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 La croisée des destins

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Estomac Tendre
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MessageSujet: La croisée des destins   Mer 10 Jan 2018, 23:45
Intervention MJ : NonDate : Janvier 2203 RP Tout public
Kydra LifithTori Jorunn
La croisée des destins





Lusia. Un nom désormais presque oublié, enterré suite à des millénaires de guerres et de ravages, mais qui avait pourtant occupé une place de choix au sein de l'histoire galactique, déclenchant l'un des conflits les plus meurtriers que la Voie Lactée ait jamais connu. Mais la resplendissante colonie asari n'avait désormais plus rien à voir avec son sanglant passé. Monde luxuriant ouvert au tourisme et à l'apaisement de l'âme, il était devenu un symbole de paix et une fenêtre ouverte à la puissance des républiques au sein de la galaxie. Ses magnifiques nuances colorées digne d'un monde éden étaient visibles depuis l'espace, et c'était un spectacle des plus appréciables pour tous ceux qui avaient l'occasion d'y poser leur regard.

Une légère secousse traversa l'appareil mais le pilote ne sembla pas s'en effaroucher. Il s'agissait d'un humain en armure de la tête au pied, et aux commandes d'une navette qui se trouvait actuellement en orbite autour de Lusia. Une petite photo enfermée dans un cadre à l'ancienne trônait au dessus de son tableau de pilotage, représentant un homme d'une quarantaine d'année et ce qui semblait être sa fille affichant un grand sourire à l'objectif. Le reste de la cabine était plutôt sobre, hormis l'étrange présence d'une plante exotique près du pilote qui semblait se pencher près de la vitre, comme pour avoir un meilleur aperçu du vide spatial.

Daniel de son nom, s'arracha à la vue de Lusia, il s'apprêtait à entamer les délicates manœuvres d'entrée en atmosphère. La navette semblait plutôt récente mais portait déjà les marques profondes des nombreuses péripéties qu'elle avait dû subir. Elle transportait bon nombre de colis, Daniel effectuait ses livraisons de planètes en planètes, explorant, découvrant, s’émerveillant au gré de ses courts mais nombreux séjours sur chacune de ses destinations. Aujourd'hui, il s'agissait de Lusia, il était rare qu'il ait à voyager aussi profondément dans les systèmes conciliens, mais c'était une nouveauté dont il ne se plaignait pas.

***

Ce sera l'histoire d'une petite semaine, nous vous recontacterons lorsque nous constaterons un avancement.


L'asari avait annoncé la nouvelle d'une voix qui se voulait autoritaire, joli contraste avec celle grave et incertaine de Daniel.

Une semaine !? Il n'y a vraiment aucun moyen de raccour...

Nous sommes débordées actuellement, votre vaisseau jouira de toutes les réparations dont il a besoin, mais cela va nécessiter du temps.

Évidemment, il n'existait aucun moyen de modifier la durée, pas avec le salaire d'un livreur semi indépendant. Ce fut sur ces mots que l'asari pris congé de l'humain, s'éloignant en direction des autres clients qui l'attendaient déjà. L'homme posa un instant sa main sur son casque avant de s'éloigner à son tour. Sa navette s'était ajoutée au nombre incommensurable de vaisseaux arrimés dans ce gigantesque spatioport, lieu de transitions très fréquenté pour une colonie touristique. La carlingue avait subi quelques dégâts qu'il valait mieux évaluer avant de repartir pour un voyage FTL, condamnant Daniel à rester sur place tant qu'il n'avait pas à nouveau la permission de décoller.

L'homme quitta le spatioport avec ses maigres effets personnels, toujours équipé de son armure. Choisir de rester ainsi vêtu de sa tenue de protection pouvait sembler excessif, il ne s'agissait cependant pas d'un choix, mais d'une nécessité. Daniel avait en effet eu un grave accident plusieurs mois plus tôt, lorsque des pirates avaient attaqué sa cargaison. Il avait survécu de justesse à une explosion au prix de très profondes brûlures, et ne pouvant se payer une reconstitution corporelle complète, il avait dû apprendre à vivre avec la faiblesse de sa nouvelle peau. Il ne pouvait être exposé à aucune lumière, qu'elle soit d'origine naturelle ou artificielle, et ne pouvait donc se permettre de quitter sa combinaison ou son armure, que dans l'obscurité la plus totale.

Un nouveau mode de vie qui n'avait au final rien de véritablement handicapant pour un homme qui passait le plus clair de son temps au commande de sa navette. Au moins avait il soudainement éprouvé un grand intérêt pour les différentes méthodes d'ingestion des quariens via leur combinaison, des connaissances très utile à appliquer en public.

***

Daniel pénétra dans sa petite chambre d'hôtel, l'austérité de l'endroit ne le choqua pas vraiment, habitué qu'il était à envisager la luxure uniquement de manière utopique. Il y déposa son maigre baluchon et verrouilla le sas de l'entrée à plusieurs reprises. L'homme vint alors se placer devant le lit, faisant face aux deux fenêtres de la pièce qui donnaient vue sur le reste de la florissante cité asari.

Chose alors impensable, ses mains vinrent se placer de part et d'autre de son casque, le décrochant délicatement du reste de l'armure et le soulevant dans les airs, exposant ainsi son visage à la lumière qui pénétrait dans la chambre. Une longue chevelure noire se déversa soudainement sur son torse. Une mâchoire féminine, des lèvres fines et un regard vert émeraude...

Kydra Lifith déposa le casque sur le lit avant de détacher rapidement les autres compartiments de son armure. Elle se retrouva uniquement vêtue de ses sous vêtements, son corps de guerrière, musclé et féminin à la fois, baignant dans la lumière du jour. Un long soupir se mit à franchir ses lèvres tandis qu'elle savourait la sensation de l'air sur sa peau, l'armure de l'homme dont elle avait pris la vie dans tous les sens du terme traînant à ses pieds.

Cela faisait plusieurs mois que Kydra avait disparu. La paranoïa quasi perpétuelle dans laquelle elle avait baigné lui avait fait prendre une décision. Son vaisseau s'était dirigé dans le berceau de Siegfried et elle n'avait soudainement plus laissé la moindre trace. Elle menait une vie simple de livreur désormais, à l'aide de cette armure masculine et de ce synthétiseur vocal. Loin des assassins de Shoran, loin de la probatrice, loin des enquêteurs de l'alliance, loin de tout ce stress dévorant, à l'abri derrière cette nouvelle identité qui lui permettait de voir la galaxie avec un regard complètement neuf.

Même les événements qui avaient suivi Fehl Prime ne lui avaient pas apportés autant de stabilité mentale. Pourtant, même si Kydra avait appris à savourer ces moments de paix, sa véritable nature n'était jamais vraiment bien loin, son sang en ébullition, son corps si impatient de ressentir à nouveau l'extase. Plusieurs fois les semaines qui avaient précédé, cette idée lui avait trottée dans la tête. Peut être était-il temps d'abandonner Daniel et de redevenir Kydra la fille d'Anton, la reine pirate. Cette dernière escale prolongée pouvait-elle symboliser la reprise de service de Scylla, de l'assassin d'Oméga, ou de n'importe quel autre surnom pompeux et ridicule sorti d'on ne savait quelle colonie ? D'une légère secousse de la tête, l'humaine chassa ses pensées. Elle était bloquée sur cette planète pendant plusieurs jours et absolument rien ne pressait, elle aurait tout loisir d'y réfléchir à nouveau.

Le naturel de Kydra reprit alors immédiatement le dessus. En quelques bonds, la jeune femme se dirigea vers l'unique porte de la pièce, celle qui menait à la salle de bains. Quelques mèches noires précédèrent une tête qui se décala lentement de l'encadrement de la porte pour en observer l'intérieur. Le regard émeraude se posa alors sur la baignoire qui trônait au milieu de la petite pièce tandis que le corps venait lentement rejoindre la tête.

La jeune femme s'accroupit à côté de la baignoire et la tapota du bout des doigts un instant, écoutant le bruit métallique en penchant la tête sur le côté. Ses doigts longèrent alors la surface, remontant petit à petit jusqu'à une extrémité et pianotant finalement sur une interface lumineuse. Le remplissage de la baignoire commença dès qu'elle eut terminé, l'eau bouillante et savonneuse répandant déjà une odeur des plus agréable dans la minuscule pièce et le corps de la jeune femme se mit à frémir devant ce petit plaisir qu'elle était sur le point de s'offrir.

***

Le sas glissa derrière Kydra avec un bruit suffisamment dérangeant pour comprendre que le mécanisme devait être endommagé. L'humaine était de nouveau enfermée sous son armure, se tenant devant l'entrée de l'hôtel, sur l'une des terrasses qui reliait les infrastructures asari entre elles. Des myriades de skycars obstruaient le ciel, symbole de l'effervescence presque intarissable de la colonie, laissant dans leur sillage un bruit qui venait se mélanger avec les annonces publicitaires et autre news diffusées à même la rue. Cet endroit était gorgé de vie, et il tardait à l'humaine d'en explorer les recoins les plus sombres, emplie d'une envie presque malsaine de pouvoir profiter très ironiquement des délices de la vie sur un monde asari.

La jeune femme enroula une écharpe autour de son armure pour se donner un style et s'engagea d'un pas motivé sur la terasse.



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MessageSujet: Re: La croisée des destins   Ven 12 Jan 2018, 01:34
La journée avait pourtant bien commencé.

Voici ce qu’elle pensa alors que son corps s’envolait délicatement, fracassé par une vague biotique qui l’avait envoyé valdingué par la fenêtre. Au moins, ladite fenêtre était ouverte. Le monde vola dans tous les sens alors que son corps subissait l’inertie de l’explosion.

Tout avait commencé dans un de ces petits bars cosy. La drelle s’y était rendue pour se détendre et profiter d’un peu de repos à l’issue d’une mission. Elle n’y avait pour commencer par consommé d’alcool mais une de ces superbes décoctions de plante. Elle aimait leurs parfums colorés, épicé ou suave qui se déroulait dans son palais, pour venir mourir au fond de sa gorge. Ah, ça lui émoustillait la collerette ! Et plus sérieusement, elle était détendue, affalée dans un fauteuil aux coussins d’une tendresse déconcertante. Qu’il était bon de n’avoir rien à faire.

Elle eut même le droit à un peu de compagnie, une asari vint lui demander permission de s’assoir à ses côtés. Puisqu’elle était d’une politesse exemplaire, la drelle accepta évidemment sa proposition. Inutile de préciser qu’elle était magnifique, elles le sont toutes ces bleutées ! Les Trois lui en soient témoin ! Ainsi donc, cette dame s’assit et eut lieu une discussion charmante. Intéressante de sur croit, c’est ce qui est pratique avec ces belles dames, à force de vivre si longtemps on apprend forcément quelque chose.

Inutile de dire qu’une mémoire éditique c’est hautement pratique dans ce genre de situation. Cette gorge qui d’une élégance indéniable menait à un décolleté affriolant qui ne pouvait décemment pas être oublié. Il faudra avouer que c’est surtout la main, tout sauf innocente qui se posa sur sa cuisse qui acheva de la persuader quand la belle lui susurra un très classique, je n’habite pas très loin si tu désires poursuivre cette conversation dans un cadre plus sympathique. Pourquoi pas, avait-elle répondu. Pourquoi pas ?! Bien sûr, toujours garder un air digne et blasé pour ne pas paraître trop ferrée. Eh.

Avouons également, qu’aucun doute ne traversa son esprit quand elle suivit la bleutée et son … magnifique… dansant… galbé… ah… quel postérieur ! Par les Trois, elle tomberait presque amoureuse, là, sur le champ. Les choses furent tout aussi parfaite, la belle habitait un petit appartement très coquet et bien rangé. Rien d’alarmant et comme elle ne ressentait rien de malsain, elle se laissa volontiers charmer. Un peu de piment dans sa vie, ça ne pouvait pas lui faire du mal.

Là où les choses se gâtèrent… c’est que les mains de la bleutée venait à peine de la délester de ses vêtements pour la laisser dans ses sous-vêtements que la porte s’ouvrit. L’asari qui entra sembla tout sauf heureuse de les voir dans une position aussi éloquente. La drelle eut juste le temps de s’extirper de sous sa presque amante, que l’autre avait déjà agrippé sa congénère par la nuque en la traitant de trainée. Bien déterminée à les laisser régler leurs histoires de couple, la drelle ramassa sa chemise et s’apprêtait à déguerpir sans demander son reste. Bienséance la plus élémentaire.

C’est là que les choses ont véritablement mal tourné. Au lieu de blâmer sa libertine de compagne, la seconde asari sembla très décidée à s’offrir des nouvelles bottes en peau de drell ! Il faudra qu’elle pense à faire déposer une mention espèce protégée auprès du conseil.

Voilà pourquoi Daniel vit, de la fenêtre du troisième étage une explosion de biotique et un corps verdâtre littéralement voler et s’écraser contre la paroi de l’immeuble de l’autre côté de la rue. A la fenêtre, une asari se montra et proféra un flot d’injures. L’autre individu avait visiblement réussi à amortir sa chute et à se stabiliser grâce à son omnilame entre autre chose. La position restait scabreuse, suspendue au-dessus du vide. La situation se compliqua alors que l’asari dégaina son pistolet et se mit à arroser la façade en direction de la personne éjectée. Un retour de tir de la personne accrochée du mur obligea l’autre à se reculer dans la pièce. Ce léger répit fut saisit par l’autre pour effectuer une prouesse de grimpe. Enfin, de descente. A une vitesse surprenante, la créature descendit, semblant par moment presque tomber. Pourtant, ses pieds touchèrent le sol de manière presque délicate. Enfin, vu de loin, parce que de près, c’était une véritable débandade.

Toujours en culotte, enfin boxer, pour ce que ça change... sa chemise était tombée dans l’équation. Ah. Elle repéra le bout de tissu au milieu de la rue. Ce n’est pas parce qu’elle était aussi plate qu’une planche qu’elle devait tout montrer à tout le monde. A la fenêtre, les tirs repris, la drelle piqua un sprint. D’une glissade elle récupéra la chemise et avoina la belliqueuse amante. La course repris et c’est à ce moment-là, que son destin rencontra celui du fameux Daniel. Percuta sera le terme, trop occupée à s’assurer que l’autre n’était pas en train de l’ajuster, elle courrait sans regarder devant elle.

Ce qui n’est pas une chose recommandable à faire.

Inutile de préciser aussi que de se prendre une armure alors qu’on est si peu vêtue, ça fait mal.

Merde.
Quelle sale journée !


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Estomac Tendre
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MessageSujet: Re: La croisée des destins   Dim 14 Jan 2018, 00:55
Bon sang, ça n'avait ni queue ni tête. Les vociférations de l'homme qui avait emprunté l'esplanade faisaient parfois se retourner quelques têtes surprises ou dérangées. L'holoplan en trois dimensions de la ville fournit sur Omnitech était complètement inutilisable, impossible de se repérer ni dé prévoir à l'avance quel chemin était réellement employable dans ce dédale de géants métalliques.

Kydra avait alors fouillé dans son baluchon qui ne la quittait jamais, contenant certains de ses plus précieux effets personnels, y écartant sa peluche krogan pour en sortir un plan papier cette fois ci. Mais rien à faire, elle ne parvenait pas à s'orienter sur cette foutue planète, retournant désormais le dépliant illisible dans tous les sens dans le vain espoir de repérer une quelconque destination et un itinéraire y menant.

Ce fut donc après quelques instants que Kydra jeta le plan au sol, déchargeant sa frustration en dégainant son arme de poing à la hanche et en tirant sur la misérable feuille de papier. L'humaine rangea son canon lourd et se mit à regarder alentour avec inquiétude, se rappelant soudainement qu'elle n'était pas sur Oméga ni sur un monde pirate. Ses pas s’accélérèrent alors subitement tandis qu'elle s’éclipsait des lieux en essayant de se faire toute petite, ou tout du moins, autant que cela était possible avec une armure masculine.

Sa progression fut cependant une nouvelle fois interrompue par une explosion cette fois ci. Elle leva la tête, observant les effluves bleues rémanentes de la déflagration biotique qui avait eu lieu dans l'un des immeubles, mais observant surtout le corps qui venait de s'offrir le luxe de voler jusqu'à la paroi d'en face. Un court échange de tirs força Kydra à se mettre instinctivement à couvert, même s'il était évident que les balles ne lui étaient pas destinées.

Ce qui s'avéra être une drelle parvint à atteindre le sol avec une aisance relative et sans se disloquer la colonne vertébrale. Kydra tenta alors de se rapprocher de la scène afin d'offrir son aide, mais la rescapée avait déjà repris sa course, essuyant toujours des tirs. L'humaine vit la drelle lui foncer dessus et n'eut pas le temps de l'esquiver.

Atten...

Un bruit sourd symbolisa le violent choc entre les deux destins. Même sous son armure, Kydra avait reculé de quelques pas alors elle n'imaginait pas à quel point l'impact avait dû être violent pour la pauvre drelle. Cette dernière était recroquevillée, visiblement bien sonnée. Une impression très étrange s'empara de Kydra maintenant qu'elle la voyait de près, elle n'arrivait pas à savoir quoi exactement, mais l'inconnue venait de réveiller quelque chose en elle. On ne pouvait pas vraiment dire qu'une aura particulière se dégageait de la drelle en cet instant précis, mais il y avait autre chose...

Kydra se baissa pour l'aider à se redresser, lui tendant sa main.

Est ce que vous allez bien ?

Question idiote et ô combien futile mais pourtant presque fondamentalement obligatoire. La drelle releva alors son visage vers Kydra et tout s'arrêta soudainement. L'humaine fut projetée deux ans en arrière, à une époque où elle n'était encore qu'une simple assassin au service des pacificateurs traquant sans relâche Jikew, l'ancien bras droit de Shoran. Une robe, une collerette, des écailles et quelques coups de pieds merveilleusement bien placés, un seul nom se forma dans son esprit.

Tori.

Les deux femmes ne s'étaient côtoyées que le temps d'une journée, mais cette rencontre avait profondément marqué l'esprit déséquilibré et instable qu'elle possédait encore à l'époque. De nombreuses fois l'image rémanente de Tori était apparue dans ses cauchemars et même directement lors de son combat final contre Jikew. Cet être dont la rencontre avait été si fugace qu'elle en était même venue à douter de sa réalité, cette image de la drelle qu'elle avait depuis longtemps attribué à ses rêves et ses désirs d'autrefois, cette femme était désormais là, juste devant elle, levant ses fascinants yeux sauvages dans sa direction.

Kydra recula de quelques pas, tentant d'encaisser le choc de cette vision et de cette avalanche d'émotions qui se déversait en elle. Une autre rafale de tir ne lui en laissa cependant pas le temps, et l'humaine plongea en avant pour tirer la drelle et l'emmener à l'abri derrière un immeuble. A moins que l'asari courroucée n'en vienne jusqu'à la chercher ici, elle y était en sécurité. Kydra s'accroupit alors à ses côtés et se tourna vers la rescapée.

La vache, je ne sais pas ce que vous lui avez fait mais...

C'est à cet instant que Kydra constata réellement pour la première fois la tenue très légère de Tori. Seul un boxer venait recouvrir ses hanches et apporter un minimum de décence à l'ensemble. Un boxer qui épousait à la perfection ses courbes et qui laissait place à une paire de jambes verdâtres délicieusement dénudées... Kydra se rinça sans aucun doute beaucoup trop l’œil pour que cela passe inaperçu. Elle s'en rendit compte, et plaça immédiatement une main devant elle en prévention.

Euh... Attendez ! Vous êtes blessée ?

Elle fouilla en toute vitesse dans sa sacoche à la recherche de médigel. Il lui était difficile de réfléchir rationnellement alors que Tori se trouvait juste devant elle. La drelle n'avait pour l'instant évidemment aucune idée de qui se cachait réellement sous cette armure, mais l'humaine ressentait pourtant la pression dû à sa présence, d'autant plus qu'elle avait encore du mal à concevoir qu'il s'agissait bel et bien de Tori. Après quelques secondes de fouilles, Kydra sortit un objet et le tendit à la drelle.

Tenez, ça vous aidera à aller mieux.

Silence.

Kydra écarquilla les yeux sous son casque en comprenant que l'objet qu'elle tenait dans les mains n'était rien d'autre qu'un vibromasseur. Avec l'armure, elle avait du mal à réellement ressentir les objets et son esprit était encore actuellement en pleine confusion. Là voilà donc qui se retrouvait à tendre l'ustensile à Tori de la façon la plus naturelle qui soit.

Ah... Non, pardon c'est pas ça, je suis désolé !

Elle plongea son autre main dans sa sacoche et lui tendit réellement une dose de médigel cette fois ci, tentant de faire comme si rien ne s'était passé. Elle enchaînait les bourdes et se retrouvait donc dans une situation complètement merdique. Et histoire de ne pas arranger les choses, des pas précipités se firent entendre derrière elle. Kydra se tourna et fit face à l'asari qui n'avait visiblement pas dans l'intention de lâcher la drelle. Elle avait dû amortir sa chute à coup de biotique pour les avoir rejointes aussi vite.

Vibromasseur toujours en main, Kydra lança un rapide coup d'oeil à l'ustensile avant de le jeter dans la direction de l'asari. Cette dernière pencha la tête sur le côté pour éviter le jet et fit voler l'armure et sa propriétaire d'un violent coup de biotique. L'humaine eut besoin de quelques instants pour retrouver ses esprits et n'eut pas le loisir d'observer ce qui se passait entre la bleue et la verte, mais son instinct combatif était désormais parfaitement éveillé.

L'armure qu'elle portait était encombrante et rendait ses mouvements lents et peu précis, très loin donc de l'agilité et la souplesse dont elle avait besoin d'ordinaire pour se battre. Mais la contrepartie de cette perte de mouvement était une puissance bien plus conséquente. C'est donc après avoir pris une impulsion que Kydra se jeta sur l'asari trop occupée par Tori pour la surveiller, elle, la désarmant d'un coup sec et enchaînant avec une autre attaque. La bleutée ne semblait cependant pas être une novice en terme de combat, esquivant les attaques de Kydra avec une fluidité il fallait le dire assez remarquable. Mais l'humaine, bien que ralentie par son armure masculine, n'en restait pas moins une grande maîtresse des arts du combat au corps à corps, et une simple militaire n'était rien à côté d'une probatrice, elle en savait quelque chose. C'est donc après un échange de coups secs relativement bref que Kydra parvint à enfoncer son poing en armure dans le visage de son adversaire.

Sonnée pendant un moment, voilà de quoi leur donner du répit. Kydra attrapa Tori ne lui laissant pas le temps de protester et se mit à la porter comme une princesse, un bras dans le dos et l'autre sous les genoux.

On décampe !

Courant aussi vite que son armure et son précieux chargement le lui permettaient, la jeune femme se dirigeait à nouveau vers l'esplanade, dans l'espoir de mettre suffisamment de distance entre les deux querelleuses pour ne pas avoir à clore cette histoire dans le sang. Mais il fallait dire que la bleue était plutôt coriace et têtue. Elle s'était déjà remise debout et Kydra eut tout juste le temps de s'en apercevoir avant qu'une ultime explosion ne la propulse, elle et Tori par dessus la barrière qui séparait l'esplanade du vide. Quelle malencontreuse erreur de jugement.

Les deux femmes se retrouvèrent quelques mètres plus bas, sur la terrasse à l'étage du dessous. Une nouvelle boulette, une nouvelle chute pour la drelle, une nouvelle excellente raison de déprécier cette journée. Kydra étalée sur le sol, tourna sa tête vers le ciel, un sourire sous son masque.


Très belle journée n'est ce pas ?



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MessageSujet: Re: La croisée des destins   Dim 14 Jan 2018, 15:13
Elle secoua la tête. Une ou deux fois, elle avait l’impression que ses crêtes vibraient encore en conséquence du choc. Elle attrapa la main tendue et ne pris pas la peine de répondre à la question. Elle se massa la mâchoire, non, ses mandibules ne s’étaient pas disloquées, pourtant, elles lui faisaient un mal de chien. La réaction de l’humain l’étonna un peu. Elle manqua de lui aboyer un : « Quoi, t’as jamais vu un lézard qui parle ?! » mais se retint. Enfin, fut retenue, car elle se trouva propulsée sur le côté, littéralement tractée par son interlocuteur. Cette salve la ramena à la réalité. Elle eut tout de même le temps de voir augmenter son agacement lorsque l’humain la reluqua. Elle enfila ce qu’il restait de sa chemise. Elle failli passer son bras dans un des trous situés dans son dos à la place des manches. Hm. Elle pourrait lancer une nouvelle mode, le lambeau carbonisé, super novateur. En qualité de drell, elle ne possédait pas de mamelle et donc pas de pudeur à montrer son torse comme d’autres races. Cependant, elle préférait éviter de se faire écrouter pour atteinte à la pudeur en se baladant aussi légèrement vêtue.

Bon, finalement, cet humain était tout de même prévenant. Il lui offrit même de quoi se soigner, ce qui la soulageait, car quelques de ses côtes avaient peu apprécié l’explosion, ou le vol plané… ou les deux. L’atterrissage contre le mur, peut-être… Heureusement qu’elle était un soldat d’élite, elle n’aurait jamais survécu sinon. Elle commença un très rapide inventaire de ses fonctions motrices. L’humain pu constater que globalement, elle avait l’air en état de marche.

Pardon ?

Mais cet humain était complètement cinglé ! Elle observa l’objet, interloquée, mettant un instant à se persuader que oui… c’était bien ce qu’elle pensait.

« Connard. »

Elle prit le medigel tout de même, parce que oui, elle avait vraiment mal au flanc, mais cette injure fleurie fut son seul merci. Non, mais vivement qu’elle se tire vite fait bien fait d’ici. Visiblement, cette asari avait décidé de la poursuivre. Elle lui aurait bien volontiers réglé son compte mais l’humain la prit de court. Une attaque au vibromasseur, pas sûr que ce soit efficace. Au moins, cela eut un effet de diversion. Oui, oui, madame, il me l’a fait aussi ce cinglé, le coup du vibro… Si elle n’était pas en train d’attendre que le médicament fasse tout à fait effet, qu’un flingue était pointé sur elle : elle aurait explosé de rire. Elle se contenta de tirer quelques coups dans sa direction qui actionnèrent les boucliers de la bleue. Oui, rire ça fait mal aux côtes, elle préféra donc opérer un tir de couverture et se déplacer derrière un container. L’humain prit la relève et profita de l’inattention de la bleue pour s’approcher dans sa zone de corps à corps. Elle dut avouer qu’il remonta dans son estime, on voyait qu’il savait très exactement ce qu’il faisait et que c’était un professionnel.

C’est au moment où quelques dents et un peu de sang volèrent que dans la rue, non loin d’elles, apparurent trois silhouettes noires. La sécurité. Merde. C’est sûr que de voir un humain massacrer à coup de poing une de leur congénère… n’était pas à leur avantage. Inutile de préciser que plaider la légitime défense ne leur sera guère avantageux. L’humain dut parvenir à la même conclusion, car il sonna bravement la retraite. Elle était campée sur ses appuis, prête à donner une impulsion pour piquer un énième sprint quand elle se sentit encore une fois soulevée. Aïe mes côtes. Ses dents grincèrent une insulte. Elle n’eut pas le temps de protester, de gigoter pour qu’il la repose qu’elle se sentit à nouveau voler. C’est le dos de l’humain qui s’était pris la projection, ce qui dans sa position lui évita tout dégâts biotiques supplémentaires.

Au moins, après cette chute-là, elle ne se prit ni mur, ni armure… des trois impacts, ce fut certainement le plus clément.

Des impacts de tir ne lui laissèrent pas le temps de profiter de cette « charmante journée ».

« AArrrh »


Marre, c’est marre. Gonflant son énergie vitale et propulsa une puissante projection. La biotique éclaira ses écailles de milliers de reflets irisés. De son bras tendus l’énergie s’échappa et vint percuter l’asari qui à son tour culbuta. Chacun son tour.

« Mal baisée ! » adressa-t-elle en direction de la terrasse supérieure.

Eh ouais, elle aussi savait faire des tours de passe-passe biotique. Magique, surprise, surprise. Elle se sentait exaltée. Premièrement parce que la colère avait, en plus de l’action, certainement activité ses hormones. De plus, la pratique de la biotique avait un côté très galvanisant, euphorisant.

« Eh. Bouge. »
Adressa-t-elle à l’humain.

Elle observa les lieux, il ne lui fallut qu’un flash pour repérer exactement là où elle se trouvait et quelques secondes de plus pour réfléchir au meilleur chemin pour s’en échapper. Pas besoin de carte quand vous êtes une drelle, un repérage suffit.

Cette fois, ce fut elle qui en l’attrapant par le bras, tira la lourde armure. Inutile de préciser qu’elle le fit sans effort visible. La densité de leurs muscles était une chose très enviée des autres anthropoïdes. Le nombre d’humain qu’elle avait éclaté au bras de fer ne se comptait plus. Le corps quasiment nu témoignait de cette force de la nature musculaire qu’elle était.

« J’ai aperçu des gardes, on ferait mieux de filer. »


Elle appuya sur son poignet et activa son camouflage optique.

« Si tu peux, fait de même. »

La perturbation indiqua que la drelle était déjà partie. Suit ou crève, elle n’avait pour l’humain aucun égard. Il s’agissait là de survie élémentaire. Si elle ne bougeait pas vite et bien, c’est derrière des barreaux qu’elle finirait et c’était absolument hors de question. Elle bénit le ciel et sa précédente mission, son brouilleur de scan était toujours programmé. Son identité véritable ne pourrait être lue que calmement au prix d’un piratage. Tant qu’elle était loin et en mouvement, elle serait tranquille.

« Quelle fouttue journée de merde ! »
s’exclama la silhouette translucide qui courrait devant l’humain.

Elles coururent ainsi pendant une à deux minutes, jusqu’à ce que cette terrasse meurt et qu’elles fassent face à un mur aussi lisse que haut. Son camouflage lâcha. Elle souffla brièvement et son cou s’élargit, la collerette prit de l’ampleur et elle écouta très attentivement derrières elle. Son cou retrouva un aspect normal alors qu’elle observa le mur à nouveau.

« Bonne nouvelle numéro un, on est suivi, mais on a de la marge. Mauvaise nouvelle pour toi, on passe par-là ! J’y vais en premier. »


L’avantage de sa courte tenue c’est qu’elle n’était pas du tout alourdie. Mis à part le pistolet et son holster ceinture qu’elle avait pris le temps de récupérer avant de devenir un oiseau. Rapidement et sans hésiter, elle se ramassa sur elle-même et s’élança. Il lui suffit de trois foulées pour gagner un élan suffisant. La hauteur qu’elle parvint par ce seul saut était déjà impressionnante, elle devait bien avoisiner les trois mètres. Elle se réceptionna en frappant le mur de son omnilame. Son poignet ramassa une décharge de plus et elle serra la mâchoire. Le medigel avait été efficace, mais n’était pas un produit miracle. Toujours avec l’élan de sa course, elle fit pivoter le bas de son corps, tournant autour de l’axe causé par l’omnilame et parvint à saisir une branche d’arbre qu’elle crocheta de ses pieds. Un petit cochon pendu plus tard et un second saut, elle parvint à agripper le bord supérieur du mur. Elle n’eut de cette position aucun mal à se hisser et se trouva bien vite assise sur le bord, contemplant bien plus bas, l’homme à l’armure. L’action n’avait duré qu’une poignée et témoignait d’une habitude de grimpeuse chevronnée, en sus de qualité sportive évidente. L’homme, lui, n’arriverait jamais à faire un tel saut. Elle-même en armure ne l’aurait pas tenté de cette manière.

« Si tu n’as pas de grapin… prend ton élan et saute en direction du mur aussi haut que tu peux. »
Les mains de la drelles s’animèrent d’une aura bleutée. « Je te ferais léviter »
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MessageSujet: Re: La croisée des destins   Dim 14 Jan 2018, 19:23
Le doux crépitement des balles au alentours, voilà bien une mélodie qui lui avait manquée. Mais elle perdait une grande partie de sa saveur sans l'adrénaline habituelle qui se mettait à dévorer le corps en situation de survie. Et ici, il n'en était pas vraiment question. Toute cette journée paraissait si irréaliste que Kydra n'eut presque pas conscience des tirs qui visaient leur terrasse, c'était presque comme si elle flottait au dessus de la scène.

Pourtant, la contre attaque de Tori la ramena à la réalité, écarquillant les yeux sous son armure en voyant la drelle décharger une projection biotique en direction de son assaillante qui tomba elle aussi à son tour. Elle ne se souvenait pas avoir connu une Tori possédant de pouvoirs biotique. L'avait-elle oubliée ? Ou peut être que la drelle n'en gardait simplement l'usage que pour les situations qui l’exigeaient vraiment ?

A voir l'expression que Tori affichait actuellement, la deuxième option était à considérer sérieusement. Kydra se releva dans un grognement tandis que sa compagne observait les lieux. L'humaine se sentit alors tirée, constatant que la drelle s'occupait désormais de remplir le rôle de guide, déplaçant l'humaine et son armure sans véritable effort apparent.

Des gardes ? Merde, s'il y avait bien une planète sur laquelle elle ne devait pas trop foutre le bordel, c'était celle là. Kydra se concentra, activant à son tour son camouflage et tentant de suivre tant bien que mal la forme translucide qui vociférait devant elle. L'humaine se sentait coupable, elle avait l'impression d'avoir encore plus enfoncé Tori dans les emmerdes et le comportement de cette dernière était totalement justifié.

Les deux femmes arrivèrent finalement à l'extrémité de la terrasse, extrémité délimitée par un mur qui stoppa complètement leur progression. Beaucoup trop haut pour être escaladé de manière conventionnelle, Kydra se mit à réfléchir. Elle possédait bien un mécanisme de rappel sur son armure, mais celui ci n'avait jamais vraiment fonctionné à merveille, et les quelques chocs que venait d'encaisser l'équipement ne l'avait sans doute pas arranger dans le bon sens. Le mur ne sembla en revanche, pas un seul instant poser de problème à la drelle qui se mit à l'escalader avec une fluidité déconcertante, s'aidant de la proximité d'un arbre pour en atteindre le sommet en seulement quelques instants. L'humaine enfermée dans sa lourde armure observa la drelle assise sur le bord, se sentant totalement ridicule.

Tori se pencha alors vers elle, lui proposant de la faire léviter jusqu'au sommet tandis que des effluves biotiques entouraient déjà ses mains. Kydra eut un mouvement de recul. Elle détestait la biotique, et à juste titre, toutes les manifestations biotiques qui avaient touché son corps avaient toujours eu pour but de lui disloquer la colonne vertébrale. Et même si la proposition venait d'un visage amical, elle refusait de laisser cette essence bleutée entourer son corps consciemment.

Non ça va aller, j'ai ce qu'il faut.


Il ne lui restait plus qu'à prier que cela fonctionne. L'humaine se plaça face au mur et activa le mécanisme au niveau de ses hanches, un crochet partant à toute allure pour venir enfoncer ses griffes dans le métal. Le petit moteur s'enclencha alors, rembobinant le câble grinçant et soulevant la lourde armure lentement dans les airs. Le mur n'offrait absolument aucun prise, et Kydra ne pouvait même pas s'assurer d'avoir quelque chose à quoi se raccrocher en cas de problème.

Mais ce ne fut pas le grappin qui la trahit.

Le mécanisme se disloqua soudainement, le moteur s'arrachant de l'armure dans un grand crac et laissant sa propriétaire chuter. Kydra se rattrapa in extremis à l'aide du câble, le serrant de toutes ses forces en espérant que la friction serait suffisante pour ne pas laisser ses mains glisser. Grimaçant sous l'effort, elle commença alors à lentement se hisser à la main, exercice ô combien fastidieux et pénible au vu du poids de l'armure. Merde ! Elle commencer à sérieusement l'handicaper.

La jeune femme n'eut cependant pas le loisir d'atteindre le sommet. Des tirs visant ses mains la firent lâcher prise et l'humaine ne put rien faire d'autre que tenter de vainement ralentir sa chute. Elle se fracassa une nouvelle fois sur la terrasse, deux asaris la tenant en joue s'approchant d'elle.

Les mains en l'air !

Kydra se redressa lourdement, jetant un rapide coup d’œil en haut du mur. Tori n'était plus là. Et il n'y avait rien de vraiment étonnant là dedans. L'humaine encore légèrement sonnée avisa donc les deux asari en tenue de combat légère, elles semblaient également rien ne porter de plus lourd qu'une arme de poing. Des gardes sensées maintenir l'ordre au sein de la cité, super. Une seule journée sur Lusia et elle était déjà à deux pas de se retrouver derrière les barreaux. Tori avait décampé, et elle se retrouvait seule sans aucun moyen apparent pour se sortir pacifiquement de cette situation. Kydra n'avait de toute manière pas le choix, elle ne pouvait pas se laisser capturer par les autorités. Elle allait devoir se frayer une sortie par la force. Une chance pour elle, elle était encore sous une autre identité avec son armure et les asaris n'étaient encore que deux, il lui fallait donc agir vite avant que d'autres unités ne convergent vers sa position.

Levant donc lentement les mains, Kydra en profita pour ouvrir subtilement un compartiment de son armure. Elle se rapprocha des deux gardes et une grenade flash tomba au sol. La déflagration soudaine aveugla momentanément les deux asaris et l'humaine plongea en avant, dégainant l’impressionnante lame cérémonielle butarienne qu'Anton lui avait offert. Kydra n'était cependant plus aussi sanguine qu'autrefois, et tuer les deux gardes n'aurait fait qu'aggraver la situation.

C'est donc avec le pommeau de son arme qu'elle assomma sans grande difficulté la première asari déjà désorientée. La deuxième retrouva cependant ses esprits bien plus rapidement qu'elle ne l'aurait pensée. Kydra n'eut que le temps de se tourner vers elle pour la voir libérer une nova. La puissante vague biotique vint percuter l'armure et sa propriétaire de plein fouet, l'humaine étant repoussée au loin tandis qu'elle lâchait un hurlement.

Elle eut de nouveau droit au contact violent du sol, sa sacoche retombant quelques mètres plus loin. Une vive douleur lui secouait les côtes et la maintenait éveillée. La jeune femme leva péniblement la tête et avisa sa peluche kroganne qui s'était échappée du baluchon, étalée sur le sol de la terrasse. Une expression de colère vint recouvrir le visage de Kydra à cette vision alors qu'elle commençait à être sacrément en rogne.

La jeune femme se leva et vint se caler le long de l'arbre en espérant y être à l'abri des tirs qui avaient déjà repris. Une étrange sensation de froid vint alors soudainement lui mordre les côtes et en baissant la tête, l'humaine constata qu'un morceau de l'armure s'était détaché de son flanc, et son flingue avec, laissant sa peau à l'air libre. Sa protection se fissurait de toute part, extrêmement fragilisée par ce qu'elle venait de subir.

Non, pas maintenant, pas comme ça ! Kydra savait parfaitement que cette armure n'avait pas été prévue pour le combat mais uniquement pour protéger son porteur des radiations lors des excursions dans l'espace en dehors du vaisseau. Mais les chocs à répétition qu'elle venait de subir avaient scellé son destin, et Kydra contemplait désormais son autre identité qui s'effondrait, morceau par morceau.

Il fallait agir vite, elle n'avait pas le choix, il fallait que les deux gardes continuent de penser qu'elles avaient été agressées par un homme. Sans arme de poing, il allait falloir également trouver le moyen de s'approcher pour la neutraliser. Kydra activa son omnitech et sortit de sa cachette accroupie, déchargeant un tir percussif sur son adversaire.

L'asari s'effondra suite à l'impact, offrant à Kydra quelques secondes de répit qui lui furent salvatrices. La bleutée n'eut le temps de tirer qu'une unique fois après avoir retrouvé ses esprits, la balle s'enfonçant dans l'armure de l'humaine et la fragilisant davantage encore. Kydra désarma son adversaire avec une relative aisance avant de l'assommer avec la crosse de sa propre arme.

L'humaine qui était alors à moitié découverte par son armure, retira les morceaux restants, le bruit métallique de leur chute symbolisant la fin de celui qui s’appelait Daniel. Même son casque et son synthétiseur vocal furent laissés à l'abandon.

Il fallait bien que ca arrive un jour.

Kydra se retrouva donc en tenue légère, au milieu des corps des deux asaris. Des voix continuaient de sortir de leur omnitech, indiquant que d'autres unités n'allaient pas tarder à débarquer.

Fait chier !

L'humaine rengaina alors comme elle le put sa lame et son pistolet dans son short, récupérant en toute hâte ses effets personnels dans sa sacoche et entamant une nouvelle fois l’ascension du mur, se hissant cette fois ci le long du câble avec une grande facilité. Elle ne mit que quelques secondes à atteindre le sommet, reprenant son souffle.

C'est fou comme il faisait froid, soudainement.



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MessageSujet: Re: La croisée des destins   Dim 14 Jan 2018, 22:26
Après avoir observé l’humain crocheter son grappin et actionner le mécanisme de treuil de son armure, elle se décida à faire un petit repérage aux alentours. Il avait, en effet, ce qu’il fallait et elle ne cracherait pas sur une économie d’énergie dans ce genre de situation. Elle tenta de nouer sa chemise sur le devant pour que les lambeaux fassent moins… lambeaux. Le résultat ne lui plus guère, mais cela faisait un peu plus soigné. Chez elle, il était courant de s’habiller de manière légère. Elle pourrait tout à fait faire passer cela pour une mode drelle. Elle fureta à droite et à gauche et ne repéra pas d’avancée hostile. Il ne fallait cependant pas trop traîner, l’alerte donnée, les renforts ne tarderaient pas à quadriller la zone. Etre prise en tenaille était la dernière chose qu’il fallait. Et puis… demandez à des passants, avez-vous vu passer une drelle… inutile de dire qu’il feront attention à elle, bien plus qu’un humain, asari ou autres races. Quel handicape que d’être en voie d’extinction de nos jours !

Des bruits de luttes parvinrent à ses oreilles et elle grogna. Merde, l’humain… concentrée sur son repérage, elle l’avait un peu oublié ce lourdaud. Elle fit demi-tour et se précipita vers la rambarde d’où elle était venue. Alors qu’elle s’y pencha pour voir ce qu’il se passait, elle se retrouva nez à nez avec… une humaine. Une. Le regard reptilien se porta plus loin, observant les asaris au sol, les traces de combat et l’armure en pièce. Oh. Elle reposa ses yeux sur l’humaine. En contre bas, puis à nouveau sur l’humaine. En plus, il s’agissait d’un visage connu. Inutile de dire qu’elle n’oubliait jamais personne. Elle cligna de ses doubles paupières, par automatisme et courtoisie, elle l’aida à passer la rambarde. L’étonnement avait agrandit les yeux fauves.

« Ah… c’est pour ça que tu avais un vibro. »
Fut la seule chose intelligente qu’elle trouva à dire en réaction à cette étonnante situation.

Elle reprit plus sérieusement, effaçant le sourire narquois qui avait éclairé son visage.

« J’ai fait un bref repérage, il n’y a pour l’instant pas de renforts par-là, mais il faut se dépêcher. Si tu veux partir de ton côté… après tout ils cherchent une drelle et un humain en armure … ? »

« Sinon, je vais par-là, la zone commerciale. Il faut que je puisse me planquer avant de programmer mon évacuation des lieux… »


Se faire oublier un moment, trouver une foutue navette et décamper. Rien de plus simple
Un sacré merdier, oui. Elle soupira et décida de se mettre en route. Si l’humaine la suivait, tant mieux, elles avaient beaucoup à se dire. Sinon, elle comprendrait. Si elle se cachait derrière une grosse armure, c’est qu’elle préférait éviter d’attirer l’attention. Cette situation n’était donc pas à son avantage. Elle comprendrait tout à fait qu’elles se séparent séance tenante. Elle lui avait attiré assez d’ennui comme cela.

« Ca m’a fait plaisir de te revoir cela dit. »
Dit-elle en pivotant, continuant à marcher à reculons. « J’ai du shopping à faire, ça te branche ? » Elle souleva un pied et agita ses doigts de pieds nus. « Je pense qu’il y a pas mieux comme moment pour faire quelques achats compulsifs. On m’a dit qu’ils vendaient des bottes à tomber par ici. »

Ses chefs lui passeraient un savon quand ils verront la facture. Comment vous expliquer… j’ai fini à moitié nue dans la rue, il fallait bien que je me rhabille. Et puis, tout a été compliqué par cette asari cinglée, à juste titre cela dit, parce que j’ai bien failli devenir la maîtresse de sa compagne. Hm. Ah, il y avait une humaine dans une armure de mec, ouais, délire de travesti, du coup, je l’ai emmenée avec moi pour la relooker… vous comprenez, ça ne la mettait pas du tout en valeur cette vieille armure… non, il valait mieux trouver une histoire un peu plus vraisemblable à raconter. Elle aurait le temps d’y penser.

« Je te dois un de ces masseurs, je crois qu’il t’a servi à éconduire une asari un peu trop jalouse… »

Cette fois-ci, elle éclata d’un rire moqueur et pivota à nouveau. Elle s’enfila dans une ruelle sans demander son reste. Elle visualisait parfaitement son chemin et misait sur un mouvement rapide et un changement d’apparence discret pour semer leurs poursuivantes. Après tout, rien de mieux qu’une rue bondée et un centre commercial fréquenté pour passer inaperçue. Se fondre dans la masse restait la meilleure de ses options actuelles.

Elle fit rouler ses épaules, la vache, elle allait le payer sérieusement demain. Elle sentait toute sorte de petite tension de mauvaises augures. Elle commençait à se faire trop vieille pour ce genre de bêtises.

Finalement, outre quelques accrochages, cette journée se révèlerait peut-être fort intéressante. La créature reptilienne se sentait de bien meilleure humeur. Un peu d’action, finalement, ça ne pouvait lui faire que du bien.

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MessageSujet: Re: La croisée des destins   Lun 15 Jan 2018, 01:24
Se hissant au sommet, Kydra tomba nez à nez avec Tori. Elle s'immobilisa alors soudainement, attendant, voir craignant la réaction de la drelle. Mais cette dernière ne sembla pas le moins du monde s'en étonner, réagissant comme si elle était au courant depuis le début, et c'était très bien ainsi. Elle venait d'enlever une dose de stress plutôt conséquente des épaules de Kydra, stress qui s'était installé depuis qu'elles s'étaient croisées. Mais cela ne rendait pas les choses plus faciles pour l'esprit de Kydra, l'irréalité de la situation semblait toujours aussi grand, peut être même plus.

Se séparer ? Oui, peut être. Mais il était vrai que Kydra était désormais théoriquement hors de danger, ce qui n'était pas le cas de la drelle. Elle avait le choix, suivre Tori ou bien partir de son côté et... Et quoi exactement ? Daniel n'était plus, elle n'avait aucune raison de poursuivre cette mascarade. Une chance que son omnitech portait toujours l'identité du défunt, mais de réelles questions se soulevaient désormais, qu'allait-elle faire, où allait-elle aller ?

Tori se retourna alors, lui lançant une invitation du bout de ses doigts de pied, faisant par la même occasion prendre conscience à Kydra qu'elle était également pieds nus. La drelle ne put cependant pas s'empêcher de faire une dernière remarque sur le vibro avant de s’éclipser, l'humaine gloussant en l'observant s'engager dans une ruelle.

Elle n'était plus Daniel, elle n'avait plus à se cacher, elle, ou toute les impulsions qui venaient guider son esprit. Kydra avait toujours vécu en cédant au moindre de ses désirs, quelles qu'en soient les conséquences, et c'est bien ce qu'elle comptait faire à nouveau.

C'est ainsi qu'elle commença alors à progresser approximativement dans la direction donnée par la drelle, la marche rapide se transformant petit à petit en sprint, l'humaine jubilant de pouvoir se déplacer aussi rapidement sans aucune entrave à ses mouvements. Elle s'arrêta dans un dérapage peu élégant, à quelques mètres d'une patrouille asari. Un grand sourire s'afficha sur le visage de Kydra tandis qu'elle tira une révérence exagérément basse aux agentes de l'ordre, savourant la douce ironie de cette scène. Elle reprit alors sa route, fredonnant gaiement, savourant tout simplement cette impression de liberté qui l'envahissait. Aie aie aie ! Elle marcha rapidement vers une autre surface, s'éloignant de ce métal exposé au soleil qui lui brûlait les pieds. Être aussi légèrement vêtue n'avait hélas, pas que des avantages.

Kydra n'avait en tout cas aucune putain d'idée d'où elle se trouvait, mais au moins sa destination était clairement définie pour une fois, de nombreuses indications lumineuses pointaient la direction menant au centre commercial. Mais plus Kydra s'en approchait, plus elle commençait à se demander de quelle façon elle allait bien pouvoir y retrouver une drelle souhaitant se faire oublier de la sécurité ? Sans compter le fait qu'il y avait du monde.

Beaucoup de monde.

Le problème d'une planète touristique, c'est qu'il y avait autant d'aliens que d'asaris, et Kydra se retrouva rapidement noyée au milieu d'une foule de toute forme et de toute taille. Bordel, elle n'était même pas encore à l'intérieur du moindre magasin. La jeune femme avisa alors un krogan immobile devant une vitrine. Elle se faufila jusqu'à lui et à l'aide de quelques mouvements fluides qui trahissaient l'expérience, elle se hissa sur le sommet de sa bosse, regardant alentour à la recherche de la moindre chose verte mouvante.

Le mastodonte ne sembla cependant pas disposé à la laisser plus longtemps l'utiliser comme perchoir, se retournant d'un coup sec avec un grognement. Kydra abandonna immédiatement le navire et se faufila à nouveau dans la foule. Une odeur délicieuse vint chatouiller ses narines, mais la jeune femme fit son possible pour ne pas se laisser déconcentrer.

Elle s'arrêta devant une carte, espérant y trouver un endroit qui serait plus propice pour une personne souhaitant se cacher. Mais la zone était vraiment immense, rassemblant plusieurs gigantesques tours et entrepôts et une expression déconfite se dessina sur le visage de Kydra. Elle avait bien pensé à utiliser les annonceurs d'une boutique afin de retrouver une personne perdue, mais que le nom de Tori se répandent ainsi dans la rue n'était sans doute pas une si bonne idée. Mais qu'il aurait été drôle de demander à la petite Tori de venir la rejoindre à l’accueil.

Kydra se dirigea alors vers une plante qui trônait au milieu d'un carrefour de galeries. Elle s'installa en tailleur sur le rebord et croisa les bras, penchant la tête tantôt à gauche, tantôt à droite. Son regard émeraude scrutant la foule avec une vivacité des plus déconcertantes. Il ne lui fallut pas longtemps pour apercevoir avec une chance inouïe, une silhouette verte se faufilant au milieu de la masse grouillante.

Saisissant sa chance, Kydra se jeta dans sa direction, ne la quittant pas des yeux. Ce n'est qu'une fois que la drelle s'autorisa une pause que l'humaine s'approcha d'elle, tapotant sa tête du bout des doigts comme elle l'avait fait autrefois, un grand sourire sur son visage.

Les grand yeux sauvages de Tori se tournèrent alors vers elle. Ils avaient la capacité de faire s'arrêter tout ce qui existait autour d'eux, et Kydra avait l'impression qu'elle aurait pu s'y noyer. Ce regard était bien plus déstabilisant que celui d'un butarien, à son sens. L'humaine cligna plusieurs fois des yeux avant de légèrement pencher la tête sur le côté.

Plus d'asaris sanguinaire à tes trousses ? Elle était sacrément têtue celle là, mais je me demande surtout pourquoi tu n'avais plus de...

La drelle l'interrompit alors, traînant une Kydra surprise et presque réticente vers une boutique de vêtements, lâchant une remarque taquine sur la lenteur de l'humaine. Elle n'avait jamais mis les pieds dans un commerce asari et Kydra voyait donc la boutique s'approcher d'elle à une vitesse presque effrayante. Des habits de facture asari... C'était presque décadent d'imaginer en acheter, pire encore, de les porter.

Mais une fois l'entrée passée, seule une curiosité dévorante s'empara de Kydra. La boutique était énorme, de longues rangées de vêtements de toutes tailles et pour toutes espèces s'étendaient de part et d'autre du bâtiment, et l'humaine avisa le vendeur près de la caisse qui n'était autre qu'un elcor. Ce dernier ne sembla pas se formaliser des deux femmes très légèrement vêtues qui venaient d'entrer.

Kydra sauta alors sur Tori grimpant sur ses épaules.

On ne sait jamais, ça se perd vite les drelles par ici.

Elle se pencha en avant, sa tête se retrouvant à l'envers face à Tori, sa chevelure ébène tombant en cascade, un sourire innocent sur le visage.



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MessageSujet: Re: La croisée des destins   Jeu 18 Jan 2018, 16:06
Urf.

Par les Trois, était-il possible d’espérer un peu de répit pour ses pauvres côtes ? Visiblement pas. Elle ceintura de ses bras, un peu par réflexe, les cuisses de l’humaine qui la prenait pour un perchoir. Elle souffla sur la cascade de cheveux pour dégager sa vue.

« Je n’ai toujours pas besoin d’une perruque, Kydra. »

Elle toléra son fardeau jusqu’aux rayons pour vêtements d’humain et là, se baissant et lâchant ses cuisses, obligea sa comparse à quitter son dos. Il était évident que malgré le choix, la mode drelle n’était absolument pas répandue. Son espèce n’était pas répandue tout court. Elle choisissait donc ses vêtements chez les races morphologiquement proche de la sienne, humain, asari, etc. Puisqu’elle était avec une humaine, il était naturel qu’elle fasse son choix dans cette gamme. Elle observa les rayons, les survolant rapidement du regard. Elles n’auraient pas le temps pour un shopping flâné, du moins pas tout de suite. Il fallait en priorité changer d’apparence.

« Je pense qu’on pourra trouver ici quelques choses de satisfaisant. »


Elle tira quelques vêtements. Elle ne voulait quelque chose de discret. Voyant ou non, cela lui était égal, mais supprimer au maximum les différences de sa race pour mieux se fondre dans la foule. Un ensemble pantalon pull, couleurs gris mate aux motifs un peu métallisé et visiblement moulant attira son attention. Très bien, avec ça, il suffira d’ajouter un haut… la drelle se déplaçait rapidement dans les rayons. Ah, une veste en tissu courte au col latéral, de couleur rouge. Si elle n’envisageait pas de perruque, son crâne vert et ses crêtes restaient quelque chose à masquer. Ah, un foulard à nouer, très bien, l’étoffe brune était sympathique. Si elle trouvait un bijou à ajouter ce serait parfait.

Elle jeta un œil à l’humaine, elle aima la voir à l’œuvre. Il est toujours plus plaisant d’être en galère avec quelqu’un que seul. Bien que la solitude fasse partie intégrante de sa vie, elle chérissait les moments qu’elle pouvait partager. Vêtements sous le bras, elle se rapprocha d’elle.

« Hm. Cette couleur ne te va pas du tout au teint, prend plutôt celle-là. »

Elle se pencha par-dessus son épaule et désigna de sa main à quatre doigts, un vêtement similaire mais dans une autre teinte. Elle recula légèrement.

« J’ai ce qu’il me faut, dépêche-toi et retrouve moi au rayon chaussure, un peu plus loin à droite. »

Elle lui laissa en guise d’au revoir une petite tape sur son fessier gauche.

Il lui était plus compliqué de trouver des chaussures, leurs formes de pieds variant légèrement. Elle trouvait plus souvent son bonheur dans les souliers d’homme humain que chez les femmes. Elles ont des pieds incroyablement fins. Il faut croire que pour marcher dans le sable, il vaut mieux des pieds plus larges. Plusieurs essais furent infructueux avant qu’elle ne trouve une paire qui lui convenait. Très simple, des bottes souples noires. Très bien, il ne lui restait plus qu’à payer. S’assurant que l’humaine avait trouvé ce qu’il lui fallait, elle paya le tout au vendeur. Il lui serait compliqué de s’habiller aux yeux de tout le monde, elle prit la main de Kydra et l’entraîna vers les toilettes les plus proches.

Dans la cabine, elle ôta sa chemise, enfin ce qu’il en restait et enfila rapidement la combinaison. C’était une tenue sympathique, elle appréciait sa manière souple et légère, une merveille de synthétique. La veste ajoutait une touche de couleur, s’arrêtant sur le haut de son ventre, elle présentait une échancrure très à la mode. Les chaussures étaient bien plus basiques en comparaison. Elle noua le foulard sur son crâne et y plaça un collier de perle qu’elle avait trouvé en guise d’ornement. Parfait, l’ensemble ôtait à son apparence un repérage trop rapide dans une foule. Elle Déchira et jeta ensuite les lambeaux dans le toilette et en tira le système d’évacuation. Bye.Bye.

Une fois sortie, face au miroir, elle put observer sa transformation. Satisfaite, elle rendit au miroir un sourire moqueur.

« Tout ce sport m’a donné faim, partante pour une petite collation ? Je connais un quartier sympathique… »


Surtout, éloigné de tout ce modernisme et vidéosurveillance à gogo qui finirait par les faire repérer avec les reconnaissances faciales, une fois les données recueillie par les enquêtrices.

« … et calme. »


Un peu de calme, cela leur ferait le plus grand bien, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: La croisée des destins   Ven 19 Jan 2018, 00:34
La monture improvisée de Kydra ne sembla pas se formaliser de ce soudain changement de rôle et consentit à emmener l'humaine jusqu'à leur destination, un rayon qui ne contenait que des tenues pour humains. Un choix qui ne s'avérait au final pas si surprenant que ça pour une Kydra qui ne se souvenait pas avoir déjà vu la moindre boutique de vêtements réellement spécialisée pour les drells.

La jeune femme laissa donc les épaules de Tori souffler et s'approcha emplie d'une curiosité avide du large panel de tenues qu'offrait le rayon. Une question des plus logiques se forma dans l'esprit de Kydra tandis que son regard arpentait les reliefs plus ou moins réguliers qui se dressaient face à elle, que pourrait elle porter ? Mais cette question amenait quelque chose de plus profond, un concept pourtant simple mais dont elle n'avait plus réellement l'habitude, le simple fait de se représenter et de s'imaginer en tant que Kydra Lifith.

Même si le soudain changement ne semblait pas la perturber plus que de raison, son esprit était tout simplement en train d'encaisser doucement le retour à la réalité après ce rêve qui avait été bien trop long. Un rêve ? Peut être pas au sens positif du terme, avoir vécu tout au bas de l'échelon galactique n'avait pas été une expérience des plus appréciable, mais cela avait au moins permis à son esprit de reprendre son souffle, de se laisser aller à une simple contemplation du monde qui l'entourait sans toute cette terreur qui ne s'était que trop accumulée.

Et le retour à la réalité faisait ressurgir des envies qui étaient restées jusqu'alors enfouies. Revoir Anton, Dashanxa, Erika, Narak, Tori... Ah. Il était vrai que la créature verte qui piochait des vêtements à ses côtés était déjà présente. Quelle ironie, il avait fallu changer d'identité pour croiser son chemin à nouveau. Et plus encore, la drelle avait été une messagère inconsciente de son propre rôle dans sa destinée, indiquant à Kydra quel nouveau cap sa route devait prendre. Esquissant un petit rire, l'humaine la remerciait silencieusement pour cela.

Mais il fallait revenir à ses elcors, l'esprit de Kydra de nouveau libéré était bien trop volubile. La jeune femme se pencha alors sur les rangées de vêtements face à elle et se gratta un instant la tignasse. Elle avait longtemps réfléchi à se constituer une tenue prestigieuse, quelque chose indiquant son statut de reine plus que de mercenaire, mais ce n'était ni le lieu ni le moment pour ce genre de considérations. Il lui fallait quelque chose de relativement simple, mais qui ne se détachait pas trop de son style habituel car il y a des choses qu'elle refusait catégoriquement de porter. Kydra attrapa donc une série de vêtements, les ajustant sur sa peau un par un en s'imaginant les porter et les jetant à nouveau dans le rayon lorsque le résultat ne la satisfaisait pas.

Tori passa à son niveau, lui donnant son avis sur un des T-shirt qu'elle tenait et lui donnant au passage une petite tape sur une fesse. Kydra se tourna vers elle mais elle s'était déjà éclipsée. Elle reporta alors son attention sur les vêtements qu'elle avait présélectionné et s'aperçut sans grande surprise qu'ils ressemblaient énormément à ce qu'elle avait déjà pu porter sur Oméga. Peu importe ! Elle n'était pas là pour innover bien au contraire.

C'est donc après avoir choisi une paire de bottes punk que l'humaine rejoignit Tori près du vendeur. La facture n'était pas si salée que ça, la boutique n'avait pas pour vocation de vendre des produits de luxe. Enfin, pour Daniel, la somme aurait sans aucun doute été plus que conséquente.

Kydra se fit alors soudainement emportée par Tori dans les toilettes les plus proches. Elle aurait pu protester, mais il y avait bien pire comme situation que de se faire emmener dans un coin isolé par une drelle guerrière à moitié dénudée. La jeune femme gloussa à cette idée avant de pénétrer à son tour dans une cabine pour se changer.

Elle retira son short mais conserva néanmoins son soutif de sport, un jean parsemé de petites ouvertures venant soudainement recouvrir ses jambes nues. Kydra enfila un T-shirt blanc plutôt court et vint le recouvrir d'un gilet noir. La paire de bottes acheva l'ensemble tandis que la jeune femme réajustait ses cheveux dans son dos.

C'est donc ainsi vêtue qu'elle sortit de sa cabine, avisant une Tori qui avait dit adieu une bonne fois pour toutes à sa chemise trouée. Elle portait une tenue sobre qui venait pourtant ajouter une petite touche d'exotisme très appréciée à son apparence.

Magnifique.

Kydra s'approcha de Tori.

Tu n'as pas à me le dire deux fois, allons y !

La main de Kydra vint percuter soudainement le derrière de Tori, l'humaine sortant des toilettes après la fessée. Les deux femmes au look désormais complètement différent se mirent donc en route vers une destination qui était encore inconnue pour l'humaine, mais elle avait déjà suffisamment expérimenté la gastronomie asari pour en saliver d'avance. La tête dodelinante, Kydra jeta alors un coup d’œil à Tori.

Alors, dis moi Tori, les affaires se portent bien ? J'imagine que tu n'étais pas ici pour une mission diplomatique ou alors elle s'est aussi mal terminée que la dernière fois.

Kydra gloussa.

Une chance pour toi, tu es de nouveau tombée sur l'humaine la plus sexy des Terminus.

Elle lui adressa un sourire et un clin d’œil.

Je dois bien avouer que j'avais perdu espoir de te revoir un jour, c'est assez... Étrange de te rencontrer en ces circonstances, mais je ne m'en plains pas. Ça me fait vraiment plaisir que tu sois là.

Un franc sourire vint éclairer le visage de Kydra.

Eeeeet avant que tu ne poses la question, oui, je me faisais passer pour un homme sous cette armure. Disons que j'avais besoin de me faire oublier quelques temps. Des gens un peu trop collants... Tu sais ce que c'est.

Une odeur vint alors titiller les narines de la jeune femme et interrompre ses paroles. Ses yeux se posèrent sur le néon presque hyperactif qui symbolisait l'entrée de ce qui semblait être un point de restauration, sur le bâtiment juste en face d'elles.

Kydra sautilla jusqu’à la source lumineuse et tenta de toucher son extrémité basse du bout des doigts. Elle se plaça sur la pointe des pieds, sortant la langue tandis qu'elle tentait d'allonger son corps du mieux qu'elle le pouvait. La jeune femme prit alors une impulsion sautant aussi haut que possible et attrapant la partie basse du néon avec un cri de victoire. Le signe publicitaire ne parvint cependant pas à tenir son poids, et un morceau de l'éclairage se détacha soudainement.

Kydra se retrouva les fesses au sol sous une pluie d'étincelles et un morceau de néon dans les mains. Elle regarda autour d'elle avec de grands yeux puis à travers la vitrine du restaurant avant de jeter le morceau en question au loin, comme si sa vie en dépendait.

L'humaine revint en quelques pas près de la drelle, espérant que personne ne l'avait vue, les mains croisées dans le dos et un sourire désolé sur le visage.

Euh... J'espère qu'il y en a d'autres dans ce quartier...



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La croisée des destins

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