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 Electron et proton, un savant jeu d’attraction

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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Mer 24 Jan 2018, 12:45
Et bien… C’est un sacré speech pour un réveil…Déjà, Maylyn n’avait jamais évoqué l’idée de se mettre ensembles elle et Namida. L’asari voulait se libérer de ce poids, plutôt que de tout garder pour elle, après, il serait mentir de prétendre qu’elle ne voulait pas que ce soit réciproque. L’asari écoutait parler jusqu’au bout la quarienne, sans la couper, à un seul moment. Par respect et, sans doute un restant de militariat. Les réponses se bousculaient aux portes des lèvres de l’asari, prêtes à charger et mitrailler inutilement la pauvre petite chose en face d’elle, c’était une réaction spontanée, loin de la vérité. Quant à son départ… Il était évident, obligatoire, elle avait ses devoirs. Même si elle pouvait dédier son temps libre pour elle, sa place était au sein de Blue light security. Pas ailleurs. A moins d’offrir une place à Namida… Mh..Une hypothèse à explorer, même s’il n’y avait pas de raisons qu’elle accepte.

Un frisson parcouru l’asari lorsque la quarienne commençait à caresser sa hanche, le genre de frissons qu’elle n’a pas eu souvent, mais qui lui rappelait toute sortes de bonne choses à ses sens. L’asari, plongeant son regard dans la visière à peine teintée de la quarienne, eu un léger sourire, et une profonde inspiration. Son discours allait être long, mieux valait-il prendre un maximum d’oxygène. Posant sa main sur celle de la quarienne, leurs doigts s’entrelaçant.

« Namida…Je ne t’ai rien imposé. Je t’ai juste déclaré mes sentiments. Je ne veux pas m’imposer à toi, tu es libre d’aller ou tu veux, de faire ce que tu veux ! »


L’asari arborait un sourire angélique, presque d’un autre monde, faisant honneur au charme de son espèce avant de reprendre son discours.

« C’est vrai, tu as raison, nous ne pouvons pas vivre ensemble, j’ai une entreprise à gérer. Et je ne peux pas la quitter, même si je peux dédier tout mon temps libre pour toi, parcourir plusieurs fois un pan de la galaxie pour se voir finira par être compliqué. »


Maylyn fini par relâcher sa main, la laissant le long de son corps, le reste du discours n’allait pas forcément être agréable, même pour Namida. Elle aurait voulu mettre ses mains dans ses poches. Mais elle n’avait que cette affreuse robe. Rah ! Tant pis ! L’asari croisa ses bras en dessous de sa poitrine, regardant la quarienne.

« Nos univers sont bien trop différents pour coexister, c’est vrai. Mais je m’en fiche royalement… Ce n’est pas ta science qui m’a plu. Pour être franche, je te trouve particulièrement adorable… Fragile. Tu as réveillé en moi ce que j’avais perdu depuis quelques temps. L’envie de protéger quelqu’un. Pas par devoir, mais parce que cette personne en valait la peine. Ta dévotion pour l’univers scientifique, ta passion est si pure, toute ta personne l’est en fait. C’est…»

L’asari marqua une pause, une longue pause, regardant un peu partout. Si pendant son discours, elle avait regagné en assurance, parlant avec une telle confiance en elle que ça en devenait impressionnant, même pour elle. La bleue laissa glisser sa main le long du cou de la quarienne, puis, de sa poitrine…de son ventre, sans jamais quitter son regard.

« La plus belle chose qui soit dans cette galaxie. Elle est pourrie, pourrie par nos semblables, par leur avarice, leurs orgueils, leurs désirs de pouvoir. Même moi…Je pourris la galaxie à ma façon. »

La bleuté souriait une nouvelle fois.

« Et il y a toi, si innocente…On pourrait condamner la galaxie entière, juste pour te protéger de tout ça.»

Elle se recula une nouvelle fois, mains croisées dans le dos , penchée vers l’avant, elle arborait un visage remplit de joie avant de prendre la parole.

« Est-ce que je suis sûre d’être amoureuse de toi ? Oui ! Définitivement. Je veux être avec toi. Mais je ne te forcerais jamais à cela. De toute façon mon travail ne me permet pas de vivre ici, sur Haratar. De même…je le crains, que ton travail ne te permettre pas de vivre avec moi sur la citadelle. Mais sache que nous pourrons toujours nous voir si tu le souhaites, et, même si c’est peu glorieux, je peux toujours te trouver une place à la Blue light security. Ou même…ton propre laboratoire ! Que sais-je ?!»

Pourquoi disait-elle tout ça … ? Oui…Parce qu’elle voulait rester avec elle, mais que c’était impossible. Deux emplois, opposés par la galaxie, par les intérêts. Et pourtant, elle voulait rester avec elle.



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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Mer 24 Jan 2018, 23:52
La réponse eut l’avantage de la rassurer. Elle aurait dû avoir le cœur brisé à l’idée d’une romance si compliquée. L’éloignement ne lui faisait aucunement peur, il avait un doux parfum suave et salvateur. Elle avait besoin que les choses n’évoluent pas trop vite. Penser à après était au-delà de ses forces et capacités. Le reste des mots était un peu effrayants, condamner une galaxie pour elle ? Cela lui semblait purement illogique. Tout comme l’admiration que l’on pouvait avoir pour l’innocence qui n’est révélatrice que d’un manque de connaissance ou de maturité. L’illogisme qu’elle affrontait avait un sens, cela signifiait certainement que l’asari était belle et bien amoureuse.

Finalement… l’amour était quelque chose de triste. Elle ferma les yeux, découvrant l’étrangeté d’avoir une main qui se promène sur soi. Son analyse poussée des gestes lui gâcha le côté émotionnel de la chose, comme toujours. C’était affreusement triste et pourtant Maylyn parvenait à rester gaie. Elle décida de répondre par quelque chose de neutre et factuel.

« Il m’arrive régulièrement d’aller sur la Citadelle pour des conférences. Une fois tous les mois ou deux, trois mois. Cela dépend des périodes. Je te signalerais mes déplacements. Je crois qu’il y en a une dans deux semaines, c’est une conférence sur les recherches d’un groupe de scientifique interraciale qui étudie les muons, c’est une particule élémentaires de charge électrique négative. Si tu veux, pour vulgariser, c’est un électron, sauf qu’il a une masse 207 fois plus grande. 105,66 MeV.c-2 et il a également un spin… »
Elle se tut. Non, les propriétés du muons et les dernières recherches de pointe en physique particulaire n’intéressaient pas Maylyn. « Enfin, voilà, je vais à cette conférence, donc en théorie dans deux semaines je serais sur la Citadelle, il faudrait que je vérifie pour avoir la date précise, je ne sais pas pour quelles dates le secrétariat a réservé mes billets. »

Elle se tritura les mains.

« On va manger ? »

Elle se tourna vers l’armoire et ressorti son matériel. Elle agença la ceinture, les épaulières et reclipa tout ce qu’elle avait ôté la veille. Elle se sentit mieux, une fois le poids rassurant de son matériel sur les épaules. Elle enfila ses bottes.

« Tu veux aller te changer avant, je suppose ? Je t’accompagne à ta chambre et ensuite je t’emmène dans un restaurant-café. »


Se concentrer sur le moment présent, des notions factuelles et bienséantes, tout cela était réconfortant. Namida était assez fière d’avoir réussi à déduire qu’une robe de soirée ne serait pas agréable pour déambuler dans la station. Elle vérifia sur son omnitech les fonctions de l’appartement et sortit. Elle verrouilla le tout d’un geste de main. Elle se pressa ensuite d’amener l’asari à la section des hôtels. Il n’y eut que l’ascenseur qui fut particulièrement inconfortable. Il y avait d’autres personnes avec elles, mais elle était étrangement gênée par la promiscuité. Aussi, profita-t-elle qu’il fut en verre et qu’il offrait un panorama de la station pour en décrire le fonctionnement et les différentes parties. Il lui était plusieurs fois arrivé d’escorté des délégations de scientifiques étrangers, elle avait donc des notions assurée en guidage de touristes. Elle savait les particularités et les endroits à faire visiter. C’était des connaissances particulièrement intéressantes à avoir de ce genre de situation.

« Quand est-ce que tu dois repartir ? »
Demanda-t-elle une fois parvenue devant la chambre de l’asari. « Entre seulement te changer, je t’attends-là… » Ajouta-t-elle avec empressement. Finalement, elle n’était pas sûre d’avoir envie d’obtenir une réponse.

Elle s’appuya au mur du couloir et ouvrit son omnitech. Elle avait l’impression qu’il s’était passé une éternité depuis la veille, mais une nuit seulement s’était écoulée. Elle avait un message de sa mère qu’elle survola. Pour sûr que son appel nocturne avait dû l’inquiéter. Elle répondrait plus tard. Il faudra qu’elle consulte sa messagerie pour cette conférence. Devait-elle demander à prolonger son séjour sur la Citadelle de quelques jours ? Elle en avait envie, au fond ? La peur et la joie, ce genre d’émotions étaient tellement emmêlées, s’exprimant simultanément, qu’elle ne parvenait pas à savoir laquelle était prépondérante. Il faut que j’arrête de trop y penser, se sermonna-t-elle.


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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Jeu 01 Fév 2018, 11:13
A la mention de cette conférence, l’asari semblait tilter. Elle n’y participait pas elle-même en tant qu’agent de sécurité, mais il était vrai que le GIP avait demandé les services de quelques-uns de ses hommes pour ce dit évènement. La déesse voulait vraiment qu’elles restent ensemble, il n’y avait pas d’autres solutions ! Enfin, Maylyn ne s’emballait pas. Etrangement. Elle pensait à autre chose, son estomac, qui actuellement grondait. Elle avait beau écouter Namida sur son explication scientifique, elle lâcha complètement prise lorsqu’elle sorti des chiffres dont elle n’avait jamais entendu parler, même de la bouche de ses informaticiens grosse tête, elle tapota son orifice auditif, à la recherche d’une aide de la part de Miljund ou même Katia, mais non, elle ne l’avait pas activé, spécialement pour conserver un peu d’intimité avec sa chère quarienne. Mais là, même si elle épluchait toutes sortes de magazines de vulgarisation scientifique, elle s’en sortirait au meilleur des cas avec une migraine, mais toujours sans la connaissance de ces chiffres.

« Je crois qu’il va falloir que tu me fasses un cours depuis les bases pour que je comprenne ta conférence si je me rends à celle-ci. »


Il est vrai que… Même si cette sorte de « refus » de la part de Namida, qui n’en était pas un avait changé quelque chose chez l’asari. C’était étrange. Déçue ? Elle s’y était préparée, mais l’escalade de la déception s’est avérée plus haute que prévue. Pour une fois qu’elle est attirée par quelqu’un, que cela semble réciproque, il s’avère que non. Et qu’il y a des choses qui les empêchent d’être ensemble. Les sentiments étaient les mêmes, mais elle avait compris que se voir tout le temps n’arrangerait pas son cas, ni le sien.

Se changer… Oui ce serait le bienvenu. L’asari regardait sa robe, se disant que non, c’est définitif, ce genre d’attirail n’était pas pour elle. Maylyn leva son pouce vers la quarienne, signifiant son approbation. Arrivés devant sa chambre, elle ouvrit la porte, sachant pertinemment que sa guide touristique mignonne ne rentrerait pas et parti se changer. Une fois la porte refermée, elle retira sa robe trempée, la lançant dans un coin de sa chambre, de même que ses sous-vêtements, qu’elle troqua pour sa tenue habituelle, confortable était le meilleur mot pour désigner ses sous-vêtements actuels, qui rappellaient plus un attirail d’homme que de femme, elle enfila l’un de ses nombreux débardeurs blancs, ses nombreux pulls sans manches à col roulé et évidemment, son trench coat , rappelant fortement celui d’un drell assassin. Et enfin, ses bottes de l’époque où elle était encore chasseresse. Par principe, on lui livrait toujours une nouvelle paire tous les dix ans. Mais celles-ci étaient un peu plus vieilles. Elles avaient foulé le sol alors que les moissonneurs frappaient la galaxie.

L’asari s’observait dans le miroir. Elle se sentait bien plus « elle-même » dans cet attirail, que dans n’importe quelle autre tenue. Enfin, peut-être pas sa vieille tenue d’infiltration, qui lui manquait mais, c’était habillée ainsi, qu’elle se sentait … Maylyn.

Sortant de la pièce, l’asari affichait un sourire satisfait sur le visage, alors qu’elle observait sa compagnie masquée, se frottant le nez, lui donnant l’air d’un sale gosse de dix ans.

« Alors, on va manger ? J’ai une de ces faims ! »

Elle souriait, joyeusement, prenant par le poignet la petite quarienne, d’un pas pressé et certainement pas dans la bonne direction à la recherche du café-restaurant. Elle s’imaginait déjà commander des dizaines de plats, manger comme une ogresse pour quatre personnes, et jeuner plusieurs jours durant après, ne pouvant plus rien manger du tout. Souriante qu’elle était joyeuse. Mais elle essayait de dissimuler non, d’enterrer très profondément toute ses pensées néfastes qui fusaient telles des balles sur un champ de bataille. « M’aime-t-elle ? Ou est-elle bien trop perdue à cause de ma précipitation ? Ou alors … Je me fais trop d’idées, je devrais laisser le temps faire son œuvre… »

Après plusieurs détours avec une Namida qui essayait désespérément d’indiquer le bon chemin à une créature bleue qui méritait le titre de « dévoreur affamé » au vu du bruit que son estomac émettait au fur et à mesure que le temps défilait, elles arrivèrent enfin au fameux restaurant. Pressée, l’asari se jeta sur l’un des sièges offert, faisant de grand signe au serveur, un pauvre quarien manifestement perdu et peu enjoué d’être ici. La commande de l’asari était…longue. Très longue. Deux entrées, deux plats, et trois desserts. Financièrement, cela ne la dérangeait pas. Physiquement, on pourra croire qu’elle a mangé un enfant. Une idée farfelue qui lui décrocha un nouveau sourire, alors qu’elle posa son regard sur Namida attendant sa commande. Chose faite, l’asari se balançait d’avant et en arrière sur sa chaise, attendant sa commande.

« Tu sais quoi ? Si tu le souhaites, je serais présente à cette conférence. Même si je n’y comprendrais absolument rien, je ne vais pas te le cacher. Je vais te dire, les gens qui organisent la conférence ont fait appel à ma compagnie pour organiser la sécurité. Je n’ai pas été engagée, ma présence n’est donc pas du tout demandée. Tout dépend de toi à dire vrai. Si tu ne veux pas que j'y sois je ne le prendrais pas mal, ne t'en fais pas. »


L’asari regardait Namida, son sourire angélique sur les lèvres. L’intimité ayant fait place à la convivialité, c’était une asari souriante et oubliant presque tout ce qu’elle avait dit la veille, se concentrant sur les entrées que le petit serveur lui avait ramené, elle mangeait comme une goinfre. Elle ne faisait pas de bruits –étonnamment d’ailleurs- mais, ses joues se gonflaient à mesure qu’elle emmagasinait de la nourriture, tel un rongeur terrien, mâchant le tout avant d’avaler. Ne lâchant pas une miette –sans mauvais jeux de mots- sur ce que pourrait raconter Namida.


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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Ven 09 Fév 2018, 21:49
Des cours ? Ah, zut, elle pinça ses lèvres. Son manque de pédagogie lui avait souvent été reproché. Elle chercha rapidement quelques didacticiels pour expliquer la physique à des néophytes, puis renonça. Lors que l’asari ressorti, elle constata qu’elle préférait ce genre de tenue. La précédente la mettait mal à l’aise… parce que c’était très habillé pour les circonstances, bien sûr. Ou parce que beaucoup trop de regards se tournaient sur elles ? Elle balaya les pensées angoissantes que ce genre de réflexion lui tirait. De toute manière, l’asari n’avait heureusement pas l’intention de se relancer dans un dialogue et l’entraîna à sa suite sans sommation. Elle eut beau protester, elle n’eut pas la force de guider manu militari l’asari un peu trop enthousiaste qui la tractait littéralement. Quelques détours plus tard, elles arrivèrent enfin. Lorsque le serveur eu fini de noter la commande conséquente de l’asari, elle prit l’une des formules du jour. Au moins, elle avait eu l’air de trouver des choses à son goût, tant mieux. Après tous les inconforts qu’elle lui avait fait subir, il lui semblait qu’il était d’usage de dire qu’un bon repas vous revigore.

« Je ne pensais pas que cette conférence t’intéressais…. tu es libre d’y assister. Je ne voulais pas t’imposer quelque chose qui doit te sembler barbant. Je n’aurais pas du tout envie de me mêler de ton métier… une fois m’aura suffi ! »
Elle ajouta un peu plus précipitamment. « Tu as très bien travaillé, je veux dire que ce n’est vraiment pas pour moi ! »

Elle ne voulait surtout pas la vexer ou porter atteinte à son appétit. Elle sirota sa ration. Elle ne commandait jamais rien de très exotique ou sophistiqué. Manger avait toujours été une perte de temps et elle se limitait à des mets simples et efficaces. Elle ne se nourrissait que par nécessité. Si certains des siens rêvaient de pouvoir manger librement comme le faisait son invitée, la concernant c’était une chose assez absurde à concevoir.

« En réalité, je pensais plus à une extension de mon séjour sur la Citadelle, si tu t’y trouves... pour pouvoir… se voir ? .. ou quelque chose comme cela. Je n’avais pas d’idées très claires à ce sujet. Je supposais que c’était une bonne chose dans notre… situation. Concernant les euh… interactions sociales…»


C’était quelque chose de confus, mais en se rattachant à ses références sociales, c’est le comportement qui lui semblait le plus adéquat à observer. Maylyn avait le courage et la force de savoir ce qu’elle se voulait. Enfin, ce qu’elle lui voulait. Nous voulait. La moindre des choses, après une réponse aussi nébuleuse, c’était de lui montrer qu’elle était prête à faire réellement connaissance et partager du temps. Son temps si précieux. C’était bien la preuve que l’asari avait au moins de l’importance pour elle, sinon, elle n’aurait jamais envisagé de perdre un temps de recherche si précieux.

« Un jour… je serais peut-être assez célèbre pour faire moi-même des conférences partout dans la galaxie… et à la citadelle. Pas pour être célèbre, c’est très surfait… mais pour avoir une portée et des moyens décuplés. Comprendre, c’est fascinant. Comme je ne sais pas m’exprimer, ce n’est pas moi qui ferais ces conférences… mais je publie beaucoup. »

Puisque l’asari avait un sacré travail de mastication, en comparaison, elle continua donc son monologue.

« J’ai envie de relancer mes projets. A présent que j’ai aboutis à des résultats concrets, que tout est suspendu. Ce métal conducteur… à présent, je vais pouvoir l’intégrer à mes prototypes de nodule, selon mes recherches il devrait supporter un modelage microscopique pour augmenter les capacités biotechnologique… je veux révolutionner la systémique des implants biotiques. Trop rigides pour un appareil à fonctions pluridimensionnelles. »

« Je suis contente d’avoir une amie biotique. J’ai l’impression qu’en observant … mon intuition et mon intellect seront plus ouvert à la compréhension et découverte. »
Elle fait tourner sa main dans le vide, comme si elle voulait toucher quelque chose.

« Comment dois-je te qualifier, au fait ? Amie… courtisane ? Je ne veux pas commettre d’impair. »
Elle baissa sa main, doucement, pour la poser sur celle de la bleutée. « C’est compliqué, mais j’essaie de faire de mon mieux. Je ne veux te donner aucune espérance vaine… tu sais, … je ne suis pas… enfin… euh. Voilà. Mais, je suis certaine que je tiens à toi plus qu’aux autres gens… ce qui serait plus correct de dire, que j’ai plus d’intérêt pour toi que la norme. Je sais que tu es un écart-type supérieur. »

Elle retira sa main. Un écart-type qu’il aurait peut-être mieux valu être de valeur plus faible. Son analyse factuelle ne lui permettait pas de se prononcer plus clairement à ce stade. Cette valeur inhabituelle était révélatrice de sa rareté, à elle de chercher le complément d'information nécessaire à la compréhension de ce cas rare.


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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Jeu 08 Mar 2018, 11:32
Compliqué…tant de détours dans les phrases de Namida, tout cela était confus dans l’esprit de l’asari. Elle cherchait, a comprendre toutes ces utilisations détournées de mots. Asari n’était pas la plus douée pour comprendre les gens. Au dela du code moral, tout ceci était flou. Alors, Maylyn en vint à une conclusion toute simple : Elle n’en avait rien à faire des sens cachés. Tôt ou tard, l’évidence viendrait à elle. Tôt ou tard, Namida aurait le courage d’accepter ce qu’elle peut ressentir, et tôt ou tard, elle viendrait le dire à Maylyn. Elle-même avait fait ce qu’il fallait. Ce n’était plus la peine de revenir dessus désormais. L’asari venait tout juste de terminer de manger la quantité astronomique de plats lorsqu’une main vint se poser sur la sienne. Elle fixait ce doux contact et pouvait jurer sentir la chaleur de sa main. Si on passait sur l’écart type, une leçon sur les mathématiques qu’elle a zappée, Namida recherchait l’approbation de Maylyn sur comment la considérer. La bleue se contenta de fermer ses paupières, décrochant un léger sourire. Ce fut lorsqu’elle reprit parole que ses paupières dévoilèrent un regard…aimant.

« Namida, considères moi comme tu le souhaites. Ce n’est pas à moi de choisir pour toi ! Je n’espère rien de plus que ce que j’ai déjà, passer quelques instants avec toi ! »


L’asari regardait la main se retirer à contre-cœur, mais, elle l’acceptait. L’histoire de l’écart-type lui revenait en tête. Elle fouillait dans sa mémoire sélective concernant les mathématiques, elle n’y trouvait rien. C’était probablement une métaphore pour parler de l’improbabilité totale de leur situation à toutes les deux. Une ex-militaire et une scientifique attirée l’une et l’autre. Même si cela restait un cliché assez récurrent dans les holo-films. Il fallait désormais changer de sujet… Revenir sur la science, mettre à l’aise la petite quarienne. L’asari s’affalait dans son siège, son petit ventre gonflé par tant de nourriture ingurgitée, lâchant un soupire d’aise, elle tapota l’extension de son ventre, grimaçant à l’idée de devoir perdre tout ça avec une session intense de sport, puis regardait son amie quarienne, un court instant. Elle pensait… Elle n’avait pas beaucoup d’amis, elle ne devait pas avoir beaucoup d’encouragements, et peut-être qu’elle compensait en travaillant plus intensément. Il était peut-être trop tard pour aborder le sujet mais, mieux vaut tard que jamais.

« Namida, je suis sûre que tu deviendras célèbre, une scientifique renommée et respectée dans la galaxie, pas seulement pour les quariens. Tu es capable de le devenir non, tu vas le devenir ! Au-delà de tes connaissances, tu es extrêmement dévouée à ton travail, ça force l’admiration. »

La biotique était un sujet qui semblait passionner la petite demoiselle. C’était un sujet que May ne connaissait pas, mais savait parfaitement utiliser. La bleue regardait sa propre main avant de la tendre jusqu’au couvert devant la quarienne. Se concentrant, un minimum, elle parvint à créer une version miniature de « levitation » faisant léviter la fourchette. C’était ce qu’elle savait faire de mieux, léviter des objets par la biotique. Bien sûr, cela ne manquait pas d’attirer l’attention des quelques clients du restaurant mais, ce n’est pas comme si elle attirait aussi les chaises et tables … Si ? Elle regardait brièvement à droite et à gauche, entendant un petit bruit de table qui grinçait. Enfin, de plusieurs tables mêmes. Elles avaient toutes avancé de quelques centimètres ! L’asari saisit la fourchette en suspension et interrompit le champ biotique rapidement, inclinant la tête et lançant plusieurs excuses aux personnes présentes. Son attention se reportait de nouveau sur son amie.

« Je ne peux pas expliquer réellement comment la biotique fonctionne…Dans la théorie, c’est guidé par mes émotions, et l’implant. C’est toute ma vie en tant qu’ancienne chasseresse Asari. «Ne cherche pas pourquoi le faire, mais comment ! »


Elle prit une voix grave et faussement autoritaire durant sa phrase, avant de sourire, amusée de sa propre bêtise, ayant imité son instructrice. Avant qu’elle ne reprenne parole.

« Mais sache juste que j’ai toujours essayer de dédier mes capacités à protéger les innocents… Cependant, la guerre contre les moissonneurs m’a rappelé à quel point j’étais insignifiante à grande échelle. Des milliards de gens sont morts durant cette guerre, je n’ai pu en protéger que très peu … Trop peu. »

Sa mission sur Thessia revenait en quelques flashback dans sa tête, tous ces gens mourrant autour d’elle, ses sœurs qui a grand regret disaient « la mission prévaut », ses supérieurs qui disaient la même chose sans la moindre once de compréhension, bien planqués dans un bunker. De l’extérieur, cela ressemblait sûrement à une Maylyn figée, le regard vide, les yeux humide. Pendant une bonne dizaines de secondes, les images venaient dans la tête de l’asari avant qu’elle ne revienne à la réalité, s’essuyant brièvement du revers de la manche ses yeux embués, souriante à nouveau.

« Enfin ! Je viendrais à ta conférence Namida, ça me ferait plaisir ! »


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MessageSujet: Re: Electron et proton, un savant jeu d’attraction   Dim 18 Mar 2018, 23:33
Les sourires et regards coulés de l’asari étaient perturbant, tout d’abord parce qu’ils étaient d’une rare intensité et qu’elle n’avait pas l’habitude d’être ainsi observée. Elle était cependant rassurée que l’asari soit déterminée à accepter son rythme et lui accorder de la patience. Elle piqua un fard sons son casque sous l’envolée de compliments. Elle était touchée qu’on parle d’elle en mot si élogieux. Une forte chaleur monta à ses joues qu’elle devinait brulante. La gêne provoqua un léger bourdonnement à ses oreilles. Elle ne réalisa pas tout de suite qu’une fourchette venait de s’élever. Cette distraction eut l’effet providentiel de lui faire oublier ce qui précédait. Elle se pencha pour mieux observer le phénomène et regretta de ne pouvoir dégainer un scanner. Elle aurait pu le faire avec les moyens du bord, mais instinctivement, elle eut le réflexe de se dire que cela pourrait être mal pris. Et tout aussi étonnement, elle craignait de faire quelque chose qui puisse déplaire à Maylyn qui avait jusqu’à maintenant une très haute opinion d’elle, visiblement. Elle soupira, le dilemme qui l’étreignait continuait de la tarauder. L’explication sur l’asari était tout sauf scientifique, mais elle trouva cela rafraichissante. Pour une fois, changer d’approche ne pouvait pas faire de mal. Elle avait déjà pu observer de nombreux phénomènes biotiques, mais elle ne pouvait s’empêcher de s’ébahir et de se laisser envahir par une horde de calculs bienheureux. Il existe de nombreuse manière de faire léviter un objet, que ce soit par l’effet d’un champ magnétique, de électrohydrodynamique, de la propagation d’ondes acoustiques, ou tout simplement par l’usage de la pression gazeuse. La biotique était une chose moins maitrisée et plus exotique. Les autres étaient aussi fantastiques et possédaient de nombreux usages, elle ne les amoindrissait pas. Le phénomène éveilla ses sens.

« Moi, je cherche toujours les pourquois et les comments. C’est parce que je suis scientifique et pas guerrière asari. »

Elle n’eut pas le loisir de continuer, car elle remarqua que l’asari était partie très loin dans ses souvenirs. La larme qui coula, la paniqua. Elle trépigna sur sa chaise, incapable de savoir quoi faire. Namida n’était qu’une enfant lorsqu’elle se déroula. Elle ne la comprit que plus tard, au travers de textes et récits. Elle ne comprit pas le volte-face d’émotions qu’elle déchiffrait sur le visage de la bleutée. Elle ne sut pas dire si elle était plus traumatisée par son incapacité à comprendre ou l’évidente détresse affichée. Enfin, c’était un sentiment négatif puisqu’il lui faisait venir des larmes aux yeux. Ce fut le geste du revers de main qui lui souffla la réponse. Elle aurait pu essuyer les larmes qui perlaient aux yeux de son interlocutrice. Après tout, puisqu’elles avaient dormis ensemble, dans un contexte très intime, donc essuyer une joue n’était pas déplacer ? Ah, tout cela la perturbait définitivement. Ce qui la froissait le plus, c’est qu’elle voulait, au fond d’elle, bien faire. Cependant, elle était tout à fait paralysée. Incapable de faire quoique ce soit, de bien ou de mal. L’asari ne lui laissa pas le temps de monter une parade ou se monter réconfortante. Elle changea de sujet et revint sur la conférence à venir.

« Je vais faire le nécessaire avec le secrétariat pour pouvoir profiter d’un peu plus de temps. Je te tiendrais informée en temps et en heure. »


La suite de la journée fut moins forte en émotion et tant mieux. La petite quarienne n’aurait pas été certaine d’y survivre. L’asari eut donc le loisir de visiter la station et ses points d’intérêts. Le temps passa étonnement vite, et même si la conversation fut principalement menée par l’asari, la quarienne y participa et s’accommoda tout à fait de propos badins, loin de ses préoccupations scientifiques.

Le départ de l’asari fut rendu facilité, puisque la quarienne n’eut pas le loisir d’y assister. Elle avait rendez-vous à la même heure. Une poignée de main timide, précipitée et des balbutiements furent la marque de fabrique de cette petite créature asociale qu’elle était. Elle ne savait pas quel genre de sentiment mettre sur ces émotions. Cette rencontre et ce départ étaient des choses beaucoup trop intenses. Son amie lui avait envoyé une photo d’elle et Maylyn et c’est en observant le cliché qu’elle se posait toute sorte de questions. Ces questions l’habiteraient pour bien des temps encore. Elle espérait être plus apaisée et pouvoir apporter une réponse nette à l’asari. Quelles étranges créatures, au charme si persuasif. Après tout, c’était une alienne et elle parvenait à l’envisager comme une relation… une autre espèce, c’était tout de même quelque chose de très abstrait. Le fait qu’elle l’envisage était cela dit un pas énorme dans son esprit cartésien. Elle décida de ne pas en parler avec son psychiatre et n’en dit pas plus à ses parents. Erika avait elle aussi tenté de la cuisiner et elle avait à demi mot parlé. Cela dit, sa collègue l’avait plus embrouillée qu’aidée tant ces histoires de relations amoureuses lui semblaient nébuleuses et compliquées. Elle allait cela dit tenter de suivre le conseil récurent : soit spontanée.

C’était tout un programme !




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Electron et proton, un savant jeu d’attraction

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