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 N7: Expérimentations sous les tropiques

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MessageSujet: N7: Expérimentations sous les tropiques   Dim 03 Sep 2017, 23:22

Intervention MJ : NonDate : 01/09/2202 RP violent
Ada J. Raikes ♦ Alec Sykes
N7: Expérimentations sous les tropiques

L’Humanité a longtemps cherché l’incarnation sur Paradis sur Terre, un lieu où il fait bon passer l’éternité et être récompensé d’une existence vertueuse. A travers des millénaires de civilisation, nombreuses furent les cultures et entités à revendiquer la découverte d’un tel lieu, appelant unanimement à protéger les sanctuaires de leur monde. Hélas, l’Histoire est une maîtresse volage, et la nature de l’Homme est l’outil le plus ravageur de son caprice et sa méprise des créations de Gaïa. Ce triste état de fait n’avait malheureusement pas changé à l’aube du vingt-troisième siècle. Les exemples de gâchis ne manquaient pas au sein du monde berceau de la Bulle Locale, encore que ses natifs soient parvenus à limiter les dégâts, voire les contenir et en contrer les effets dans une moindre mesure. A la veille de s’élancer dans les étoiles, les humains n’avaient ainsi plus à craindre les conséquences de siècles d’exploitation sauvage de leur planète, la technologie des plus grandes nations ayant mis un terme aux plus gros problèmes de pollution.

Restait la question de la misère et des inégalités sociales, toujours existantes entre ses habitants, problème aggravé par la sortie du conflit le plus important de l’histoire du dernier cycle galactique des Moissonneurs. Si certains cherchaient également à l’éradiquer avec ardeur, telle l’Alliance au travers d’investissements et programmes d’aide, d’autres virent sur ce sujet des moyens de s’enrichir et prospérer. Les vieilles tares de la dernière arrivée des races au sein du Conseil se réveillèrent d'ailleurs dès leur système natal quitté pour le première fois, se répandant à travers l’espace comme une trainée de poudre. L’expansion rapide et parfois incontrôlée de cette jeune entité qu’était l’Humanité à l’époque entraina l’apparition de multiples occasions de développement, non sans de nombreuses dérives que l’on retrouve encore de nos jours.

Parmi toutes ces itérations, il est un monde à la beauté ensorcelante qui illustre de façon flagrante ce propos…

Trident, planète océan nommée en référence à l’arme et symbole du Dieu des Mers Poséïdon, aurait pu être un havre de paix et de tranquillité pour ceux fuyant les mégalopoles surpeuplées des Systèmes Conciliens. Sa position particulière, en bordure du disque galactique et à la frontière des Systèmes Terminus, interdit malheureusement à jamais une telle éventualité. Située au voisinage d’un système riche en ruines Prothéennes et elle-même abondante en ressources minérales, elle attire la convoitise des investisseurs et consortiums nébuleux depuis sa découverte. On ne compte plus les exploitations sauvages de ses trésors naturels. Les autorités locales, plus sollicitées que de raison par rapport à leurs moyens d’actions limités, se trouvent très souvent démunies et incapables d’agir. Les premiers à en pâtir sont ainsi les habitants de ce monde recouvert à 95% d’eau, mais aussi et surtout sa faune extrêmement riche.

Pourtant, ce ne sont pas de vulgaires considérations sociales ou écologiques qui poussèrent les Opérations Spéciales de l’Alliance à intervenir. Bien qu’à dominante humaine, la région ne représentait aucun intérêt stratégique pour elle. Les données de recherche qu’on lui avait volée en revanche…

Deux semaines plus tôt, un analyste du renseignement militaire remontait la piste de communications suspectes au départ d’un laboratoire de Terra Nova sous contrat exclusif avec l’entité dirigeante des colonies humaines. Contenu du message ? De fréquents rapports cryptés sur l’activité des lieux, un compte-rendu des arrivées de biens et personnes au sein de l’installation, mais aussi et surtout des bribes de recherches. Le tout revenait à intervalles réguliers depuis plusieurs mois, glissé dans des messages et flux de données en apparence anodins. Pourtant le danger était bel et bien présent, en particulier si l’on considère le fait de voir des éléments classifiés de l’épineux domaine de la biotechnologie tomber entre de mauvaises mains… Avec le savoir-faire adéquat, tout ceci pouvait aisément amener au développement d’armement bien plus retors que de banales « bombes sales », ou bombes radiologiques, ce que l’Alliance Interstellaire ne pouvait se résoudre à voir se produire.

La nature même des données volées se trouvaient assez incriminantes sur le plan de l’éthique pour lui nuire si de telles informations fuitaient plus loin que le seul destinataire de ces communications. Il revenait alors aux soldats des Opérations Spéciales de faire le nécessaire en se basant sur les éléments découverts par le Renseignement. Chacun sa part de linge sale à laver dans cette histoire : Alec et ses hommes traiteraient le problème à la racine, tandis que les Affaires Internes se chargeraient volontiers de traiter le cas de la taupe au sein du labo… Destination Trident donc, monde refuge pour industriels peu scrupuleux, criminels en tous genres et dans le cas présent refuge parfait pour des expérimentations contre-nature. Cerberus y avait jadis entretenu des installations pour expérimenter sur les créatures locales puis l’homme. Nostalgie, caractère inspirant de ce passé peu glorieux pour les contrevenants ? Allez savoir… Ce qui était certain en revanche, c’est que les scientifiques en charge de ce projet pouvaient tout à fait être qualifiés de « tordus ».


1er septembre 2202, surface de Trident
Complexe souterrain de recherche « K-28 », Opération Evening Light
Localisation : Classifiée, H+22

La deadline pour rejoindre la ZA se voyait maintenant dépassée de presque 17 heures… Prévue de nuit, l’insertion sur site et l’infiltration du complexe n’avait pas posée de problème. Aidé par la technologie furtive de sa navette, le commando avait quitté le Midway pour rejoindre la surface d’un îlot isolé en pleine mer sans déclencher l’alerte. La pression mise par l’Alliance sur les autorités locales pour éviter que l’affaire ne fuite et laisser à ses forces la priorité sur l’assaut n’avait également pas été de trop. De cette façon, l’équipe du Commandant ne risquait pas de voir débarquer des trouble-fêtes un peu trop zélés dans le cas où l’intensité des combats se faisait trop forte pour ne pas éveiller les soupçons.

Entrée par les quelques puits de ventilation qui parsemaient la surface du rocher insignifiant au sein duquel l’installation avait été creusée, la SO-21 n’avait dans un premier temps rencontrée qu’une opposition limitée. Deux sentinelles furent discrètement neutralisées dans les premières minutes de la mission, permettant à l’unité de pirater à distance les systèmes de détection de mouvement des conduits par lesquelles elle s’introduisit dans le réseau de souterrains. Le secret de leur présence ne pourrait néanmoins durer bien longtemps : le silence radio de leurs victimes à l’issue de leur ronde finirait par se remarquer, sans parler de l’étendue de l’installation. Un paramètre inconnu, mais qui risquait de leur porter préjudice lorsqu’il s’agirait de collecter les données tant convoitées. L’effet de surprise, voilà l’arme la plus puissante de ces soldats d’élite… Ils pouvaient compter dessus pour frapper vite et fort, mais il ne s’agissait que d’un avantage temporaire, surtout durant une mission avec autant d’inconnues comme celle-ci. Les directives de missions à elles seules reflétaient la question : pénétrer le site furtivement, saisir toutes les données et ressources de valeur –personnel de recherche compris – puis balayer toute force d’opposition armée ou non (si élément sans valeur), en condamnant le site pour de bon.

L’escouade se trouvait ainsi largement fournie en matériel, munitions et explosifs, ce qui allait très certainement sauver la vie de ses membres à en juger la tournure des évènements…

A H+1, le secret de leur présence se trouva compromis. Un fait prévu et attendu par le leader de l’assaut lorsque l’absence de réponses des sentinelles de surface entraina la multiplication des patrouilles en attendant de faire la lumière sur la question. S’ensuivit alors un jeu du chat et de la souris d’une demi-heure supplémentaire dans les coursives lugubres, l’unité usant de camouflage optique pour passer les points les plus « chauds ». Quelques sentinelles de moins plus tard, ils avaient été en mesure d’obtenir un plan des lieux et des bribes de recherches en infiltrant momentanément le réseau informatique de la section des serveurs. L’alarme fut cependant déclenchée pour de bon lorsque l’on retrouva les corps sans vie de deux hommes dans un local technique, entrainant le branle-bas de combat général dans tout le complexe.

La sécurité arma de suite tous ses effectifs pour retrouver les fautifs et les châtier comme il se doit, mais aussi et surtout pour assurer la pérennité des installations. Dès lors, les combats gagnèrent en intensité, les silencieux faisant place aux GSS et explosifs de moyenne puissance pour se frayer un chemin jusqu’à l’objectif. S’il disposait de l’avantage de l’entrainement, le contingent de l’Alliance se trouva confronté à un effectif bien plus important de mercenaires et porte-flingues en tous genres équipé de matériel standard mais à l’efficacité éprouvée. S’ajoutait d’ailleurs au tableau quelques mécas LOKI déclassés qui, s’ils ne constituaient pas à eux seuls une force bien dangereuse, représentaient une manne supplémentaire de bras armés pour les dirigeants de cet avant-poste.

Qui étaient-ils d’ailleurs, ces commanditaires aux agissements ténébreux ? Sykes lui-même n’en savait strictement rien. Disposant pourtant des plus hautes accréditations possibles pour un officier de terrain, il n’avait pas été mis dans la confidence. Un mode opératoire somme toute classique lorsqu’il s’agissait d’affaires aussi sordides que celle-ci. Et de toute façon, un tel renseignement ne lui était pas utile à l’heure actuelle. C’est plutôt de dénicher ce pourquoi ils étaient tous venus qui importait. Leur prochaine démarche consistait donc à prendre d’assaut la section des laboratoires, voisine de celles où ils se trouvaient à H+2 : la section technique avec notamment les data centers. C’est là qu’ils trouveraient les données les plus sensibles, mais aussi d’éventuels prototypes et quelques chercheurs confinés à leur poste le temps que l’alerte soit levée. La zone des quartiers de vie serait l’objectif secondaire du commando, des fois qu’il leur soit encore possible d’y accéder.

Seulement, tout ne se passe pas toujours comme prévu au sein d’un briefing…

Les réalités du terrain s’imposent bien souvent au soldat, qui doit alors en tenir compte s’il souhaite survivre. Et ici, c’est la planète elle-même qui allait se retourner contre tous ceux qui évoluaient en son sein. Connue pour la fulgurance de ses tempêtes, certaines impossibles à prédire avec certitude tant elles sont soudaines, Trident n’est pas une destination de rêve tout au long de l’année. Alors que l’on entrait dans la saison des ouragans, c’est l’un de ses monstres météorologiques qui fit sa loi en surface et changea les plans de la SO-21. L’avant-poste s’en trouva coupé de monde, incapable de recevoir la moindre visite ou communication extérieure. Pris au piège, l’officier tenta le tout pour le tout en jouant un coup de poker des plus osé. Depuis le PC de la section technique, sécurisé dans les premières minutes de l’assaut sur les serveurs, il ordonna à son expert en piratage informatique d’intervenir sur la procédure de verrouillage automatique du complexe.

Découpés en plusieurs zones suivant des applications bien précises, les lieux se trouvaient automatiquement verrouillés en cas de tempête. Cela permettait au PC central de connaître la position de chacun durant les accès de rage de Dame Nature et de limiter les dégâts si les éléments se déchainaient avec trop d’intensité. Une partie du centre de recherche étant sous-marine, il aurait été dommage de voir ce petit antre de la fourberie se retrouver inondé, non ? Une telle procédure, bien que drastique par son déploiement, garantissait donc une certaine sérénité aux occupants. L’escouade de Sykes fut dès lors isolée au plus profond du complexe, la section technique se trouvant scellée et impossible d’accès le temps que durerait l’ouragan. Ils ne seraient alors opposés durant ces longues heures qu’aux « quelques » éléments présents au moment de l’instauration de la procédure. Ikeda était parvenu à isoler les commandes du processus pour qu’il ne réponde qu’à un ordre local. La ruse avait toutefois un revers : une fois l’alerte tempête levée par les mesures des capteurs de surface, le verrou sauterait automatiquement. Il s’agissait donc de jouer la montre en espérant qu’une ouverture s’offre à eux. Ils allaient se retrouver sur la défensive pour un temps indéfini…

Le guerrier en armure, dont la bande rouge et la mention N7 reflétaient le statut, résuma de façon très brève ce qui allait suivre aux siens.

- « On se retranche en attendant la fin de la tempête… Ils sont tout aussi acculés que nous le temps qu’elle dure. Le verrouillage de l’installation va réduire leur liberté de mouvement. On reprendra l’initiative à ce moment… »

Un silence de mort accueillit ses premiers mots. Tous savaient qu’ils jouaient là un jeu dangereux. Aucune certitude ne pouvait leur être offerte, la plus probable semblant quand même être la possibilité de quitter les lieux les pieds devant… Mais ils étaient formés pour faire face aux pires situations, non ? On ne rejoignait pas les Opérations Spéciales sans avoir ce qu’il faut. A eux de le faire comprendre à l’ennemi et de lui faire payer chaque mètre de coursive gagné.

- « Sørensen, minez-moi les accès. Charges anti-personnel à fragmentation. Déclenchement et neutralisation manuelle sur fréquence omnitech. Vous penserez ensuite à placer vos charges sur les serveurs. Je veux qu’il n’en reste rien une fois que l’on décolle. Vous rejoindrez aussi Markov. Etablissez-moi une position de tir sur l’accès Nord. Vous prenez l’indicatif Eagle 2. Hamilton et Ziegler, flanc Ouest. Eagle 3. Ne poussez-pas de contre-attaque… »

Son avertissement était particulièrement destinée à la biotique, dont la rage au milieu des combats pouvaient parfois s’avérer… déstabilisante.

- « Flores, en retrait avec Ikeda. Eagle 4. Trouvez-vous un endroit où installer un poste de soins sommaire et faites l’inventaire de nos moyens en attendant… Va falloir que l’on tienne un bon moment avant de voir débarquer les copains… Rapports radios toutes les dix minutes. Brewer avec moi. Exécution. »

Et ce fut tout. Pas même des encouragements ou quoi que ce soit de la sorte. Des ordres et une petite remarque empreinte de cynisme. Fidèle à la façon de commander et d’être d’Alec. Il n’avait de toute façon pas besoin d’en dire plus. Le N7 connaissait la valeur et le professionnalisme de ses hommes. Chacun s’exécuta donc sans mot dire. Prenant quant à lui l’accès Est, Alec s’aménagea une position de tir plus ou moins confortable depuis le couvert qu’il dénicha à la bifurcation du couloir. Bientôt rejoint par celui qui correspondait le plus à la définition du « bleu » de l’équipe, le duo tomba dans une immobilité et un silence angoissants. Ils ne dérogèrent à la règle que pour entrer en communication avec les autres binômes et vérifier l'état de leurs armes et munitions. Le Commandant porta ainsi une attention toute particulière à son fusil d'assaut Saber et au pompe Piranha qu'il emportait en soutien, prêt à faire usage au moindre signe de l'ennemi. Une routine morbide s'installa alors, ponctuée d'explosions modérées lorsque leurs opposants tentaient de progresser et recevaient en contrepartie des tirs peu nourris mais extrêmement précis. Privée de l'effet de surprise et de sa mobilité, élément clé des techniques de guérilla, l'escouade se reposait désormais sur une longue et harassante tactique de retranchement en fortifiant ses positions...

Ils ne pourraient pas sortir de là seuls, quand bien même ils représentaient l’élite des combattants de la Terre. Remplir certains de leurs objectifs paraissait encore jouable, mais se frayer un chemin jusqu’à la ZA et opérer une extraction en urgence ? Infaisable, même pour eux. Une fois l’effectif ennemi libre de se mouvoir à nouveau comme il l’entend, le piège se refermerait sur eux. Une aide extérieure… C’est le seul et unique espoir auquel ils pouvaient encore se raccrocher. Ces données étaient trop précieuses pour voir l’Alliance y renoncer de la sorte. Le Midway saurait plaider la cause de ses effectifs déployés au sol auprès de l’Amirauté…


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MessageSujet: Re: N7: Expérimentations sous les tropiques   Mar 12 Sep 2017, 01:55
Experimentations under the tropics

Ada J. Raikes - Alec Sykes






- 1er septembre 2202, Travée de l'Attique, Bordure de Kepler, Système Newton, environs d'Ontarom
- Pont 1 de l'Okinawa, cabine de l'officier commandant

Je faisais toujours le même genre de cauchemar pendant mon sommeil lorsque j'étais agitée, éreintée ou mal dans ma peau. Je portais mon armure de combat et je me retrouvais dans Londres dévastée et déserte, non loin de Big Ben. J'avais vu de mes propres yeux les dégâts des Moissonneurs après la bataille pour reprendre la Terre, la voir dans mes rêves en est une autre. Il n'y avait pas âme qui vive, seul le vent bruissant doucement sur les décombres des bâtiments en soulevant des nuages de poussière et de cendres, le crépitement des flammes de quelques incendies et le bruit de mes bottines de combat troublait le silence de mort qui y régnait. Je faisais quelques pas parmi les ruines d'une frégate de l'Alliance qui s'était écrasée sur la rive de la Tamise et j'y vis ma sœur cadette, Emilie, blottie dans les bras de mon père John également en armure et à leurs côtés, aussi étrange que cela puisse être possible, mon frère Gary. Je les voyais mais eux ne me voyaient pas et m'ignoraient totalement. Ils semblaient vouloir se cacher de quelque chose mais quoi ? J'avais toujours ma réponse quelques secondes plus tard. Un grondement assourdissant bien trop familier à mes oreilles retentit et un Moissonneur écrasa de toute sa masse Big Ben avant de diriger son canon vers les trois Humains qui se cachaient dans les débris de la frégate. Bouche bée et médusée par ce qui se passait, je leur criai de se cacher ailleurs pour échapper au rayon meurtrier du Moissonneur mais personne ne m'écoutait. L'énorme vaisseau alien cracha la mort qui s'abattit sur les membres de ma famille et ils disparurent sous mes yeux stupéfaits et ma mine effondrée. Le Moissonneur devait ensuite s'apercevoir de ma présence car je sentais son arme dévastatrice se pointer sur moi. J'étais bien trop choquée et paralysée pour esquisser le moindre geste et le vaisseau de ligne synthétique me vaporisa comme ma famille. Je me réveillai toujours à cet instant où dans mon cauchemar, la mort me prenait.

Je jetai un regard vers le réveil sur mon chevet qui m'indiqua 06:00. Maugréant contre moi-même et ma psyché qui me jouait des tours, je pris une douche pour me réveiller pour de bon et attaquer cette nouvelle journée de surveillance. Je venais à peine de m'habiller d'un uniforme d'officier renforcé propre que l'on m'avertit que quelqu'un m'attendait devant ma porte. J'autorisai la porte à s'ouvrir et Haver vint à ma rencontre en posant un mug de café sur le bureau puis de me saluer. Plus en forme que la veille, je lui répondis prestement, une mèche de mes cheveux courts s'agitant légèrement alors que mon bras se mit en mouvement pour saluer.

Lieutenant-Commandant. Je vous ai apporté du café, je me disais que ça vous ferait du bien après votre nuit. Mais je viens aussi vous avertir que l'on a reçu de nouveaux ordres. J'aurai normalement utilisé l'intercom mais je voulais vous voir. L'Amiral O'Neill vous attend via la salle de com. Et... l'appel de l'Amiral est passé en prioritaire sur le canal de com, c'est que ça doit être important.

Merci Lieutenant. Et avec un peu de chance, on nous envoie ailleurs. Peut-être aura-t-on enfin l'occasion de faire quelque chose d'utile et de le faire bien.

Lieutenant-Commandant, permission de vous parler franchement.

Accordé, Lieutenant.

Vous devriez vraiment éviter de vous taper des journées de travail de dix-huit heures, vous n'avez pas pris un instant de pause hier pendant ce laps de temps. Et ça se voit.

Je sais bien, Lieutenant mais c'est cette mission de surveillance d'Ontarom qui me tape sur le système, je n'ai pas oublié Fehl Prime ni nos derniers accrochages. Bref, ne faisons pas attendre l'Amiral.


- Pont 2 de l'Okinawa, CIC et centre de commandement

En compagnie de ma commandant en second, je pris donc la direction du centre de commandement tout en avalant en vitesse mon café légèrement brûlant mais la boisson chaude me revigora un peu plus et je me sentis même d'attaque pour encaisser les ordres de ma supérieure. Je laissai le mug au portique de sécurité, y retrouvant le quartier-maître de la veille que je saluai enfin et avec Haver sur les talons, je fis un salut aux quelques opérateurs du centre de commandement avant de me planter dans la salle des communications. Ma subalterne s'arrêta comme d'habitude à l'entrée pour empêcher quiconque de me déranger. Je vérifiai que mon col était bien visible et mes manches retroussées réglementairement puis je lissai le haut renforcé de mon uniforme avant de prendre l'appel du contre-amiral O'Neill. L'irlandaise apparut peu après, son visage fermé et habituellement sévère mais il y avait comme une perplexité dans son regard. Je la saluai, droite et sérieuse avant que ma supérieure ne me le rende d'un air moins sec que d'habitude. Quelque chose la préoccupait et cela ne me rassurait pas trop.

Amiral. Au rapport.

Lieutenant-Commandant. Je reviens d'une réunion avec l'état-major de la Cinquième, Hoffmann à sa tête, un des Amiraux représentant le Conseil de Défense ainsi qu'un des officiers supérieurs commandants du Renseignement. Je peux vous dire que c'était tendu entre les huiles. Elles ont peur.

Qu'est ce qui se passe, Amiral ?

Il faut que vous sachiez une chose, Lieutenant-Commandant, la mission que je vais vous confier revêt une importance capitale aux yeux de l'Alliance. Qu'il y ait l'état-major de la Cinquième au complet, c'est normal, ça arrive. Qu'on ai un officier du Renseignement, passe encore. Mais qu'un des Amiraux du Conseil de Défense s'implique directement dans la discussion, là c'est inhabituel. Ce n'était pas l'Amiral Shepard mais on en était pas loin. Une opération a mal tournée.

Hm... Le Renseignement, un des Amiraux du Conseil de Défense... Ce serait une opération du genre non publique même au sein de l'Alliance ?

En effet. Je n'en sais pas tout mais je vous fais transmettre les informations nécessaires sur votre terminal du centre de commandement. Une unité des Opérations Spéciales a été envoyée dans la Travée, dans le Nexus d'Hadès, planète Trident pour y effectuer un raid dans un complexe souterrain. Pour quelle raison, je n'en sais foutrement rien mais quoi qu'il en soit, ils ont une bonne raison pour y aller. L'ennui c'est que cette équipe aurait dû rejoindre son point d'extraction et que la deadline de l'opération est dépassé de 22 heures, le temps que les hauts gradés ne se bougent. Vitrifier la zone a été envisagé mais les huiles veulent d'abord savoir ce qu'il est advenu de cette équipe. Vos ordres sont les suivants : vous découvrez ce qui est arrivé à cette unité et s'ils sont encore en vie, mettez vous sous les ordres de leur officier commandant, aidez les à accomplir leur mission puis dégagez avant que les OS ne fassent tout sauter ou qu'on ordonne un bombardement orbital. En clair, c'est vous qui serez leur ticket de sortie s'ils sont encore en vie mais ces foutus ouragans sur cette planète empêchent toute communication. Selon nos renseignements, il y a une éclaircie qui se présentera sous peu, c'est votre porte d'entrée. Je vous fais aussi transmettre un code d'identification propre aux OS. Vous éviterez les tirs amis et vous pourrez contacter l'unité. Le nom de code de votre mission est Restore Evening Light.

Compris, Amiral. Qui est l'officier qui les commande ?

Le Commandant Alec Sykes. Il commande le SSV Midway, actuellement en orbite autour de Trident. Ce nom vous dit quelque chose ?

... En effet, Amiral. J'ai déjà rencontré Sykes à une réunion d'officiers. Il était à l'époque Lieutenant-Commandant. C'est un N7 si je ne m'abuse ? Et il commande donc une frégate. Furtive, je présume ?

Tout juste Raikes. Vous serez sous ses ordres le temps de cette mission.

Bien pris, Amiral.

Une dernière chose, Raikes. Comme je vous l'ai dis, cette mission est de la plus haute importance pour l'Alliance. Je sais ce qui vous est arrivé depuis le début de l'été et le moins que je puisse dire, c'est que votre bilan à la tête de l'Okinawa est plutôt contrasté. Mais je compte sur vous pour me montrer que j'ai eu raison de vous mettre à la tête d'une frégate, c'est pourquoi c'est vous que je charge de ramener Sykes et ses soldats en vie ou de finir leur mission, le cas échéant. L'erreur n'est donc pas permise, Lieutenant-Commandant, ne me décevez pas, vous êtes leur dernier espoir de s'en tirer en vie. Foirez votre coup et je prendrai les mesures qui s'imposent à votre encontre et l'Okinawa. Réussissez votre mission et vous aurez une belle mention dans votre dossier. Vous visez le N7, c'est précisément le genre de mission que vous devez accomplir avec succès si vous voulez espérer et être autorisée à porter un jour ce N7 sur votre uniforme. Suis-je bien claire, Lieutenant-Commandant ?

Claire et limpide, Amiral.

Bien, tenez-moi informée. O'Neill, terminé.

L'appel se coupa et je me tournai vers Haver, le visage fermé mais déterminé. Ma subalterne me rendit le regard, en attente de mes ordres.

Ordonnez à l'équipe d'intervention au complet de se réunir en urgence au centre de commandement, les informations de l'Amiral viennent d'arriver sur le terminal. Briefing dans cinq minutes. Faites démarrer Snakeshit pour le Nexus d'Hadès et déclenchez l'opération Restore Evening Light, faites passer l'Okinawa en code rouge Alpha, état d'alerte maximal. À partir de maintenant, nous sommes en mission. Il y a des soldats de l'Alliance en danger et à sauver.

Mon lieutenant me salua d'un air enjoué mais sérieux et partit donner mes ordres. Quant à moi, j'examinai avec attention les informations envoyées par ma hiérarchie, toute trace de préoccupation ou d'inquiétude avait disparue, j'étais maintenant pleinement concentrée sur la mission. Bien entendu, aucune information concernant le véritable but du raid de Sykes et de ses hommes, mon objectif prioritaire était de le faire sortir lui et son unité. Je notai donc de m'en remettre à Sykes lorsque je le verrai, en espérant qu'il soit encore vivant. En revanche, les OS avaient clairement préparé avec minutie l'opération car un plan du complexe souterrain m'avait été donné et les lieux étaient plutôt étendus, de la taille d'une base. J'eus l'information de la dernière communication de l'unité de Sykes vers le Midway, juste avant qu'un ouragan ne s'abatte sur la zone et ne brouille tout. Il y eut une présentation très sommaire des membres de l'unité de Sykes, rien de surprenant lorsqu'il était question des OS et mon regard s'attarda légèrement sur Sykes, mes yeux se plissant légèrement. Du peu que je me rappelle de notre rencontre, elle s'était plutôt bien déroulée. J'étais déjà N5 à notre rencontre et voir le N7 sur son uniforme m'avait remplie de fierté et d'admiration car j'avais rencontré le genre de soldat que je voulais devenir. Je ne le connaissais pas assez pour le considérer comme un modèle mais du peu que j'en savais, je devais admettre que j'aurai volontiers servi sous ses ordres. Pour le coup sur cette mission, j'allais certainement agir sous son commandement direct. Combattre avec un N7... Les huit soldats de l'unité d'intervention firent leur arrivée au sein du centre de commandement, Haver à sa tête et chacun me salua avant de se mettre en place pour le briefing. Quelques nouveaux se trouvaient parmi eux.

Soldats. La mission que nous avons aujourd'hui revêt une importance capitale pour l'Alliance. Nous avons pour la plupart d'entre nous, eus notre lot de missions classifiées, celle-ci est particulièrement cruciale, elle nous vient d'en haut, voire de très haut. Quoi qu'il en soit, voici la situation : nous avons une unité des Opérations Spéciales du nom de SO-21 dirigée par le Commandant Alec Sykes qui est présumée portée disparue dans un complexe souterrain sur la planète Trident dans le Nexus d'Hadès. Comme vous pouvez le voir sur les informations transmises par l'état-major de la Cinquième, le complexe souterrain est assez étendu, présence hostile confirmée, armée et nombreuse. Un ouragan est actuellement sur zone et d'après le Renseignement, voici d'où est venue la dernière communication de SO-21. Notre objectif est de découvrir ce qui est arrivé à nos collègues des OS. S'ils ne restent rien d'eux ou sont introuvables, l'unité sera classée KIA et nous n'aurons d'autres choix que d'évacuer leurs restes ou leurs plaques si l'on en retrouve avant de bombarder depuis l'orbite le complexe. En revanche s'ils sont encore en vie, notre mission sera de faire la jonction avec eux, leur porter assistance dans la mesure du possible et les évacuer. Voici nos règles d'engagement : on n'attaque que si l'on est d'abord attaqué ou si l'on a pas d'autres choix pour avancer, le but est de se frayer un chemin vers Sykes et ses soldats, les OS se chargeront de tout faire sauter avant qu'un éventuel bombardement orbital ne termine le boulot. Le plan est le suivant, il est inutile de s'infiltrer, ils savent déjà qu'ils sont attaqués, nous allons donc privilégier l'attaque en force. Parmi plusieurs entrées disponibles qui dépassent du sol, nous mènerons un assaut ici, à ce petit poste de garde, il débouche ensuite dans le complexe. Une attaque massive ici là où nous pensons que la position est la moins défendue. Nous progresserons ensuite vers les zones en surbrillance ici et là, à l'aide de nos OmniTechs pour ensuite chercher ce qu'il est advenu de SO-21. L'idéal serait d'attaquer rapidement le poste de garde et les empêcher de les alerter sur une seconde attaque puis de prendre l'ennemi à revers si jamais SO-21 est assiégé quelque part. Une fois dans la base, nous essaierons de communiquer avec eux.

Pendant que je fis le briefing, Haver se chargea d'animer les informations à notre disposition sur le terminal du centre de commandement.

Nous avons un code d'identification afin de pouvoir communiquer avec les OS, il va falloir l'intégrer dans vos OmniTechs. Notre unité est désignée sous l'indicatif ON-01, nous nous en tiendrons à SO-21 pour eux. Des questions ?... Très bien. Il va sans dire, soldats, que cette mission doit être une réussite. Je ne vais pas vous mentir, c'est une opération extrêmement risquée. Certains d'entre nous n'en reviendront pas. Mais nous savons pourquoi nous portons cet uniforme. Vous n'êtes pas des OS mais vous êtes des soldats et vous devez vous montrer digne de la confiance que l'Alliance a placé en vous pour la défendre. Je refuse d'admettre que ces soldats sont morts, il est donc de notre devoir d'aller les tirer de là car ils courent un danger de mort. Ils ont signés pour ça tout comme nous mais cela ne veut pas dire qu'ils doivent obligatoirement en crever. Ils ont comme nous de la famille, des amis, des conjoints et si nous les tirons de là, ils pourront revoir les êtres qui leur sont chers et cela grâce à notre intervention. Allons sauver ces soldats, ramenons-les. Départ dans dix minutes.

Chaque soldat me salua en quittant le centre de commandement et je fus la dernière en partir, Haver était partie d'abord pour organiser le rassemblement. Comme mes soldats, j'intégrai le code d'identification dans mon OmniTech avant d'y faire rentrer toutes les informations puis je quittai également la pièce. Je fis rapidement un passage au cockpit où mon pilote de frégate entra en communication avec le vaisseau de Sykes, le SSV Midway. L'Okinawa, de taille plus imposante que la frégate furtive vint se placer non loin de cette dernière et nos deux vaisseaux se synchronisèrent en orbite, l'une proche de l'autre. L'opérateur du Midway nous prévint qu'il y avait une éclaircie sur la zone du complexe, c'était le signal que j'attendais. Confiant l'Okinawa à Snakeshit, je descendis immédiatement au hangar.


- Travée de l'Attique, Nexus d'Hadès, en orbite autour de Trident
- Pont 5 de l'Okinawa, hangar et armurerie

Mes pensées remuant sans cesse les informations acquises pendant ce briefing et j’eus une pensée pour Daichi et ma mère. La légère bouffée de stress à cet instant se dissipa alors que je repris mes esprits et que je sortis de l'ascenseur, aussitôt saluée par Reeves. Je me mis en tenue au milieu de mes hommes dans l'armurerie, vérifiant qu'armes et munitions soient parées. À compter de cet instant, rien ne me détourna de ma mission, je pensai beaucoup aux enjeux et aussi à moi-même. Cette mission était l'opportunité pour moi de redresser la barre et retrouver du crédit aux yeux de ma hiérarchie, j'allai la saisir à n'importe quel prix. Machinalement, mon corps se mut et enfila de lui-même les pièces d'armure alors que mon esprit me martela que cette opération devait réussir. En rejoignant peu après la navette d'Atkinson, ma pilote me salua et entra immédiatement dans le cockpit, prête à décoller tandis que je me postais à l'entrée du Kodiak. Nul mot ne fut échangé avec mes soldats, nous nous contentions uniquement de poignées de mains franches comme geste de solidarité. Haver fut la dernière de la file et les yeux rivés dans les siens, notre poignée de main fut ferme et virile avant que je ne lui donne un coup sur son arrière-train et je fus la dernière à embarquer. Personne ne pipa mot et alors qu'Atkinson décollait, mes soldats vérifièrent mutuellement leur équipement et leurs armes. La carlingue du Kodiak secoua légèrement alors que l'on quittait l'Okinawa. Dans nos oreillettes, Snakeshit nous souhaita bonne chance alors que j'ordonnai à Atkinson de prévenir le contre-amiral O'Neill que la mission débutait. La rentrée dans l'atmosphère de la planète nous secoua bien plus mais je me tenais au plafond du Kodiak, quelques pas derrière ma pilote qui s'énerva toute seule contre les mauvaises conditions climatiques. Cela faisait presque vingt-quatre heures que Sykes et ses soldats devaient être coincés dans le complexe et je demeurai plutôt inquiète de leur sort.


- Travée de l'Attique, Nexus d'Hadès, planète Trident
- Entrée du complexe souterrain

Comme prévu, Atkinson nous déposa à quelques pas de l'entrée que nous avions déterminé pour entrer dans la base. Nous n'étions pas encore repérés, c'était tout bon pour le moment. Je mis pied à terre la première, le Mattock en avant, aussitôt suivie par mon unité en formation d'attaque. Atkinson quant à elle, fila droit dans le ciel de Trident. Nous étions dans une petite clairière au sein d'une forêt de type tropical qui paraissait avoir miraculeusement résisté au passage de l'ouragan. Néanmoins, le vent que l'on ressentit tous et les quelques petits débris qui s'envolaient dans les airs étaient annonciateurs de la prochaine tempête qui allait s'abattre. Mon OmniTech m'indiqua que le poste de garde à l'air libre était bientôt en vue. Il apparut quelques minutes plus tard et les arbres couchés à terre non loin de l'entrée en forme de tunnel nous offrirent une bonne couverture. Il y avait une poterne ouverte dans le bout de mur qui dépassait du sol, un garde casqué se tenant à côté tandis qu'un autre de ses collègues balaya du regard les alentours. En relevant légèrement le regard, je vis une caméra de surveillance qui surplombait l'entrée. Par signes discrets, j'indiquai à mes hommes de se préparer à l'assaut et aux snipers de mon unité de se préparer à ouvrir le feu. Une bourrasque de vent souleva des branches à terre et comme si elle avait été guidée par une main invisible, l'une des branches heurta violemment la caméra de surveillance qui se fracassa contre le mur. Les deux gardes levèrent la tête et je saisis cette opportunité pour ordonner le tir de mes tireurs d'élite. Pour cette mission, Haver et une soldat du nom de Griest se chargèrent d'expédier ad patres les deux gardes, l'un d'eux la tête presque explosée. Les mercenaires furent tués sur le coup et j'ordonnai l'assaut vers la poterne. Assaut qui se déroula sans encombre jusqu'à ce que l'on entre dans le complexe par cette entrée. Je rentrai la première en m'assurant que l'endroit qui ressemblait à un petit vestibule avant un escalier qui descendait soit vide avant de refermer la porte derrière Griest. À cet instant, j'envoyai le code d'identification à l'OmniTech de Sykes puis je tentai une communication. S'ils étaient en vie, ils pourraient nous entendre.

SO-21, ici le Lieutenant-Commandant Raikes de la Cinquième Flotte de l'Alliance. Me recevez-vous ? ... SO-21, me recevez-vous ?... Ici le Lieutenant-Commandant Raikes, Commandant Sykes, si vous pouvez m'entendre, sachez que les renforts arrivent.





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Dernière édition par Ada J. Raikes le Lun 30 Oct 2017, 00:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: N7: Expérimentations sous les tropiques   Mer 20 Sep 2017, 01:30

L’Espoir. On le dit être la source de bien des accomplissements et parfois même miracles dans les situations les plus improbables. Il est la notion derrière laquelle nombre de gens se plaisent à canaliser leurs pensées et actions lorsque les choses tournent mal ou qu’ils ont de grands projets pour un avenir tout aussi incertain et impalpable que cette disposition de l’esprit. Il est commun à toutes les races, motivant les aspirations de grandeur pour les uns ou encourageant les actes qui entretiennent une meilleure entente entre les différents acteurs de cette galaxie pour les autres. Pourtant, s’il est véritablement un élément essentiel au développement et la construction de tout à chacun et de toute chose, il existe des individus qui ont depuis bien longtemps choisi de ne pas s’y fier. Alec faisait partie de ceux-là. Désabusé par la réalité du combat contre les Moissonneurs et tout ce qu’il entraina en termes de destructions, sacrifices et retombées sur le long terme, il était devenu par bien des aspects un homme cynique et parfois irascible. Cela pouvait se ressentir dans sa façon de commander et de combattre, pourtant il parvint très vite à gagner le respect et l’obéissance de ses hommes de par son efficacité et la façon qu’il avait de se soucier d’eux. C’est sans doute la raison pour laquelle son commando acceptait de le suivre les yeux fermés dans un guêpier comme celui-là. S’il avait abandonné la notion d’espoir pour son avenir et ses missions, ses subordonnées instillaient les leurs dans leur supérieur. Ce lien de confiance faisait donc la véritable force de la SO-21. Il permettait à l’unité de rester soudée, même dans les pires enfers où l’Alliance décidait de l’expédier…

Et soudée, elle avait grandement besoin de l’être dans cette situation. Ne serait-ce que pour survivre. Bloquée au plus profond du complexe souterrain, l’équipe ne pouvait compter que sur elle-même pour tenir assez longtemps avant de voir débarquer des renforts. Il n’y avait pas de vain espoir dans les attentes de l’officier. Les renforts finiraient par pointer le bout de leur nez, c’était certain. Quand bien même l’Alliance devait essuyer de lourdes pertes, elle enverrait quelqu’un à leur rencontre. Les informations que recelait ce lieu lui étaient trop précieuses. Ne serait-ce que pour ne pas entacher son image auprès de l’opinion publique et la scène politique. La nature des données qu’on lui avait dérobées était bien trop compromettante pour risquer de les voir filer entre de mauvaises mains. Quant à la question de bombarder la zone depuis l’espace quitte à tirer une croix sur les infos en question pour effacer toute trace de passage… Il n’y croyait pas une seule seconde. Les éléments dans les mains de l’Amirauté se trouvaient être bien trop fragmentaires pour motiver une frappe orbitale. A coup sûr une partie de l’édifice résisterait au déchainement de feu, plus particulièrement toute la section sous-marine. Ce qui signifiait d’éventuels survivants et d’éventuelles fuites qui vont avec. Un cas de figure inconcevable au vu des enjeux.

Il « suffisait » donc de patienter aussi longtemps que nécessaire. Ce qui relevait au mieux d’un doux euphémisme. Retranchés tant bien que mal autour de la salle de contrôle auxiliaire qu’ils occupaient, les soldats eurent fort à faire pendant la vingtaine d’heures que dura leur calvaire. Dans l’incertitude quant à l’identité réelle de leurs assaillants, les forces de sécurité de l’avant-poste commencèrent par engager le combat de façon quelque peu timide pour jauger l’adversaire. Une manœuvre prudente et adaptée à la situation, mais qui permit d’ores et déjà au commando de gagner une heure ou deux. Les échanges de tirs se firent ainsi dans un premier temps sporadiques, quelques mercenaires étant envoyés en éclaireur dans les coursives occupées par Alec et son unité. Usant à outrance de camouflage optique, ils retrouvèrent très vite leur créateur lorsque les assiégés remarquèrent leur approche. Aidés d’yeux formés à déceler la moindre déformation de l’horizon et de la vision thermique de leurs casques, le N7 et ses subordonnées n’eurent guère de mal à aligner ces imprudents de quelques salves bien placées. Le premier sang versé fut ainsi celui de quelques gardes assez malchanceux pour avoir été envoyés en avant sans réel espoir de réaliser une percée. Aussi discutable soit-il sur le plan éthique, ce stratagème permit au moins à chaque camp de d'évaluer l’autre.

- « Eagle Leader à tous. Maintenant ils savent que l’on a les moyens de riposter. Restez en position et laissez faire les mines dans la mesure du possible. Leur réponse sera bien plus musclée sous peu… »
déclara par radio le Commandant sitôt les derniers corps tombés au sol.

Faisant écho à ses mots qui relevaient davantage de l’évidence que de la prophétie, l’ennemi pressa ses forces à la rencontre des intrus sitôt leurs éclaireurs tombés et la situation un minimum analysée. Mais s’il savait avoir face à lui un opposant un minimum entrainé et avec du matériel en quantité et qualité, le degré d’exactitude de ces critères paraissaient encore échapper partiellement aux responsables de la zone. Ils ne devaient pas imaginer devoir combattre une unité de forces spéciales conciliennes. Dans le coin paumé que représentait Trident, on voyait rarement ce genre de visiteurs. Ce qui devait expliquer le mode opératoire borderline visant à traiter une force d’opposition composée de mercenaires quelconques plutôt que de véritables professionnels de l’art de la guérilla…

La SO-21, bien qu'elle aussi sous le feu d’opposants à l’identité encore bien floue, pu donc leur faire pleinement comprendre l’erreur commise dans la façon de mener ce premier assaut d’envergure. De toutes les directions des silhouettes humaines en armures convergèrent en vitesse sur la planque de l’Alliance, comptant très certainement les submerger sous le nombre plutôt qu’autre chose. Mais quand on se précipite tête baissée vers l’inconnu en jouant un coup de poker aussi hasardeux, il est courant de devoir ramasser les pots cassés de sa propre hardiesse. C’est ce qui arriva cette fois-là : confortés par le fait de n’attirer aucune riposte d’aucune sorte alors qu’ils parcouraient en vitesse les coursives vers l’objectif, les commandos improvisés pressèrent bien vite le pas pour mettre fin à cet « incident ». Hélas pour eux, des champs de mines et charges à mise à feu différée croisèrent la route de leur victoire annoncée. Ce qui devait être un assaut éclair se transforma alors en cauchemar de bruit, de flashs lumineux en tout genre et de corps et débris humains volant en tous sens. Dans la confusion la plus totale, ceux en queue de colonne paniquèrent et tentèrent de revenir en arrière en se ruant à la rencontre de leurs propres lignes. Certains y parvinrent tant bien que mal, couverts de shrapnels et le souffle court. Pour d’autres, la fin fut tout aussi brutale. Lorsque les tirs du commando ne les abattirent pas comme des chiens dans le dos, les quelques mines n’ayant pas encore détonnée firent le reste du boulot.

Ne restait alors que des coursives noircies par les explosions, des éclats par milliers, et restes humains en nombre. Du membre arraché aux corps fumants exposés aux flammes des charges incendiaires. Quelques blessés graves trainaient bien ça et là dans le no man’s land qu’était devenu ces couloirs si âprement défendus, mais personne ne prit la peine de venir les évacuer, les soigner ou même abréger leurs souffrances. Les Opérations Spéciales ne faisaient ni dans dentelle ni dans le propre lorsque la situation l’imposait…

Après cela, les choses tournèrent bien moins à l’avantage de l’Alliance. Désormais plus prudents, leurs opposants usèrent d’ingénieurs et de drones pour déceler et neutraliser les explosifs qu’ils rencontrèrent lors des attaques suivantes. Les feux des Enfers furent désormais remplacés par des coups de feu bien plus nourris, chacun usant du moindre atout de son arsenal. Le fusil d’assaut Saber de Sykes fut rarement aussi sollicité que durant ces interminables heures à soutenir un siège. Conçue sur mesure pour son propriétaire, l’exceptionnelle précision et puissance de sa munition se trouva être d’un grand secours pour la défense de la section dont il avait la charge. Un tir ou deux suffisaient généralement passer outre les boucliers cinétiques et ainsi nourrir le cimetière improvisé qui se dessinait devant lui et Brewer. Pourtant, la défense du périmètre devenait en plus complexe à chaque manœuvre de l’ennemi. Si ses tactiques s’espaçaient dans le temps du fait que ses effectifs ne cessaient de diminuer, elles étaient toujours plus efficaces à gagner du terrain et proches de réaliser une percée. Cette dure vérité s’illustrait parfaitement sur les fronts Est et Ouest, là où les biotiques de l’escouade étaient déployés. Toujours sur la brèche, leurs pouvoirs étaient sollicités avec une intensité et une fréquence qui dépassait de loin le raisonnable pour des sujets humains. S’en ressentait donc une fatigue de plus en plus croissante qui risquait de mettre en péril leur survie à tous…

Mais la délivrance arriva enfin après vingt-deux heures d’une résistance acharnée sous la forme d’une comm’ radio. Comme prévu, on venait donc les ramener au bercail… Eux ou les infos en leur possession. Une certaine Raikes était en charge de cette tâche ingrate s'il fallait en croire ses propres mots. Raikes ? Raikes. Raikes… Où avait-il déjà entendu ce nom ? Le vague souvenir d’une réunion stratégique de préparation d’exercices coordonnés entre les Quatrième et Cinquième Flottes refit très vite surface alors que le message résonnait dans son casque et qu’il vidait l’avant-dernière cartouche thermique à sa disposition sur une colonne d’infanterie progressant à couvert. Qu’ils connaissent ou non l’officier en question, tous captèrent la portée de ce signe, puisque Brewer redoubla d’efforts au péril de sa condition défaillante pour endiguer le gros de l’offensive afin de donner le temps à son supérieur de répondre. La hargne et la combattivité de ses hommes parvenait encore parfois à l’étonner par moments et malgré les années...

- « Sykes pour Raikes. Content de vous entendre, on y croyait plus vraiment. Mais cette unité répond au nom de code Eagle. Vous prenez l’indicatif Nomad pour le reste de la mission. Dites-moi que vous avez pensés à maintenir la liaison avec l’orbite ainsi qu’au ravitaillement. On va avoir besoin des deux d’ici très peu de temps... »
répondit-il dans un premier temps d’un ton qui trahissait l’impatience.

Munitions, fournitures médicales, rations d’urgence pour les biotiques de la SO-21… Du support au moins aussi nécessaire que les bras armés supplémentaires qui venaient à leur rencontre. Néanmoins des bruits de combat de plus en plus violents ponctuèrent ses dires, se faisant de plus en plus sonores à mesure qu’il expliquait la situation. Une oreille attentive remarquerait que les détonations de fusils d’assaut laissèrent la place à celles de fusils à pompe et armes de poing. Un signe révélateur de la distance d’engagement grandement réduite. Le point de rupture n’était pas loin…

- « ... Nous sommes retranchés dans ce qu’il reste de l’aile technique du complexe. Coordonnées transmises à la suite de ce message. La fin de la tempête a levé le verrouillage global de la structure. Vous rencontrerez une résistance armée conséquente qui converge vers notre position. On va faire le nécessaire pour tenir la ligne. Magnez-vous de nous rejoindre et signalez-vous avant d’approcher, sans quoi vous serez vaporisés par ce qu’il reste du champ de mines et des charges incendiaires de notre périmètre défensif. Eagle termi… GRENADES, A COUVERT ! » hurla soudainement une autre voix que celle du N7 alors qu'il s'apprêtait à clore sa transmission.

Suivirent des grésillements et un sifflement violent, puis plus rien. On prenait de nouveau d’assaut leur position, et cette fois avec bien plus de violence que tout ce qui s’était fait précédemment. Rassurés par l’arrivée de leurs propres renforts qui convergèrent vers eux suite à la levée du verrouillage général du complexe, les assiégeants survivants lancèrent un ultime raid coordonné sur les positions de l’Alliance. Usant à outrance de fumigènes, de grenades incapacitantes comme létales et de camouflage optique, ils progressèrent de façon bien plus soudaine et marquée qu’auparavant. Aidés en cela par la fatigue qui commençait à se faire ressentir dans les rangs du commando et les manques logistiques de l’unité, les mercenaires risquaient d’acculer pour de bon Eagle dans son ultime refuge : la salle de contrôle. Quant à Alec… Les choses étaient bien incertaines. Impossible de le contacter de nouveau pour s’assurer de sa situation. Sa position avait essuyé le gros de l’attaque, et les corps s’y comptaient en nombre. Quelques gémissements de douleur et tirs sporadiques étaient perceptibles, mais c’est bien l’épaisse fumée recouvrant la scène qui lui donnait cet aspect aussi sinistre…


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MessageSujet: Re: N7: Expérimentations sous les tropiques   Jeu 28 Sep 2017, 22:43
Experimentations under the tropics

Ada J. Raikes - Alec Sykes






- Travée de l'Attique, Nexus d'Hadès, planète Trident
- Complexe souterrain clandestin

Pour le moment, tout allait bien, les deux gardes avaient été rapidement anéantis par le feu de Griest et de Haver et par un coup du sort - peut-être pas le dernier - la caméra de surveillance avait été détruite par une soudaine bourrasque de vent. Personne ne savait encore pour le moment que l'ennemi avait été amputé de deux autres combattants et personne ne nous avait vu entrer dans la base mais surtout, le contact avait enfin pu être instauré avec SO-21, l'unité du commandant Sykes. Une voix légèrement grésillante mais claire me parvint à moi à travers mon viseur intégré et micro-casque ainsi qu'au reste de mon unité qui elle était casquée mis à part Haver. Cette voix me revint maintenant en mémoire et j'y apposai immédiatement la tête avec le nom en dessous. Je n'étais lieutenant-commandant que depuis peu de temps lorsque j'avais rencontré Sykes, à l'occasion d'une réunion d'officiers mobilisant des effectifs de la Quatrième et de la Cinquième. Il y avait très peu de soldats issus du CFCI présents à cette réunion et Sykes était le seul à arborer le N7 sur l'uniforme. Entre membres du N7, l'on avait fait une sorte de réunion improvisée et je m'étais légèrement attardée avec l'ancien lieutenant-commandant. Je ne me rappelai plus du contenu exact de notre discussion mais ce n'était pas le plus important pour le moment, des vies de soldats de l'Alliance étaient en péril et la potentielle mention qu'un soldat de grade N7 soit mort dans mon dossier où j'avais maintenant toutes les peines de la galaxie à rendre irréprochable me fit gronder de frustration. Je me mis à écouter attentivement.

À entendre la voix de Sykes, la situation était dramatique, non loin d'être désespérée. Le N7 maitrisait très bien sa voix pour ne pas céder à la panique mais j'y sentis une impatience qui allait croissante. Nous étions pour le moment tous postés dans l'espèce de vestibule de garde avant l'escalier qui menait au niveau inférieur, Baird et King montaient la garde aux premières marches et l'on écouta attentivement les mots de Sykes. J'eus un regard pour tout mes soldats lorsque Sykes nous ordonna de prendre l'indicatif Nomad à la place de la désignation standard de notre unité, mon index et mon majeur droit apposés sur l'oreillette de mon micro-casque, une manière de faire comprendre à tout le monde que le message devait être passé. Lorsque notre supérieur fit mention de la liaison avec l'extérieur, Haver me leva le pouce en me montrant son OmniTech. En posant les yeux sur l'interface holographique, j'y vis que nous étions en liaison radio avec le centre de commandement de l'Okinawa puis vint la question du ravitaillement. Pour le coup, nous étions légèrement pris en défaut. À part nos propres réserves et celle de Cole, nous n'avions pas d'autres fournitures et Stroud n'avait que quelques vivres pour les biotiques. Fronçant les sourcils assez contrariée, je répondis alors au N7.

Bien pris Eagle. La liaison avec l'extérieur est établie pour le moment, nous avons quelques heures d'éclaircie et de battement sur la zone avant le prochain ouragan. Je suis venue avec mon unité de huit soldats, nous ne sommes pas tous venus avec une cantine de ravitaillement chacun mais nous allons vous donner ce que nous pouvons. Tenez bon, Commandant !

Je perçus ensuite les mots suivants assez difficilement à cause des bruits de la bataille qui pour le moment ne nous parvint qu'à travers nos oreillettes ou nos casques et je reçus les coordonnées de la position de Sykes et de ses soldats. Il ne put finir sa communication car un cri prévenant d'un lancer de grenade coupa la liaison, n'envoyant plus de son dans les oreilles et je tentai de joindre à nouveau le N7 mais sans succès. La frustration ainsi qu'une fureur froide s'empara de moi alors que je fixai chacun des soldats de mon équipe d'un regard dur et belliqueux.

Bon... selon les coordonnées, on a deux niveaux à franchir avant de parvenir au niveau où ils sont et obliquer vers l'aile technique. Je vous les transmets à vos OmniTechs. Baird, calculez le meilleur itinéraire possible, vous avez quarante secondes.

Compris, Lieutenant-Commandant...

On progresse en formation de progression et d'attaque. Rappelez-vous, il faut rallier le Commandant Sykes et ses soldats le plus rapidement possible, on se fraie un chemin jusqu'à eux, on va au plus vite. Je prends la tête, Griest et Stroud, derrière moi. Cole, Baird et Anderson, le flanc gauche. Carter, King et Watanabe le flanc droit. Vous allumez le moindre connard qui essaie de nous prendre de flanc. Haver vous fermez la marche et vous assurez nos arrières. Des questions ? ... Bien où ça en est Baird ?

Ouais, ouais voilà Lieutenant-Commandant, j'ai un itinéraire. Si j'en crois le plan et en admettant que les pirates soient concentrés dans l'aile technique, on peut rallier les OS en moins d'une demi-heure.

On a pas le choix, il va falloir qu'ils tiennent mais on devra faire tout notre possible pour les sauver. Atkinson, vous me recevez ?

La liaison est assez mauvaise mais je vous capte, Lieutenant-Commandant.

Mettez-vous en relation avec le Midway avec Snakeshit si ce n'est pas déjà fait et voyez quel soutien aérien vous pouvez nous fournir, je pense que nous en aurons besoin plus tôt qu'on ne le pense. Si l'on arrive à sortir du complexe, ils ne vont certainement pas nous laisser filer comme ça. C'est là que j'aurais besoin de vous. Donc concertez-vous avec le Midway et armez les Kodiak. Armes lourdes montées en plus des double-canons à l'avant.

Bien reçue, Lieutenant-Commandant, je vais chercher Lathrop pour l'autre Kodiak. Vous n'avez juste qu'à dire quand on doit s'amener pour sauver vos miches. Bonne chance, chef !

Merci, Lieutenant. Terminé. On a pas trop le choix, on va vite être à notre tour à court de cartouches thermiques si on leur file ce que l'on a. Ça ne me plait pas mais ramassez des chargeurs quand vous le pouvez. Nos collègues en auront besoin, peut-être que nous aussi. Allez soldats, on bouge !

En quelques secondes, l'Okinawa Combat Team s'élança vers la position des soldats des OS de l'Alliance. Le premier niveau fut facilement franchissable malgré le fait que l'alerte retentissait au sein du complexe. Le couloir que l'on avait emprunté débouchait directement au sein de l'armurerie des pirates qui bien évidemment était quasiment vide, seuls ça et là, trainaient quelques chargeurs de cartouches thermiques aussitôt ramassées par Cole. L'armurerie était grande ouverte et l'on progressa très vite vers l'escalier menant au niveau d'en dessous en passant à travers deux salles communes de repos. Un couloir menait vers les dortoirs des gardes, l'autre vers le personnel non militaire du complexe tandis que le dernier renvoyait vers l'escalier. Deux autres gardes furent surpris par mon unité et conformément à mes ordres, il n'y eut pas de tirs de sommation. L'un des deux tenta de nous stopper mais il fut cueilli par un tir du Viper de Griest puis le feu conjoint de mon Mattock ainsi que celui d'Anderson et de Carter. Son projectile rata sa cible et le pirate s'effondra à terre. Son copain était en train de prendre la fuite lorsque Stroud fit parler sa biotique. Seuls quelques mètres nous séparaient mais l'attaque lancée par ma subordonnée atteignit sa cible, nous laissant le temps d'aligner l'aminche qui tâcha de crier dans son casque sûrement pour prévenir les autres mais nos cartouches l'empêchèrent de parler davantage. L'on reprit notre progression en piétinant les cadavres des pirates sans vergogne en empruntant l'escalier conduisant au second niveau. Selon un écriteau au mur, le niveau comportait surtout des salles de recherche, informatisées et de réunion. Inquiète quant au sort de Sykes et de ses soldats, j'ouvris le canal de communication vers lui. Par chance, il y avait une réception mais personne ne répondit avant que je ne me mette à parler pour informer mon supérieur de ma situation s'il m'écoutait.

Eagle, ici Nomad. Avons franchit le premier niveau sans rencontrer grande résistance. Unité au complet, allons nous engager au second niveau. Terminé.

La progression au second niveau du complexe fut bien plus difficile. Le niveau était bien plus étendu que le précédent et de par la mobilisation des pirates contre les soldats des OS, la présence ennemie y était plus nombreuse. Il y avait aussi du personnel non combattant, mais certains des mercenaires du complexe le firent immédiatement évacuer tandis que leurs copains se chargeait de vouloir nous anéantir. La résistance fut plus vive mais chacun d'entre nous s'y attendait. Les premières salles furent très vite inspectées, les parois qui les séparaient étaient en verre mais l'on vérifia tout de même chaque pièce. Les pirates se mirent à ouvrir le feu alors que l'on débouchait parmi les salles de réunion qui étaient les salles les plus grandes. Anderson vit ses boucliers se réduire comme peau de chagrin en voyant le feu ennemi et était légèrement blessé car il avait pu se mettre à couvert à temps. J'ordonnai un feu de couverture pour permettre à mes soldats de prendre place pour engager l'ennemi. Le feu des mercenaires était brouillon, désordonné mais imprévisible et non moins dangereux. Griest, coincée contre l'embrasure d'une porte aligna quelques imprudents qui avaient osé passer la tête au dessus de leurs couverts. Stroud, Carter et King empêchèrent les pirates de nous prendre de flanc en passant par une salle remplie d'ordinateurs, l'ennemi s'étant approché d'un peu trop près à leur goût. Dans l'autre salle, les pirates se mirent en mouvement pour arriver à notre contact et ce fut le rire de Cole qui attira l'attention de tout le monde mais aussi le bruit si caractéristique de son Écorcheur. L'ennemi s'était comme figé en entendant cette réaction si hors du coup mais c'était la fenêtre d'intervention qu'il nous fallait. Le feu de l'Alliance se déchaîna et quelques uns d'entre nous, moi compris, arrivèrent au contact. Coups de crosse et OmniLame furent assénés, j'y allai d'un cri de rage en trucidant l'Humain en face de moi qui écarquilla les yeux de surprise en me voyant arriver. L'ennemi dans cette salle fut rapidement anéanti et notre unité se retrouva de nouveau au complet afin de poursuivre la progression à ce niveau. Nous étions maintenant à un quart d'heure de la salle de contrôle où se trouvait certainement assiégés les soldats des OS. En arrivant au dernier embranchement, trois chemins s'offrirent à nous. En face, nous avions une salle de recherche, à droite l'infirmerie et à notre gauche, l'escalier descendant vers le troisième niveau, là où il y avait un hangar avec des véhicules et une voie d'accès vers l'extérieur, les systèmes de survie, les générateurs, les salles de stockage et la salle de contrôle, précisément là où SO-21 s'était retranché.

Eh Lieutenant-Commandant, on pourrait piller leur infirmerie ? Si tout ces cons sont là bas, y a des chances qu'on puisse mieux aider les OS. On a déjà des munitions de rab, on va leur trouver des gros pansements pour leurs gros muscles. P'tet même qu'on tombera sur des grosses rations pour leurs gros biotiques. Ça va être Noël pour eux avant l'heure.

Le timing était serré pour parvenir à l'aile technique et d'où l'on était, on pouvait entendre des coups de feu et des explosions. Le regard déterminé, j'approuvai néanmoins la suggestion de Cole et je désignai du regard Watanabe et Carter.

En espérant que ça leur suffira. Carter, Watanabe, vous l'accompagnez, on va tenir cette position. Prenez tout ce que vous pouvez, vous avez une minute.

Ma major opina du chef et d'un signe de tête, fit bouger le colosse et le médecin. Pendant ce temps, moi, King, Anderson et Griest nous placèrent aux premières marches pour garder la descente d'escaliers tandis que Haver et Baird se mirent à fouiller la salle de recherche. Il y eut des bruits sourds de coups et un bruit de verre brisé lorsque mes trois soldats entrèrent dans l'infirmerie d'un pas fracassant mais Carter nous prévint que tout allait bien et qu'ils venaient d'assommer le médecin qui se trouvait là. Ils avaient moins d'une minute pour dépouiller l'endroit mais les secondes me parurent une éternité car les tirs allaient sans discontinuer. Puis, alors que je jetai un regard vers l'infirmerie pour en voir Cole sortir, King m'attrapa le bras et me tira contre l'angle du mur avant l'escalier et Anderson se mit à crier qu'une grenade apparut. Au lieu de l'explosion tant redoutée, il y eut un bruit ressemblant à un cri strident et je fus aveuglée pendant un temps. Des tirs beaucoup plus proches retentirent ainsi qu'un grognement de Cole réprimant un éclat de rire me tira de ma léthargie quelques minutes après. Lorsque ma vue revint, je vis Watanabe examiner et soigner King et Carter à l'aide de son OmniTech tandis que Baird se mit à maugréer contre l'un des pirates à terre. Ce fut Haver qui me fit reprendre les esprits en agitant la main devant mon visage. Elle se mit à parler mais je ne compris pas immédiatement ce qu'elle disait. Je grimaçais légèrement avant de me donner une tape sur la joue et la voix de ma lieutenant me parvint clairement, le ton à moitié inquiet et à moitié furieux.

Hein ? Quoi ?

Lieutenant-Commandant ! Je disais qu'il faut qu'on bouge, ils envoient déjà d'autres types nous attaquer ! Sykes n'est qu'à quelques minutes !

Merde ! Repoussez-les ! Il faut à tout prix que l'on garde une voie jusqu'aux OS ! Avec moi !

Sans plus attendre, mon Mattock se chargea de parler à ma place et l'un des pirates à terre qui s'était relevé mourut sous mes cartouches en gargouillant. Je m'étais relevée et élancée dans l'escalier, seule pendant une fraction de seconde avant que Stroud et King ne me suivent. Il n'y eut pas de pirates dans l'escalier, en revanche en bas, on nous attendait. Trois pirates nous barraient la route mais un bruit étrange se fit entendre et je sentis un brusque courant d'air à côté de moi qui me fit frissonner avant qu'il ne se matérialise devant moi. Stroud avait de nouveau fait parler sa biotique et les pirates, surpris purent être neutralisés par moi et mes deux autres soldats derrière moi. Mon unité suivit peu après moi et l'on déboucha au dernier étage du complexe, au niveau du hangar. Il y eut des caisses et un véhicule de transport blindé non loin de l'escalier qui nous servit d'abris car malgré le barrage de l'escalier forcé, des tirs de tourelle se mirent à nous accueillir. Selon l'itinéraire de l'OmniTech, il nous fallait tourner immédiatement après l'escalier pour arriver dans l'aile technique. Deux couloirs plus tard, c'était l'une des voies d'accès vers la salle de contrôle, là où Sykes et son unité s'était retranchée. Mais pour le moment, il fallait que l'on se débarrasse de la tourelle qui nous empêchait d'aller plus loin mais aussi des soldats à côté de l'arme automatique.

Baird ! Enlevez nous cette putain de tourelle, je me contrefous de comment ! Griest, vous alignez le premier ingé qui essaie de les réparer, je les veux en miettes ! Haver donnez lui un coup de main ! ... NON KING ! Vous gardez votre cul contre la roue, vous êtes déjà blessée, je refuse que vous deveniez un cadavre ! TIR DE COUVERTURE !

Mes soldats opinèrent avant que l'on ne déclenche un feu nourri en direction de la tourelle ennemie et des quelques mercenaires à côté. Du coin de l'œil, je vis Baird en profiter pour changer de couvert sous les tirs tandis que Griest sortit la tête de son couvert pour atteindre l'ingénieur ennemi qui essayait de parvenir à la tourelle dans l'ordinateur embarqué qu'il avait dans le dos. Sous les tirs de la tourelle et après deux tirs du fusil de précision, l'ordinateur explosa, déstabilisant l'ingénieur et Baird en profita pour balancer une surcharge vers la tourelle qui dirigea son tir sur lui. Griest s'était néanmoins prise une cartouche dans le bras, le projectile ayant atteint l'armure, forçant la sergent à se remettre à couvert. Haver empoigna à son tour son fusil de précision pour aligner l'ingénieur qui mourut une fois à terre. On se mit encore à arroser la zone et la tourelle vola en éclats peu après tandis que Baird revint auprès de nous cahin-caha en se tenant le bras. Il n'y avait plus que quelques tirs sporadiques dans notre direction, bien plus inoffensifs que la tourelle et les quelques pirates restants se replièrent dans une pièce attenante au hangar. Watanabe examina Baird au bras et lui administra quelques soins puis je reportai le regard sur le reste de mon unité. Globalement, tout le monde allait bien malgré les blessures récoltées par mes soldats, la plupart d'entre elles des coupures ou des traces de coups dues aux impacts des cartouches sur les boucliers ou encore des cartouches ayant réussis à atteindre l'armure. Anderson gardait la porte grande ouverte menant au couloir indiquant une salle de stockage et la salle de contrôle tandis que Carter échangeait avec Stroud en examinant l'OmniTech de la biotique. Watanabe finissait ce qu'il avait à faire pour rétablir le bras de Baird qui se taisait mais je pus aisément sentir qu'il était irrité. Griest rechargea son arme aux côtés de Haver derrière Anderson. Cole quant à lui avec King à ses côtés, examinait son sac de munitions ainsi que celles récoltées et distribuait à Watanabe et Stroud des rations dans un sachet bleu, des rations de secours pour biotiques ainsi que quelques fournitures médicales. Les bruits d'une fusillade nous parvinrent à nouveau et je me relevai de mon couvert. Je m'étais à peine redressée que chaque soldat braqua son regard sur moi, je rejoignis ensuite Anderson, rechargeant prestement mon Mattock et portant la main à l'oreille.

Eagle, ici Nomad. Si vous m'entendez, nous avons franchi le second niveau, plus forte résistance. Sommes au dernier niveau, non loin de la salle de contrôle. Des blessés mais tout le monde est toujours en état de combattre. On progresse vers vous. Terminé.

J'eus à cet instant un regard pour mon unité.

Nous ne sommes pas loin de notre objectif mais on a encore des pirates en travers de notre route. On épargne personne, ils veulent faire la peau à nos collègues, on les en empêchera. Prêts ? GO !

On s'engagea donc dans le couloir à côté d'un bureau de vigile. Selon l'OmniTech, nous n'étions qu'à quelques mètres mais je n'avais même pas besoin de le consulter, je n'avais qu'à suivre le bruit des explosions de grenades non loin. Des soldats ennemis s'étaient massés devant l'accès de la salle de contrôle, assez nombreux au demeurant mais nous le prenions à revers. C'en était presque trop facile et grisant. Je ne hurlai même pas de faire feu, nos armes se chargèrent de répandre la mort parmi nos ennemis. Complètement pris par surprise, on fit un massacre dans les rangs des pirates complètement désorganisés par la violence et la rapidité de l'attaque. Rares furent parmi eux qui tentèrent de nous résister mais ils furent rapidement anéantis par notre puissance de feu. Cole ramassa un des boucliers anti-tirs au sol et prit la tête en se protégeant des quelques tirs. Parvenus devant l'entrée vers la salle de contrôle, on se déploya pour finir les quelques mercenaires survivants. Cole se mit même à massacrer un des soldats portant lui aussi un bouclier avant que King ne l'achève. Je dus finir moi-même un type aussi costaud que l'ancien rugbyman à l'OmniLame, mon adversaire ayant réussi à me causer une coupure sur la joue gauche, me zébrant presque le front. De rage, j'éventrai mon ennemi avant de lui loger une cartouche de Mattock à bout portant en pleine tête.

Eagle, ici Nomad... Sommes parvenus devant votre position, prévenez nous quand la voie sera libre pour nous. Terminé.

La joue marqué par l'estafilade laissée par mon dernier ennemi qui était maintenant mort et la main sur l'oreille droite, j'attendis une réponse au milieu des cadavres ennemis. Je n'eus pas de communication pour le moment avant qu'une voix ne me réponde. Ce n'était pas Sykes mais l'un de ses soldats qui me dit que le chemin était maintenant sûr. Soulagée d'entendre une voix amicale, le fusil d'assaut néanmoins en avant, je m'engageai vers la salle de contrôle, mes soldats sur mes talons. Il y avait une épaisse fumée dans la salle de contrôle ainsi qu'un calme relatif très inquiétant, uniquement brisé par des tirs d'armes de poing et les cris de quelques blessés. L'un de ces blessés eut un timbre de voix très caractéristique et je reconnus sans peine, un Butarien qui criait sa douleur là devant moi. Il avait la jambe arrachée et le ventre en charpie, le visage à moitié brûlé. Il leva une main ensanglantée vers moi et implora ma pitié lorsqu'il me vit le braquer. Malheureusement pour lui, il était tombé sur la personne la moins conciliante de l'Univers envers les Butariens et alors qu'il continuait de gémir plus fort que les autres, je le fis taire d'un coup de bottine rageur en plein visage, les dents serrées avant de lui administrer une cartouche en plein dans l'un de ses yeux du dessus.

Ta gueule... Commandant Sykes ? Vous êtes là ?

La fumée n'arrangeait rien mais je vis des formes se mouvoir devant moi, j'espérai ardemment que les soldats des OS se signalent pour éviter les tirs amis à cause de cette foutue purée de poix. Mais je me tenais prête, même à d'autres ennemis.


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MessageSujet: Re: N7: Expérimentations sous les tropiques   Mer 11 Oct 2017, 22:37

Un avertissement. Un bruit sourd, suivi de plusieurs détonations. Une onde de choc qui balaie le couloir et change en un instant les choses de façon dramatique… Jusqu’ici sur la brèche, les forces spéciales de l’Alliance virent leur situation dégénérer dès lors que des mesures extrêmes furent prises pour les déloger de leur repaire. Prise à l’ennemi voilà presque vingt-quatre interminables heures, la zone n’était plus qu’un champ de bataille jonché de corps, ses murs et sols n’étant plus quant à eux qu’impacts de tirs et traces d’explosions en tous genres. Tandis qu’il rendait compte des évènements à ceux dépêchés pour les sortir de ce bourbier, Alec se trouva pris par surprise par la dernière riposte adverse. Jusqu’ici impénétrable, la ligne de défense formée par le N7 et son subordonné s’effondra lorsque plusieurs ceintures de grenades furent projetées dans leur direction. A bout de souffle, épuisé par le surrégime imposé à sa biotique, Brewer ne put gérer à lui seul la pression imposée par l’ennemi.

Expert en biotique défensive, que ce soit au moyen de ses barrières ou de bulles biotique impénétrables, formé à Grissom et soldat reconnu des forces spéciales, il n’en restait pas moins un homme. Et un seul. Au plus haut de son potentiel au début de la mission, le traquenard qu’elle était devenue avait pourtant fini par drainer une bonne part de ses forces. Mais comme tout membre de terrain des Opérations Spéciales, il lui était inconcevable de renoncer dans une telle situation. Repoussant ses ultimes limites, celui que ses camarades surnommaient affectueusement « le bleu » puisa dans les dernières forces qu’il lui était possible de rassembler afin d’offrir un semblant de défense à leurs opposants. Plus par réflexe et instinct de survie que tout autre chose, il parvint à renvoyer une partie des projectiles ennemis à l’envoyeur grâce à une onde de choc bien placée, ce qui ne manqua pas de surprendre l’autre camp. C’est tout un peloton qui se trouva pris au dépourvu par la manœuvre, se faisant faucher brutalement par ses propres grenades alors qu’il s’apprêtait à monter à l’assaut. Très vite hors de combat, la formation ennemie n’en fut pas moins immédiatement remplacée par un nombre au moins équivalent d’assaillants, qui s’acharnèrent avec une combattivité redoublée afin de réaliser une percée.

Leurs efforts se trouvèrent couronnés de succès lors de la tentative suivante, le recours aux explosifs permettant de venir à bout du duo. Sous la puissance des multiples déflagrations, le champ de force biotique déployé par le Caporal céda brusquement. A bout de forces, il fut violemment projeté sur le mur le plus proche dans un bruit sourd qui ne parvint jamais aux oreilles des protagonistes de la scène tant le vacarme ambiant était impressionnant. S’ensuivit un violent retour de flammes accompagné d’un nuage d’éclats et de fumée. Le Commandant, noyé dans cet enfer, se retrouva dès lors à lutter seul contre plusieurs tireurs ayant pris position au niveau du dernier embranchement avant son couvert. Au cours des interminables minutes suivantes, personne n’osa en premier lieu s’aventurer dans l’inconnu tant l’issue du combat était incertaine. Les quelques tirs sporadiques qu’il était en mesure d’offrir en guise de résistance suffirent un temps à garder les propriétaires des lieux en respect. Car s’ils se savaient en position de force après cette démonstration de puissance, les mercenaires ne pouvaient qu’amèrement compter le nombre des leurs morts et blessés. Les trois quarts de leurs effectifs dépêchés sur zone pendant l’ouragan se trouvaient hors de combat ou manquait à l’appel, tandis que les renforts se trouvaient amputés d’une part de leurs ressources du fait de l’apparition soudaine de l’escouade de l’Okinawa.

C’est peut-être cette incertitude quant à la nature exacte de la situation qui poussa les porte-flingues à patienter quelques instants supplémentaires afin de cerner l’état des défenseurs. Et lorsqu’il parut évident que plus aucune riposte efficace ne viendrait du côté des assiégés, les plus hardis se hâtèrent de partir en éclaireur. Il furent précédés par un énième lâché de grenades, qui eut cette fois raison de l’officier de l’Alliance. Incapable de quitter son couvert sous la pression des tirs et de l’avancée ennemie, et privé du renfort bien pratique d’une couverture biotique, Sykes fut à son tour soufflé par les jouets des forces de sécurité locales. Son salut ne fut au final assuré que grâce à l’épais mur anti-souffle que constituait sa couverture et la qualité supérieure de son armure…

Mais lorsqu’il émergea de l’inconscience, les environs avaient encore changés de configuration… Plusieurs départs de feu mettaient en péril la sauvegarde des coursives, tandis que la fumée se faisait de plus en plus épaisse. Une voix aux mots déformés et saccadés par l’état très approximatif de ses systèmes de communications se faisait entendre dans son casque, ce qui finit très certainement par accélérer son réveil et raviver ses capacités d’analyse et d’appréhension de la situation. Etalé de tout son long au milieu du couloir, cerné de cadavres et armes abandonnées çà et là, le Commandant discerna très vite le bruit caractéristique de bottes s’entrechoquant sur le sol glacial et maculé de sang de ce lieu de passage autrefois si commun. Quelqu’un approchait. Quelqu’un qui ne pouvait avoir qu’une chose en tête : finir le boulot de reprendre pour de bon le contrôle du complexe.

Conscient qu’il se trouvait dans position qui le désavantageait grandement, le soldat d’élite choisit de recourir à un stratagème aussi basique que maintes fois éprouvé depuis la nuit des Temps : faire le mort. Ce qu’il est difficile de voir comme autre chose qu’une marque de couardise eut néanmoins pour avantage de limiter la méfiance des nouveaux venus, qui progressèrent d’un pas assuré en direction des deux hommes qui leur avaient coûtés tant des leurs.

- « Il est mort ? »
- « J’crois bien… Ces enfoirés avaient peut-être la peau dure, mais ils pissent le sang comme n’importe qui une fois troué en fait… » constata de façon macabre une voix rauque à quelques mètres de lui.

Un bruit de coup, suivie d’une lamentation de souffrance permit au « défunt » de se faire une grossière idée de la situation…

Deux mercenaires en armure dominaient de leur hauteur un Caporal Brewer à l’article de l’inconscience, voire de la mort. Toujours aussi combattif, le jeune homme s’accrochait aux dernières onces de vie qu’il lui était possible de trouver, bien que la capacité à se mouvoir, ou même à émerger semblait devoir lui être refusée. On lui avait donc asséné un violent coup de pied dans les côtes afin de s’assurer de son trépas, une expérience dont le résultat ne devait pas convenir aux prospecteurs envoyés sur place pour s’enquérir de l’état des lieux…

- « Je te l’avais dit qu’il bougeait encore ! Finis-le ! »
- « On le ramène pas pour interrogatoire ? »
- « On a bien assez à faire avec ceux qu’il reste et les macchabés à ramasser ! Finis-le ! »

Le bruit d’une arme que l’on prépare à tirer fit alors écho à ces propos, annonçant la fin prochaine du soldat de l’Alliance aux abois. Ce fut certainement le coup de fouet dont eut besoin le N7 pour se décider à agir. Affalé dans une position qui n’avait rien de naturel, il lutta contre l’endolorissement de ses membres et les multiples douleurs qui parsemaient son corps pour se redresser avec une fulgurante rapidité. Un troisième porte-flingue, chargé de s’assurer de sa propre disparition, en fit aisément les frais… Le malheureux, en apparence fasciné par le sigle peint sur l’armure d’Alec, s’était approché au plus près afin de le contempler dans une malsaine fascination pour ce qui constituait un trophée de premier ordre au sein d’une macabre collection. L’envie de se saisir du plastron décoré des deux caractères symboles de l’élite de l’Alliance le poussa à se porter au chevet du soldat, ce qui ne fit que raccourcir l’espérance de vie du mercenaire. En l’espace d’une demi-seconde, le buste de sa « victime » s’était redressé de moitié, tandis qu’une omnilame maniée avec une précision peu commune vint se loger dans son cou et mettre fin à ses jours avec une violence peu commune.

Aucun râle d’agonie ne s’échappa de la gorge profondément entaillée, et par endroit sectionnée, de l’infortuné. Pourtant ses deux camarades firent brusquement volte-face. Alarmés par des bruits de lutte, il saisirent de façon instinctive leurs armes en vue de se défendre, mais ne purent opposer de résistance bien conséquente face à un N7 passablement énervé et aux envies sanguinaires après en avoir tant bavé… Leur collègue décédé servit d’ailleurs de bouclier de fortune au soldat tandis qu’il couvrait les quelques mètres le séparant du duo, le cadavre essuyant plusieurs impacts de Mattock et d’Avenger. Déstabilisé sous la pression et face à une telle hargne, les gardes virent l’armure sans vie être projetée sur eux sans aucune considération pour le défunt. L’un deux s’en trouva ainsi déséquilibré, s’effondrant lourdement au sol sous le poids de cette arme « inhabituelle », quand l’autre, bousculé dans la mêlée, fut désarmé sans autre forme de procès. Hélas, toujours capable de se mouvoir, il s’empressa de retrouver la direction de son camp au pas de courses, faisait fi des suppliques de son camarade qui l’invectivait en vue de gagner son aide.

Le braillard étalé au sol fut donc exécuté sans autre forme de procès qu’un autre coup d’omnilame, cette fois asséné en plein cœur par manque de temps plus qu’autre chose. Car s’il avait besoin de faire payer quelqu’un, Alec n’en gardait pas moins en tête certaines priorités, à commencer par son subordonné blessé et le fuyard qui risquait de lui échapper. Ce dernier n’alla cependant pas très loin, puisqu’un tir de Carnifex, arme de poing dérobée sur le corps tout chaud de son compagnon, traversa son genoux droit pour l’envoyer s’étaler lourdement au sol. Nulle parole ou gémissement ne purent le soustraire à son funeste sort, le Commandant déchargeant le reste de la cartouche thermique dans le crâne du miséreux au cours d’une pulsion libératrice plutôt que pour un quelconque soucis pratique…

On dit parfois que le pire de l’homme se révèle dans les pires situations de crise. D’autre voient dans les moments les plus désespérés l’occasion de voir renaitre les valeurs les plus simples et saines qui nous définissent afin d’assurer la survie du plus grand nombre. Je dirais au final que tous détiennent plus ou moins une part de vérité à leur manière…

- « Raikes, au rapport. Ordre de mission et état de situation. »
ordonna-t-il finalement d’un ton étonnement calme, froid selon les points de vue, en émergeant de la fumée, flingue toujours en main.

Son armure anthracite avait quelque peu perdu de sa superbe au cours des combats, mais restait dans un état globalement correct en dépits des épreuves qu’il avait surmonté. Quelques traces résiduelles de brûlures, des tâches de sang éparses et plusieurs microfissures sur la visière rétroéclairée de son casque témoignaient tout de même de l’ambiance mouvementée de ces dernières heures. Et s’il ne laissait rien filtrer de son état d’esprit dans le cas présent, il est évident que son soulagement d’avoir réussi la jonction avec les renforts envoyés sur place pour les épauler existait bel et bien. Mais il ne pouvait se laisser aller à la moindre émotivité… Du moins, par dans l’instant. Des mesures devaient être prises dans l’urgence, toute comme le mode opératoire de cette mission se devait d’être révisé…

- « Florès, sur ma position, immédiatement. Brewer est dans un sale état. A tous les autres : on clôture le périmètre, on récupère ce qui peut l’être, puis repli sur Eagle Leader. » lança-t-il sur la fréquence radio désormais commune à tous les éléments de l’Alliance.

D’un signe de tête, il invita l’officier commandant de l’Okinawa à le rejoindre un peu plus loin afin de se livrer à un briefing très sommaire tandis qu’il œuvrait à stabiliser l’état du biotique.

- « Tiens bon, gamin. Pas question que tu me lâche dans ce bourbier. » murmura-t-il à l’intéressé qui avait replongé dans l’inconscience alors que son supérieur le défendait à son tour.

Chacun venait juste d’assurer la survie de l’autre voilà quelques instants, alors il était inconcevable de voir le Caporal sombrer de la sorte. Et pourtant, son état n’était pas vraiment encourageant : épuisé par des heures d’effort et de concentration intenses, balayé par plusieurs explosions et le flanc droit criblé de dizaines d’éclats de tailles diverses en dépit de son armure lourde, il n’en ressortirait pas indemne, voilà un fait certain. A charge de ses compagnons d’assurer sa survie en plus du succès de la mission…

Certains objectifs se trouvaient d’ailleurs toujours d’actualité, et il convenait de les mener à bien avant de s’exfiltrer du trou à rat qu’était devenu le complexe souterrain. Les deux officiers en charge de l’opération disposaient désormais de précieuses minutes pour se briefer l’un l’autre et aviser quant à la marche à suivre. Leurs hommes profiteraient de ce temps mort pour reprendre leur souffle, soigner du mieux possible les blessures de chacun et répartir au mieux vivres et munitions pour ce qui s’annonçait être un rodéo ô combien mouvementé…


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MessageSujet: Re: N7: Expérimentations sous les tropiques   Lun 16 Oct 2017, 13:07
Experimentations under the tropics

Ada J. Raikes - Alec Sykes






- Travée de l'Attique, Nexus d'Hadès, planète Trident
- Complexe souterrain clandestin

Il fallait dire que le champ de bataille était plutôt une boucherie et ressemblait plus à une déchetterie doublée d'un charnier que d'une salle de contrôle comme indiqué sur le plan dans nos OmniTechs. De petits incendies crépitaient ici et là, causant certainement la fumée qui enveloppait les lieux mais surtout l'atmosphère était lourde. À voir le nombre de cadavres de pirates et les dégâts causés, l'affrontement avait dû être âpre et inégal, je ne distinguai fort heureusement, aucun soldat de l'Alliance mort parmi les corps à terre mais les pirates étaient nombreux. Je grommelai entre mes dents en me demandant combien de pirates étaient déployés ici et l'on progressait doucement avec mes soldats. Soudain, une lueur orangée dans la fumée attira à tous notre attention et celle-ci disparut dans quelque chose avant d'en ressortir sous une forme qui m'était familière de loin et je reconnus une OmniLame. Je n'avançai plus à cet instant et des bruits de pas vinrent dans notre direction. Prête à ouvrir le feu, je n'eus aucunement besoin de le faire car quelqu'un d'autre s'en chargea pour moi sous la forme d'un double coup de feu. Le propriétaire des bruits de pas fit apparaître sa silhouette devant nous alors que le premier tir retentit, causant l'effondrement du pirate qui prit la fuite. Il n'eut même pas le temps de crier sa douleur qu'un second coup de feu, quasi-simultané, se fit entendre et le front du pirate s'ouvrit dans une gerbe de sang. Surprise de voir une telle mise à mort aussi rapide, mon Mattock se baissa légèrement et je relevai le regard pour voir une autre silhouette émerger de la fumée, une silhouette légèrement tassée mais qui paraissait en bien meilleur état que le pauvre aminche qui venait de se faire exécuter sans coup férir devant moi.

Sykes fit enfin son apparition et le moins que l'on puisse dire, c'est que son entrée en scène fut marquante. Ses ordres retentirent à peine que nos armes se baissèrent et mon Mattock s'atrophia dans mon dos dans un geste répété des milliers de fois. Le soldat de l'Alliance paraissait être dans un sale état, du moins esthétiquement parlant car il ne me semblait pas grièvement blessé au vu de sa démarche et et de son allure. Tout comme l'état de la salle de contrôle, la bataille pouvait aisément se deviner sur son armure. Crasse, traces de coups et taches de sang éparses se voyaient sur son armure ainsi que sur son casque où je ne pus même pas distinguer le visage. Il s'était bien évidemment retrouvé en première ligne pour arrêter l'assaut des pirates qui avait dû être violent et brutal. Quelque chose attira immédiatement mon attention sur l'armure du commandant de l'Alliance et c'était bien entendu, le N7 floqué sur l'armure de combat. Je me mis à rougir légèrement, un peu plus embarrassée plutôt que par la chaleur des petits feux dans la salle et pendant une fraction de seconde, je fus intimidée par le combattant devant moi. Il fallait admettre que le N7 métallique ainsi que l'attribut rouge soulignant le grade d'élite parmi les forces spéciales, tacheté de sang et d'un peu de crasse en jetait beaucoup. Loin d'être jalouse, mon intimidation passa rapidement pour regarder le sigle que je convoitais depuis des années avec fierté. Je me redressai bien droite devant Sykes et malgré la situation s'y prêtant peu, je le saluai comme en attente d'une inspection de ma tenue. De mon œil droit, mon viseur m'envoya diverses informations sur les lieux via les données de mon OmniTech mais je n'en tins pas compte, mes deux yeux étaient à présent fixés sur la visière de mon supérieur et je pris un air grave et sérieux. Entre membres de la même élite et officiers de l'Alliance, nous nous comprenions très vite, précisément ce que j'appréciais lorsque je devais travailler avec un autre soldat ayant un grade de commandement comme un officier décoré du sigle N7, en l'occurrence Sykes.

Commandant Sykes. Mes ordres sont avant tout de vous extraire vous et vos soldats d'ici le plus rapidement possible mais le cas échéant, de vous porter assistance dans la mesure du possible dans votre mission si vous n'avez rempli tout vos objectifs. Ma priorité reste néanmoins votre évacuation ainsi que celle de votre unité. Équipe Nomad au complet avec quelques blessés mais en état de combattre, résistance acharnée de l'ennemi à mesure de notre approche à la salle de contrôle. Ingénieurs, armes lourdes présumées et effectifs nombreux côté ennemi. Je dis présumées car nous avons vu des blindés dans le hangar en arrivant à ce niveau mais je pencherai plutôt pour des transports blindés que des Makos, monsieur. Liaison établie avec l'extérieur, notamment le centre de commandement du SSV Okinawa, la frégate sous mes ordres.

Le ton employé était aussi calme que celui de Sykes, me calquant sur celui employé par mon supérieur, aucunement par provocation mais par simple professionnalisme. Ma voix était claire et directe, le timbre militaire et mécanique, dans mon rôle de subalterne obéissante à un grade supérieur. D'un signe de sa tête, je quittai ma posture de garde-à-vous pour ensuite observer mes soldats obéir aux ordres de Sykes. Cole, de son air de bonhomie habituelle contrastant avec le carnage et le boxon régnant ici, distribua des munitions récoltées pendant notre progression ainsi que quelques rations de survie récoltées à l'infirmerie des pirates aux soldats des OS tandis qu'il donnait quelques rations dans leur sachet bleu à ceux qui se déclaraient biotiques alors que Stroud avait déjà les siennes. Le soldat que Sykes avait appelé Florès se porta au chevet d'un jeune soldat inconscient, la femme soldat aussitôt épaulée par Watanabe, mon propre médecin de terrain s'étant proposé pour lui prêter main forte afin de stabiliser le blessé. Laissant les deux infirmiers faire leur boulot, mon regard se porta sur mes soldats se mêlant avec les éléments des OS. Baird s'énerva légèrement sur son OmniTech tandis qu'Anderson, Carter et Stroud étaient en grande discussion avec un type barbu ressemblant à un viking et une femme blonde. Griest lorgna sur le Valiant de celle que je présumai être la sniper de l'unité de Sykes tandis qu'avec le reste de l'OCT, Haver fit le tour du secteur, accompagnée d'autres soldats de SO-21 afin de sécuriser le périmètre comme ordonné par le commandant Sykes plus tôt.

Du coin de l'œil, je vis Sykes me faire un mouvement de tête pour me signifier de le rejoindre un peu à l'écart, certainement pour décider de la marche à suivre car en effet à l'heure actuelle, il était le plus gradé sur le terrain et était le seul à assumer le commandement de la force de l'Alliance ici bas. Puis il reporta son attention sur le blessé à terre qui était encore inconscient. Je ne pus entendre ce qu'il disait, plutôt occupée à voir ce que faisait mes propres hommes. Mon attention fut surtout captée par Baird qui à force de s'énerver sur son propre OmniTech reçut l'aide d'un homme qui ressemblait beaucoup à Watanabe mais qui paraissait plus doué avec un OmniTech que du medigel. Je ne pus non plus entendre ce qu'ils se disaient mais apparemment, les mots de l'homme de l'unité de Sykes purent apaiser mon spécialiste en technologie. Sans plus longtemps m'attarder sur eux, Sykes vint dans ma direction et me désigna un coin légèrement à l'écart pour l'y retrouver. Cole, faisant le tour des soldats de l'Alliance présents comme s'il distribuait des cadeaux dans le rôle d'un Père Noël arriva près de nous, l'air respectueux quoique enjoué. Il donna quelques chargeurs de cartouches thermiques au N7 ainsi qu'à moi avant de partir ravitailler Stroud qui avait laissé Anderson et Carter et qui observa de son air impassible habituel l'une des sorties de la salle de contrôle jonchées de cadavres. Je suivis alors Sykes d'un pas rapide quoique légèrement raide. Le lieu choisi était un angle de la salle de contrôle, d'où l'on était on pouvait voir tout ce qui se passait dans la salle et l'on pouvait parler entre officiers sans être dérangés. Le regard sombre et dur de l'officier N7 se fixa dans mes propres yeux et durant une fraction de seconde, je fus frappée par la détermination dans son regard mais loin de me démonter, cela m'insuffla une bouffée d'encouragement. Même dans cet état, un soldat d'élite ne se démontait pas et quoique qu'il puisse penser, il devait inspirer ses hommes et ne montrer aucun signe de faiblesse. Lui rendant son regard, je mis mon bras gauche devant moi et mon OmniTech apparut. Sans mot dire, je fis apparaître un plan holographique du complexe du moins dans la mesure dans laquelle on m'avait renseignée. Me plaçant de façon à ce que l'on puisse avoir tout deux une bonne vue sur l'hologramme, j'entrepris de lui donner des explications supplémentaires. Il était celui qui nous commandait, je devais donc lui donner le maximum d'éléments pour l'aider dans sa prise de décision. Allait-il poursuivre ou évacuer immédiatement ?

Voici le plan du complexe fourni par mon état-major. C'est ce dont je dispose pour le moment. Nous sommes entrés par cette entrée là. De toutes celles à notre disposition, c'était la moins gardée. C'est en entrant dans ce hall que je vous ai contacté, on s'est ensuite engagé dans le premier niveau, là où il y a l'armurerie et les dortoirs. Nous n'y avons surpris que deux gardes très vite neutralisés. Le second niveau avec toutes ses salles de recherche, de terminaux informatiques et de réunions a été bien plus corsé. Plus forte présence ennemie et bien mieux armée. C'est aussi là que nous avons vu du personnel non combattant, je suppose que ce devait être les scientifiques du complexe. Aucun n'a été blessé mais ils ont été emmenés ailleurs par les pirates. Nous avons veillé à ne toucher à rien mais ces foutus pirates ont fait le maximum pour y mettre un beau bordel quand ils ont vu qu'ils ne pouvaient pas nous arrêter. On a récolté nos premières blessures en forçant le passage vers le troisième niveau. Là, l'ennemi s'est montré beaucoup plus acharné à nous arrêter. Tourelle automatisée, ingénieurs et les véhicules blindés. On a eu la chance de ne pas avoir vu de drone nous tomber dessus et je pense avoir vu l'ombre d'un lance-roquettes. Après qu'on ai détruit la tourelle, ils se sont repliés et on est parti vous rejoindre. Y en avait encore toute une armée qui attendait juste devant l'entrée, on a aussi dû y aller de notre massacre d'autant plus qu'on les a pris à revers.

Comme tout à l'heure, le ton était direct, militaire et professionnel, nulle jubilation d'avoir anéanti l'ennemi, seulement l'impression d'avoir fait mon boulot. Alors que je me lançai dans mes explications, mes doigts gantés montrèrent les points d'intérêt sur l'hologramme du plan alors que l'itinéraire emprunté par mon unité apparut en surbrillance. Mon supérieur ne pipait mot pour le moment, je le sentis extrêmement concentré sur ce que je disais et montrais. J'eus un autre regard pour lui alors qu'il était plus proche de moi, le ton un peu moins professionnel et trahissant une certaine appréhension quoique la mission ne me fichait pas la trouille, j'étais plutôt légèrement fébrile quant à la suite pour voir comment on allait s'en sortir. Nous avions fait notre jonction, nous devons maintenant sortir.

Je ne connais pas tout les détails de votre mission, Commandant et au vu du haut niveau hiérarchique duquel nous avons reçus nos ordres dans la Cinquième, je suppose donc que je ne saurai jamais pourquoi vous êtes là mais on m'a ordonné de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour vous aider si votre mission n'est pas finie et de vous faire sortir de ce trou et je le ferai, vous n'avez qu'à donner votre ordre, Commandant. Si l'on doit s'occuper des scientifiques, je ne sais pas où ils les ont emmenés, mais je dirais qu'ils doivent être à ce niveau du complexe. Le hangar à l'entrée de ce niveau a des véhicules et offre un accès direct vers l'extérieur, c'est là que je les mettrais si je voulais les faire sortir de la base avant que l'Alliance ne mette la main dessus.

À peine avais-je fini ma phrase que mon oreillette grésilla, signe qu'une communication tâchait de se faire. Instinctivement, je cherchai Haver des yeux. Ma commandant en second croisa mon regard quelques secondes plus tard et opina, signe qu'elle captait aussi la communication. Certainement l'extérieur.

Eagle et Nomad leader, vous me recevez ? Ici Kilo leader.

Atkinson ? Je vous reçois Kilo leader.

Elle-même, chef mais on a reçue cette désignation pour cette mission pendant qu'on taillait la bavette avec le Midway. Bref, pour vous dire qu'on est prêts à intervenir, le Midway s'est gentiment joint à nous avec ses deux navettes. Lathrop a monté la tourelle sur son Kodiak comme vous l'avez ordonné, je serais surtout là pour vous évacuer au point d'extraction prévu. On a réarmé les Cafards. On sera donc 4 Kodiaks pour le soutien aérien, ça aura pas autant de gueule qu'un Gunship mais si vous êtes poursuivis on pourra leur péter la gueule.

Bien reçu, Kilo leader. Restez en stand-by.

Bien pris Nomad leader. Ah et une dernière chose, Nomad leader : la Contre-Amiral se pointe à bord, elle est en route. Selon ce que m'a balancé Snakeshit, elle a reçu ses ordres des huiles, ils veulent un gradé pour suivre l'opé au plus près.

... Bien reçu Kilo leader. Terminé.

Bien pris, Eagle et Nomad leader, terminé.

La présence de ma supérieure hiérarchique à bord de mon propre vaisseau m'instilla une légère pression supplémentaire. Je savais que je jouais déjà gros sur cette mission, savoir qu'O'Neill suivait la situation de près augmenta quelque peu mon stress. Fermant mon OmniTech la mine sombre mais concentrée, je regardai alors Sykes en attente de ses ordres pour nous sortir de ce gros merdier infâme.



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MessageSujet: Re: N7: Expérimentations sous les tropiques   Mer 01 Nov 2017, 22:37


La tournure prise par les récents évènements était au moins aussi foireuse et merdique que la raison de leur présence à tous en ces lieux. Si les choses s’amélioraient plus ou moins du fait de la jonction effectuée entre les soldats de l’Alliance, ce qui suivrait s’annonçait au moins tout aussi périlleux. Raison de plus pour être donc préparés au mieux à tout le foutoir qu’ils devraient affronter sous peu. A cette fin, le briefing express auxquels se livrèrent les deux officiers en charge de l’opération devait grandement aider. Car si tous les enjeux de la mission ne furent pas abordés en cette occasion, secret défense et niveaux d’accréditation obligent, la réalité stratégique du terrain se devait d’être abordée avec précaution et toute la justesse possible en dépit de l’urgence. Le duo s’exécuta donc, quelque peu à l’écart de leurs hommes affairés à préparer le départ immédiat de la position devenue tombe de nombreux mercenaires.

L’état de Brewer faisait d’ailleurs partie des préoccupations premières du N7, qui souhaitait plus que tout éviter de subir des pertes sur une mission de ce genre. Si perdre des hommes constituait une dure vérité de la vie de soldat qu’il avait embrassé voilà maintenant deux décades, l’éventualité de perdre un des siens sur une opération clandestine de ce type n’était pas acceptable. Car si faire le sale boulot de l’Alliance constituait la majeure partie de son travail depuis son entrée au sein des Opérations Spéciales, la raison de sa présence en ces lieux devait bien faire partie des cas de figure les moins honorables de sa carrière. Quelqu’un avait sévèrement merdé en haut lieu, tant au niveau de la fuite de ces données sensibles qu’en autorisant des recherches de cette nature…

Mais tout ceci restait pour le moment une notion bien vague, voire totalement inconnue, pour son interlocutrice à en juger le discours qu’elle lui fit concernant son ordre de mission. Alec nota par ailleurs les moindres réactions de l’intéressée, particulièrement attentif au fait de devoir cerner au mieux celle qui allait le seconder pour la suite des opérations. Formé à utiliser certaines techniques relevant du comportementalisme lors de ses multiples passages au sein du CFCI, le Commandant se trouva ainsi en mesure de se faire une certaine idée de ce dont la jeune femme était faites. Il ressortit de cette brève analyse qu’il avait face à lui un officier capable de mener les siens en toutes circonstances. Il nota toutefois une certaine appréhension quant à la suite des évènements, et plus particulièrement lorsqu’il fut question de recevoir la visite de sa supérieure au sein de la Vème. Il dut néanmoins juger que cela ne nuirait pas outre mesure à la poursuite de leur tâche, puisqu’il n’y fit aucunement référence.

A la place, celui qui dirigeait la SO-21 préféra plutôt évoquer le bordel soulevé par leur déploiement dans ce complexe planqué au beau milieu d’un trou perdu…

- « Un superviseur de plus… Cette mission fait frissonner assez d’huiles de Vancouver pour motiver une guerre d’influence sur le sujet… Mais passons. » déclara-t-il avec une certaine amertume qu’il ne chercha même à dissimuler.

Lui qui n’avait pas pipé mot durant l’exposé de la situation fait par Raikes, se concentrant comme il en avait l’habitude sur le moindre élément qu’elle pouvait lui fournir, ne mâcha donc pas ses mots quant à cette nouvelle. Habitué à son franc-parler et à jouer carte sur table lorsque la situation s’imposait, le soldat d’élite ne se fit pas prier pour livrer son ressenti. D’une certaine façon, cela permit au final à celles et ceux qui purent l’entendre de mesurer pleinement la gravité des évènements. Il ne chercha toutefois pas à développer davantage le sujet, préférant revenir à la priorité que constituait le fait de décoller de cette foutue position. Adossé à une console de commande désormais complètement grillée, où il avait posé son casque à la visière endommagée, Sykes s’employa à mettre à jour l’état de la situation et à informer le Lieutenant-Commandant sur ce qui allait suivre. Ce fut cette fois son propre omnitech qui servit de support visuel, l’hologramme s’en détachant présentant une version bien plus massive et détaillée du complexe au sein duquel ils se trouvaient tous plongés.

- « Les ressources et infos dont vous disposez en matière de renseignements sont désormais aussi inutiles que celle dont j’ai hérité pour préparer cette opération. Les sections que vous ou moi avons été amenés à traverser pour arriver ici ne nous intéressent pas. Pas plus que le personnel qui pourrait s’y trouver. Les données que nous avons pu tirer de ce datacenter indiquent qu’il existe une aile enfouie bien plus loin que ce à quoi on pouvait s’attendre. La section en question est en partie sous-marine, ce qui exclut une destruction totale par le biais d’un bombardement orbital. La profondeur et la pression ne feraient que dissiper de façon prématurée l’impact et l’onde de choc qui résulteraient de l’usage d’un canon AM. »

La projection zooma plus en détail sur la zone concernée, qui devait bien se trouver vingt à trente mètres plus bas que leur position actuelle à en croire les relevés. L’endroit ne paraissait pas spécialement fortifié à l’exception des portes anti-souffle que l’on trouvait partout dans la base souterraine. Rien ne permettait toutefois de présumer ou non de la dangerosité des lieux, les forces de sécurité de l’endroit ayant toutefois eu plus qu’assez de temps de se préparer à une intrusion depuis le retentissement de l’alerte. Ils seraient attendus d’une façon ou d’une autre, c’était certain, alors autant s’y préparer eux aussi. La suite du discours d’Alec trahissait donc ce fait.

- « Et de toute façon, j’ai ordre d’y récupérer certains éléments. On va donc faire en sorte de pénétrer la zone de la façon la plus directe possible avant que tout cet endroit ne parte en fumée. Les labos et le personnel qui s’y trouvent sont notre priorité. On verra pour s’extraire de là avec les modules sous-marins que se trouvent dans le hangar annexe. Déploiement en colonne d’assaut le long des couloirs jusqu’à l’objectif. Sørensen sera le moteur avec son omnibouclier. Vous et moi serons en couverture derrière lui pour assurer l’appui feu de tête. Ikeda et Hamilton se relaieront en queue du dispositif pour transporter Brewer du mieux possible, secondés par Florès des fois que son état nécessite davantage de soins. Ziegler et Markov s’occuperont de la couverture de nos arrières. Vous connaissez mieux que moi les forces et faiblesses et vos hommes, à vous de combler les trous dans la formation. Les règles d’engagement ne changent pas : tirer pour tuer tout ce qui viendrait à porter une arme ou adopterait un comportement menaçant. On épargne tout ce qui pourrait s’apparenter à du personnel civil tant que les identités des sujets n’est pas confirmée. Allez… Deux minutes pour briefer et répartir vos hommes. » lança-t-il d’un ton pressant qui n’invitait plus à la discussion mais bien à l’action.

Le N7 laissa Raikes s’exécuter tandis que lui faisait de même avec son commando. Déjà bien amoché, l’unité n’en restait pas moins au meilleur de sa forme et son professionnalisme compte tenu des épreuves qu’elle avait affronté. C’est bien en ce genre d’occasion que le militaire pouvait se féliciter de servir avec des éléments de leur trempe. Jamais l’un des siens n’aurait eu à l’esprit de se débiner ou même de discuter les ordres. Même les enjeux discutables de cette mission ne pourraient les y résoudre, bien au contraire. Sans compter le fait de savoir l’un des leurs blessé, qui ne faisait que renforcer leur détermination à clore cet épisode de la façon la plus efficace et concise possible. Au revoir les demi-mesures, place à des actions plus… radicales.

Une fois paré, tous se mirent donc en marche comme le Commandant l’avait détaillé plus tôt, progressant à une allure soutenue si l’on garde en tête qu’ils avançaient au beau milieu d’un nid de vipères qui pouvaient se poster en embuscade au moindre recoin ou croisement. Les cartouches thermiques se comptaient désormais avec soin, tandis que les vivres apportés par l’unité de l’Okinawa avait été consommés dans l’instant. Ne restaient que quelques fournitures médicales de surplus, qui risquaient de servir très bientôt si l’état du blessé le plus important s’aggravait ou qu’un autre le rejoignait...

Mais ces cas de figure ne semblaient pas devoir se produire tout de suite, loin de là. En effet, aucune résistance ne leur fut offerte tandis qu’ils rejoignaient la section qui constituaient leur destination finale. Pas âme qui vive ne croisa leur route, uniquement des cadavres de toutes sortes et espèces. Il y avait même çà et là des corps d’espèces animales de plusieurs mondes. Pour la plupart carnivores, les spécimens en question avait été abattus dans le feu de l’action. Les impacts de tirs sur les carcasses et les murs témoignaient de la violence de la scène. Assurément, les efforts combinés de la tempête et des multiples intrusions de l’Alliance étaient parvenues à profondément perturber les systèmes et le personnel du complexe. Encaissant des défaillances multiples, les labos avaient vu leurs cobayes s’échapper et semer la panique parmi les résidents. Armés ou non, ceux-ci avaient alors été livrés en pâture à des animaux passablement affamés et énervés par les nombreuses maltraitances à leur égard. On faisait décidément mieux comme plan de licenciement…

Et si un tel cas de figure pouvait s’annoncer bénéfique pour leur progression, l’éventualité de voir une précieuse source d’information être dévorée par un varren l’était beaucoup moins.

Mais tout n’était pas mort dans la zone semblait-il. Au détour du dernier croisement avant leur destination finale, les soldats de la Terre tombèrent nez à nez avec une silhouette chétive et recroquevillée dans un coin. Apeuré, ce qui s’apparentait à un gamin de dix-huit ou vingt ans cherchait à se faire le plus petit possible pour ne pas attirer l’attention. Un réflexe de préservation certainement dû à l’horreur qu’il avait entraperçu en parcourant ces couloirs jonchés de cadavres. Mais cette précaution bien évidemment inefficace ne le protégea pas de l’attention pleine et entière du commando qui très vite le cerna de toute part. Sur ordre du N7, ils se déployèrent de façon à couvrir toutes les directions pendant qu’il gérait cet imprévu.

Malingre, il ne cessait de répéter :

- « Je… Je ne suis pas armé ! Je ne suis pas avec eux ! »

Ses vêtements, qui ressemblaient aux restes d’une combinaison stérile déchirée par endroits, témoignaient de sa place au sein de ce complexe. Un chercheur extrêmement jeune, peut-être surdoué, ou plus vraisemblablement un cobaye échappé du labo des horreurs à en juger son état. Hélas prit par le temps, Alec ne fit pas dans la dentelle avec lui, allant droit au but. Il le remit sur ses pieds avec force, chercha à capter son regard et par la même occasion son attention du mieux qu’il put, se livrant au passage à un étrange cérémonial en l’examinant sous bien des coutures. Puis il se mit à le questionner sur un sujet dont bien peu devaient connaître la nature au sein du commando.

- « Le Kraken... Où l’ont-ils emmené ? »

- « Je… Je ne sais pas de quoi vous parlez ! Ils m’ont capturé avec ma famille il y a des semaines. Aidez-moi à les retrouver ! J’ai assisté à des scènes affreuses et on m’a fait subir plein de tests depuis que je suis i… » déclara-t-il à toute vitesse, effrayé par l’allure intimidante de tout ce petit monde armé jusqu’aux dents.

Aucun son ne traversa toutefois ses lèvres pour boucler cette phrase. Tout juste quelques gouttelettes de sang perlèrent-elles tandis que le malheureux poussait un râle d’agonie. Une grimace de douleur et surprise mêlées se figea à jamais sur ses traits enfantins tandis qu’il s’effondra lourdement au sol, après avoir brièvement tenté de se rattraper à l’armure de son bourreau. Bourreau, oui tel était le mot, puisque c’est la lame du couteau de combat particulièrement acéré du N7 qui trouva le chemin du cœur du pauvre garçon. Dégainé en toute discrétion de son étui, l’arme avait frappée avec une précision quasiment chirurgicale, épargnant une longue souffrance à sa victime. Hélas, l’acte n’en restait pas moins… inhumain ? Peut-être Sykes cherchait-il à peser le poids de son acte tandis qu’il détaillait avec une attention malsaine le corps qui reposait désormais à ses pieds ? Difficile à dire pour un quelconque observateur… Mais après de longues secondes d’un sinistre silence qui semblait ne plus finir, il y mit fin de façon abrupte.

- « Ne le touchez pas si vous tenez à la vie. En avant… » ordonna-t-il sans guère de cérémonie et d’un ton las.

Il s’arracha enfin à cette vision et s’en éloigna le pas lourd, comme décidé à passer à autre chose. Le bilan de conscience devrait attendre…


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MessageSujet: Re: N7: Expérimentations sous les tropiques   Mar 14 Nov 2017, 21:52
Experimentations under the tropics

Ada J. Raikes - Alec Sykes






- Travée de l'Attique, Nexus d'Hadès, planète Trident
- Complexe souterrain clandestin

Le commentaire que lâcha Sykes ne m'arracha même pas un rictus dans notre situation. Si l'on aurait servi à bord du même vaisseau, je lui aurai décoché un sourire légèrement sinistre en l'entendant se plaindre de sa hiérarchie mais ici, je lui fis une imperceptible œillade de reproche. Certes les grosses légumes de l'état-major avaient merdé mais ce n'était pas le moment de s'en plaindre, on pouvait toujours le faire après s'être sorti de ce trou. Alors que je lui finissais d'exposer les informations en ma possession, mon supérieur enleva son casque et le visage qu'il dévoila me parut bien familier. L'espace de quelques secondes, je revis notre réunion d'officiers et je le visualisai avec son uniforme et ses barrettes. Puis, le retour à la réalité amorcé, je fermai mon OmniTech pour le voir allumer le sien et me présenter une version plus détaillée du plan du complexe souterrain. Constatant avec une pointe d'amertume ce fait que même à une unité de secours on cachait des informations importantes, je me mis à observer le plan, attentive. La section cachée et donc décrite par le commandant Sykes était une aile bien plus importante. Elle faisait à elle seule quasiment la surface du hangar non loin de la salle de contrôle à ce niveau et était située à plusieurs dizaines de mètres sous nos pieds, vingt à trente mètres selon le plan de Sykes. Un autre hangar, plus petit, se trouvait collé à l'aile secrète, et portait la mention "modules sous-marins". L'endroit certes grand, présentait une salle de contrôle ouverte, un peu comme la nôtre puis des laboratoires et une salle de survie juste à côté du hangar des modules sous-marins. Mes sourcils se froncèrent légèrement, trahissant ma concentration et le léger stress que je ressentais toujours avant de repartir au combat. Je relevai peu après les yeux sur mon supérieur, l'entendant débiter ses ordres et l'ordre de la formation de colonne d'assaut. Les noms des soldats de son unité me firent faire l'aller-retour entre les soldats que je pouvais voir et Sykes. Le colosse Sørensen était le barbu qui ressemblait à un viking, auparavant en conversation avec mes deux sous-officiers de l'OCT, Ikeda était facilement reconnaissable car je le trouvai des yeux en compagnie de Watanabe. Ces deux derniers échangèrent des salutations particulières qui m'échappèrent quelque peu, sans doute une manière de saluer propre à eux, peut-être se connaissaient-ils déjà avant cette mission. Je reconnus sans peine Florès, la jeune soldate étant tout à l'heure épaulée par mon médecin d'unité pour soigner le dénommé Brewer. En revanche, je ne pus dire qui était Ziegler ou Markov ou encore Hamilton. Sykes terminant ses instructions, j'opinai en lâchant un sérieux "Commandant" avant de vite rejoindre mes soldats.

Pour le coup, nos unités cessèrent de se mélanger et l'on se retrouva chacun de notre côté. J'eus tôt fait de laisser Sykes rejoindre ses soldats que je rejoignis les miens et sur un geste mille fois répété de ma main gauche, je rassemblai mon équipe. Ils se mirent bientôt tous autour de moi et ils attendirent mes consignes.

Soldats. On a de nouveaux ordres. Le Commandant n'a pas fini sa mission, il va falloir l'épauler. Il y a une aile secrète qui n'était pas sur notre plan, le Commandant doit y récupérer des données et apparemment, on doit même escorter des otages. Cette aile est sous-marine, ce qui signifie que l'extraction se fera au moyen de modules dans un hangar attenant à cette aile, on devra ensuite rejoindre la terre ferme jusqu'à la zone d'extraction. Le Commandant veut former une colonne d'assaut. Sørensen, le barbu sera en tête avec un OmniBouclier. Je serai derrière lui avec Sykes pour le couvrir, le reste de l'unité SO-21 assurera nos arrières, le blessé occupera deux d'entre eux tandis que les dénommés Ziegler et Markov formeront l'arrière-garde. Ce qui signifie que nous serons le gros de la force, déjà que nous sommes plus nombreux qu'eux. Voici notre formation : Stroud, Griest derrière moi et Sykes, Cole derrière. Puis Carter, Baird et King, vous vous couvrirez mutuellement. Haver, vous fermez la marche avec Anderson et Watanabe. Watanabe, je veux que vous vous teniez prêt à intervenir au moindre bobo ou si Florès a besoin d'assistance. Stroud, ça va aller ? Vous tiendrez le coup ?

Ça ira, Lieutenant-Commandant. Je me suis empiffré une bonne partie de mes rations, je peux encore vous balancer une paire d'attaques biotiques mais j'en abuserai pas, ça m'a déjà assez épuisé.

Économisez-vous Adjudant, je refuse que vous perdiez connaissance en plein combat, j'ai besoin de vous.

Bien pris, Lieutenant-Commandant.

Bien. Vérifiez vos munitions et votre équipement. Les règles d'engagement sont les mêmes, on tire pour tuer donc visez bien. Des questions ?

Génial, des civils à extraire. On a un ratio autorisé d'otages/dommages collatéraux, Lieutenant-Commandant ?

Ils doivent tous rentrer en vie, Baird. Et avec de la chance, vous vous retrouverez peut-être même avec une jolie scientifique à sauver et qui vous supportera.

Eh oui petit Baird, peut-être que tu trouveras quelqu'un qui sera sympa avec toi, ça va te faire un choc, je te préviens.

Cole déclencha des rires dissimulés et même Baird se mit à sourire mais je fis aussitôt taire tout le monde d'un toux discrète. M'assurant que personne ne voulait poser d'autres questions, je prodiguai quelques derniers mots alors que les soldats des OS se mirent en place selon la formation ordonnée par le commandant Sykes.

Prenez la formation ordonnée. Faites attention à vos munitions et n'ouvrez le feu que si moi ou le Commandant Sykes ne tire. Nous l'aidons à accomplir sa mission mais surtout protégez-vous les uns les autres. Certains sont déjà blessés mais personne ne doit sortir d'ici les pieds en avant, c'est bien compris pour tout le monde ? ... Stroud, Griest avec moi.

Mes soldats se répandirent en poignées de main de rapides voire de tapes sur l'épaule de la part de Cole avant que l'on ne rejoigne les OS, à la tête de mon unité. Je pris place derrière le dénommé Sørensen, couvrant son flanc droit, le Mattock levé. Jetant un dernier regard en arrière vers mes coéquipiers, je pus remarquer que tout le monde était prêt. Watanabe échangea quelques mots que je ne pus entendre à la soldate Florès avant de prendre place entre Haver et Anderson. Ma dernière œillade fut pour mon lieutenant qui opina avant que je n'eusse un dernier regard pour Sykes. Peu après, la force de l'Alliance au sein de ce complexe se mit en route vers son objectif final avant de devoir lutter pour sortir.


- Complexe souterrain clandestin, aile secrète sous-marine

Il fallait admettre que le viking de l'unité de Sykes en imposait par sa carrure mais je trouvai cela aussi plutôt rassurant. Le type faisait même une tête de plus que moi, c'en était impressionnant, j'avais l'impression d'avoir un rempart de château fort ambulant devant moi. L'OmniBouclier généré par l'OmniTech de Sørensen en rajoutait à l'apparence d'obstacle ambulant, d'une inquiétante lueur orangée se dessinant dans la semi-pénombre des locaux du complexe. L'éclairage depuis l'alerte avait foutu le camp, c'était principalement les lumières de secours qui fonctionnaient, complétées par quelques plafonniers qui envoyaient de manière désespérée leurs dernières lueurs blafardes sur les pièces qu'ils devaient éclairer. La progression jusqu'à l'aile secrète se fit sans plus d'encombre et cela eut le don de m'interpeller. À voir la configuration des laboratoires, il aurait été fou d'essayer de défendre ces endroits aux multiples failles et ce n'était pas une vitre renforcée qui allait arrêter un assaut de l'Alliance. De plus, si les pirates avaient deviné les raisons de la présence de SO-21, je présumai alors qu'ils nous attendaient à l'aile secrète sous-marine. Encore heureux que leur système de sécurité était aussi naze qu'une PME terrienne... Cependant, malgré le calme des lieux, nous fûmes témoins du chaos qui avait régné ici. Il y avait des cadavres mais personne ne se risqua à aller les fouiller ou les examiner, j'avais de toute manière interdit à mes soldats de quitter la colonne d'assaut ne serait-ce que quelques secondes. D'ailleurs il y avait des corps d'animaux parmi ceux du personnel du complexe. Notre attaque ainsi que les multiples perturbations au sein du bâtiment souterrain avait sans doute dû dérégler les cages qui retenaient les animaux prisonniers et ceux-ci avaient dû s'en donner à cœur joie une fois dehors, les membres du personnel ayant dû en faire les frais. Certes ils devaient y être pour quelque chose dans le mauvais traitement des animaux -pas mal d'animaux portaient des traces de coups ou des blessures que je présumai antérieures à l'attaque du complexe- mais je ne pus m'empêcher d'éprouver une pointe de pitié pour ces gens morts d'une manière assez affreuse.

Oubliant mes considérations d'ordre morale, je continuai la progression derrière Sørensen et à côté de Sykes. Personne ne pipait mot durant la progression, pas même Baird qui avait cessé de ronchonner comme à son habitude ou encore Cole qui d'ordinaire chambrait sans hésitation le second-maître. Je sentis dans mon dos la présence discrète de Griest qui, passé le léger moment d'égarement depuis nos premiers affrontement avait l'air bien plus concentrée sur la mission. Savoir que le canon de son Viper était prêt à aligner le premier ennemi qui m'aurait échappé me rassura un peu plus. J'entendis le léger souffle de Stroud, déjà fatiguée mais dotée d'une volonté de fer, une soldate hors du commun qui savait s'accrocher longtemps, surtout en mission. On allait bientôt arriver au dernier escalier qui mena à l'aile secrète selon l'OmniTech de Sykes lorsqu'une silhouette recroquevillée derrière un plan de travail nous apparut. Personne ne prit le temps d'analyser le nouvel arrivant, les réflexes militaires inculqués par des années d'entraînement et d'expériences reprirent le dessus et l'inconnu vit très vite ses issues bouchées, nos armes braquées sur lui. Juste derrière Sykes, moi, Stroud et Griest pointèrent nos armes sur l'inconnu qui était un Humain n'excédant pas la vingtaine. À voire la dégaine du jeunot, il ressemblait à un type qu'on avait enlevé sur une colonie mais qui servait de cobaye au lieu d'avoir été vendu à des esclavagistes. Il fallait aider ce jeune homme, pas continuer de le braquer comme un vulgaire mercenaire. Je fis un pas vers mon supérieur mais je ne pus rien faire, c'était le commandant qui avait le dernier mot et visiblement, au vu de sa manière à remettre le cobaye sur ses pieds et son interrogatoire, Sykes n'avait pas du tout l'air de vouloir l'aider alors que c'était pourtant l'une des choses les plus évidentes à faire. Toutefois, alors que l'on suivit la conversation entre le soldat et le cobaye, mon sang se glaça et certainement aussi celui de mes soldats lorsque Sykes fit mention d'un "Kraken". J'échangeai un regard perplexe mais aussi à moitié incrédule avec Stroud et Griest qui me le rendirent. La planète était certes une planète d'eau mais est ce que cela signifiait que le complexe avait créé un monstre marin ? Avec dépit, je constatai encore qu'il me manquait beaucoup d'informations sur cette foutue mission des OS et baissant son arme, je me postai derrière Sykes. Malgré mon grade inférieur, je voulus poser une main sur l'épaule de mon supérieur et lui demander à ce que mon médecin lui vienne en aide mais à peine ma main se mouva que Sykes tua de sang-froid le jeune cobaye. Sans dire un mot, ma main retrouva mon Mattock et mes yeux s'écarquillèrent doucement devant ce meurtre exécuté sans aucune hésitation. Je n'avais même pas remarqué la sortie du couteau de son fourreau du commandant, beaucoup plus occupée à vouloir essayer de lui faire entendre raison.

Fallait-il vraiment devoir tuer ainsi un être sans défense pour devenir N7 ? Fallait-il vraiment n'en avoir rien à faire à ce point d'épargner une vie ? Nous avions certes déjà un blessé mais nous ne pouvions tout de même pas laisser un pauvre jeune homme ainsi. Malgré mes questions, je me gardai bien de faire tout commentaire à mon supérieur. J'aurai été un commandant moi aussi, je n'aurai pas hésité à lui faire savoir ce que j'en pensais à fortiori si j'étais aussi une N7. Mais ce n'était pas le cas, bien que je sois la plus gradée après lui, je lui étais toujours subordonnée. Dans ce cas, il valait mieux ne rien dire, ce genre d'évènement pouvait plutôt être consigné dans un rapport que dit à vive voix. Le corps du cobaye s'était affaissé aux pieds de Sykes et je le détaillai avec un regard rempli de pitié et de désolation. Il n'avait pas mérité un tel sort au sein de ce complexe et de la part de Sykes... Au moins pour ce dernier, il avait tué le cobaye quasi-instantanément et ne causant aucune souffrance à ce pauvre hère. De plus, le ton las et blasé employé par le commandant pour nous ordonner de quitter les lieux sonna pour moi comme une manière à lui d'exprimer le fait que ce meurtre n'avait pas été une partie de plaisir pour lui, Sykes n'était pas un sadique. Mais en l'observant, je vis qu'il était déjà passé à autre chose, son langage corporel exprimait déjà la reprise de la marche en avant et il attendit qu'on fasse de même. Du coin de l'œil, j'observai Baird se prendre un léger coup dans les côtes de la part de Cole sous l'œil désapprobateur d'Ikeda. Sans doute le colosse noir de mon unité avait tâché de calmer mon expert technologique d'ouvrir sa grande gueule à l'encontre du commandant. Stroud donna un coup dans l'épaule de Griest pour la remotiver et je croisai le regard de la jeune sniper. Il y avait de la peur dans ce regard mais je tâchai de lui envoyer un regard concentré et sérieux pour lui inciter à se ressaisir et d'oublier ce qu'elle venait de voir. Griest prit une légère inspiration et reprit place derrière moi. Stroud quant à elle, affichait le même air blasé que Sykes, à croire que ce genre de situation lui était familier. Me reconcentrant sur la mission et tâchant de ne plus prêter attention au corps fraichement tué, notre colonne reprit sa progression plus bas.

Lorsque l'on déboucha à l'aile secrète, il y eut le comité d'accueil que j'attendais. Un feu nourri se déclencha dans notre direction, essentiellement encaissé par l'OmniBouclier de Sørensen. Je serrai les dents en entendant le feu d'enfer envoyé dans notre direction et je pus même déceler le souffle précipité du viking de l'unité de Sykes qui devait résister aux impacts des cartouches. Fort heureusement, aucun d'entre nous n'étions des civils ou des soldats peu habitués aux combats. Mon unité n'était pas aussi chevronnée que celle de Sykes mais chacun d'entre nous tous autant que nous étions, même Griest ou King, avions connu l'épreuve du feu et nous étions déjà retrouvées sous les cartouches ennemies. Dû à nos entrainements et à nos expériences respectives, personne ne rompit la formation de colonne et tout le monde serra les rangs derrière Sørensen. Les premiers couverts, sous la forme de consoles, de plans de travail et de bureaux étaient encore trop éloignés pour pouvoir nous déplacer sans trop de risques. Si la formation se rompait trop tôt, nous nous retrouverions à découvert et c'était le massacre assuré dans nos rangs. Notre OmniBouclier ambulant pressa le pas, aussitôt imité par tout le reste de la colonne. J'estimai désormais les couverts assez proches pour pouvoir éclater la colonne et ordonner à mes soldats de me suivre pour se mettre à l'abri des tirs.

OCT, AVEC MOI !

Parfaitement consciente que je serais prise pour cible une fois hors de la couverture de l'OmniBouclier et avec un grognement de colère, le fusil contre mon plastron d'officier, je m'élançai vers un plan de travail à quelques mètres de là. Pendant une seconde, je levai la tête pour observer les positions ennemies mais une nuée de rafales de fusils d'assaut me fit à nouveau baisser la tête avant de me jeter contre le plan de travail. Calée contre mon abri, je pus voir le reste de mes soldats se démener pour rejoindre les couverts. Carter, King et Stroud opéraient un feu de couverture pour les retardataires comme Anderson ou Watanabe. Malheureusement, un de mes officiers suppléants en la personne de Haver lâcha un cri de douleur en se touchant l'épaule et se plaqua à terre alors que le bureau contre lequel elle s'était abrité vola en éclats sous les tirs d'une tourelle. L'engin avait dirigé son feu meurtrier vers nous, forçant chaque membre de l'OCT à rester à couvert tandis que Haver se traîna péniblement vers nous. C'est avec un mélange de colère et de peur que je vis ma plus fidèle subalterne ainsi blessée et je planifiai déjà d'aller sauver ma commandante en second des multiples projectiles ennemis.

CONTINUEZ LE FEU DE COUVERTURE, ATTIREZ LEUR FEU ! HAVER, MAGNEZ-VOUS, ALLEZ VOUS Y ÊTES PRESQUE ! JE VOUS INTERDIS DE CREVER !

Au bord du plan de travail et aux pieds de Stroud qui vidait son Vindicator, me fichant complètement des tirs ennemis, je tendis la main vers Haver. Mon officier blonde maugréa entre ses yeux et m'envoya un visage déformé par la douleur et la détermination, continuant sa progression. Des tirs m'obligèrent à rentrer la main mais je refusai d'abandonner ma lieutenant. Haver arriva à deux bons mètres du couvert et ignorant le cri de Cole qui me hurla de rester à couvert, j'attrapai la main tendue de Haver et tira de toutes mes forces la soldate blonde qui lâcha un cri. Je ressentis des impacts sur mon bras mais la force que je mis pour tirer Haver me fit sur le moment, ignorer les cartouches ennemies. Carter vint me donner un coup de main pour ramener Haver à l'abri et l'on put donc protéger notre coéquipière. La douleur des impacts me revint et je grimaçai de douleur tandis que Watanabe se mit immédiatement au chevet de Haver. Mon poing se serra dans le sien, restant auprès d'elle mais ce n'était cependant pas le moment de faire montre de faiblesse et bien qu'un de mes soldats soit blessé, je repris mon Mattock et je cherchai Sykes des yeux. Envoyant chier les signaux de douleur que mon cerveau me transmettait, je devais maintenant être en attente des ordres.


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N7: Expérimentations sous les tropiques

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