AccueilCalendrierFAQRechercherConnexionGroupesMembresS'enregistrer

Partagez | .
 

 Des souvenirs une découverte, une nouvelle vie[Bee]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Messages : 54
Crédits : Moi-même, original: Albek42

MessageSujet: Des souvenirs une découverte, une nouvelle vie[Bee]   Jeu 11 Jan 2018, 12:06
Intervention MJ : NonDate XX/01/2073; 10/01/2203; 11/01/2203 RP Tout public
Urdnot Graash 1 ♦ Beeythia Moraios ♦
Des souvenirs, une découverte, une nouvelle vie


Un bar quelconque d’Oméga, 10/01/2203

Ça a commencé avec un courrier sur son omnitech . Il avait du retard, beaucoup de retard, c’était un turien qui venait de lui apporter, bon, Graash n’avait pas apprécié que ce type vienne l’interrompre en pleine bagarre de bar sur Oméga. Un bar paumé au beau milieu de la station, loin, très loin des luxueuses décorations de ce qu’aurait été celui d’Aria par exemple. Non, il était humble dans l’ensemble. Le turien, sapé comme un pape, était entouré de deux types armés jusqu’aux dents, énervés, en train de montrer que le premier s’approchant sans autorisation de leur client allait mourir. Mais lorsqu’ils virent Graash, ils inclinèrent la tête en guise de salutations. Le krogan répondit par un signe de la main, rappelant le garde-à-vous. Après avoir tripoté un court instant son omnitech, le turien prit parole.

« Monsieur … Urdnot Graash, je suis maître Nilnus Thraxis. Huissier de justice. Rassurez-vous, je ne viens pas pour vos impôts. »


Cette remarque fit rire l’homme, mais il était bien le seul à en rire. Le krogan lâcha le pauvre Butarien à qui il serrait la gorge qui lâchait un râle en toussant, Graash tapant d’un coup sec son dos. L’intention étant sans doute de l’aider à respirer, mais le bougre sentait surtout ses poumons sortir de sa bouche. S’approchant du turien, il désigna du pouce une table isolée. Une fois installé à la table, il prit un verre d’une boisson à l’allure particulièrement dangereuse, du ryncol. Buvant tranquilement son verre, il fit signe au turien de commencer à parler. Celui-ci, passa sa main sur la table qui était… poisseuse. Haussant son arcade sourcilière il frotta entre eux ses doigts, lâchant un léger soupire avant de prendre parole.

« Je viens de vous envoyer sur votre omnitech un message de la plus haute importance. Apparemment, Madame Liminya Moriaos vous connaissez bien. Ma seule mission avec vous était celle-ci, je ne connais pas le contenu de la lettre. Si ce n’est que vous devez aller aux coordonnées indiquées inscrites dans la pièce jointe avec le courrier. Sur ce monsieur, bonne journée. »


Le turien se leva sans demander son reste. Graash l’observait partir, pensant d’abord à un contrat sale, suffisamment sale pour qu’un faux huissier soit recommandé, mais, au vu qu’il était sur Oméga, cette histoire n’était pas franchement plausible. Il haussa les épaules, buvant une petite gorgée de son ryncol, avant de recracher la dîte boisson sur un type qui venait de voler contre le mur à côté de lui. Liminya Moraios qu’il disait ?! Toutes sortes de souvenirs revenaient en mémoire du Krogan, des souvenirs agréables s’il en était. Durant sa période de protection de cliniques dans les colonies reculées, il l’avait rencontrée. Ils avaient eu une relation, assez longue… C’était il y a une centaine d’années, tout au plus. Et là, le grand reptile repoussa sa bouteille dans un coin, lisant attentivement celle-ci.

« Graash,

Je sais que cela fait une centaine d’années que tu n’as pas eu la moindre nouvelle de moi.

Je suis désolée de ne te prévenir que maintenant, mais, cette lettre ne te parviendrait que si ma vie venait à s’éteindre.

Je ne suis même pas sûre que je t’aie manqué, une seule seconde durant toutes ces années. Mais il m’est arrivé de penser à toi. Et je me disais que tu devais être au courant. Tu as une fille. Elle s’appelle Beeythia. Officiellement, son père était un turien… Officieusement et dans les faits, c’est toi, il n’y a pas de doutes.

Rejoins-là, avec cette lettre, sur Illum, Lumiéna corporation. Si tu la reçois, c’est qu’elle a besoin de son père.

Je n’oublierais jamais ces moments passés avec toi, même si … Je me suis laissée emportée par mes peurs.
Liminiya»


Graash refermait son omnitech, observant droit devant lui l’air vide. Ça, il n’en croyait pas ses yeux. Il avait une fille. Il lui fallut une bonne seconde, pour réaliser. Avant de lâcher un grognement de mécontentement, renversant la table, attrapant un type qui fonçait vers lui avec un tesson de bouteille, le Krogan lui assaini un coup de tête si violent que tout l’établissement pu entendre les os se fendre. Payant via son omnitech le propriétaire, manifestement habitué à son tapage, le krogan prit la sortie du bar, non sans envoyer bouler contre murs, table et tabourets les fous venant l’attaquer. Graash était perdu dans ses pensées. Graash était… Différent de d’habitude. L’alcool était mauvais aujourd’hui, le ryncol avait coulé à flots, les mauvaises pensées. Le Krogan était en colère, il ressentait des émotions qu’un krogan ne ressentait pas d’ordinaire. Tristesse, mélancolie. Son monde entier avait été ébranlé par cette nouvelle.

« Bordel ! Et si je me présente, elle va voir un krogan bardé de cicatrices « Salut Beeythia, je suis ton père au fait ! » Fais chier Limy ! »

Graash frappait dans un mur, à répétition, celui-ci se dessinait en un trou, toujours plus profond, bien que résistant, la main du krogan finissait ensanglanté, sans doutes même brisée. Pourquoi cela le blessait à ce point ? Ce n’est qu’une enfant illégitime comme il a dû en avoir des dizaines d’autres au cours de sa vie ! Etait-ce parce qu’il avait réellement aimé cette Asari ? C’était une possibilité. Il se tenait la tête, grognant, faisant les cent pas. Une dernière volonté devait être respectée, même pas la pire des raclures… Graash avait ce principe. Bien entendu, Liminia n’était pas la pire des raclures au contraire. Elle était tout l’inverse. Son devoir était donc d’exaucer son dernier souhait.
Il marchait, errant dans les quais, réfléchissant, se remémorant des souvenirs passé, alors qu’il grimpait dans un vaisseau de transport, direction Illum.

Secteurs de la citadelle, année 2073


Lorsque Graash se trouve dans la citadelle, c’est en général pour semer le chaos dans les secteurs, tabasser du voyou, ou tout simplement chercher des contrats de mercenariat via des politiciens véreux, où même des criminels déguisés en honorables hommes d’affaires. Mais aujourd’hui, il était en quête d’autre chose, il voulait s’offrir une autre image, l’image d’un krogan qui protège aussi les méritants. Comme l’un de ces personnages de holo-films qu’il a vu et que, depuis il adore. Un de ces héros qui va de ville en ville, sauvant ceux dans le besoin puis il repart, ne demande rien d’autre que le pain et un toit pour la nuit. Graash voulait faire la même chose. Cela peut paraître égoïste mais, il voulait changer aussi. Ces holo-films ont été le déclencheur, mais ce n’était certainement pas sur un coup de tête. Le mercenariat, les meurtres sans foi ni loi, tout cela a été un déclencheur aussi.

Quoi qu’il en était, il errait dans les secteurs, jusqu’à tomber sur un bureau, avec un grand panneau publicitaire « Devenez un héros, protégez les nouvelles colonies ! » .Il n’en fallu pas plus pour titiller la curiosité du Krogan. Une fois rentré, un galarien et une asari regardèrent incrédule un mercenaire taillé pour tuer de 400 kg rentrer en disant « Je veux devenir un héros moi aussi ! ». Après une bataille verbale de quarante minutes, les deux promoteurs se résignèrent, signant un contrat avec le krogan. Ce n’était pas très bien payé, mais ce n’était pas ce qui l’intéressait pour le coup. Le Krogan embarquait dans l’heure qui suivait, direction les systèmes terminus.

Colonie des systèmes terminus, année 2073


Dans la navette, trois turiens armés jusqu’aux dents escortaient le Krogan jusqu’à la dite colonie. Ils n’étaient pas là pour le protéger, non, mais pour le surveiller. Avaient-ils tort ? Bien sûr que non ! Tout krogan était une menace potentielle. La rage de sang étant…problématique, mais pas que. La plupart étaient avide d’argent, ils pouvaient être des traîtres, engagés par une compagnie rivale pour mettre le boxon etc… Bien évidemment, ce n’était pas le cas de Graash, mais, il ne tenait pas rigueur de ces doutes de la part de la compagnie, honnêtement, à leur place, il aurait sûrement fait la même chose. Un des turiens regardait le krogan, avant de prendre parole.

« Bon, on te dépose, ta mission est simple, tu as une clinique à protéger de tout ce qui est armé et tout ce qui a l’air dangereux. Au sein de la clinique, tu dégages la première personne que tu estimes louche ou dangereuse. Pas de junkies dans la clinique, sauf s’ils se font sevrés. Lorsque tu toucheras le sol une asari t’accueuillera, ce n’est pas une médecin, mais elle aura souvent besoin de toi. »


Le Krogan esquissait un sourire, besoin de lui hein ? Le turien lâcha un soupire blasé.

« Pas de fausses idée mon gars, elle fait des recherches sur les maladies de la planète, ses excursions nécessitent une protection plus importante. »


A la fin de sa phrase, la navette venait de se poser. Lorsque le Krogan sortait de celle-ci, il pu voir qu’effectivement une asari était là. Elle était plutôt mignonne a tenir son datapad devant elle, l’air mi-impressionnée, mi-sérieuse à l’idée de le voir débarquer. L’air de cette planète était respirable, l’environnement était à mi-chemin entre Rannoch et une jungle luxuriante de Sur’Kesh. Poli, le Krogan saluant l’asari d’un signe de main s’approchait, alors que la navette décollait.

« Urdnot Graash, j’suis le gars qu’on envoie vous protéger. »

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction :
Rang :
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4652-beeythia-moraios-aka-bee-b
http://www.masseffect-reborn.fr/t4656-journal-de-bord-de-beeythia-moraios


En ligne
Messages : 48
Crédits : Krelek Aelos

MessageSujet: Re: Des souvenirs une découverte, une nouvelle vie[Bee]   Lun 15 Jan 2018, 00:56
Dans cette grotte sombre, vraisemblablement taillée par l’érosion d’une rivière qui ne passait pas loin, seule la respiration de plusieurs personnes - au travers de respirateurs intégrés dans une combinaison -, haletante et le doux écoulement de l’eau se faisaient entendre. Seules trois lampes, sur les cinq personnes en armures légères présentes, éclairaient vivement l’endroit apparemment désert. L’humidité suintait partout : le sol vaseux, les murs trempés et le plafond d’où pendaient des mousses et lichens en tout genre. Le groupe avançait doucement, faute de pouvoir marcher plus vite dans ce sol détrempé. Il faisait froid mais personne ne grelotait, leurs amures ajustant automatiquement la température interne. Une fine pellicule de condensation perlait sur leurs casques. Ils n’attendaient aucun danger particulier ici, si ce n’était une mauvaise chute sur ces pierres lissées et glissantes. Pourtant, ils étaient fébriles et peu rassurés.
Le petit groupe était composé de deux femmes, une Asari et une humaine ainsi que deux Turiens et un Galarien. Il n’étaient pas des combattants, non. Ils étaient des scientifiques. Mais leur mission n’en était pas moins importante. Seulement deux personnes portaient une armure, un pistolet de point de première nécessité de basse qualité mais suffisant pour se défendre correctement. Ils étaient accrochés à leur ceinture, cliquetant à la cadence de leurs pas. Ils n’étaient pas ici pour rien.

La colonie où ils se trouvaient se portait au plus mal depuis plusieurs semaines maintenant. Une mystérieuse épidémie avait fait son apparition aussi soudainement qu’elle n’était virulente. Elle affaiblissait les êtres les plus robustes et tuait sans peine les plus jeunes et les plus anciens. Des courbatures, bénignes puis une fièvre et la maladie devenait terrassante en l’espace de quelques jours. Des plaques apparaissaient parfois sur le corps et le sujet était pris de puissantes hallucinations. Sa période d’incubation avait été estimée à seulement vingt-quatre petites heures.
Des précautions drastiques avaient été mises en place. Désinfections répétées, port de gants et masques de protection, consultations régulières. Plus d’une vingtaine de scientifiques et médecins avaient été réaffectés à la création d’un remède utilisable. Jusqu’ici, seuls quelques médicaments, dont les réserves venaient à s’amenuiser, permettaient de renforcer très légèrement le système immunitaire pour augmenter les chances de survies des plus démunis.
Les prélèvements et les divers tests permirent d’isoler l’agent actif à l’origine de l’épidémie et tous les chercheurs en furent pantois. Des spores ! C’étaient des spores inhalés qui infectaient progressivement le corps réceptacle. Il avait fallu deux semaines supplémentaires pour identifier la provenance de ces spores. Des champignons. Des champignons que l’équipe tentait aujourd’hui de trouver.

Ils recherchaient à la fois un endroit froid, humide et sombre où il y avait peu de variations de températures et ce qu’ils exploraient actuellement correspondaient scrupuleusement à tout ces critères. Pour l’instant, ils n’avaient trouvé que ces mousses gorgée d’eau, des lichens envahissants et de petits animaux nocturnes agressés pendant leur repos. Ce n’est qu’après une heure quarante-cinq de marche, des dénivelés et l’escalade que le groupe trouva enfin ce qu’il cherchait. Profondément enfouis, s’échappant sans doute à l’aide de petits courants d’air au coeur des rochers poreux, de petites particules étaient très visible dans les faisceau de leurs lampes. Elles flottaient sans but apparent. A peine deux cents mètres plus loin, dans un coin sans aucune lumière et accrochés à de hautes parois, qu’une immense tapisserie de champignons avait élu domicile. Ils avaient l’air dégoutants, même pour des scientifiques avertis. Jaunâtres, à l’allure fétide, de petits ronds creux composaient leur surface, presque translucide. Quelques pas en arrière, un des Turiens eut un haut le coeur dans sa combinaison ne laissant pourtant pas passer l’odeur. Toutes les particules venaient de là. Ils avaient enfin trouvé ce qu’ils cherchaient !

Tous se trouvaient maintenant dans un bureau éclairé, moyennement grand, assez pour contenir une dizaine de personnes. Des documents étaient éparpillés sur un bureau dont on ne voyait plus la couleur et une cartographie en trois dimensions de la grotte qu’ils avaient exploré plus tôt tournait au centre. Parmi les neufs personnes se trouvait les cinq scientifiques du groupe d’exploration et les dirigeants de la colonie au nombres de quatre - pour les quatre responsables des différentes parties de la colonie. Dans un silence pesant, tous s’échangeaient des regards inquiets. Leur attention était absorbée par l’hologramme.

« Comment allons-nous sérieusement pouvoir combattre cette menace ? A moins de devenir auto-résistants, ça me paraît être un défi insurmontable ! De plus, nous avons subi sur les deux dernières semaines pas moins de trois attaques de pilleurs ! La colonie… » déplora l’un des responsables. Il retint sa respiration quelques secondes, soupesant l’atmosphère et l’attention des personnes présentes. « Va mal. Nous devrions demander de l’aide. » conclut-il.

« Nous devons recevoir des hommes supplémentaires dans les heures qui suivent. » déclara un autre. « Nous avons déjà pris la liberté de rendre compte de notre situation précaire. La population est en danger et nous ne pouvons le tolérer. Je propose que ces hommes soient chargés prioritairement de la protection des groupes expéditionnaires scientifiques. Nous ne pouvons nous permettre de perdre des vies importantes et la menace épidémiologique est plus dangereuse ! »

« Que faites-vous de la colonie ?! » rétorqua avec vivacité un humain grisonnant, à la voix grave. « La population ne compte-t-elle pas ? Peut-on réellement prioriser des vies ? Je suis contre ! Les groupes scientifiques peuvent rester sur place jusqu’à pacification des alentours et nous protégeront ainsi tout le monde ! » Des murmures se firent entendre. Le sujet portait à dissensions. Les scientifiques étaient plus contemplatifs qu’autre chose. Ils avaient reporté leurs résultats et assistaient maintenant aux difficultés de la gestion. Ils furent toutefois pris à parti.

« Très bien. » reprit le premier. « Nous devrions voter. Vous pouvez y prendre part. Votre avis extérieur compte, mesdames et messieurs. Ce sera fait à main levée, aussi précaire que cela soit. Qui souhaite que les groupes scientifiques expéditionnaires soient prioritaires pour la protection ? »

Des mains se levèrent. Les deux scientifiques Turiens, la scientifique humaine et le galarien ainsi que le second responsable. Une maigre majorité mais suffisante. La tension était palpable et le visage l'Asari était plus pâle. Le troisième humain maugréait silencieusement, son visage déformé par une sourde colère. L’injustice était faite !

« Bien, à cinq votes contre quatre, cela a été décidé ainsi. Erreur ou non, nous devrons vivre sur ce choix et l’honorer pour préserver la paix. » Une remarque fusa : « Comment pouvez-vous parler de paix… » mais elle ne fut pas relevée. « Vous, scientifiques, avez l’avenir de la colonie entre vos mains. Tâchez de ne pas nous décevoir. Nous devrions nous arrêter là pour aujourd’hui, dans l’attente des renforts. Liminya, vous serez chargée, en tant que scientifique en chef, de les accueillir. Les renseignements vous seront envoyé sur datapad. Au revoir messieurs. »

Le responsable, Kruger de son nom, était un élément indispensable face aux différends. ll avait toujours la tête froide et l’esprit ouvert ce qui en faisait un élément crucial pour maintenir la colonie à flot. Tous s’accordaient à le reconnaitre. Une fois encore, il avait permis de prendre une réelle décision, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Mais quand il faut choisir entre la peste et le choléra…
Liminya, elle, fulminait. Certes, c’était une scientifique. Elle tenait à sa vie lors des expéditions. Mais… la population, les femmes et enfants, méritaient sans doute plus d’attention qu’elle. Les pilleurs n’étaient pas des sentimentaux et n’hésitez pas à tuer si l’on se mettait en travers de leur chemin. Il y avait des contrôles et des gardes mais personne n’était « de métier ». Ils étaient volontaires de part leur carrure et leur robustesse. Une maigre défense… Mais le choix était difficile, trop pour elle. Comment effectuer un choix ?
Elle se dirigea d’un pas rapide vers son bureau, qui sentait le renfermé depuis le temps qu’elle ne l’avait plus aéré par peur des spores, y récupéra son datapad et se rendit vers les postes de contrôles à l’entrée de la colonie et emprunta un chemin, légèrement sur la droite. Elle se rendait vers les plateforme d’atterrissage des navettes, sous le léger courant d’air qui lui faisait grand bien. Les longues périodes dans des armures lui asséchait la peau et créait des gerçures loin d’être agréables. Elle ralentit sa cadence, en avance de plus de dix minutes et arriva finalement sur place.

Cinq minutes plus tard, la navette attendu atterrit comme prévue. Protégée des graviers qui s’envolaient derrière une vitre, elle attendit l’arrêt de l’appareil. Trois Turiens et un… gigantesque Krogan en sortait ! Ses pensées furent mitigées et elle jeta un oeil sur les informations qui s’affichaient sur son datapad. Ils attendaient normalement une dizaine de personnes. Pourtant, d’un côté, elle entendait « seulement quatre individus ? Mais c’est tellement peu ! » et de l’autre, elle voyait ce Krogan et entendait « il doit être capable de neutraliser deux raids de pilleurs à lui seul ! ». Liminya resta toutefois concentrée et s’approcha des personnes, qu’elle salua d’abord d’un signe de tête.

« Quatre personnes ? C’est tout ? Notre appel à l’aide a-t-il été pris à la légère ? » entama-t-elle d'entrée. Elle était déçue mais loin encore de comprendre ce que l’un des Turiens se chargea de lui dire.

« Nous ne restons pas, Madame. Nous sommes des intermédiaires. Ce Krogan s’est… porté volontaire pour apporter son entière aide. »

« Oui, mais… » Elle n’eut pas le loisir de terminer son reproche que les Turiens remontaient déjà dans la navette qui vrombissait de nouveau. Liminya fit signe au Krogan de la suivre plus loin. Il tendit sa main vers elle. Elle l’a saisi après une légère hésitation et fut soulagée de voir sa main revenir en parfait état.

« Enchanté - répondit-elle poliment mais fermement. Je suis Liminya Moraios. Je suis la scientifique en chef sur la colonie. Suivez-moi si vous le voulez bien. Nous allons revenir vers la colonie. Vous connaissez votre mission ? - Elle ne prit pas le temps de laisser le Krogan répondre. - Vous serez chargé de protéger les groupes expéditionnaires scientifiques lors des incursions sur la planète. Nous sommes… victimes d’une épidémie que nous tentons de contrôler. - Elle jouait franc-jeu. - Et nous organisons très souvent des sorties. Je fais partie de ces groupes. Malgré tout, pendant votre temps sur la colonie, nous sommes parfois attaqués par des pillards sans foi ni loi. - Elle soupira et lâcha, presque pour elle. - La vie n’est pas si facile ici… Bref ! Avez-vous des questions ? Nous y répondrons puis je vous ferai faire le tour de la colonie. »


Revenir en haut Aller en bas
Messages : 54
Crédits : Moi-même, original: Albek42

MessageSujet: Re: Des souvenirs une découverte, une nouvelle vie[Bee]   Sam 20 Jan 2018, 14:48
« Vous connaissez la mission ? »

Le krogan inspira pour répondre mais sa parole fût coupée immédiatement par l’asari qui reprit son blabla sans concession. Apparemment, comme l’avait sûrement dit le turien que Graash s’efforçait de ne pas écouter, il y avait une drôle d’épidémie, lié à une maladie propre à cette planète. De sucroît, elle était victime de nombreuses attaques de bandits et de criminels. La planète idéale pour un Krogan voulant se racheter, tout en massacrant à tout va des ordures sans aucunes répercussions. Le reptile haussait les épaules avant de prendre parole. Tout ça semblait être une routine pour lui. A 500 ans passés, on ne se soucie pas de tout ça.

« Ne vous en faites pas madame, rien sur cette planète ne peut-être plus dangereux que moi. »


Et dangereux il l’était. Ce n’était pas une légende ou quoi que ce soit dans le millieu des mercenaires, mais tout le monde avait entendu parler de lui au moins une fois, tout le monde savait qu’il valait mieux l’avoir comme allié, tout le monde savait qu’en le combattant, mieux valait-il le tuer vite, très vite car une fois qu’il était à portée de mains, les balles ne l’arrêteraient plus, la mort elle-même ne l’arrêtait plus… Des questions, le Krogan en avait, quelques une. La première concernait son équipement. Si son marteau et sa biotique suffisent à éloigner les quelques pillards idiots, s’ils tombaient au cours d’une expédition sur un dévoreur, son marteau allait juste servir de masseur à la bête. Alors autant agir avec parcimonie. D’un autre côté, demander s’il aurait le droit à de l’équipement, c’était un peu désespéré. Communauté scientifique ou non, s’ils étaient armés, les pillards seraient déjà exterminés depuis longtemps à coup d’expédition punitive… Enfin, c’est comme ça que le Krogan aurait agit.

« Nope, j’ai pas de questions m’dame. »


Le Krogan se faisait donc guider au travers de la colonie. Il n’était que très rarement pris de remords, de doutes ou de pitié. Mais ce qui l’énervait le plus, c’était de voir des enfants mal en point. Une petite gamine emmitouflée dans des guenilles affreusement sales passait par là, le krogan retint la petite fille par l’étoffe, la soulevant au dessus du sol. Tous ont eu les yeux rivés sur lui, le peu de gardes présents semblaient prêt à lui tirer dessus alors que la petite gamine bleue, asari visiblement semblait terrorisée, le Krogan, qui la fixait se mit à sourire, sortant d’un des compartiments de son armure une barre énergétique, goût sucrée pour la p’tite bouille, la reposant sur le sol avec un p’tit « profites-en et file ! » en prime.

Dans certains holo-films, on pouvait parfois voir des scènes dans des marchés locaux, sales, poisseux et pourtant avec une animation et une vie qu’on ne trouverait jamais dans les secteurs huppés de la citadelle. Ce genre de vie, pauvre et pourtant joyeuse était ce qui plaisait le plus au Krogan. La visite continuait, sur les locaux, les visages déçus et effrayés de ne voir qu’un seul foutu Krogan pour les défendre. S’ils savaient… Graash n’est pas le meilleur, mais c’est une guerrier né pour tuer, comme tous ses pairs. Mais il laisse aussi son instinct animal parler lors des combats, son muffle sentir la peur, son ouïe écouter les plaintes. C’est au combat qu’il se détermine du reste de son espèce. Il instaure la terreur dans le regard de ses ennemis plutôt qu’à chercher à tous les exterminer. Les faire fuir, pour leurs laisser une chance. Une petite.

La visite se termina dans une salle de réunion. Remplie de scientifiques, dans une ambiance sombre et glauque. Est-ce qu’ils se rendaient compte que les maladies n’affectaient pas les Krogans et que l’avoir recruter était parfait pour ce genre de scenario ? Où ils ne voyaient que la brute épaisse ? Si un Krogan peut y penser, et qu’eux non, ces scientifiques ne sont pas forcément très intelligents. Enfin… Le mastodonte commençait à secouer des mains-délicatement ! – pour saluer tout le monde, sous le regard incrédule de la plupart d’entre eux avant d’aller se mettre dans un coin, croisant ses bras et commencer à se présenter.

« J’suis Urdnot Graash. Avant que vous ne disiez quoi que ce soit, voilà ce que j’ai à dire :
Je buterais toutes les menaces que vous me désignerez, civilisée ou non. Je garantie la survie de vos scientifiques. De la sécurité de cette ville, mais, j’suis pas un dieu, il va me falloir de l’aide, au moins pour surveiller. Mais à mon avis, une fois qu’ils verront que vous avez un Krogan avec vous, ils vous embêteront beaucoup moins. »


Il marqua une courte pause.

« Maintenant que ça, c’est fait, des questions ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction :
Rang :
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4652-beeythia-moraios-aka-bee-b
http://www.masseffect-reborn.fr/t4656-journal-de-bord-de-beeythia-moraios


En ligne
Messages : 48
Crédits : Krelek Aelos

MessageSujet: Re: Des souvenirs une découverte, une nouvelle vie[Bee]   Lun 12 Fév 2018, 14:57
Environ un mois et demi après l’arrivée d’Urdnot Graash

Loin d’être épargné par la force des choses, le camp subissait tout ce qu’il était possible de subir. Une insidieuse et fatale maladie qui rongeait des habitants déjà bien aigris.  Et très peu de progrès de la part de l’équipe scientifique qui se donnaient pourtant corps et âme. Ils n’arrivaient tout simplement pas à neutraliser le principe actif de ce spore et ne comprenaient encore sa composition que partiellement. A cela s’ajoutait deux problèmes majeurs : des rations de nourriture, pourtant réparties à l’unité prés, qui s’amenuisaient vite entre les ravitaillements qui étaient parfois attaqués et les fameux pirates locaux qui ne semblaient pas se fatiguer, loin de là. Ils paraissaient même curieusement épargnés par la maladie et ne se privaient pas d’abuser de la fragilité du camp pour semer la terreur. Pour toutes ces raisons, même si une seule aurait largement suffit, le moral était bien bas.

Il fallait toutefois noter une grande amélioration dans ce bourbier. Les pirates, qui jusqu’ici s’en prenaient aux groupes scientifiques isolés et forcément plus faibles, s’étaient fait plus… hésitants. Compréhensible lorsqu’un Krogan à l’allure gigantesque accompagnait dorénavant le petit groupe. D’abord craint, presque haï même pour ce qu’il représentait, le camp finissait par s’accommoder à sa lui… voire même l’apprécier. Il faisait maintenant partie de leur vie, bien misérable et sa seule présence, protectrice, suffisait à l’améliorer légèrement. Grâce à lui, plus de sorties scientifiques étaient possibles, qui ne portaient malheureusement pas leurs fruits. Qu’importe ! Vu leur situation, abandonner aurait signé leur arrêt de mort et celui de centaines d’autres personnes.  

En cette fin de matinée, déjà quelque dix heures quarante-cinq à l’horloge holographique, Limiya ouvrit difficilement un oeil, puis les deux. Dans sa chambre spartiate, son ordinateur ronronnait faiblement, occupé par des calculs visant à recouper de nombreuses données. Sur son lit, baigné par une lumière qui annonçait un jour radieux, des datapads en veux-tu-en-voilà. Elle s’était encore endormie sur l’un d’eux. Il faisait une chaleur étouffante et l’asari était ruisselante de sueur. Encore un cauchemar… Elle y voyait la destruction de leur camp, elle y voyait leur mort, lente, tragique. Elle ne savait pas encore que ce cauchemar allait s’avérer bientôt plus réel que jamais.

Liminya avait encore travaillé de longues heures durant pendant la nuit. Toujours à la recherche de l’éclair qui pourrait retourner la situation, toujours à la recherche de l’information qui aurait pu leur échapper. Elle lisait, relisait, recalculait et retournait de fond en comble tous les rapports et ce depuis plusieurs longues semaines, depuis qu’on avait placé l’avenir de leur colonie dans les mains des scientifiques. De profondes cernes habillaient désormais ses yeux pourtant si lumineux d’habitude. Leurs maigres progrès se comptaient sur les doigts d’une main. Elle lâcha un profond soupir, repoussa la couverture en prenant garde de ne pas faire tomber les datapads qu’elle posa sur une petite commode non loin. D’un pas encore endormi, presque voûtée par ce qui l’accablait, elle se dirigea vers la douche. Elle poussa un nouveau soupir, plus intense cette fois fermant les yeux sous le jet brûlant. Rien de plus merveilleux que les deux premières minutes.

Encore nue et complètement mouillée, elle entendit un bruit sourd mais terriblement proche. Comme… une explosion. Attrapant rapidement une serviette, elle se sécha et s’habilla du plus vite qu’elle put. Ce fut alors qu’elle comprit ce qui n’allait pas : le silence. C’était comme si un voile s’était doucement posé sur la colonie, étouffant à l’extrême tous les bruits. Puis, d’un coup, la panique prit le dessus. Des cris, des coups de feu. Liminya était en panique elle aussi. Elle ne comprenait pas ce qu’il se passait, elle ne voyait rien et s’empêtrait dans ses affaires en tremblant. L’asari arriva finalement à sortir quand un épais nuage de fumée l’assaillit à la gorge. Elle porta sa manche devant son nez et décela d’où le nuage s’élevait. L’entée sud de la colonie ! Elle brûlait. Elle eut un haut-le-coeur. Un cadavre gisait non loin, transpercé de tirs. Son sang écarlate se mélangeait à la poussière pour former une terrible aura autour de lui. Ses vêtements laissaient deviner que c’était l’un des gardes. Pendant plusieurs minutes, elle s’efforça de comprendre, même si la vérité se refoulait à elle au fur et à mesure qu’elle y pensait. Puis elle comprit.

Une petite cinquante de mètres plus loin vers l’est, un premier groupe de trois pirates déambulait joyeusement, des fusils d’assaut en main. Bien plus que ce possédait la colonie. Ils tiraient sans réellement savoir où. Vers le nord, un second groupe de quatre effectuait une fouilles systématique des lieux. Ils criaient. Les odeurs, les cris, les coups de feu s’emmêlaient pour ne former qu’un mortel brouhaha. Au loin, Liminya décelait même les pleurs d’un enfant. Elle eut l’envie de s’effondrer. Des larmes vinrent et elle ne put - ne voulut - les retenir. Elle ruisselaient. Elle rentra en vitesse, attrapa l’Acolyte qu’elle possédait et entreprit de rejoindre des survivants discrètement. Elle marcha d’un pas rapide, à moitié accroupie, directement sur la droite. Après un coup d’oeil, elle traversa une sorte de rue, toujours le plus discrètement et rapidement possible. Son pistolet tremblait, ses mains tremblaient. Son corps entier tremblait témoignant de la sourde terreur qui l’envahissait. Elle était parfois obligée de s’essuyer frénétiquement les yeux tant les larmes embuaient sa vision. Elle fila puis se cacha derrière un bloc, un peu plus loin. Un survivant gémissait de douleur à quelques mètres de là. En s’approchant, elle put très vite en comprendre l’origine. Une partie à droite de son abdomen était arrachée laissant un trou béant et ensanglanté. Son visage était pâle, ses yeux convulsaient mais il était encore assez conscient pour ressentir la souffrance qui l’accablait. Une main, faible, se leva vers elle pour implorer sa pitié. Réprimant un nouveau haut-le-coeur, elle ne se retenait plus de pleurer, étouffant cela comme elle le pouvait. Elle ne put que tirer le pauvre homme vers un endroit plus caché, sous le bloc et chuchoter d’une voix tremblotante « Je reviendrais, je vous le promets… Je suis… Je… Désolée… ». Elle eut soudainement l’envie de mourir elle aussi. Tout n’était que douleur, souffrance et désespoir autour d’elle. Combien de colons allait-elle encore retrouver gravement blessés, baignant dans leur sang, la terreur dans les yeux ? Elle s’éloigna quand même pour continuer vers le bloc suivant. Empressée et désorientée, elle ne vit pas les trois autres pirates qui inspectaient la zone. Un premier sifflement, puis un second. Liminya se rendit rapidement compte de son erreur, mais trop tardivement.

Un projectile vint se loger sans sa jambe droite, profondément, et lui arracha un long cri, aigu. Le sang gicla et sa tête se mit à tourner. Dans un spasme conféré par son instinct de survie, elle se traina, ses mains enserrant sa jambe blessée pour s’abriter - ce qui n’était absolument pas un abri - derrière un mur. Elle les entendait s’approcher, leurs rires et leurs paroles ne laissant que peu de doutes quand à ce qu’ils allaient faire d’elle. L’asari ferma les yeux. Son impuissance face à la situation s’était ancrée dans son esprit et elle l’accepta. Elle puisa dans les dernières forces qui animaient son corps et attrapa l’Acolyte, à quelques mètres, tombé lorsqu’elle avait été touchée.

Ses tremblements s’étaient évanouis. Elle était résignée et le canon appuyait maintenant sur sa tempe, emplie de honte à cause de sa lâcheté. Un craquement bruyant et peu ragoûtant se fit alors entendre et retint son geste dans les dernières secondes. 

HRP:
 


Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Des souvenirs une découverte, une nouvelle vie[Bee]   
Revenir en haut Aller en bas
 

Des souvenirs une découverte, une nouvelle vie[Bee]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mass Effect Reborn :: Voie Lactée [RP] :: Systèmes Terminus :: Nébuleuse du Croissant :: Illium-