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 Bienvenue, Monsieur Sykes.

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MessageSujet: Bienvenue, Monsieur Sykes.   Lun 02 Avr 2018, 19:40
Intervention MJ : NonDate : 27 février 2203 RP Tout public
Alec SykesRavi Vertax
Bienvenue, Monsieur Sykes



Bienvenue, Monsieur Sykes
Où trouver un Spectre ? Au Présidium, évidemment. Dans l'une des ailes surveillées où n'entrait de base qu'une poignée de gens bien spécifiques, au bout d'un escalier gardé et dont l'entrée se faisait soit sur demande, soit sur présentation d'un badge. Passé les portes, on entrait dans un monde magique où se trouvait globalement trois bureaux, une armurerie, une salle d'entraînement, une salle de réunion et un espace café.
C'était à peine exagéré. Le « QG des Spectres » comme on pouvait l'appeler n'était pas aussi important qu'on se l'imaginait, pour la bonne raison que les Spectres n'avaient pas de QG à proprement parler. Chacun menait sa vie de son côté, passant en coup de vent plus qu'étant installé sur la Citadelle.

C'était le cas pour Ravi Vertax. Si elle occupait pour le moment un bureau fermé à double tour à travers les fenêtres duquel une douce lumière artificielle s'infiltrait, il y a deux jours, c'était sur Palaven que la belle se trouvait. Mais son réseau d'information n'avait pas besoin d'elle pour s'alimenter et malgré le sommet des Primarques, les divergences politiques n'étaient pour le moment que rumeurs et jeux d'intrigues à la façon des Turiens. En somme, rien qui ne demandait son attention immédiate. Sans compter que l'occasion était trop belle pour la refuser.

La biotique, allongée sur la chaise d'une façon aussi disgracieuse que possible, s'amusait à faire léviter une plante verte. Un exercice simple, qui ne demandait pas beaucoup de concentration pour ce poids, et qui la divertissait. Les feuilles bougeaient bizarrement en l'absence de gravité, et le simple fait de venir les chatouiller provoquait une danse presque hypnotique. Elle pouvait ainsi tuer les minutes qui restaient avant l'heure fatidique. Elle aurait mis sa main au feu que de toute façon, Alec serait en avance.
Alec Sykes. Son dossier était encore ouvert sur l'ordinateur, affichant sa photo, un résumé détaillé de sa carrière et, plus en avant, les évènements qui avaient mené à son ticket d'or. Une place officielle chez les Spectres, sur invitation du Conseil lui même.
C'était un bon élément. Oh, coincé comme un Humain qui aurait pris tous les balais de la Hiérarchie pour se les insérer, mais son sérieux et son sens du professionnalisme étaient presque aussi bon que celui d'un Turien. Il avait aussi l'avantage d'etre pire qu'un roquet une fois qu'il avait une idée en tête et le gros défaut d'être si paranoïaque qu'il serait fichu de se persuader que son ombre complotait contre lui.
Sans compter qu'il détestait le caractère peu orthodoxe de Vertax.
Et c'était à elle de le recevoir.

Il allait détester.

Elle allait adorer.

Et puis elle avait besoin de rire ces derniers temps. Plus le temps passait, plus elle se sentait... facilement agacée. Elle perdait patience. Riait moins facilement qu'avant. Et se montrait bien plus mordante. Elle savait pourquoi, faisait mine de l'ignorer. Pour le moment, son état n'était pas problématique. Et la Bête restait enfermée. Quand bien même les évènements qui commençaient à se dérouler sur Chasca commençaient à la faire rugir.
Ils auraient le temps d'enquêter dessus. Elle et lui.

Oh, comme la Turienne avait hâte de voir la tête de l'Humain.

Ils s'étaient déjà croisés deux fois. La première, sur la promesse d'un verre jamais tenu. La seconde suite à une mission de coopération. Et à chaque fois, le N7 avait affiché tout le plaisir qu'il avait eu à travailler avec elle.
S'il ne sortait pas en courant après qu'elle lui ait annoncé être sa tutrice officielle, elle pourrait partir du principe qu'il était VRAIMENT prêt à rejoindre les Spectres.

Encore cinq minutes avant qu'il ne soit dix minutes avant l'heure. Un râle d'exaspération fut son soupir; Sykes aurait pu avoir la décence d'être très en avance. Inutile de faire une sieste, elle n'aurait pas le temps de fermer les yeux. Lancer un jeu n'était pas non plus possible. Restait à lire et relire le rapport d'intervention.

Alors que la biotique attaquait le second paragraphe avec une passion dévorante et on ne peut plus visible, l'interphone se mit à sonner. La voix bourru d'un des soldats de la sécurité retentit, non sans avoir préalablement raclé sa gorge comme le voulait la tradition.

- Monsieur Sykes pour vous, Madame.

- Vous pouvez le faire entrer. Deuxième bureau sur la gauche, répondit-elle avant de faire danser sa main du bouton de réponse à celui de l'ouverture des portes.

Elle se retint de sourire quand les lourds panneaux de métal s'ouvrirent dans un chuintement, laissant apparaître un Alec sur son 31. Son escorte le laissa une fois les portes passées, et ils restèrent tout deux à se fixer dans le silence. Lui debout, elle assise (correctement, pour le coup).

La tête qu'il faisait valait tous les crédits du monde. Il faisait de son mieux pour ne pas se décomposer sous ses yeux et y arrivait .... disons qu'il y arrivait un peu. Sa mâchoire venait de se serrer avec force et il devait littéralement être en train de hurler intérieurement. Il ne respirait pas la sérénité mais pour atteindre un tel niveau de crispation...
Avec un sourire en coin, la femme lui fit signe de s'asseoir.

- Mettez-vous à l'aise, Sykes. Je ne vais pas vous manger. Thé ? Café ? Eau ?


Elle désigna d'un large geste un plateau placé de son côté sur le bureau.

- Je tiens à commencer par vous féliciter. Vous êtes officiellement apprenti Spectre. Un statut très provisoire, durant lequel vous travaillerez en binôme avec un Spectre plus âgé, qui sera chargé de vous évaluer, vous conseiller et faire un rapport au Conseil, établissant si vous êtes assez compétent pour nous rejoindre.

La tradition veut que ce soit votre tuteur qui vous accueille.

Aussi... Bienvenue, Monsieur Sykes.


Les mains croisés sous son menton, elle le regarda tenter de rester de marbre.

- Soyez délicat s'il vous plaît. Vous êtes mon premier...

C'aurait été un crime de ne pas faire cette blague.


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MessageSujet: Re: Bienvenue, Monsieur Sykes.   Mer 04 Avr 2018, 21:36

Ç’aurait été malhonnête de dire qu’il était ravi d’avoir la Turienne du même nom pour « tutrice »… De là à dire qu’il était surpris… Pas tellement.

En plus de finalement prouver que le Conseil avait bel et bien un sens de l’humour, même si très particulier, l’identité de sa référente constituait une épreuve à elle-seule. Leurs caractères aussi différents que leurs méthodes ne pouvaient donner qu’un cocktail explosif, c’était certain. Elle fille d’une famille puissante, biotique au service de la Hiérarchie puis très tôt Superviseure au sein du SSC, « super flic » des instances de la Citadelle. Avec la façon d’être et de faire qui vont avec. Lui, fils de colon, soldat pendant plus de la moitié de son existence, membres des Opérations Spéciales de l’Alliance. Et la façon d’être si spéciale conjuguée à des méthodes tout sauf cleans…

Autant dire que le duo improvisé allait avoir du mal à faire équipe.

Mais pas véritablement une surprise donc. La faute à son ambassade à ce sujet, qui avait vendu la mèche deux jours plus tôt au N7. Relayant une missive du cabinet de Hackett, la mission de représentation de l’Alliance n’avait pas manqué de lui communiquer toutes les modalités de son… rendez-vous. Puisqu’il fallait l’appeler ainsi. Pourtant, quarante-huit heures n’avaient pas suffi pour digérer la nouvelle. Pas que la chose soit aussi invivable qu’on le pense pour Sykes, non. Mais à choisir, il aurait préféré devoir référer de ses faits et gestes à quelqu’un de moins… exubérant.

La Turienne savait faire preuve d’une extravagance parfois hors norme, promettant des moments de grande solitude pour celui qui devrait la supporter.

Il n’est donc pas étonnant qu’en dépit de l’effet de surprise gâché, le Commandant arborait tout de même un air crispé, ne cherchant même pas à prendre la peine de dissimuler son amertume. Pour être honnête, il avait des préoccupations toutes autres que celles de se livrer au jeu du chat et de la souris. Mais s’il fallait véritablement en passer par là… Protocole oblige… Autant le faire de façon aussi atypique que possible… Qui sait ? Peut-être finirait-il par y prendre goût entre deux piques envoyés dans le feu de l’action ?

Oui… Le Commandant Alec Darell Sykes était avant tout un homme de contradictions. Le genre que l’on croit avoir catalogué, mais capable de surprendre par un comportement à l’opposé de ce qu’on lui connait. Ce trait de caractère plutôt particulier, et qui lui avait autrefois valu quelques ennuis avant la Grande Guerre, était devenu une force depuis le tragique épisode de l’histoire galactique. Difficile à cataloguer lorsqu’il s’en donnait la peine, l’officier utilisa plus d’une fois cette carte pour se sortir de situations… compliquées.

Celle-ci en faisait partie.

Raison pour laquelle le N7 se prit au jeu très vite, s’installant sur le fauteuil faisant face à celle qui possédait déjà le titre que lui se devait encore d’acquérir. L’uniforme de l’Alliance, très formel, qu’il portait faisait presque tâche.

- « Dommage… Moi qui ai toujours été persuadé que vous aimiez être… brusquée. » dit-il en réduisant quelque peu l’espace entre eux, se penchant quelques instants vers la biotique.

Le ton était doux, un brin charmeur, un brin joueur, signe qu’à ce petit jeu, peut-être qu’il ne serait pas celui qui devrait toujours subir sans en tirer un quelconque plaisir… « L’apprenti Spectre » ne lâchait pas son interlocutrice des yeux. Mais de là à dire qu’il la dévorait du regard ?

A vous de juger…

Toujours est-il qu’après les quelques secondes d’un silence pesant qui s’installèrent entre eux, chacun jaugeant l’autre, Alec changea de nouveau du tout au tout. Leur proximité physique retrouva pour limite cette du bureau, le soldat s’affalant sur son siège en soupirant d’un air las, accablé.

- « Vous avez lu les rapports de Chasca. J’ai aidé à la dispersion d’une arme bactériologique qui va sous peu signer la fin d’une colonie de ma propre espèce… Une arme que j’ai pourtant été amené à combattre par deux fois sur le terrain… Autant vous dire que ce n’est pas seulement de réponses dont j’ai faim. Alors si l’on pouvait s’en tenir à ça pour ce qui est du protocole… »

En parlant, il bidouillait son omnitech, qui se mit bientôt à afficher des données en tous genres au-dessus du bureau de la Spectre, aidé par le drone adjoint au dispositif. Extraits équivoques des rapports de mission à bord du Gargantua, projections et reconstructions holographiques des abominations rencontrées à bord, modélisées d’après les enregistrements vidéo des armures des combattants détachés ce jour-là… A tout cela s’ajoutaient quelques clichés des Asaris combattues à bord, des visuels de leur technologie si particulière, ou encore le contenu des échantillons prélevés à bord.

Des résultats d’analyses tous chauds, sortis des labos de l’Alliance, bientôt communiqués aux archives cryptées du Conseil et confiés au N7 en attendant.

-« Que diriez-vous d’entrer dans le vif du sujet ? Faites-moi ce cadeau et j’honore le verre que je vous dois depuis 3 ans… » déclara-t-il cette fois dans une promesse qui ne pouvait sonner faux.

Plus d’air joueur sur ses traits crispés… Mais bien cette flamme presque malsaine dans ses yeux. Un incendie qu’il n’est possible d’éteindre que d’une façon. Quant à l’apaiser… Etait-ce seulement faisable ?


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MessageSujet: Re: Bienvenue, Monsieur Sykes.   Dim 08 Avr 2018, 23:18
Bienvenue, Monsieur Sykes
- Dommage… Moi qui ai toujours été persuadé que vous aimiez être… brusquée.

- Seulement dans certains moments...

Le poisson qui se laisse ferrer n'est ni le plus intéressant, ni le plus amusant. Mais celui qui vous résiste, celui qui se tord et tente d'entraîner votre ligne au plus profond des eaux, voilà celui qui vous restera en mémoire encore longtemps après que vous l'ayez capturé - ou relâché.
C'était de cette façon qu'elle voyait cette joute pseudo romantique. Et voir que Sykes y mordait... C'était étonnant, mais bien plus plaisant. Peut-être qu'il avait finalement retiré quelques balais avant de venir ?

La Turienne répondit à son approche d'un sourire, s'appuyant sur le bureau, s'y couchant presque, feignant de lui laisser le dessus, allant même jusqu'à tendre la main pour appuyer sur le nez de l'Humain.

- Shboup, souffla-t-elle avec un rire, laissant retomber ses doigts.

Ils s'observèrent un moment ainsi, sans un mot. Pour un Humain, il n'était pas désagréable à voir. Elle l'avait déjà remarqué plus tôt, mais n'avait jamais vraiment pris le temps de s'y attarder. Dommage qu'il manquait de plaques et de mandibules; il aurait pu vraiment être très beau s'il avait été Turien. Malgré ce petit défaut, les plus mauvaises langues pouvait considérer qu'il était ... à son goût. Enfin, peut-être un peu. Qui sait ?
Ils finirent par retrouver un semblant de professionnalisme, laissant le bureau les séparer. La biotique s'assit à son tour, mais cette fois sans la moindre gêne; les pieds posés sur l'assise, ses genoux sur sa poitrine, elle laissait son dos s'appuyer en partie sur le dossard, en partie sur l'accoudoir. La position était confortable à son sens, aussi elle y resta, observant son apprenti. Le sujet de Chasca achevait de rendre un peu de sérieux à la discussion. Pourtant, la partie n'en était que remise.

Son air le plus neutre sur ses mandibules, la Spectre observa Sykes afficher différentes données dont elle possédait déjà la majorité. Les échantillons étaient nouveaux par contre. Elle les observa avec attention. La présence de biotique noire était avérée. C'était cette merde qui avait affectée les gens de Chasca et qui continuait, petit à petit, de les bouffer.
La femme garda les dents aussi serrés que ses poings, ses pensées envolées vers cette planète que le chaos bouffait. Une ombre de Caelus permanente, qu'il fallait erradiquer.

Erradiquer, oui. Déchiquetter, faire somber dans l'oubli et les abysses. Les uns après les autres, quitte à tout massacrer, quitte à tout faire brûler, poruvu qu'on expurge ce monde de cette trace infâme, pourvu qu'on le fasse disparaitre. Qu'importe qui le portait. C'était de toute façon des bêtes à abattre. Homme, femme, enfant.

Relâcher la Bête.

Et tout détruire.

Pas de pardon.

Pas de pitié.

Pas de retenue.

Se laisser somber.

Et noyer l'univers sous un flot de rage.

- Que diriez-vous d’entrer dans le vif du sujet ? Faites-moi ce cadeau et j’honore le verre que je vous dois depuis 3 ans…


La Turienne cligna des yeux, regardant Alec. Une seconde fut nécessaire pour qu'elle rassemble ses esprits et cloisonne à nouveau la Bête. Elle reprit son sourire, fut-ce-t-il clairement moins brillant qu'auparavant.
Est-ce que chacun se rendait-il seulement compte à quel point l'esprit de l'autre bourdonnait sous un nuage d'idées si personnel et si propre, portant chacun ses blessures à vifs ?

- Allons Alec ... Je ne vous imaginais pas comme ça. Je préférerais le verre avant que vous ... « entriez dans le vif du sujet »
, susura-t-elle avec un clin d'oeil appuyé.
Il fallait qu'elle se concentre sur lui. Quitte à en faire sa cible préférée et ne lui laisser aucun répit. Si elle pouvait se concentrer sur un point fixe, tout était bon à prendre.

Et le jeu reprit.

Le visage entre ses mains, ses coudes sur le bureau, elle regarda son apprenti, puis feignit d'enfin comprendre.

- Ooooh... Vous vouliez parler de votre apprentissage ? Choisissez mieux vos mots, Monsieur Sykes... Je pourrais finir par croire que je ne vous laisse pas indifférent sinon...

Elle reprit son sérieux dans un soupir. Elle finit par se lever et s'étirer tout en se mouvant dans la pièce. Elle n'aimait pas rester assise trop longtemps.

- Chasca est actuellement en quarantaine. Y aller nous condamnerait à y rester, sans que nous ayons les moyens, ni les informations nécessaires à notre survie sur une planète hostile face à une menace inconnue. Une expédition sera possiblement envoyée à terme, afin d'identifier l'étendue des dégâts. En attendant... Estimez cette colonie perdue, Alec.

...

J'espère... que vous ne connaissiez personne qui y résidait.


La peine, cachée derrière l'effet Dopler de sa voix, était sincère. Voir une planète de son peuple être corrompue sans rien pouvoir y faire devait être rageant, mais si en plus on avait des proches... Le déchirement ne pouvait être que difficile à supporter.
Les regrets et la compassion ne servaient à rien en ce moment. Il fallait voir de l'avant, se raccrocher à son devoir.

- Quand au déroulement de votre supervision.... Vous allez garder une bonne partie de votre indépendance. C'est après tout une caractéristique majeure des Spectres. Néanmoins, je vous contacterais lorsque je partirais en mission afin que vous m'accompagniez. Dans ce genre de moment, je vous demande une obéissance totale à mes ordres.
Si je vous dis que vous êtes libre d'agir comme vous le souhaitez, ne venez pas me quémander un ordre.
Si je vous dis de me suivre, vous ne me lâchez pas d'une semelle.
Si je vous dis de vous planquer et de vous barrer, que vous restez et que je survie, je vous jure que je vous collerais une rouste biotique comme vous n'en aurez jamais subit.

Enfin, vous comprenez le principe...

Je dois voir un contact d'ici quelques jours. Vous ne m'accompagnerez pas, aussi je vous laisserais faire ce que bon vous semble jusqu'à mon retour.

Bien. Maintenant que ses détails sont réglés...


Elle prit appui sur la chaise de Sykes pour pouvoir mieux venir souffler à son oreille.

- Si on reparlait de cette histoire de verre déjà ... ?


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MessageSujet: Re: Bienvenue, Monsieur Sykes.   Mer 11 Avr 2018, 22:30

Oh oui qu’il avait fait son petit effet…

Plus d’un d’ailleurs, à en juger la réaction de la Turienne face au comportement de son « apprenti ». Comment feraient-ils pour coopérer, ne serait-ce que pour quelques mois, s’ils partaient déjà sur ce registre du chat et de la souris? Le duo en devenir s’annonçait indubitablement haut en couleurs… Au moins ne s’ennuieraient-ils pas à traverser la galaxie. La suite s’annonçait toutefois bien incertaine compte tenu de l’état de l’espace concilien, impliquant un agenda chargé pour les prochains mois. Et s’il fallait se livrer à un petit jeu histoire de se contenir et évacuer la pression des épreuves les attendant… Qui serait-il pour s’y soustraire ?

Oui. Délivré du contexte réglementariste de l’Alliance, Alec acceptait de se lâcher un peu plus. Car s’il ne dénigrait pas l’entité représentant l’Humanité sur la scène galactique, et dont il faisait toujours partie au passage, le Spectre en devenir avait bien besoin de relâcher quelque peu la pression après ce qu’il venait de vivre. Lui qui était et resterait un bourreau de travail, avide de réponses/vengeance à l’heure actuelle, ne pourrait cependant tenir longtemps à un rythme de croisière où les évènements de Chasca ne cessaient de repasser en boucle dans son esprit. Ce petit manège représentait donc la parfaite forme d’exutoire à leurs tensions respectives, renforçant en un sens l’entente que le duo se devait de mettre en place au fil des prochaines semaines.

Sykes ne renoncerait pas pour autant à la façon d’être et de faire qui avaient été siennes au sein des Opérations Spéciales, c’est certain. Lui, le type à la vision cynique et parfois extrême du monde, se montrerait simplement plus ou moins avenant, insidieux ou radical selon la situation. Libéré des contraintes hiérarchiques imposées par la vie militaire, le N7 serait bien plus à même d’adapter ses stratégies et modes opératoires à la réalité du terrain. Une adaptabilité qu’il commença à acquérir durant la Grande Guerre, perfectionna au sein du CFCI, et devait désormais élever au rang d’art.

Au final… Peut-être la Turienne et l’humain pouvaient-ils se compléter durant le temps qu’ils passeraient l’un auprès de l’autre ?

Le Commandant en arriva intérieurement à cette drôle de conclusion, qui ne manqua pas de l’étonner lui-même, alors que Vertax s’exprimait concernant l’irruption de l’arme secrète de Machiavel sur la colonie humaine. Rien de bien nouveau pour son interlocuteur, mais une douloureuse vérité tout de même. Il la laissa aborder puis balayer le sujet sans guère s’y attarder, reléguant au second plan les éléments en la possession du N7 pour mettre l’accent sur les modalités de leur coopération.

Il aurait alors été hypocrite d’avancer que devoir obéissance à la Turienne l’enchantait particulièrement… Au-delà même de la notion de fierté, Alec sentait que cette… période probatoire relèverait d’une épreuve au moins aussi conséquente que celle qu’il venait de traverser. Raison de plus de participer à ce petit jeu pour se changer les idées, à défaut de pouvoir se libérer d’un poids aussi conséquent. L’officier de l’Alliance revint tout de même brièvement sur l’affaire Chasca, exposant en un bref résumé de sa vision des choses avant de laisser libre cours à son inspiration…

- « Je suis au fait des procédures de quarantaine. Il faudra peu de temps avant que la capitale ne soit totalement verrouillée. Et avec une substance assez résistante pour supporter une rentrée atmosphérique et être ensuite capable d’amorcer sa dispersion à grande échelle… Il ne faudra pas longtemps pour que l’ensemble de l’écosystème de la colonie en vienne lui aussi à muter, voire péricliter. Si un antidote à cette saloperie existe, c’est dans les labos des responsables qu’il faudra le trouver… Sans quoi les cuirassés de l’Alliance finiront par avoir fort à faire pour tout purger… Si c’est même possible… » soupira-t-il lourdement d’un ton las.

Vertax ne se trouvait qu’à quelques centimètres de son visage alors qu’il s’exprimait véritablement à cœur ouvert sur la question. Les personnes avec qui il était possible d’aborder cet épisode tragique étaient tellement peu nombreuses que ce « moment de faiblesse » avait paru sans vraiment se faire attendre.

Un constat qui poussa l’humain à sauter sur l’ouverture laissée par son interlocutrice afin d’éluder et faire oublier cette vérité…

Il se mit donc de nouveau à contempler la biotique le détaillant de si près, profitant de leur proximité quelque peu hors protocole pour asséner un nouveau coup à leur joute. Une main du soldat vint ainsi sensuellement effleurer la joue de la jeune femme, perdant peu à peu de l’altitude pour se perdre sur une mandibule, puis le menton si fin de la Spectre dans une divine caresse.

Le geste, assorti de la parole, n’était définitivement plus de l’ordre de la simple discussion ou de l’entretien entre futurs collègues…

- « Tu as raison… Je crois que j’ai bien besoin d’au moins verre pour me détendre… Si on partait sur une adresse dans les Secteurs ? Le Présidium, c’est bien beau mais… terriblement ennuyeux. » lui déclara-t-il les yeux dans les yeux dans ton se languissant de quelque chose. A moins qu’il se montrait impatient ?

Un tutoiement sorti de nulle part, un sourire charmeur, un regard plein d’envie ainsi qu’une caresse qui veut tout dire…

Sacrée « attaque » que celle à laquelle venait de se livrer le N7 sur la personne d’une Turienne au moins aussi joueuse que lui…


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MessageSujet: Re: Bienvenue, Monsieur Sykes.   Dim 15 Avr 2018, 21:38
Bienvenue, Monsieur Sykes
Si Alec n'existait pas, il faudrait l'inventer. Evidemment, on en profiterait au passage pour coller un tas d'améliorations, comme réduire le nombre de balais qu'il s'était enfoncé dans le fondement à son entrée dans l'Alliance et, si on voulait vraiment faire les choses biens, on le transformerait en Turien. Dans le cadre d'un travail fait à la vas-vite, on se contenterait du modèle actuel. Lequel était certes bourré de défauts mais savait se montrer surprenant. Qui aurait cru que Monsieur « Alliance je t'aime » se prêterait tant au jeu qu'il se laisserait aller à une caresse ? Même Ravi ne l'avait pas vu venir.

Elle ferma les yeux un instant, profitant de la sensation qui s'offrait à elle. Les doigts laissèrent une traînée chaleureuse, semblable à un fil de feu. Des souvenirs d'une vie passée lui remontèrent en mémoire. Des souvenirs heureux mais qui laissaient un goût amer. La Turienne aurait préféré ne pas y penser, ou passer dessus comme si de rien était. Elle n'y était pas arrivé. Sinon, pourquoi aurait-elle saisi la main d'Alec, la forçant à rester un peu plus longtemps ? Elle rattrapa le coup d'un sourire acéré, desserant sa prise.

- Tu as raison… Je crois que j’ai bien besoin d’au moins verre pour me détendre… Si on partait sur une adresse dans les Secteurs ? Le Présidium, c’est bien beau mais… terriblement ennuyeux.


- Alec, voyons... Je te croyais plus raisonnable... Un homme si respectable que toi voudrait s'encanailler dans les Secteurs ? Oh, je connais bien quelques coins mais j'imaginais que tu serais plus du genre à préférer un vin de qualité qu'une bière à pas cher.

Profitant de sa position, la femme vint étreindre le torse de l'Humain, le forçant à rester contre la chaise. Puis, d'un air soucieux jusqu'au bout des mandibules, elle vint poser sa tête sur son épaule, faisant mine de réfléchir. Ses mandibules battaient doucement, venant effleurer l'épiderme de son apprenti. Si ses souvenirs étaient bons, le cou ,c'était sensible chez les terriens.

- Mmmh... Le Calico est connu pour être un QG à Krogan, et se vante d'avoir une bagarre par heure au moins. Je déteste intervenir quand je suis en repos, et puis ce serait tellement dommage que nous soyons perturber dans notre petit ... tête à tête.


Une nouvelle fois, elle murmura ce mot avec tout les sous-entendus qu'il était possible de mettre en si peu de sylabes.

- L'Incendie ? Il parait que c'est un lieu de rencontre prisé. Je détesterais voir mon élève partir avant la fin de la soirée... Le Neptune est trop chic j'imagine. Je crois qu'il faudra partir sur l'Alchimie. Leur cocktail vaut le détour. Et la décoration est très floral. Presque... intimiste. Va pour ça ? Parfait !


Elle ne lui laissait pas de réel choix. Elle ne l'aurait de toute façon pas relâché s'il avait émis une opposition, ou même un couinement. Mais puisqu'il avait approuvé d'un signe de tête, il avait bien le droit à sa liberté. Pour le moment.

Ses mains se posèrent sur ses hanches, et la biotique le poussa doucement devant elle afin de le faire avancer. Si elle n'avait pas eu la moindre moral, elle en aurait profité pour lui pincer les fesses. Heureusement, c'était une femme de valeurs, qui n'avait fait que « glisser ».

- Par ici la sortie. Pour le reste, je te guiderais.

Ainsi prit-elle les devant, guidant Alec dans ce qu'elle aimait appeler « SA » Citadelle, dont elle connaissait la moindre rue.

Le duo quitta le quartier des Spectres pour traverser le Présidium. Ils rejoignirent la rue centrale, remontant les canaux, ignorant les chemins qui menaient aux ambassades, aux boutiques chics et autres services nécessaires qui gravitaient autour du coeur du gouvernement galactique pour préférer la bordure du secteur. On y retrouvait les ascenseurs et les taxis. Si le premier était gratuit, il avait l'inconvénient d'être toujours plein à craquer et d'obliger qui le prenait à changer de ligne, voir continuer son chemin à pied. Les taxis quant à eux étaient certes payants, mais réduisaient l'inconfort et le temps du voyage à presque rien. Sans compter que, selon qu'on résidait sur la Citadelle et les postes occupés, les prix pouvaient devenir dérisoires. Et l'automatisation possible des véhicules offrait une paix royale.

- Je paye la course. Et si tu es sage, le second verre. Je n'ai pas oublié que tu devais m'offrir le premier, lança-t-elle après s'être installée, tapotant la place à coté d'elle.

Comme on s'y attendait, les sièges étaient confortables, quoique la place n'était pas non plus faramineuse. Mais cette proximité permettait au Jeu de battre son plein. La Turienne s'étira, effleurant de son pied la jambe de Sykes.

- Oups ... J'oublie toujours à quel point on est à l'étroit ici. Je t'ai fais mal ?

Elle posa sa main sur son genoux, feignant une sincère inquiétude pour lui. Dommage que son sourire en coin ne la trahisse.


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MessageSujet: Re: Bienvenue, Monsieur Sykes.   
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