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 La croisée des destins

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Tori Jorunn

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Tori Jorunn
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MessageSujet: Re: La croisée des destins   La croisée des destins - Page 2 Icon_minitimeLun 19 Mar 2018, 12:29
Elle n’eut pas de mal à deviner qu’il s’agissait de la fameuse probatrice. Une fois Kydra projetée, la drelle tira une salve sur la probatrice qui ne prit même pas la peine de riposter et pris la fuyarde en chasse. Par les Trois, elle était décidément douée pour se mettre dans des situations impossibles cette petite ! Contrairement au conseil donné, la drelle s’élança à la suite des deux autres, achevant de piétiner les pauvres passants mis au sol ou bousculé. Cela ne lui permit pas de lui apporter un soutien direct mais d’aviser qu’elle prenait possession d’une navette. Hm. Elle tourna les talons et revint en arrière. Elle usa de toute sa rapidité pour regagner sa propre navette. Loués soit ses capacités de sprinteuse qui lui permit de ne pas perdre un temps néfaste à une prise en chasse. Son équipage était prêt au départ et ils n’eurent pas de mal à verrouiller celle de la fuyarde. Après tout, ils étaient tous des spécialistes formés à ce genre de chose.

Elle ne pouvait faire guère mieux que cela en l’état. Elle constata que quelque chose clochait lorsqu’ils manquèrent de percuter un objet largué par la dépressurisions. L’action qui se déroulait sous leurs yeux était surréaliste et digne du cinéma. Enfin, pour ce qu’elle en voyait, car la conduite chaotique de la corvette en rendait compliquée une poursuite constante par leur pilote. Il devait sans cesse ajuster vitesse ou trajectoire. Elle aurait pu tenter un tir sur l’asari qui s’attaquait au cockpit, mais cela aurait également couté la vie du reste des passagers, Kydra comprise. Toute tireuse d’élite qu’elle était, un canon ne permet pas une précision assez fine pour cela. La situation était donc des plus stressantes puisqu’elle ne pouvait rien faire.

« Là ! »
S’exclama-t-elle en pointant le corps de Kydra expulsé.

Le pilote ajusta immédiatement la trajectoire, mais dû attendre que l’accélération du corps se stabilise avant de tenter une approche. Sans préciser que le combat continua encore quelques minutes. De toute manière, une approche trop rapide aurait été néfaste à l’humaine. Si le pilote le disait, elle le croyait, Tori n’était pas le moins du monde physicienne et ces données la dépassaient. La drelle s’équipa rapidement et se sangla au treuil d’urgence. Une approche lente avec prise en charge direct du rayon attracteur du sas prendrait trop de temps. Une fois la trajectoire à peu près stabilisée, elle s’expulsa de la navette et de son sas. Elle ferma les mains sur la taille de l’humaine. Ce n’est que dans le sas qu’elle constata que l’intéressée était inconsciente et que vu les fissures dans le casque, cela ne présageait rien de bon. L’un de ses acolytes apporta un appareil de diagnostic rapide dont le nombre de lumières rouges allumées tira une grimace à l’ensemble des drells présents.

« Bon, eh bien, laissons-la dans les vaps, on ne peut que la mettre dans le caisson d’urgence et faire au plus vite pour le trajet. »


Opinant du chef, Tori porta le corps inanimé avec soins et le disposa dans un caisson dont la navette était équipée. C’était le seul, accessoire médical dont le véhicule était équipé. Il avait l’avantage de permettre la stabilisation de bien des blessures en attendant une réelle charge médical. Elle avait fini quelques missions là-dedans par le passé.


# Erha
# Hopital de la colonie
# 2 janvier 2203

Lors que Kydra commença à retrouver ses esprits, elle se trouvait dans une banale chambre d’hôpital. Un drell qui se présenta comme médecin vérifia ses réflexes auriculaires et inspecta l’intérieur de ses oreilles. Il vérifiait encore l’ensemble des constantes quand Tori se glissa dans l’entrebâillement de la porte. Elle avait préféré rester à proximité pour rassurer l’humaine. Après tout, avant de perdre connaissance, elle était engagée dans une lutte à mort et on ne sait jamais avec quels réflexes ont peut se lever. Elle se glissa sur le flanc du lit, prit une main rosée dans la sienne et la serra. Les doubles paupières clignèrent sur un message silencieux. Elle imprima une pression légère sur son épaule de la seconde, une manière de la dissuader de bouger pour l'instant. Qui plus est, elle se retrouvait dans un endroit totalement inconnu.

Voyant qu'elle retrouvait ses esprits, le médecin s'adressa à elle pour lui expliquer ce qu'il était advenu d'elle.

« Nous ne sommes pas spécialisés en morphologie humaine, mais nous avons pu semble-t-il vous remettre sur pied avec efficacité. Votre mise en caisson d’urgence et oxygénation vous a clairement sauvé la vie, ou disons, votre vie sans handicape. Un barotraumatisme des oreilles a été soigné, le tissu de vos tympans réparés. Il est possible que dans les jours à venir de légères douleurs ou bourdonnement persistent. Ces sensations doivent disparaitre assez rapidement, cela dit. Si dans deux semaines, ils persistent, consultez un spécialiste. »

« La dépressurisation a également créé une hypoxie brutale et votre corps a été mis à rude épreuve. Nous avons observé un dysfonctionnement rénal et pulmonaire, consécutif aux embolies gazeuses. Nous avons pu éviter la nécrose de vos tissus pulmonaires, l’oxygénation d’urgence ayant été salvatrice. Par contre, une atteinte de votre rein droit, une bulle ayant causé la rupture de l’irrigation de cet organe a causé plus de dommages. Heureusement pour vous, cet organe fonctionne en binôme. Nous avons estimé que la capacité de fonctionnement de votre rein avait été réduite à 40%. Nous avons dopé la régénération cellulaire, mais lors de votre prise en charge, le nombre de tissu mort à cet endroit était trop important pour une récupération intégrale. Il vous faudra une greffe avec développement de cellule souche pour espérer le récupérer. Dans tous les cas, vous devriez faire contrôler votre sang régulièrement et taux de créatinine pour être certain du bon équilibre de votre corps. Votre second rein est en parfait état de fonctionnement et vos taux actuel très bon. Il semble peu probable qu’une complication survienne. Je pense que vous devriez pouvoir faire soigner tout cela avec votre médecin. Nous pouvons nous en occuper, mais sachez que cela prend du temps. Si nous sommes capables de régénérer un organe par bioimpression sur la base de ces cellules souches, il faut leur laisser le temps de se développer. Si vous n’avez pas de contact ou hôpital à votre disposition, informez-nous et nous lancerons ce programme. Il vous faudra cependant revenir dans un mois pour l’opération. Vous trouverez peut-être des hôpitaux équipé de manière plus performante qui vous réduirait ce temps d’attente. »

« Dans tous les cas, puisque vous êtes l’hôte de notre estimée Tori, vous n’avez pas à vous inquiéter des frais d’hospitalisation. »


Le drell s’inclina légèrement et tourna les talons, il quitta la salle, suivit de deux drells qui s’étaient tenu effacé, portant eux aussi un gilet blanc gris aux motifs uniformisés.

« C’est un médecin très brillant et les Trois ont dû sacrément veiller sur toi pour que tu t’en tires aussi bien. »

De sa seconde main, elle ébouriffa la tignasse emmêlée de l’humaine.

« Comment te sens-tu ? »


Kydra Lifith

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MessageSujet: Re: La croisée des destins   La croisée des destins - Page 2 Icon_minitimeDim 01 Avr 2018, 19:08
Un incroyable mal de crâne fut la première chose que ressentie Kydra lors de son réveil. La douleur qui stagnait dans tout son corps s'évapora peu à peu alors qu'elle reprenait le contrôle de chacun de ses membres. Les yeux plissés par la lumière, elle tenta de comprendre où elle se trouvait. Elle avait beau chercher, aucun souvenir ne lui revenait, seul son état pittoresque venait témoigner de ce qu'elle avait dû vivre.

Elle aperçut alors le visage de Tori, et les souvenirs se déversèrent alors dans sa conscience. Son rythme cardiaque s'accéléra soudainement et elle s’agrippa au matelas alors qu'elle revivait la panique de ses derniers instants de conscience. Mais elle n'avait aucun mal à respirer, aucun saignement, aucune nausée. La logique de sa situation lui apparut alors soudainement bien plus claire.

Ce que Kydra considéra être un médecin drell lui fit alors le rapport des dégâts qu'avait subi son corps. L'humaine reposa sa tête sur l'oreiller en écoutant la liste, liste qui s'avéra au final bien plus courte qu'elle ne l'aurait pensé. Elle s'était encore niqué un organe. Un de plus ou de moins, la différence n'était clairement plus flagrante. Son torse n'était plus qu'un amalgame d'organes détériorés renforcés avec des tissus synthétiques, seul la blessure interne qui la rendait stérile demeurait inchangée.

Elle n'avait en tout cas jamais été opérée, et encore moins sauvée par des drells, c'était presque ironique. Une chance pour elle, la dépressurisation de sa combinaison avait été ralentie par la taille de la fissure, les dégâts furent donc plus légers que si elle avait été soudainement exposée à l'absence de pression du vide. L'émeraude se posa alors sur la drelle qui se tenait à ses côtés, serrant l'une de ses mains.

Kydra cligna des yeux à sa question.

J'ai faim.

La mâchoire de l'humaine vint alors mordiller la main de Tori qui été venue s'aventurer aussi loin. Non en y réfléchissant bien, le simple fait d'imaginer de la nourriture lui donnait la nausée pour le moment. Une sensation désagréable et dont elle espérait pouvoir être rapidement débarrassée. L'humaine relâcha la main verte et tenta de se redresser.

Je me sens aussi fraîche qu'un lendemain de cuite.

Une fois assise, le dos calé contre son oreiller, Kydra fit bouger davantage ses muscles endoloris et vint poser une main sur une joue de la drelle.

Et on dirait bien que je suis ici grâce à ma petite drelle gardienne.

Kydra resta ainsi quelques instants, caressant tendrement de son pouce les écailles du visage de Tori, laissant libre cours à cette bouffée d'affection qui montait en elle.

Ce coup ci, on peut dire que tu m'as littéralement sauvé la vie. Merci Tori. J'aimerais pouvoir l'exprimer autrement que par ces simples mots.

Elle retira sa main et croisa les bras derrière la tête.

Parce que bon j'avoue, mourir comme ça, ça m'aurait quand même fait sacrément chier.

Le vert de ses yeux se fit plus pétillant alors que Kydra commençait à regarder autour d'elle, analysant son environnement.

Au fait, où sommes nous ?

***

Kydra avait insisté pour quitter son lit d'hôpital le plus rapidement possible. Les quelques douleurs latentes n'étaient pas suffisantes pour contenir son énergie. Car malgré l'état détérioré de son corps, elle avait désormais l'esprit extraordinairement léger. La probatrice qui la traquait depuis Thessia était morte. C'était presque comme si toute cette volonté d'effacer sa paranoïa et son stress en devenant Daniel avait été inutile.

Elle se sentait libérée et cette sensation venait amplifier sa bonne humeur, lui faisant atteindre des sommets vertigineux malgré ses putains de tympans qui tentaient parfois de gâcher la fête. Kydra prit grand soin de se laver minutieusement avant d'enfiler des vêtements propres et d'embarquer ses affaires survivantes rapportées depuis la navette.

L'humaine rejoignit Tori à la sortie de l'hôpital, une lueur taquine éclairant l'émeraude de ses yeux alors qu'elle contemplait ce paysage qui lui était complètement inconnu. Elle n'avait bien évidemment jamais mis les pieds aussi près du cœur natal des drells. Il s'agissait d'une expérience toute nouvelle, et ici, elle n'était personne. Personne hormis une « invitée » de Tori, ce qui souleva d'ailleurs la question du réel statut que la drelle pouvait avoir pour les siens.

Il doit y avoir des choses sacrément cools à faire ici. J'imagine que ça ne pose pas de problèmes si je prolonge mon séjour quelques temps ?

Sans attendre la réponse de Tori, Kydra vint se coller dans son dos avec un sourire, croisant ses mains au niveau de son abdomen et posant son menton sur son épaule.

Tu pourrais me montrer toute la magie que recèle cet endroit ?


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Tori Jorunn

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MessageSujet: Re: La croisée des destins   La croisée des destins - Page 2 Icon_minitimeDim 13 Mai 2018, 19:19
« Ce devait être une cuite mémorable. » Conclut la drelle en hochant de la tête très sérieusement. « Je suis une gardienne drelle on ne peut plus efficace. » Le sérieux ne quitta pas la réponse qui ne souffrait d’aucune modestie. « Ne t’en fais pas pour cela. Tu ne m’es redevable de rien. J’aurais pu te laisser mourir. Te sauver était mon seul choix. J’apprécie tes remerciements, cela dit… hm.. de rien, je suppose. » Elle lui sourit doucement. Contrite par la rudesse de ses réponses. Lorsque l’on passe trop longtemps à guerroyer, on perd quelques notions d’interactions sociales basiques.

« Nous sommes chez-moi. A Ehra. La lune de Rakhana sur laquelle ma communauté a établi sa première base. Lorsque tu seras sur pied, je te ferais visiter. »


***
Tori attendait patiemment dans le hall que l’humaine la rejoigne, on l’avait prévenue de sa sortie imminente. Pour le bien de tous, elle avait jugé utile d’encadrer cet élément perturbateur que représentait Kydra. L’humaine pouvait se questionner sur le statut de Tori. Pourtant seule et adossée à un mur, voutée pour consulter son omnitech, il régnait une aura étrangement intimidante. Que ce soit le personnel ou les quelques drells qui se trouvaient à l’accueil, des regards coulés, des changements de trajectoires imperceptibles démontraient qu’elle suscitait quelque chose. Une très grande peur ou un respect profond, difficile à dire. A la vue de Kydra, Tori se redressa et avança vers elle. Nul doute que l’attention latente se teintait d’une curiosité à peine voilée autour des deux femmes.

« Tu peux rester, bien sûr. J’ai des horaires adaptables je pourrais t’accompagner normalement sans trop de difficulté. »

« Je ne suis pas certaine que ta définition du mot cool convienne à cet endroit, de magie encore moins. »
Elle délogea gentiment l’humaine, l’invitant à la suivre d’un mouvement de tête.

A l’extérieur, la température était plutôt élevée et le soleil de plomb. Pour ne rien arranger, comme souvent, un vent vicieux s’amusait en bourrasque à faire voltiger le sol poussiéreux. Les bâtiments de la colonie étaient tous du même acabit et suivait un modèle strict d’efficacité neutre. Tori lui expliqua qu’elles se trouvaient sur une des artères principales et qu’en marchant elles étaient à une dizaine de minute du centre. L’humaine fut donc invitée à dérouiller sa carcasse engourdie en préambule. La zone résidentielle était très calme et il n’y avait guère âme qui vive dans les rues étriquées. Les caissons étaient disposés en réels dédales, que l’on pourrait comparer aux habitations antiques humaines des pays arabes au climat arides et sableux. Le but était commun, éviter de créer des courants et voie d’accès au vent.

La place principale n’était pas plus animée à cette heure de la journée. Elle faisait face à un très volumineux bâtiment, moderne et visiblement bien équipé.

« C’est notre cœur organisationnel. Tu y trouves les locaux administratifs, la caserne, cantines… et l’Ecole. C’est ici que j’ai été formée depuis la septième année dans la plus stricte efficacité. »
Elle observa l’humaine aux cheveux malmenés, décidément elle ne voyait pas l’intérêt de tels attributs capillaire. Étrange sélection naturelle que leur espèce avait choisie là.

« Je travaille maintenant dans l’administration auprès du conseil et plus particulièrement, je seconde la cheffe de notre diplomatie. Tout en gardant une activité martiale pour les missions d’élite requérant de l’expérience. »

« Après… il y a jouxtant la zone résidentielle une zone de commerce et autres artisanats. Cela dit, à part du sable et des drells, il n’y a pas grand-chose d’autre ici. C’est bien loin de l’agitation d’Omega et des cités. Cette colonie doit compter actuellement environ 300 têtes. »

Une patrouille, en tout cas, trois drells vêtus d'une sorte d'uniforme beige passant non-loin d'elles adressèrent un salut protocolaire à Tori qui leur répondit d'un geste plus nonchalant.

« Est-ce qu’il y a quelque chose qu’il te plairait spécifiquement de voir ? »

HRP:
 
Kydra Lifith

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MessageSujet: Re: La croisée des destins   La croisée des destins - Page 2 Icon_minitimeJeu 30 Aoû 2018, 14:43
Voilà un climat qu'elle n'avait guère l'habitude de côtoyer, l'exemple le plus proche qui pouvait lui venir en tête était Maitrum mais l'astre lui avait pourtant semblé bien moins sauvage que les terres qu'elle foulait actuellement. Un territoire des plus inhospitaliers qui aurait parfaitement convenu à un groupe de hors la loi cherchant à se dissimuler aux yeux des conciliens ou des gros bras des Terminus. Mais c'était tout un peuple qui vivait ici, un peuple qui s'était volontairement exilé en terres hostiles poussé par ses idéaux.

Kydra leva la tête tandis que le vent plaquait sa chevelure de jais le long de son visage, grimaçant quelques fois quand des rafales venaient siffler un peu trop près de ses tympans encore fragiles. Elle n'avait jamais vraiment réalisé ce qu'était Amonkira mais tout lui semblait plus clair maintenant qu'elle pouvait poser les yeux sur son œuvre. Les paroles de Tori n'en paraissaient que plus limpides, en un sens, son combat n'était pas si différent du sien.

Les deux femmes s'arrêtèrent face à un gigantesque bâtiment, cœur de la colonie et de sa vie sociale. Kydra ouvrit des yeux ronds lorsque Tori lui apprit que c'était là qu'elle avait été formée depuis son plus jeune âge. La drelle avait donc passé toute sa vie ici ? Bien que son rang lui permettait visiblement de voyager à travers les étoiles, il lui été presque inconcevable d'imaginer passer sa vie dans une parcelle si minuscule de la galaxie. Kydra ne décrédibilisait en rien le travail des drells d'Amonkira qui lui paraissaient de plus en plus sympathiques, mais elle avait bien trop la bougeotte pour s'attacher si longtemps à un territoire.

Ou peut être était-ce hypocrite de penser ainsi ? Car après tout, n'était ce pas son rêve que de pouvoir fouler à nouveau le sol de la Terre un jour ?

Kydra chassa ses pensées d'une secousse et entreprit d'entamer l'escalade du bâtiment qui lui faisait face. Elle ne força pas plus que nécessaire sur sa musculature encore endolorie et trouva une corniche à mi chemin du sommet, suffisamment haute cependant pour lui offrir une vue imprenable sur la colonie.

Ce symbole de civilisation entouré par les sables, quelque chose de très exotique se dégageait de cet endroit et la jeune humaine comprit rapidement d'où provenait cet aura qui se dégageait si souvent de la drelle l'accompagnant. Il y avait quelque chose d'irrésistible en ces lieux, dans cette culture qui ne souhaitait rien d'autre que se faire une place dans la communauté galactique. C'était presque comme si une pointe de remord émergeait timidement dans l'esprit de Kydra, celui de ne pas avoir éprouvé plus tôt le moindre intérêt à l'égard de ce peuple.

Elle leva la tête, observant les cieux, tentant de percer les nuages de son regard. Elle se savait appartenir à un autre monde, et elle savait que les lignes du destin commençaient lentement à se croiser, prêtes à faire déferler à nouveau une tempête de causalité. Mais en cet instant, elle se sentait flotter, comme dans une dimension irréelle, comme si tout ceci n'était que pure invention de son esprit. Son regard s'abaissa alors jusqu'à croiser celui de Tori. Le visage de la drelle la scrutant déclencha une bouffée d'affection et lui confirma que tout ce qu'elle ressentait ici était bien réel.

Le vide qui s'étendait par delà ses jambes lui fit constater qu'elle s'était un peu trop bien perchée, il lui fallut rapidement demander l'aide biotique de sa compagne pour pouvoir regagner le sol. Une lévitation l'entoura alors et la fit redescendre jusqu'à la terre ferme.

J'imagine un navire fendant le sable, Tori debout sur sa proue, prête à déchaîner sa puissance sur la machiavélique probatrice pour libérer la princesse Lifith.

Lorsque Kydra toucha de nouveau le sol, elle ne put s'empêcher d'offrir un grand sourire à sa compagne. Elle éprouvait désormais un tout nouveau respect pour elle et le peuple qu'elle défendait. Respect qui malgré son attitude désinvolte, pouvait se ressentir dans ses paroles et ses actes.

Elle décida d'ailleurs de le démontrer, plaçant son poing sur sa poitrine et s'inclinant devant Tori.

Je suis heureuse de pouvoir visiter ces lieux en ta compagnie, d'autant plus que j'ai désormais une dette envers vous tous.

Kydra se redressa, plongeant son regard dans celui de Tori.

Ma petite princesse du désert...

Elle croisa les mains dans son dos et se pencha en avant.

J'aimerai beaucoup voir l'endroit où tu vis, si tu ne vois aucun inconvénient à m’accueillir dans ton foyer.


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Tori Jorunn

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MessageSujet: Re: La croisée des destins   La croisée des destins - Page 2 Icon_minitimeLun 03 Sep 2018, 10:04
« Tu as une imagination débordante… » Sourit-elle à la remarque. « Suivez-donc votre chevalier, Princesse. » Elle cligna délicatement de ses doubles paupières.

Elle était très touchée par la marque de respect que sa camarade humaine lui avait démontrée. Parce que c’était Kydra déjà, et que pour que cette anarchiste en puissance soit capable de le faire était déjà étonnant. Ensuite, parce qu’il y avait peu de personne de ses connaissances qu’elle emmenait ainsi chez elle. Il est différent d’être soutenu par un ami, que par un inconnu. C’était un résonnement logique, mais elle n’avait pas encore pu le mettre en application. Elle fouilla dans sa mémoire. Les siens étaient son sang, mais d’amis à l’extérieur… elle n’avait réellement qu’Abbadon. Ainsi donc, la courte liste s’élargissait à Kydra.

Il n’y avait pas beaucoup de chemin à faire, à dire vrai. Elle vivait à proprement dit en face de son lieu de travail, dans un bâtiment similaire à tous les autres. Elle salua une voisine qui vivait visiblement dans le bloc du rez-de-chaussée et était en train de nettoyer ses vitres. La drelle portait, une jupe longue et un haut très échancré. Ses grands yeux sombres scrutèrent Kydra sans malveillance apparente, sa peau écailleuse était d’une teinte brunâtre. Tori ne s’attarda nullement et continua à monter l’escalier extérieur. L’empilement de caisson s’arrêtait au troisième étage, c’est dans cet « attique » que Tori s’arrêta. Elle ouvrit la porte et entra. Alluma à sa gauche le pad de contrôle qui enclencha la ventilation et la lumière.

La pièce n’était pas froide ou vide. Bien que simple, la décoration était chaleureuse. Cette impression résidait certainement dans l’assemblage d’étoffe et de tapis qui la parsemait. La pièce principale était équipée d’une cuisine, de meubles de rangement et d’un salon. Comme dans toutes ces installations, l’espace et les rangements étaient rentabilisés au maximum. Derrière une porte, une petite chambre qui contenait ne pouvait contenir qu’une couchette et une petite table de nuit et une salle d’eau exiguë.

« Alors, voilà, mon palais. On a connu plus faste, mais c’est confortable… »

Les objets affichés en décoration étaient plutôt hétéroclites et ont pouvait deviner une provenance intergalactique. Une étoffe quarienne, se mêlait avec une photographie d’une ville humaine. A gauche, une sculpture reproduisant une fresque krogane des ruines de Touchanka, si Kydra pouvait en reconnaitre le genre. Un souvenir de sa chamane préférée, Kalank Dralot. Il y avait quelques cornes et crânes d’animaux, une statuette de drell. Dans le référentiel de Kydra pouvait trouver une comparaison dans les tentes de nomades des déserts humains, du temps où l’humanité était encore jeune.

Elle enclencha la bouilloire pour préparer une boisson. Puis ôta ses bottes et sa veste. Comme à son habitude, sous ses vêtements, elle portait des habits moulants et permissifs. Kydra avait pu remarquer que la mode drell était aux vêtements pratiques et contrairement aux autres, humains, asari, etc. la nécessité de couvrir une poitrine inexistante, n’était pas de mise.

« Vas donc te laver, je vais te prêter des vêtements. Ça fait un moment que tu n’as pas pu te changer. »


Son omnitech sonna et elle décrocha.  « Oui… … non, tout va bien. Dis à Brimn’a que je serais encore un peu absente… non… je remplirais le dossier depuis chez moi… quoi ? Non, non… je ne sais pas encore, elle a besoin de se reposer, je la garde encore avec moi. … ahaha… nooon, mais vraiment pas alors… de quel dossier tu parles ? ….. ah…. …. Oui, eh bien, je peux donner mon avis, mais vous le connaissez déjà, c’est de la connerie et combien d’argent on va mettre encore dans des projets aussi incertains ? … Bon, pas de soucis. Allez, les Trois te gardent ! Bye. »

Elle tira un récipient d’une armoire et de quoi faire une infusion. L’omnitech sonna à nouveau et la drelle pesta. Pas moyen d’être tranquille.

« Salut Rubert, comment vas-tu ? … bien, bien… qu’est-ce que je peux pour toi ? … Non, pas pour l’instant. Je ne crois pas qu’il y ait de mission de planifiée ces semaines. Enfin, rien pour moi. … quand ça ? Tu n’as personne d’autres pour l’entraînement ? … Ca m’arrangerait oui… Bon, tiens-moi au courant. »


Ici, il y avait toujours quelqu’un pour lui demander quelque chose. Cet endroit était sa maison, mais il n’y passait jamais beaucoup de temps. Si elle voulait se reposer, elle choisissait une destination autre, loin d’ici. Il y a toujours des revers aux médailles, c’est ce qu’on dit. Pour l’instant, elle s’occupait de Kydra. Elle s’assit sur le canapé et posa les tasses fumantes qu’elle posa sur la table basse.  Elle attendit que l’humaine ait terminé.
Kydra Lifith

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MessageSujet: Re: La croisée des destins   La croisée des destins - Page 2 Icon_minitimeDim 20 Jan 2019, 16:57
Une chaleur accueillante et bienveillante se dégageait par vagues ici et là, mais sans jamais verser dans l'intoxication ou l'opulence. Les lueurs se reflétaient sur les étoffes, tissus et peintures issues de cultures diverses et variées pour accueillir le visiteur dans une douce sérénité. Quelques inspirations suffisaient à constater que l'air y était frais et reposant, tranchant agréablement avec l’atmosphère extérieur, chaude, sèche et gorgées de sable. Une tanière qualifiée de modeste mais qui regroupait pourtant tout le charme attendu de cette chose que l'on appelait un foyer.

L'appartement était au goût et au style de Kydra, constatant par ailleurs qu'il ne devait pas être beaucoup plus grand que le sien, si ce n'est équivalent. Se retrouver ainsi chez Tori avait en tout cas quelque chose d'excitant, outre le fait de partager l'intimité de cette sublime créature, il s'agissait surtout du principe de démystification. L'imagination débordante de la jeune femme avait tendance à concevoir et à sublimer sa représentation du foyer des autres, si bien qu'en se rendant sur place l'endroit avait déjà une connotation presque biotique à ses yeux. Ou magique plutôt, mais ça revenait au même après tout non ?

Ce fut d'ailleurs une Kydra entièrement nue qui emprunta la petite salle de bains, pliant délicatement ses vêtements récemment retirés sur le côté. Elle en profita pour s'observer dans le miroir, vérifiant si une marque physique s'était ajoutée sur son corps pendant son inconscience. Lorsque le regard émeraude de la jeune femme croisa l'expression féroce du crâne butarien tatoué sur son épaule, elle l'imita, serrant les dents et grimaçant devant la glace.

Kydra s'estimait heureuse de n'avoir aucune véritable séquelle suite à son exposition au vide spatial. Si cela était en grande partie dû à l'aide de Tori, l'humaine avait également eut une chance inouïe de subir une brèche si infime dans sa combinaison. Elle se replongea dans la scène, sentant l'air l'abandonner peu à peu, son corps se contractant et la trahissant de toute part alors qu'un silence et un froid terrible comme elle n'en avait jamais senti auparavant commençait à l'envahir.

Elle avait toujours entendu parler de la peur que pouvait engendrer le vide spatial bien sûr, la solitude, l'isolement, le stress voir même la panique avec les cas les plus aiguës, mais jamais cette phobie ne l'avait réellement atteinte d'une manière ou d'une autre. Elle était pourtant forcée de reconnaître que ses souvenirs, tout éphémères fussent-ils, la terrifiaient.

Chassant ses pensées d'une secousse de la tête, Kydra pénétra dans la douche et entreprit un nettoyage relaxant dont elle avait bien besoin. S'emparant du pommeau de douche, inconsciente du danger, la jeune femme se raidit soudainement et retint à grande peine un cri lorsqu'elle sentit la morsure de l'eau sur sa peau. La pression et la température préréglées pour les écailles d'une drelle ne convenaient pas vraiment à une peau humaine, chose qu'elle venait de découvrir sur l'instant.

Une fois la température idéale atteinte, la jeune femme accrocha le pommeau et se laissa aller à une détente bien méritée, fermant les yeux et savourant le contact de l'eau presque brûlante sur sa peau. Tous ses muscles se relâchèrent et elle lâcha un soupir de béatitude. Ce fut presque avec regret qu'elle dû quitter cet état pour se frotter avec insistance, s'assurant que la mousse ferait disparaître ce parfum d’hôpital.

En reprenant le pommeau, la main de Kydra effleura l'holo interface de la douche et rétablit ainsi les réglages prédéfinis, l'arrosant une fois encore de cette eau agressive. Grognant de frustration, elle lança un regard noir sur l'ustensile avant de le plaquer violemment contre la paroi, s'assurant qu'il était hors d'état de nuire. Profitant de l'inattention de la jeune femme qui réglait une fois encore l'interface, le pommeau loin de s'avouer vaincu glissa le long de la surface humide, opérant une rotation dans les airs et arrosant ainsi le visage de sa victime qui tentait de le rattraper.

Lorsqu'il rebondit sur le sol, Kydra parvint à le saisir dans les airs et dégaina son omnilame, le tranchant en deux d'un geste sec. Elle contempla alors avec un air supérieur le pommeau de douche ainsi vaincu, posant un pied sur son cadavre pathétique. Mais son expression changea rapidement lorsqu'elle réalisa ce qu'elle venait de faire. Elle tenta désespérément de recoller les deux parties comme par miracle mais sans succès.

Les posant délicatement sur le bord de la douche, Kydra jugea qu'il valait mieux attendre d'être sur le départ pour en informer la propriétaire. Si la rembourser ne la dérangeait absolument pas, elle n'osait en revanche penser à ce que Tori pourrait lui infliger si elle s'en rendait compte plus tôt.

Kydra sortit donc de la douche embuée, s'essuyant et séchant sa longue chevelure de jais. Elle entreprit alors d'enfiler la tenue que Tori avait préparé pour elle, constatant rapidement que cette dernière laissait peu de place à l'imagination. L'absence de poitrine chez les drelles ne nécessitait pas particulièrement aux vêtements féminins de recouvrir cette partie du corps et en ajoutant à cela la différence de taille entre Tori et Kydra, cette dernière se retrouvait donc avec une tenue que l'esprit pudique qualifierait d'impudique. La jeune femme se demanda même un instant s'il s'agissait là d'un acte volontaire de sa collègue avec un léger sourire.

Elle ignorait par ailleurs de quelle façon Tori percevait son corps et cette poitrine humaine. Les goûts n'étaient pas commun à toute une race et variaient d'un individu à l'autre, c'est pour cette raison que Kydra se demandait quel effet pouvait avoir sa nudité sur la drelle. Si ce n'était de l'indifférence, considérait-elle que cette poitrine dégageait un charme exotique ou s'agissait-il simplement d'une excroissance graisseuse immonde à ses yeux ?

D'un geste de la main, elle chassa la buée qui avait recouvert le miroir. Ces considérations libidineuses soulevaient une question d'une importance toute autre. Que représentait réellement Tori pour elle ? Elle avait été autrefois le simple souvenir agréable d'une rencontre éphémère qu'elle n'avait jamais pensé réitérable un jour. Mais bien des choses avaient changé et la drelle s'était désormais fait une place dans le cercle très fermé des personnes auxquelles Kydra tenait.

Cercle qui était exclusivement composé de personnalités extravagantes, l'ambitieux seigneur de guerre Ardak, l'impériale matriarche T'Pradma et désormais la vénéneuse guerrière Jorunn. Vénéneuse ? Kydra gloussa un court instant, l'adjectif lui été venu en tête de lui même.

C'est donc finalement prête que Kydra quitta la petite salle d'eau, avisant sa compagne qui l'attendait assise sur le canapé. La jeune femme écarta les bras pour lui offrir une meilleure vue sur sa tenue.

Alors ? Ça me va bien ?


Elle prit une pose plus lubrique.

Sexy pour quelqu'un qui revient du vide spatial je trouve.

Se rapprochant du canapé, elle prit la tête de Tori dans ses mains et déposa un baiser sur son front.

Merci pour le logis et les vêtements, chérie.

Se vautrant dans le canapé, les yeux émeraudes se fixèrent sur la légère fumée qui s'élevait au dessus de la table basse puis sur les deux tasses qui y étaient posées. Après avoir jeté un rapide coup d’œil interrogatif à Tori, elle s'empara de la tasse de gauche, portant à ses lèvres le liquide qui s'y trouvait. Un arôme savoureux envahit alors ses narines et le liquide bouillant se déversa dans sa bouche.

Ses yeux s'écarquillèrent et Kydra éloigna rapidement la tasse, expirant pour tenter d'atténuer la douleur de ses papilles brûlées. Elle avait toujours eu en général une faible tolérance à la chaleur d'une boisson chaude et les infusions de Tori ne faisaient pas exception à la règle. Collant sa langue à son palais endolori, elle attrapa une cuillère et la plongea à plusieurs reprises dans la tasse, tentant de la refroidir.

En patientant, elle rabattit une mèche noire derrière son oreille et se tourna vers Tori.

J'adore la déco, on voit que tu as beaucoup voyagé. C'est très sympa, je pense que je vais m'y plaire... Non ne t'en fais pas, je ne compte pas abuser de ton hospitalité en m'éternisant ici.

Elle pencha légèrement la tête sur le côté.

Je me contrefous pas mal des dettes et de toutes les conneries du genre. Mais si un jour toi ou un de tes gars ici avez besoin d'aide, vous pouvez compter sur moi.

Elle donna une pichenette sur la joue de sa collègue.

Ou si jamais tu t'ennuies à mourir et que tu veux revoir ton humaine préférée.


Se redressant, la jeune femme embrassa la pièce du regard et loucha un moment sur la cuisine et sur les réserves qui pouvaient s'y trouver. Elle posa délicatement la tasse, abandonnant son entreprise de la refroidir et alluma son omnitech. Pianotant un instant sur l'interface ambrée, elle parvint finalement à trouver ce qu'elle cherchait, le signal des enceintes de l'appartement. Quelques secondes plus tard, une chanson de Dextro Vibes se lança et se mit à envahir le logement de sa mélodie rythmée.

Kydra se leva et tira Tori par le bras, l'enjoignant à faire de même.

L'art de prédilection de l'humaine à la chevelure de jais avait toujours été le chant dans sa jeunesse, mais elle n'était pour autant pas en reste en ce qui concernait la danse. Si ses mouvements manquaient d'harmonie, elle conservait une excellente maîtrise de ses muscles et de sa souplesse. Car elle n'utilisait pas la musique pour se mouvoir, elle se contentait de l'écouter et de laisser son corps s'exprimer comme il le souhaitait, parvenant ainsi à créer une certaine fluidité dans le chaos.

Le tout nouveau duo de danseuses manquait en tout cas d'une synergie évidente, mais ce n'était pas catastrophique pour autant. Kydra fit glisser ses mains derrière le dos et les cuisses de Tori avec l'intention de la porter telle une princesse en détresse. Faisant basculer la drelle sur ses bras, elle se cambra pour la soulever mais se rendit rapidement compte de son erreur. Ayant sous estimé son poids, elle s'affaissa soudainement, posant un genou à terre et serrant fermement sa collègue pour l'empêcher de se fracasser au sol.

Kydra afficha un sourire.

Désolée, j'avais oublié ce « léger » détail...


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Tori Jorunn

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MessageSujet: Re: La croisée des destins   La croisée des destins - Page 2 Icon_minitimeDim 27 Jan 2019, 19:00
Elle observa l’humaine dans ses habits. En effet, leur morphologie était très différentes et le résultat étrange. Bah, c’était ce qu’elle avait trouvé de plus adapté dans le peu qu’elle possédait. Elle fut rassurée de voir que l’humaine ne sembla pas s’en formaliser, bien au contraire. Elle lui accorda un sourire fin. « Certainement. » répondit-elle nonchalamment à sa pêche au compliment. Kydra était un spécimen qui avait les caractéristiques d'attraits sexuels des humains. Sportive, des mamelles proportionnées, des courbes rondes... il lui semblait ne pas avoir menti en affirmant qu'elle était jolie. Elle ne réagit pas lorsque le baiser fut déposé sur son front. Elle analysa la coutume raciale et souffla un de rien.

« J’ai au cours de mes missions dû voyager à travers toute la galaxie. Cela ne m’a pas réellement permis de m’intéresser à la culture ou à la beauté des paysages dans la plupart des cas. J’ai ramené quelques souvenirs, certains… appartiennent à ma mère ou mon père. Ils étaient marchands dans leur jeunesse. »
Elle haussa légèrement une épaule fataliste, exécuter des ordres demandaient de la préparation parfois, mais les zones étaient très ciblée. Pas de regret, juste un constat un peu froid. « J’aime beaucoup voyager, cela dit. Je n’ai malheureusement pas réellement de vacances. » Sauver une race est une occupation très chronophage. Sa vie était littéralement dédiée aux siens. Elle en tirait une certaine fierté qui l’aidait à accepter les quelques sacrifices personnels.

Suite à la pichenette, la collerette s’agita d’une vague sifflante. Le regard en coin qu’elle lui adressa était amusé. « Merci, je leur dirais. » Pour sa part, elle n’escomptait pas avoir besoin d’aide. Il est évident que pour sa cause, elle saurait se souvenir de cette offre.

Elle était donc là, assise, confortablement, à siroter son infusion lorsque le boum, boum des enceintes lui fit cligner des doubles paupières, surprise. La seconde surprise, fut son bras saisi et la détermination de l’humaine à la tirer. Sa tasse se renversa, elle trébucha sur la table et grogna une injure tout en suivant, malgré elle, le mouvement. Cette humaine, préférée ou pas, avait le don de perturber toute tranquillité.

S’il n’avait fallu que trémousser son derrière pour lui faire plaisir, cela aurait été supportable. La tentative de porter fut la cerise sur la gâteau trop cuit. Vlan. La douleur ne fut pas conséquente, l’humaine ayant partiellement réussi à amortir la décente.

« C’est toi qui n’est qu’une humaine maigrelette ! »
Rit-elle en la poussant pour se lever. Le geste n’était ni agressif, ni colérique et encore moins violent, mais elle y avait mis assez de force pour que l’humaine perde ses appuis et soit obligée de rouler en arrière. Non, mais.

Elle baissa le volume sonore, espérant que ses voisins ne seraient pas trop fâchés pour cette incartade à la tranquillité du quartier. Elle alla se reposer sur le canapé, massant légèrement son postérieur. Malgré les muscles, la chute avait été rude. Plus de danse pour aujourd’hui.

« Tu comptes retourner sur Oméga ? »


Demanda-t-elle, curieuse de savoir ce que comptait faire l’humaine. Après tout, son tour dans l’espace lui avait peut-être offert de nouvelles perspectives. Elle était tout de même un rien soulagée de savoir que cette tornade vivante n’envisageait pas de s’établir plus durablement dans leur colonie. Elle espérait aussi recadrer l’agitation ambiante sur une discussion plus posée.

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