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 Nouilles, rencontre et discussion

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MessageSujet: Nouilles, rencontre et discussion   Ven 22 Déc 2017, 19:52
Intervention MJ : NonDate : 20/12/2202RP Tout public
Marcus Coles ♦ Ada J. Raikes ♦ Scipio Sempronia
Nouilles, rencontre et discussion


Une autre journée sur la Citadelle. Comme à son habitude depuis quelques années, la Citadelle gravitait en orbite autour de la Terre. La station spatiale géante bouillonnait de vie, chose tout à fait normal pour le lieu de rencontre des diverses races appartenant à la société galactique. Ainsi, des individus venant des quatre coin de la galaxie déambulaient à travers la Citadelle, vaquant à leurs occupations. Certains vivaient et travaillaient en ces lieux, d'autres n'étaient que de passage, pour une raison ou une autre. Parmi ces secteurs, le plus connu de tous étaient évidemment le Présidium. Cette zone de la Citadelle était pour ainsi dire le secteur le plus luxueux de tous. Rien de bien surprenant, considérant que c'est sur le présidium qu'on retrouvait la tour du Conseil Galactique et les ambassades des diverses races. Sans parler d'une multitude d'autre chose trié sur le volet, afin que ces lieux conservent une forte prestance.

La zone occupée par les ambassades ne manquait pas d'intérêt. Chaque race possédait sa propre ambassade, à quelques exceptions près. En ces lieux, nombreux étaient les individus venant y rechercher de l'information ou des services divers auprès du personnel. En ce moment, l'ambassade humaine avait droit à son lot d'activité. À l'entrée, de nombreux aliens remplissaient de la documentation officielle, quant aux raisons, difficile à dire. Heureusement, s'occupé de ces individus était le travail spécifique de certains membres de l'ambassade, évitant ainsi aux plus hauts placés de perdre leur temps, afin de pouvoir se concentrer sur des tâches plus importante. Dans le secteur réservé aux employé, chacun s'efforçait de travailler avec professionnalisme. À un bureau, un fonctionnaire était occupé à remplir des dossiers, sans jamais quitter des yeux son écran. Aussi fit-il le saut lorsqu'une série de documents furent déposé sur son bureau, presque sous ses yeux. L'employé releva aussitôt les yeux, pour apercevoir la personne lui ayant apporté tout ces documents. Il reconnu aussitôt Marcus Coles, plutôt bien placé dans la hiérarchie de l'ambassade et reconnu pour son côté pointilleux sur le travail.


-Que... Que puis-je pour vous, monsieur Coles?

-Il va falloir reprendre ces documents. On ne peut pas envoyer ces dossiers à l'ambassade volus dans un tel état.

-Comment cela, monsieur?

-Lorsque vous les avez remplis, vous avez commis de multiples petites erreurs. Cela pourrait mécontenter les volus, alors vous me corrigé tout ça. Je veux que cela soit fin d'ici trois jours.

L'employé acquiesça et se mit aussitôt au travail. Il ne chercha pas à protester. Même si Marcus pouvait parfois se montrer autoritaire avec certains employés, ces derniers savaient qu'il n'était pas quelqu'un de méchant. De plus, contrairement à d'autres haut placé, il restait constamment poli et courtois et leur présentait du respect. Ainsi, ces subalternes éprouvaient de la reconnaissance envers lui. De plus, la paperasse qu'il venait de confier à cet employé se remplirait sans problème en deux jours, alors il y avait de la marge. Une fois ce problème réglé, Marcus retourna voir son supérieur. Le bureau de l'ambassadeur des espèces non-conciliennes était plutôt bien situé dans l'ambassade et disposait d'une vue sur le présidium. En tant que son assistant, Marcus devait faire le nécessaire pour aider son supérieur. Lorsqu'il pénétra dans le bureau de l'ambassadeur, ce dernier était en pleine discussion par holo avec un hanari. L'assistant resta donc en retrait alors que son supérieur et le hanari échangeaient quelques politesses, puis la communication pris fin.

-Est-ce réglé, Marcus?

-Oui monsieur, j'ai confié le dossier et cela sera réglé au plus vite.

-Excellent. Venez, il faut encore s'occuper du dossier sur les elcors.

Pendant l'heure qui suivit, les deux hommes travaillèrent sur un potentiel traité commercial avec les elcors. Plus précisément, la proposition d'un traité commercial et ce que chacun aurait à offrir. Une fois que le tout serait terminé, il faudrait présenter cela aux elcors, voir s'ils étaient intéressés, ensuite de quoi les négociations commenceraient. Toutefois, ce n'était pas pour tout de suite. Après tout ce temps à travailler, l'ambassadeur s'étira sur sa chaise.

-Est-ce bientôt l'heure du dîner?

Marcus consulta son omnitech.

-Presque, monsieur. Ce sera le cas dans quelques minutes.

-Bah, on ne fera pas des histoires pour quelques minutes. Je commence à avoir faim. Allons manger un morceau, le petit restaurant à proximité me semble fort intéressant.

Les deux hommes se levèrent et quittèrent le bureau, direction la sortie de l'ambassade. Les deux diplomates avaient une bonne relation. Marcus démontrait être un assistant des plus compétents. Quant à l'ambassadeur, en offrant à Marcus de devenir son assistant, il lui avait évité de finir en gratte papier pour le gouvernement, avec un poste merdique, alors il lui était reconnaissant. Alors qu'ils passaient dans une des salles des visiteurs en attente de service, Marcus aperçut sa fille Meera, 25 ans, assise tranquillement près de l'entrée, dans une des tenues à la mode asari. La jeune asari restait là, sans avoir encore remarqué la présence de son père. Ce dernier se rapprocha d'elle, avec un grand sourire. L'asari le remarqua enfin, alors qu'il passait ses bras autour d'elle, la serrant légèrement dans ses bras et lui déposant un bisou sur le front.

-Qu'est-ce que tu fais là, ma grande?

-J'étais sortit avec des amis pour le dîner, mais elles ont dû partir. Comme j'étais tout près, je me suis dit que je pouvais venir dire bonjour.

-Et te faire offrir le dîner, je suppose.

L'asari pris aussitôt un air innocent, pour tenter de cacher que son père avait vu juste. Il ne put s'empêcher de rire. L'ambassadeur échangea quelques mots de politesse avec la jeune femme. Finalement, après une rapide discussion, le supérieur de Marcus décida d'aller seul au restaurant et de laisser le père et la fille profiter d'un peu de temps ensemble, il accorda même deux heures de pause dîner à Marcus, au lieu d'une seule. Après l'avoir remercié, Marcus et Meera sortirent de l'ambassade.

-Alors, une envie particulière.

-Eh bien, j'ai pu voir un petit endroit très charmant, ce matin. Ce n'est pas très loin.

Le père de famille suivit donc la jeune asari qui le guida à travers les rues du présidium, puis celui d'autres secteurs de la Citadelle. Au bout d'une quinzaine de minutes de marche, ils étaient presque arrivé. Ce n'était pas le présidium, mais cela demeurait un des beaux secteurs de la Citadelle. Même si bien sûr, le simple fait de ne pas être le présidium faisait en sorte que les prix des loyers et de ce qui se vendaient ici étaient beaucoup plus bas. Après un moment, la fille de Marcus lui indiqua du doigt l'endroit qu'elle désirait essayé. Marcus fut quelque peu surpris, car le restaurant en question était en fait un stand. De nouilles, selon le menu qu'il parvenait à apercevoir. Il y avait déjà une petite ligne devant le kiosque et on pouvait voir le cuisinier et propriétaire s'affairant derrière son comptoir, un turien. Comme les clients dans la file étaient de race diverses, cela démontrait au moins qu'il ne cuisinait pas uniquement de la nourriture dextro. Marcus et Meera s'approchèrent pour voir le menu. C'était tout de même assez varié et beaucoup de possibilité en plus. Alors que l'humain continuait de consulter le menu, sa fille attira son attention sur l'une des saveurs disponibles.

-C'est quoi la saveur orientale?

-Oh, c'est issu de la Terre, c'est une recette qui comprend normalement-

-Ah, je vais prendre ça... et faire ajouter un peu de viande.

Marcus ne prit pas mal que sa fille l'ait interrompu. Il la connaissait assez pour savoir que le simple fait d'avoir mentionné que c'était une recette d'origine humaine l'avait convaincu. La jeune asari adorait la cuisine terrestre. Ils discutèrent entre eux pendant un moment, réfléchissant à ce qu'ils pourraient choisir. Meera avait toujours l'intention de prendre la recette orientale, mais d'y faire ajouter de la viande. Quant à Marcus, il pensait y aller avec des nouilles au poulet et peut-être faire rajouter de la viande de varren. Difficile de faire son choix.
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Crédits : Mekken

MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Mer 27 Déc 2017, 18:26
Le réveil n’avait pas été aussi difficile que ce à quoi Scipio s’attendait. Habitué pendant des années à se lever aux aurores, il y avait eu du laisser aller récemment, mais l’horloge interne du Turien était toujours intacte. Et ça l’étonnait, d’ailleurs : la Citadelle avait détruit son rythme de sommeil. L’effervescence de la station spatiale n’était pas compatible avec sa promptitude à se réveiller au moindre bruit. Lorsqu’il s’éveillait en pleine nuit, à l’affût, il pensait à ses collègues, ses instructeurs, qui ne pouvaient passer une seule nuit sans se recouvrir de sueur depuis la Grande Guerre. Les troubles de stress post-traumatique étaient moins fréquents chez les Turiens que chez la plupart des autres espèces, principalement parce que l’espèce descendait de prédateurs plus que de proies selon les experts. Aux yeux de Scipio, cette explication était surtout un moyen de se voiler la face. Après la guerre, tout le monde avait cherché à oublier les horreurs qu’on avait pu y voir, et gueules cassées comme traumatisés en faisait partis. Bien entendu, des associations s’étaient créés pour les aider, mais Scipio en connaissait les limites. Lui, il avait vu les blessés, les rescapés, ceux qui continuaient de se battre, encore des années après… Et ceux qui ne le pouvaient plus.

Et comme à chaque réveil, Scipio espérait qu’avec la crasse, la douche ferait couler ces mauvaises pensées. Enfin ! Ce réveil là était particulier, puisqu’aujourd’hui, il ouvrait son commerce. Les derniers jours avaient été consacrés à la rénovation et l’optimisation du stand qu’il avait acheté. L’engin était rudimentaire mais le mécano qui sommeil en Scipio sait changer quelque chose de rudimentaire en quelque chose de… Toujours rudimentaire, mais avec une interface connectée à Midas pour lui faciliter la vie ! Ce matin là, Scipio dut également choisir ses vêtements avec soin. Porter les frasques déchirés par Varik le premier jour, ça n’allait pas le faire, alors il jeta son dévolu sur un vieux gilet qu’il portait quand il faisait ses classes. A l’époque, ses amis avaient pensé de bon ton d’ajouter le logo du régiment sur l’épaule, et maintenant, plus moyen de le découdre sans détruire le tissu… En même temps, si Scipio savait coudre, ça se saurait.

Le Turien gara son véhicule prêt d’un pont, dos à une rivière, comme exigé par son contrat. La location était stricte et il n’avait pas intérêt à dépasser d’un mètre sur la place d’à côté, même si celle ci n’était alloué à personne. Quand il installa deux petites tables, chacune assortis de deux chaises pliantes, Scipio espéra que personne ne le lui reprocherait. Dans la théorie, même ça lui été interdit. Sur la Citadelle, chaque mètre carré valait une petite fortune, mais au moins, ça n’était pas Oméga. Ici, dépasser, ça signifiait se prendre une amende, pas une bastos !

Les premiers clients furent Turiens, bien entendu. L’enseigne indiquait clairement que la maison servait du lévo autant que du dextro, mais les vielles habitudes ont la vie dure. Au moins, il put voir les affamés repartir le ventre plein et plutôt content. La plupart étaient des commerçants vivant dans le coin, mais de ce qu’il entendait des conversations, quelques uns étaient des touristes où des habitants du Présidium qui s’aventuraient ici pour avoir accès à des prix raisonnables. Lorsqu’il entendait ça, Scipio souriait ; ses prix ici étaient deux à trois fois plus élevés que sur Oméga. Observer et écouter les clients amusait le Turien, qui du haut de son stand, se sentait un tout petit peu utile. Ces gens marchaient des heures pour trouver un restaurant qui ne débordait pas, et le voilà avec sa carriole, prêt à leur offrir tous ce qu’ils désiraient ! S’ils désiraient des nouilles et des grillades, principalement.

Avec le temps qui passait, quelques humains s’aventurèrent à son stand. Leur curiosité et leur goût du danger était presque légendaire désormais, et pas une année ne s’écoulait sans qu’on entende parler d’un humain qui était allé un peu trop loin un peu trop vite, quelque soit le domaine. Mais au moins, eux étaient capable de prendre leur courage à deux mains et rentrer dans une file de Turiens pour commander des nouilles, même si c’était souvent pour impressionner leur copains ricanant de l’autre bout de la rue. Le fait que les nouilles leur plaisait réellement, et les crédits encaissés, réchauffaient un peu le cœur de Scipio, mais force est d’admettre que la clientèle mettait du temps à se diversifier. C’est aux alentours de midi, quand les bureaux se vidèrent d’un même mouvement, que la file devant le kiosque se diversifia un peu. Quelques têtes bleus et quelques yeux globuleux se faufilèrent entre les écailles et les cheveux qui attendaient déjà. L’appétit -et, dans certains cas, la faim – semblait réunir les gens, et de nombreux groupes mixtes venaient désormais prendre une consommation rapide, une petite pause avant de retourner au boulot. Scipio s’en serait réjoui s’il en avait eu le temps, mais le service devait être rapide, bien plus que dans son ancien boulot !

Avec les coups de midis vinrent un couple qui retint l’attention du Turien. Un vieil Humain et une jeunette Asari, qui attendaient probablement que le vieillard clamse et lui lègue sa fortune. Scipio haussa les épaules ; chacun ses choix, après tout. Et ils avaient l’air de bien s’entendre.

- Qu’est c’que j’vous sert, messieurs dames ?

L’Asari lorgnait sur un coin bien particulier des menus affichés au dessus de la tête de Scipio. Un encart étaient réservés aux « plats de chez vous », un assortiment de recettes censés imiter des denrées habituelles de certaines planètes. Spaghettis à la carbonara avec du vrai porc terrien, nouilles aux œufs de Talat, salade de pâtes froides avec son assortiment méditerranéen, macaroni avec sauce thessianne, et, bien entendu, le plat que la demoiselle fixait, plein d’appétit : les nouilles à l’oriental. Evidemment, Scipio n’était allé ni sur Terre, ni sur Surr’Kesh, ni sur Thessia, il continuait de penser que la méditerranée était un pays, et, pire encore, il n’avait jamais goûté ces recettes. Mais à force de les travailler, on lui avait assuré qu’elles étaient authentiques et, surtout, il voyait bien qu’on les dévorait avec appétit.

- Des nouilles à l’orientale pour madame ?

Scipio commençait déjà à faire glisser les tranches de chorizo sur les plaques chauffantes. Et dans leur crépitement, il attendait sa réponse. Quand il se tourna vers l’Humain en espérant la trouver, il eut un léger doute ; ne l’avait-il pas déjà vu quelque part ?
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Ven 05 Jan 2018, 21:20

Discussion, meeting & noodles

- Espace de l'Alliance Interstellaire, environs du relais Charon
- Pont 4 de l'Okinawa, salle des machines

L'on éprouvait toujours ce sentiment étrange lorsque l'on se sentait dépassé par les évènements. Tout d'abord la surprise, témoignage tantôt silencieux, tantôt bruyant, l'on laissait le corps réagir dans l'urgence ce à quoi on ne s'attendait pas. Puis, le cerveau essayait au plus vite de comprendre ce qui se passait et dans quatre-vingt quinze pour cent des cas, l'on abandonnait bien vite l'effort pour tâcher de se débarrasser de cette incompréhension latente. Il était très rare que l'attention supplémentaire porte ses fruits, généralement l'on préférait faire semblant de comprendre et lorsque l'interlocuteur d'en face détournait le regard, l'on enfouissait son visage dans ses mains en maudissant sa propre sottise. Aujourd'hui, j'étais cette personne là, à écouter les déblatérations de mon chef mécanicien. Son fort accent slave que le brassage ethnique humain tout au long de ces derniers siècles n'avait pas réussi à annihiler, n'était pas gênant à écouter dans l'absolu et mon subordonné était parfaitement compréhensible. En revanche, les termes utilisés par Kozachenko m'étaient un brin obscurs... Non, voire carrément.

C'est donc pourrr régler tous ces prroblèmes techniques que je vous demande de nous laisser cherrrcher composants spéciaux à escale qui arrrive à la Citadelle.

Hmmffff... Oui, oui bien sûr, Kozachenko. Prévenez Reeves de ce que vous ferez venir sur l'Okinawa. Tout ce qui peut régler les... problèmes techniques du vaisseau est bon à prendre.

Bien. Merrrci beaucoup, Lieutenant-Commandant.

Mon chef mécanicien sourit et me salua après avoir subrepticement essayé de lisser en une fraction de seconde son uniforme standard de l'Alliance. Je lui répondis par le même salut avant de tourner immédiatement les talons. Mon maître principal responsable de la salle des machines de l'Okinawa faisait du bon travail selon moi tant qu'il ne m'impliquait pas dans toutes les questions techniques liées au générateur ou aux moteurs car contrairement à lui, je n'étais pas experte en mécanique comme lui. Seuls ses techniciens et Atkinson arrivaient à comprendre le jargon employé par l'ancien soleil bleu. Ce fut non sans un grand soupir de soulagement que je quittai la salle des machines en prenant l'ascenseur principal.


- Espace de l'Alliance Interstellaire, environs du relais Charon
- Pont 2 de l'Okinawa, salle du mess

Je voulais éviter le mal de tête naissant mais dans un élan de précipitation, j'en oubliais cette petite douleur pour me concentrer sur mon OmniTech. Sur une demande de ma part effectuée quelques heures plus tôt, Reeves m'avait envoyé la liste du matériel dont nous aurons prochainement besoin et le transit habituel de quelques jours sur la Citadelle qui s'annonçait était le bienvenue. Pendant la maintenance de la frégate chacun de mes officiers responsables auraient le temps de pouvoir aller chercher ce dont ils avaient besoin. Une ligne de plus s'était ajoutée récemment à la liste et voyant le nom de la personne ayant ajouté la ligne, je fis un petit sourire en voyant que Kozachenko m'avait obéi en prévenant mon officier logistique. Je fermai l'OmniTech pour prendre un peu de café chaud dans un mug en allant me servir au mess. La salle du mess, ouverte sur la cuisine et les différents accès à l'infirmerie, la cabine de Haver et le poste d'artillerie de Redfield, n'était remplie que par deux membres d'équipage qui discutaient après s'être levés et m'avoir salué. Buvant mon café et soufflant doucement de soulagement, je jetai un œil aux soldats. Une minuscule distinction se voyait sur leurs uniformes au niveau des épaules, indiquant leur appartenance à la petite unité en charge du poste d'artillerie. Je savais qu'elle était là car j'avais porté la même dans mes premières années au sein de l'Alliance, notamment durant la guerre contre les Moissonneurs. Elle était également sur mes épaules lors de cette mémorable bataille finale pour reprendre notre Terre des griffes métalliques des Moissonneurs.

Lieutenant-Commandant ?

Une voix féminine s'éleva à ma droite et je sortis de ma léthargie pour tourner la tête et voir qui me parlait. Je reconnus rapidement mon officier scientifique, la lieutenante Walker, quasi-reconnaissable malgré son uniforme standard comme ceux de l'équipage avec son air froid et sévère. Sauf qu'elle s'autorisa là un sourire.

Oh, excusez-moi Walker, je ne vous ai pas entendu.

Pas de mal à cela, Lieutenant-Commandant. Vous allez bien ? Vous sembliez... ailleurs.

Ça va. Oui j'avais juste besoin... de ce café. Et vous ? Vous venez faire une pause ?

Oui chef. Je travaille sur les informations... qu'on a bien voulu me transmettre sur votre mission avec le Commandant Sykes. En clair, deux à trois lignes qui se battent en duel. Je sais juste qu'on a échappé à la catastrophe... Sinon j'ai reçu du matériel et des données en pagaille de la part de Lumiena Corporation. Je suis en train de l'examiner mais je pense qu'on devrait être bons, ça devrait améliorer pas mal de choses pour nous. J'attends d'autres colis prothéens aussi.

Eh ben... vous ne chômez pas, Lieutenant. Continuez comme ça.

Je n'en fais pas autant que vous, Lieutenant-Commandant. Si je puis me permettre, entre les rapports que vous recevez, les ordres venant de plus haut mais aussi ceux que vous donnez à la passerelle ou ailleurs et vos exercices physiques, vous êtes très sollicitée.

Je pense que c'est normal, Lieutenant. Ce vaisseau et son équipage dépend de moi et de mes décisions, je fais mon possible pour accomplir ma tâche.

Oui, Lieutenant-Commandant. Juste, n'hésitez pas à prendre un peu de repos.

Merci du conseil, Walker.


- Espace de l'Alliance Interstellaire, Citadelle, Secteur des spatioports
- Environs du spatioport de l'Alliance

Ma lieutenante scientifique me gratifia d'un nouveau sourire alors qu'elle me laissait seule dans la cuisine pour retourner dans l'aile scientifique de l'Okinawa. Durant un instant, j'envisageai de rendre visite à mon amie médecin, la lieutenante Miyazaki afin de lui demander si elle n'avait pas une aspirine mais je savais qu'elle allait aussi me faire à nouveau son sermon sur le fait que je devais prendre des pauses régulières et arrêter de dépasser mes temps de travail dit standards. Techniquement, elle était ma subalterne mais elle prenait à cœur son rôle de médecin et dans certains cas, les grades n'avaient plus de valeur et les rapports qu'elle entretenait avec les autres devenaient des rapports médecin-patient. Je préférai éviter à mon amie de me regarder d'un air inquiet et de parler comme ma mère et je décidai de finalement me rendre dans ma cabine pour faire une sieste, n'ayant dormi qu'entre trois et quatre heures la dernière nuit. Un message fut envoyé à Haver via mon OmniTech pour lui signifier que je lui confiai l'Okinawa pendant mon temps de repos mais également de me prévenir au moindre incident, même si nous étions dans l'espace de l'Alliance. On n'était jamais trop prudents.

Ma sieste fut salvatrice, aucun cauchemar ou même rêve ne vint troubler mon repos, j'étais bien trop fatiguée pour me rappeler du moindre songe. Cependant, malgré un engourdissement de quelques minutes au réveil, une douche rapide acheva de me réveiller pour de bon. Snakeshit prévint de l'arrivée de l'Okinawa au spatioport de l'Alliance sur la Citadelle dans l'intercom et bien plus en forme que précédemment, je parvins à la passerelle pour prendre ma place de commandante.

Après l'arrimage de la frégate militaire ainsi que le débarquement de mon équipage, chacun se dispersa pendant le quartier libre de la journée. Selon mon OmniTech synchronisé avec l'horaire de la Citadelle, l'heure approchait de midi et je voulais voir autre chose que le grand mess du spatioport de l'Alliance. J'avais le reste de la journée devant moi, je ne perdais rien à aller flâner dans les rues de l'immense station spatiale. Lissant mon uniforme quotidien renforcé, je vérifiai que mes passants d'épaule d'officier soient impeccables avant de partir pour la sortie du spatioport. En chemin, j'envoyai un message via mon OmniTech à ma sœur Daichi pour lui donner de mes nouvelles et l'avertir que j'étais sur la Citadelle. Elle me répondit alors que je mis le nez dehors en quittant le spatioport de l'Alliance, arguant qu'elle était déçue de ne pas pouvoir se joindre à moi mais qu'elle pensait beaucoup à moi tout comme notre mère. Un sourire éclairant mon visage, je fermai l'OmniTech et mon ventre se mit à gargouiller de faim. Il était vrai que mon appétit grandit mais je n'avais pas très envie de claquer mes crédits dans un restaurant huppé du Presidium et puis se faire un restaurant seule, ça craignait un max selon moi. Tournant la tête pour observer la large et propre rue du secteur de la Citadelle, je repérai au milieu de la foule des aliens et des Humains de la galaxie, une petite échoppe. En me rapprochant, je m'aperçus qu'une petite queue composée de plusieurs membres des espèces conciliennes s'était formée. Intriguée, je me mis à observer la petite échoppe en question et je vis qu'elle était tenue par un Turien. Alors dubitative, je vis qu'il y avait bien plus d'individus consommant de la nourriture levo que des amateurs de dextro, cela me poussa alors à observer la carte proposée par la boutique. Il y avait des pâtes, beaucoup de pâtes et mêmes des terriennes, inscrites à côté des spécialités à base de nouilles asari. Un bruit de gargouillis me rappela encore l'appel du ventre et je décidai d'opter pour essayer la nourriture de l'échoppe turienne. Si des levo se pointaient pour bouffer ici, je ne devrai normalement subir aucun risque de frichti.

Patientant comme tout le monde, je pris le temps de regarder autour de moi. Juste devant moi se tenait un couple Humain/Asari. Rien de surprenant à les regarder, les couples inter-espèces comme un Humain avec une Asari étaient depuis longtemps monnaie courante dans la galaxie. Tout au plus, l'Humain noir paraissait âgé et l'Asari gardait toujours un insolent air de jeunesse même à l'âge vénérable de matriarche quoique celle-ci paraissait bien jeune, peut-être était-elle à peine à l'âge de demoiselle. Lorsqu'ils se parlaient, leurs profils me faisaient face et un détail au niveau des sourcils ainsi que des pommettes me captiva, comme si ils étaient en réalité parents plutôt qu'amants. Mais cette particularité fut sans importance et je préférai détourner le regard. Derrière moi, un Galarien se tenait et fixait le petit établissement de ses yeux globuleux. Lorsqu'il croisa mon regard, il demeura impassible et s'obstina à fixer la carte, comme s'il ne savait pas encore ce qu'il voulait manger. Pendant que le couple d'en face se fit servir, je tapai une nouvelle réponse à ma sœur pour qu'elle me parle de l'échoppe à laquelle j'allais prendre commande. Sa réponse me parvint au même moment où le couple fut servi dans des petites boites blanches en forme de corbeille que l'on pouvait aisément tenir dans la main, assurément d'abord conçu pour des membres à trois doigts comme les Turiens ou encore les Galariens. Daichi me disait que le stand ne lui disait rien du tout, je fermai de plus belle mon OmniTech, l'air perplexe et je fis face au Turien. Le timbre de voix si caractéristique des représentants de Palaven me parvint en me posant l'habituelle question des employés dédiés à un tel travail.

Durant une fraction de seconde, je suivis son regard perçant qui se posa sur moi en dessous de la ligne de mon regard. Regardait-il mon grade ? Mon uniforme ? Ou mon bras-droit entièrement tatoué ? Difficile à dire pour le moment. Je m'empressai de répondre à sa question pour ne pas le faire attendre davantage.

Bonjour, alors je vais vous prendre dans les nouilles terriennes le menu "Lotus Bleu" avec les nouilles instantanées asiatiques... Les morceaux de viande avec oignons et poivrons. Sauce thaï, s'il vous plait... Merci à vous.

J'opinai simplement du regard dans sa direction et j'observai le Turien en train de cuisiner, mon bras gauche tenant mon bras droit dressé dont la main cachait ma bouche dans un geste de réflexion. D'où il était, le Turien pouvait avoir une bonne vue sur mon avant-bras entièrement tatoué de mes roses noires et des Predators.
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Dernière édition par Ada J. Raikes le Jeu 11 Jan 2018, 20:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Sam 06 Jan 2018, 21:59
Meera et Marcus continuaient d'observer le menu, ayant du mal à faire leurs choix. Heureusement, pendant la période où ils hésitaient, il n'y avait aucun client derrière eux, alors ils ne firent attendre personne. Alors qu'ils terminaient leurs réflexions, le cuistot turien s'adressa directement à eux, désirant savoir ce qu'ils prendraient. Il porta cependant son attention sur Meera, ayant remarqué vers quel plat la jeune fille avait porté son regard. Ainsi, lorsqu'il lui demanda si elle prenait les nouilles orientales, il n'était pas loin de la vérité. Heureusement, Meera et Marcus avaient eu le temps de se faire une idée de ce qu'ils désiraient manger. L'asari fut la première à passer sa commande, après tout, c'était à elle que le turien c'était adressé d'abord.

-Oui, je prendrai les nouilles à l'orientale, avec un surplus de viande de bœuf, je vous prie.

-Pour ma part, se sera les nouilles au poulet. Avec un surplus de viande de varren, s'il-vous-plait.

Tandis que le cuisinier turien s'affairait à préparer la commande, Marcus jeta un rapide regard derrière lui. Une humaine au trait asiatique faisait maintenant la file, suivi par un galarien. Elle portait un uniforme de l'Alliance, style rigide, probablement une membre de l'Alliance en début de permission. À moins que son vaisseau était amaré au spatioport et qu'elle profitait de ce moment pour profiter d'un repas ne venant pas de la cantine de son vaisseau. Elle portait les insignes dévoilant son rang. Toutefois, Marcus avait du mal à mettre le doigt sur le grade qu'elle avait. Son temps au sein de l'Alliance remontait à plus de trente ans, alors il avait un peu perdu l'habitude des grades. Cela lui reviendrait probablement plus tard. Il salua poliment d'un signe de tête la femme. Il reporta ensuite son attention sur le cuisinier turien. Ce dernier avait presque terminé de préparer leur commande, le tout dégageant une bonne odeur. Plus Marcus réfléchissait, plus il était certain que ce stand était une nouveauté. S'il avait bonne mémoire, il était venu dans cette partie de la Citadelle, il y a environ une semaine et il n'y avait rien à cet endroit précis. S'il ne se trompait pas, cela signifiait que c'était un commerce tout nouveau, en somme. Il se promit de discuter avec le cuisinier sur la question. Cependant, il ne le ferait pas tout de suite. Après tout, discuter ainsi n'était pas vraiment un problème s'il n'y avait personne d'autre qui faisait la file. Dans le cas contraire, cela ne ferait qu'énerver les autres, souhaitant avoir leur repas dès que possible et non devoir attendre qu'un client et le cuistot aient terminé de discuter.

Finalement, les nouilles et la viande furent prêtes. Le turien disposa du tout dans des boîtes blanches en forme de corbeille. Ils remercièrent poliment le cuistot et Marcus paya pour la commande. Ensuite de quoi, ils prirent des ustensiles jetables sur le comptoir et des serviettes en papier. Puis, ils prirent place à proximité, s’assoyant à l'une des deux petites tables disposées près du stand. Marcus se demanda rapidement si ce turien avait seulement droit à cette disposition. Toutefois, il écarta rapidement la question, appréciant d'avoir une place assise. De toute façon, si ces tables et chaises n'étaient pas autorisé, le pire qui pouvait arriver c'est que les clients se fassent dicter par des agents du SSC de se lever et que le restaurateur ait droit à une contravention. Le père et la fille ouvrirent leur boîte et commencèrent à manger calmement. C'était très bon, le goût de poulet était bien prononcé et la viande de varren était bien tendre. Toutefois, lorsqu'il prit une bouchée combinant nouilles, poulet et varren, ce fut autre chose, un goût vraiment très étrange. Meera remarqua l'expression de son père.


-Un problème?

-Oui et non. Séparé tout va bien, mais combiné... je dirais que la varren et le poulet ne se marie pas très bien ensemble.

-Ah bon?

Sans hésité, la jeune asari se permit de prendre une bouchée dans la boîte de son père. Elle eut la même expression que lui.

-Ouais, pas le meilleur des mélanges.

-Ça reste très bon séparément. Au moins, maintenant je sais que ça ne fait pas une bonne combinaison.

Ils continuèrent de manger. Après un moment, Meera ne put s'empêcher de questionner son père sur les prix affichés sur le menu. Elle avait du mal à comprendre pourquoi les produits d'origine humaine avait tous un prix plus bas que les autres. Son père dû donc lui expliquer que cet avantage des prix tenait surtout de la position de la Citadelle. Après tout, maintenant que la Citadelle orbitait autour de la Terre, les produits qui en provenait avait vu leur coût diminué, car le coût du transport des marchandises avaient également diminué. Avant, il aurait fallut que la marchandise passe à travers plusieurs relais cosmodésique pour atteindre la Citadelle. Maintenant, aucun relais n'était nécessaire. Ainsi, le transport pouvait se faire en moins d'une journée.

Puis, alors que Marcus était entre deux bouchées, il remarqua que sa fille avait le regard ailleurs. Il se permit donc de regarder dans la même direction qu'elle. Meera avait le regard fixé sur la femme de l'alliance. Cette dernière attendait d'être servit. Le père de famille n'avait pas fait attention sur le moment, mais maintenant, il remarquait les tatouages qu'elle avait au bras droit. Voyons voir, il y avait donc des roses noires et des armes à feu. Difficiles cependant de déterminer quelles armes à cause de la distance. Probable que cette femme ait encore plus de tatouages. Marcus avait souvent vu cela, les gens qui avaient plus qu'un tatouage au même endroit avaient tendance en avoir un bon nombre sur le corps. Il revint sur Meera.


-Tu regardes autant cette femme, parce que?

-J'aime bien ces tatouages. Tu crois que je -

-Non.

-Enfin, tu ne m'as même pas laissé le temps de finir ma phrase.

-Parce que je sais ce que tu allais demander.

Pendant ce temps, un autre client, qui avait pris sa commande avec eux pris place à l'autre table disponible. Il s'agissait d'un turien à l'air bête. Et encore, c'était peu dire. Son regard, son expression, l'atmosphère autour de lui. Rien, mais absolument rien ne laissant voir ne serait ce qu'un soupçons de sympathie chez ce turien. À croire qu'on aurait pu mettre la tête de ce type à côté de la définition antipathique. Meera l'avait aussi remarqué. Elle murmura tout bas à son père.

-J'ai l'impression que personne ne va prendre l'autre chaise à cette table.

-Pareil. Ça ou bien, si quelqu'un le fait, il va s'éloigner ou venir nous rejoindre.
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Dim 07 Jan 2018, 17:38


La queue s’était amincit, si bien que le couple était les derniers pour le moment. La jeunette asari fit part de sa commande en première, rapidement suivi de son compagnon :

-Oui, je prendrai les nouilles à l’orientale, avec un surplus de viande bœuf, je vous prie.
-Pour ma part, se sera les nouilles au poulet. Avec un surplus de viande de varren, s’il vous plaît.
-Je vous fais ça tout de suite.

Mais dans les faits, Scipio grinça des dents. Le varren, c’est pas gratuit, et ça ne se marrie pas franchement avec les autres viandes. Si ce type, visiblement aisé, finissait avec une commande plus chère que la norme mais que le goût ne suivait pas, ça allait certainement affecter le petit commerce de Scipio. Il allait en parler autour de lui, les gens croiraient que Scipio cuisine mal, et d’ici deux à trois semaines, toute la clientèle humaine allait disparaître. Mais il était trop tard ; machinalement, le turien avait déjà placé la viande sur les plaques… Et le client est roi !

Sifflotant un peu, Scipio fit mine de rien. Du coin de l’œil, il remarqua que la file se remplissait de nouveau, et que son client turien s’impatientait. Derrière le trio qui attendait, il y avait une humaine et un galarien. L’humaine était familière ; pas qu’il la connaisse, non, mais sa silhouette était familière. Il ne fallait pas l’observer longtemps pour se rendre compte qu’elle était militaire. L’uniforme aidait, mais n’importe qui pouvait porter un uniforme. En revanche, sa démarche, son regard affûté, les cernes sous ses yeux, la musculature entretenue, rien ne trompait. Tout en l’observant, Scipio mélangea les nouilles du turien, ajoutant un peu de sauce au dernier moment, son instinct lui soufflant que cet homme avait besoin d’un peu plus de piquant dans sa vie, puis il sortit trois de ces petites boites blanches qu’il avait amené. Il n’était pas franchement fier des design fait maison, mais elles faisaient l’affaire. Ces petites corbeilles blanches étaient ornées sur deux faces d’un dessin simplifié de Palaven, et sur les deux autres faces, la même inscription que sur la bande au dessus de la tête de Scipio : « Nouilles & grillades, lévo & dextro ».

Le turien allongea la monnaie, pris ses nouilles, et s’en alla s’installer à une table. Il était un poil mou du genou, mais il fallait accorder du temps à ceux qui en avaient besoin. Scipio put remarquer le regard qu’offraient le couple au solitaire, et il n’était pas franchement sympathique. Certes, le turien ne l’était pas non plus. Non, clairement, il tirait la gueule en permanence.

-Temps de cuisson : 10 secondes restantes.
-Je sais Midas, j’y suis.

L’I.V était censé prévenir en cas de baisse d’attention de Scipio, mais ses réglages n’étaient pas franchement au poil. Enchâssé dans un coin du véhicule, il avertissait Scipio dès qu’il commençait à manquer de quoi que ce soit, et les nombreuses lumières rouges indiquaient que le duo avait grandement sous-estimé le nombre de client pour cette journée. Sur la carte, des petites LED rouges s’allumaient après les noms des plats qui n’étaient plus disponibles, et Scipio jeta un coup d’œil à celles ci pour vérifier quels plats étaient encore faisables. Et merde ! Aucune ne fonctionnait ! Toutes les loupiotes étaient désespérément éteintes, alors que la moitié des plats étaient indisponible ! La panique commençait à s’installer, mais le turien n’était pas du genre à laisser apparaître sa panique. Il se concentra sur la cuisson de la viande de varren, rangeant les informations dans un coin de son crâne. Il trouverait une excuse sur le moment.

-Et voilà pour vous ! J’espère que ça vous plaira.

Il tendit les deux boîtes blanches au couple, réfléchissant à une ruse pour s’éclipser avant les prochains… Et voilà, les prochains clients étaient déjà là ! Les remerciement polis de l’humain et de l’asari furent appréciés, et le couple pris place autour d’une des deux tables. Machinalement, Scipio demanda au prochain client ce qu’il désirait, mais il ne put s’empêcher de le fixer quelques secondes. La militaire portait l’uniforme de manière impeccable, et ses grades indiquaient une position plutôt favorable au sein de l’Alliance.

-Bonjour, alors je vais vous prendre dans les nouilles terriennes le menu « Lotus Bleu » avec les nouilles instantanées asiatiques… Les morceaux de viande avec oignons et poivrons. Sauce thaï, s’il vous plaît…
-Toute d’suite.
-Merci à vous.
-Et pour monsieur ?
-Les nouilles aux œufs de Talat. Mettez moi beaucoup d’œufs.

Le galarien était sec et clairement moins poli que les trois personnes avant lui, mais Scipio se demandait s’il n’était pas un peu intimidé par l’humaine. Il se faisait petit, fixant la carte ou des points à l’horizon pour échapper à son regard. Scipio sourit. L’uniforme faisait souvent ça.

-Premier menu compromis, caporal.
-Oups… Je suis à court d’oignons commandante. Je vous met autre chose ? Le premier supplément est gratuit pour les soldats de toute manière, alors faîtes vous plaisir.

Il y avait un léger grincement dans la voix de Scipio. Il n'aimait pas annoncer de mauvaises nouvelles, et aucun soldat n'as envie d'en recevoir durant sa permission. Ils en reçoivent suffisamment au boulot.




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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Lun 08 Jan 2018, 18:51

Discussion, meeting & noodles

- Espace de l'Alliance Interstellaire, Citadelle, Secteur des spatioports
- Environs du spatioport de l'Alliance

L'intervention du Galarien m'irrita un instant en tournant mon visage vers lui lorsqu'il annonça sa commande au cuisinier turien. Il ne m'avait pas grillé la politesse mais je ne pus m'empêcher d'éprouver une pointe de ressentiment envers lui. Comme s'il avait deviné, il évita soigneusement mon regard et se tassa légèrement sur lui-même, comme s'il voulait rapetisser sous mes yeux ou qu'il savait que je réprouvai son impolitesse. Je hochai presque imperceptiblement la tête pour exprimer un début d'exaspération envers quelqu'un qui nous rendait un service. Alors que j'observai le Turien faire, un commentaire me parvint de l'intérieur de son boui-boui. Une voix métallique et robotique se fit entendre, comme si le Turien cuisinait avec un Geth ou un mécha et cette voix prévint le chitineux que le menu que j'avais commandé aurait plus de mal à se faire que prévu. Le Turien intervint peu après et prit un ton légèrement frustré et grinçant en m'annonçant un manque du côté des oignons. Pas furieuse le moins du monde mais juste imperceptiblement déçue, je me mis à regarder d'un air songeur l'espèce de wok dont se servait le cuisinier pour accomplir sa tâche très attendue.

Mettez-moi des champignons terriens à la place des oignons dans ce cas, s'il vous plait. Merci, Caporal.

Je fis un sourire rassurant au Turien qui s'attela de nouveau à sa tâche en ajoutant de fines tranches coupées de champignons dans la mixture qui allait devenir ma nourriture. Lorsqu'en jetant un œil au wok, je jugeai que les nouilles furent suffisamment cuites et visiblement je n'étais pas la seule car la voix métallique de tout à l'heure que je soupçonnai maintenant d'être une IV ou un compagnon robotique se fit à nouveau entendre pour dire au Turien que le menu était prêt. Dans un geste en apparence mille fois répété, le cuisinier turien fit basculer d'un mouvement habile l'ensemble du plat dans la boite à nouilles blanches à côté de lui et me tendit le récipient de sa main à trois doigts. Je m'en saisis avant de le remercier et de laisser le Galarien irritant prendre ma place et je payai à l'aide de mon OmniTech les quelques crédits demandés par ce qui était bien une IV utilisée par le Turien dans son travail. Je pris ensuite une boisson pour accompagner mon plat et une paire de baguettes avec une fourchette jetable et une serviette qu'on faisait encore dans un papier recyclable. Je me retirai ensuite d'un pas rapide du stand pour voir que les deux petites tables mises à disposition des clients pour manger sur place étaient déjà occupées, la première par le couple de tout à l'heure et par un Turien passé en un coup de vent. Aucunement gênée, j'entrepris de me poster à la rambarde qui passait derrière le stand. Cette rambarde empêchait de tomber plus bas dans le quartier d'en dessous malgré l'espace vert aménagé pour masquer les structures qui permettait de tenir debout les accès du spatioport. Ainsi, à cette rambarde, l'on pouvait avoir une magnifique vue sur le quartier d'en bas voire même le suivant jusqu'à perte de vue le long du bras de la Citadelle. Des files de véhicules se chargèrent de zébrer les airs pour montrer la circulation ininterrompue dans les quartiers de la Citadelle. De par la proximité des quais du spatioport, il y avait un flot constant de vaisseaux qui partaient ou arrivaient mais heureusement pour nos oreilles, en silence car les émulateurs de son prévus pour retranscrire le bruit des vaisseaux ne fonctionnaient uniquement qu'au spatioport.

Ce fut donc avec un tel panorama que je m'appuyai à la rambarde, juste derrière le couple Humain/Asari assis. J'étais dans le dos de l'Humain et je remarquai que l'Asari me regardait. Je lui fis un sourire poli avant de m'appuyer, mon bras tatoué bien en vue pour l'Asari. Mon eau en bouteille remisée dans une de mes poches de pantalon en compagnie de ma fourchette, j'entamai mon repas d'un geste rapide. Ayant apprise très tôt à manger avec des baguettes, ce fut sans aucune difficulté que je pus attraper ma nourriture entre les deux fins bâtons de bois. J'abandonnai ma contemplation du bras de la Citadelle dont je ne pouvais même pas voir le bout pour reporter mes yeux vers le stand et m'apercevoir que la file s'était un peu allongée. La voix métallique de l'IV me parvint encore ainsi qu'une exclamation courroucée étrange que j'interprétai comme un Turien plutôt en colère. L'autre Turien, assis à l'autre table se mit à marmonner pour lui même tout en continuant de manger. J'arquai un sourcil en croisant à nouveau le regard de la jeune Asari mais je ne me préoccupai pas davantage de ce qu'il se passait. Quoique curieuse, je fis volte-face pour m'appuyer de dos contre la rambarde et regarder ce qui se passait. Le calme semblait être revenu pour le moment et du regard, je croisai une bande de trois soldats de l'Alliance. Passants d'épaule, bérets, signes distinctifs, tout y passait sous mon regard d'officier. Je reconnus trois soldats de la Marine mais pas de mon équipage. Pas de marques distinctives donc des soldats polyvalents à bord du vaisseau. L'un d'eux portaient les galons de quartier-maître de 1ère classe et se trouvait en tête de l'équipe. À en juger par le jeune âge des deux autres et l'absence de davantage de marques de grades, je présumai deux matelots ou simples soldats. Le quartier-maître s'arrêta en me regardant et me salua, à quelques mètres de distance, aussitôt imité par ses deux compères. Ma boite à nouilles dans une main, je leur rendis le salut d'un air légèrement désinvolte, permettant ainsi aux trois soldats de se joindre à la file de clients qui attendaient.
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Jeu 11 Jan 2018, 01:59
Marcus continuait de manger, en observant ce qui se passait autour de lui. C'était quelque chose qu'il aimait bien fort, rester patiemment assis et observer. La Citadelle était un endroit qui bouillonnait d'activité. Alors, on pouvait rapidement trouve quelque chose attirant son attention et son intérêt, si on se donnait la peine de se taire et de regarder. Cela lui avait bien réussi. Après tout, c'est en restant assis sur un banc et en observant qu'il avait pu apercevoir Moïra pour la première et avoir dans le même temps un prétexte pour s'adresser à elle, lorsqu'il l'avait vu perdre sa puce de crédit. Il fallut un moment à Marcus pour trouver quelque chose digne d'intérêt et il s'agissait du cuistot. Il pouvait le voir s'agiter dans son petit kiosque, malgré le fait que le nombre de client était réduit à la femme de l'alliance et un galarien. Soit, il avait des problèmes avec son matériel, soit c'était ses ingrédients qui lui causaient des problèmes. Difficile de savoir de quoi il s'agissait, Marcus était trop loin pour bien être absolument sûr de ce qu'il entendait. Au moins, le cuistot turien s'affairait, discutait avec les clients. Il semblait aimer ce qu'il faisait. Voilà un des secrets pour être heureux dans la vie. Que le matin, en allant travailler, on ait pas l'impression d'aller travailler, mais d'aller faire ce que l'on aime.

Après un moment, la femme et le galarien furent servit. Ce dernier prit tout bonnement sa commande et s'en alla. La femme quant à elle marcha dans la direction de leur table, mais passa au final à côté de Meera et Marcus. Du coin de l’œil, le politicien la vit s'approcher de la rambarde. Probable qu'elle désire profiter de la vue. Meera s'agitait légèrement sur sa chaise, jetant des regards derrière son père. Ce dernier ne se donna pas la peine de se retourner. Elle devait certainement observer la femme de l'Alliance et ces tatouages. Qu'elle regarde autant qu'elle le voulait, la réponse de son père serait la même: Non, pas de tatouage. Marcus n'était pas du genre vieux jeu sur la question, cependant, Meera était encore trop jeune pour ça, selon les standards asaris. De plus, il savait parfaitement que sa compagne se mettrait terriblement en colère s'il donnait son accord pour ça. Marcus continua donc de manger, apercevant arrivé trois autres membres de l'Alliance. Il n'eut cette fois aucun mal à reconnaître les grades. Un quartier-maître et deux matelots ou soldats. Pour avoir servit sous les ordres direct d'un quartier-maître pendant le peu de temps qu'il avait servit dans le service actif, Marcus se souvenait bien de l'insigne de ce grade. Le père de famille les vit faire la file. Ils jetèrent des regards à Meera. Marcus n'y prêta guère d'importance. Certes les asaris avaient une espérance de vie très supérieurs aux humains, mais physiquement, elles grandissaient aussi vite que des humains. Du coup, il était assez commun de se tromper sur l'âge des asaris. Probable que ces hommes pensaient qu'elle devait avoir deux ou trois siècles. S'ils se contenaient de la regarder, aucune raison d'intervenir, du moins sauf si les regards devenaient abusif. Pendant ce temps, Meera continuait de s'agiter sur son siège.


-Qu'est-ce qu'il y a, Meera?

-Hum... euh... une envie pressante. Je pensais pouvoir me retenir d'ici la fin du repas, mais non. Reste assis, je vais faire vite. Autant garder nos places.

Les toilettes n'étant pas très loin et à portée de vue, Marcus acquiesa. Meera déposa sa boîte et se leva aussitôt et partit dans un pas rapide. Il la vit disparaître dans l'entrée avant la séparation entre les sexes. Marcus poursuivit son repas, ne détachant son regard de l'entrée que de court moment. Les minutes s'écoulèrent, les clients se faisant servir et partant à leur tour. Une fois les trois membres de l'Alliance partit, il n'y avait plus de file. Difficile de savoir si ce vide durerait longtemps, par contre. Alors que Marcus terminait sa dernière bouchée de viande de varren, il vit sa fille réapparaître. Meera marchait plus rapidement qu'à son départ pour les toilettes et elle semblait sur ses gardes. Elle reprit place devant son père, de manière un peu brutal. Elle alla même jusqu'à se pencher vers l'avant et à manger, presque le visage dans sa boîte de nouille. Marcus fixa toute son attention sur elle.

-Voyons, qu'est-ce qui se passe, Meera?

-Ah, te voilà mignonnette.

Marcus porta immédiatement son regard vers la provenance de la voix. Il était tellement concentré sur sa fille qu'il n'avait pas vu, ni entendu arrivé le butarien. Ce dernier se tenait maintenant debout autour de la table, entre le père et sa fille, avec l'étale de nouille derrière lui. L'alien à quatre yeux regarda Marcus pendant quelques secondes, avant de revenir sur Meera, cette dernière étant sans l'ombre d'une doute effrayé.

-Un humain, au bord de la tombe en plus. Tu as des goût étranges. Tu ferais mieux de le laisser tomber et de te trouver un vrai mec.

-Eh, tu dégages. Elle n'est pas intéressée par toi et, en plus, tu lui fais peur. Alors, va-t-en, butarien et ça tout de suite.

Marcus détestait les butariens à la base. Celui-là encore plus, puisqu'il faisait peur et sa fille et semblait en plus la voir comme un vulgaire morceau de viande. Le butarien jeta un bref regard à Marcus, avant de lâcher un léger soupir de mépris.

-Voyons, ma jolie, fait pas cette tête. Quand on me connait, on voit que je suis un grand sensible.

Il caressa la joue de Meera sans aucune gêne, cette dernière recula d'un coup sec en sentant la main du butarien contre sa joue. Marcus sentait la rage monter de plus en plus en lui. Il était à peu de chose d'exploser. Raison pour laquelle, cette fois, il n'hésita pas à monter le ton et à parler au butarien avec un soupçon de colère et d'autorité dans la voix, en appuyant sur chaque mots qu'il prononçait, les poings serrés et posés sur la table.

-EH! Tu ne la touche pas et tu te casses. MAINTENANT!

-Pfft, malcommode cet humain. J'admets avoir peut-être été un peu brusque à la sortie des toilettes. Allez viens toi, on fera plus ample connaissance et tu verras que je suis quelqu'un de charmant.

Alors que le butarien prononçait ces mots, il attrapa Meera par le bras et la fit se lever de force. La jeune asari poussa un léger cri, un mélange de peur et de douleur. Pour Marcus, c'était trop. Sans aucune forme d'hésitation, il passa à l'action. Alors que le butarien n'avait pas totalement forcé Meera à se relever, Marcus attaqua. Il attrapa le butarien à la main retenant sa fille. Rapidement, l'humain saisit le poignet et le pouce du butarien et effectua une rapide torsion. La douleur provoqué par la pression amenant le pouce et le poignet du butarien à se plier dans une direction non-naturelle lui fit aussitôt lâcher Meera. Puis, Marcus ramena le poignet du butarien contre son dos, maintenant la prise d'une main et posant l'autre contre l'épaule libre de l'alien à quatre yeux.

-Je t'avais dis de ne pas la toucher. Alors, maintenant, tu t'en vas, à moins que tu ne préfères que je te brise le poignet sur le champs.

Puis, il relâcha sa prise contre l'alien et le repoussa plus loin. Le butarien eut du mal à rester à rester en équilibre et à ne pas tomber à cause de cette poussée soudaine, mais il parvint cependant à se redresser. Le butarien semblait être loin d'être hors jeu, se retournant et lançant un regard noir à l'humain. Est-ce qu'il allait revenir et tenter de se battre? Marcus était prêt à se battre, afin de protéger sa fille. Meera restait derrière son père.






Dernière édition par Marcus Coles le Jeu 11 Jan 2018, 21:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Jeu 11 Jan 2018, 09:59
La commandante n'avait pas fait d'histoires, mais elle semblait un poil déçue. La pauvre était venue pour des oignons et s'était vue servir des champignons, en même temps. Ça n'est pas grand chose, mais ce genre de détail peut changer une journée monotone et fade en mauvaise journée, parfois. Trois militaires arrivaient à sa suite, et ils la saluèrent. Bien entendu, Scipio, lui, ne reçut pas de salut militaire, tout juste un bonjour. Les trois humains passèrent commande, mais le manque d'ingrédients força le cuistot à les faire changer de menu à plusieurs reprises. Au moins, ils prenaient ça à la rigolade.

- Faut pas lui en vouloir, c'est un p'tit commerçant, il fait surement tout pousser lui même.
- Yep! J'ai un petit plant de viande de varren juste sous le comptoir d'ailleurs.
- A côté de l’arbuste à canettes. Bon, mettez moi du porc à la place alors.
- Deux menus au porc? Je n'ai plus assez que pour un...
- Mais c'est pas sérieux! Le quartier maître rigolait sincèrement. On aurait du manger au mess les gars.
- Par pitié, non...
- Aucun repas de soldat ne vaut mes plats, humains.
- Humains?

L'un des trois soldats, qui n'avait pas trop parlé jusque là, fixait Scipio d'un regard noir. Sur un ton acerbe, il lui dit :

-Humains, hein? C'est peut être pour ça qu'il reste plus rien pour nous.

Un malaise commençait à naître chez le turien. Il avait été prêt à encaisser ce genre de remarques, et l'avait fait maintes et maintes fois par le passé. Mais la conversation avait dégénéré si vite, il ne s'y était pas attendu... Puis d'un coup, le quartier maître donna une grande tape dans le dos de son collègue, qui rigola bruyamment.

-Hahaha! La tête qu'il tire!
-Mettez nous votre spécialité chef, ou bien ce qu'il reste! Tout sera mieux que le mess de toute manière.
-C'est pas chef, c'est caporal messieurs!

L'atmosphère se détendit et ils purent rire de nouveau. Il leur improvisa des plats avec ce qui lui restait, leur offrit à chacun une brochette de légumes en dédommagement, puis les laissa s'en aller. Ils n'avaient pas l'intention de rester manger là comme certains de ses autres clients, se dégourdir les jambes semblait être leur priorité numéro un. L'un d'eux s'était clairement plaint que son seul boulot pour le moment était de garder un sas dans son bâtiment. Génial! En repensant à la conversation, Scipio sourit. De bon gars, les types de l'Alliance. Pour certain en tout cas. Le turien était prêt à ranger son tablier quand il aperçu l'altercation entre le vieil homme et le butarien.

- Un humain, au bord de la tombe en plus. Tu as des goût étranges. Tu ferais mieux de le laisser tomber et de te trouver un vrai mec.
- Eh, tu dégages. Elle n'est pas intéressée par toi et, en plus, tu lui fais peur. Alors, va-t-en, butarien et ça tout de suite.
- Voyons, ma jolie, fait pas cette tête. Quand on me connait, on voit que je suis un grand sensible.
- Eh beh, quel gros con...

Scipio marmonnait derrière son comptoir, rangeant son foutoir pour pouvoir partir au plus vite. Il ne fallait surtout pas qu'il soit incapable de servir encore plus de clients! Il avait prévue une journée de travaille bien plus longue, mais également bien moins rempli. En réfléchissant aux stocks qu'il devrait amener pour le lendemain, il se demandait s'il n'allait pas déjà falloir agrandir son resto de fortune. Puis il jeta un regard au bazar monstrueux autour de lui et se rattrapa ; il allait falloir l'optimiser. D'un bond, il sortit de son établissement et commença a ranger la chaise du turien qui s'en était allé. Il ne s'attendait vraiment pas à voir le butarien valdinguer sous les poings de l'humain, juste à côté de lui. Bouche bée, il dévisagea le vieil homme qui cachait l'asari avec son corps. Elle tremblait, ce que Scipio comprenait tout à fait. Lui aussi tremblerait si un butarien le touchait avec ce genre d'intentions. Le turien poussa un rapide soupir, sachant très bien où tout ça aller menait. Ca n'y manqua pas.

Malgré les menaces du diplomate, l'alien se raidit, jetant des regards autour de lui, comme pour vérifier que son acte passerait inaperçu... Ou serait bien visible, au contraire. Quand il passa à l'assaut, Scipio eut la surprise de voir l'humain instinctivement reculer, plutôt que de réagir par l'attaque comme la première. Le fait est que son agresseur avait sortit un petit couteau de nul part, le passant de minable pathétique à minable dangereux. Et le bougre semblait presque savoir s'en servir! Scipio se souvint de son affrontement encore récent avec Varik, de la douleur qui en avait résulté, et de l'adrénaline que ça avait généré. Il parvint à se convaincre lui même, et se faufila derrière le butarien, qui continuait de repousser le couple vers le kiosque.

Puis intervint la commandante. Le butarien ne vit pas venir le premier coup de pied, ni le crochet qui en suivit. Par chance pour lui, il se reprit assez vite pour voir le second coup de pied arriver. Quelle chance, de savoir ce qui vous a mis au tapis! Ca n'était pas accessible à tout le monde. La militaire maintenait la pression efficacement, prête à le maîtriser immédiatement, mais le butarien était plus vif que sa carrure pataude ne le laissait croire. Elle esquivait son couteau avec aisance, mais il parvenait à conserver la distance entre eux. Il ne conserva aucune distance avec ma chaise pliante qui vint à la rencontre de l'arrière de son crâne. Il trébucha vers l'avant, tituba, et fut réceptionné par une certaine soldate de l'Alliance, qui le plaqua au sol. Après quelques instants d'hésitations, Scipio jeta sa chaise au sol et aida la commandante à tenir l'agresseur par terre. Elle même se releva et s'écarta, mais le turien était trop concentré sur sa cible et les victimes pour lui prêter attention.

- Vous n'avez rien? demanda-t-il au couple. Il ne vous a pas blessé?

Sous lui, le butarien grognait et se trémoussait, cherchant à rompre l'emprise de Scipio. En vain, pour le moment.

- On fait moins le malin hein?
- Ecartez vous de lui!
- Què?

Scipio releva la tête, surpris, et vit deux agents du SSC approcher à grande vitesse d'eux. Le SSC? Comment? Ils ont des caméras partout à la Citadelle ou bien...? Ni une ni deux, Scipio bondit sur ses jambes, attrapa ses chaises et les lança dans son véhicule. On pouvait pas franchement dire que le turien était clean, là ; non seulement son emplacement n'était pas tout à fait en règle, mais en plus il venait de se jeter sur un type. Et puis, accuser les gens d'Oméga, c'est le b.a.-ba, le tout premier entraînement d'un agent du SSC!

- Arrêtez vous!




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Dernière édition par Scipio Sempronia le Mar 16 Jan 2018, 20:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Dim 14 Jan 2018, 12:15

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- Espace de l'Alliance Interstellaire, Citadelle, Secteur des spatioports
- Environs du spatioport de l'Alliance

Tout allait bien, la foule des habitants de la Citadelle s'écoulait lentement mais sûrement dans les rues du secteur, ma nourriture était bonne et l'échoppe du Turien ne désemplissait pas. Du moins pendant un temps car les trois soldats de tout à l'heure durent âprement négocier leur plat de nouilles. Si moi je n'avais eu qu'un accroc à cause des oignons, eux en eurent plusieurs. L'un d'eux eut même l'air exaspéré mais son supérieur calma les débats en laissant le cuisinier chitineux leur faire un menu à sa convenance. C'était certainement son premier jour à celui-là car bien qu'il savait bien cuisiner, cette échoppe devait être une de ses premières tentatives de commerce. Pendant ma réflexion, j'eus un regard pour son boui-boui qui étonnamment, ne me paraissait pas neuf mais plutôt déjà utilisé. Rien ne paraissait nouveau mais ce qui était en revanche certain, c'était le degré d'impréparation du Turien. Ce n'était pas forcément une mauvaise chose mais il n'avait certainement pas prévu d'avoir autant de gens qui viennent lui piller son stock de nourriture. J'imagine que ce sont des choses qui pouvaient arriver si on s'y connaissait un peu pour tenir un commerce. Je sais que moi par exemple, j'en aurais été incapable au contraire de ma sœur benjamine. Elle qui travaillait pour Hahne-Kedar avait certes des entrées mais elle a aussi commencé en bas de la pyramide et gravi des échelons, Daichi se serait beaucoup mieux débrouillée pour vendre et tenir un commerce que moi. Oh et puis la nourriture était bonne quand même il ne fallait pas se leurrer. Ça sentait bon, les aliments m'avaient l'air d'être le plus frais possible et ce petit goût de sauce thaï avait été très bien dosé. Comme si j'avais fait ça toute ma vie, je maniai avec dextérité et précision le doigté nécessaire pour tenir et manger à l'aide de baguettes. Un repas comme ça seule au calme -au sein de la Citadelle, tout était relatif- était parfois plus salvateur que de manger au mess avec mes collègues officiers. J'étais contente de pouvoir me perdre dans mes pensées en observant le paysage urbain de ce secteur de la Citadelle. Il y avait un côté apaisant, il ne manquait plus qu'une musique relaxante.

Cet instant de paix fut brisé par un timbre de voix que je n'espérai pas entendre en ce lieu de la galaxie. Un ton caractéristique qui me hérissait à chaque fois et qui en plus se mettait à déblatérer des propos malveillants. Laissant ma boite de nouilles presque vide de sa bectance tenir sur la rambarde, je me tournai vers ce qui se passait auparavant dans mon dos mais maintenant devant moi. Un Butarien venait ennuyer la toute jeune Asari avec le vieil homme et comme je m'y attendais malheureusement, l'aberration à quatre yeux se mettait à racoler l'Asari de façon bien lourde. Bien évidemment, la pauvre était apeurée et je sentais bien que les ennuis n'allaient pas tarder à arriver. L'intervention du vieux me fit hésiter sur la démarche à suivre car j'avais déjà sorti mon OmniTech pour contacter le SSC. Allait-il pouvoir se débarrasser du Butarien qui venait emmerder son amante ? J'avais comme un doute car l'Humain, outre le fait qu'il était âgé, ne semblait pas péter la grande forme. Ce fut lorsque le Butarien fit lever de force l'Asari que mon message sur canal militaire pour le SSC partit, où je demandai une intervention d'agents rapide à cause d'une rixe à côté du spatioport de l'Alliance. Mon message partit à peine que je refermai l'OmniTech pour intervenir et je fis un pas vers la rixe pour voir le vieux tâcher de maîtriser l'emmerdeur de Kar'Shan. Il devait avoir une certaine force encore ou alors le Butarien n'était qu'une quiche car le mouvement de l'Humain, une base lorsque l'on apprenait le self-defense, bien que simple, était efficace et le Butarien lâcha le bras de la frêle asari. La menace du vieux aurait pu me faire sourire si en face, ça n'avait pas été un Butarien. D'ailleurs en jetant un œil autour de moi, je vis que quelques personnes s'étaient arrêtées pour nous regarder, peut-être même que d'autres avaient prévenu le SSC mais pas un ne se porta au secours de l'Asari et de l'Humain, éventuellement aussi parce que leur couple paraissait trop atypique pour susciter la moindre sympathie ou empathie.

Le Turien sortit de son souk, l'air passablement irrité et vint regarder ce qui se passait. Comme nous tous, il assista à la scène et je le vis faire un mouvement comme s'il voulait prendre le Butarien à revers mais même s'il était caporal, il pouvait aussi être blessé malgré lui. Les lieux furent aussitôt embrassés par mon regard de militaire. Les obstacles étaient plus gênants qu'autre chose pour que j'intervienne, le Butarien avait sorti une arme blanche qui ressemblait plus à un surin qu'un véritable couteau et le vieux, bien que protégeant son Asari réfugiée derrière lui se mit aussi à reculer. L'autre n'était peut-être qu'un bras cassé mais mettez une arme entre les mains d'un débile et il pourra vous déclencher une guerre. Cette ordure devait être maîtrisée. En une fraction de seconde, je visualisai exactement le chemin qui me séparait ainsi que ce que j'allais faire : franchir les quelques mètres entre moi et le Butarien en deux enjambées, coup de pied de ma bottine en plein sur le tibia gauche du Butarien pour le faire oublier l'objet de sa haine et de sa perversité, crochet du droit immédiat en visant la mâchoire pour le désorienter, carrure pataude, côtes potentiellement flottantes, second coup de pied pour le mettre à terre et le maintenir à terre avant de lui écraser la main armée.

Je franchis la distance me séparant du Butarien, surmontant mon dégoût de son espèce et envoya violemment mon pied contre son tibia. Le Butarien lâcha un cri de surprise et de douleur avant qu'une violente droite ne vienne le cueillir. À cause de son tibia douloureux et la force dans mon coup, le Butarien fit un petit bond avant de manger le sol dallé de la rue. Ce déchet à terre, j'étais partie pour le maintenir à terre et lui faire lâcher son arme mais ce détritus se leva plus rapidement que je ne le pensais, mû peut-être par le désespoir de voir la situation lui échapper ou un élan de folie. Qu'est ce qui pouvait bien se tramer dans la caboche d'un peuple qui était détestable, à fortiori si l'un de ses représentants n'est pas foutu de savoir ce qu'était le respect et le consentement ? Ils devraient tous être massacrés de toute façon, un Butarien n'avait rien à faire ici, on ne s'en portait que mieux. Le coup que voulait envoyer cette monstruosité dangereuse était désordonné, il y avait plus de chances qu'il se blesse tout seul ce qui n'aurait pas été un mal. L'un en face de l'autre, mes poings levés devant lui, il se tenait la mâchoire de son autre main que celle armée, signe que j'avais au moins fragilisé ou disloqué sa misérable ossature fragile. Il y eut cependant une aide imprévue. J'étais partie pour désarmer le Butarien avant de le maîtriser à nouveau mais le Turien cuisinier, depuis tout ce temps dans le dos du Butarien se montra. D'un œil attentif, je vis donc l'une des chaises du caporal turien se fracasser contre le crâne du Butarien. Ce dernier fut totalement surpris de cette attaque certes vicieuse mais salvatrice car la situation commençait à être énervante. Je sautai sur l'occasion en précipitant le Butarien à terre d'un bon coup de pied et je lui écrasai la poitrine d'un coup rageur de bottine en arrachant un cri de douleur au Butarien. Certaine qu'il en chierait pour se relever, je dégageai son couteau d'un autre coup de pied nonchalant en l'envoyant contre la rambarde puis le Turien vint maintenir l'agresseur à terre qui était en train de geindre et de grogner. Je jetai un regard vers le couple, le Turien posant la question qu'il fallait et je croisai les bras en fixant les deux autres qui faisaient mumuse contre le sol de la rue. Mais le Butarien avait l'air maintenant suffisamment calmé et affaibli pour accepter son misérable sort.

Comme espéré, le SSC se pointa à cet instant en les personnes de deux agents turiens. Néanmoins, la réaction du cuisinier me surprit légèrement. Mais... il n'était pas en cause, pourquoi il se mettait à fuir comme un repris de justice ? Personne n'allait le tuer, nous n'étions pas sur Omega où se retrouver dans ce genre de rixe aboutissait à des représailles sous la forme de cartouches qui trouaient la peau. J'en savais quelque chose pour avoir assisté à ce genre d'évènements fréquents sur la station des Terminus. L'un des deux agents immobilisa le Butarien toujours à terre tandis que son collègue se précipitait vers le cuisiner apparemment illégal. Je laissai faire pour le moment, j'aurai très bien pu faire un croche-pied au cuisinier ou à l'agent du SSC mais il valait mieux pour le moment ne rien faire d'inconsidéré. Je n'étais techniquement pas en permission et je portai toujours mon uniforme, je représentai toujours l'Alliance et mon statut de militaire. L'agent du SSC intercepta son congénère turien en le plaquant contre la cloison de son boui-boui avant qu'il ne puisse fuir et je choisis cet instant pour intervenir en faveur du cuisinier turien.

Officier, ce Turien n'y est pour rien dans cette rixe.

Les regards perçants des deux Turiens se tournèrent vers moi et l'agent du maintien de l'ordre m'interrogea pour en savoir davantage sur ce que je disais ici.

Le Turien que vous êtes en train d'étouffer contre son établissement n'est pour rien dans ce qui vient de se passer. Ce porc de Butarien que votre collègue traine là, est venu accoster de façon dégradante l'Asari que vous voyez là. Ce monsieur a essayé de la défendre mais le Butarien avait une arme blanche. Je me suis employée à le maîtriser avec l'aide de ce Turien. Il y a des témoins pour que vous puissiez vérifier mes dires. Non mais arrêtez de l'écraser là, il a du mal à respirer vous ne voyez pas ?
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Dim 14 Jan 2018, 23:48
Marcus portait son attention sur le butarien lui faisant face. Ce sale type avait poursuivit sa fille, Meera, il lui avait fait peur et en plus, il avait tenté de l'emmener avec lui par la force. Aucune chance que le père de famille le laisse s'approcher de sa fille encore une fois. Il se tenait bien droit face à l'alien à quatre yeux, s'assurant que l'asari reste bien derrière lui. Mentalement, l'humain faisait une liste rapide de ces prochains mouvement si ce nouvel ennemi avait comme idée de les attaquer. Première, déstabilisation. Soit, en empoignant le bras tendu en cas d'une tentative de coup de poing et en l'attirant dans une direction afin de lui faire perdre l'équilibre. Sinon, coup avec le talon sur le genoux pour tenter de briser le membre et rendre l'adversaire incapable de bouger. Deuxièmement, frapper une zone sensible comme la gorge, les yeux, l'entrejambe ou l'intérieur d'une articulation. Après, finition par un plusieurs coup au visage. Certes, ce n'était qu'un plan mental, il n'était pas certain que tout ce passe comme prévu, cependant Marcus avait confiance en ses aptitudes en combat à mains nues. Depuis les nombreuses années qu'il s'entraînait, ce n'est pas un crétin solitaire qui l'effrayait. Déjà, l'humain serrait le poing, prêt à l'enfoncer dans la sale gueule de cette erreur de l'évolution.

Le butarien semblait hésiter, regardant autour de lui. Cherchait-il des alliés? À moins qu'il voulait s'assurer que des agents du SSC n'était pas dans le coin? Le fait qu'il sorte un petit couteau semblait donner raison à la seconde hypothèse. Enfin, couteau c'était vite dit. D'après l'apparence du machin, le terme surin serait plus approprié. Le butarien le fit jouer dans ses mains un court instant. Déjà qu'aucun passant n'était intervenu pour une raison ou une autre. Maintenant que le connard maniait une lame, encore moins de chance que quelqu'un vienne donner un coup de main. Le butarien s'avança à grande enjambée vers Meera et Marcus. Ce dernier reculait en maintenant sa fille derrière lui. Il parvenait à éviter les coups de lame, mais il restait limité dans ses mouvements. S'il bougeait trop, il risquait de heurter sa fille, ou pire de la mettre dans la trajectoire de la lame. Marcus faisait son possible pour tenter de voir une ouverture. Si la chance se présentait, le père de famille n'aurait pas une seule hésitation à retourner la lame contre son manieur. Il avait déjà tué un butarien jadis, par accident, alors recommencer ne le gênait pas. Surtout, si c'était pour protéger ses enfants. Une ouverture semblait se présenter, lorsque Marcus aperçu la femme de l'Alliance et le cuistot turien qui s'approchait.

La femme fut la plus rapide des deux. Elle passa à l'attaque sans hésitation. D'abord, un bon coup de pied sur le tibia gauche. Puis, avant que le butarien ait le temps de réagir, un puissant crochet en pleine mâchoire, de quoi déstabiliser la plupart des races. Le butarien fut envoyé au sol, mais parvint à se relever, donnant des coups de lames autour de lui, de manière désordonnée, davantage destiné à éloigner l'humaine, qu'à la blesser. Juste en l'observant, il ne faisait aucun doute pour Marcus que cette femme était d'un haut niveau en combat rapproché. S'il était à son cours de combat à mains nues, fort à parier que l'instructeur les aurait fait s'affronter. Pour en revenir au combat, la femme se tenait prête à agir, les poings serrés et en position. De son côté, le butarien se tenait la mâchoire de sa main libre. Difficile de dire qu'il était vraiment blessé ou si c'était uniquement à cause de la douleur. Il semblait cependant bien déterminer à continuer de se battre. Toutefois, il n'en eut pas la chance. Le cuistot turien surgit derrière l'abomination à quatre yeux, armés d'une de ses chaises pliantes et asséna un puissant coup avec cette arme de fortune, en pleine tête du butarien. L'agresseur se retrouva au sol, la femme et le turien en profitant. La femme lui envoyant un coup au torse et le désarma. Le turien quant à lui le maintint au sol. Le butarien tentait encore de résister mais il n'arrivait pas à se libérer. Soit, il n'était pas assez fort, soit il s'en était trop pris, soit les deux. Le turien s'adressa à eux pour s'assurer qu'ils allaient bien. Marcus regarda Meera, elle était agitée, mais elle n'avait pas été blessé.


-Oui, ça va. Merci pour votre aide.

C'est à ce moment que les agents du SSC débarquèrent. Il s'agissait de deux turiens. Surprenament le cuistot turien réagit bizarrement à l'arrivée de ses congénères. En effet, le cuistot se leva soudainement, ramassa ses chaises et les balança dans son stand, avant de se faire plaquer par un des agents du SSC. L'autre agent était déjà en train de s'occuper du butarien au sol. Marcus n'était pas sûr de comprendre tout ce qui se passait. L'officier de l'Alliance réagit rapidement en interpellant les agents du SSC et en tentant de leur faire comprendre que le cuistot n'avait rien fait de mal. Lorsqu'il fut question des témoins, Marcus s'avança vers les agents du SSC. Il garda tout de même ses distances avec celui qui maîtrisait le butarien. Meera restait avec son père, le tenant par le bras.

-C'est la vérité, officier. Cette dame de l'alliance et votre congénère nous ont aidé contre butarien qui nous a attaqué. Il n'a rien fait de mal. À la limite, rien qui mérite une telle arrestation.

Les deux agents du SSC se regardèrent. Puis, celui qui maintenait le butarien lui passa les menottes et l'attacha ensuite après le stand, histoire qu'il soit incapable de se sauver. Il s'approcha ensuite de l'officier de l'Alliance, de Meera et Marcus, laissant à son collègue le soin de surveiller les deux autres. Il activa son omnitech et regarda le duo père-fille.

-Puis qu’apparemment, tout semble avoir commencé avec vous deux et ce butarien, on va commencer par vous. Vos noms.

-Meera Janiris

-Marcus Coles.

-Nature de votre lien?

-C'est ma fille.

Le turien en prit note sans afficher la moindre émotion sur la question.

-Décrivez chacun les événements. D'abord, mademoiselle Janiris.

-Nous étions venu dîner ici. J'avais vu ce stand ce matin avec des amis et j'avais envie d'essayer. J'ai été en parler avec papa. On est venu et on a commencé à manger. Je me suis absenté un instant pour aller aux toilettes. Quand je suis sortit ce butarien m'a approché et m'a agrippé. Je l'ai frappé pour qu'il me lâche et je suis revenu rapidement ici. Il m'a suivi et quand il a voulu m'emmener de force, papa l'a attaqué. Ensuite, j'ai eu du mal à voir tout ce qui s'est passé. Mais j'ai pu voir que ce butarien maniait un couteau et que le cuistot et l'officier de l'Alliance sont venu nous aider.

-Vous, monsieur Coles?

-Pour le début, comme le disais ma fille. Elle est venu me voir au travail pour me proposer qu'on aille dîner ensemble. Quand elle est revenu des toilettes, j'ai vu qu'elle avait peur. Quand je lui ai demandé ce qu'elle avait ce butarien a débarqué. Je lui ai dit à plusieurs reprises de partir. Quand il a tenté de l'emmener de force, je l'ai obligé à la lâcher avec une prise et je lui ai ordonné de partir. Il a sortit son surin et a tenté de me poignarder. C'est à ce moment que l'officier ici présente est intervenu, suivi par le cuisinier, le turien que vous êtes en train d'arrêter.

L'officier demanda ensuite les données d'identification de Meera et Marcus. Il ne dit rien de particulier avec ceux de Meera. Toutefois, lorsqu'il regarda ceux de Marcus et vit l'adresse de son lieu de travail, le turien afficha une mine légèrement différente et un peu agité.

-L'ambassade humaine... vous êtes ambassadeur?!

-Du calme, officier. Je suis assistant de l'ambassadeur des espèces non-concilienne.

Autant éviter de déclencher une histoire d'incident diplomatique suite à l'attaque d'un diplomate, à cause d'un malentendu sur sa position.




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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Mar 16 Jan 2018, 20:40
- Lâchez moi ! Vous m’éclatez l’poignet !

L’un des deux turiens du SSC avait attaché l’agresseur butarien avec un rapide mouvement de son omnitech, mais l’autre tenait toujours le cuistot contre son véhicule.

- Nan mais sérieux !
- Pas d’histoire !
- Officier, ce Turien n’y est pour rien dans cette rixe.

La commandante de l’Alliance intervint en cette faveur et, pour tout dire, Scipio en était étonné. Dans ce genre de situation, la plupart des personnes aurait attendu qu’on leur pose des questions, voir n’aurait rien dit. Mais cette officier était du genre à agir, comme les grognement endoloris du butarien pouvaient l’illustrer. Et quand elle eu finit son discours, celui qui s’était fait agressé pris également le partit du cuistot. Deux humains intervenant pour aider un turien à s’échapper d’une injustice… Commise par d’autres turiens, en plus ? « Le monde a vraiment changé depuis la guerre », aurait dit le père Sempronia. S’il parlait encore.

Grâce à leur intervention, la prise du policier sur Scipio fut moins forte, mais il ne lâcha pas pour autant. Les deux flics répondaient à une procédure assez rigide, et tandis que l’un continuait d’appréhender le suspect, l’autre interrogea sommairement les participants. Les mandibules ce de dernier tressaillaient légèrement, indiquant un certain énervement lorsque le couple – qui s’avérait être une famille – se mit à leur raconter leur journée. Bien entendu, le langage corporel turien était difficilement lisible pour quelqu’un d’une autre espèce, si bien que généralement, aucun d’entre eux ne cherchaient vraiment à cacher ces signes évidents d’exaspération. Vers la fin de leur discussion, des mots surpris émanèrent de la bouche de l’agent du SSC :

- L’ambassade humaine… Vous êtes ambassadeur?!
- Du calme, officier. Je suis assistant de l’ambassadeur des espèces non-concilienne.

Alors comme ça, Mr. l’Assistant de l’Ambassadeur des Espèces Non-Concilienne (un titre qui, indubitablement, sonnait mieux avec des majuscules) était venu manger avec sa fille au boui-boui de Scipio ? Il s’en serait senti honorer s’il n’avait pas la joue plaquée contre ledit boui-boui. Il suffisait qu’un politicien mange à sa table pour que ça tourne mal pour lui. Si ça se trouve, le butarien était un assassin, qui avait cherché à déguiser son meurtre en simple accident. La situation était peut être bien plus grave que prévu…

- Partenaire, j’ai trouvé ça sur le cuistot !

L’agent, ne souhaitant pas faire d’histoire, s’était platement excusé auprès de l’homme politique pour les problèmes survenus, avant de filer vers la commandante de l’Alliance pour avoir son point de vue. Mais à l’appel de son coéquipier, il changea de cible.

-Pardonnez moi officier, je reviens immédiatement. Bon sang Vicius, qu’est ce que t’as encore ? Oh merde… t’as raison. Ouais, même avec le portrait robot.

La prise de l’agent sur Scipio se referma d’un coup, et il se mit de nouveau à suffoquer pitoyablement.

- On t’as enfin, enfant d’salaud ! C’est les gars du bar qui vont être contents. Tu croyais pouvoir disparaître comme ça hein?
- Du bar, quoi ? Quel b… Oh merde ! Le parigo?!

Les mots se perdaient dans la gorge du turien, qui peinait à remettre en ordre ses pensées. C’est vrai que par sa faute, le Parigo des Secteurs avait été mis sens dessus-dessous il y a à peine plus d’une semaine… Enfin, « par sa faute » comprenait surtout « à cause de cette enflure de Varik, qui s’était servi de Scipio pour nettoyer le sol ». Vite ! Il fallait trouver une solution pour s’en sortir. Quelque chose de crédible. Accuser un krogan ? Non, il n’allait pas non plus mettre ça sur le dos de Varik… Mais un krogan énervé, c’était crédible, non ?!

- C’était pas moi ! Mademoiselle Janiris peut vous l’assurer !
- Quoi ?

Quoi ? Pourquoi il avait dit ça ? L’excuse était bidon. Et le père risquait de croire qu’il fricotait avec sa fille, expliquant son soudain intérêt pour le lieu. Mais la langue de Scipio fila plus vite que sa cervelle, et il continua le mensonge :

- Monsieur l’ambassadeur m’a engagé pour veiller sur sa fille, et elle… Elle était avec des amies au parigo des secteurs quand ce krogan est venu les voir. Il, heu, je sais plus ce qu’il voulait… Si ! Un de ses amies avait rompu avec lui, il était remonté comme un ML-77. Au début il voulait juste s’expliquer, alors je l’ai laissé passé, et puis je suis chargé de protéger mademoiselle Janiris, pas ses amies, mais ils en sont venus aux mains et j’ai fini par intervenir, trop de chances de dégâts collatéraux ! Finalement c’était moi le dégât collatéral ! Un pote m’a sorti de là mais mademoiselle Janiris et ses amies étaient déjà loin quand tout ça s’est fini !

Il fermait les yeux, sentant son corps s’affoler et changer de température en permanence. Scipio n’était pas du genre à mentir, surtout pas sur ses actes. Mais qu’avait-il vraiment fait ? Juste subi, à vrai dire ! Et ça n’aurait pas tenu la route, comme histoire. Et balancer Varik n’était pas une option. Alors il fermait les yeux, attendant la sentence.




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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Mar 23 Jan 2018, 23:51

Discussion, meeting & noodles

- Espace de l'Alliance Interstellaire, Citadelle, Secteur des spatioports
- Environs du spatioport de l'Alliance

Comparé à l'action de maîtrise du Butarien, les évènements se calmèrent drastiquement et à part le cuistot turien retenu par son congénère du SSC, les passants avaient repris leur route comme si de rien n'était. J'avais intimé à l'agent turien de desserrer son emprise sur le caporal et je croisai les bras juste sous ma poitrine en observant ce qui se passait entre les protagonistes des derniers faits.

Comme toute procédure policière, l'agent turien prit la première déposition des témoins à propos de ce qui venait de se passer à l'aide de son OmniTech. C'est donc grâce à cet interrogatoire que je pus donc apprendre que je pris tout d'abord pour un couple était en réalité un père et sa fille. Cela expliquait donc les infimes similitudes que j'avais entrevues plus tôt lorsque leurs profils se faisaient face dans mon dos. De plus, en y repensant maintenant, il était vrai qu'il n'y avait de gestes affectueux comme le feraient des amoureux, entre eux. Le lien de parenté était donc logique pour expliquer leur proximité. N'importe qui aurait de toute façon défendu son enfant comme le vieil homme l'aurait fait quoique une amante importunée par un fumier à quatre yeux méritait également d'être défendue. Je ne fis aucun commentaire sur le récit des évènements énoncé par l'Asari, progéniture du vieil homme du nom de Meera Janiris ou même par son père, c'était ce qui s'était passé sous mes yeux bien que je n'avais pas accompagné la jeune asari aux toilettes. J'appris également le nom de l'Humain, Marcus Coles, des patronymes qui m'étaient parfaitement inconnus. Cependant, le métier de Coles me fit tourner la tête vers lui, l'air circonspecte. Ce type travaillait pour l'ambassade humaine ? Merde, je n'avais pas vraiment besoin qu'un politicard assez haut placé soit impliquée dans la rixe et lorsque l'agent turien me questionnerait, les Affaires Internes de l'Alliance mèneraient leur propre petite enquête pour s'assurer que la lieutenante-commandante Raikes n'ait absolument rien à se reprocher dans ce regrettable incident. Je n'avais pas à m'inquiéter mais savoir que l'Alliance fourrerait quand même son nez dans cette affaire m'ennuyait à un niveau élevé pour le dire poliment. De l'autre côté, si Coles pouvait user de sa position pour étouffer l'affaire et faire en sorte que mon nom ne soit pas cité dans le rapport des agents, cela m'arrangeait car à coup sûr, lors du retour en déploiement, O'Neill allait certainement me demander d'expliquer ce qui venait de se passer sur la Citadelle et je me serais volontiers bien passée de cette entrevue inutile avec ma supérieure.

Le désormais assistant de l'ambassadeur humain auprès des espèces non-conciliennes termina son exposé et l'agent turien du SSC se tourna vers moi en me demandant de décliner mon grade et mon nom, il voyait très bien de quelle armée je faisais partie avec mon uniforme. Le visage légèrement fermé et les lèvres pincées, je répondis d'un ton calme quoique méfiant envers le représentant du SSC

Je suis la Lieutenante-Commandante Raikes. Je suis l'officier commandant du SSV Okinawa, actuellement amarré pour maintenance et ravitaillement. Je n'ai rien à rajouter à propos des évènements décrits, j'étais en train de finir ma boite de nouilles avant d'aller maîtriser ce... Butarien.

L'agent turien prit ses notes sur son OmniTech avant d'être interpellé par son collègue. C'est là que je devins perplexe et dubitative quand à ce qui se passait devant moi. Visiblement, le Turien était recherché par le SSC pour un méfait accompli au sein d'un bar. Croyant à une méprise, je commençai à esquisser un geste pour apaiser les tensions mais la réponse du cuistot me fit changer d'avis car apparemment, il était bien impliqué dans cette affaire douteuse en nommant le bar énoncé par l'agent turien. À ce moment-là, j'étais moins encline à prendre la défense du cuistot turien qui n'avait fait que défendre une jeune asari contre un Butarien. Je ne pouvais quasiment pas lire les expressions sur le visage du Turien, il fallait dire que les chitineux bien qu'humanoïdes étaient bien plus aliens que ne le seraient les Asaris dans le sens où leur visage était constitué de leur peau si particulière ainsi que de leur mandibule. Pour le dire plus grossièrement, j'avais du mal à différencier les Turiens entre eux. Je ne sus dire si ce que l'agent ressentait était vraiment une haine liée à son métier ou s'il connaissait plus personnellement le cuistot et j'avais la même difficulté pour ce dernier. En revanche, malgré la tonalité unique de la voix des Turiens, le ton employé par le cuistot trahissait une peur presque panique. Dans une tentative pour embobiner l'agent turien, le cuistot impliqua la jeune asari dans son explication. Alors que tout à l'heure il avait l'air de ne l'avoir jamais vu auparavant, il venait maintenant expliquer qu'il était chargé de surveiller la-dite Asari. Ma perplexité se fit plus forte alors que je soupçonnai fortement le caporal turien monter un bobard de toutes pièces à l'agent pour essayer de se sortir de là. D'ailleurs, l'agent se mit à me regarder, comme si j'avais la réponse à ses interrogations et au doute auquel il pouvait être la proie. Mon expression se durcit en croisant le regard perçant du policier, bras toujours croisés.

Sergent, la solution se trouve ailleurs que placardée sur mon visage... Et non, pour vous répondre, je ne connais aucune des personnes ici présentes. J'ai déjà eue l'occasion de rencontrer des membres du personnel de l'ambassade humaine mais jamais monsieur Coles et sa fille. Encore moins le Turien que vous allez tuer à force de le comprimer contre sa boutique.

L'agent turien m'avait entretemps demandé si je connaissais quelqu'un parmi l'assistant de l'ambassadeur, sa fille ainsi que le cuistot. Ma déclaration fut accompagnée d'un geste de dénégation de la tête et la situation m'agaça plus qu'autre chose. J'en vins presque à regretter de m'être pointée hors du spatioport et de ne pas être allée me nourrir au mess du spatioport. Tout ce que je voulais était de me débarrasser de cette situation irritante au plus vite. Peut-être que le représentant diplomatique de l'humanité détenait lui la solution pouvant y remédier.
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Ven 26 Jan 2018, 02:47
Marcus attendait avec appréhension la suite des choses. Pendant que Meera et lui donnaient leurs témoignages des événements, l'humain avait remarqué les tressaillements des mandibules de l'agent du SSC prenant leur déposition. Le père de famille ne porta aucun jugement précis sur ce geste. Possible que ce soit une façon de clarifier ses pensées. Après tout, de nombreux humains portant la barbe étaient du genre à la caresser ou la gratter lorsqu'ils réfléchissaient, Marcus en faisant partie. Alors, ce geste avait peut-être la même fonction chez les turiens. De toute façon, cela n'avait pas vraiment d'importance. Il fallait plutôt se concentrer sur la situation actuelle. Le butarien était peut-être maintenu par un des agents, mais Marcus évitait de le perdre du regard. Il n'avait aucune envie d'être pris au dépourvu si ce type parvenait à se libérer de l'emprise de l'agent turien et décidait d'attaquer. Une fois leur déposition pris en compte, l'agent se tourna vers la femme de l'Alliance. Il s'agissait donc du lieutenant-commandant Raikes, du SSV Okinawa. Voilà donc son grade, Marcus aurait eu du mal à l'identifier, son temps dans l'Alliance remontait à trop longtemps. Quant au vaisseau, il s'agissait donc d'une frégate. En repensant au nom du vaisseau, Marcus ne put s'empêcher de se demander qui étaient ceux qui avaient ainsi fait de telle catégorie de nom. Des noms de montagnes pour un certain type, de personne célèbres pour un autre, de villes importantes, de batailles célèbres, etc. Encore aujourd'hui, il avait du mal à comprendre les origines de tels choix. Ce qui était intéressant, c'était la façon dont la femme avait terminé son résumé du déroulement des choses. La manière dont elle avait parlé du butarien ne laissait place à aucun doute dans l'esprit de Marcus. Comme lui, elle détestait cette race.

Pour en revenir à la situation actuelle, après avoir interrogé la lieutenant-commandant, l'officier fut appelé par son collègue. La discussion fut rapide entre les deux officiers. Apparemment, le cuistot était recherché par le SSC parce qu'il avait causé des problèmes dans un bar des secteurs, le Parigo. Pendant un moment, Marcus se demanda s'ils avaient vraiment attrapé la bonne personne, mais au final le cuistot répondit par lui-même. En effet, il ne put s'empêcher d'admettre par accident qu'il était responsable. L'humain se demandait s'il devait tenter de faire quelque chose, lorsque soudainement, le fautif tenta d'utiliser sa fille comme justification pour les événements survenu dans ce bar. Qu'est-ce que ce turien racontait? Puis, le cuistot commença à déblatérer des informations, plus précisément un mensonge affreusement mal ficelé. Une histoire selon laquelle il avait été engagé pour protéger Meera, mais qu'au final, ça c'était terminé avec lui se faisant botter le cul par un krogan. Le mensonge de ce type était tellement mauvais que ça en était pathétique. Marcus réagit en haussant légèrement un sourcil devant ces mensonges pathétiques. De son côté, Meera se retenait de rire. Vraiment, si ce type avait voulu monter une histoire convaincante, c'était complètement raté. Déjà, il aurait dû utiliser une histoire plus plausible.

De par l'expression des deux officiers du SSC, aucun ne croyait à cette histoire stupide. Toutefois, celui de tout à l'heure décida tout de même de questionner les témoins. Probablement qu'il le faisait pour la forme. Il commença donc par interroger la lieutenant-commandant Raikes. La femme ne put apporter aucune information, ignorant tout du cuistot et de Meera et Marcus. Après avoir interrogé la femme, ce fut le tour du père et de sa fille.


-Ce que ce type raconte est complètement faux. Je ne l'ai jamais engagé pour protéger ma fille, Meera, ou n'importe quels autres de mes enfants. J'ignore également ce qui s'est passé dans le bar qu'il a mentionné. Qu'est-ce qui s'est passé? Il y a eu des blessés?

-Excepté lui, non. Surtout du mobilier brisé et de la marchandise perdu, lorsqu'il a causé des problèmes dans le Parigo.

Après avoir répondu aux questions de l'humain, l'officier se tourna de nouveau vers le cuistot turien.

-Je savais bien que tu racontais des conneries. Maintenant tu viens avec nous, pour les dégâts que tu as causés.

-Une seconde, officier. S'il n'y a eu aucun blessé, cela signifie donc que son crime est sujet à une forte contravention et un dédommagement pour les propriétaires du bar. N'est-ce pas?

-En effet, à moins qu'il n'ait pas les moyens de payer. Dans ce cas-là, il va directement dans une cellule.

-À combien le montant s'élève-t-il?

L'officier du SSC activa son omnitech et entra quelques commandes. Deux montants crédits apparurent, le premier pour la contravention et les frais administratif y étant lié, le second pour les dégâts commis dans le bar. Au total, on avait droit à une somme dans les cinq chiffres, le tout étant bien visible pour ceux regardant. L'officier ignora ensuite Marcus pour se tourner vers le cuistot afin de lui parler. Pendant qu'ils discutaient, l'humain activait son omnitech effectuant quelques commandes.

-Tu croyais t'en sortir avec tes mensonges? Si t'espères encore que ce monsieur te sorte des ennuis, il ne faut pas trop rêver. Avec la somme que tu dois, je peux te garantir que tu vas passer un moment en cellule et que-

L'officier se tut soudainement quand une petite alerte se fit entendre sur son omnitech. Il regarda son appareil et constata qu'un transfert de fond pour le SSC avait eu lieu. La contravention venait d'être payé, ainsi que les dédommagements pour le Parigo. L'expression des deux officiers se figèrent en voyant cela. Ils regardèrent ensuite Marcus.

-Voilà, problème réglé.

-Vous... Vous avez payé pour lui... Bordel, c'était environ la moitié de mon salaire annuel.

-Pourquoi pas? Il nous a bien aidé ma fille et moi. De plus, vous avez dit vous-mêmes qu'il n'a blessé personne lors des événements dans ce bar. S'il avait blessé d'autres personnes, j'aurais sûrement agit différemment. Toutefois, c'est un crime sans blessé, alors autant ne pas trop s'attarder sur la question.

Les deux officiers du SSC se regardèrent. Visiblement, ils se demandaient ce qu'ils devaient faire maintenant. Ils ne devaient vraiment pas s'attendre à ce que quelqu'un décide ainsi de payer ce que ce turien devait à la société pour ses crimes.

-T'arrives à le croire? Grand-père a payé pour lui.

Marcus haussa un sourcil lorsqu'il entendit l'officier l'appelé grand-père. Certes, il avait vécu de nombreuses années, mais de là à se faire appeler grand-père, il y a des limites. D'accord, l'humain avait les cheveux et la barbe grisonnante, mais cela ne faisait pas de lui un vieux pour autant.

-Eh! On ne se connait pas assez pour que j'accepte ce genre de surnom.

-Oui. Papa n'est pas aussi vieux que ça. Il n'est pas jeune non plus, par contre.

-Tu ne m'aide pas, jeune fille.

Marcus avait dit la chose en regardant sa fille, avec un regard légèrement amusé. Cette dernière répondit avec un peu de gêne dans la voix.

-Ouais... je m'en suis rendu compte dès que je l'ai dit.




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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Mar 30 Jan 2018, 20:31
- Ce que ce type raconte est complètement faux.

Merci, enflure! Mr. Coles n'allait pas du tout dans le sens de Scipio, déclarant immédiatement que l'histoire n'était qu'un tissu de mensonge, une cabriole mal exécutée et qui ne permettrait pas au "criminel" de retomber sur ses pieds, mais plutôt de le faire s'effondrer encore plus profond dans son trou. Puis, après avoir admis la faute du turien, l'homme des ambassades se mit en tête de négocier avec le SSC. Il questionnait les deux agents sur les évènements qui avaient secoué le Parigo des Secteurs, ce petit bar tenu par une poignée d'humains. Ca commençait à parler de contravention, d'arrestation, et Scipio n'était chaud ni pour l'un, ni pour l'autre. Etait-ce ça, la fameuse justice concilienne? Faire payer ceux qui s'étaient fait éclater la figure sur les coins de table, sans pourchasser ceux qui avaient causé le tort? Peut être aurait-ce était plus simple si Scipio avait vendu la mèche, certes...

Mais non, là n'était pas la fameuse justice concilienne. Elle pris une autre forme, une forme qui s'était sculpté une place partout dans la galaxie, depuis à peine quelques dizaines d'années : la forme d'un humain. Marcus Coles avait payé la caution de Scipio Sempronia, un acte loin d'être symbolique étant donné le montant en cause.

- T'arrives à le croire? Grand-père a payé pour lui.
- Eh! On ne se connaît pas assez pour que j'accepte ce genre de surnom.

Les deux agents s'écartèrent un peu pour parler entre eux, devant clarifier l'étonnante situation qui venait de se dérouler, mais Scipio, lui, se jeta dans la direction du couple, un petit carton griffonné dans la main.

- Vous venez de me sauver la vie, Ambassadeur! Enfin, vous avez sauvé la vie de mon commerce. Je suis plus que reconnaissant, je ne sais pas quoi... Tenez! ajouta-t-il en leur tendant la petite carte en carton. Une carte de fidélité. J'ai pas encore reçu mon tampon, donc je les distribuais pas, mais j'ai mis votre nom dessus. Présentez moi ça, et vous n'aurez plus jamais faim.
- Les promotions ne concernent pas les boissons et les suppléments, ajouta une petite voix synthétique.

La situation était gênante : l'homme lui avait offert de la générosité, et Scipio ne pouvait lui donner en retour que des nouilles. Alors il ajouta, avec franchise et sincérité :

- Vous et votre fille seront toujours les bienvenues à mon stand, vous y aurez un droit d'asile permanent, faîtes en une oasis, un point d'eau auquel vous rassasier loin des ambassades. Qu'il n'y ait pas de méprise : je ne vous remercie pas d'avoir jeté quelques crédits à la police, votre geste est plus important que ça. C'est facile, de payer quand on est riche. Ma reconnaissance est ailleurs. Il tourna le regard vers la charmante fille du politicien, Meera. Et quand je serais vieux et vous toujours jeune et fringante, vous pourrez toujours venir me retrouver en cas de pépin. Les actes d'un père sont des promesses de qualité pour sa dynastie.

Le ton de Scipio semblait presque solennel, et le turien n'avait pas du se faire beaucoup d'amis sur la Citadelle, pour considérer ainsi les premières personnes prêtes à l'aider. Sous le ciel artificiel et le chant d'oiseaux fictif de la station spatiale, le turien venait de jurer son inconditionnelle gratitude.




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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Ven 02 Fév 2018, 22:57

Discussion, meeting & noodles

- Espace de l'Alliance Interstellaire, Citadelle, Secteur des spatioports
- Environs du spatioport de l'Alliance

Bien entendu, comme je le pensais, le Turien avait raconté un affreux mensonge et le vieil homme nia catégoriquement toute implication dans l'affaire qui était retombée sur le coin de la gueule du Turien. Cela me semblait la moindre des choses après le bobard éhonté du vandale chitineux. Les bras continuellement croisés, je continuai d'observer ce qui se passait entre les agents du SSC ainsi que l'assistant de l'ambassadeur des espèces non-conciliennes et sa jeune enfant asari.

Lorsque le vieil homme commença à interroger les agents du SSC, je me mis à le regarder d'un air aussi incrédule que ceux des Turiens policiers. Non... Il allait vraiment venir en aide à un type qui venait de lui mentir en lui ayant craché sa carotte au visage à lui et à sa fille ? En plus, en jetant un œil à l'OmniTech du sergent du SSC, je pus vois sur demande de la part du vieil homme, le montant de la facture des dégâts causés directement ou indirectement par le Turien, le dit-montant s'élevant à plus de vingt mille crédits. Je ne savais vraiment pas ce qui s'était passé mais je présumai une ampleur assez conséquente des dommages au sein de l'établissement qu'ils appelaient "Parigo". Malgré mon étonnement apparent sur le visage, je demeurai les bras croisés et tout comme les agents turiens, je fixai, médusée, le diplomate Coles payer comme si de rien n'était, le montant réclamé par la maréchaussée de la Citadelle afin de permettre au cuistot turien de s'acquitter de cette dette. Je partageai la stupéfaction des agents turiens de l'action et des paroles de Coles. Certes, c'était un geste noble de sa part, je ne sais pas si j'en aurais été capable mais je m'abstins de tout commentaire malgré le fait que mon esprit réagit comme le sergent turien qui lâcha un petit juron. Bon... voilà au moins une bonne chose de faite. Coles était suffisamment riche pour pouvoir se permettre de régler une telle somme et de pouvoir faire comme si de rien n'était.

Passé la réflexion fort peu sympathique à l'encontre de l'âge de Coles qui devait avoisiner la cinquante-soixantaine, sa fille asari essaya de le défendre mais il fallait bien admettre que la tentative fut bien vaine. Les deux agents tinrent un petit conciliabule un peu à l'écart et j'observai, avec une certaine gêne, la réaction du cuistot turien qui était en train de presque supplier l'assistant de l'ambassadeur accepter un morceau de carton qu'il présenta comme une carte de fidélité. Dubitative devant la manœuvre, sachant qu'il existait des modèles de cartes de fidélité beaucoup plus pratiques sur OmniTech, je préférai aller voir les deux agents turiens encore ahuris par la gentillesse de Coles. Dardant une dernière fois mon regard vers le cuistot turien, je me raclai la gorge pour attirer l'attention des agents du SSC en croisant à nouveau les bras. Leur présence à présent était très gênante.

Messieurs, je vous suggère d'embarquer ce Butarien qui est en train de comater avant qu'il n'essaie encore de se carapater. Vous avez ce que vous êtes venus chercher je suppose donc plus vite vous ferez votre rapport et mettrez au frigo ce Butarien, mieux ça vaudra pour vous et vous aurez rendu service à ces gens. Le Turien s'occupera des dégâts occasionnés ici. Merci de votre intervention.

Les deux agents échangèrent un regard avant que le sergent ne zyeute encore mes galons. Il y eut une seconde de silence avant que ce dernier n'approuve mon propos d'un bref hochement de tête. Il chargea son subalterne d'escorter le Butarien jusqu'à leur voiture de police plus loin avant de me saluer en me remerciant puis de tourner les talons. Je fis de même pour revenir auprès de la petite famille humaine-asari et du cuistot turien qui s'égosilla en se répandant en palabres, comme si l'assistant de l'ambassade humaine venait de lui sauver la vie. Quoique c'était plutôt vrai, l'homme venait d'éviter un séjour en incarcération au caporal turien ainsi que de devoir payer une amende impossible à régler. Néanmoins, à le voir s'agiter comme ça, une mauvaise impression s'empara de moi car je remarquai que le Turien m'ignorait. Le souvenir maussade d'une Asari s'invita alors dans ma mémoire et je sentis bien que cet aminche avec des mandibules commençait à prendre le même chemin. Toutefois, loin de moi l'idée de refaire le portrait du Turien, je n'étais pas là pour ça et je décidai d'attirer l'attention de tout le monde comme pour les agents en émettant un bon raclement de gorge.

Vous pouvez être tranquille Caporal, le SSC a mis les voiles. En revanche et je pense que vos jolis mots ne vous aideront pas, je vous suggère de nettoyer un peu les dégâts. Venez, je vous aide.

Suivie par le Turien, je l'aidai à ranger les débris de sa chaise, ses tables avec les autres chaises alors que les environs de son échoppe se furent vidées. Une chaise de toute façon était en miettes et je laissai le cuistot en faire ce qu'il voulait des débris ainsi que de la rare nourriture répandue sur le sol. Je me débarrassai de ma boite de nouilles que j'utilisais tout à l'heure qui était heureusement vide de toute nourriture mais renversée à terre, à la poubelle la plus proche. Du coin de l'œil, je remarquai que la jeune asari me regardait encore et j'arquai un sourcil, sceptique et interrogative à ce propos. Pendant que le Turien finissait ce qu'il était en train de faire, je revins auprès du duo familial en venant du côté de l'Asari et croisant de nouveau les bras sous ma poitrine, mon bras droit tatoué bien en vue là, pour elle.

C'était un geste très généreux de votre part, monsieur Coles. Très peu l'auraient fait et auraient laissé ce Turien entre les mains du SSC, à fortiori s'il venait de mentir en impliquant votre fille. Mais au moins, cette rixe a fini dans le calme, aussi grâce à vous.
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Dim 04 Fév 2018, 22:54
Marcus continuait d'observer les agents du SSC dans le calme et le silence. Visiblement, les deux turiens avaient encore du mal à intégrer que lui, l'humain, venait de régler la contravention et la caution d'un turien. De plus, qu'il semblait l'avoir fait comme cela, sur un coup de tête, ajouter à cela que le montant avait été plutôt élevé. Du moins, élevé selon certains standard. Pour Marcus, ce n'était pas grand chose. Son grand-père avait fait fortune en créant sa propre société d'import-export. À sa mort, Marcus, ses parents, sa sœurs et ses frères avaient hérité de la fortune. Puis, notre homme avait su faire augmenter son capital déjà conséquent avec de très bons investissements et il continuait de le faire aujourd'hui. Résultat, il avait plus de crédits qu'il ne pourrait en dépenser pendant toute sa vie. Cependant, la fortune n'était pas vraiment importante pour lui. Marcus avait compris depuis longtemps que le bonheur ne dépend pas de sa fortune. Toutefois, c'était des plus pratique pour faire des petits cadeaux à sa famille. De plus, cela permettrait à sa compagne et ses enfants de ne manquer de rien lorsqu'il ne serait plus là.

Le père de famille avait bien observé comment les choses c'étaient déroulés pendant sa petite transaction financière. Le cuistot turien avait semblé perdre espoir, après que Marcus ait refusé de soutenir son mensonge. Quant à la lieutenant-commandant, elle était resté là, bras croisés à observer pendant qu'il payait la note du turien. Elle avait toutefois démontré sa surprise quand les fonds avaient été virés. Peut-être c'était-elle attendu à ce qu'il ne fasse rien ou qu'il utilise ses relations diplomatiques. Difficile à savoir. Pour en revenir au cuistot, la suite fut des plus particulière. En effet, dès que le turien fut libre, il vint tout de suite voir Marcus et sa fille. Le turien se lança ensuite dans une longue tirade pour le remercier. L'humain conservait son expression de bonne humeur, même si intérieurement, il trouvait que le cuistot était en train de leur jouer tout un mélodrame. Un peu plus et on aurait pu croire que cet homme allait leur faire la promesse qu'il nommerait son premier enfant comme lui, pour lui rendre hommage. Lorsque le turien lui tendit une carte en carton et expliqua ce qu'elle impliquait, Marcus l'accepta poliment. Il était quelque peu surpris que ce turien utilise des cartes de fidélités en carton. Depuis le temps que son espèce avait rejoint la société galactique, il aurait cru que le passage au numérique se serait fait depuis longtemps. Après tout, c'était plus pratique, plus économique et plus écologique. Information intéressante cependant, le fait que le cuistot ait mentionné que son nom se trouvait sur la carte. Marcus y jeta un oeil, alors qu'une voix synthétique se faisait entendre. Le nom du cuistot turien était donc Scipio Sempriona.

Ensuite de quoi, le turien repartit dans son mélodrame, en parlant pratique de son stand de nouilles comme un phare dans l'obscurité. D'accord, son commerce était charmant, mais il ne fallait pas pousser pour autant. Ce n'était pas une des grandes merveilles de la galaxie non plus. En bref, le turien faisait savoir qu'il était très reconnaissant et que cette reconnaissance s'appliquait également à la famille du diplomate. C'était bon à savoir. Marcus se souvenait encore de l'attaque de Cerberus sur la Citadelle, une expérience des plus horribles. Avoir un endroit pour se réfugier si la maison était inaccessible, c'était toujours bon à prendre, si une telle menace se répétait. Au moins, les officiers du SSC étaient partit. La lieutenant-commandant avait discuté avec eux et les avait fait partir avec le butarien.


-Euh, merci, monsieur Sempriona, c'est apprécié. Cela me fera un endroit pour venir prendre mon dîner de temps à autres.

Ils furent interrompu par le retour de la lieutenant-commandant qui attira leur attention en se raclant la gorge. Elle parla un peu avec Scipio, avant de l'aider à ramasser tout le bordel. Pendant que Raikes et Sempriona nettoyaient, Marcus s'assurait que sa fille allait bien. Elle était plus calme et surtout, Meera n'était pas blessée. Toutefois, le père de famille remarqua qu'elle continuait d'observer la lieutenant-commandant, probablement encore cette histoire de tatouage. La femme revint vers eux, en croisant les bras et en mettant son bras tatoué bien en évidence. Des roses noires et des pistolets prédateurs, un choix plutôt intéressant. La femme s'adressa à lui, commentant son geste d'aider le turien et la fin de cette escarmouche des plus déplaisantes.

-Ce n'est pas grand chose, commandant.

-Euh... non, papa. Elle est lieutenant-commandant.

-Oh... mon erreur, désolé. Mon service au sein de l'Alliance remonte à un moment, disons qu'avec le temps j'ai eu peu de mal à reconnaître certains grades. Sinon, comme je disais, ce n'était pas grand chose. Certes, il a tenté d'impliquer ma fille et moi dans ses mensonges, mais je peux dire qu'il ne pensait pas à mal. De plus, ce n'était pas un crime comme d'autres personnes qui amenait les agents du SSC a vouloir l'arrêter. Si cela avait été le cas, j'aurais probablement agis différemment. Cependant, si ce n'est que du matériel brisé et qu'il n'y a pas de blesser, autant passer l'éponge.

Marcus se tourna ensuite vers Scipio.

-Par contre, un conseil, si vous avez l'intention de mentir, essayez au moins d'avoir l'air un peu convainquant ou d'inventer quelque chose de crédible. Votre histoire, ce n'était ni crédible, ni convainquant. Même mes plus jeunes qui n'ont pourtant que 7 ans vous auraient démasqué sans le moindre problème.

Marcus n'avait pas dit cela sous un ton de reproche, mais plutôt comme un simple conseil. Puis, il put sentir Meera qui tirait légèrement sur sa manche pour attirer son attention. La jeune asari continuait de fixer les tatouages de la lieutenant commandant Raikes. Elle les indiqua du doigt à son père, avec un petit sourire sur les lèvres.

-C'est joli... Je pourrais vraiment pas en avoir?

Marcus soupira légèrement. Connaissant Meera, il faudrait lui faire comprendre que c'était une mauvaise idée, autrement, elle n'en démordrait pas pendant des semaines.

-Tu compterais te faire tatouer quoi et où?

-Je me dis, un bras, mais je ne sais pas encore quoi.

-Après?

-Euh, je montrerais ça à la famille.

-Plus précisément.

-Bah, grand-mère, maman, toi, Kiari, mes petits frères et mes petites sœurs.

-Très bien. Maintenant, repense à ce que tu viens de dire et réfléchit à comment ta mère va réagir si tu fais ça.

La fille de Marcus regarda son père avec un drôle d'air, mais elle obéit. Meera resta silencieuse pendant un moment. Puis, son expression changea lentement pour laisser place à un peu de crainte.

-Euh... c'est peut-être pas une bonne idée, finalement.

-Et voilà pourquoi c'est une mauvaise idée.

Marcus regarda de nouveau le turien et la lieutenant-commandant.

-Merci encore pour votre aide, contre l'autre saleté.

Pas difficile de sentir le mépris dans la voix de Marcus, lorsqu'il était question du butarien.




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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Mer 21 Fév 2018, 20:25
- Euh, merci, monsieur Sempronia, c’est apprécié. Cela me fera un endroit pour venir prendre mon repas de temps à autres.

Pendant une seconde de sottise, Scipio fut heureux d’avoir un nouveau client ; puis il réalisa sa stupidité. Ce dont il put bien se rendre compte aussi, c’était qu’il n’était pas vraiment pris au sérieux. Certes, l’humain avait accepté son cadeau, mais lui, l’asari et la militaire le regardait un peu comme un phénomène de foire. Sur Oméga, un petit coin pour se reposer à n’importe quel moment pouvait s’avérer être une question de vie ou de mort, mais encore une fois, la Citadelle n’était pas Oméga, bien au contraire. Scipio avait le sentiment qu’il ne s’y ferait jamais.

La lieutenant-commandante les avait en effet rejoint. Elle s’était débarrassé en deux temps, trois mouvements des mecs du SSC, et elle comptait rester efficace :

- Vous pouvez être tranquille Caporal, commença-t-elle. Le SSC a mis les voiles. En revanche et je pense que vos jolis mots ne vous aideront pas, je vous suggère de nettoyer un peu les dégâts. Venez, je vous aide.
- Oui, faisons ça.

Et il entrepris de ramasser les morceaux de chaise pliantes, tandis qu’Ada récupérait les plats renversés. Les deux tables furent pliés et rapidement rangées dans le véhicule du turien, qui commentait :

- Merci pour le coup de main contre le butarien. J’aurais pu me le faire seul, bien entendu… Mais on a probablement évité quelques cicatrices. Et de toute manière, je me suis assez battu pour cette semaine. Pour tout ce mois ci.
- Les frais de réparation s’élèveront à…
- Non, pitié Midas. Je n’souhaite pas savoir.

Le faible son de l’IV se tut immédiatement, obéissant au doigt et à l’œil à son quasi-créateur. Celui ci s’époussetait, frottant ses mains sur son pantalon sans grand discernement, tandis que les trois autres protagonistes se rejoignaient. La membre de l’Alliance discutait avec le père de famille, et celui ci finit par inclure le turien dans la conversation, en lui fournissant quelques conseils.

- Je m’appliquerai plus la prochaine fois, monsieur Coles. Je réagissais un peu dans la panique, j’ai brodé à partir d’événements récents. Il mit une main dans son dos et tenta de se tendre. On pouvait enfin remarquer qu’il était bel et bien de la taille d’un turien, juste plus voûté qu’à son habitude. Des événements douloureux.

Puis le changea de la conversation changea, alors que les yeux de l’Asari parcouraient les bras d’Ada en pétillant. Vraisemblablement, la jeune fille souhaitait arborer un tatouage elle même, mais sa famille s’y opposer. Son père, dans une certaine mesure, et sa mère, dans une toute autre. Elle se résolut à admettre l’inévitable : elle allait se faire déshériter si elle l’exhibait. Alors Scipio plaça quelques mots à ce sujet :

- Un tatouage n’est pas là que pour se pavaner, monsieur Coles. Il jeta un regard à Ada. Dans not’ métier, on a tôt fait de se tatouer pour un tas d’autres raisons. Appartenance à une unité, affiliation à un bâtiment, un régiment de renom, ce genre de chose… Une vieille tradition turienne pousse certains de nos soldats à se faire tatouer une marque correspondant à l’esprit de leur régiment. Ainsi, lorsque le vent tourne et que le soldat quitte le régiment, il emporte avec lui une partie de la sagesse de son esprit tutélaire.

Il sentait une certaine incompréhension chez la jeune Asari, mais voyait bien que son père, bien plus fin connaisseur des cultures aliens, comprenait mieux les allusions à l’obscure religion turienne. Prenant la lieutenant-commandante et lui même comme exemples, il continua :

- J’suis certain que ces marques là ont une histoire, hein ? J’en ai aussi un, sur les côtes, qui date de l’époque où on bossait de concert avec les sapeurs pompiers de Triginta Petra. Et vous, commandante ?

Et, sachant que l’Asari se sentirait plus confortable avec deux habitués de ce sujet, il se permit de lui demander peu ou prou la même chose :

- Et vous petite, une raison particulière à honorer ? Ou c’est juste esthétique ? De toute manière, même esthétique, c'est pas forcément pour montrer... Un peu comme le maquillage, ça sert aussi à s'accepter.




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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Mar 06 Mar 2018, 00:10

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- Espace de l'Alliance Interstellaire, Citadelle, Secteur des spatioports
- Environs du spatioport de l'Alliance

Je ne tins pas rigueur de l'erreur de grade effectuée par le diplomate, mes soldats avaient l'habitude de m'appeler cheffe ou commandante, mon grade entier de Lieutenante-Commandante n'étant utilisé que dans un cadre formel. Je fis une moue avant de hocher la tête d'un air de dénégation afin de lui montrer que la méprise n'était pas méchante même si son Asari de fille se chargea de lui faire remarquer son erreur. Par ailleurs, Coles m'apprit qu'il avait fait un temps dans l'Alliance avant de répondre à ma remarque précédente. Je ne partageai qu'à moitié son point de vue sur l'action du Turien, il avait menti mais il était vrai qu'il pensait surtout à se sortir de sa situation par tous les moyens possibles plutôt de chercher à nuire sciemment au diplomate et à sa fille. De toute manière, Coles, de par sa position sociale dominante, même sur la mienne, avait les moyens de pourrir la vie du cuistot si l'envie lui en prenait, je supposai donc mal l'Humain s'embarrasser de scrupules pour ruiner le chitineux. Peut-être qu'aussi était-ce mon a priori sur les ambassadeurs qui reprit le dessus sur mon jugement... Coles restait focalisé sur la nature du délit dont était accusé le Turien et continuait de maintenir son avis sur le dit-délit. Je me contentai d'un simple haussement d'épaules pour lui signifier ma position à ce sujet, j'étais beaucoup trop extérieure à ce qui s'était passé, il fallait aussi savoir qu'il y a encore quelques minutes, Coles, sa fille et le cuistot m'étaient de parfaits inconnus. Je préférai finalement ne pas porter plus davantage de jugement sur la situation, ce n'était véritablement pas le plus important pour nous.

Aucun commentaire ne sortit de ma bouche lorsque le Turien s'illustra de ce que j'interprétai comme une petite vantardise de sa part. Comme tout Turien, il avait suivi un entrainement militaire et avait pu parvenir au grade de caporal même s'il restait soldat du rang. Peut-être avait-il réellement put le maîtriser mais je n'allais surtout pas attendre qu'il le fasse de lui-même pour m'en rendre compte, il ne m'aurait pas impressionné. Mieux valait maîtriser le fauteur de troubles immédiatement et s'il fallait le faire à deux, ainsi soit-il. Coles choisit le moment de notre discussion pour de nouveau s'adresser au menteur amateur... et de lui conseiller sur ses prochains mensonges ? Ce diplomate était plutôt étrange. D'abord régler une amende à cinq chiffres puis ensuite lui conseiller de mieux mentir ? Bon... Je n'avais visiblement pas les mêmes valeurs que lui mais l'exemple qu'il devait donner à sa fille n'était pas le meilleur pour moi, elle semblait encore toute jeune, à fortiori si c'est une Asari. J'arquai un sourcil en faisant une moue presque imperceptible mais personne ne l'avait remarqué. Le Turien se contenta de répondre aux paroles du diplomate humain avant de s'étirer, gagnant plusieurs bons centimètres de plus que nous deux Humains. Je l'observai faire, impassible, avant de m'apercevoir que l'Asari était très intéressée par mon bras droit tatoué.

Pour la première fois depuis que tous ces évènements avaient commencés, je me mis à sourire devant le dialogue père-fille notamment parce qu'il me parut très familier. Cela faisait maintenant des années que je m'étais faite tatouer le bras droit avec mes roses noires et mes Predators et ils suscitaient toujours autant la curiosité qu'une certaine forme de fascination. Je ne savais pas si mon tatouage dans la Voie Lactée était unique, beaucoup d'individus à travers la galaxie se tatouaient mais je savais qu'il était hors du commun. Fruit de plusieurs semaines voire mois de travail, j'étais fière de pouvoir le montrer sans être ostentatoire que ça soit en service ou en civil lorsque je ne portais pas de vêtements avec des manches longues. J'étais facilement reconnaissable au milieu d'une réunion d'officiers comme celle de l'état-major de la 77e ou même lors d'une simple réunion entre officiers à bord de ma frégate, bien peu de soldats ayant un rôle de commandement s'affichaient avec de tels attributs, c'était bien plus l'apanage des soldats de troupe, moins gradés et puis les officiers supérieurs portaient surtout l'uniforme formel qui recouvrait tout le corps en ne laissant que la tête et les mains à l'air libre. Mais je ne me vantai pas de mes tatouages, cela servait surtout dans un but esthétique bien qu'il m'arrive d'en jouer afin de les placer idéalement selon la situation et l'interlocuteur. Je sentais bien que l'Asari me parut intéressée car ses yeux ne m'avaient guère quittés depuis que j'étais dans son champ de vision. C'en était d'ailleurs d'autant plus amusant de l'entendre venant d'elle, en train de demander à son Humain de père si elle pouvait à son tour avoir un tatouage. Quoique dès qu'on avait un tatouage, on en voulait davantage et on planifiait déjà quel prochain tatouage on voulait et où. Apparemment, dans la famille de Coles, on était du genre vieux jeu à ne pas voir les tatouages d'un bon œil, tout l'inverse de la mienne. À l'époque où nous étions au complet, tous les membres de la famille Raikes portaient des tatouages. Désormais, j'étais bien loin devant ma mère et ma sœur Daichi en matière de nombre de tatouages sur soi et je ne comptais pas encore m'arrêter là où j'en étais. Malgré cela pour un novice, c'était bien différent.

Un tatouage est quelque chose de sérieux, il peut embellir comme il peut enlaidir, il faut le choisir avec soin. Ne le prenez pas mal mais pour une novice comme vous mademoiselle Janiris, il vaut mieux faire un tatouage de petite taille et plutôt discret. Se faire tatouer tout le bras comme premier tatouage, je ne vous le conseille pas. Si moi je l'ai fais, c'est parce que j'ai d'autres tatouages sur moi et que mon corps s'est depuis longtemps habitué aux tatouages.

Le Turien, qui s'était joint à notre groupe sur invitation du diplomate humain en lui adressant la parole, surenchérit à mes paroles en donnant son point de vue sur sa vision du tatouage. Comme tous ses congénères, le caporal portait des marques distinctives sur le visage, le différenciant des autres Turiens. Je ne doutais pas une seconde, contrairement à ses paroles de tout à l'heure, qu'il se soit fait tatouer ailleurs que sur le visage. Je gardai les bras croisés, inconsciemment dans une posture légèrement dominante sur les autres afin de rappeler mon rang dans le groupe malgré le statut social supérieur du diplomate. Je tournai légèrement la tête pour me rendre compte que les yeux perçant du Turien s'étaient portés sur moi pour me dire que les Turiens se tatouaient aussi selon leurs unités. J'opinai légèrement à ses mots, surtout par politesse car le chitineux ne m'apprit rien de nouveau mais j'étais d'accord avec lui. Pour avoir déjà combattu aux côtés d'unités chevronnées de l'armée turienne, je savais pertinemment que les soldats turiens cultivaient de fortes identités au sein de leurs régiments et pelotons. Ils étaient fiers de servir dans telle ou telle unité et aimaient le revendiquer, le montrer aux autres tout en conservant un sentiment d'union et d'harmonie, une sensation d'un seul corps et armée inculquée par des années d'entraînement et de discipline sous le commandement d'officiers expérimentés. Nous de l'Alliance contrastions beaucoup à côté d'eux, répartis certes entre nos vaisseaux et nos propres unités mais l'uniformité et la conformité était beaucoup plus forte chez nous. Nous étions fiers de servir sur tel ou tel vaisseau mais nous étions moins ostentatoires, moins affirmés que les Turiens, privilégiant une sorte de ressemblance entre nous pour personnifier notre armée et notre Alliance. Telles étaient nos différences culturelles.

Je comprends, Caporal. C'est une vision qui est partagée par beaucoup des vôtres et que je trouve louable voire que j'apprécie.

Mon ton s'était adouci depuis que j'ai été témoin de l'échange père-fille et je répondis d'un air neutre quoique souriant très légèrement vers le cuistot. Je le laissai ensuite enchaîner et mon sourire s'élargit quelque peu, confirmant ma détente envers lui. Comme je le supposai, le caporal était bien tatoué ailleurs que sur le visage mais je ne pensais pas sur le torse. Le nom de Triginta Petra m'était totalement inconnu, je supposai donc que ce patronyme désignait une colonie ou une ville sur Palaven. En revanche, que l'armée turienne travaille avec des sapeurs pompiers ne m'étonnait même pas. De ce que je savais de l'espèce qui venait de la Crête Apienne, l'armée était présente dans toutes les organisations à n'importe quel niveau de leur société, jamais je ne vis telle nation aussi militarisée. Les pompiers dont avait parlé notre nouvel ami devaient sûrement faire partie du corps du Génie de l'armée turienne, le caporal et ses collègues les escortaient peut-être.

J'en ai d'autres sur moi en effet au nombre de cinq, sur le dos, les bras et ma hanche. Sous cet uniforme, ils racontent une histoire que je garde la plupart du temps pour moi.

Je le laissai questionner l'Asari bien que je trouvais que la manière du cuistot turien laissait à désirer. Peut-être qu'un peu plus de tact ou poser la question autrement était plus indiqué pour une jeune asari comme Meera Janiris, surtout si elle voulait un premier tatouage. Je pouvais bien entendu aussi parler des prénoms gravés dans ma peau sous mon avant-bras gauche mais contrairement à mon bras droit, les prénoms des membres de ma famille étaient beaucoup plus discrets, c'était des tatouages plus privés et intimes d'où le fait que je n'en dise pas un mot à ce sujet.

Monsieur Coles, je tiens à vous rassurer et je suis certain que notre ami cuistot n'en pense pas moins, nous n'imposons pas à votre fille de se faire tatouer. Seulement, comme nous la voyons intéressée et que nous sommes deux personnes tatouées, nous tenons à la conseiller. Mademoiselle Janiris, comme je vous l'ai dit, comme premier tatouage, il vaut mieux quelque chose de petite taille et qui soit discret. Je crois comprendre que votre famille n'est pas très portée sur les tatouages donc il n'est pas indiqué de faire un tatouage comme celui de mon bras droit. La démarche derrière le tatouage doit être une envie personnelle, un peu comme le dit le Caporal et non pas un désir de nuire ou de faire je ne sais quelle prétendue émancipation ou de faire comme d'autres. Ce doit être quelque chose que vous avez envie de faire et avec qui vous grandirez. Peut-être le porterez même vous encore dans quelques siècles alors que mes arrières petits-enfants seront déjà des adultes.

Un instant de silence plana sur notre groupe et je vis que l'attention des trois personnes était concentrée sur moi. Nullement gênée par mon auditoire temporaire, je me remis à parler afin de poursuivre sur ma lancée sur notre sujet.

Je vais être honnête avec vous, mademoiselle Janiris, se faire tatouer... n'est pas une sinécure. Au départ, ce va être douloureux et même une fois que le tatouage sera sur votre peau, s'ensuivra quelques jours où vous le sentirez passer. Si votre tatoueur est bon tatoueur, il vous demandera d'abord si vous avez des ennuis de santé particuliers. Puis, une fois le tatouage fait, il vous donnera des onguents voire peut-être un petit traitement à prendre pour éviter d'éventuelles complications, au pire il vous conseillera quoi faire. Mais une fois cette étape passée, vous aurez un beau tatouage dont vous pourrez être fière, de surcroit s'il est bien exécuté. Moi, comme je le disais à notre cuistot, j'ai cinq tatouages sur moi dont deux de bonne taille. Ce sont des choses à faire après deux voire trois tatouages, que votre corps s'habitue bien à recevoir le traitement du tatoueur, pas avant. Encore une fois, si vous voulez un tatouage, faites vous tatouer quelque chose qui vous plait et que vous aimez car vous allez l'avoir avec vous durant votre vie. Et si vous devez vous faire tatouer, le bras ou à la limite l'épaule sont de bons endroits pour commencer. Si j'ai un autre conseil à vous donner, c'est d'avoir déjà une idée précise de ce que vous voulez vous faire tatouer, votre tatoueur ne pourra que vous en remercier si vous lui apportez le plus de détails possibles sur ce que vous voulez. Et puis un petit tatouage plutôt discret, vous n'importunerez pas votre famille, du moins visuellement. Cela me semble un bon compromis.
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Jeu 08 Mar 2018, 03:59
Marcus continuait de garder un œil sur sa fille. Meera avait ramené la question des tatouages, ce que le père de famille aurait préféré évité. Ce n'est pas comme s'il préférait éviter le sujet, toutefois, il aurait préféré que cela se fasse ailleurs qu'en plein milieu de la rue. D'autant plus que c'était juste après qu'il y ait eut cette tentative d'agression de cette saleté de butarien. D'ailleurs pour en revenir aux deux autres participants de cet événement, les choses étaient intéressantes. Le turien et la lieutenant-commandant avaient été occupé pendant un petit moment à rassembler les dégâts causés par la bagarre avec le butarien et Scipio avait également été interpellé par l'IV de son commerce, mais il l'avait fait taire. Pour la femme de l'Alliance, heureusement, elle n'avait pas semblé prendre mal le fait qu'il se soit trompé sur son grade. Du moins, son expression et son hochement de tête le laissait penser. Pendant ce temps, le turien avait fait savoir qu'il tenterait d'améliorer ses compétences en bobard, suite à quoi il s'étira gagnant un peu en hauteur. Jadis, voir quelqu'un d'aussi grand aurait donné des complexes à Marcus. C'est un fait, quand il était enfant, il était plutôt petit et cela lui minait le moral. Toutefois, avec l'âge, l'humain c'était rendu compte que cette histoire de taille, c'était une préoccupation ridicule et sans importance. Il avait fini par se dire qu'une grande intelligence était plus pratique qu'une grande taille. De plus, la découverte des années plus tard de races non-humaines avait rendu les histoires de taille encore plus inutile.

Toutefois, la question des tatouages avait fini par revenir dans l'équation. Tout d'abord parce que l'officier Raikes avait remarqué que Meera observait ses tatouages et ensuite à cause de la discussion que le père et la fille avaient eu. Ainsi, la lieutenant commandant décida de s'impliquer en donnant son opinion. Marcus apprécia le fait qu'elle abordait le sujet de manière sérieuse, au lieu de sortir des arguments du genre: Ton père est trop coincé. La femme avait raison, les tatouages étaient quelque chose de sérieux pouvant améliorer ou nuire à l’esthétisme et mieux valait commencer tout petit. Scipio donna son opinion à son tour, mais s'adressant à lui et non à la jeune asari. Le turien argua que les tatouages n'existaient pas uniquement à se pavaner, mais également pour démontrer une certaine appartenance. Marcus connaissait bien ce genre de chose. Bon certes, de base, les turiens avaient leur tatouages faciaux liés à l'origine de leurs ancêtres. Toutefois, à cela pouvait s'ajouter des tatouages liés à des groupes divers, comme leur unité militaire. D'ailleurs, le turien mentionna un tatouage du temps où il travaillait en collaboration avec des sapeurs pompiers. Marcus n'avait aucun mal à suivre les propos de Scipio et les traits culturels liés. Cependant, c'était autre chose pour Meera, après tout, contrairement à son père, elle n'avait pas longuement étudiée sur la culture turienne.

La lieutenant commandant vint renchérir, en faisant une petite liste des tatouages qu'elle avait ou plutôt, combien et où ils étaient. Ainsi, en plus des bras, le dos et la hanche, pour un total de cinq. Lorsque le cuistot demanda à Meera ce qu'elle comptait avoir comme tatouage, la jeune fille resta silencieuse et commença à se gratter le menton, comme son père avait l'habitude de le faire. Elle réfléchissait à tout cela. Marcus était sur le point de dire quelque chose, mais l'officier Raikes le devança. Elle se voulait rassurante, affirmant ne pas vouloir imposer à Meera de se faire tatouer, mais plutôt la conseiller. La femme de l'Alliance proposait plutôt de commencer par un petit tatouage, déconseillant un trop grand tatouage, affirmant au passage que leur famille ne semblait pas être en faveur de ce genre de chose. Marcus se garda de commenter sur la question sur le moment. Le père de famille laissa Raikes poursuivre sans chercher à l'interrompre. Faire le contraire aurait été irrespectueux. De plus, on pouvait voir cela comme une sorte de déformation professionnelle chez l'humain. Après tout, interrompre un autre diplomate, sauf au bon moment, cela pouvait causer toutes sortes de problèmes de relation diplomatique. Ainsi, la lieutenant commandant parla de la démarche à suivre pour obtenir un tatouage, sans négliger la période de guérison et les produits nécessaire. À cela s'ajoutait une recommandation se résumant à ne pas brûler les étapes et à voir pour commencer avec un petit tatouage discret. Meera avait écouté attentivement les paroles des deux individus, en continuant de réfléchir, mais elle semblait un peu perdu.


-Euh... je dois avouer que je ne sais pas trop. Je trouve les tatouages intéressants, mais dès que je trouve une idée, j'en change aussitôt. Que ce soit pour l'endroit ou encore pour la nature du tatouage même. Parfois un bras, puis plutôt une jambe... peut-être le dos. Je trouve que c'est difficile de faire un choix, peu importe celui à faire.

-Voilà une des raisons pour lesquelles je dis non, Meera. Pour commencer, tu dois te faire une idée plus précise. Je n'ai aucune envie de te voir assise ou couchée sur une chaise de tatoueur à te voir et t'entendre avoir mal. Le tout pour que quelques mois plus tard, tu viennes dire que finalement tu n'aimes pas ton choix et que tu veux le remplacer ou le faire effacer.

-Souffrir... Il ne faut pas exagérer non plus, papa.

-Cela reste une aiguille. De plus, avec ce genre de chose, le premier est toujours le plus douloureux.

La jeune fille retourna à ses réflexions, tandis que son père s'adressait cette fois à Raikes et à Scipio.

-D'ailleurs, lieutenant commandant Raikes et caporal Sempriona, vous vous trompez légèrement sur mon compte. Contrairement à ce que vous semblez croire, je ne suis pas anti-tatouage. Je n'ai rien contre les tatouages, ni ceux qui en font ou en porte. Ou du moins presque. Il y a deux types de tatouages contre lesquels je suis plutôt opposé. Tout d'abord, les tatouages destinés à véhiculés de la haine. Ensuite, ceux qui sont fait sur un simple coup de tête ou sous l'emprise de substance. Cela donne rarement des bons résultats et amène très souvent des très gros regrets.

Marcus se tut un court moment, avant de reprendre la parole, en se grattant légèrement la barbe. Devrait-il évoquer son cas personnel? Pourquoi pas, cela ne pourrait pas faire de mal.

-Quand j'étais plus jeune, j'ai aussi longuement pensé à me faire tatouer. Au début, comme n'importe quel adolescent, je pensais me faire tatouer des trucs qui pourrait me donner de l'allure. Encore heureux que je n'avais pas les moyens à l'époque. Puis, une fois au service de l'Alliance en tant que linguiste, je pensais me faire tatouer quelque chose en turien ou en asari, avant de me rendre compte que ce serait difficile de trouver un tatoueur qui connaisse ces langues, comme je les connais. Ensuite, une fois dans le service actif, j'ai pensé me faire tatouer les insignes ou autre chose représentant la 4e flotte de l'Alliance. Toutefois, comme je n'y suis resté qu'un an avant de quitter l'Alliance pour poursuivre mes études, je me suis dis que cela pouvait être déplacé. Encore aujourd'hui, je me pose la question, surtout que la 4e flotte a été anéanti pendant la guerre. Après mon service, je savais que j'irais en politique, mais je ne savais pas encore dans quel domaine. Hors, un nombre ahurissant de politiciens pire que des requins. La moindre faiblesse est comme une odeur de sang, ça les attire et ils s'en servent pour vous mettre en pièce. Allez savoir ce que ce genre de tordu aurait pu inventer sur moi à cause d'un simple tatouage.

Jugeant qu'il déviait légèrement du sujet, Meera toussa légèrement pour faire revenir son père dans le droit chemin de la conversation. Il se tut donc, lui jetant un léger regard interrogateur, avant de revenir sur le sujet principal.

-En fait, si quelqu'un est opposé aux tatouages dans la famille, c'est plutôt ma femme. Plutôt conservatrice sur certains sujets. D'un côté, comme elle a plus de 12 fois mon âge, on peut considérer que cela va de paire. Toutefois, c'est plus l'exemple que la nature de la chose qui la dérange. La connaissant, elle va s'opposer en disant que cela va donner un mauvais exemple à ces jeunes frères et sœurs. Ou au minimum elle parlera de ses deux jeunes sœurs. Probablement, avec quelque chose du genre: Elles n'ont que 7 ans, tu vas leur donner un mauvais exemple et j'attends mieux de l'une de leur grande sœur.

-Ça serait bien le genre de chose que maman dirait... Tu crois que si je commençais plus petit, comme la lieutenant-commandant et le caporal proposent, elle accepterait?

-Peut-être. Il suffira de lui demander. Si c'est plus discret, elle devrait moins voir cela comme une influence néfaste. Ça ou bien, tu attends que tes sœurs aient grandis encore un peu. Sans oublier de décider ce que tu choisirais comme motif.

-Euh... on parle en se fiant sur Ellen ou Visas? Attendre quelques années humaines, je veux bien. Quelques années asari, par contre...

-Comme quoi une longévité de 1000 ans, ça n'a pas que des avantages.

Le père de famille ricanait en énonçant ce léger fait. Sa fille resta silencieuse, en regardant son paternel avec un regard légèrement agacée. Ensuite de quoi, Marcus s'adressa à Raikes et Scipio.

-D'ailleurs, si je puis me permettre, lieutenant-commandant Raikes, à quelle flotte êtes-vous rattachés? Et vous, caporal Sempriona?




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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Dim 11 Mar 2018, 16:04
La conversation continuait logiquement sur les tatouages. La lieutenant-commandante avait donné son avis assisté de conseils d'un point de vue sanitaire, et la jeune fille pesait le pour et le contre. Elle envisageait la possibilité d'un petit tatouage, quelque chose de simple, quand son père expliquait son problème avec la pratique.

- Je veux bien l'admettre, on a des abrutis qui se tatouent pour de mauvaises raisons. Ca arrive. Mais je mettrais ma main au feu que Meera n'est pas de ceux là.

Il n'ajouta rien en revanche, lorsqu'Ada parlait de la douleur du tatouage. Il ne savait pas bien à quel point les humains étaient affectés, mais la peau épaisse des turiens poussaient les tatoueurs à placer l'encre en profondeur, sans quoi elle serait trop vite absorbée par l'épiderme. Quelques chouineuses avaient tenté de faire des tatouages à courte durée une mode afin de ne pas avoir à subir la douleur, mais ça n'avait pas tenu. Les turiens sont sûrement un peu maso.

Marcus Coles aborda l'armée. Si Ada était évidemment de la marine de l'Alliance, l'appartenance de Scipio était moins évidente. Il portait sur son gilet une petite épaulette qui aurait permis, avec un peu de chance, à un soldat turien d'identifier où il avait servi, et encore. Alors il expliqua :

- Je ne sers pas sur une flotte, en fait. Mon seul bâtiment, c'est la bicoque dans laquelle je vous ai cuisiné vos nouilles. J'espère qu'elles étaient bonnes, d'ailleurs. Non, en vérité, je suis un réserviste dans le corps d'ingénierie turien. Il haussa les épaules. J'étais soldat du génie dans le Berceau de Siegfried. Je bossais principalement sur l'effort de reconstruction de Triginta Petra, elle a pas franchement été favorisée durant l'après-guerre.

Il fit silence quelques instants. N'étaient-ils pas toujours dans l'après-guerre? Ils le seraient jusqu'à la prochaine guerre, supposait Scipio.

- On m'a nommé caporal pour officialiser le fait que je conduisais la plupart du temps les véhicules d'évacuation, et j'avais tendance à aider les techs sur les drones. C'est là bas que j'ai eu Midas, mon IV.

Le turien ne savait pas vraiment comment les deux allaient prendre sa déclaration. Certes, il était dans l'armée, et même aujourd'hui il pouvait être appelé sur le front, mais c'était désormais un civil et vraisemblablement, il ne s'était jamais vraiment battu! Il avait déjà vu des militaires se moquer du génie, rappelant que leurs fusils ne sont là que pour la déco et que leur meilleur arme, c'est surtout la pelle. Ils n'avaient pas tout à fait tort, ceci étant dit ; Scipio avait déjà fait perdre une poignée de dents à coup de pelle. Heureusement, tous n'étaient pas des idiots finis comme ceux là, et beaucoup réalisaient l'importance d'une escouade capable de creuser une tranchée sous le feu ennemi. Le génie tue peu ; il protège. Avant la bataille, il place les mines et les barrières anti-char, pendant la bataille, il évacue les soldats et après la bataille, ils fortifient la position.

Ca n'empêchait pas à Scipio de n'avoir jamais été sur un champ de bataille digne de ce nom.

- Et vous commandante, vous devez avoir votre propre vaisseau, hein? SSV Somme, Cannes, Actium, Dien Bien Phu, ou un truc du genre?

Scipio réalisait peu le manque d'étiquette dont il faisait preuve. Certains de ces évènements meurtriers n'étaient pas encore oubliés dans tous les esprits, même s'ils sonnaient pour lui comme des choses d'un autre monde.




Les couleurs de nos héros, le Jaune Midas #ff9900 et le Bleu Sempronia #0099ff
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Mer 14 Mar 2018, 20:50

Discussion, meeting & noodles

- Espace de l'Alliance Interstellaire, Citadelle, Secteur des spatioports
- Environs du spatioport de l'Alliance

Comme il fallait un peu s'y attendre, la jeune asari était un peu noyée sous le flot des informations mais il fallait bien qu'elle se rentre tous ces renseignements dans le crâne, faire un tatouage était un investissement plutôt conséquent, de surcroit si on est une Asari. Une étape par laquelle moi-même j'étais passée, surtout lors de mes premières années dans l'Alliance. Je n'avais pas oubliée l'appréhension que j'avais ressentie lorsque l'on m'avait proposé de me faire tatouer le sigle de l'Alliance sur mon épaule gauche pendant mes classes. Dans ma famille, tout le monde avait un tatouage quelque part mais pas moi. Jusqu'à mes dix-huit voire dix-neuf ans, c'est à dire à ma période d'entrée dans l'Alliance, j'étais la seule de ma famille à ne pas être tatouée, me contentant autrefois de tatouages temporaires. À l'époque, quelques uns parmi ma classe de matelots s'étaient fait tatouer le dit-sigle sur l'épaule et j'avais hésité un temps avant de sauter le pas, encouragée par mes sœurs et mes parents, seul Gary s'y était opposé. Et voilà qu'aujourd'hui, une bonne partie de mon corps était tatoué, je voulais même continuer. Que de chemin parcouru depuis le matelot et mon premier déploiement.

Je ne fis aucune interruption pendant le dialogue père/fille. Je sentais bien que l'Asari était toujours intéressée et que le père tentait toujours de modérer ses ardeurs tout en ne montrant pas une formelle opposition. Le diplomate humain se mit ensuite à parler de lui et je pus en apprendre un peu plus sur l'ambassadeur. Il était toujours intéressant d'en savoir davantage sur ses interlocuteurs et l'homme comme je le supposai, n'était pas opposé à l'idée que sa fille se fasse tatouer. Peut-être que mes mots ont été mal perçus de sa part. Néanmoins, j'étais d'accord avec ses propos, les tatouages exprimant des messages comme "Fuck l'Alliance" étaient à bannir tout comme ceux effectués sur une pulsion voire ils étaient même pires. Un tatouage devait être quelque chose de beau et dont on doit être fier, pas quelque chose dont on a honte ou que l'on doive regretter. Coles me donnait l'impression d'être quelqu'un d'assez ouvert d'esprit, bonne qualité quand on était ambassadeur, surtout si l'on doit traiter avec des espèces non humaines ou non conciliennes. Il n'y avait rien de pire que de négocier avec quelqu'un d'obtus et de fermé d'esprit. Ensuite, Coles se mit à évoquer son passé, notamment lors de son service dans l'Alliance qu'il avait, il y a peu, rappelé. Les linguistes étaient appréciés au sein de l'Alliance, parfois lorsque l'on devait discuter avec des aliens, il y avait certes le traducteur de l'OmniTech mais un linguiste était toujours plus estimé dans l'échange. Je supposai donc que sa voie pour devenir diplomate devait déjà commencer à se tracer à ce moment-là. Néanmoins je m'aperçus au final que le service de l'Humain dans l'Alliance n'était qu'une petite parenthèse dans sa vie, d'à peine un an. Lorsqu'il se mit à en parler, cela me fit arquer un sourcil. Les courtes périodes de service dans l'armée me rendaient toujours un peu dubitatives mais je relativisai en me disant que tout le monde n'était pas fait pour une carrière dans l'armée. Il n'avait fait qu'un an de service actif, alors que moi, j'alignai déjà presque dix-neuf ans de service et j'avais l'intention d'en faire encore beaucoup d'autres. Mais lorsque le père se mit à parler de la Quatrième Flotte, je ne pus m'empêcher d'en avoir froid dans le dos. Le souvenir de l'anéantissement complet de la dite-Flotte pendant la guerre contre les Moissonneurs était parfois encore vivace, surtout chez les anciens soldats qui avaient servis à cette époque, Coles devait avoir été démobilisé au moment idéal pour éviter d'affronter ces monstres synthétiques, il en aurait été mort, autrement.

Ses commentaires à propos du monde de la politique m'échappèrent quelque peu car ce n'était pas un milieu que je connaissais bien mais le peu qu'il en dit ne m'encourageai pas à vouloir en savoir davantage, il me confortait surtout dans l'idée que je me faisais de la politique. Il n'en dit pas plus, interrompu en cela par une toux de son Asari de fille. L'Humain se remit à parler des tatouages en laissant de côté la politique et le passé, expliquant un peu plus en profondeur le ressenti qu'aurait le reste de leur famille par rapport aux tatouages. Évidemment, si le père n'y était pas opposé de prime à bord, la mère en aurait été une farouche adversaire. J'appris par la même occasion que Coles n'avait pas seulement une fille mais plusieurs enfants. Curieusement, c'était quelque chose de familier pour moi et je repensai avec un peu de peine à ce que ma famille aurait été si les Moissonneurs n'avaient pas débarqués. Une famille nombreuse aussi... Cependant, je remisai ma famille dans un coin de mon esprit parmi les plus intimes avant d'écouter à nouveau l'échange entre Coles et sa fille. Le dialogue ici n'était compréhensible que pour eux deux car ils parlaient des membres de leur famille, même lorsque Coles mentionna l'espérance de vie des Asaris, ça en était assez démentiel. Vivre au moins un millénaire donnait le vertige. Revenant alors à des considérations plus terre-à-terre, je laissai d'abord le Turien répondre. En apprendre sur lui aussi était intéressant bien qu'il avait moins de vécu que Coles. Le Turien comme je le supposai n'était qu'un militaire du rang et personnel d'ordinaire non combattant qui plus est. Corps du Génie de l'armée, réserviste... pas vraiment le genre de type que l'on envoie se battre en première ligne. Toutefois, comme tout bon Turien qui se respectait, il servait dans l'armée, avait sa citoyenneté turienne et son grade dans la société des Turiens. Il demeurait parmi les soldats du rang, même avec le grade de caporal qui était plus honorifique qu'autre chose. Je profitai donc de l'instant de silence pour répondre à la question de l'ambassadeur humain, dit Coles.

Je suis affectée à la Cinquième Flotte, 77e flottille. J'ai auparavant servi à bord de la Première avant d'être transférée à la Cinquième en 2196, peu après avoir été promue N5.

Je me tournai peu après vers le Turien qui s'appelait Sempronia. Le caporal s'adressa à moi de manière informelle mais je ne m'en offusquai pas, je n'allais pas l'emmerder pour m'avoir parlé. Mes soldats respectaient mon grade mais ils leur arrivaient de me parler comme Sempronia venait de le faire. Les bras croisés, je fis un petit sourire avant de lui répondre, légèrement amusée par les noms énumérés.

Comme je le disais à l'officier du SSC, je commande le SSV Okinawa. Mais ce n'est pas mon vaisseau, Caporal, il appartient toujours à l'Alliance. Je ne suis que sa commandante.

Pendant que le caporal Sempronia intégrait ces informations, je fis à mon tour un commentaire sur ses propres fonctions de soldat réserviste et membre du Génie.

J'ai un grand respect pour les soldats membres du corps des ingénieurs de l'armée et du Génie qu'ils soient Humains, Turiens ou d'une autre espèce concilienne, réservistes ou non. Ils sont censés être des soldats débrouillards et imaginatifs et pour monter un avant-poste en temps record, virer un obstacle sur la route ou installer communications et ravitaillement, y a pas mieux. Une armée ne peut se mouvoir que trop lentement et trop peu efficacement sans les ingénieurs du Génie. Vos collègues comptent donc sur vous, malgré quelques quolibets ou moqueries, je pense. J'ai d'ailleurs une ancienne membre du Génie de l'Alliance dans mon unité de combat terrestre, c'est marrant, elle est parfois plus futée que mon expert technologique.
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Dim 18 Mar 2018, 04:43
Marcus fut content de constater que Scipio était d'accord avec lui quand il était question d'éviter les tatouages fait sur un coup de tête ou en ayant pas la totalité de ses capacités intellectuelles. Toutefois, il ne jugea pas la peine de commenter la remarque du turien sur le fait que Meera n'était sûrement pas du genre à se faire un tatouage de manière aussi ridicule. Cela, le père de famille pouvait le confirmer sans aucun doute. Premièrement, parce qu'elle n'avait pas l'âge légale pour boire ou encore se faire tatouer sans le consentement d'un parent. Deuxièmement, même si l'asari avait cette envie, couplé avec le fait qu'elle était adolescente, elle était loin d'être idiote. Certes, elle était indécise pour l'heure sur la nature de son tatouage, mais être indécis ne signifiait pas être stupide. À cela s'ajoutait que si un type avait la mauvaise idée de filer à boire, de tatouer ou autre chose de ce genre à sa fille, Marcus lui tomberait dessus. Le père de famille ne le ferait pas forcément violemment. Toutefois, mettre en colère un homme riche et puissant politiquement, très mauvaise idée. Toute sorte de chose pouvait arrivé. Comme par exemple, une mise en demeure déposer contre le fautif, par un avocat qui finirait par mettre le responsable dans un merdier pas possible. Marcus n'était pas un homme méchant, mais il aimait ses enfants et ferait le nécessaire pour eux et pour leur bonheur.

Toutefois pour l'heure, Marcus s'intéressait surtout au cas de la lieutenant commandant Raikes et du caporal Scipio Sempriona. Leurs affectations actuelles ou anciennes intriguaient le politicien. Dans le cas du turien, même si Marcus connaissait la culture turienne, ainsi que leur langue, il en savait peu sur la formation de leurs armées. Est-ce que les turiens avaient une division de leur force semblable à celle de l'Alliance ou bien procédaient-ils différemment? À quel groupe militaire avait appartenu le turien? Après tout, pour l'humain, il ne faisait aucun doute que Scipio n'était plus militaire à l'heure actuelle. Logiquement, le cuistot n'aurait pas ouvert son propre commerce si au final, il devait repartir en service dans quelques mois. Pour ce qui est du lieutenant-commandant Raikes, Marcus s'interrogeait sur plusieurs points. Tout d'abord, sur quel vaisseau servait-elle et de quel classe était-il? Est-ce qu'elle commandait son propre vaisseau ou était-elle juste l'officier en second? Finalement, à quelle flotte était-elle rattachée? Comme Marcus avait servit pendant un court moment dans la 4e flotte, une partie de lui se demandait si cette femme servait sur la 4e flotte reformés après la guerre. C'était une possibilité après tout.

Ce fut le turien qui fut le premier à répondre aux questions du père de famille. Le cuistot confirma sa supposition selon laquelle il ne faisait plus partit de l'armée. En fait, son seul ''vaisseau'' c'était son commerce. De plus, il n'était plus vraiment soldat, il l'avait été mais désormais, il était plutôt réserviste dans le corps d’ingénierie. Plutôt typique de la culture turienne. Un soldat du génie dans le berceau de Siegfried et ayant participé à la reconstruction de Triginta Petra. Son grade de caporal quant à lui était davantage honorifique d'après ce qu'il sous-entendait. Voilà qui était intéressant, ce n'était donc pas un militaire pur et dur, comme le laissait entendre les stéréotypes classiques sur les turiens. En même temps, c'était logique. Certes, les turiens étaient un peuple très militarisés, mais il fallait tout de même des individus ne pratiquant pas le service militaire, dans un multitude de domaine. Un bon exemple était l'éducation. Il fallait bien quelqu'un dans les écoles pour instruire les enfants turiens sur des choses n'étant pas l'armée. C'est bien beau d'apprendre à manier une fusil, mais apprendre à lire et à écrire, c'est encore mieux. Cependant pour en revenir à son ancienne affectation, le fait que le turien ait fait partie du corps d'ingénierie intéressa fortement le père de famille. Cette information pouvait être utile pour un petit problème qu'il avait depuis quelques temps. Il se promit de poser quelques questions au turien le moment venu. Lorsque Scipio s'adressa ensuite à la lieutenant-commandant pour connaître le nom de son vaisseau, Marcus ne put s'empêcher de sourire légèrement. D'après les noms suggérés par le turien, ce dernier ne devait pas vraiment connaître le système des noms des vaisseaux de l'Alliance. Rien de bien anormal là dedans.

Ce fut ensuite au tour de la femme officier de s'exprimer. Ce qu'elle avait à dire était également très intéressant. Ainsi, elle faisait partie de la 5e flotte de l'Alliance, rattaché à la 77e flottille. Cette dénomination rappela quelques bons souvenirs à Marcus. Le temps qu'il avait servit au sein de l'Alliance avait été une période de sa vie ne manquant pas d'intérêt. Certes, cela lui avait aussi fait découvrir que ce n'était pas forcément sa voie, mais cela n'avait pas empêché l'expérience d'être intéressante et enrichissante. Pour en revenir à la lieutenant-commandant Raikes, elle avait d'abord servit dans la 1ère flotte, avant d'être transférée sur la 5e en 2196. Ainsi donc, lors de la guerre, elle avait combattu en tant que'officier de la 1ère flotte et non de la 5e. Ce fut toutefois le fait qu'elle mentionne son grade de N5 qui attira le plus son attention. Une participante des programmes N, voilà qui était très intéressant. Certes, son uniforme ne portait aucun signe qu'elle eut atteint le fameux N7. Toutefois, cela ne signifiait pas pour autant qu'elle était toujours N5. Peut-être bien qu'il était en pleine discussion avec une officier N6. D'ailleurs, la femme ne s'offusqua pas de la façon dont lui parla Scipio. En même temps, si elle était au minimum N5, cela signifiait que si elle recherchait absolument le respect, elle était en mesure de l'imposer. Pour la suite, le père de famille se contenta de hocher la tête au propos de Raikes sur le corps du génie. Il était tout à faire d'accord avec elle.


-Je dois dire que je suis bien d'accord avec la lieutenant-commandant. Certes, les membres du corps du génie ne sont pas là pour combattre en première ligne, mais ils ont un rôle important à jouer quand même. C'est bien beau une grosse armée puissante et nombreuses. Cependant, il faut tout de même la logistique derrière pour soutenir cette dîtes armées. Sans ingénieur pour mettre en place des installations utiles, déblayer les routes, s'occuper des fortifications et autres fonctions d'ingénierie, les forces armées auraient certains problèmes les ralentissant sans cesse. Sans parler d'autres postes comme le ravitaillement. Pas de personnels pour le ravitaillement, votre armées va finir par être anéanti par la faim, la soif ou le manque de matériel pour combattre. J'ai moi-même penser à rejoindre un corps du génie lorsque je suis passé en service actif et que-

Marcus s'arrêta au milieu de sa phrase, car on pouvait entendre Meera à côté de lui qui ricanait. La jeune asari avait une expression amusée et surtout semblait se retenir fortement de l'éclater de rire. Lorsqu'elle vit que son père la regardait avec de l'incompréhension dans le regard, ce fut de trop. La fille de Marcus rit pendant un court moment avant de s'arrêter et de s'adresser à Raikes et Scipio, encore amusée.

-Mon père dans l'ingénierie... Ça aurait été désastreux. Il a ses qualités, mais ses habilités manuelles sont faible. Le dernier truc qu'il a tenté de bricoler, c'était une étagère. Ça lui a pris plusieurs heures. Au final, ça ressemblait à rien et elle s'est effondrée le soir même.

Marcus ne gronda pas sa fille sur cette anecdote, car elle avait eu la politesse d'éviter certains passage et autre détail. Notamment le fait qu'en réalité, il y avait passé presque deux jours. De toute façon, la jeune asari aimait bien le taquiner de temps en temps. Il décida plutôt d'amener le sujet de discussion ailleurs.

-Donc, je pensais rejoindre le corps du génie, mais j'ai opté finalement pour rejoindre plutôt la flotte. Je ne sais pas si les turiens ont cela également, mais dans mon cas, j'ai rejoins l'Alliance pour mes études. Un système assez simple en fait, quelques années de services, en échange l'Alliance vous donne une bourse. Comme cela que je me suis enrôlé à l'âge de 16 ans. Les deux premières années à faire de la traduction et la dernière en service actif. Dans les faits, suite à certains changement dans ma vie, j'aurais pu partir sans faire mon service actif et payer mes études moi-même. Cependant, je voulais vraiment essayer la vie militaire. C'était expérience de vie intéressante et enrichissante. Je n'ai pas renouvelé mon contrat parce que je voulais profiter de mes jeunes années pour terminer mes études politiques. Ensuite, la vie a fait son chemin. J'ai finis mes études sur Terre, je les ai poursuivit en étude diplomatique sur la Citadelle. J'ai travaillé dans mon domaine. J'ai rencontré Moïra, ma compagne. J'ai gardé en tête la possibilité de reprendre du service, jusqu'au jour où elle m'a appris que j'allais être père. Un des meilleurs moments de ma vie, je dois dire.

Marcus se tut un court instant, pour regarder Meera en souriant, avant de reprendre à l'intention de la lieutenant-commandant.

-Eh bien, la 5e flotte, c'est intéressant. Cela me rappel mes derniers mois à travailler sur les traductions pour l'Alliance. J'attendais avec impatience d'avoir enfin mes 18 ans pour rejoindre le service actif, même si je n'avais aucune idée où je serais envoyés. Un responsable était alors venu dans notre zone de travail pour annoncer à toutes notre équipe que ceux qui rejoindraient le service actif serait divisé en deux groupes. Le premier allait être affecté à la 4e flotte et le second à la 5e flotte. Plutôt particulier, je trouve.

Marcus ricana légèrement, puis s'adressa cette fois à Raikes et Scipio à la fois.

-D'ailleurs, j'y pense, caporal Sempriona, cela vous dérangerait-il de me parler un peu d'à quoi ressemble le quotidien d'un membre du corps du génie? Et vous lieutenant-commandant Raikes, vous en savez un peu sur le moyen de les intégrer? Cela peut peut-être vous sembler étrange comme question, mais je demande à cause d'un de mes fils. Il pense rejoindre l'Alliance quand il aura l'âge, cependant lui et son frère doutent encore de ce qu'ils feront quand ils seront adulte. Comme ils n'ont que 15 ans, rien de d'anormal. Toutefois, ma compagne n'aime pas l'idée qu'il rejoigne l'Alliance et combatte, malgré le fait que je lui répète qu'il ne se battra pas forcément. Alors, je commence à me dire que le corps du génie, cela pourrait être un bon compromis, s'il décide vraiment de rejoindre l'Alliance.

-Je comprends maman. Je n'ai pas envie qu'il lui arrive du mal. Rupert à ses défauts, mais il est gentil et il reste mon petit frère.






Dernière édition par Marcus Coles le Dim 18 Mar 2018, 16:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Dim 18 Mar 2018, 14:30
- Mais ce n'est pas mon vaisseau, Caporal, il appartient toujours à l'Alliance. Je ne suis que sa commandante.

Ladite commandante faisait preuve d'humilité, malgré sa position. Aux yeux de la piétaille, les personnes comme Ada étaient des sortes d'étendards qu'on observait de loin. Ils donnaient les ordres et en assumaient les conséquences, décidaient d'un hochement de tête de la mort ou de la vie d'un peloton. La plupart des soldats espéraient être à ce poste là un jour, et nombre d'entre eux n'avaient qu'une faible idée de ce qu'ils feraient avec. Plus le grade est proche de celui d'amiral, plus celui ci est un mirage. La commandante continua, cette fois en parlant du corps auquel Scipio appartenait. Elle en loua les intérêts, finissant ainsi :

- J'ai d'ailleurs une ancienne membre du Génie de l'Alliance dans mon unité de combat terrestre, c'est marrant, elle est parfois plus futée que mon expert technologique.
- Un trait commun chez nous, répondit Scipio. Il faut savoir bidouiller, se débrouiller avec des ressources limitées. Le génie, c'est le corps d'armée où on va vous demander de daller une cuisine de 10 mètres carrés avec 1 mètre carré de dalle.

La discussion suivi chez Marcus, qui raconta ses années dans l'armée après avoir à son tour mis en avant les qualités du génie. Quand il parla du ravitaillement, le turien ajouta rapidement qu' "Une armée marche sur son estomac". Scipio appréciait la reconnaissance, mais il ne souhaitait pas interrompre l'humain plus que de raison. Le hasard fit que sa jeune fille pris cette initiative afin de rire du manque d'habilité de son père. Scipio fut un peu embêté ; vouloir servir dans l'armée est louable, mais se fourvoyer sur ses propres capacités peut mener à des désastres. Coles fit aussi mention d'un sytème de bourse. Scipio avait également profité de systèmes similaires, tout militaire participant à l'effort de reconstruction recevant un revenu en conséquence, à l'époque où il faisait ses classes. Tringinta Petra avait pas mal profité de ces bourses. Marcus fit oublier ces pensées à Scipio en lui posant des questions sur le génie. Meera mis en avant ses inquiétudes à propos de son frère. Son frère? On pouvait avoir des frères avec une mère Asari maintenant?

- Je n'sais pas si ça marche pareil côté Alliance, mais faire parti du génie, ça n'veut pas dire être hors de danger. Il soupira. D'un côté, il ne voulait pas décourager un jeune homme désirant faire ses classes. De l'autre, il ne voulait pas dire à un père que jamais son fils ne se fera tirer dessus, quand l'inverse était une certitude. Il faut que votre m'sieur Rupert sache dans quoi il se lance. La majeure partie du temps, on nous demande de faire des milles et des cents pendant que les autres soldats s'entretiennent en vue de leur prochaine affectation. Creuser une tranchée de quatre mètres de profondeur en une seule nuit avant un assaut. Evacuer un hôpital tout entier avant qu'il ne s'effondre. Ce genre de chose, ça va, je n'dirais pas que c'est notre pain quotidien, mais on a l'habitude et on est équipés en conséquence.

Scipio pris la mesure de ses mots, avant de continuer :

- Et parfois, on nous demande de remettre un aéronef en marche sous le feu d'un nid de mitrailleuse. Des fois, c'est déminer un passage pour les tanks, sous le regard des snipers en face. On a moins tendance à tuer, mais on a notre lot de danger. Il relativisa ; Cependant, imaginez l'état du pilote de l'aéronef. Des gars postés dans l'hôpital au début de l'incendie. Derrière, la tranchée, elle est habitée par un peloton qui subira les tirs ennemis. On est pas les moins bien lotis. Ne pensez juste pas que "genie" veut dire "à l'abri". C'est vrai la très grande majeure partie du temps. Et parfois, c'est incroyablement faux.

Il prit un peu son temps, histoire que ses paroles aient le temps d'être avalées. Il venait, à mi-mot, de parler de la possibilité que le fils de Coles, le frère de Meera, meurt sur le front. Il reprit en répondant plus directement à la question :

- Quant à notre quotidien, il est pas si éloigné de celui des autres. On se lève une heure avant l'infanterie motorisée, afin que tous les véhicules soient prêts pour eux. On les assiste durant leur mission, et quand ils reviennent au bercail, on répare, rafistole, entretient. Dans notre armée, chaque soldat prend soin de ses propres armes et les caporaux supervisent les réparations de leur véhicule, mais on est toujours là en cas de pépin. Avant la fin de la journée, on est briefés pour le lendemain ou bien la prochaine mission, parce que "la nuit porte conseil". Généralement, on tourne par équipes, l'organisation peut différer selon les régiments. Parfois c'est un jour sur deux, parfois c'est plus une équipe du matin et une équipe du soir.

Encore une fois, il prit un peu de temps pour réfléchir. Il ne voulait pas brusquer la famille, bien qu'il pensait avoir dors et déjà raté.

- Ceci étant dit, si vous voulez garder le fiston loin du front, c'est toujours possible. Les services de renseignements, de décryptage, de com, tous ceux là sont généralement bien loin des tirs. Souvent, sur d'autres planètes. Parfois même, sur d'autres secteurs. Et puis il y a le mess et tous les services "civils" de l'armée. La programmation, la formation... Il y a de quoi faire sans mettre les mains dans le cambouis. Et si personne ne fait ses boulots, on se retrouverait vite à tirer dans le dos de nos alliés en étant persuadés qu'ils font parti de la force de frappe adverse.




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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Dim 25 Mar 2018, 22:10

Discussion, meeting & noodles

- Espace de l'Alliance Interstellaire, Citadelle, Secteur des spatioports
- Environs du spatioport de l'Alliance

La discussion était cordiale et détachée à défaut d'être emballante. Le cuistot turien me répondit d'un air un peu plus formel que précédemment et je me contentai d'un signe de tête pour marquer mon approbation. Ce n'était pas un débat activement mené ou animé et personne n'essayait de prendre l'ascendant sur l'autre, surtout de la part du diplomate et qui n'usait pas de son éloquence pour nous parler. Il pouvait donc y avoir des politicards qui savaient s'exprimer aussi simplement pour le bas peuple, quelle surprise. Ce fut non sans une certaine petit ironie que je le constatais et je jetai un œil à mon OmniTech pour voir l'heure qu'il était à la Citadelle. J'avais encore un peu de temps mais il allait peut-être bientôt me falloir prendre congé. Mes membres d'équipage avaient quartier libre mais j'avais moins de temps à m'accorder étant la commandante du vaisseau. Quoique peut-être que c'était aussi parce que moi-même je m'accordai moins de temps de repos que les autres. Peu importe, le diplomate avait reprit la parole et surenchérit sur ce que j'avais dis à propos du Génie de l'Alliance. J'y supposai une sorte de de manière un peu dithyrambique de parler du sujet vu que l'homme d'un certain âge n'y a jamais été au contraire de moi et Sempronia, le Turien car c'était son travail et moi parce que j'étais militaire de carrière et que j'ai souvent eue l'occasion de travailler avec les ingés militaires de l'Alliance. Bien entendu, je m'abstins de la moindre remarque.

L'échange père/fille m'amusa une nouvelle fois et je fis un petit sourire en coin en voyant Meera se moquer doucement de Coles. Je ne surenchéris aucunement mais je n'allais pas remettre la parole de l'Asari en doute car j'imaginai mal un diplomate de la Citadelle doué de ses mains pour du travail manuel. J'imaginai sans peine l'étagère en question bringuebalante et bancale, menaçant de céder avant de finalement s'effondrer lamentablement en ruinant les efforts de l'homme d'âge mûr. Je ne pus retenir un petit rire discret en partageant l'hilarité de l'Asari mais comme pour se ressaisir, Coles se remit à parler le plus sérieusement du monde en évoquant plus en détail son passé dans l'Alliance, un parcours finalement un peu plus atypique que ce à quoi je m'attendais. Quoique il était vrai, il y avait des soldats au sein de mon équipage qui avaient suivi le même parcours mais comme un bon nombre d'entre eux, Coles avait mis en priorité un avenir loin de l'armée mais plutôt ses études politiques au lieu du choix de la carrière militaire. Une décision qui n'engageait que lui et dont je n'avais aucun commentaire ou jugement à faire, tout le monde n'est pas fait pour être soldat. En matière d'études, je pouvais prétendre à des études supérieures avec le niveau que j'avais mais j'avais opté pour la carrière militaire et de servir l'humanité et l'Alliance. Sempronia me donnait l'impression d'avoir suivi la voie de l'armée par défaut étant donné la culture militarisée de son espèce, on ne lui avait pas demandé son avis. Mais au moins, Coles paraissait avoir aimé son temps dans l'Alliance et c'était une bonne chose. Il y allait de son petit commentaire sur la Quatrième et la Cinquième, expliquant un détail que je ne connaissais que trop bien pour l'avoir aussi vécu. Toutefois, sa question suivante capta toute mon attention, j'avais entendu bon nombre de fois une telle requête familiale à propos d'intégrer l'armée de l'Alliance.

Je demeurai les bras croisés avant de me caresser doucement la mâchoire du côté gauche jusqu'à mon cou, dévoilant légèrement mon ras-de-cou tatoué, un geste inconscient seulement mué par ma réflexion. Pour le coup, ce n'était pas vraiment mon domaine d'expertise le corps du Génie militaire mais quant à intégrer un soldat dans un équipage, étant une commandante de vaisseau, je travaillais de concert avec le département des ressources humaines de l'Alliance et ma seconde. Nos besoins étaient exprimés, on nous donnait des candidats à sélectionner à la lecture des dossiers militaires avant que les dit-soldats ne reçoivent leur ordre d'affectation. Haver choisissait avec moi mais j'étais celle qui avait le dernier mot. Pour le moment, à part les roulements des équipages et les pertes à combler dans l'unité de combat terrestre, je n'avais pas particulièrement besoin de recruter de nouveaux membres. Cela faisait plusieurs mois que mes membres d'équipage se connaissaient et travaillaient entre eux mais ils avaient encore beaucoup de travail pour être un équipage confirmé. À terme, j'espérai que l'équipage de l'Okinawa devienne un des plus performants de la flottille voire à terme, de la Cinquième. Un objectif mais qui demanderait de l'investissement et de la motivation. Sortant de mes pensées, je repris le fil de la conversation où Sempronia continua d'expliquer son travail de soldat du Génie. Je l'écoutai patiemment, moi aussi intéressée par ce qu'il avait à raconter. Puis je me permis de répondre en enchaînant derrière le Turien pour apporter mon point de vue à propos de la question posée par Coles.

Je n'ai rien à ajouter aux propos du Caporal Sempronia. Je gère plusieurs armes au sein de mon équipage, j'ai notamment des soldats de l'armée de terre parmi les membres de mon unité de combat et de ceux chargés de la sécurité du vaisseau donc pour ce qui est du Génie... Il faudrait surtout vous adresser à des officiers de l'armée de terre. Je comprends vos inquiétudes ainsi que celles de votre compagne, monsieur Coles. Quel parent ne s'est jamais inquiété pour ses enfants lorsqu'il rejoint l'armée que l'on soit Humain, Turien ou même Asari ? Ma propre mère s'est faite un sang d'encre lorsque je me suis engagée à mes dix-huit ans.

J'eus un petit instant de réflexion avant d'opter pour la même option que le Turien : parler ainsi des métiers possibles dans l'Alliance mais surtout, plutôt dans la Marine.

Votre fils, s'il souhaite toujours rejoindre l'Alliance, peut tout à fait servir sans avoir à forcément porter un fusil. Le Caporal Sempronia a parlé de son service au sein du Génie de l'armée turienne, ce sont des tâches très similaires au sein de l'Alliance pour ce que j'en sais. Toutefois, il faudra plutôt qu'il s'oriente vers l'armée de terre. Tandis que dans la marine, il sera certes considéré comme un militaire mais il aura des tâches différentes. Un vaisseau aura toujours besoin de son équipage pour le manœuvrer que ça soit des opérateurs, des techniciens, des artilleurs, des infirmiers ou médecins, des pilotes... bref des matelots. Comme l'a souligné notre ami turien, votre fils peut également faire partie du personnel non-militaire de l'Alliance, l'armée travaille beaucoup avec des civils pour une multitude de services allant de la logistique au renseignement en passant par l'administratif, l'intendance et j'en passe. Bref, votre fils a de fortes chances de trouver son bonheur dans l'Alliance sans forcément monter au front. Je ne vous cache pas qu'il a moins de chances de partir combattre en première ligne s'il rejoint la marine mais l'Alliance a cependant une exigence que vous devez garder en tête : tout le personnel militaire de l'Alliance est entraîné et formé à combattre, chaque soldat doit être capable de se battre convenablement. Selon le corps d'armée, l'exigence n'est pas la même mais elle est là. Le Caporal Sempronia, bien que soldat du Génie a reçu une instruction et un entraînement propre aux membres de son espèce afin de pouvoir combattre. J'ai également reçue un entrainement militaire au moment d'entrer dans la marine et je savais manier un fusil. Par la suite j'ai reçu un entrainement plus poussé en raison de mon affiliation à une unité de combat après avoir été artilleuse puis l'instruction du programme N7 mais je l'ai fais par choix, votre fils ne sera pas obligé d'en arriver là.

Consciente que je venais de faire un monologue peut-être ennuyeux alors que je voulais en parler sérieusement et avec conviction, je me tus avant de poursuivre.

Votre fils a quinze ans, il est encore un enfant, certes bientôt un jeune adulte. Il a encore le temps d'y penser, de mûrir son choix voire de le modifier. Le mieux pour lui serait de se renseigner auprès de l'Alliance, peut-être va-t-il suivre le même parcours boursier que vous, peut-être a-t-il des aptitudes qui intéresseront l'Alliance. Il doit en parler, acquérir des informations et surtout, être conseillé et aidé. Nous avons la chance de pouvoir avoir le choix de faire ce que nous voulons de notre vie mais cela ne veut pas dire que nous devons être seul à prendre la décision. Je ne le connais pas mais si votre fils maintient sa décision à sa majorité, si je peux l'aider en le conseillant je le ferais. Peut-être y fera-t-il carrière comme moi ou y fera-t-il son service comme vous l'avez fait mais s'il veut toujours intégrer l'Alliance, il vaut mieux faire en sorte qu'il en garde de bons souvenirs comme pour vous monsieur Coles.

Je ne fis pas mention de ma propre expérience, mon premier véritable baptême du feu a été la guerre contre les Moissonneurs et c'était quelque chose dont je ne souhaitais pas parler sauf si on me le demandait expressément. Le souvenir est encore vivace pour celles et ceux l'ayant vécu et qui sont encore là pour en parler.
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MessageSujet: Re: Nouilles, rencontre et discussion   Mar 27 Mar 2018, 23:22
Marcus continuait de garder de bons espoirs pour l'avenir de ses enfants. Certes, il ne les empêcherait pas de faire le travail de leur choix dans l'avenir, tant que cela les rendait heureux. Il n'avait aucun mal à imaginer Kiair et Meera devenir femmes d'affaires, diplomates, professeures ou autres emplois liés au domaine relationnel. Pour Gérald, comme il était bien meilleur que son père en travaux manuel et adorait réparer des trucs, probable qu'il devienne ingénieur, technicien ou autre chose dans ce style. Rupert pour sa part était plus difficile à cerner parce qu'il changeait souvent d'avis. Finalement, les deux dernières de la famille, Ellen et Visas, étaient encore trop jeune pour qu'on puisse se faire une idée. Cela n'empêchait pas les deux gamines d'ambitionner déjà très haut. La première rêvant du jour où elle serait une grande et respecté princesse et la seconde, une exploratrice découvrant des mondes nouveaux. Cela avait un aspect des plus adorables.

Pour en revenir au cas de Rupert, Marcus n'avait pas l'intention de s'opposer au désir de son fils de rejoindre l'Alliance. Toutefois, comme sa femme, il appréhendait les dangers qui pourraient guetter le jeune homme. Aussi, voulait-il l'orienter vers un secteur de l'Alliance ne l'amenant pas à être sur la ligne de front. Voilà pourquoi il avait choisi de questionner le caporal Sempriona et la lieutenant-commandant Raikes. Le père de famille imaginait déjà son fils passant une partie de sa journée à réparer des véhicules militaires, entretenir des routes, établir des lignes de communication et autres activités de ce genre. Après tout, du temps que Marcus avait fait partie de l'Alliance, cela ressemblait à cela le quotidien des membres du corps d’Ingénierie. Certes, c'était avant la guerre contre les moissonneurs et avant les conflits avec les butariens. Toutefois, ils étaient tout de même dans une période assez calme, depuis la fin de la guerre. Alors, cela devrait bien aller pour son fils. Il fut malheureusement très déçut parce que lui révéla le turien. Dès que le caporal lui affirma qu'être membre du corps du génie, ne signifiait pas être hors de danger, ce fut un problème. Certes, la première description des travaux du corps du génie n'avait rien de problématique, travailler durement n'avait rien de mal. Toutefois, cette histoire de réparer un aéronef alors que l'ennemi vous tire dessus... plus gros problème. Marcus jeta un regard vers sa fille, cette dernière faisant de même. Disons que leur regard disait tout. Si le turien avait espéré les rassurés par la suite, c'était complètement raté. Encore heureux que le caporal évoqua ensuite divers postes possibles qui étaient loin du front, comme officier des communications, les renseignements, le décryptage et ainsi de suite.

Puis, il y eut les explications de la lieutenant-commandant Raikes. La femme de l'Alliance avait difficilement retenu un léger rire lorsque Meera avait évoquée le cas de la bibliothèque raté. Marcus n'avait pas relevé, il savait bien que les travaux manuels, ce n'était pas sa force. Cependant, son orgueil d'homme lui voilait parfois la face sur la question et il continuait d'essayer. D'ailleurs, c'était finalement Moïra et Gérald qui avait assemblé la bibliothèque. L'humain avait certes donnés un petit résumé de son parcours avec l'Alliance, mais il n'avait pu s'empêcher de s'interroger sur le cas de la lieutenant-commandant. De part son âge et son grade, elle devait fort probablement avoir rejoint l'Alliance dès que possible et ne l'avoir jamais quitté, même temporairement. La femme était resté silencieuse pendant que le turien parlait, tout en dévoilant un léger début de tatouage sur son cou. Intérieurement, Marcus frissonna un peu, le cou étant une zone assez sensible, ça avait dû être assez douloureux. Une fois que le turien eut terminé ses explications, Raikes poursuivit. Elle recommanda notamment de s'adresser à des responsables de l'armée de terres. La femme approuva également les sentiments d'inquiétude de la famille pour un des leurs, parlant de son propre exemple avec sa mère. En fait, la femme de l'Alliance se montra plus rassurante que son homologue turien, proposant de nombreuses options possibles pour Rupert, en évoquant le personnel non-militaire. Tout était une question de choix, cela résumait une partie de la suite de ce qu'elle avait à dire. Raikes suggéra de se renseigner auprès de l'Alliance pour les divers postes auxquels le jeune homme pourrait avoir accès. Elle proposa même de donner quelques conseils à Rupert, si une fois sa majorité atteinte, il désirait toujours rejoindre le service actif de l'Alliance. Marcus resta songeur pendant un moment, avant de décider de répondre.


-Merci bien pour vos conseils. Cela me sera bien utile. Toutefois, caporal, je serai honnête. Si vous espériez me rassurer avec vos anecdotes sur le travail des membres du corps du génie, c'est raté. Je dois avouer que le fait que j'ai servit pendant une période assez calme, avant les problèmes avec les butariens, ça a quelque peu biaisé ma vue des dangers auquel peuvent être confronté les ingénieurs militaires. Je me vois mal aller voir ma compagne et lui parler de ce genre de truc. La connaissant, elle va commencer par me jeter son regard et son expression se résumant à : Tu te fiches de moi!. Puis, si j'avais la bêtise d'insister, viendrait une attaque biotique. Alors, je préfère éviter de lui répéter ce que vous venez de me dire.

-C'est sûr que maman va t'arracher la tête si tu lui racontes ça.

-Sinon, vos suggestions à vous lieutenant-commandante et vous caporal sont intéressantes. Il est vrai que je pourrais lui proposer de s'orienter vers la branche non-militaire ou des postes militaires qui ne l'amènerait pas sur le front. Peut-être aux renseignements, aux communications ou autre services du genre. Je me dis que ses connaissances en langue pourraient lui être utile. En fait, dans la famille on est tous au minimum bilingue. Trilingue pour ma femme, mon autre fils Gérald et moi.

Marcus se tut un court moment, avant de reprendre, en s'adressant à Raikes.

-Vous avez raison, je m'inquiète pour la sécurité de mon fils, de tous mes enfants, même. Disons que je ne suis pas très chaud à l'idée de les voir rejoindre l'armée et d'aller faire la guerre à travers la galaxie. Je reconnais cependant l'importance de savoir se battre. Je me souviens encore de la guerre contre les moissonneurs. Nous étions sur Terre lorsqu'ils ont attaqués. J'étais des l'est américain, pour régler des stupidités administrative pour le travail, les enfants étaient chez mes parents dans le sud de l'Europe, presque au milieu de nul part. De leur côté, les forces ennemis étaient très peu nombreuses, trop concentré sur nos grands agglomérations, alors mes parents et les enfants ont pu fuir sans trop de mal. Par contre, j'étais dans une grande ville. J'ai dû jouer du pistolet contre certains de ces monstres pour réussir à atteindre une navette d'évacuation. Alors, je sais que savoir se battre ou au moins se défendre, c'est très utile.

L'humain se questionna pendant un moment. Il avait bien vu le regard de Scipio plus tôt. Ce regard, il l'avait vu à plusieurs reprises quand des gens se posaient des questions sur sa famille peu orthodoxe. Alors, à force de voir ce regard, il avait pris l'habitude de le reconnaître. Devait-il assouvir la curiosité du turien et probablement de la lieutenant-commandant? Pourquoi pas.

-Au fait, caporal, j'ai pu remarquer que vous sembliez vous interroger sur ma famille. J'ai l'habitude de voir cela. Les gens sont souvent curieux et surpris sur la question. Pour résumer simplement, j'ai d'abord rencontré une asari, Moïra et nous sommes rapidement devenu un couple. Elle avait déjà une fille centenaire, Kiari. Quelques temps après avoir commencé notre relation, nous avons eu une fille.

-Moi.

-Oui, ma première, Meera. Malheureusement, peu de temps après la naissance de notre fille, on nous apris Moïra. J'ai passé plusieurs années à tenter de la retrouver, en utilisant ma fortune et mes relations. Cela ne donnait rien et après plusieurs années sans résultat, nous avons dû nous soumettre à l'idée que Moïra nous avait définitivement quitté. J'ai fini par me remarier avec une humaine du nom de Lucie. Nous avons eu de belles années ensemble, mais les choses se sont gâtés lorsqu'elle a donné naissance à nos fils, des jumeaux. Une situation où il fallait choisir entre sauver les enfants ou la mère et laissé l'autre mourir. Lucie a fait seule ce choix, sacrifiant sa vie pour nos fils. Moins de trois mois plus tard, la guerre contre les moissonneurs commençait. Une fois la guerre terminé, un miracle c'est produit, Moïra était de retour. De manière assez ironique, elle a retrouvée la liberté grâce aux moissonneurs. Nous pouvions reformés une famille comme avant.

-Depuis, elle prend soin de mes petits frères. J'ai aussi deux petites sœurs qui se sont ajoutées.

-Oui. Bref, notre famille se compose de ma compagne, nos six enfants et moi.




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