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 Une journée tranquille

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MessageSujet: Une journée tranquille   Sam 14 Avr 2018, 04:20
Intervention MJ : NonDate : 5/2/2203RP Tout public
Marcus Coles ♦ Syreena V'Live
Une journée tranquille



Des décisions, des décisions, encore des décisions. C'était quelque chose que tout le monde à travers la galaxie devait prendre à chaque jour. Chaque décision pouvait avoir son importance, ou bien aucune tout dépendant du contexte et de ce qu'elle impliquait. Il y avait les petites décisions, comme choisir entre deux desserts qui semblaient délicieux à la cafétéria. Également, les décisions un peu plus sérieuse, comme les vêtements choisi pour aller passer une entrevue d'embauche qui pourrait déterminer tout son avenir. Les décisions fortuites, utilisé par de nombreux joueurs lorsqu'ils pariaient dans les casinos sur leur chiffre ''chanceux''. Les décisions tactiques et militaires prisent par des chefs militaires de divers grades, dont chaque décision pouvait avoir un impact dans l'avenir. Sans parler des décisions prises par les divers institutions gouvernementales des divers peuples galactiques et du conseil. Des institutions qui à elles seules pouvaient déclencher des conflits suite à une mauvaise ou une irréfléchie décision. Le simple fait de croire qu'on puisse échapper au fait de prendre des décisions étaient une fable stupide. Après tout, le simple fait de choisir de ne rien décider, c'était une décision à la base. Cependant, ce n'est pas le sujet important du jour. Non, le sujet se concentrait plutôt sur la Citadelle, pour un homme qui devait faire un choix, une décision extrêmement importante.

Cet homme, c'était Marcus Coles. L'assistant-ambassadeur réfléchissait depuis un long moment ayant du mal à faire un choix parmi les options qu'il avait sous la main. L'humain ne cessait de peser le pour et le contre de chacun de ses options. À chacune, il trouvait des avantages et des inconvénients. Bref, il avait du mal à trancher entre les deux. Qu'est-ce qui pouvait bien accaparer ainsi son esprit avec autant d'intensité. Certes, de part sa position, il était amené à se retrouver à mainte reprise dans des situations semblables. Il devait sans cesse trouver des moyens de s'en sortir pour éviter d'offenser un autre peuple. Après tout, en diplomatie, offenser une autre nation pouvait amener de graves conséquences. Cela pouvait aller de cette mesure symbolique comme l'expulsion de représentant diplomatique. Ensuite des mesure plus sévères, comme des sanctions économiques majeures. Sans parler des pires conséquences possibles, une déclaration de guerre. Cependant, la décision que Marcus devait prendre aujourd'hui le stressait quelque peu. Encore un peu plus et il se mettrait à en avoir mal à la tête, sans parler de la sueur qui commencerait à perler à petites gouttes sur son visage. Que pouvait bien être cette décision si importante et semble-t-il parieuse? Eh bien, aussi incroyable que cela puisse paraître, cela prenait la forme d'une paire de chaussures ainsi que d'une robe.

Des chaussures et une robe qui lui donnaient presque des sueurs froides. Voilà plusieurs jours que Marcus avait prévu ce petit passage en boutique pour une occasion spéciale. L'aînée de ses filles, Kiari, allait célébrer son 136e anniversaire dans deux semaines. De plus, la jeune asari progressait très bien dans ses études et avait même été accepté pour un cour spécialisé à sa prochaine session scolaire. C'était donc deux belles occasions à célébrer, les deux en une fois. Il fallait donc lui faire un joli cadeau. Voilà comment Marcus se retrouvait face aux deux articles, incapable de décider lequel des deux il devrait acheter. Sa compagne avait déjà trouvé un petit bijou sublime pour Kiari, il y a trois jours. Quand Marcus avait demandé l'avis de sa moitié, cette dernière lui avait dit de choisir avec son cœur. Les garçons avaient réparés un objet brisé auquel elle tenait. Les deux dernières de la famille avaient fabriqués ensemble une carte et deux bibelot. Finalement, Meera avait financé une sortie au spa pour sa sœur aînée. Marcus était le seul à avoir pris du retard à cause de son travail.

Trouver la boutique n'avait pas été difficile, puisqu'elle était sur le présidum. Ensuite de quoi, l'humain n'avait eu qu'à interroger une employée asari pour être guidé jusqu'à la section où il se trouvait actuellement. Cette partie du magasin était occupé par les créations d'une styliste asari dont Kiari adorait les œuvres. Les chaussures et la robe appartenaient à ces créations. Marcus avait les deux articles étendu devant lui sur une table, continuant de réfléchir lorsqu'il fut interrompu par une main se posant brusquement sur son épaule. Cela le fit sursauter car il était beaucoup trop concentré sur cette tâche mentale. Il porta son regard sur la main et remonta le bras de sa porteuse, voyant qu'il s'agissait de sa fille Meera. La jeune asari de 25 ans le regardait avec un sourire et un regard amusé. Dans les fait Marcus n'était pas venu seul, mais accompagné de Meera et de son fils Gérald. Ce dernier était cependant partit quelques minutes plus tôt.


-Alors, enfin pris ta décision, papa?

-... non.

-Eh bien, on a du mal.

-C'est une occasion spéciale pour ta sœur. Alors il faut bien choisir. Qu'est-ce que tu en penses? La robe ou les chaussures?

-Je dirais la robe.

-... Ton frère a proposé les chaussures... Ça ne m'aide vraiment pas à faire mon choix.

Le seul résultat de cette remarque fut de déclencher un léger rire chez sa fille. Aucun doute, elle ne l'aiderait pas. Marcus avait comme un doute que Meera et Gérald c'étaient consulté sur leur réponse afin d'embêter leur père. Le concerné soupira, continuant de réfléchir avant de songer qu'il pourrait tout bonnement demander un troisième avis, à une autre personne. Il jeta donc un rapide regard autour de lui, demander à un employé de la boutique peut-être. L'humain vit cependant que les deux employés qu'il avait aperçu en rentrant étaient occupés. L'asari avec une cliente humain et sa collègue turienne avec une drell. Autant repartir dans les réflexions. Du moins, c'était ce que Marcus se disait avant d'apercevoir une autre asari un peu plus loin. Elle était de dos observant d'autres marchandises. Marcus l'observa pendant un moment. Cette asari était jeune et élégante. Il estima rapidement l'âge de la demoiselle entre 95 ans et 105 ans. Sans hésiter, Marcus s'approcha de l'asari inconnue, Meera le suivant, curieuse. Par politesse, le père de famille s'arrêta à bonne distance de l'inconnue, pour ne pas envahir son espace vital. Puis, il s'adressa à elle poliment.

-Désolé de vous déranger, mademoiselle. Est-ce que je peux prendre un peu de votre temps?

Aucune réponse. L'humain ne considéra pas que l'asari concernée l'avait ignoré. À force de vivre avec des représentantes de cette espèce et d'en avoir fréquenté, il avait pu observer un des problèmes de cette espèce. Enfin, problème ne serait pas le bon terme. Quoiqu'il en soit, de part leur grande beauté, les asaris se faisaient régulièrement abordés et dragués par des représentants d'une multitude d'espèce. À un moment, n'importe qui fini par saturer. Ainsi, Marcus avait eu l'occasion de voir diverses stratégies employés par des asaris en ayant assez d'être constamment abordés pour de la drague. Certaines se montraient tout bonnement déplaisantes, d'autres demandaient à un ou une ami de les accompagner pour faire croire qu'elles étaient déjà en couple. D'autres se contentaient d'ignorer autrui. Probablement la stratégie employé par cette dernière, même s'il n'était pas impossible qu'elle ne l'est tout bonnement pas entendu. L'humain adopte une nouvelle stratégie, qu'il savait plus efficace par expérience. En fait, sur le même ton poli, Marcus répéta ce qu'il venait de dire, mais cette fois en employant directement la langue asari. Depuis le temps que le père de famille avait appris et pratiqué la langue, il la maîtrisait totalement. De plus, d'après sa compagne, quand Marcus parlait asari, il le faisait avec l'accent typique de Thessia. Lui n'aurait su le dire, n'ayant pas vraiment l'oreille pour différencier les accents.




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MessageSujet: Re: Une journée tranquille   Sam 14 Avr 2018, 17:43
Je n’avais pas souvent l’occasion de déambuler à ma guise dans les allées du Presidium, et pour cause : à part y rencontrer des politiciens ou des célébrités, il ne s’y passait pas grand-chose d’intéressant. Et même pour les « affaires » dont j’avais à y régler aujourd’hui, il valait mieux éviter de trop s’y attarder : après tout, même si j’étais accro au shopping, et qu’effectivement, les plus belles choses y étaient vendues, mon compte en banque était assez défavorable à ma présence ici... Cependant, certaines circonstances m’obligeaient à me dégotter une tenue remplissant les critères de style et de mode... Et, oui, ça m’arrangeait bien de présenter mes travers sous ses mots si attrayants.

Habillée d’une longue robe traditionnelle, mon habituel sac en cuir en bandoulière jurant un peu avec ma tenue, j’arpentais d’un pas lent les différentes boutiques, entrant dans certaines avant de ressortir quelques instants plus tard, dépitée. Car je savais où me menait mon chemin de Croix, et malgré mes tentatives d’y déroger, je savais que je finirais par m’y traîner, le portefeuille lourd, mais le cœur en joie de savoir être dans mon univers de stylistes préféré. Je mis moins de temps que j’aurais cru avant de reconnaître sans peine les abords du fameux endroit.

Je ne me perdis pas en tergiversation pour entrer, rosissant légèrement en voyant une des conseillères m’adresser un petit hochement de tête, alors que je devais ressembler à une enfant entrant dans un magasin de bonbons. Sauf que dans mon cas, j’avais déjà dévalisé le magasin de bonbons en question... Faisant un peu signe de dénégation à l’approche d’une des conseillères, je me laissais errer dans l’espace. Depuis le temps que je venais, et étant donné la bonne cliente que j’étais, elles savaient quand venir m’assister dans mes recherches – surtout si elles commençaient à prendre un certain temps – et quand me laisser chercher par moi-même ce qui ravirait mes sens en ce jour.

Je les regardais du coin de l’œil vaquer à leurs occupations, consistant surtout à assister de nouveaux clients, je marchais d’un pas lent, sortant machinalement mon appareil photo humain de sa sacoche. Petit privilège, avec la publicité que je leur faisais, les vendeuses me laissaient prendre des photographies de tout ce qui attirait mon attention sans sourciller. Oh, évidemment, ces photos n’étaient pas des œuvres d’art – déjà que le reste de mon portfolio ne s’y apparentait pas – mais ces produits étaient d’une telle qualité que je ne pouvais m’en empêcher...

Maudissant intérieurement cette robe qui n’était définitivement pas la plus pratique pour assouvir ma passion de la photographie, surtout suivant les angles où je me forçais à la prudence en m’agenouillant pour obtenir l’effet désiré. Le cliquetis satisfaisant de mon vieil appareil m’arracha un sourire alors que, comme à chaque fois, je ne pouvais m’empêcher de me rappeler la tête du vendeur humain lorsque je l’avais acheté. Déjà, parce qu’il s’agissait d’une antiquité, même pour eux, et ensuite, parce que j’avais été parmi les premiers touristes extraterrestres à venir visiter leur planète...

Je me redressais en continuant mon petit chemin, m’arrêtant parfois, ne prêtant presque aucune attention aux autres – rares – clients du magasin qui déambulaient comme moi. Et puis, comme d’habitude, je tombais sur une section qui m’obnubila aussitôt. Ça n’était pas toujours la même, loin de là, mais cette boutique avait de magique qu’elle proposait toujours une partie qui finissait par emporter ma décision. J’avais lu beaucoup d’articles sur l’addiction au shopping, dont un qui expliquait comment, après avoir passé beaucoup de temps à observer différents articles, on tombait fatalement sur quelque chose qui nous plaisait, et j’étais peut-être victime de cet effet... Mais il n’empêchait que cette styliste asari savait son métier. Je restais en admiration devant une robe longue absolument hors de prix, mais qui séduisait mon œil plus que n’importe quel autre article... Autant dire que face à cette petite merveille, je me donnais l’impression d’être habillée de chiffons.

Touchant la matière du bout des doigts, comme si j’avais peur de me brûler ou que le simple toucher pouvait la faire disparaître, comme un mirage, je ne pouvais que m’émerveiller devant la douce chaleur qui semblait en émaner. Cette robe ne ressemblait à nulle autre. Habillant et déshabillant en même temps, longue, et pourtant agissant comme une cape sans entraver le mouvement des jambes couvertes d’un tissu semblant être taillé dans de l’or, révélant peut-être un petit peu trop de peau sur le devant, j’en restais néanmoins bouche bée.

La pendre en photo sans qu’elle ne soit habitée serait presque un crime... Je tournais lentement autour, incapable de peser le pour et le contre, posant mon sac à mes côtés, ne gardant que le vieux Nikon autour de mon cou. Mille questions me traversaient l’esprit, avec, entre autres « qu’est-ce que je vais manger les prochains mois si je cède ? » ou « Si je demande conseil à ma mère, va-t-elle faire comme d’habitude et me la piquer ? »

Une voix s’éleva derrière moi, mais, à vrai dire, je n’y prêtais pas attention. Je doutais que ça me concerne, et tout ce qui était autour de moi semblait parasite. Peut-être devrais-je m’en empêcher, vu comment ce simple habit semblait m’obséder ? Puis, la voix retentit de nouveau, mais cette fois, je ne pus m’empêcher de plisser l’oreille en reconnaissant des accents familiers. Je tournais mon visage vers la source de ma surprise, pour y découvrir un duo qui semblait attendre une réponse. Je doutais que ce fut l’Asari qui venait de parler, à moins qu’elle possède ce ton grave et légèrement rocailleux qui correspondait bien mieux à l’homme à ses côtés.


« Pardon ? demandais-je d’une voix teintée de surprise. »


Me retournant complètement, je jetais rapidement à droite et à gauche pour vérifier que c’était bien moi la cible de leur attention, et également pour voir si je ressemblais à une des vendeuses et qu’il ne s’agissait que d’une confusion. Mais en les dévisageant, si je ne reconnaissais pas la jeune fille, je reconnus aussitôt l’homme. Mes pommettes se teintèrent de mauve lorsque j’eus achevé mon petit demi-tour, avant de m’incliner légèrement du buste.


« Mes excuses, ambassadeur, je ne vous avais pas reconnu, repris-je en choisissant d’user de mon anglais, qui, lui, avait de forts accents écossais pour mon temps passé là-bas. »


J’aurais été une bien mauvaise journaliste si je ne connaissais pas sur le bout des doigts le trombinoscope de toutes les personnalités politiques de la Citadelle... Il me semblait me rappeler qu’il avait des filles, auquel cas, tout concordait. Je me redressais en ramenant mon appareil photo à mon côté. Après tout, je n’étais pas là en qualité de journaliste, et je n’allais certainement pas l’importuner. Enfin. C’était plutôt lui qui m’avait abordée, non... ?


« Syreena V’Live, dis-je en guise de présentation. Que puis-je faire pour vous, ambassadeur ? »


Je ne savais pas, évidemment, s’il avait déjà entendu parler de moi, étant donné que je ne l’avais jamais interrogé en personne, et il y avait tellement de journalistes comme moi que mes reportages avaient tout à fait pu passer à côté des miens... Et quand bien même, présenter mon activité en même temps que mon nom ne me semblait guère correct. Il ne me restait plus qu’à attendre pour savoir ce qui amenait monsieur l’Ambassadeur et sa fille à m’arracher à mes rêveries...
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MessageSujet: Re: Une journée tranquille   Mar 17 Avr 2018, 22:07
Marcus se demandait tout de même comment l'asari à laquelle il venait de s'adresser allait réagir. La plupart des gens avaient tendance à être surpris lorsqu'un individu n'appartenant pas à leur race se démontrait capable de parler la langue de leur peuple. En un sens, c'était compréhensible. Tout d'abord, parce que chaque civilisation avait son propre langage, voir plusieurs dans le cas de l'humanité. Alors, il n'était pas impossible qu'une personne choisissent d'apprendre la langue d'un autre peuple. Cependant, un des éléments importants était la perception du manque de nécessité de faire un tel apprentissage. Après tout, avec la technologie de l'omnitech et ses logiciels de traduction, il était possible de discuter avec n'importe qui. L'appareil se chargeait de tout traduire en simultané. Résultat, beaucoup de gens ne se donnaient pas la peine d'apprendre un autre langage car ils n'en voyaient pas l'utilité. Marcus n'était pas de ce genre. Il considérait que savoir élargir ses horizons étaient importants dans la vie. Ajoutons à cela le fort intérêt qu'il avait manifesté pour les cultures non-humaines. Voilà certaines des raisons l'ayant amené dans son apprentissage des langues asari et turienne. C'était également une valeur qu'il avait appris à ses enfants. Ainsi, chacun d'eux humains et asaris étaient au minimum bilingue. À l'heure actuelle, Moïra, Marcus et leur fils Gérald étaient les seuls à être trilingue. De plus, récemment le père de famille c'était mis à commencer son apprentissage du dialecte quarien, mais pour l'heure il n'était pas assez avancé pour espérer faire une seule phrase.

Pour en revenir au temps présent, l'asari réagit tout d'abord en tournant son regard vers lui, en exprimant sa surprise. Ce n'est qu'ensuite qu'elle se retourna vers Marcus et sa fille. L'humain fut plus à même de la détailler du regard. Elle était vêtue d'une longue robe traditionnelle asari, portant également un sac en cuir en bandoulière. Toutefois c'est la présence d'un vieil appareil photo pendant au cou de l'asari qui attira l'attention de Marcus. À n'en pas douter, c'était un appareil d'origine humaine. De plus, on pouvait également noter que c'était une véritable antiquité. La place de ce truc aurait davantage été dans un musée que sur la Citadelle au cou de quelqu'un. Toutefois, l'appareil semblait avoir eu droit à une légère restauration. Est-ce que cela signifiait que l'appareil avait eu droit à une cure de jeunesse et était doté de la technologie actuelle, mais en ayant conservé son corps de dinosaure? Marcus doutait fortement que cette asari soit une collectionneuse ou bien une restauratrice d'antiquité. Tout simplement parce que ces deux types d'individus n'auraient jamais porté un tel objet dans leur cou. Le premier l'aurait mis dans une vitrine ou un truc dans le genre pour l'exposer. Le second l'aurait mis dans un endroit sûr, en attendant de pouvoir le revendre à des collectionneurs. Autres possibilités qui étaient plus logique, elle détenait son appareil parce qu'elle aimait le monde de la photo ou son travail y était lié.

L'asari finit de se retourner, alors que ses joues se tentaient de mauve et qu'elle s'inclinait légèrement devant lui. Sans attendre, elle s'adressa poliment à lui, en utilisant à son égard le titre d'ambassadeur. De plus, elle l'avait fait en utilisant l'anglais, avec un accent d'écosse. Normalement, Marcus n'aurait pas reconnu l'accent, mais comme il y a quelques collègues de l'ambassade qui venaient de cette région, cela lui donnait un coup de pouce. Cette asari devait probablement occupé un poste la mettant en lien avec la politique, pour savoir qu'il est ambassadeur. Ou plus précisément, qu'il était ambassadeur, car visiblement les informations de la jeune femme n'étaient pas tout à fait à jour. L'asari se présenta ensuite sous le nom de Syreena V'Live et lui demanda ce qu'elle pouvait faire pour lui. Le père de famille décida de commencer par faire les présentations, c'était plus poli. Il échangea donc une poignée de main avec la demoiselle asari.


-Marcus Coles, enchanté. La jeune fille avec moi est ma fille, Meera Janiris.

-Bonjour.

-Toutefois, je tiens à vous préciser que vous vous tromper légèrement. Certes, j'ai été ambassadeurs auprès du peuple asari, mais cela remonte à plusieurs années. Je suis toujours dans le domaine diplomatique, mais je ne suis plus ambassadeur. En fait, mon poste est désormais d'assistant-ambassadeur. Mais bon, passons ce n'est pas la raison pour laquelle je suis venu vous parler.

Marcus invita poliment d'un geste Syreena à le suivre. Il la guida jusqu'à la table où reposait encore la paire de chaussure et la robe. Le père de famille et sa fille se positionnèrent de l'autre côté de la table, face à Syreena.

-Voilà la raison pour laquelle je suis venu vous voir. Ma fille aînée va célébrer son cent trente sixième anniversaire dans trois semaines. De plus, elle a également été accepté dans des cours spécialisés pour ses études, la nouvelle est arrivée récemment. Donc, en plus de son anniversaire, il y a également une occasion à célébrer. Chaque membre de la famille lui a trouvé un cadeau. Je suis le dernier à le faire, la faute au travail qui me prenait trop de temps. Donc, j'ai choisi de lui offrir une des créations de sa styliste favorite. Le problème, c'est que je n'arrive pas à faire mon choix entre la paire de chaussures et la robe. J'ai bien demandé l'avis à certains membre de ma famille, mais quand je vois les réponses qu'ils me donnent, j'ai plutôt l'impressions qu'on se moque de moi. Qu'en fait, cette situation les amuse beaucoup.

À côté de lui, Meera affichait un léger sourire et un regard amusé, démonstration flagrante que l'humain avait vu juste.

-Du coup, j'aurais besoin d'un autre avis, un avis extérieur. D'ailleurs, je dois dire que je trouve intéressant que vous parliez anglais. Vous avez apprise par vous mêmes ou bien avec une autre personne?




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MessageSujet: Re: Une journée tranquille   Lun 30 Avr 2018, 14:47
L’ambassadeur se présenta, bien que de toute évidence, je savais qui il était, ainsi que sa fille, à laquelle j’adressais un sourire poli et un hochement de tête révérencieux tout à fait traditionnel. Plissant légèrement les sourcils à son explication, je marquais un petit temps d’arrêt, n’aimant pas trop être prise en défaut, mais il fallait bien savoir reconnaître ses erreurs, et je repris aussitôt, pour ne pas s’appesantir sur le sujet par la suite.


« Autant pour moi, Monsieur Coles, j’avais cru qu’il était d’usage de vous appeler toujours par ce titre. »


Au moins ne semblait-il pas m’en tenir rigueur. J’en connaissais d’autres de son milieu qu’une faute de la sorte pouvait facilement envenimer le reste de la conversation, de telle sorte qu’il en devenait impossible de poser mes questions, tant il restait bloqué sur cette faute de protocole... Heureusement, Marcus Coles ne semblait pas faire partie de ces gens-là, et de toutes façons, je ni lui ni moi n’étions là pour le travail, quand bien même il m’aurait reconnue.

Je le suivis donc, abandonnant la robe tant convoitée presque à regret, jusqu’à arriver à une table suivante.


« Ah... »


Il n’y avait, à vrai dire, nul besoin de davantage de mots. Je sus aussitôt ce qu’il attendait de moi, et un petit sourire amusé se dessina sur mon visage. Il était évident que l’ambassadeur – ou assistant-ambassadeur, si je voulais être correcte – essayait avec difficulté de trouver un cadeau. Je l’écoutais toutefois m’exposer les faits, bien qu’ayant vu juste, haussant un sourcil devant l’âge de la destinataire de toutes nos attentions. L’humain ne devait pas avoir plus de soixante ans, il y avait très certainement une histoire derrière tout cela... Une histoire que la bienséance et la simple politesse ne me permettraient jamais d’interroger. Elle devait être une des filles précédentes de son épouse, rien de choquant à cela... Il était au contraire bien plus intéressant et, quelque part, touchant, de se rendre compte que cet humain avait parfaitement adopté semblait-il la progéniture de sa femme, malgré le fait amusant qu’elle était plus âgée que son père de substitution.

Un rapide coup d’œil à sa fille me permit de confirmer les dires de son père quant au sujet, alors que mon regard restait concentré sur les deux articles qui avaient retenu l’attention de l’ambassadeur. De toute évidence, il s’agissait pour les deux de très belles pièces, qui sauraient aisément ravir toute Asari qui appréciait la styliste derrière ces petits chefs d’œuvres. Touchant du bout des doigts la fabrique, n’osant qu’à peine la toucher comme si cela risquait de l’abimer. J’écoutais distraitement sa question, captivée par le défi que l’on venait de me poser. Choisir entre deux articles se complétant pourtant magnifiquement.


« Je pourrais vous poser la même question sur votre apprentissage de la langue asari... soufflais-je, un rien rêveuse. »


Il était vrai qu’à l’heure des traducteurs actuels, apprendre une langue étrangère relevait de la statistique, tant de nombreux métiers avaient disparu. Plus de traducteurs, quelques rares linguistes, plus de professeurs de langues étrangères ou presque... Et pourtant, certains s’en donnaient encore la peine, là où on pouvait. Pour ma part, pour la simple et bonne raison que non seulement j’en appréciais la sonorité, mais, pour avoir passé un certain temps avec les humains, cela me permettait aussitôt d’avoir un petit « plus » par rapport à d’autres, un petit avantage que je pouvais facilement mettre à profit. Déjà, cela m’avait évité des déconvenues lorsque j’avais été détachée dans une unité combattante humaine et que mon OmniTool faisait des siennes... Et en plus, dans le jeu diplomatique, cela me permettait de témoigner en quelques mots du respect que j’apportais. D’autres langues étaient par là même bien trop complexes à maîtriser, par de simples limitations physiques, mais j’aimais apprendre... Et cela faisait remonter d’agréables souvenirs à ma mémoire.


« Mais pour vous répondre, repris-je avec soin, j’ai appris votre langue lors de ma première visite sur Terre. Juste après l’ouverture de vos frontières aux populations étrangères... Je l’ai appris auprès des habitants que j’ai côtoyés... Et perfectionné par la suite, en apprenant un certain nombre de vos expressions familières... Hum, et bien, auprès de vos troupes lors de la Grande Guerre... dis-je avec malice. »


Ayant achevé mon examen visuel des vêtements, je me retournais vers le couple père-fille, croisant mes bras sur ma poitrine, l’air de réfléchir. A bien des égards, je comprenais aisément ses tergiversations. La robe comme les chaussures auraient largement suffi en soit par leur simple beauté et leur caractère ouvragé.


« Concernant votre cadeau, je me permets de dire que votre fille a de très bons goûts en matière de styliste... Elle est une de mes favorites également. Et vous avez de très bons choix devant vous. Je pense que si vous deviez faire un choix, la robe serait un meilleur choix. Si vous me permettez, je vais repasser à ma langue maternelle, je crains d’atteindre mes limites en anglais... Je marquais une petite pause, avant de reprendre : j’ai toujours pensé que cette créatrice avait plus de talent avec les étoffes, pour en faire d’incroyables petites merveilles. J’aime beaucoup le choix des couleurs pour celle-ci, par exemple, je trouve qu’elle peut facilement refléter les émotions de sa porteuse... Regardez comme les reflets changent quand l’étoffe bouge, dis-je en faisant glisser ma main sur la robe pour souligner mon propos, alors que si elle reste immobile, le tissu exprime autre chose.

Les chaussures ne sont pas un mauvais choix pour autant, elles accentuent parfaitement les courbes Asari, et en plus d’être très jolies, elles dégagent une aura de classe qui plaira très certainement à votre fille. Et, j’ai l’impression qu’elles sont en plus assez confortables...
ajoutais-je avec un petit rire. Mais mon choix reste sur la robe, si cela vous aide. Evidemment, les deux iraient très bien ensemble, conclus-je avec un petit sourire. Cela vous aide-t-il ? »


J’avais beaucoup parlé, et maintenant, il ne me restait plus qu’à savoir si des conseils pour une femme plus âgée que moi seraient utile à cet humain qui de toute évidence attachait une énorme importance à sa vie de famille... Et c’était tant mieux. Combien de diplomates, militaires, ou autres avais-je vu se consacrer à leur travail au point de délaisser leurs familles, enchaînant les troubles pour finir sur une fin malheureuse ? Malgré ma jeunesse, je devais bien reconnaître que cette vie avait des attraits évidents...


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MessageSujet: Re: Une journée tranquille   Ven 04 Mai 2018, 05:26
Marcus était bien curieux de savoir ce que la jeune asari lui dirait. Certes, Syreena était bien plus âgée que lui. Toutefois, il n'en restait pas moins que du point de vue de la société asari, elle restait très jeune. Cependant, pour Marcus cela n'avait aucune importance. Après tout, s'il devait décidé du niveau de maturité en fonction de l'espérance de vie d'une espèce, ses filles asaris serait encore de simples adolescentes bien après sa mort. Également, il avait surtout besoin de l'asari pour l'aider à trancher sur le cadeau qu'il désirait faire à Kiari. Premièrement, Syreena pourrait apporter un angle et une opinion différent. De plus, elle était l'asari se rapprochant le plus de l'âge de sa fille à proximité. Alors, elle aurait probablement des goûts se rapprochant de Kiari. L'asari avait pris la peine de s'excuser avant de le suivre, concernant le fait qu'elle c'était trompé sur son rang au sein de l'ambassade humaine.

-Je vous avouerais que je n'y prête pas vraiment d'importance, mademoiselle.

Ensuite de quoi, elle l'avait suivi, sa fille et lui, jusqu'à la petite table où reposait la paire de chaussures et la robe. Elle l'écouta en silence pendant qu'il donnait ses explications sur la raison pour laquelle il avait besoin d'elle. En fait, la question sembla même amuser un peu Syreena, c'est du moins l'impression que le léger sourire suscitait chez Marcus. La jeune femme caressa du doigt les articles, probablement pour les juger et n'abordant pas cette histoire de fille plus âgée que son père. Il faut dire que dans la culture asari, ce genre de chose n'était pas rare. Le père biologique mourait, la mère se remettait en couple et la fille ''adoptait'' parfois son beau-père. Avant de se prononcer sur les cadeaux potentiels, Syreena souffla un léger commentaire concernant la maîtrise de la langue asari, de la part de l'humain. CE fut le tour du concerné de sourire légèrement à cette petite remarque. Toutefois, Marcus n'eut pas la liberté de répondre, car l'asari enchaîna aussitôt en parlant de son apprentissage de l'anglais. Ainsi, cela c'était fait sur Terre avec la population locale, au début de l'ouverture des frontières. Puis, auprès des soldats pendant la guerre contre les moissonneurs. De part la façon dont elle décrivait ce second point, Marcus supposa qu'elle avait dû apprendre quelques expressions des plus colorées.

Ensuite de quoi, l'asari se tourna vers le père et sa fille en croisant les bras. Elle commença ensuite à donner son opinion sur le choix des cadeaux. Syreena adressa tout d'abord un compliment sur le choix de styliste de Kiari, car elle aimait également cette styliste. La jeune femme était d'avis que la robe était un meilleur choix, avant de s'excuser et de recommencer à parler dans sa langue natale. Elle expliqua ensuite la raison pour laquelle elle considérait que la robe était un meilleur choix. Les choix de couleurs de la robe et ce que cela reflétait. Pour les chaussures, un bon choix également, mais la robe restait une meilleure option. Marcus demeura silencieux pendant les explications, se contentant de hocher la tête à quelques reprises. Lorsqu'elle eut terminé, l'humain fit signe à une vendeuse, une turienne qui s'approcha. Il discuta rapidement avec elle, l'informant qu'il désirait acheter la robe. L'échange de crédit se fit rapidement, puis Marcus précisa qu'il s'agissait d'un cadeau et demanda donc à ce qu'elle soit emballée. La vendeuse prit donc la robe et alla en arrière boutique pour préparer le paquet cadeau. L'humain pouvait enfin reporter son attention sur Syreena.


-Je vous remercie pour votre aide. Je suis persuadé que Kiari adorera cette robe. Je suis content d'avoir pu lui trouver un beau cadeau, sans que cela soit à la dernière minute. Tous les autres membres de la famille avaient déjà trouvés quelque chose. Déjà que je me serais sentit mal de lui donner un truc acheté à la va-vite par manque de temps. Sans parler de la réaction de ma compagne et de nos enfants.

-Ça nous aurait donné un sujet pour rire pendant un bon moment.

-Sinon, pour répondre à votre question sur mes connaissances en langue asari, je suis autodidacte. J'avais 7 ou 8 ans lorsque le conflit ayant opposé les turiens aux humains a eu lieu. La plupart des gens étaient effrayés, pour ma part j'étais plutôt fasciné par l'idée d'une rencontre avec une autre civilisation. À l'âge de 12 ans, j'ai voulu rejoindre un club de gens se passionnant pour la culture turienne, mais on m'a refusé à cause de mon âge. Alors, je me suis tourné vers une autre association, s'intéressant à toutes les civilisations galactiques actuelles. J'ai pu en apprendre énormément et me découvrir un intérêt pour les cultures asari et turienne. Puis, lors d'une holoconférence avec des invités asari et turien, j'en ai profité pour aller les voir tout les deux. Ils m'ont bien aidés, en m'aiguillant vers diverses ressources. Grâce à cela, j'ai pu apprendre les langues asaris et turiennes. Puis, les mettre en pratique pendant quelques années au sein de l'alliance. À force, j'ai fini par maîtriser ces deux langues, aussi bien pour le parler, l'écouter, le lire ou l'écrire.

Meera décida d'en rajouter encore un peu, parlant cette fois en anglais.

-Je suis sûr que ça a été bien pratique pour séduire maman.

-En fait, ce n'est qu'à notre troisième rendez-vous qu'elle l'a appris. Sinon, Syreena, comme vous pouvez le constater, l'apprentissage des langues est devenu familiale. Ma compagne et moi avons jugés que c'était important. Du coup, nous avons appris aux enfants dès leur plus jeune âge, sauf Kiari qui a appris normalement. Résultat, ils parlent tous anglais et asari sans la moindre difficulté.

La vendeuse revint à ce moment, la robe bien emballée dans un paquet cadeau, le tout dans un sac. Marcus la remercia, puis consulta l'heure sur son omnitech. Il regarda ensuite Syreena, reprenant dans sa langue natale, ayant parlé asari jusque là.

-D'ailleurs, si cela peut vous intéresser, nous avons prévu de nous rendre dans un petit café à proximité. Je vous invite, pour vous remercier pour votre assistance.




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Une journée tranquille

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