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 La colère des Dieux

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MessageSujet: La colère des Dieux   Sam 04 Nov 2017, 21:13
Intervention MJ : NonDate :  2 Novembre 2202 RP Tout public
Ayyn VenaShura Fender
La colère des Dieux



Un léger courant d'air vint momentanément faire voler la crasse qui recouvrait le sol avant qu'elle ne retombe presque délicatement un peu plus loin, à peine perturbée par cette intervention. La couleur rouillée du métal se fit plus vive, réfléchissant fièrement sa lumière ambrée dans les quatre coins de la pièce. Au centre de cette dernière se trouvaient deux hommes qui se faisaient face, n'accordant aucune forme d'intérêt à ce léger changement d'ambiance inopiné.

L'un d'entre eux, un krogan, fixait son interlocuteur de ses yeux perçants transpirant la vie sauvage. L'imposante corpulence qui venait accompagner ce genre de regard était généralement un argument de poids pour gagner un débat sans avoir à parler davantage. Mais son homologue humain ne semblait pour l'instant pas se laisser démonter.

80%.


70, et ce sera bien le dernier palier auquel je consentirai à monter pour une qualité aussi exécrable.

La voix profonde et grave du krogan résonna quelques instants encore à l'intérieur de la pièce, comme pour s'assurer que l'implacabilité de son jugement avait été retenue par tous. Derrière l'humain se trouvait en effet un petit groupe de personnes de toute race et de tout genre, encadré par des mercenaires. L'état de leur tenue vestimentaire et la mine soumise ou apeurée s'affichant sur leur visage était suffisante pour comprendre quel était leur rang.

On envisagera de négocier nos tarifs lorsque tu auras appris à dresser de vrais esclaves. Mais si ça ne te convient pas, tu peux toujours venir en parler en tête à tête avec Morlak.

Le sourire carnassier qui vint ponctuer la phrase du natif de Tuchanka aurait suffit à étouffer toute tentative de contestation de la part de bon nombre de personnes. Mais encore une fois, son interlocuteur ne sembla pas le moins du monde intimidé par ce nom que le krogan avait prononcé aussi sinistrement.

J'y compte bien.

Une sensation étrange se dégageait de cet échange, comme s'il n'était pas naturel, comme si les deux hommes n'étaient rien d'autre que des acteurs, camouflant par de belles tirades un dialogue soigneusement préparé à l'avance. Le simple fait que la montagne de muscle s'écarta pour laisser l'humain pénétrer dans une autre pièce fut suffisant pour avancer cette théorie. L'homme échangea un petit signe de tête avec le krogan avant de rejoindre l'autre salle, laissant dans son sillage le groupe d'esclaves dont la liberté s'arrêtait subitement au bout des armes que les mercenaires pointaient un peu trop dangereusement dans leur direction.

Bien moins spacieuse que la précédente, c'est une pièce sombre et dépourvue de toute fantaisie qui accueillit l'humain, succédant à un couloir au grillage sinistre animé par la seule ventilation qui passait au travers. Les ténèbres qui envahissaient l'endroit agissaient comme de terrifiants murs invisibles et pour la première fois, un certain malaise se ressentit chez l'esclavagiste qui venait de pénétrer en ces lieux. Si la vie pouvait façonner un homme en une machine de guerre ou en une raclure sans morale, certaines peurs demeuraient instinctives et bel et bien perceptibles pour tout esprit qui n'était pas gravement atteint par la folie.

Des tréfonds de cette cage métallique dans laquelle venait de pénétrer l'humain se fit entendre un craquement. Ce fut un krogan bien plus massif que le précédent qui s'avança vers son invité. Dans l'obscurité partielle il était impossible de décrire réellement sa tenue, mais l'odeur elle, était particulièrement forte, et l'esclavagiste ne la connaissait que trop bien.

S'arrêtant à un mètre de l'humain, le grand krogan demeura silencieux quelques instants, faisant davantage peser l'ambiance de la situation. Celui qui mesurait presque la moitié de la taille de son interlocuteur n'osa briser cette règle que venait d'imposer le mastodonte. Ce fut donc après de très longues secondes d'attente que le krogan prit finalement la parole, prononçant ces mots avec une intensité telle qu'il semblait les avoir préparé tout ce temps durant.

Les données ?

Oui, je les ai.

L'humain tendit un datapad vers le krogan. Ce dernier s'en empara et le parcourut des yeux en silence.

J'ai perdu une dizaine d'hommes pour les récupérer, j'espère que vous al...

Il ne termina jamais sa phrase, son corps déjà sans vie s'effondrait au sol dans un bruit sourd.

Ramenez les esclaves sur la planète et tuez le reste de son équipage.


Le mastodonte disparut de nouveau dans l'obscurité tandis que ses hommes s'apprêtaient à exécuter sa sentence sur les mercenaires encore inconscient du danger mortel qui pesait sur eux.


***

2 Novembre 2202
Orbite de Trident



L'infinité d'étoiles était peu à peu camouflée par une gigantesque masse, une planète quasi entièrement bleue dont les nuances colorées auraient pu rivaliser avec celles de la Terre. Une main en armure noire se posa le long de la vitre tandis que l'astre semblait se rapprocher de plus en plus. Une légère buée venait recouvrir le verre au gré des respirations de l'humaine qui se penchait le long de la fenêtre, son regard glacé perdu dans l'immensité qui s'offrait à elle.

La petite navette voguait paisiblement en orbite autour de la planète. A son bord, des combattants représentants l'élite des armées conciliennes, vétérans de nombreux conflits et tous sous les ordres de Shura. L'intégration de la N7 dans les rangs de l'UCIP était encore récente, mais sa position lui avait permit d'obtenir une petite équipe en attendant d'avoir une véritable affectation. Cette mission était la première qu'elle effectuait en dehors de l'alliance, un fait qui pouvait sembler anecdotique, mais qui avait son importance. Ses habitudes au sein du SSV Carthage au milieu de l'alliance étaient désormais de l'histoire ancienne.

La N7 s'arracha à la vision de la planète qui s'assombrissait déjà, les gigantesques étendues bleues recouvertes partiellement par une gigantesque concentration nuageuse, bien visible depuis l'espace. Cette mission allait s'effectuer en effectif réduit. L'objectif ? Infiltrer un complexe suspect et récolter le plus d'informations possible. Toutes les données en orbite autour de Vard avaient été détruites, mais la MEDC avait volontairement laissé s'échapper un faux réplica des données, et ces dernières avaient été interceptées, changeant de nombreuses fois de mains. Opportunistes ou agents de l’œil peu prudents, quoi qu'il en soit la piste menait à l'une des nombreuses organisations peu réglementées de Trident. Il pouvait très bien s'agir d'une simple société écran ou d'une gigantesque fausse piste, aucune hypothèse ne pouvait être écartée pour le moment.

Shura enfila son casque et vérifia une dernière fois les verrous de son armure avant de rejoindre la cabine principale. Une petite dizaine d'hommes s'y préparaient, turiens rengainant leurs armes, asaris faisant crépiter des étincelles bleues aux alentours mais également des anciens de l'alliance, comme elle. Tous se redressèrent pour lui faire face à son arrivée.

La N7 agrippa l'une des parois pour anticiper les futures secousses lors de l'entrée en atmosphère avant de prendre la parole.

Nous arrivons bientôt à la surface, Void 1 et 2, les drones sont il prêts ?

Oui Commandant.
Oui Commandant.

Parfait, vos deux escouades seront les premières à partir une fois sur zone, je prendrais la tête de Void 3.

Le casque de Shura sembla se pencher en direction de la cabine de pilotage.

Combien de temps avant l'arrivée de la tempête lieutenant ?

A cette allure je dirais une dizaine de minutes après le droppage Commandant.

Elle se retourna vers le reste de l'équipe.

C'est notre temps imparti pour pénétrer dans l'infrastructure. Une fois sous l'ouragan il n'y aura plus aucune donnée entrante ou sortante de la surface. Nous devons jouer sur cet avantage. Progressez à l'intérieur et ne brisez le silence radio qu'en cas d'absolue nécessité. Récupérez tout ce que vous trouverez d'utile, réduisez au silence ce qui dérange votre progression et n'oubliez pas de couvrir votre retraite. Si les choses tournent mal, reprenez contact et dirigez vous vers la ZA, mais la navette ne pourra se poser que lors d'une accalmie, alors pas de faux pas précipités.

La cabine fut alors prise d'une secousse tandis que la navette pénétrait dans l'atmosphère de Trident.

Bonne chance à tous.


***

La navette furtive décolla après avoir largué son précieux chargement. Void 3 se positionnait déjà à couvert tandis qu'ils analysaient leur environnement. Shura se retrouvait aux côtés d'un turien et d'une chasseresse, tout trois silencieux et attentifs à ce qui les entourait. Ils se trouvaient actuellement à l'extrême sud de l'île, en théorie à quelques centaines de mètres de l'objectif. Une plage de sable large d'une dizaine de mètres se trouvait à leur droite, bordée d'un côté par la mer et de l'autre par une végétation dense dans laquelle le commando avait trouvé refuge.

Le vent s'était déjà levé, et il était puissant. Une énorme masse nuageuse s'approchait de l'île par le Sud, et l'intensité des vagues ainsi que le ploiement des arbres pouvait donner un bon aperçu de la proximité de la tempête aux trois individus protégés par leur armure. Shura fit un léger signe de tête à ses compagnons et ils entamèrent leur progression au sein de la forêt. Il ne leur fallut pas longtemps pour finalement apercevoir leur objectif.




Parmi la végétation dense se dessina les contours d'une crique, un complexe construit à même la roche en son sein. Plusieurs ramifications semblaient se prolonger de l'autre côté de l'île mais également sous la surface. Une alarme retentissait au loin, avertissant les travailleurs de la ligne nuageuse menaçante qui se dressait à l'horizon. Le spatioport semblait d'ailleurs déjà se refermer, le temps était compté.

Void 3 entama donc la descente le long de la roche avant de faire une pause dans sa progression à couvert. Shura tapa à deux reprises son casque afin de chasser le sable qui s'y était collé. Le turien lui, tendit son bras en direction de la chasseresse, chassant de son armure une bestiole insectoïde de la taille de sa main.

Le trio reprit sa route après avoir activé leur camouflage optique, trois ombres se déplaçaient le long de la jonction entre la base et le complexe, ne redevenant visible qu'une fois collés à la paroi. De multiples instructions étaient hurlés de ci de là tout autour d'eux, les ouvriers inconscients du véritable danger qui était sur le point de pénétrer entre leurs murs.

Un groupe de travailleurs étaient en train de faire rentrer des véhicules dans un hangar, le commando en profita pour se diriger vers un sas laissé sans surveillance. Une surcharge sur une caméra positionnée sur un pylône voisin et un piratage de verrou rapide leur permirent de pénétrer dans le ventre de la structure métallique. Le turien reverrouilla le sas derrière eux tandis que les deux femmes avançaient dans le noir avec leur vision thermique dans ce qui semblait être un gigantesque entrepôt. Un violent éclair se fit entendre à l'extérieur, et Shura espérait que les autres escouades s'en sortaient aussi bien qu'eux.


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MessageSujet: Re: La colère des Dieux   Mar 07 Nov 2017, 19:31
Le complexe semblait en effervescence. Avec la tempête en approche, tout le monde se pressait de se réfugier à l'intérieur et de protéger le matériel. Il restait quelques gardes, mais compte tenu de la taille de la base, il était assez évident qu'il ne s'agissait que d'un effectif minimal. Il faut dire aussi que l'ouragan n'était prévu que dans une petite heure, il valait donc mieux éviter de laisser trop de monde dehors. D'autant qu'on pouvait raisonnablement penser qu'aucune force hostile ne serait en mesure d'attaquer le centre pendant l'orage. Il faudrait en effet déployer des moyens conséquents pour prendre d'assaut cette place forte, et les dits moyens se feraient sans aucun doute balayer par les bourrasques. Cela représenterait donc un gâchis conséquent d'hommes et de matériel. De fait, ce n'était pas vraiment étonnant qu'il reste si peu de vigiles à l'extérieur.

A travers ses jumelles, Ayyn avait pu les compter. Du moins, ceux qui étaient visibles. Une grosse dizaine tout au plus. Deux sur la plateforme d'atterrissage, environ le double en train de patrouiller sur les toits et une demi-douzaine qui parcourait la digue. Autant dire que l'asari ne risquait pas grand chose compte tenu du chemin qu'elle avait prévu d'emprunter. D'autant que d'ici à ce qu'elle atteigne le pied du complexe, certains d'entre eux seraient sans doute déjà rentrés se mettre à l'abri. Il restait bien quelques véhicules qui circulaient sur la digue, mais on semblait plutôt être sur la fin du convoi que le début.

- Pourquoi c'te citadelle vous intéresse tant qu'ça ?

La "capitaine" du bateau sur lequel la biotique avait embarqué était un vieil humain un peu bourru. Le cheveux grisonnant, le dos légèrement vouté, il venait de quitter sa cabine de pilotage pour rejoindre le pont de son "navire". Vena avait plus l'impression d'être sur une coque de noix semi-submersible (et semi submergée aussi), mais ce matelot était ce qu'elle avait trouvé de plus "fiable" pour l'amener là où elle le souhaitait pour pas trop cher et sans trop de questions indiscrètes. Elle ne pouvait pas garantir qu'il garderait le silence sur sa passagère, et la bleue ne lui avait d'ailleurs rien demandé à ce sujet, mais elle doutait que quiconque accorde la moindre valeur à la parole de cet ancêtre.

- Qui vous dit que ce sont les bâtiments qui m'intéressent ? Je regarde peut-être la faune locale.
- Bin voyons. Et ça vous prend souvent de faire de l'ornithologie en tenue de plongée avec un ouragan en approche ?
- Je suis peut-être une ornithologue inconsciente férue de plongée sous-marine.
- Je vois... Et vous avez l'habitude d'essuyer beaucoup de rafale dans vos excursions sub-océaniques ? Si vous voulez pas me dire ce que vous faites ici, libre à vous, mais je ne suis pas un idiot. J'ai bien vu que vous portiez une armure de combat sous votre bazar d'homme-grenouille.

Ce type était plus observateur qu'il n'y paraissait. Non pas que la tenue de plongée masque efficacement la cuirasse qui se trouvait dessous, mais elle n'était pas non plus repérable d'un simple coup d'œil. Mais peut-être le fait que le batelier ait passé la moitié de la traversée à reluquer sa passagère était pour quelque chose dans sa déduction. Néanmoins, on ne pouvait pas retirer à ce marin qu'il n'était pas né de la dernière pluie. Pour arriver à un âge aussi avancé sur une planète telle que Trident, il avait sans doute dû faire montre d'une certaine ruse. Surtout quand il ne semblait avoir pour seule activité que de faire voyager des personnes et des marchandises sur son épave.

- Bon, quoi qu'il en soit, je voudrais pas vous paraitre impoli, mais si vous pouviez faire ce que vous avez à faire rapidement, ça m'arrangerait. J'aimerais bien pouvoir rentrer au port avant que la tempête nous tombe dessus.
- Elle atteindra la côte d'ici combien de temps ?
- Une cinquantaine de minutes d'après la météo.
- Alors vous avez raison, il est plus que temps que je vous laisse. Et si vous pouviez éviter de trop parler de notre petite escapade...
- Ne vous en faites pas. On reste pas longtemps en vie sur Trident quand on est trop bavard
- Oh, alors vous êtes surement arrivé très récemment.

A ces mots qu'elle avait lancés d'un ton amusé, Ayyn se laissa basculer en arrière pour rentrer dans l'eau. Elle attendit de couler un peu grâce au poids de ses bouteilles puis activa ses propulseurs. La biotique avait estimé qu'il lui faudrait une dizaine de minutes pour parcourir le kilomètre qui la séparait de la base. Bien sûr, à la nage c'eut été beaucoup plus long et fatigant, mais là, les petits moteurs fixés sur l'attirail de l'ancienne commando faisait tout pour elle. Et surtout, cela permettait à la bleue de conserver ses forces pour la suite. Car elle risquait d'en avoir besoin. Compte tenu de la proximité de la tempête, elle ne pourrait pas se permettre de trainer en arrivant. Vena avait certes prévu un peu de marge de manœuvre, mais elle avait été contrainte de garder un planning assez serré pour être sûre de ne pas rencontrer trop de gardes au moment de son infiltration.

Quoi qu'il en soit, après une dizaine de minutes sous l'eau, l'asari atteignit la côte. Compte tenu de son angle d'approche, elle n'avait plus de vue sur la digue. Cela dit, cela marchait dans les deux sens. La native d'Illium sortit aussi prestement de l'eau qu'elle le put et entreprit d'enlever sa combinaison une fois sur un morceau de roche. Cela lui faisait un peu mal d'abandonner un tel matériel, mais elle ne pouvait pas se permettre de trimballer un poids mort pendant son opération. Et de toute façon, l'ex militaire n'avait pas prévu de repartir comme elle était venu. Cela faisait partie de ses paramètres de mission de trouver un véhicule pour quitter le complexe, une fois son objectif principal accompli.

Toujours est-il que la bicentenaire se tenait à présent devant le premier obstacle de taille de son intervention : une falaise à escalader. Il ne s'agissait certes pas d'une difficulté insurmontable, mais ce serait assurément plus compliqué à franchir que ne l'avait été le kilomètre sous l'eau. D'autant que cette fois ci, Ayyn ne disposait d'aucun matériel pour l'aider. Elle allait devoir grimper à la seule force de ses membres. Et le tout sans aucune sécurité et de préférence assez rapidement pour éviter que l'ouragan ne finisse par lui arriver dessus. Cela dit, la paroi fortement érodée semblait tout de même présenter bon nombre de prises.

La bleue commença donc son ascension. Elle était loin d'être experte dans le domaine, mais elle eut l'impression de gravir l'escarpement relativement rapidement. Il fallut tout de même un bon quart d'heure à l'asari pour atteindre le sommet, cette dernière préférant s'assurer de choisir de bonnes prises que de risquer une chute funeste. Elle put d'ailleurs constater quand elle passa à sa hauteur que la plateforme d'atterrissage avait été désertée. Les derniers gardes avaient probablement dû se réfugier à l'intérieur. Compte tenu des bourrasques qui commençaient à frapper la falaise, cela semblait logique. Si le gros de la tempête devait encore être à une vingtaine de minutes de là, le vent soufflait déjà bien. C'est pourquoi Vena fut soulagée quand elle atteignit enfin le sommet.

La biotique termina de se hisser sans grande agilité et marqua une très légère pause pour reprendre son souffle. Les arbres commençaient à ployer et la structure métallique de l'immense tour de transmission elle même propageait un bruit légèrement inquiétant. L'ancienne commando se demanda même si l'antenne survivrait à la tempête. Mais au fond, cela l'importait guère. Pour l'instant, elle devait surtout de mettre à l'abri rapidement. La bicentenaire redescendit donc en direction du complexe, en pressant un peu le pas. Au moins cette fois ci pouvait elle y aller à pied. La combattante indépendante atteignit assez rapidement le toit et ne mit guère plus de temps pour trouver une porte.

Cet accès n'était pas très sécurisé, pour ne pas dire carrément négligé. Mais cela ressemblait plus à une sortie de service. Sans doute celle qu'empruntaient les techniciens quand ils avaient besoin de tripatouiller les antennes. Toujours est il que la porte avait beau ne pas être protégée, elle n'en demeurait pas moins verrouillée. Mais cela ne devrait pas prendre très longtemps à Ayyn de contourner ce blocage. Il s'agissait d'un système assez ancien, à base de digicode. Il ne faudrait pas plus de 5 minutes à la native d'Illium pour le craquer. Cette dernière s'attela donc à la tache, en commençant par arracher le boitier. Il n'y avait plus qu'à bidouiller les fils avec l'assistance de l'omnitech.

Quelques instant plus tard, l'asari refermait la porte derrière elle. Elle était enfin à l'abri. Enfin, façon de parler. Elle venait aussi de se jeter dans la gueule du loup et risquait d'y rester coincée pour au moins quelques heures le temps que la tempête passe. L'ex-militaire dégaina donc son pistolet muni d'un silencieux, et emprunta l'escalier qui lui faisait face, lentement et aussi silencieusement que son armure le lui permettait. L'endroit semblait calme et elle ne voyait pour l'instant aucune caméra. Tant mieux, cela lui permettait d'économiser son camouflage optique pour des situations plus... problématiques. Il ne restait plus qu'à trouver un terminal pour découvrir pourquoi cette base avait importé autant d'esclaves et ce qu'ils en faisaient...




Ce n'est pas parce que je suis fou que je suis de mauvaise compagnie.
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MessageSujet: Re: La colère des Dieux   Mar 02 Jan 2018, 10:45
Un léger bruit métallique résonna un instant dans le dos de Shura, apprenant ainsi à la N7 que le turien venait de les rejoindre. L'escouade avait donc réussi à pénétrer avec succès à l'intérieur du complexe, investissant ce qui semblait être une salle de stockage, leur vision thermique confirmant qu'elle était dénuée de toute forme de vie. Du matériel en tout genre avait été posé à la va-vite dans les différents rayons, un rapide coup d’œil permettant de constater qu'il s'agissait dans la plupart des cas d'un matos amphibie, sans aucun doute prévu pour les expéditions sous marines.

Shura s'agenouilla derrière l'une des étagères, son M7 toujours en main, analysant son environnement. Une gigantesque porte close et sur laquelle semblait se fracasser les rafales de pluie et de vent délimitait l'une des extrémités de la pièce, d'autres portes plus petites réservées au personnel jonchait les murs et une petite passerelle surplombait l'endroit, servant sans aucun doute de point de jonction entre cette pièce et les suivantes. Rien d’intéressant, il leur fallait poursuivre leur progression et ne pas s'attarder inutilement dans ce genre d'endroit.

Mais tandis que la N7 se tournait vers ses compagnons pour leur faire signe de continuer, l'un des sas s'activa et la pièce fut soudainement plongée dans la lumière. Les soldats d'élite se recroquevillèrent derrière leurs abris tandis qu'une poignée d'ouvriers venait de pénétrer dans l'endroit, inconscients de la présence mortelle qui s'y tapissait déjà. Shura attendait calmement tout en réfléchissant, si les ouvriers leur tombait dessus il fallait trouver le moyen de les neutraliser rapidement et en silence, mais ils ne pouvaient se permettre de déjà laisser derrière eux une trace si flagrante de leur intrusion.

La N7 posa sa main sur l'une des lignes métalliques des étagères et l'utilisa comme support pour grimper dans un silence quasi parfait, le doux cliquetis de son armure couvert par la discussion à l'autre bout de la pièce. L'humaine se hissa sans grand effort au sommet du rayon et n'eut qu'un écart minime à effectuer avant d'atteindre la passerelle. Elle se réceptionna sur ses jambes et s'agenouilla à nouveau, constatant que le turien et l'asari avaient effectué la même ascension de leur côté.

L'escouade passa donc lentement et le plus silencieusement possible juste au dessus des ouvriers, armes en main afin d'intervenir rapidement si l'un d'eux avait la bonne idée de lever la tête et de regarder en l'air ce qui, pour le plus grand bonheur des uns comme des autres, ne se produisit pas. Le trio longea donc la passerelle atteignant ainsi la pièce suivante et l'embranchement où elle se divisait.

Il s'agissait d'un gigantesque entrepôt, fourmillant d'activité et dont les gigantesques portes étaient sur le point de se refermer juste après l'entrée des derniers véhicules tandis que la situation extérieure semblait devenir apocalyptique. L'escouade ne pouvait se permettre de traîner plus longtemps dans un tel endroit, Void 3 reprit ainsi rapidement sa progression le long de la passerelle métallique.

Il leur fallait trouver un moyen de s’enfoncer plus profondément dans le complexe, ils ne pouvaient opérer correctement à sa simple périphérie. Leur progression fut de nouveau interrompue par un événement inattendu, une explosion se fit entendre, là ici bas, quelque part dans l’infrastructure, trop peu puissante pour en ressentir les vibrations jusqu'ici mais assez pour avoir alerter tout le bâtiment. Il pouvait s'agir de l'une des autres escouades, mais l'événement était isolé et aucun bruit de combat ne se faisait entendre sans compter que personne ne l'avait contactée. Un accident ? Ou peut être simplement une diversion ?

La passerelle sur laquelle se trouvait Void 3 se mit soudainement à vibrer mais pour une tout autre raison. Un humain courait en direction de l'escouade, son omnitech activé et porté juste sous le menton, il semblait suivre des directives suite à la déflagration qui avait retentit. Il s'arrêta soudainement, les yeux écarquillés lorsqu'il aperçut l'humaine en armure de combat à quelques mètres de lui, le blason N7 clairement visible sur la surface noire. Mais il n'eut pas le luxe de pouvoir réagir davantage. Un sabre venait de ressortir de sa trachée dans un angle qui l'empêchait d'émettre le moindre son si ce n'est quelques gargouillis surpris.

La chasseresse qui avait mis fin à sa vie déposa doucement le cadavre au sol et commença immédiatement à récupérer les données de l'omnitech tandis que ses deux compagnons se plaçaient en embuscade de part et d'autre de la passerelle, prêts à intervenir de la même façon si un événement similaire se produisait. Après quelques instants le trio se regroupa de nouveau et l'asari activa son omnitech.

Il avait une carte.


Une petite projection ambrée apparut alors, schématisant la quasi entièreté du complexe. Ce qui frappa instantanément Shura fut l'immense proportion de l'infrastructure qui se trouvait en profondeur, sous la surface, chose qu'il était impossible de constater depuis l'extérieur. Ils ne se trouvaient pour l'instant que dans une infime partie périphérique, loin du cœur du complexe. Les yeux glacés de l'humaine décortiquaient le plan qui se trouvait devant elle, il lui fallait visualiser même approximativement une voie à suivre afin de ne pas fureter à l'aveugle.

On va devoir descendre. Il y a une rangée d’ascenseurs juste ici, on va pouvoir rejoindre celui qui se trouve sur cette extrémité en passant par cette série de couloirs. Ça nous fait faire un petit détour mais on pourra progresser plus discrètement qu'ici.

Sa main en armure voguait au milieu de la projection appuyant ses paroles.

Très bien.

Le cadavre fut disposé dans un recoin près d'un sas tandis que l'escouade reprenait sa progression, un silencieux compte à rebours venait de se déclencher.

Void 3 se retrouva donc rapidement à avancer à travers une longue série de sas censée relier le carrefour intermédiaire du complexe à la surface, il n'aurait pas été surprenant d'y croiser d'autres escouades venant de l'ouest ou même tout ce qui aurait décidé de pénétrer l'infrastructure depuis cette direction. Shura avançait en tête, guettant toute trace d'un quelconque système de détection ou de la moindre intrusion inopinée. L'humaine ressentait une certaine ferveur, nourrissant une attente presque impatiente sur ce qui pouvait bien se trouver ici bas. Elle n'avait clairement pas le même passif que le reste de l'expédition avec l’œil, c'est ce qui lui donnait un avantage tactique car possédant plus d'expérience sur le terrain mais c'était aussi ce qui provoquait un attachement émotionnel conséquent envers cette traque. Restait à savoir ce qui se tapissait réellement dans les profondeurs du complexe.


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MessageSujet: Re: La colère des Dieux   Lun 05 Fév 2018, 22:55
- Tout ce que je dis, c'est qu'on est en train de perdre notre temps à courir après un fantôme.
- Et si tu mettais autant d'énergie à chercher l'intrus qu' à te plaindre, on l'aurait déjà capturé depuis au moins 5 minutes.
- Mais quel intrus ? La porte était fermée et ça fait au moins 15 minutes qu'on tourne en rond comme des cons sans croiser personne. Bordel, on a même envoyé un drone dans les conduits d'aération et il n'a rien vu.
- N'empêche que d'après le système de sécurité la porte a été ouverte.
- Pendant quelques secondes. Si ca se trouve, c'était juste un courant d'air.
- Ouais c'est ça, un courant d'air qui tape un digicode ?

Cela faisait maintenant une bonne dizaine de minutes qu'Ayyn entendait ces deux gardes se chamailler en fouillant le secteur. Visiblement, elle n'avait pas été aussi discrète qu'elle le pensait en entrant dans cette base. Heureusement pour elle, trop occupé à se disputer, les deux vigiles ne fouillaient pas toutes les pièces et ne l'avaient donc pas encore repérée. Et compte tenu de la teneur de leur discussion, ils finiraient bien par se lasser et partir.

Vena avait un moment pensé à se laisser capturer. Après tout, ils l'auraient surement emmenée rejoindre les esclaves et elle aurait pu se débrouiller une fois là bas pour concocter un plan d'évasion. Mais l'asari s'était vite ravisée. En effet, d'une part il était possible qu'ils ne cherchent pas à la prendre vivante, et d'autre part, se libérer d'une prison d'esclave sans arme et sans aucun équipement était autrement plus difficile qu'infiltrer un complexe en tenue de combat. D'autant qu'elle n'avait pas prévu de passer des semaines dans cette base.

La native d'Illium avait également songé à neutraliser ces deux hommes, ce qui aurait sans doute été assez simple compte tenu de leur niveau de concentration, mais deux gardes cessant de répondre après une supposée intrusion aurait été extrêmement suspect. Mieux valait attendre qu'ils finissent leur patrouille et repartent, quitte à perdre un peu de temps. De toute façon, la biotique n'était pas spécialement pressée. La tempête venait tout juste d'atteindre le complexe et elle allait bien rester au dessus pendant quelques heures...

- ... et puis en plus...
- Bon, c'est bon. On a trouvé personne et j'en ai marre de t'entendre te plaindre, alors on rentre.

La bleue laissa échapper un soupir de soulagement le plus discrètement possible. Enfin ils arrêtaient les recherches. Mais le sentiment de délivrance qui envahissait la native d'Illium ne venait pas tant du fait que le duo ne l'avait pas découverte que du fait qu'il s'en aille. En effet, elle aussi elle commençait à en avoir plus qu'assez d'entendre ce type geindre continuellement. L'ex commando en était même venue à hésiter entre sortir de sa cachette pour lui offrir une aération crânienne ou se rendre à son compagnon pour lui fermer son clapet.

- Tout ça pour ça ? T'aurais pas pu décider ça y a un quart d'heure ? Ca nous aurait éviter de marcher pour rien !

Ce n'était pas possible. Jamais cet humain n'arrêtait de se plaindre ? Ayyn avait eu l'occasion de croiser des casse-pieds en 2 siècles d'existence, mais celui là, il pulvérisait tous les records. Pire qu'un gamin puni... Toujours est-il que les deux mercenaires s'éloignaient. Le turien avait d'ailleurs visiblement arrêté de répondre à son collègue. L'infiltrée allait pouvoir se remettre en route. Tout le problème était de savoir par où. Jusqu’ici, la bicentenaire n’avait pas trop eu le temps de chercher un plan des lieux. Elle avait pensé en trouver un dans un ordinateur, mais vu son petit cafouillage avec le digicode de l’entrée, il valait peut-être mieux qu’elle évite de se faire remarquer en retentant un nouveau piratage.

Vena allait donc devoir avancer à l’instinct dans le complexe, en espérant croiser le moins de patrouille possible. Logiquement, les esclaves devraient être parqués dans les niveaux inférieurs de l’installation, là où tout le monde semblait s’être réfugié. Et normalement, en suivant le même raisonnement, les couloirs les plus larges devaient mener aux "enclos". En effet, on pouvait rationnellement penser que les cargos qui convoyaient tous ces pauvres gens se posaient en surface, et qu’il fallait donc déplacer le troupeau rapidement des soutes aux cages (et vice versa). D’où des corridors spacieux.

Suivre ce chemin mènerait l’asari droit aux esclaves. C’est donc précisément la voie qu'elle n'emprunterait pas, et pour plusieurs raisons. Primo, le chemin le plus évident n'était jamais le plus sûr durant une infiltration. Secundo, une opération furtive se faisait avec le moins de rencontre possible, et les "enclos" était le seul endroit où l'ancienne militaire était assurée de tomber sur des gens. Et tertio, même si cela pouvait paraitre horrible, libérer ces esclaves ne faisait pas partie des objectifs de la biotique. Si une occasion se présentait, la bleue y réfléchirait, mais elle n'était pas en mission de sauvetage et elle n'avait ni les moyens ni le temps d'en conduire une.

La native d'Illium emprunta donc des couloirs périphériques, servant sans aucun doute aux déplacements du personnel. A peine avait-elle marché 5 minutes qu'il lui sembla entendre un petit sifflotement venant d'une pièce à deux portes d'ici. L'infiltrée s'approcha lentement et silencieusement pour s'apercevoir que la pièce en question était en réalité des toilettes pour mâles. Un humain était en train de se soulager dans un urinoir. L'ex-commando songea tout d'abord à l'esquiver, avant de se raviser. Il semblait seul et il aurait sans doute des informations qui pourrait lui être utile. Certes s'attaquer à lui était un risque qu'on se rende compte que quelqu'un s'était introduit dans le complexe, mais si ce type était bien celui qu'elle pensait qu'il était, il y avait fort à parier que personne ne se plaigne de son absence avant une bonne dizaine de siècles. Son compagnon turien avait du rentrer seul pour ne plus entendre ses jérémiades et il ferait donc son rapport normalement.

Ayyn activa donc son camouflage optique avant de pénétrer accroupie dans la pièce. Furtive, elle se glissa derrière sa cible qui se lavait les mains. Compte tenu du personnage, elle se serait attendue à ce qu'il sorte sans le faire. Comme quoi, même le pire des enquiquineurs pouvait être propre. L'asari se releva derrière lui en désactivant son occulteur. Lorsque le mercenaire se redressa, il n'eut que le temps de se rendre compte de la présence de l'alien derrière lui avant que son visage ne fracture le miroir en le percutant violemment. Le garde vacilla un peu avant que son attaquante ne le mette au sol. Cette dernière s'assit sur sa victime pour l'immobiliser et dégaina son phalanx.

- Ecoute très attentivement. Je compte me rendre au cœur de ce complexe et tu vas m'indiquer le moyen le plus sûr de le faire. Donne moi une seule fois l'impression que tu me mens et avoir éclaté un miroir avec ta tète aura été ton activité la plus plaisante de la journée.
- Tu veux t'infiltrer dans notre base ? Y a des façons plus simple de se suicider tu sais !
- Ouais, comme faire de l'esprit avec celle qui tient le pistolet.

L'assaillante appuya son propos en plaquant le canon de son arme sur le cou de son prisonnier. Cela sembla le convaincre, puisqu'il se mit à table assez rapidement. A quelques reprises, Vena eut besoin de faire comprendre douloureusement à son otage qu'elle ne croyait pas ce qu'il lui racontait, mais dans l'ensemble il se montra assez coopératif. L'infiltrée put ainsi apprendre que le complexe s'étendait en profondeur beaucoup plus qu'il n'y paraissait. Il y avait plusieurs milliers d'esclaves emprisonnés ici, mais l'humain ne semblait pas savoir à qui ils étaient vendus. D'autant qu'une partie d'entre eux était apparemment utilisée sur place. Enfin, le vigile donna une description des lieux aussi précise qu'il le put. Ca ne valait pas un plan, mais c'était toujours mieux que rien.

- Bien, je crois que j'ai tout ce qu'il me faut.
- Qu'est ce que tu vas faire de moi ?
- Dans un premier temps, tu vas aller t'agenouiller dans cette cabine et mettre ta tête dans la cuvette, comme si tu vomissais.

L'homme s'exécuta, sous la menace du pistolet, tremblant et suant légèrement.

- Bien. La biotique plaqua son silencieux à l'arrière du crâne de sa cible. Maintenant, tu promets de garder secrète cette petite entrevue et de ne dire à personne qu'une asari se balade dans ce complexe ?
- Oh oui. Oui oui oui oui oui !
- Je t'avais dit de ne pas me mentir...

A ces mots, l'ex-commando exécuta son prisonnier d'une balle. Ce dernier s'affaissa légèrement tandis que du sang commençait à couler de sa plaie. Cela dit, dans une telle position, le fluide ne tomberait que dans la cuvette et ne risquait donc pas de se répandre sur le sol pour avertir quelqu'un. Si jamais un garde se baladait à cet étage, il n'avait aucune chance d'être alerté à moins de venir fouiner dans les toilettes... Et pour limiter ce risque, la native d'Illium pris soin de fermer la porte de chaque cabine, pour que la pièce semble homogène vue de l'extérieur. Si rien de particulier n'attirait l'attention (comme une seule cabine fermée par exemple), les risques que quelqu'un veuille y regarder de plus près étaient moindre.

Une fois ceci fait, la bicentenaire se remit en route. Elle trouva rapidement un escalier et le descendit prudemment. Aucune caméra n'était visible. Soit ces types pêchaient par excès de confiance, soit leur système de sécurité était suffisamment fiable pour éviter de placer des caméra absolument partout. Quoi qu'il en soit, la descente pris bien une dizaine de minutes, compte tenu du nombre d'étages et du rythme d'Ayyn. Mais cette dernière finit par atteindre le palier qui l'intéressait. Si le macchabé n'avait pas menti, toutes les informations des échanges devraient se trouver à ce niveau. Il ne restait plus qu'à les trouver.

N'ayant entendu aucune agitation, Vena entrouvrit précautionneusement la porte. Personne. Mais à partir de là, mieux valait être discrète. La bleue activa donc de nouveau son camouflage optique et s'avança calmement, un pas après l'autre, arme en main. Soudain, elle entendit un bruit métallique extrêmement près d'elle, comme si quelqu'un avait shooté dans une barre de fer avec une botte militaire, et s'immobilisa instantanément. Il lui fallut un quart de seconde supplémentaire pour réaliser que c'était elle qui venait de produire ce son, en bottant effectivement légèrement un outil qui trainait. Après 5 secondes d'attente, pour s'assurer que personne n'accourrait, elle décida de se remettre en route. C'est alors qu'il lui sembla entrapercevoir une ombre se déplaçant devant elle...


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MessageSujet: Re: La colère des Dieux   Dim 11 Fév 2018, 17:14
Le silence continuait de perdurer, peut être même était-il trop présent. Une tension invisible montait légèrement pour ceux qui parcouraient actuellement ces couloirs. La tempête n'était plus du tout perceptible, seuls les bruits des pas quasi silencieux venaient perturber le silence impeccable qui envahissait les lieux, et ça en était presque terrifiant. Avancer dans un couloir étroit et sombre au cœur d'un complexe inconnu n'avait jamais rien de rassurant, mais en l’occurrence, connaître les atrocités commises par l’œil ne venait en rien arranger l'ambiance.

Shura sentait parfaitement cette tension monter en elle tandis qu'elle progressait à la tête de son petit groupe. Mais c'était une professionnelle. Elle avait eu droit à son lot de stress et de terreurs par le passé, et elle avait appris à contrôler ses émotions pour améliorer sa concentration. Son contrôle n'était cependant pas absolu et n'empêchait en aucun cas son cœur de battre plus vite lorsqu'elle devait observer une bifurcation au delà de l'angle d'un mur, s'attendant à chaque fois à y trouver une horreur organique, tournant ses multiples yeux vers elle.

Mais rien. Il n'y avait absolument rien. Pas même le moindre personnel qui se serait égaré. La N7 tourna son casque un instant derrière elle pour vérifier l'état de ses coéquipiers. Ils la suivaient toujours, arme en main, observant les alentours. Bien que n'ayant jamais travaillée à leur côté, leur présence s'avérait rassurante.

Un bruit métallique soudain fit se figer les trois militaires. Le son était tout proche mais surtout, il ne semblait pas le moins du monde naturel. Pourtant, rien d'autre n'osa perturber la quiétude des lieux. Shura reprit sa progression, prête à agir sur tout ce qui pouvait se trouver à quelques mètres de là et qui souhaitait visiblement ne pas se faire entendre davantage.

Le couloir bifurquait soudainement, et lorsque la N7 s'approcha, elle se rendit compte trop tard que les lumières sur le plafond faisaient s'étendre son ombre devant elle, avertissant sa présence à ce qui pouvait bien se trouver juste là. Shura ne perdit pas de temps et tenta de rattraper son erreur. Elle se jeta en avant et dégaina son eagle, le pointant dans la direction du bruit.

Une silhouette se trouvait juste là, et il fallait la réduire au silence avant qu'elle n'ait le temps d'avertir qui que ce soit. Une aura apparut alors et la silhouette fut aspirée dans les airs par un courant biotique. Le camouflage s'estompa et laissa apparaître une asari. La chasseresse à l'origine du pouvoir continua de maintenir sa cible dans les airs tandis que la N7 s'approchait de la victime, pointant son arme sur son crâne et reprenant sa vision normale.

Rester silencieuse est dans ton intérêt.

Elle se tourna un instant vers le turien.

Vérifie s'il y en a d'autres.

Le natif de Palaven hocha la tête et s'avança plus loin dans le couloir, à l’affût. Shura reporta son attention sur l'asari inconnue qui avait été relâchée de l'emprise du pouvoir, la gardant toujours bien en joue. L'occasion était parfaite, autant en profiter.

Nous n'avons pas de temps à perdre, si tu refuses de coopérer, autant en finir tout de suite.

Shura inclina légèrement son casque, le bandeau rouge et le sigle N7 clairement visible sur son armure.

Mais dans le cas contraire, il serait judicieux de nous dire tout ce que tu sais sur cet endroit.

La chasseresse vint se poster à ses côtés, surveillant l'asari et prête à intervenir à la moindre apparition d'un quelconque pouvoir biotique.
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MessageSujet: Re: La colère des Dieux   Lun 12 Fév 2018, 20:29
Ayyn avait à peine commencé à se concentrer sur l'ombre qu'elle avait aperçue, qu'elle se sentit soudainement arrachée au sol. Il ne lui fallut que quelques secondes pour comprendre qu'elle venait d'être victime d'une attaque biotique. Un instant plus tard, l'asari se retrouvait avec le canon d'un pistolet braqué droit sur son front. La personne qui la menaçait était dans une armure intégrale, difficile donc de voir son visage. Mais compte tenu de sa morphologie, il devait s'agir d'une asari ou d'une humaine. Qui plus est, ce n'était pas elle qui générait le champ biotique, donc Vena allait au minimum devoir traiter avec deux individus...

- Rester silencieuse est dans ton intérêt.

La prisonnière accusa réception de l'instruction d'un léger signe de tête. En un sens elle était assez d'accord avec cette affirmation pour le moment. Se mettre à hurler ne ferait qu'ameuter des gardes. Si la biotique voulait créer une situation de confusion, elle pourrait toujours s'y risquer, mais pour le moment, elle n'avait pas grand chose à perdre à écouter ses "agresseurs". Au moins, tant qu'elle obéissait, la native d'Illium restait en vie. Et de toute façon, elle n'était pas vraiment en position de faire quoi que ce soit, suspendue dans les airs avec une arme face au visage.

Un turien apparut alors dans le champ de vision de la bicentenaire. Celle qui tenait le pistolet lui ordonna de vérifier s'il y avait d'autres menaces. La captive fut tentée de répondre qu'elle était seule, mais elle s'en abstint finalement. D'une part, ça ne jouerait pas forcément en sa faveur s'ils comptaient la combattre (encore qu'il serait plus logique qu'ils l'exécutent dans ce cas de figure) et d'autre part, il y avait fort à parier que le groupe ne la croirait pas sur parole de toute façon. Inutile donc de réagir. Un instant après, la bleue retomba au sol. Le pouvoir qui la maintenait en l'air avait pris fin. Cependant, il y avait toujours une arme qui la regardait droit dans les yeux.

- Nous n'avons pas de temps à perdre, si tu refuses de coopérer, autant en finir tout de suite. Mais dans le cas contraire, il serait judicieux de nous dire tout ce que tu sais sur cet endroit.

Celle qui semblait être le chef avait légèrement incliné la tête pour laisser apparaitre un bandeau rouge et un sigle bien connu des forces armées conciliennes. Le doute n'était plus permis à présent, il s'agissait à coup sûr d'une humaine. Mais par la Déesse, qu'est ce qu'une N7 pouvait bien faire ici ? Et en compagnie d'un turien et d'une chasseresse (qui venait d'apparaitre dans le champs de vision d'Ayyn). La bonne nouvelle au moins, c'est qu'il ne s'agissait pas de sentinelles. La mauvaise, c'est que le trio devait certainement prendre Vena pour une des mercenaires de la base...

- Ecoutez, je n'ai aucune idée de ce qu'un groupe interarmées conciliennes vient faire dans ce complexe, mais je vous assure que je ne suis pas votre ennemie. Je suis une ex-chasseresse et je suis ici pour enquêter sur les esclaves. Ce qu'ils deviennent. Comme vous j'imagine. Je ne sais pas grand chose sur cette base, peut-être même moins que vous, mais si vous voulez vraiment qu'on échange nos informations, on devrait sans doute se trouver un endroit un peu plus sûr qu'un couloir pour discuter. Des gardes pourraient arriver à tout moment.

La bicentenaire avait parlé le plus rapidement possible et le plus bas qu'elle le pouvait pour rester audible. D'une part, elle ne voulait pas laisser croire à l'humaine qu'elle essayait de lui faire perdre du temps et d'autre part, elle tenait réellement à éviter de se faire surprendre par une patrouille. Pendant toute sa tirade, l'ancienne commando avait tâché de garder ses deux mains bien en évidence et, si elle n'avait pas lâché son arme, elle avait en revanche pris soin de ne la pointer que vers le mur et avec l'index retiré de la gâchette. Se montrer de bonne foi et coopérer était encore le meilleur moyen que tout le monde puisse se quitter bons amis...




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MessageSujet: Re: La colère des Dieux   Mar 13 Fév 2018, 18:48
Le flingue n'avait pas bougé d'un pouce alors que l'asari avait pris la parole. Son ton se voulait clair et concis, elle allait droit au but et le plus rapidement possible. Aucune réelle peur ou angoisse ne pouvait se lire sur son visage ou dans sa voix. Que ses paroles aient été mensongères ou non, une chose était sûre, ce n'était clairement pas la première fois que sa vie était mise en danger. Il ne s'agissait pas d'une simple ouvrière comme tous ceux qu'ils avaient pu croiser jusqu'alors ce qui faisait donc que cette personne était de par sa nature, plus dangereuse. Mais elle restait impuissante dans cette situation, et s'il y avait une chance qu'elle dise la vérité, il y avait beaucoup à gagner et si peu à perdre.

Shura relâcha alors la pression sur sa gâchette, se redressant légèrement.

Passe devant, et garde les mains en évidence.

Il ne fallait effectivement pas s'attarder à cet endroit. Le turien les rejoignit rapidement et la petite troupe reprit sa progression silencieuse, encadrant l'asari et surveillant les alentours. Ils venaient de s’encombrer d'un poids, mais c'était un risque à prendre. D'autant plus que la situation ne s'éternisa pas, le groupe passa devant une porte au verrou vert et la N7 décida d'investir la pièce qui se trouvait derrière.

Personne. Une dizaine de cartons se montaient les uns sur les autres, encerclant une table centrale sur laquelle se trouvait quelques ordinateurs, visiblement en cours d’assemblage. La pièce était relativement petite mais sans doute en mesure d’accueillir six ou sept personnes autour de cette table s'il n'y avait pas autant de composants et d'emballages qui traînaient dans tous les coins.

La porte se referma une fois la petite troupe à l'intérieur, le turien s'affaira sur le verrou pour tenter d'y installer une protection provisoire dans l'éventualité où quelqu'un tenterait de leur rendre visite.

Inutile de s'éterniser, on repart dans trois minutes.

Shura se plaça alors de nouveau face à l'asari, son arme toujours dans les mains.

Je t'offre cette chance de pouvoir nous en dire davantage sur ta situation, la seule.

La chasseresse passa l'asari au scan de son omnitech afin de vérifier qu'elle ne cachait pas d'armes, d'explosifs ou quoi que ce soit d'autre sous sa combinaison.

Nous n'avons rien à divulguer, mais si tu es réellement une intruse, la moindre information en ta possession peut nous être utile. Tu pourras alors nous accompagner... Désarmée.

L'asari avait une bonne dose de sang froid et elle ne semblait pas du genre à déblatérer n'importe quoi sous l'effet de la peur pour pouvoir s'en sortir. Shura pouvait donc pousser un petit peu plus loin. Elle se rapprocha de l'asari et vint placer le bout de son Eagle juste sous le menton de la bleue, s'assurant que le contact froid de l'arme viendrait porter assistance à la moindre de ses réflexions.

Mais j'ai tendance à avoir horreur des entourloupes.
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MessageSujet: Re: La colère des Dieux   Mer 14 Fév 2018, 20:37
- Inutile de s'éterniser, on repart dans trois minutes.

Le trio avait conduit Ayyn jusqu'à une petite pièce à quelques pas du lieu de leur rencontre. Cela ressemblait à une salle informatique en travaux. On pouvait voir des câbles pendouiller du plafond ou trainer au sol, ainsi qu'un véritable amas de composants sur la seule table de la pièce. De quoi déclencher un joli bazar en cas de bagarre. Mais pour le moment, la bleue n'avait pas spécialement prévu de faire du grabuge. D'une part, les probabilités n'étaient pas en sa faveur en cas d'affrontement, et d'autre part, il n'y avait pas de raison que la phase de négociationS tourne si mal que ça. Après tout, ils étaient entre conciliens, donc entre gens civilisés.

- Je t'offre cette chance de pouvoir nous en dire davantage sur ta situation, la seule. Nous n'avons rien à divulguer, mais si tu es réellement une intruse, la moindre information en ta possession peut nous être utile. Tu pourras alors nous accompagner... Désarmée. Mais j'ai tendance à avoir horreur des entourloupes.

L'humaine appuya son propos en plaquant son arme sous le menton de son interlocutrice.

- C'est extrêmement... clair. Toutefois, il sera sans doute plus simple pour moi d'articuler correctement sans un pistolet sur la mâchoire.

C'était bien le moment de faire de l'esprit. Tandis qu'elle prononçait ces mots, Vena se souvint de l'interrogatoire qu'elle avait mené quelques instants plus tôt. Cet échange commençait à y ressembler, mais avec des rôles inversés. L'ex-commando n'avait plus qu'à faire en sorte de ne pas se retrouver la tête dans la cuvette... Toujours est il que la N7 sembla réceptive à cet argument, malgré son ton un peu provocateur, puisqu'elle finit par décoller son arme du menton de l'asari.

- Merci. N'allez surtout pas croire que je fais de la rétention d'information, mais je ne sais pas grand chose de ce complexe. J'ai remarqué étonnamment peu de caméras dans les niveaux supérieurs, il ne doit donc pas y avoir grand chose à y protéger. De ce que je sais, c'est à notre niveau que se trouvent toutes les données croustillantes, comme la liste des acheteurs d'esclaves et leurs commandes par exemple. La main d'œuvre quant à elle est parquée au niveau le plus bas. C'est à peu près tout ce que je sais. Ah, et il y a un cadavre dans les toilettes du niveau 4 aussi.

La bicentenaire lâcha cette dernière phrase comme si elle parlait d'une attraction ou d'une bizarrerie locale dont elle venait de se souvenir. Même si elle avait réussi à les décontenancer un instant avec cette intervention et son ton désinvolte, la captive ne doutait pas que les militaires comprendraient très vite le sous-entendu. Elle était parfaitement apte à tuer. Cela dit, elle espérait aussi qu'ils ne le prendraient pas comme une menace à leur encontre. Le but était de prouver qu'elle était capable de se débrouiller et donc qu'elle pouvait être utile, et non qu'elle était dangereuse et qu'il valait mieux l'éliminer...

Quoi qu'il en soit, pendant qu'elle avait récité tout ce qu'elle avait pu tirer du garde qu'elle avait questionné un peu plus tôt, la native d'Illium avait attentivement observé le groupe qu'elle avait devant elle. Elle s'était notamment attardée sur celle qui était en train de la scanner. Cette dernière était à coup sûr une chasseresse, et Ayyn essayait de trouver un signe qui lui permettrait de distinguer dans quel corps elle avait servi. Elle comptait là dessus pour créer un début de "lien" entre elle et pour se donner un peu plus de légitimité en tant qu'ancienne commando. Malheureusement, la biotique ne parvint pas à distinguer de sigle sur l'armure de sa congénère. Elle reprit donc la parole, avec une formulation volontairement un peu pompeuse pour capter l'attention de son auditoire et s'assurer qu'il l'écouterait.

- Concernant la suite de nos relations, je me vois dans l'obligation d'exprimer mon désaccord.
Vous êtes au beau milieu d'une mission d'infiltration et je suppose que vous avez autre chose à faire que de vous encombrer d'une prisonnière et de diviser votre attention. Qui plus est, il est hors de question que je retourne explorer ce complexe sans mon équipement. Donc ça nous laisse 2 options : soit on fait équipe tant que nos objectifs convergent, ce qui impliquent de se faire un minimum confiance, soit on repart chacun de notre côté en faisant comme si rien de tout ceci n'était jamais arrivé.


En réalité, il y avait une pas mal d'autres options et Vena en était parfaitement consciente. Cela dit, elle préférait éviter de suggérer au trio qu'ils pourraient l'enfermer ici, ou simplement l'exécuter pour s'assurer qu'elle ne leur poserait pas de problème par la suite. L'ancienne militaire avait volontairement évoqué les deux solutions qui l'arrangeait le plus pour orienter le choix de ses interlocuteurs. Qui plus est, l'asari comptait un peu sur le fait qu'elle avait affaire à des conciliens pour qu'ils optent pour une solution "raisonnable".




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MessageSujet: Re: La colère des Dieux   Lun 19 Mar 2018, 20:07
Les esclaves ? Elle avait presque l'air d'insister sur ce détail, était ce la raison de sa présence ici ? La disparition d'un proche ou une quelconque vengeance personnelle, beaucoup de choses pouvaient motiver une combattante indépendante à suivre ce genre de piste, ce qui la rendait plus que plausible. Mais l'asari employait un ton qui ne plut pas particulièrement à Shura, faisant presque mine de ne pas leur laisser d'alternatives.

Un vif coup de poing de la part de la N7 lui servit de piqûre de rappel sur sa situation.

Je ne crois pas que tu sois en position de nous imposer tes choix.

Elle aurait pu trouer ses jambes d'une balle et la laisser là. Vivante, elle aurait fait perdre plus de temps à ceux qui seraient tombés sur elle. Mais le compte à rebours ne s'offrait pas le luxe d'une pause, si les corps continuaient à s'accumuler partout dans le complexe, la discrétion deviendrait une voie de moins en moins rentable. Mercenaire, pirate, agente, esclavagiste concurrente, peu importe ce que l'asari pouvait être réellement, elle possédait visiblement un minimum de capacités offensives et si sa présence en première ligne pouvait permettre de diminuer le risque pour ses hommes, elle devenait alors plus que conseillée.

La N7 retira la sangle qui recouvrait les hanches de l'asari et ne lui rendit qu'un seul et unique objet.

Une seule cartouche thermique. S'il s'avère que tu mérites les autres, tu les récupéreras. Je pense qu'il est inutile de te conseiller la prudence à notre égard si tu souhaites sortir de ce complexe en vie.

Elle n'aimait pas vraiment l'idée d'avoir à se coltiner cette biotique aux motivations inconnues, mais elle pouvait servir d'appât, ou de toute autre joyeuseté. Le retrait de ses cartouches n'avait pas vocation à la rendre moins dangereuse, il n'y avait de toute façon nul doute qu'elle utiliserait sa biotique dans le cas hypothétique d'une trahison et Shura était de toute manière suffisamment confiante en ses capacités pour se savoir capable de la gérer même en cas de surprise. En revanche, tenter de quitter le complexe seule et avec un seul chargeur pouvait s'avérer suicidaire une fois que la situation allait commencer à dégénérer.

La N7 se tourna vers la porte.

On repars, même formation.

La petite équipe sortit donc de la salle et s'engagea de nouveau dans les couloirs. Shura était en tête, suivit de l'asari, de la chasseresse et du turien. Le silence avait de nouveau envahit l'atmosphère et pour un peu, ce désagréable sentiment d'appréhension aurait pu survenir à nouveau si la destination de Void 3 n'était pas apparue devant leurs yeux.

Une simple porte qui menait à l'une des rangées d’ascenseurs. Impossible d'établir le moindre pronostic sur ce qui se trouvait derrière, mais il y avait de fortes chances que la pièce ne soit pas déserte. Shura fit un signe de la main et le turien vint se placer à ses côtés. Ils étaient accroupis, la chasseresse se tenait debout derrière eux et fit comprendre à l'autre asari de faire de même. Deux rangées de deux, tous prêt à faire feu ou à utiliser leurs pouvoirs malgré l'étroitesse du couloir.

La porte s'ouvrit et dévoila comme attendu la rangée d’ascenseurs éclairée par une lumière vacillante. Deux hommes tenant des datapads discutaient au centre de la pièce, plongés dans la comparaison de leurs données et ne s'inquiétant pas le moins du monde de cette porte qui venait de s'ouvrir, et encore moins des armes pointés dans leur direction.

Deux balles furent suffisantes, le bruit étouffé par les silencieux. Les deux hommes tombèrent soudainement au sol, rejoints par la silhouette fine de la N7 qui les tira près de l'un des ascenseurs. Aucune caméra visible ne se trouvait dans la pièce, si d'autres capteurs optiques étaient dissimulés, ils n'avaient clairement pas le temps de les chercher.

La troupe entra donc dans l'une des cabines, traînant les corps pour les y laisser. Si l'heure de la confrontation approchait, il était toujours mieux de ne pas laisser deux cadavres bien en évidence au milieu de la pièce. Seul le sang persistait mais il ne serait pas d'une grande aide.

Les portes se fermèrent et Shura tapa du doigt sur l'interface ambrée pour que l’ascenseur descende aussi bas qu'il n'en était capable. Les moteurs s'activèrent et une musique relaxante se mit à envahir l'intérieur de la cabine.
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La colère des Dieux

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