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 Une journée tranquille

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MessageSujet: Une journée tranquille   Sam 14 Avr 2018, 04:20
Intervention MJ : NonDate : 5/2/2203RP Tout public
Marcus Coles ♦ Syreena V'Live
Une journée tranquille



Des décisions, des décisions, encore des décisions. C'était quelque chose que tout le monde à travers la galaxie devait prendre à chaque jour. Chaque décision pouvait avoir son importance, ou bien aucune tout dépendant du contexte et de ce qu'elle impliquait. Il y avait les petites décisions, comme choisir entre deux desserts qui semblaient délicieux à la cafétéria. Également, les décisions un peu plus sérieuse, comme les vêtements choisi pour aller passer une entrevue d'embauche qui pourrait déterminer tout son avenir. Les décisions fortuites, utilisé par de nombreux joueurs lorsqu'ils pariaient dans les casinos sur leur chiffre ''chanceux''. Les décisions tactiques et militaires prisent par des chefs militaires de divers grades, dont chaque décision pouvait avoir un impact dans l'avenir. Sans parler des décisions prises par les divers institutions gouvernementales des divers peuples galactiques et du conseil. Des institutions qui à elles seules pouvaient déclencher des conflits suite à une mauvaise ou une irréfléchie décision. Le simple fait de croire qu'on puisse échapper au fait de prendre des décisions étaient une fable stupide. Après tout, le simple fait de choisir de ne rien décider, c'était une décision à la base. Cependant, ce n'est pas le sujet important du jour. Non, le sujet se concentrait plutôt sur la Citadelle, pour un homme qui devait faire un choix, une décision extrêmement importante.

Cet homme, c'était Marcus Coles. L'assistant-ambassadeur réfléchissait depuis un long moment ayant du mal à faire un choix parmi les options qu'il avait sous la main. L'humain ne cessait de peser le pour et le contre de chacun de ses options. À chacune, il trouvait des avantages et des inconvénients. Bref, il avait du mal à trancher entre les deux. Qu'est-ce qui pouvait bien accaparer ainsi son esprit avec autant d'intensité. Certes, de part sa position, il était amené à se retrouver à mainte reprise dans des situations semblables. Il devait sans cesse trouver des moyens de s'en sortir pour éviter d'offenser un autre peuple. Après tout, en diplomatie, offenser une autre nation pouvait amener de graves conséquences. Cela pouvait aller de cette mesure symbolique comme l'expulsion de représentant diplomatique. Ensuite des mesure plus sévères, comme des sanctions économiques majeures. Sans parler des pires conséquences possibles, une déclaration de guerre. Cependant, la décision que Marcus devait prendre aujourd'hui le stressait quelque peu. Encore un peu plus et il se mettrait à en avoir mal à la tête, sans parler de la sueur qui commencerait à perler à petites gouttes sur son visage. Que pouvait bien être cette décision si importante et semble-t-il parieuse? Eh bien, aussi incroyable que cela puisse paraître, cela prenait la forme d'une paire de chaussures ainsi que d'une robe.

Des chaussures et une robe qui lui donnaient presque des sueurs froides. Voilà plusieurs jours que Marcus avait prévu ce petit passage en boutique pour une occasion spéciale. L'aînée de ses filles, Kiari, allait célébrer son 136e anniversaire dans deux semaines. De plus, la jeune asari progressait très bien dans ses études et avait même été accepté pour un cour spécialisé à sa prochaine session scolaire. C'était donc deux belles occasions à célébrer, les deux en une fois. Il fallait donc lui faire un joli cadeau. Voilà comment Marcus se retrouvait face aux deux articles, incapable de décider lequel des deux il devrait acheter. Sa compagne avait déjà trouvé un petit bijou sublime pour Kiari, il y a trois jours. Quand Marcus avait demandé l'avis de sa moitié, cette dernière lui avait dit de choisir avec son cœur. Les garçons avaient réparés un objet brisé auquel elle tenait. Les deux dernières de la famille avaient fabriqués ensemble une carte et deux bibelot. Finalement, Meera avait financé une sortie au spa pour sa sœur aînée. Marcus était le seul à avoir pris du retard à cause de son travail.

Trouver la boutique n'avait pas été difficile, puisqu'elle était sur le présidum. Ensuite de quoi, l'humain n'avait eu qu'à interroger une employée asari pour être guidé jusqu'à la section où il se trouvait actuellement. Cette partie du magasin était occupé par les créations d'une styliste asari dont Kiari adorait les œuvres. Les chaussures et la robe appartenaient à ces créations. Marcus avait les deux articles étendu devant lui sur une table, continuant de réfléchir lorsqu'il fut interrompu par une main se posant brusquement sur son épaule. Cela le fit sursauter car il était beaucoup trop concentré sur cette tâche mentale. Il porta son regard sur la main et remonta le bras de sa porteuse, voyant qu'il s'agissait de sa fille Meera. La jeune asari de 25 ans le regardait avec un sourire et un regard amusé. Dans les fait Marcus n'était pas venu seul, mais accompagné de Meera et de son fils Gérald. Ce dernier était cependant partit quelques minutes plus tôt.


-Alors, enfin pris ta décision, papa?

-... non.

-Eh bien, on a du mal.

-C'est une occasion spéciale pour ta sœur. Alors il faut bien choisir. Qu'est-ce que tu en penses? La robe ou les chaussures?

-Je dirais la robe.

-... Ton frère a proposé les chaussures... Ça ne m'aide vraiment pas à faire mon choix.

Le seul résultat de cette remarque fut de déclencher un léger rire chez sa fille. Aucun doute, elle ne l'aiderait pas. Marcus avait comme un doute que Meera et Gérald c'étaient consulté sur leur réponse afin d'embêter leur père. Le concerné soupira, continuant de réfléchir avant de songer qu'il pourrait tout bonnement demander un troisième avis, à une autre personne. Il jeta donc un rapide regard autour de lui, demander à un employé de la boutique peut-être. L'humain vit cependant que les deux employés qu'il avait aperçu en rentrant étaient occupés. L'asari avec une cliente humain et sa collègue turienne avec une drell. Autant repartir dans les réflexions. Du moins, c'était ce que Marcus se disait avant d'apercevoir une autre asari un peu plus loin. Elle était de dos observant d'autres marchandises. Marcus l'observa pendant un moment. Cette asari était jeune et élégante. Il estima rapidement l'âge de la demoiselle entre 95 ans et 105 ans. Sans hésiter, Marcus s'approcha de l'asari inconnue, Meera le suivant, curieuse. Par politesse, le père de famille s'arrêta à bonne distance de l'inconnue, pour ne pas envahir son espace vital. Puis, il s'adressa à elle poliment.

-Désolé de vous déranger, mademoiselle. Est-ce que je peux prendre un peu de votre temps?

Aucune réponse. L'humain ne considéra pas que l'asari concernée l'avait ignoré. À force de vivre avec des représentantes de cette espèce et d'en avoir fréquenté, il avait pu observer un des problèmes de cette espèce. Enfin, problème ne serait pas le bon terme. Quoiqu'il en soit, de part leur grande beauté, les asaris se faisaient régulièrement abordés et dragués par des représentants d'une multitude d'espèce. À un moment, n'importe qui fini par saturer. Ainsi, Marcus avait eu l'occasion de voir diverses stratégies employés par des asaris en ayant assez d'être constamment abordés pour de la drague. Certaines se montraient tout bonnement déplaisantes, d'autres demandaient à un ou une ami de les accompagner pour faire croire qu'elles étaient déjà en couple. D'autres se contentaient d'ignorer autrui. Probablement la stratégie employé par cette dernière, même s'il n'était pas impossible qu'elle ne l'est tout bonnement pas entendu. L'humain adopte une nouvelle stratégie, qu'il savait plus efficace par expérience. En fait, sur le même ton poli, Marcus répéta ce qu'il venait de dire, mais cette fois en employant directement la langue asari. Depuis le temps que le père de famille avait appris et pratiqué la langue, il la maîtrisait totalement. De plus, d'après sa compagne, quand Marcus parlait asari, il le faisait avec l'accent typique de Thessia. Lui n'aurait su le dire, n'ayant pas vraiment l'oreille pour différencier les accents.




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MessageSujet: Re: Une journée tranquille   Sam 14 Avr 2018, 17:43
Je n’avais pas souvent l’occasion de déambuler à ma guise dans les allées du Presidium, et pour cause : à part y rencontrer des politiciens ou des célébrités, il ne s’y passait pas grand-chose d’intéressant. Et même pour les « affaires » dont j’avais à y régler aujourd’hui, il valait mieux éviter de trop s’y attarder : après tout, même si j’étais accro au shopping, et qu’effectivement, les plus belles choses y étaient vendues, mon compte en banque était assez défavorable à ma présence ici... Cependant, certaines circonstances m’obligeaient à me dégotter une tenue remplissant les critères de style et de mode... Et, oui, ça m’arrangeait bien de présenter mes travers sous ses mots si attrayants.

Habillée d’une longue robe traditionnelle, mon habituel sac en cuir en bandoulière jurant un peu avec ma tenue, j’arpentais d’un pas lent les différentes boutiques, entrant dans certaines avant de ressortir quelques instants plus tard, dépitée. Car je savais où me menait mon chemin de Croix, et malgré mes tentatives d’y déroger, je savais que je finirais par m’y traîner, le portefeuille lourd, mais le cœur en joie de savoir être dans mon univers de stylistes préféré. Je mis moins de temps que j’aurais cru avant de reconnaître sans peine les abords du fameux endroit.

Je ne me perdis pas en tergiversation pour entrer, rosissant légèrement en voyant une des conseillères m’adresser un petit hochement de tête, alors que je devais ressembler à une enfant entrant dans un magasin de bonbons. Sauf que dans mon cas, j’avais déjà dévalisé le magasin de bonbons en question... Faisant un peu signe de dénégation à l’approche d’une des conseillères, je me laissais errer dans l’espace. Depuis le temps que je venais, et étant donné la bonne cliente que j’étais, elles savaient quand venir m’assister dans mes recherches – surtout si elles commençaient à prendre un certain temps – et quand me laisser chercher par moi-même ce qui ravirait mes sens en ce jour.

Je les regardais du coin de l’œil vaquer à leurs occupations, consistant surtout à assister de nouveaux clients, je marchais d’un pas lent, sortant machinalement mon appareil photo humain de sa sacoche. Petit privilège, avec la publicité que je leur faisais, les vendeuses me laissaient prendre des photographies de tout ce qui attirait mon attention sans sourciller. Oh, évidemment, ces photos n’étaient pas des œuvres d’art – déjà que le reste de mon portfolio ne s’y apparentait pas – mais ces produits étaient d’une telle qualité que je ne pouvais m’en empêcher...

Maudissant intérieurement cette robe qui n’était définitivement pas la plus pratique pour assouvir ma passion de la photographie, surtout suivant les angles où je me forçais à la prudence en m’agenouillant pour obtenir l’effet désiré. Le cliquetis satisfaisant de mon vieil appareil m’arracha un sourire alors que, comme à chaque fois, je ne pouvais m’empêcher de me rappeler la tête du vendeur humain lorsque je l’avais acheté. Déjà, parce qu’il s’agissait d’une antiquité, même pour eux, et ensuite, parce que j’avais été parmi les premiers touristes extraterrestres à venir visiter leur planète...

Je me redressais en continuant mon petit chemin, m’arrêtant parfois, ne prêtant presque aucune attention aux autres – rares – clients du magasin qui déambulaient comme moi. Et puis, comme d’habitude, je tombais sur une section qui m’obnubila aussitôt. Ça n’était pas toujours la même, loin de là, mais cette boutique avait de magique qu’elle proposait toujours une partie qui finissait par emporter ma décision. J’avais lu beaucoup d’articles sur l’addiction au shopping, dont un qui expliquait comment, après avoir passé beaucoup de temps à observer différents articles, on tombait fatalement sur quelque chose qui nous plaisait, et j’étais peut-être victime de cet effet... Mais il n’empêchait que cette styliste asari savait son métier. Je restais en admiration devant une robe longue absolument hors de prix, mais qui séduisait mon œil plus que n’importe quel autre article... Autant dire que face à cette petite merveille, je me donnais l’impression d’être habillée de chiffons.

Touchant la matière du bout des doigts, comme si j’avais peur de me brûler ou que le simple toucher pouvait la faire disparaître, comme un mirage, je ne pouvais que m’émerveiller devant la douce chaleur qui semblait en émaner. Cette robe ne ressemblait à nulle autre. Habillant et déshabillant en même temps, longue, et pourtant agissant comme une cape sans entraver le mouvement des jambes couvertes d’un tissu semblant être taillé dans de l’or, révélant peut-être un petit peu trop de peau sur le devant, j’en restais néanmoins bouche bée.

La pendre en photo sans qu’elle ne soit habitée serait presque un crime... Je tournais lentement autour, incapable de peser le pour et le contre, posant mon sac à mes côtés, ne gardant que le vieux Nikon autour de mon cou. Mille questions me traversaient l’esprit, avec, entre autres « qu’est-ce que je vais manger les prochains mois si je cède ? » ou « Si je demande conseil à ma mère, va-t-elle faire comme d’habitude et me la piquer ? »

Une voix s’éleva derrière moi, mais, à vrai dire, je n’y prêtais pas attention. Je doutais que ça me concerne, et tout ce qui était autour de moi semblait parasite. Peut-être devrais-je m’en empêcher, vu comment ce simple habit semblait m’obséder ? Puis, la voix retentit de nouveau, mais cette fois, je ne pus m’empêcher de plisser l’oreille en reconnaissant des accents familiers. Je tournais mon visage vers la source de ma surprise, pour y découvrir un duo qui semblait attendre une réponse. Je doutais que ce fut l’Asari qui venait de parler, à moins qu’elle possède ce ton grave et légèrement rocailleux qui correspondait bien mieux à l’homme à ses côtés.


« Pardon ? demandais-je d’une voix teintée de surprise. »


Me retournant complètement, je jetais rapidement à droite et à gauche pour vérifier que c’était bien moi la cible de leur attention, et également pour voir si je ressemblais à une des vendeuses et qu’il ne s’agissait que d’une confusion. Mais en les dévisageant, si je ne reconnaissais pas la jeune fille, je reconnus aussitôt l’homme. Mes pommettes se teintèrent de mauve lorsque j’eus achevé mon petit demi-tour, avant de m’incliner légèrement du buste.


« Mes excuses, ambassadeur, je ne vous avais pas reconnu, repris-je en choisissant d’user de mon anglais, qui, lui, avait de forts accents écossais pour mon temps passé là-bas. »


J’aurais été une bien mauvaise journaliste si je ne connaissais pas sur le bout des doigts le trombinoscope de toutes les personnalités politiques de la Citadelle... Il me semblait me rappeler qu’il avait des filles, auquel cas, tout concordait. Je me redressais en ramenant mon appareil photo à mon côté. Après tout, je n’étais pas là en qualité de journaliste, et je n’allais certainement pas l’importuner. Enfin. C’était plutôt lui qui m’avait abordée, non... ?


« Syreena V’Live, dis-je en guise de présentation. Que puis-je faire pour vous, ambassadeur ? »


Je ne savais pas, évidemment, s’il avait déjà entendu parler de moi, étant donné que je ne l’avais jamais interrogé en personne, et il y avait tellement de journalistes comme moi que mes reportages avaient tout à fait pu passer à côté des miens... Et quand bien même, présenter mon activité en même temps que mon nom ne me semblait guère correct. Il ne me restait plus qu’à attendre pour savoir ce qui amenait monsieur l’Ambassadeur et sa fille à m’arracher à mes rêveries...
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MessageSujet: Re: Une journée tranquille   Mar 17 Avr 2018, 22:07
Marcus se demandait tout de même comment l'asari à laquelle il venait de s'adresser allait réagir. La plupart des gens avaient tendance à être surpris lorsqu'un individu n'appartenant pas à leur race se démontrait capable de parler la langue de leur peuple. En un sens, c'était compréhensible. Tout d'abord, parce que chaque civilisation avait son propre langage, voir plusieurs dans le cas de l'humanité. Alors, il n'était pas impossible qu'une personne choisissent d'apprendre la langue d'un autre peuple. Cependant, un des éléments importants était la perception du manque de nécessité de faire un tel apprentissage. Après tout, avec la technologie de l'omnitech et ses logiciels de traduction, il était possible de discuter avec n'importe qui. L'appareil se chargeait de tout traduire en simultané. Résultat, beaucoup de gens ne se donnaient pas la peine d'apprendre un autre langage car ils n'en voyaient pas l'utilité. Marcus n'était pas de ce genre. Il considérait que savoir élargir ses horizons étaient importants dans la vie. Ajoutons à cela le fort intérêt qu'il avait manifesté pour les cultures non-humaines. Voilà certaines des raisons l'ayant amené dans son apprentissage des langues asari et turienne. C'était également une valeur qu'il avait appris à ses enfants. Ainsi, chacun d'eux humains et asaris étaient au minimum bilingue. À l'heure actuelle, Moïra, Marcus et leur fils Gérald étaient les seuls à être trilingue. De plus, récemment le père de famille c'était mis à commencer son apprentissage du dialecte quarien, mais pour l'heure il n'était pas assez avancé pour espérer faire une seule phrase.

Pour en revenir au temps présent, l'asari réagit tout d'abord en tournant son regard vers lui, en exprimant sa surprise. Ce n'est qu'ensuite qu'elle se retourna vers Marcus et sa fille. L'humain fut plus à même de la détailler du regard. Elle était vêtue d'une longue robe traditionnelle asari, portant également un sac en cuir en bandoulière. Toutefois c'est la présence d'un vieil appareil photo pendant au cou de l'asari qui attira l'attention de Marcus. À n'en pas douter, c'était un appareil d'origine humaine. De plus, on pouvait également noter que c'était une véritable antiquité. La place de ce truc aurait davantage été dans un musée que sur la Citadelle au cou de quelqu'un. Toutefois, l'appareil semblait avoir eu droit à une légère restauration. Est-ce que cela signifiait que l'appareil avait eu droit à une cure de jeunesse et était doté de la technologie actuelle, mais en ayant conservé son corps de dinosaure? Marcus doutait fortement que cette asari soit une collectionneuse ou bien une restauratrice d'antiquité. Tout simplement parce que ces deux types d'individus n'auraient jamais porté un tel objet dans leur cou. Le premier l'aurait mis dans une vitrine ou un truc dans le genre pour l'exposer. Le second l'aurait mis dans un endroit sûr, en attendant de pouvoir le revendre à des collectionneurs. Autres possibilités qui étaient plus logique, elle détenait son appareil parce qu'elle aimait le monde de la photo ou son travail y était lié.

L'asari finit de se retourner, alors que ses joues se tentaient de mauve et qu'elle s'inclinait légèrement devant lui. Sans attendre, elle s'adressa poliment à lui, en utilisant à son égard le titre d'ambassadeur. De plus, elle l'avait fait en utilisant l'anglais, avec un accent d'écosse. Normalement, Marcus n'aurait pas reconnu l'accent, mais comme il y a quelques collègues de l'ambassade qui venaient de cette région, cela lui donnait un coup de pouce. Cette asari devait probablement occupé un poste la mettant en lien avec la politique, pour savoir qu'il est ambassadeur. Ou plus précisément, qu'il était ambassadeur, car visiblement les informations de la jeune femme n'étaient pas tout à fait à jour. L'asari se présenta ensuite sous le nom de Syreena V'Live et lui demanda ce qu'elle pouvait faire pour lui. Le père de famille décida de commencer par faire les présentations, c'était plus poli. Il échangea donc une poignée de main avec la demoiselle asari.


-Marcus Coles, enchanté. La jeune fille avec moi est ma fille, Meera Janiris.

-Bonjour.

-Toutefois, je tiens à vous préciser que vous vous tromper légèrement. Certes, j'ai été ambassadeurs auprès du peuple asari, mais cela remonte à plusieurs années. Je suis toujours dans le domaine diplomatique, mais je ne suis plus ambassadeur. En fait, mon poste est désormais d'assistant-ambassadeur. Mais bon, passons ce n'est pas la raison pour laquelle je suis venu vous parler.

Marcus invita poliment d'un geste Syreena à le suivre. Il la guida jusqu'à la table où reposait encore la paire de chaussure et la robe. Le père de famille et sa fille se positionnèrent de l'autre côté de la table, face à Syreena.

-Voilà la raison pour laquelle je suis venu vous voir. Ma fille aînée va célébrer son cent trente sixième anniversaire dans trois semaines. De plus, elle a également été accepté dans des cours spécialisés pour ses études, la nouvelle est arrivée récemment. Donc, en plus de son anniversaire, il y a également une occasion à célébrer. Chaque membre de la famille lui a trouvé un cadeau. Je suis le dernier à le faire, la faute au travail qui me prenait trop de temps. Donc, j'ai choisi de lui offrir une des créations de sa styliste favorite. Le problème, c'est que je n'arrive pas à faire mon choix entre la paire de chaussures et la robe. J'ai bien demandé l'avis à certains membre de ma famille, mais quand je vois les réponses qu'ils me donnent, j'ai plutôt l'impressions qu'on se moque de moi. Qu'en fait, cette situation les amuse beaucoup.

À côté de lui, Meera affichait un léger sourire et un regard amusé, démonstration flagrante que l'humain avait vu juste.

-Du coup, j'aurais besoin d'un autre avis, un avis extérieur. D'ailleurs, je dois dire que je trouve intéressant que vous parliez anglais. Vous avez apprise par vous mêmes ou bien avec une autre personne?




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