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 Le courant passe-t-il ?

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MessageSujet: Le courant passe-t-il ?   Lun 02 Avr 2018, 16:08
Intervention MJ : NonDate : 3 Mars 2203RP Tout public
Masha ♦ Keral ♦
Le courant passe-t-il ?


Quelques gouttes d’une épaisseur sombre coulèrent sur le verre translucide, telles des coulées de lave noir de jais sur une terre déjà vitrifiée tandis qu’il tapotait la pointe de sa plume sur l’encrier
L’écriture manuscrite n’avait aucun avantage face à celle holographique utilisée couramment dans toute la galaxie. Mais avec les années il s’était découvert un réel plaisir à manipuler l’antique plume, la pointe glissant en crissant doucement sur le grain du papier, et l’odeur âpre mais enivrante de l’encre fraîche
Et puis au moins cela justifiait le salaire mirobolant qu’il versait à la secrétaire générale du service primarquiale, ce qui avait au moins pour résultats de lui arracher un sourire amusé.

Et puis il trouvait que les piles de paperasses qui s’entassaient aux quatre coins de son bureau donnaient un air plus sérieux à son travail de politicien. Loin des champs de batailles, loin des moments de crises, il se sentait inutile. Alors au moins essayait-il de paraitre harassé de travail.
Khos lui avait dit « A force de faire semblant, tu finiras par y croire. ». Cela faisait maintenant presque vingt années qu’il jouait son rôle, et pourtant il avait encore l’impression de ne pas être à sa place dans ce fauteuil.
Il se redressa et soupira en laissant son crâne rencontrer le dossier. Il ferma les yeux, et l’effroi l’envahit.

Contrairement à ses hommes, il ne revivait pas l’horreur de la guerre, il ne voyait pas les membres déchiquetés, n’entendait pas les cris terrifié. Il ne parvenait même pas à voir Yela et son enfant, morts dans les premières heures de la guerre.
Non il ne voyait que le néant, un précipice infini et insondable dans lequel il s’apprêtait à basculer, entrainer par la chute de la galaxie. Voilà de quoi étaient composés ses rêves, et c’était cette absence de possible qui le terrifiait.
Pourtant quand il rouvrait les yeux, aucune panique ne guidait ses gestes, il reprenait simplement son œuvre, incertaine et improbable pour contrer sa vision.
Sa longue carrière militaire ne lui laissait pas d’autres réflexe que de lutter, avec le sang froid qui caractérisé les soldats de carrière, et avec l’implacabilité d’un Hastatim.

L’intercom grésilla et la voix douçâtre de sa secrétaire résonna dans l’air immobile de la pièce.
C’est vrai qu’il avait oublié cette visite, qui allait pourtant sans doute lui permettre d’égayer quelque peu cette journée. Il se remémora rapidement le dossier. Un groupe d’activistes, surement composé par des humains et des turiens renégats s’était mis en tête de perturber la production agricole à destination des autres colonies de la Hiérarchie.
Ce n’était pas idiot en soit. Triginta Petra était le grenier alimentaire des colonies, la paralyser était un moyen efficace de perturber le fonctionnement global de celle-ci.
Mais cela était fait avec si peu d’organisation et de moyens que leurs actes s’avéraient plus agaçant que dangereux, pour le moment. Mais Keral avait préféré régler ce problème rapidement. A l’aube de son départ il ne souhaitait pas laisser de risque important en devenir sur son monde.
L’enquête avait rapporté l’utilisation d’un phénomène de surcharge très particulier qui avait fait écho à un projet mené par l’Alliance. Son gouvernement comme le leurs avaient vu là l’occasion d’un acte d’entente diplomatique. Ils lui avaient donc proposé les services de l’ingénieure la plus qualifiée dans ce domaine, et d’ailleurs à l’origine des recherches sur ce phénomène de surcharge par piratage.

Karl, l’ingénieur en chef chargé de l’entretien des fermes hydroponiques qui couvraient une large partie de la planète avait eu un renâclement de dédain à cette annonce. Mais il n’avait pas put empêcher une lueur d’admiration illuminé fugacement son regard quand il avait parcouru le dossier de la militaire. Ce qui avait beaucoup amusé Keral.
Il se redressa en s’époussetant, et constata qu’il portait encore la tenue réglementaire des campements Hastatims qu’il possédait depuis ses dix-sept ans. Noire, et d’apparence plus décontractée que l’uniforme militaire, cela s’avérait pourtant une excellente tenue pour l’entrainement physique éprouvant de sa garnison, capable d’être portée sous une armure, et suffisamment solide pour dévier une lame blanche non sonique.
Si sa secrétaire l’avait prévenue plus tôt, il aurait pris le temps d’enfiler quelque chose de plus officiel. Il jeta un coup d’œil en coin à l’interphone et claqua des mandibules.
Sans doute sa petite revanche pour la tonne de papier manuscrit qu’il lui faisait classer. Mais trop tard à présent, la porte s’ouvrait déjà.
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MessageSujet: Re: Le courant passe-t-il ?   Jeu 05 Avr 2018, 04:14
Masha fixait son omnitech en silence tandis que la navette décollait lentement du sol et lui faisait quitté la Bordure de Kepler où elle officiait depuis deux ans. Constamment assommée de travail, elle s'était finalement faite oublier. Comme demandé. Son dossier s'était lentement vidé de ses états de service les plus dérangeants. Lentement, mais doucement, la réhabilitation se faisait. Elle se louva contre le métal froid de la navette, près du hublot et regarda à l'extérieur. Elle avait cette impression qu'on la sortait de prison. Dans la légère pulsion lumineuse de son omnitech, la vision de la frégate où elle allait embarquer lui arracha un sourire faible. Elle murmura.

« Hey, toi. »

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À travers ces deux années, elle avait eu la chance de pouvoir avancer dans ses recherches et elle avait pu disséquer les processus avec beaucoup de précision. Si l'autorisation pour la création de prototypes viables ne lui était pas encore donné, elle donnait souvent des holo conférences et son aide lui était souvent demandé à travers le réseau de l'Alliance Intergalactique et ses alliés. Au petit bonheur de la hiérarchie, le caractère de la femme de givre s'était légèrement adouci et son stress post-traumatique avait presque entièrement disparu. En échange d'une sale habitude de tirer dans des cibles en insultant tout bas des butariens dans la zone d'entraînement, paraissait-il. Mais qui se souciait réellement de quelque chose d'aussi trivial ?

Aussi, après un mois à servir d'ingénieur I.V., sa deuxième spécialisation aux vues de ses capacités sociales, elle fut demandée dans le berceau de Siegfried. Un rictus passa sur son visage. Les systèmes Terminus, hein ? La mission, elle, semblait plus correcte que la dernière fois. Rencontrer un primarque n'était pas quelque chose à laquelle elle se serait attendu dans sa vie mais -Hé !-, sa vie n'avait fait que la jeter à droite et à gauche depuis déjà une dizaine d'année.

Elle n'avait que peu d'informations sur le personnage, et cela lui importait assez peu. Elle allait où on lui demandait d'aller. Elle ne rechigna pas à se déplacer elle-même, puisqu'on lui demanda expressément. Elle s'habilla de la tenue protocolaire de l'Alliance, ni trop chargé, ni trop désinvolte, il n'était pas question qu'elle se fasse honte. Elle remarqua, l'air un peu surprise, que c'était la première fois qu'elle portait ses galons de sergent. Si peu habituée aux tenues 'd'apparat'. Elle secoua la tête en tapant le bas de sa veste, un rictus amusé sur son visage. Elle écrasa le tissu avec son omnitech sans ménagement et passa son holster sous sa tenue.

Elle se présenta à l'heure. Elle confia son arme à la sécurité, son si précieux Paladin, et suivit bien comme il faut les directions de la secrétaire légèrement obséquieuse. Euphémisme aimable. Elle entra, comme on lui indiqua et fit un salut militaire. C'était un turien à la carapace d'un noir profond, elle baissa les yeux en attendant qu'on lui donne l'autorisation de faire repos.
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MessageSujet: Re: Le courant passe-t-il ?   Jeu 05 Avr 2018, 22:46
-Pas besoin de ces formalités ici, Masha Narishkin. Lança-t-il à la nouvelle arrivante qui s’était stoppé dans un garde-à-vous impeccable, après avoir pris la peine de lire son nom sur le dossier ouvert rapidement sur son bureau. Il prit tout de même un instant pour la détailler. Un uniforme impeccable, mais qui détonait avec le visage au regard intense par un je ne sais quoi d’inhabituel.

-Gardons les formules grandiloquentes et les statures pompeuses pour nos rapports respectifs. J’ai un problème, et il semblerait que vous soyez la personne à même de le régler.

Il se leva de son fauteuil, prenant dans sa main un livret de feuillets gonflé, et contourna son bureau pour se diriger de sa longue démarche vers son invitée. A qui il tendit la liasse, qu’il lui laissa feuilleter à sa guise.

-Les attaques ont commencée il y a environ deux mois. De petites envergures pour la plupart. Mais suffisamment problématique pour nécessité mon intervention.
Ces mesures vous sont-elles familières ? Elles ont été relevées sur les lieux, et je dois admettre qu’elles ne ressemblent pas vraiment à ce dont nous avons l’habitude. Je vous propose de vous rendre avec moi sur le dernier point d’attaque, remontant à la semaine passée.


D’un geste amical il l’entraina au travers des couloirs d’un pas tranquille afin de la laisser consulter à satiété les documents qu’il lui avait confié. Sept attaques depuis le début du mois précèdent. Certaines sur les installations maritimes à des lieues de la côte, ce qui prouvait que les assaillant, si il convenait de les nommer ainsi, étaient très mobile.
Une pluie acide commença à battre les vitres le long des allées qu’ils suivaient. Bien que n’émettant aucun son aux travers du matériau à isolation intelligente, les puissantes gouttes capables de ronger même la coque d’une frégate sans barrière cinétique rappelaient au turien la dureté du climat de sa planète.

Ainsi étaient forgés ses habitants, dans la rudesse et la lutte. Mais avec un long apprentissage de l’importance de la vie et de son combat perpétuel pour s’étendre dans les lieux les plus hostiles.
Si un turien délaissait sa terre, il finissait par en mourir, mais avec suffisamment de travail et d’abnégation, elle lui offrait subsistance et confort. Il aimait cette leçon, tout comme il aimait son monde.

Ils parvinrent en peu de temps dans un hangar couvert où stationné une navette effilée. Rappelant le Kodiak de l’Alliance, ses propulseurs étaient plus trapu, mais aussi plus mobile, et son museau formait une pointe polie. Le moteur démarra dès qu’ils entrèrent dans la pièce. Son pilote n’était jamais loin de son véhicule.

-Avez-vous des questions ou des suggestions avant que nous ne prenions la route ?


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