cas, elle en oubliait de jeter un regard au passé.

C'est ce besoin d'occupation qui la poussa à se laisser conduire docilement par le policier. Il n'aurait pas été difficile de s'en échapper, ou de prendre le dessus, mais l'illusion devait durer encore un peu. Qu'il la perçoive comme une civile ou qu'il émette de sérieux doutes sur son profil, qu'il soit certain de son idée ou fasse des hypothèses. Elle n'allait pas l'aider à trouver la vérité.
Après tout, en tant qu'ancienne inspectrice, l'une de ses spécialités était l'observation et, il fallait le reconnaître, un don pour les demi vérité et embrouiller les autres particulièrement aiguisé. Maintenant qu'elle y pensait, elle avait toujours fait ça parce que ça l'amusait. Elle aurait bien vite perdu son intérêt dans le cas contraire.
La foule s'écartait sur leur chemin, leur jetait des regards parfois curieux, parfois franchement jaloux. Elle sourit aux deux inconnus qu'ils croisèrent et dont les regards envieux couvaient son cavalier. Alors, pour appuyer cette jalousie, elle vint se coller contre lui, leur adressa un salut chaleureux et finit par rire pour elle-même quand ils les dépassèrent.

Insouciance chérie.

- C’est un jeu nommé « Cartes sur table ». Le principe est simple. Je vous pose des questions, et, si je n’aime pas la réponse, ou que je sens une demi-vérité, notre rendez-vous improvisé se terminera aussi vite qu’un Hanari tentant de braquer Ariake Technologies. Et croyez-moi je sais de quoi je parle.

- Expérience personnelle donc. Vous avez de la chance, je faisais surtout des crimes de col blancs pour ma part. Enfin, sauf à mes débuts. Remarquez, je me suis déjà retrouvé à arrêter un Elcor pour tentative de meurtre. Une sombre histoire de passion et de trahison par une Asari sur fond de politique. La victime a réussi à débattre de l'utilité de le tuer ou non. Apparemment, cela faisait déjà une bonne demi-heure qu'ils étaient en pourparlers lorsque nous sommes arrivés.
Comme quoi, certaines choses ne changeront jamais.

Ses dents révélées en un sourire illuminaient son visage tandis que ses mandibules battaient doucement, marquant sa bonne humeur.

- Je vous écoute.


Autour d'eux la foule, comme toute foule dépourvue de personnalité et soumise aux héros d'une histoire, leur avait laissé un espace dans un éternel accord tacite en place depuis la nuit des temps. Même les serveurs semblaient les éviter jusqu'à l'heure inévitable où ils seraient utile au récit. En attendant, ils vivaient leur vie aux côtés de ces inombrables membres presque inconnus qui constituaient « les autres ».
Ravi but sa coupe, non sans ayant noté qu'elle était la seule.

- J'espère que vous ne tentez pas de me saouler sciemment, piailla-t-elle gaiment.

Le jeu de force commençait. Qui allait gagner ?

- Ce n’est pas l’ennui qui vous as conduit à me parler de la sorte n’est-ce pas ?

Elle riait beaucoup ce soir. Mais il la cherchait aussi.

- Agent Nazadros, vous m'avez démasquée ! Je suis en réalité une espionne pour le compte d'une organisation secrète, chargée de vous espionner et d'apprendre tout vos petits secrets.

Rapide comme un serpent, elle lui attrapa le poignet alors qu'il faisait mine de s'en aller.

- Apprenez donc à prendre une blague, agent Nazadros.
La vérité va vous décevoir, je le crains.

Ses doigts desserrèrent leur prise pour venir se ballader sur le torse, du bout des griffes. Son ton était devenu plus doux mais son attitude était toujours aussi insouciante.

- J'ai été invitée par un ami et ancien collègue. Je dois détester ce genre de soirée autant que vous. Lorsque vous m'avez bousculé, j'avais prévu de m'éclipser jusqu'au balcon, puis en descendre et fuir jusqu'à chez moi ou au bar, en fonction de ce qui se trouvait sur ma route. Mais il aurait été malpoli de partir sans boire un verre, d'où mon arrêt.
Pourquoi vous parler à vous ? Déjà pour que vous me « remboursiez » ce verre gâché et parce que vous êtes mignon. Et parce que, comme je vous le disais, je suis terriblement sujette à l'ennui.

Sa main vint effleurer la mandibule de Lucius. Sa réaction ne se fit pas attendre et la Turienne y réagit d'un sourire.

- Que dois-je dire encore ? Que je cherche de la compagnie et un verre qui ne se viderait pas trop vite ?

Une gorgée bue avec parcimonie vint appuyer sa phrase.

- Souhaitez-vous continuer ce charmant jeu en le corsant avec une danse et, bien plus dur, avec quelques informations sur vous ? Ou bien ma présence vous semble-t-elle désormais trop désagréable ?


Ses doigts tendus et son corps partiellement penché en arrière vers la zone de danse étaient une invitation qui pouvait être rejetée. Ainsi était fait le monde, plein d'embranchements qui étaient parfois pris, parfois non.


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MessageSujet: Re: Tout ça pour une coupe de champagne   Mer 02 Mai 2018, 00:56
Je sens bien mon sourcil gauche de crisper alors qu’elle se moque de moi. Mais je garde mon calme. C’est en général dans ces moments-là, en interrogatoire, que je perds patience et que je laisse parler mes poings plutôt que ma tête. Oui je suis instinctif et sanguin. Ça pose un souci ? Je fais mon boulot. Point. La méthode la plus simple est la plus efficace. Mais bon sang je divague encore ! Reste concentré Lucius. Pourquoi tu te laisses mener par le bout du nez par cette femme ? Et alors que je m’apprête à quitter cette conversation désagréable, avant de dire ou faire une connerie, elle me retient.

- Apprenez donc à prendre une blague, agent Nazadros. La vérité va vous décevoir, je le crains.

Je suis happé par son contact. Elle me fouille ou … ? Ah non. Ce n’est pas de la fouille réglementaire en tout cas. Vachement plus agréable je dois dire. C’est curieux. On dirai presque la sensation d’un pointeur laser qu’on verrai parcourir lentement son torse. Une vague chaleur, mais dangereuse, voir inéluctable. Je m’attends au coup de feu, qui ne tarde pas à venir.

- J'ai été invitée par un ami et ancien collègue. Je dois détester ce genre de soirée autant que vous. Lorsque vous m'avez bousculé, j'avais prévu de m'éclipser jusqu'au balcon, puis en descendre et fuir jusqu'à chez moi ou au bar, en fonction de ce qui se trouvait sur ma route. Mais il aurait été malpoli de partir sans boire un verre, d'où mon arrêt. Pourquoi vous parler à vous ? Déjà pour que vous me « remboursiez » ce verre gâché et parce que vous êtes mignon. Et parce que, comme je vous le disais, je suis terriblement sujette à l'ennui.

Et bien … C’est direct. Elle est donc aussi mal à l’aise que moi ici. Hum … Ca y est je l’ai. Une seule solution. Elle connaît les rouages de la politique, de la police et sais jouer de ses charmes, sans tenir compte des règles, agissant selon son bon vouloir. N’étant pas de la Hiérarchie, ni du SSC, il ne reste qu’une option. C’est une … Oh ? Qu’est qu’elle fait encore ?

Sa caresse me tire de ma rêverie dans un léger sursaut qui la fait sourire, ce que je fais aussi.

- Que dois-je dire encore ? Que je cherche de la compagnie et un verre qui ne se viderait pas trop vite ?

Je … Hum … C’est de la drague on est d’accord ? Non parce que … Fais chier … On ne nous apprend pas ça à l’Académie. Ok mon grand, reste droit, et fait ce que te dit ton instinct.



Sauf ça crétin !

Elle me propose d’aller danser. Moi ? Danser ? Je sais danser au milieu d’une émeute ou dans une bagarre de bar, mais guère plus … Esprits aidez-moi …

- Ce n’est pas tant votre présence qui me gêne, mais la mienne dans cette salle. Mais soit. Allons y. –ai-je répondu en essayant de paraître assuré au mieux.

Je la guide sur la piste, observant les mouvements des autres danseurs, dans l’espoir d’apprendre vite fait. Et quand faut y aller …

Je l’attrape pas la taille et commence à la faire danser du mieux que je peux.

Je rougis. Un Turien peut rougir ? Merde alors …

- Bien, que dire de moi ? Je suis juste un flic qui aime briser des mâchoires, les plans audacieux, et la simplicité en dehors du travail. Je n’ai pas toujours pu faire ce qui me semblait juste cela étant –mon regard s’assombrit un instant avant que je ne reprenne- Mais j’aime mon métier. Bien que je commence à me sentir à l’étroit sur ce tas de ferraille géant.

Je passe mon bras au-dessus d’elle pour la faire tourner sur elle-même avant de la rattraper pour la rapprocher de moi, posant ma main gauche juste au-dessus de son postérieur.

- Que dire de plus ? Bien peu je le crains. Je vous l’ai dit, je suis juste un flic qui rêve des étoiles et d’honneur au combat. Et qui, à cet instant, passe une bonne soirée, qui ne demande qu’à s’améliorer. Si cela vous convient ? Votre plan d’origine me parait bien mieux que le mien.


J’attrape sa main, observant sa réaction, pour la mener jusqu’à une fenêtre, prenant le temps de passer largement entre les convives pour semer les regards et se fondre dans la foule au mieux que je pouvais.
Arrivé au niveau du balcon extérieur, je m’assure que personne ne nous voit et regarde en contrebas. C’est haut, mais la chute ne me tuera pas. Et … Oh. Attendez un instant. Je n’aime pas avoir des idées comme ça … Je me tourne vers elle un sourire amusé sur le visage.

- J’ai une dernière idée pour notre jeu. Il va falloir mériter votre prise. Spectre Vertax.

Sans lui laisser le temps de répondre, je me laisse tomber dans le vide derrière moi. Pas la meilleure idée du monde. Mais le point positif c’est que la chute ne me tuera pas. Je crois …
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MessageSujet: Re: Tout ça pour une coupe de champagne   Sam 05 Mai 2018, 18:16
Tout ça pour une coupe de champagne
Dans le privé, la Spectre Vertax, assassin pour les uns, chien du Conseil pour les autres et simplement Ravi pour une poignée, suivait ses envies. Dans le domaine professionnel aussi, bien qu'elle se restreignait un peu plus. Et encore.
Quoiqu'il en fut, en ce moment précis, la Turienne aspirait à un peu de chaleur humaine et à de la simplicité. L'agent Nazadros remplissait à merveille le rôle. Déjà parce qu'il était un être vivant et ensuite parce qu'il n'était pas le genre d'homme à courir les soirées cocktails. Ni les femmes pour ce qu'elle pouvait constater.

Face à ses assauts sans honte, il se montrait aussi gauche qu'un pingouin et maladroit comme un bébé spuma. Il semblait intéressé, mais ne le montrait pas réellement. Il ne la repoussait pas non plus, ni ne cherchait à la fuir. Mais il se contentait de faire comme s'il n'avait pas entendu ou pas compris.

On ne leur apprenait sans doute pas comment réagir à ce genre de situation à l'Académie.

Ce genre de réactions étaient raffraichissantes comparé aux politiciens, avide du jeu du pouvoir, et aux pédants persuadé que le monde leur appartenait. A vrai dire, c'était même elle qui ne savait pas sur quel pied danser. Pas dans le sens de la timidité; il aurait fallu bien plus qu'un bel homme indécis pour que la biotique se montre ne serait-ce qu'un peu gênée, mais elle n'arrivait pas à prévoir la suite.
Un oui ou un non ? Une soirée ou une nuit ? Ce serait la surprise, une fois qu'il serait plus clair. En attendant, elle était bien obligée de mener la danse et de voir s'il suivrait ou non.

En parlant de danse, pour celle qui se passe physiquement entre deux personnes en suivant le rythme d'une musique et pouvant être réalisée en public sans choquer les moeurs, Lucius décida de prendre la direction des pas. Sa compagne la lui laissa avec plaisir; ce genre d'initiative était une piste quant à ses intentions.
Ils avancèrent avec précaution jusqu'à un coin un peu isolé ou en tout cas sans autres danseurs qu'ils risqueraient de heurter. L'homme observait, cherchant à copier la façon de faire des autres mais en y ajoutant un peu de sa manière. Ce qui pouvait se traduire par essayer de ne pas écraser les pieds de sa partenaire - une intention très touchante - et un soupçon de rigueur militaire.

- Bien, que dire de moi ? Je suis juste un flic qui aime briser des mâchoires, les plans audacieux, et la simplicité en dehors du travail...


Il n'y avait pas que ça. De l'ambition, oui. Tout le monde en avait dans une moindre mesure et dans certains domaines. Sous cette couche de flic dur, il y avait des regrets. D'avoir dû plier l'échine ? D'avoir détourné les yeux ? De ne pas pouvoir agir face à une situation ?

- Qu'est-ce qui est juste et qu'est-ce qui ne l'est pas ?
, fut la question qui franchit ses lèvres alors qu'elle tournoyait lentement, suivant le mouvement que son compère lui imposait.
La question resterait sans réponse; la main posée plus bas sur ses hanches voulaient détourner l'attention et revenir à des sujets plus actuels. La Turienne sourit avant de passer ses bras autour de son cou et de se rapprocher de lui. Elle laissait passer pour cette fois.

- Votre plan d’origine me parait bien mieux que le mien.

- Vous êtes sérieux ?

Il était sérieux. Voilà que désormais l'agent Nazadros se sentait pousser des ailes, errant dans la foule pour trouver l'accès au balcon.

Il faisait bon dehors. La Citadelle était un printemps éternel. Il aurait pu être un jour éternel aussi, s'il n'avait pas été prouvé scientifiquement que l'absence de jour et de nuit causaient des dégâts aux êtres vivants. Alors, pour reproduire l'idée de la nuit, le système d'éclairage de la station se mettait en veille, chassant l'obscurité sur les chemins par des lampadaires, mais ne reproduisaient jamais la lueur du soleil comme en pleine journée. Il ne manquait plus qu'une brise légère apportant la fraîcheur de la nuit pour qu'on ait presque l'impression d'être dans une ville sur une planète plutôt qu'en plein milieu de l'espace.
Les bras croisés sous la poitrine dans une posture nonchalante, Ravi regarda Lucius fouiner par dessus le balcon.

- Tu n'es pas en train de faire ce à quoi je pense ?


Il n'était pas en train de faire ce à quoi elle pensait.

- J’ai une dernière idée pour notre jeu. Il va falloir mériter votre prise. Spectre Vertax.

Il était totalement en train de faire ce à quoi elle pensait.

Et le rire qu'elle lança ne fut pas annonciateur d'un quelconque cri ou gémissement de douleur. La biotique, comme une aura violette, entourait son bras et, penchée par dessus la balustrade à laquelle elle s'appuya, la Cabale observa le Turien suspendu dans le vide, à pas grand chose du sol. Une position qui aurait pu être uniquement perturbante s'il ne s'était pas retrouvé tête en bas à pouvoir observer le gazon synthétique de très près.

- Attrapé ! Tu as oublié un petit détail, non ?

Il n'y avait que quatre étages de haut. Elle sauta à son tour du balcon dans un rire alors qu'elle laissait l'ezo l'entourer, ralentissant sa chute pour la faire atterir en douceur. D'une main, elle s'amusa à faire tourner un Lucius sans prise ni gravité pour venir lui offrir un coup de pouce.

- La chasse est déjà terminée... Dommage ! Maintenant, que faire de la proie... ?

L'absence de gravité cessa et le Turien put reprendre contact avec le sol avec plus ou moins de facilité puis se relever sous une main aidante.

- Viens, suit moi.

A son tour, la femme attrapa la main de l'homme pour lui montrer la voie à suivre. Elle lui fit remonter les rues et les ponts qui traversaient le lac artificiel du Présidium, empruntèrent des allées que peu de monde parcourait à cette heure de la soirée, passèrent devant des bâtiments jamais fermés pour finalement suivre des ruelles jusqu'à tomber sur ce qu'on pouvait appeler « Un petit coin de Paradis ». Il s'agissait d'un parc qui avait été créé il y a des années, détruit et reconstruit à plusieurs reprises, au fil des attaques qu'avait connu la Citadelle. La verdure était réalistiquement fausse, comme la plupart des plantations sur la station et dépourvu des moindres reflets argentés qui composaient les plantes de Palaven. Il s'agissait plutôt d'une reproduction des végétaux des galariens, des Asaris et peut-être depuis la dernière reconstruction, des Humains.
Mais même s'il lui manquait le charme authentique de la maison, il restait un endroit agréable, qui avait vu la Turienne pratiquer son chant et sa guitare à une époque.

- Tu connais vraiment tout les coins de ce « tas de ferraille géant » ? Pour ma part, je suis là depuis de nombreuses années, mais je découvre toujours un nouvel endroit chaque semaine.

On va pouvoir couper par là pour rejoindre les secteurs. Le premier bar venu, ça te va ?


Ils continuèrent donc sans plus un regard, finissant par atteindre les ascenseurs. Ravi choisit la destination et s'appuya sur la paroi de verre et de métal. Il y avait une petite dizaine de personne dans la cabine destinée à en accueillir une cinquantaine. La Citadelle ne connaissait jamais vraiment le repos, tout au plus une activité à peine réduite.
Du coin de l'oeil, la Turienne jugea son compagnon. La question faisait des allers-retours dans sa tête, mais elle avait bien le temps d'attendre d'être devant un verre.

L'ambiance des secteurs n'était pas la même que le Présidium. Si ce dernier ronronnait la nuit comme un chat endormi, les quartiers bourdonnaient d'activités jusqu'à une heure avancée - ou un matin très en avance.
Le bar " Jin's", quoique le nom veuille dire, fut le premier à portée et, conformément à ce qui avait été conclu, leur choix, de même que la première table vide fut la bonne.

La Spectre se laissa tomber dans le fauteuil rembourré qui faisait office de chaise dans un soupire d'aise. La table était une table basse mais elle ferait bien l'affaire.

- Alors, qu'est-ce qui m'a trahi ? Comme ça, je dirais le fait d'avoir parlé de changement de service.
Je savais que j'aurai dû me faire passer pour une rentière...

Ce qui n'aurait même pas été un mensonge par ailleurs.

...

Merde, Watson.

...

Bah, il comprendrait. Ce n'était pas la première fois qu'elle lui faisait le coup après tout.


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Tout ça pour une coupe de champagne

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