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 Présentation - Keral Primera

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Messages : 10

MessageSujet: Présentation - Keral Primera   Ven 30 Mar 2018, 21:07
Registre Galactique des espèces
KERAL PRIMERA

Informations primaires

Sexe :Masculin
Espèce :Turien
Âge :57 ans
Faction : Hiérarchie
Poste / Grade : Primarque
Parenté : Assolus Primera
Situation maritale :Veuf
Planète d'origine :Triginta Petra


Histoire


Préambule HRP:
je n'ai pas pu lire tout ce qui avait été écrit mais je crois respecter la chronologie du forum, et j'ai choisit Triginta Petra comme planète du Primarque après avoir vérifié qu'il n'avait pas eu de rôle important dans le rp PIP(je crois que c'est l'acronyme exact).

Je crois que cela se passait au début de l’année 2156.
A ma grande honte je ne garde qu’un seul réel souvenir du visage de ma mère, et celui-ci remonte à la dernière fois où je l’ai vu. Elle se tenait droite, le visage dénué de toute expression devant la porte de notre résidence. Quand je parle de résidence, n’allez pas vous imaginer une splendide maison avec jardin privatif et personnel d’intérieur. Non, mon père tenait à rester près de ses hommes, à partager leur quotidien et préserver le respect qu’ils lui portaient.
Nous vivions donc sur la base de la 2ème flotte Triginta Petra, près de la capitale.

Ma mère me fixait sans mot dire alors que la poigne d’acier de mon père m’entrainer loin de notre foyer et de son amour. J’ai conscience que cette image ne rend pas hommage à la femme qu’elle était, douce et engagée, une personnalité assez forte pour combler le caractère de fer de mon père. Mais la mémoire a sa propre volonté, et c’est ainsi qu’elle reste gravée en moi encore aujourd’hui.
Je ne devais pas tout à fait avoir onze années locales alors. Je ne pleurais pas, mais j’avais peur, celle de l’inconnu et de l’incompréhension. Le turien que me tirait derrière lui était mon géniteur, mais je me sentais aussi peu lié à lui qu’au métal semi-flexible composant le sol de la piste d’atterrissage sur laquelle nous avancions. Une navette que je saurais qualifier plus tard de type militaire attendait là, son SAS ouvert sur un puit de ténèbres du quel émergea un autre turien à la carapace étrangement grisâtre. Même si je me dis aujourd’hui que celles noires d’obsidienne que nous partagions moi et mon père ne devait pas lui paraitre beaucoup plus ordinaire.

Il me sourit en nous voyant arriver, mais le mal être qui m’habitait ne me permis alors pas d’apprécier cette attention chaleureuse à cet instant. Je n’avais d’attention que pour la pluie froide et acide qui commençait à tomber et la douleur lancinante dans mon poignet. Chose qui me surprit alors, mon père s’arrêta à la vue du nouvel arrivant, et il me fallut un long moment pour comprendre l’expression fugitive qui parcouru ses traits, et la compréhension me fit frissonner. Il avait eu peur. Une peur éphémère mais réelle.
Toute son assurance retrouvée il posa un genou à terre en m’attirant face à lui, ses longues mains enserrant mes épaules dans un étau sans douleur mais sans possibilité d’y échapper.

-Tu vas suivre ce… il sembla hésiter sur le termes, ..ce soldat, tu écouteras tout ce qu’il dira. N’oublie pas l’honneur des tiens.

Quelque chose chercha à franchir la barrière de sa bouche close, mais il la retint, quoi que ce fût. Il me fit me tourner et me poussa doucement vers l’inconnu, je parcouru les quelques pas qui nous séparaient, plus par hébétude que par réelle volonté. Un bras plus compatissant m’accueillit tandis que je jetais un regard en arrière pour voir le dos droit de mon père s’éloignant rapidement.

-Viens mon garçon, dit la voix chaude de l’inconnu. Nous avons de la route à faire.

Nous passâmes les deux jours suivants dans un silence presque total. J’avais simplement appris qu’il se nommait Rin, Père Rin. Il était ouvert à la conversation et posait souvent sur moi un regard amical, mais je ne comprenais, et ne voulait pas comprendre la situation, le silence me semblait alors plus sûr que la parole.
La première chose qui me marqua à notre arrivée fut le changement brutal de gravité, comme-ci l’on avait déposé sur mes épaules un manteau de métal. Malgré mes articulations mon corps solide de par ma nature turienne, ma première expérience sur un monde à gravité élevée s’avéra un véritable calvaire.

-Cet endroit subit 1,6 fois la gravité de Palaven, ce qui doit représenter presque le double de ton monde à peu de chose près, me confia mon guide. Tu finiras par t’y habitué.
La porte de notre véhicule s’ouvrit et je dus lever ma main devant mes yeux afin de ne pas m’aveuglé face à la lumière vive du hangar qui l’abritait. Du moins me paraissait-elle vive après ces deux jours deux voyages dans la pénombre. Rin me fit avancer vers un groupe de jeunes turiens émergeant de navettes identique à la nôtre. Certain semblaient plus âgés, d’autres plus jeunes que moi, à une ou deux années près.
Quand nous fûmes tous regroupé, un turien à la carapace usée et au tatouage effrayant d’un blanc de marbre s’avança vers nous. L’un de ses orbites n’était qu’une vieille cicatrice béante, mais cela ne faisait que renforçait l’aspect perçant de son œil unique. Rin vint se placer derrière nous. Il nous jaugea un long moment en silence, qui nous sembla aussi pesant que la gravité anormale de ce monde.
Sa voix croula sur nous comme les frottements de rocher dans une avalanche, dure et brutale.

-Oubliez vos noms, oubliez vos familles, oubliez votre honneur et votre passé. Ici n’existe que la cause turienne, vous lui donnerez tout, vous lui sacrifierez votre être, et si vous avez de la chance, personne ne se souviendra de vous à votre mort. Bienvenue chez les Hastatims.

Extrait de la première partie de la Biographie non publique du Primarque Primera, Archives de 3ème niveau de l’académie militaire de Palaven.


L’ombre procurée par les immenses feuilles de la flore tropicale ne parvenait pas le moins du monde à compenser la chaleur étouffante du soleil jaune qui perçait à travers la canopée. Elle provoquait juste une semi pénombre rendant tout mouvement plus difficile à distinguer à plus de quelques pas devant soi.
Mon flanc me faisait mal, et même si j’étais parvenu à stopper le saignement sans trop de problème, la chaleur qui en irradié et le sang que je sentais afflué dans mon crâne me faisait craindre une infection par une bactérie quelconques de ce monde.
Je m’ébrouais doucement pour sortir de la léthargie qui me saisissait et jeter un coup d’œil à ma gauche et à ma droite. Je perçu Tarik à en train de s’avancer doucement à croupis. Et même si comme d’habitude je ne vis aucune trace de Yela, la sensation d’être protégé sur ce flanc m’assura de sa présence. Elle avait un talent pour l’infiltration, ce qui lui avait valu les éloges du maître pisteur à plusieurs reprises. Preuve en était qu’elle était la seule qui l’accompagnait directement lors des parties de chasses aux crocs de pierre.

A dix-sept ans, alors que la jeunesse turienne faisait ses premières classes, notre commando de trois avait déjà une organisation rodée par les années et les épreuves communes. Nous avions commencé à six la première année, deux étaient mort la première sortie en conditions réelles, l’un transperçait par une balle perdue de notre cible, l’autre par décompression quand son casque s’était fissuré en plein vide spatial en tentant de nous poser sur la paroi ventrale du vaisseau cargo que nous abordions.
Seule la perte du troisième membre me marqua réellement, Tiris était un tireur hors pair, et assurer notre couverture avec un sérieux presque total. Un bête accident à la base, sa jambe se retrouva écrasée sous un conteneur d’armes qui avait été mal fixé. Une fracture en dix-huit points, il ne pourrait jamais plus retrouver sa mobilité totale, et donc il était devenu un poids pour notre groupe, et nous nous en séparâmes à un vote à l’unanimité.
L’instructeur Khos ne trouva rien à redire à notre choix, comme à son habitude. Les instructeurs intervenaient rarement dans le fonctionnement du commando lui-même, la hiérarchie se faisait en interne, et c’étaient aux membres de définir les aptitudes de chacun et leurs rôles.

Cette perte sembla tout de même avoir un aspect positif, car nous atteignîmes un fonctionnement optimal dès la sortie suivante, comme si la composition trinitaire de notre groupe était la réponse notre recherche d’efficacité.
Mais optimale ne voulait pas dire parfaite, comme le prouvait la blessure à mon flanc. Il avait fallu d’un simple amas de quelques choses qui ressemblait à un tas d’herbes folles mais qui se rétracta précipitamment quand je posais le pied dessus. Je m’affalais dans un grand bruissement de feuilles et de branche cassée et dévalé une courte pente. Notre cible se retourna et tira, mais avec si peu de précision que c’est l’impact contre l’arrête tranchante d’un rocher qui causa ma blessure alors qu’une pluie de balles volaient à plusieurs mètres au-dessus de moi. Tarik fut si surpris par ma chute qu’il mit une bonne seconde à lancer son tir de couverture, et faillit bien arroser la position de Yela qui avait continué à s’avancer.
Dans la minute de confusion qui suivit notre cible reprit de l’avance et disparu dans les fourrés épais. J’aboyais de ordres, et rappeler à l’ordre mes deux compagnons, même si l’erreur était mienne, elle avait provoqué une débâcle proche de la catastrophe. Face à un ennemi plus prudent et mieux armés, nous aurions péri.

Il nous fallut une demi-heure pour retrouver sa trace et regagner le terrain perdu. Mais nous avions finalement retrouvé la cible. A quelques mètres à peine, elle était penchée sur un ruisseau et s’abreuvait à grande goulée. J’aurais déconseillé cela, sans savoir si l’eau de la planète était pure. Mais après trois jours de traque, le liquide clair me rappelait à quel point ma gorge était sèche.
Je m’approchais lentement, écartant les grandes feuilles une à une pour limiter le bruit de frottement et parvenait à la bordure de la minuscule clairière dans laquelle notre cible se trouvait.
J’émergeais en synchronisation avec Tarik, nos fusils légers pointés dans sa direction. Il n’eut pas le temps de tendre son arme vers nous, sa main tenant l’arme explosa dans une gerbe de sang bleu et de muscle déchiqueté sous le tir de Yela, toujours à couvert sur son flanc. Le second tir, venant de Tarik passa au travers de sa poitrine. J’abaissais mon arme sans retirer le doigt de la gachette alors que notre cible s’effondrait au sol.

En quelques pas nous formâmes un triangle autour de lui. Turien, pas beaucoup plus jeune que le père Rin, son regard s’agitait follement à la recherche d’un moyen de survivre. Ses mandibules remuèrent, mais il ne parvint pas à parler, il n’en avait pas besoin, je savais très bien ce qui serait sorti de sa bouche. Il aurait supplié.

-Qu’est-ce qu’il a fait à votre avis ? demanda Yela.

-ça n’a pas d’importance.
Je levais mon arme et l’abattais d’un tir en plein crâne avant de porter la main à mon communicateur tandis que Yela me jetait un regard où planait le doute quant à ma réponse.
-Cible acquise et éliminée contrôle, demande récupération.

Il me fallut plusieurs années pour me rendre compte de ma bêtise. Les actes et les raisons ont une importance. Une semaine plus tard nous étions officiellement affecté au troisième régiments des Hastatims, et l’année 2165 se concluait.

Extrait de la première partie de la Biographie non publique du Primarque Primera, Archives de 3ème niveau de l’académie militaire de Palaven.

J’ai imaginé plusieurs fois cette rencontre au cours de ma formation, puis de mon engagement. J’avais assez souvent espéré que j’aurais alors l’ascendant. Que je pourrais dire tout ce que j’avais à dire, enfin exorcisé cette noirceur que je sentais poindre en moi les nuits où le sommeil me fuyait.
Mais il n’y aurait pas de mots prononcés, pas de soulagement, pas de condamnation ou de rédemption. Juste le silence de la mort.
Il me paraissait plus petit que dans mon souvenir, même quelque peu gringalet. Nous étions en 2180 et du haut de mes trente-cinq années, je le dépassais d’une tête complète.
Pourtant on ne pouvait s’y méprendre, la forme de nos crêtes, la noirceur de nos carapaces, même la pointe verte dans l’iris sombre de ses yeux qui perdaient peu à peu leurs éclats.
Autour de moi les membres de mon régiment ne pouvaient totalement retenir le va et vient de leur regard. Les cris agonisant à l’extérieur donner un ton encore plus étrange à la scène, déchirant le silence par à coup.

Je retins un frisson de dégout. Je savais que nous avions tort, mes hommes le savaient aussi. Mais en aucun cas je ne devais le laisser paraître devant eux, car telle était la cause des Hastatims. Telle était la cause turienne.
Lui s’était élevé contre ces injustices, contre l’exploitation des terres et du peuple. Et la moitié des troupes au sol de la seconde flotte l’avait suivi.
Je me retournais et sortit de la pièce à l’odeur de mort. Elle ne s’améliora pas à l’extérieure, loin s’en faut.
La moitié.
Trois mille six cent soldats, hommes et femmes, accompagnés de leurs familles, pour un total de huit milles habitant. Tous morts.
Les corps étaient si nombreux dans les rues que les déplacements de ses troupes se faisaient avec une lenteur dérangeante, presque obscène dans ce cadre de mort.
Les rebelles, ou comme l’avait définit la hiérarchie pour en amenuiser l’impact « le groupe mineur de traître » s’était emparé de la base et des habitations attenantes afin de manifester son opposition aux dernières mesures de la Hiérarchie sur l’export des ressources planétaire à destination de Palaven. Après avoir tenté de les déloger par la force et avoir été repoussé trois fois, l’armée régulière proposa un bombardement planétaire, mais la proximité de la capitale exclu bien vite cette possibilité.
Alors on fit appel aux Hastatims, et plus particulièrement à mon régiment. Deux mille cinq cent soldats d’élites dédiés uniquement à cette tâche, se salir les mains pour garder celle de la Hiérachie propre, au moins en apparence.

Je supposais sans trop d’effort que le choix n’avait pas été compliqué à faire, tester la loyauté d’un soldat en l’obligeant à éliminer son père séparatiste.
J’avais mis mon plan à exécution en pleine nuit, j’avais envoyé un bataillon dans les champs hydroponique alentour à la cueille de plants de permiva. Un composant essentiel des anesthésiants médicaux produits sur Triginta Petra. Je n’avais eu qu’à lancer à l’aide de catapulte à induction des capsules chargées de plante, sans charge explosive, et laisser les défenses anti aérienne de la base vaporiser leurs contenus en fines particules formant un nuage qui s’écrasa lentement sur les lieux comme une chape de brouillard aux teintes rosâtre.

L’assaut débuta une demi-heure plus tard, et vira vite au massacre organisé. La plupart des défenseurs émergeaient de leurs abris ou des habitations en trébuchant, incapable tenir leurs armes correctement, ni même de s’organisé. Mes groupes d’assauts se séparèrent en suivant le plan prévu, et investirent les maisons et hangar un à un, éliminant chaque poche de résistance. Et comme le stipulait les ordres, la présence sur le site était considérée en soi comme un signe de résistance.
Bien sûr il y eut des affrontements plus importants. Certains rebelles en armure intégrales, ou suffisamment réactif ou malin pour se munir de masque filtrant parvinrent à organiser une ligne de défense désespérée, mais face à l’étau se refermant sur eux, ils ne purent choisir que de périr en luttant vaillamment.
Mon père était de ceux-là, et il me semble bien l’avoir entendu lancer des ordres derrières les défenseurs, et aussi proposé une reddition. Mais ce n’était pas mon ordre de mission.
Et pour la première fois en apercevant les corps de tout âge à mes pieds, je me suis demandé si j’avais raison de suivre ces ordres. Et ma seconde pensée fut pour Yela et notre enfant.

Extrait de la seconde partie de la Biographie non publique du Primarque Primera, Archives de 3ème niveau de l’académie militaire de Palaven.


La reprise des bombardements orbitaux me sortit de ma torpeur. Apparemment les contrattaques avaient suffisamment agacées les moissonneurs pour les pousser à reprendre le pilonnage malgré leurs troupes au sol, et leur volonté de capturer du « matériel génétique ». Mais mieux valait mourir sous les débris et les explosions qu’être pris par ces choses.
2186 s’avérait être l’année de l’horreur.
Je regardais autour de moi et contemplais la magnifique résistance de Triginta Petra. Des visages fatigués, des armures cabossées, des armes à peine fonctionnelle. Ils étaient quelques dizaines milliers à vadrouillé dans ces tunnels, les anciens égouts de Licitron.
J’avais du mal à supporter les regards que je percevais sur moi, empli d’obéissance et d’espoir. Ils attendaient les ordres, ceux qui les sauveraient, mes ordres. Mais je n’avais rien de tel à leur fournir. Et je regrettais amèrement d’avoir eu la bêtise d’entreprendre quelques actions suffisamment audacieuse pour transformer une défaite totale en résistance pénible. Mon régiment Hastatims, habitué à l’horreur bien avant le début de la guerre avait sût faire face à la menace d’un nouveau genre que représenté les troupes moissonneurs. Alors que le Primarque et sa garde se faisaient massacrés dans une bataille ouverte, j’avais sur organisé une retraite en plusieurs point en utilisant mon régiment comme bouclier face aux hordes monstrueuses. Les pertes avaient été terrible, mais petit à petit l’armée c’était reprise et avait ralliées notre retraite en bon ordre. Depuis nous menions des attaques éclair sur les zones de contrôle moissonneur, les empêchant d’établir une tête de pont fixe dans la cité.

La flotte en morceaux mais toujours active de la planète apportait autant que possible son soutien, procédant à des évacuations éclairs dans les zones où la présence ennemie se trouvait moins forte suite à l’un de nos assauts. Et maintenant les amiraux attendaient eux aussi des directives, comme si ils n’avaient plus aucune force de décision et que celui qui ralentissait un peu le massacre était mieux à même de décider.
Je me demande si il m’aurait accordé la même confiance si il avait sût que j’appelais la mort de tous mes vœux. La main serré sur le pendentif à mon cou, je priais les esprits à chaque début de bataille de me laisser rejoindre Yela et notre fils. Ils étaient morts dans le premier assaut, alors que je les croyais en sécurité. J’ai bien cru devenir fou lorsque la nouvelle m’est parvenue, tout un abri détruit, par un seul tir de croiseur. Je me souviens avoir sauté à la gorge du messager, et je l’aurais sans doute tué si deux de mes lieutenants ne m’avaient pas maîtrisé alors que je hurlais mon incompréhension.
La bataille qui vit la mort du primarque eut lieu le lendemain.

Pourtant je survivais, et maintenant les derniers messages parlaient d’un assaut final sur la terre, un assaut de grande envergure, toutes les espèces contre l’ennemi.
Je contemplais le pendentif, une sorte d’animal proche d’un akil, en plus grossier. Quatre pattes et une gueule béante, mais avec l’aspect grotesque de la vision d’un enfant. Un porte-bonheur confectionnait par mon fils, j’avais lu le rire moqueur dans le regard de Yela alors que j’enfilais le collier, et je ris malgré moi avant de poursuivre notre promenade dans le parc.
De la poussière me tomba sur le crâne alors qu’une nouvelle explosion faisait trembler les parois. Ils étaient partis.
Je me redressais de toute ma hauteur et épaulais mon fusil.

-Passez le mot, on s’en va.

Extrait de la seconde partie de la Biographie non publique du Primarque Primera, Archives de 3ème niveau de l’académie militaire de Palaven.

Quelle bêtise ! Surement la décision la plus irresponsable que nous ayons eu l’occasion de prendre cette décennie. Ouvrir nos mondes, pavaner devant une menace dont nous ne discernions même pas les contours. Tous les éléments réunis pour une catastrophe parfaitement prévisible ! Et pourtant nous n’avons rien vu venir.
Sûr de notre toute puissance nous avons laissé la pourriture s’installer et prendre racine, et à présent nous avons le sang d’un membre du conseil et de dizaine de victime sur les mains.
Et pire encore, le responsable partage le sang des turiens et son infamie est notre honte à tous en tant que peuple.

Nous voilà dans une bataille à mener contre nous même, peut être que si nous avions étouffé notre laxisme avant qu’il ne devienne une fissure dans notre carapace, alors nous n’aurions pas aujourd’hui à porter les chaines de notre impuissance.

Extrait de la troisième partie de la Biographie non publique du Primarque Primera, Archives de 3ème niveau de l’académie militaire de Palaven.


Je les regardais s’agiter autour de moi, une bataille de mots, pour des conséquences pourtant aussi sanglante que la grande guerre. Je me demandais si ils avaient perdu l’esprit, si le passé ne leur avait rien appris.
Pourtant certaines paroles avaient un sens qui résonné dans mon cœur. L’action plus que l’attentisme, le changement plutôt que l’oubli. Mais à les écouter, ils partaient en croisade avant même d’avoir trouvé un ennemi. Oublier le conseil, oublier les alliances, oublier les autres êtres vivants, et se perdre dans la douce euphorie de la violence.
La reconstruction n’avait pas étouffée la besoin de combat, et semblait même l’avoir exacerbée.

Avais-je vieillit ? Moi qui avançais depuis mon plus jeune âge sur un tapis de crânes, composé autant de victime que de coupable, je ne comprenais pas la facilité avec laquelle ils s’entêtaient à provoquer le conflit. N’y avait-il pas d’autres moyens ? Et si c’était le cas, quels sacrifices seraient réellement nécessaires pour remettre la galaxie et mon peuple sur le droit chemin ?
Primarque par le choix de mon peuple, puissant par la fidélité de mes troupes et les matières premières de mon monde, j’avais du mal à me reconnaître parmis ceux qui auraient dû être mes frères.
J’avais pensé que l’UCIP serait une réponse à notre manque de foi. Que cette union militaire sans précédent serait un ciment nouveau pour consolider les relations galactiques. Mais ses premiers fait d’armes n’avaient fait que renforcer le doute, et le fer de lance que cette organisation aurait dû devenir rester un bout de métal chauffer à blanc capable de se tordre au moindre choc. La guerre, la peur, la haine, comme toujours, restaient maîtresses de nos volontés.
Au vote j’accompagnais le choix de la temporisation, et quittais la salle sans accorder plus de temps que ça à cette folie.
Tandis que la mienne continuait de me murmurer des conseils.

Dernière entrée de la Biographie non publique du Primarque Primera, Archives de 3ème niveau de l’académie militaire de Palaven.


Apparence

Comme tous les membres de la famille Primera, Keral possède une carapace à la couleur et la brillance de l’obsidienne. Sa peau d’une teinte émeraude vient par contre de sa partie maternelle. Cet ensemble donne à son corps aspect sombre aux reflets soyeux.
Une iris d’un vert intense brillant sur le fond noir de ses prunelles lui donne un regard perçant quoi que triste. Peu de gens ont eu l’occasion de le voir sourire, mais il lui arrive d’afficher une moue ironique que ses plus proches compagnons ont fini par attribuer à son humour. Une cicatrice marque le côté gauche de son crâne. Son visage est finalisé par le tatouage rituel des Hastatims qu’il arbore fièrement malgré son rôle de primarque, loin des rangs de cette force si controversée.
Keral n’est ni le plus grand, ni le plus beau, ni le plus massif des turiens. On pourrait sans doute le considérer dans la moyenne, même si il est évident que son corps est le résultat d’une longue carrière de militaire. Des muscles noueux sous une peau dure et couturée de cicatrice. Ses tenues varient énormément, allant bien entendu aux tenues cérémonielle et officielle, à la tenue de ville et de soirée confortable. Mais il n’est jamais aussi à l’aise que dans son armure de combat.


Caractère

Keral est un turien agréable en conversation, la peine et la colère n’ont jamais entamé son sens de l’humour très particulier. Ou peut-être l’ont-ils rendu quelque peu plus noir.
Contrairement à ce que pourrait le laisser supposer sa fonction, il apprécie fréquenter la société hors de l’élite gouvernementale ou politicienne. Il a l’âme d’un soldat, et apprécie les plaisirs simples et honnête d’un permission militaire.
Il ne se fait pas ou peu d’amis, mais sait reconnaître une âme respectable quand il en croise une. C’est un être réfléchis et pragmatique, qui aspire au changement, aussi bien pour son peuple que pour la galaxie elle-même.
Des années de commandement lui ont conféré une autorité naturelle sur ses troupes et administré, mais il a plus de satisfaction à obtenir un accord volontaire que de l’imposer par la force de commandement. Il s’entoure souvent de ses proches conseillers, membre de son gouvernement depuis la guerre et apprécie les avis éclairés qu’ils lui prodiguent, parfois en total opposition avec les siens.
Le conseil est une force en laquelle il croit, et qu’il souhaite soutenir. Mais Keral est un boucher, dont les mains ont si souvent connu le sang qu’il ne parvient plus à s’imaginer sans cette souillure. Il est prêt au sacrifice les plus rudes pour parvenir à ce qu’il croit être juste.

Chronologie:
2145 : Naissance sur Triginta Petra
2156 : Entrée dans l’ordre Hastatims
2165 : Affectation au 3eme régiment Hastatims
2174 : Nommé à la tête du 3eme régiment Hastatims
2180 : Eradication des séparatiste de la seconde flotte de Triginta Petra
2186 : Grande guerre et accession au poste de Primarque


Compétences / Profil

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Profil :

Profil : SURVIVANT Professionnel 10 0 8

Équipement :

Armes : Phaëton, M-77 Paladin
Armurerie : M-27 Cimeterre

Compétences :

Militaire : Maîtrise d'élite(j'ai supposé que presque cinquante ans dans l'armée et avec sa formation de Hastatims pouvaient le justifier) / Combattant entrainé / Discrétion naturelle (0 pt), Camouflage optique (3 pts), Grenades d'attaque (3 pts), Grenades incapacitantes (2 pts), Tir percussif (2 pts).
Biotique : Non
Technologie : Surcharge (3 pts), Omnilame (2 pts), Technoblindage (2 pts). je garde le dernier point pour le moment.




Compléments

Signe(s) distinctif(s) : non
Relations avec les autres : utile
Des liens prédéfinis ? : non
L'objectif de votre personnage à long terme ? : Renforcer le conseil, et réunifier la galaxie. Par la force si il le faut.


Hors Personnage

Célébrité sur l'avatar (seulement si besoin) :
Comment avez-vous connu le forum ? On m'en a parlé sur un autre forum, j'avais envie de m'essayer à Mass Effect depuis longtemps
Est-ce un double compte ?non, c'est LE compte
Des remarques ? [A remplir ici]



RP d'introduction

Il n’y a que peu de choses capables d’effrayer un amiral de flotte turienne. Trop de visions incroyables, d’actes barbares, de morts inutiles au sein de la vie dans le vide spatial.
Pourtant l’amiral tremblait comme une feuille, les mandibules contractées contre sa mâchoire. Tel était le pouvoir des moissonneurs, la puissance brute d’une flotte millénaire rassemblée autour d’un seul monde, pour les détruire tous, jusqu’au dernier.
Et pourtant ils étaient venus, avec leur fragile alliance, et leurs flottes en pièces. Toutes les espèces de la galaxie, membre du conseil, indépendante, même les flottes mercenaires et les quariens accompagné de leurs geths. Une haine centenaire balayée par la volonté de survie.
Keral observait l’Amiral, un pas derrière lui. Même si il avait conscience d’avoir l’autorité sur cette portion de la flotte turienne, il avait jugé préférable de laisser un homme ayant trente année de carrière dans l’armada, gérer la partie stratégique et navigation.

Du moins pour la bataille spatiale songea-t-il, l’assaut en lui-même serait mené par ses troupes, sous le plan d’action qu’avait défini le conseil de guerre réunissant les leaders de chaque espèce. Une fois au sol, c’est lui qui prendrait toutes décisions qu’il jugerait nécessaire.
Pendant un instant il fut pris d’un doute sur son choix, en voyant ce turien vieillissant, tremblant comme une feuille face au danger. Mais un simple clignotement sur un écran, et la demande de consigne d’un navigateur sembla l’extirper de sa léthargie. Il aboya des ordres comme s’il avait été déranger dans un moment important, et tout le pont redoubla d’activité.

-Section sept et huit en descente sur un angle de trente degré ! Section deux et trois, formation en pointe ! lança-t-il d’une voix ferme où toutes traces de son âge avancé avaient disparues. Puis il se tourna ver Keral.

- On va vous faire un joli couloir de descente dans ce bordel. Alors tachez d’en profiter Primarque.

Keral retint un tic d’agacement. Ce titre était ridicule, et lui était tombé dessus sans vraiment de logique, et encore moins de respect de la chaine des titres habituelles.
Il avait parfaitement conscience que d’autres avaient une légitimité pour ce titre plus naturelle que la sienne. Mais le Primarque Victus avait chassé tout cela d’un mouvement de main avant de lui lancer. « Si c’est vous qui vous êtes présenté ici pour me faire part des forces disponibles dans le secteur de Triginta Petra, et pas eux, alors vous ferez parfaitement l’affaire. »
Il l’avait alors congédié avec son titre et un bout d’armée à diriger. Et contrairement à ce qu’il avait pensé, personne n’avait fait mine de s’opposer à cette nomination, une bonne partie des prétendants le félicitant même pour sa prise de fonction.

Cela ne durerait pas pensait-il. Une fois la victoire acquise, si jamais cela était possible, les ambitions et les noms familiaux reprendraient de l’importance. On voterait rapidement sa destitution, et son accession au titre de Primarque serait rapidement noyée dans les limbes administratifs. Mais en attendant, il était obligé de supporté ce fardeau.
Il esquissa une sorte de sourire, et ses mandibules claquèrent quand il hocha la tête en réponse à l’Amiral. Rassuré par la nouvelle conviction qu’il pouvait lire au fond de ses yeux, il se détourna pour prendre la direction de la zone de décollage, dans les ponts inférieurs. Six turiens en uniformes qui formaient son groupe de commandement improvisé claquèrent des talons à son passage avant de lui emboiter le pas.

On lui fit passer un datapad qu’il parcouru rapidement des yeux sans cesser d’avancer. Il maugréa mais remis l’objet à son chambellan sans rien dire. Avec une journée de plus il aurait pu préparer une escorte de descente pour le convoi plus efficace. Organiser des largages préventifs de munitions, et véhicules. Etablir des périmètres de sécurité. Mais ils n’avaient plus le temps. Encore moins pour les regrets.
La bataille serait menée avec la préparation actuelle, et la volonté de survivre des combattants.

Il atteignit les navettes alors que les troupes prenaient place dans celle-ci. Un bordel général, et sacrément prometteur, comme aurait dit son second. Des groupes allaient en tous sens, l’air concentré, mais les mouvements nerveux. Un brouhaha constant habillé le fond sonore de la scène, comme le bourdonnement de milliers d’abeilles métalliques enfermées dans une pièce.
Les premières navettes allumèrent leurs moteurs, donnant un signal non officiel de départ. Keral pressa le pas et donna l’ordre à ses subalternes de se disperser dans les navettes comme convenu.
Mieux valait se donner le maximum de chance de voir au moins un des membres du commandement arriver sur la planète en vie. La porte du hangar s’ouvrit, les séparant du vide spatial uniquement grâce aux boucliers de protection énergétique. Derrière celui-ci un disque bleu immense se découper sur l’immensité étoilées.

-Nous voilà petite planète Terre. Dit-il d’une voix proche de l’affection d’un père pour son enfant s’étant écorché les genoux en tombant.





Dernière édition par Keral Primera le Sam 31 Mar 2018, 23:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Présentation - Keral Primera   Sam 31 Mar 2018, 23:02
Bonsoir Keral.

Avant de passer à la fiche, je te signale qu'il faut que tu signe la charte et que tu m'envoie par MP le mot de passe qui y est caché.


Pour la fiche, donc.

Pas grand chose à dire, mais ça manque de date. On ne sait pas vraiment à quel moment tu "t'engage" dans les Hastatims, quand est-ce que tu mate la rébellion, ect...
Le deuxième point, c'est qu'il n'y a plus rien après 2187 et la fin de la guerre. Ca fait quand même plus de 15 ans maintenant, il faudrait remplir un peu tout ça. Surtout avec les événements qui se sont passés sur le forum, comme la création de l'UCIP ou l'attentat sur Palaven.

C'est bon pour le reste, je te laisse donc faire les corrections et me prévenir quand la fiche est modifiée.


Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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MessageSujet: Re: Présentation - Keral Primera   Sam 31 Mar 2018, 23:50
Je pense que j'ai fait tout ce que tu avais demander.
J'ai ajouter les dates directement dans l'histoire, j'ai rajouter un passage sur les événements de palaven et un peu sur l'UCIP dans la dernière partie sur PIP.
ça fait assez peu post-guerre, mais j'aimerais me laisser autant de liberté de rencontre et événement disponible si jamais je fais du BG avec des joueurs, si ça te va.
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MessageSujet: Re: Présentation - Keral Primera   Dim 01 Avr 2018, 00:00
Ça me semble tout bon.

Je te donne le lien pour trouver des partenaires RP : ->ici<-. N'oublie pas de bien respecter la fiche modèle.

Si tu veux chercher des liens avec les autres joueurs, je te conseil de lire les Journaux de Bord. et t'encourage à faire le tien.

Et bienvenue sur le forum.


Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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Présentation - Keral Primera

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