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 Le spectre de l'avenir

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Messages : 10

MessageSujet: Le spectre de l'avenir   Lun 02 Avr 2018, 18:36
Intervention MJ : NonDate : 24 Février 2203 RP Tout public
Ravi ♦ Keral
Le spectre de l'avenir


-Bien entendu, les intérêts de l’industrie pharmaceutique tiennent à cœur à la Hièrarchie. Nous n’oublions nos plus fidèles partisans.

Il soupira intérieurement sans se départir de son air avenant. Il aurait bien envoyer chacun de ces marchand aux dents longues passer une semaine ou deux dans les camps de travaux forcés qu’étaient leurs usines, histoire de leur remettre un peu de plomb dans le crâne et leur faire retrouver leur humilité. Il avait peine à croire que ces gens-là avait pu faire leur classes et leurs jeunesse dans la même armée que lui.
Pourtant il devait se montrer aimable, car ainsi tourner le cirque, ainsi se poursuivait le spectacle.
Le jour viendrait pour la tombée du rideau.

Il s’esquiva du groupe de courtisans collés à lui comme des sangsues et se trouva un coin plus tranquille dans l’une des bibliothèques de la famille Vertax. L’une des plus influentes de cette industrie sur Palaven. Au moins songea-t-il en contempla les rayonnages couvert de vieux volume à la reliure parfaitement entretenu, Kacus avait-il du gout en matière de lecture.
Malgré leur sphère d’influence parfois commune, il n’avait jamais rencontré ce turien. Sa seule rencontre avec un Vertax s’était déroulée deux années plus tôt, lorsque Apnus, son fils, était venu renégocier un contrat avec l’un de ses fournisseurs.
Il en avait gardé l’image d’une jeune personne, brillante mais encore en train de forger le caractère qui le définirait en tant qu’adulte.

Il y avait aussi la fille, voilà une personne qu’il aurait aimée rencontré. Même si il n’avait pas vraiment l’impression qu’il s’agissait là de la gloire de la famille. A ses yeux cependant, elle était la seule chose intéressante à pouvoir passer dans cette résidence.
Mais ce n’était pas le genre d’être à se présenter dans les soirées mondaines en général. Il aurait aimé que ce droit implicite s’applique aux Primarques. Cela aurait été cependant malvenue de décliner encore une fois l’invitation alors qu’il passait sur Palaven.

Il examina tranquillement les ouvrages et finit par porter son attention sur un volume presque aussi sombre que lui, sans ornement autre qu’un dessin représentant de manière stylisé un crâne turien hérissé de pointe tranchante, imprimé en dorure sur le livre. Un dessin parfaitement semblable aux tatouages faciaux qu’il arborait lui-même.
Il en caressa lentement la couverture sans titre et l’ouvrit.

"La raison du sang, le sacrifice de d’un Hastatim."
Ce tome était suffisamment rare pour être installé dans un musée. Des quelques milliers de tomes qui avait été édité avec la plus grande difficulté, restait aujourd’hui une centaine de tomes dont la majeure partie était soigneusement conservée dans les temples d’entrainement Hastatims.
Selon le Primarque au pouvoir, l’unique fait de posséder ce tome pouvait vous définir comme traître. Ses lignes retraçaient la vie de l’un des leurs, alternant entre philosophie et boucherie pour parvenir à la conclusion que les gens se rebellant contre le pouvoir, aussi bien que les Hastatims les exterminant se devaient d’être élevé au panthéon des glorieux héros Turiens, car ils en forgeaient ensemble le destin et le courage par leur sacrifice à cette bataille de l’ombre qu’aucun autre que ces deux camps ne voulaient mener.

-Intéressant, Kacus. Murmura-t-il.
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MessageSujet: Re: Le spectre de l'avenir   Dim 08 Avr 2018, 22:09
Le spectre de l'avenir
- C'est vraiment nécessaire que je reste ... ?

Les bras croisés, appuyée sur l'embrasure de la porte, Ravi observait le balet des préparatifs avec une moue déconfite. En temps normal, elle supportait déjà moyennement les galas organisés par les Superviseurs et le Conseil - alors que leurs petits fours étaient du tonnerre - prenant sur elle pour rester quelques heures avant de s'éclipser à la première occasion venue. Dès lors, à partir du moment où il s'agissait d'une soirée entre entrepreneurs et politiques, le tout dans la demeure familiale, il fallait s'étonner que la femme n'ait pas déjà pris son billet pour le premier vaisseau en partance pour la Citadelle. Ce n'était pas la raison qui la retenait, mais le sens du devoir, même exécuté à contre-coeur.
Kacus ne dit rien, vérifiant face au miroir que sa tenue fusse impécable. Il tira sur la manche avant droite de sa chemise, évitant soigneusement de regarder le reflet de sa fille, au regard lourd de supplication. Il savait que rester aller lui coûter, mais les Vertax se montreraient unis - ou ne se montreraient pas du tout.

- Pour la réunion annuel des entreprises pharmaceutiques, dont nous avons reçu l'honneur d'être désignés comme organisateurs, oui. Comme je te l'ai déjà dit, le Primarque Primera sera là - c'est donc que Maccharius n'était pas disponible ? - Kacus ignora la remarque ..., ainsi que plusieurs autres entreprises et partenaires futurs. En tant que ma fille et « Conseillère » de l'entreprise, ta place est avec nous ce soir.

- Et si j'avais été appelée par le Conseil ?, cracha-t-elle un peu plus sèchement qu'elle n'avait voulu au départ.

- Alors, j'aurai dit que tu étais retenue par tes obligations. En l’occurrence, tu ne pars pas pour la Citadelle avant demain après-midi, ce qui te laissera largement le temps de rester et de te remettre de tes émotions. Et non, je ne t'inventerais pas d'excuses, ni n'accepterais que tu partes sous un prétexte fallacieux.


La femme leva les yeux au ciel. L'idée ne lui aurait jamais traversé l'esprit; bien qu'étant plus détendu que la moyenne turienne, son père restait un entrepreneur au fait de ses responsabilités. Bon, elle aurait tenté le coup s'il avait sagit d'un simple dîner ou d'une réunion moins formelle, c'est vrai. Ou si l'évènement n'aurait pas tenu plus que ça au Turien. Ou s'il l'avait proposé de lui même. Ou s'il avait laissé entendre que sa présence n'était pas si obligatoire que ça. Mais pas avant.
Kacus soupira avant de se retourner, posant doucement sa main sur l'épaule de sa fille. Il lui sourit d'un coin de mandibule.

- Si ça te rassure, j'aurais préféré passer une soirée tranquille devant la télé avec une livraison de ton resto préféré. Mais les Turiens ne renaclent jamais devant leur devoir, encore moins une Spectre biotique de 37 ans, n'est-ce pas ?
Et puis, dis toi qu'Apnus est plus angoissé qu'un Galarien sur la ligne de front à l'idée de cette soirée. Et qu'il doit faire un discours qu'il tentait encore d'écrire il y a ...
Il jeta un oeil à sa montre... trente minutes de ça. Juste avant le Primarque.

A ce qui semblait être l'autre bout de la demeure, une voix rugit.

- JE VOUS ENTENDS VOUS SAVEZ ?

Le duo pouffa silencieusement tandis que, quelques chambres plus loin, Apnus finissait d'écrire son fameux discours - qui ressemblerait un peu à un ancien de son père, pour ceux qui avaient bonne mémoire.

- Allez, va te préparer. Je ne voudrais pas que tu sois en retard.

- J'ai combien de temps ?

- Les premiers invités sont attendus pour vingt-heure. Vu l'heure ... Si tu es assez rapide... Quinze minutes ?

Apnus regarda sa fille sortir en trombe en jurant toutes les insultes qu'elle connaissait. Descendant les escaliers pour se rendre au salon, il se demanda combien de temps elle prendrait pour se rendre compte qu'il était en réalité dix-huit heure quarante-cinq.
Le hurlement de rage qu'il entendit lorsqu'il atteignit la dernière marche fut sa réponse.


---------------------


C'est donc ainsi que Ravi Vertax, ancienne Cabale mais toujours biotique accomplie, Spectre et avant tout Turienne, se retrouva, une coupe en main, à assister poliment au discours que le Primarque Primera donnait au bon milieu du salon qui l'avait vu grandir. Au moins le sourire crispé du politicien lui faisait comprendre qu'il n'était pas plus ravi qu'elle de devoir faire acte de présence.
Elle applaudit comme les autres à la fin de ce qui avait semblé être un monologue interminable, puis fila loin de la scène improvisée pour s'isoler près des cuisines. Et sa montre qui affichait à peine les vingt-et-une heures passées... Par les esprits. Elle allait devoir se montrer forte.
Elle profita de son passage pour remplir une nouvelle fois son verre, qu'elle vida cul sec, et remplit à nouveau, levant sa coupe face à un serveur qui la regardait faire avec le sourcil levé de l'homme intrigué.

- Pour tenir, murmura-t-elle avant de repartir à l'assaut - non sans avoir volé un petit four sur un des plateaux.

Des petits groupes se formaient, qui traînant sur les canapés, qui discutant au coin de la cheminée, qui s'agglutinant près des tables afin d'avoir toujours une main à portée des appéritifs. Elle avait crut comprendre que de nouvelles activités auraient lieux un peu plus tard, sans s'y être vraiment interessée.
Proche de la porte, la Turienne vint croiser un bras sur son torse, observant les invités sans, Esprits merci, s'y mêler.
Apnus était au milieu d'actionnaires et d'autres entrepreneurs, captant l'attention par son charisme, déviant les questions trop indélicates d'un regard et de ce qu'il qualifiait lui même comme « sourire de tombeur ». Son frère était trop charmant pour son propre bien; il y avait bien trois femmes et deux hommes qui le dévoraient du regard. Il aurait été un vrai coq au milieu de sa basse cour, si seulement il s'en rendait compte.

Néanmoins, une personne semblait manquer à l'appel. Elle ne bougea pas lorsque son père s'approcha.

- Ravi, glissa Kacus discrètement à son oreille, je crois avoir apperçu le Primarque Primera s'éclipser en direction de la bibliothèque. Puisque tu fais des efforts pour esquiver nos partenaires commerciaux, je te serais gré d'aller le ramener. Tu sais comme je déteste qu'on fouille dans mes affaires.

La Turienne répondit d'un haussement d'épaule avant de s'exécuter, empruntant les escaliers pour rejoindre l'étage, puis le couloir qui menait enfin à la bibliothèque. Comme le maître de maison l'avait prédit, elle y retrouva le Turien noir, plongé dans ce qui semblait être une lecture passionnante. Hélas pour lui, cela faisait longtemps que sa patience était épuisée. Le livre que tenait Keral s'envola, nappé de l'aura bleutée typique de la biotique. Il flottait dans une bulle d'antigravité, à quelques centimètres seulement au-dessus de la tête de son interlocuteur. Une façon biotique de s'annoncer en toussant, en quelque sorte.

- Primarque Primera... Je ne vous pensais pas du genre à vous éclipser et à fouiller dans les affaires d'autrui. Père déteste ça par ailleurs.

D'un geste vif, elle rompit son pouvoir, attrapant le bouquin pour en lire le titre. « La raison du sang, le sacrifice d'un Hastatim ». Il y avait fort à parier que Kacus l'avait trouvé dans une brocante, ou chez un antiquaire. Rien que la couverture faisait vieillotte. La femme grimaça; elle avait déjà lu ce livre et l'avait trouvé au mieux ennuyant, au pire d'un idéalisme enfantin.

- Les Hastatims, hein ? Une force de pacification au sens le plus Turien du terme, si vous voulez mon avis. Enfin, depuis la fin de l'Unification et la Grande Guerre, je doute qu'ils sortent beaucoup.

Elle replaça le livre dans la bibliothèque, regardant finalement son interlocuteur. Il était plus ébène qu'elle, tirant sur le noir profond, là où elle oscillait entre le gris et le sombre. Ses tatouages blancs tranchaient dans des symboles qui se voulaient sans doute intimidant mais qui, pour l'heure, n'avait aucun effet sur elle. Cependant, on voyait, dans ses gestes et son visage, qu'il était plus âgé.
Elle s'appuya sur une des immenses étagères, croisant un bras sur sa poitrine, et sifflotant sa coupe dans l'autre main.

- Bien. Je ne suis pas plus heureuse que vous de devoir y assister, mais puis-je vous suggérer de retourner en bas afin d'assister à cette soirée ?

Elle ne semblait pas pressée de quitter les lieux.


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