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 15 ans plus tard

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De la Magie dans l'air
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MessageSujet: 15 ans plus tard   Mer 09 Aoû 2017, 23:21
Intervention MJ : NonDate : 16 août 2202 RP Tout public
Informateur ♦ Ada J. Raikes ♦ Niirase M’tarix
15 ans plus tard



Le 16 août 2202. Dire que cela faisait maintenant 15 ans, jour pour jour, que la guerre contre les moissonneurs avait pris fin. Une guerre particulièrement horrible, ayant causé tant de destruction à travers toute la galaxie. Des planètes ravagées, des villes en ruines et des mondes dévastés. Sans bien sûr oublier tout ceux qui étaient morts. Les moissonneurs n'étaient pas des soldats, des guerriers ou autre combattants avec de l'honneur. Seul la destruction au nom d'un prétendu salut les intéressait. Ainsi, ils avaient attaqués et massacrés des gens à une échelle incroyable. Les plus chanceux étaient simplement mort, les plus malchanceux avaient été endoctrinés, voir transformés en monstre. Tant de souffrance. Toutefois, cette guerre avait également apportés un certain nombre de bonnes choses. Déjà, les diverses races galactiques avaient mis leurs différents de côté pour combattre ensemble, excepté les galariens. De plus, certains être profondément méprisés avaient eu droit à une seconde chance, comme les krogans, les quariens et les geths. Aujourd'hui, était cependant un jour de recueillement, afin de rendre hommage à ceux qui avaient disparu au cours de ce vaste conflit. Il y avait des cérémonie un peu partout à travers la galaxie.

La Terre ne faisait pas exception. De nombreuses cérémonies avaient lieu à travers la planète. C'était cependant celle de la ville de Londres qui occupaient la plus grande importance. C'était en ce lieu que la plupart des races galactiques c'étaient battus ensemble, c'était là que l'ultime bataille pour activer le creuset avait eu lieu. Surtout, c'était lors de cette bataille que le plus grand héros de la galaxie, le commandant John Shepard avait disparu. Un lieu qui resterait dans la mémoire pendant des générations et des générations.

La cérémonie se déroulait sur une grande place publique. Les lieux avaient été répartit de manière fort simple. Les vétérans de la guerre en premier rang et le reste des gens derrières eux. La plupart des gens observaient la cérémonie debout. Sans surprise, le nombre d'humain dépassait largement le nombre d'alien, attirant parfois les regards des humains curieux vers ces étrangers. Toutefois, parmi tous ces non-humains, il y en avait probablement un qui attirait l'attention encore plus que les autres, pour plusieurs raisons. Premièrement, c'était le seul geth présent à la cérémonie. Deuxièmement, sa forte taille, quand on mesure plus de sept pieds de haut, difficile de passer inaperçu. Finalement, histoire de rendre la scène plus particulière, la présence d'un enfant, perché sur le geth. En effet, un jeune garçon humain qui devait avoir dans les sept ans étaient assit sur les épaules du synthétique, observant la cérémonie du haut de son perchoir. Le geth se tenait bien droit, une main appuyée délicatement sur les jambes du gamin, pour éviter qu'il tombe. Synthétique et enfant se tenaient au milieu de la délégation quarienne et écoutait en silence.

Au milieu de la place, un représentant de l'Alliance prononçait un discours pour rendre hommage à ceux ayant combattu, mais également à ceux ayant perdu la vie pendant cette guerre. L'hommage s'adressait à tous, peu importe leur race ou leur statut. Derrière le représentant de l'Alliance, d'autres dignitaires des divers peuples étaient assis, ayant chacun eu la chance de prononcer leur discours. Derrière ces dignitaires, un grand monument, encore dissimulée. Le geth écoutait le discours et observait l'humain. La plupart des gens ne savait pas grand chose sur le monument qui serait bientôt dévoilé, mais lui en savait un peu plus, ayant apporté sa contribution.

Ce geth, c'était Informateur, commandant du GIP. Voilà presque deux semaines qu'il était arrivé sur Terre, pour apporter une petite touche à ce monument. Intérieurement, le synthétique avait hâte que le tout soit dévoilé. Il n'était probablement pas le seul. Heureusement, le représentant de l'Alliance arrivait vers la fin de son discours.


-Voilà pourquoi il est de notre devoir de rendre hommage aussi bien à ceux qui ont combattu et survécut à cette guerre, que ceux qui y ont perdu la vie. Qu'ils aient été civiles, militaires, scientifiques ou autres. Chacune de ces personnes a vécut cette guerre et ces horreurs. Sans les militaires qui sont ici aujourd'hui et tout ceux qui ne le sont pas, nous ne serions pas ici. Nous aurions absolument tout perdu. Ce monument est là pour nous rappeler tout ceux qui sont tombés. Ne les oublions pas.

Comme s'il s'agissait d'un signal, le monument se dévoila enfin au publique. Il s'agissait d'un formation faisait penser à un mur. Sur chaque parcelle du grand monument, des noms avaient été gravés dans la pierre, ceux des gens qui étaient morts ou disparus, que ce soit sur Terre même ou bien dans son orbite. Pour l'avoir vu de près, le geth savait que le monument avait subit une certaine répartition. La première était la disposition selon la race. Évidemment, l'espace destinés aux noms humains étaient plus important, ce qui était logique puisque c'était leur planète mère et qu'ils avaient ainsi plus de gens ici que chaque peuple séparément. Les noms des individus étaient ensuite divisé avec les noms des militaires en premier, suivit de tout les noms militaires, le tout par ordre alphabétique.

Il y eut un court silence, avant que les applaudissements viennent, probablement pour une contemplation d'abord. Il était possible à tout ceux qui le souhaitait d'accéder au monument et ainsi de voir les noms des disparus. Une pause fut d'ailleurs annoncée, la cérémonie reprendrait plus tard, mais d'un autre endroit. Déjà une partie de la foule commençait à se disperser. Certains allait monument, d'autres semblaient tout bonnement partir. Informateur pour sa part se dirigea vers le monument, le gamin sur ses épaules poussant des petits cris amusé, alors que sa monture se déplaçait. Le geth eut besoin de plusieurs minutes pour atteindre le monument, à cause de la forte présence d'individus. Il passa d'abord devant la section réservée aux quariens, située juste à côté de celle des geths. Celle destinés aux humains étaient la suivante. Informateur observait en silence les noms des quariens, des geths et des humains. C'est à ce moment que le jeune garçon sur ses épaules s'adressa à lui.


-Tu as connu beaucoup de ces gens, tonton?

C'était ainsi que le gamin, Frédérick, l'appelait. Il s'agissait du films du lieutenant Alexander Mirk. Le premier ami humain d'Informateur. L'homme qu'il avait sauvé d'une attaque de zombie lors de la bataille de pour la Terre. Celui avec qui il avait combattu, ainsi qu'une quarienne Nila'Vistai. Après la guerre, le trio d'ami était resté plutôt proche, le geth rendant visite à son ami quand il le pouvait. Le lieutenant avait même voulu faire d'Informateur le parrain légal de son premier enfant, sa femme avait cependant refusée, l'honneur étant déjà réservé à son frère. Malgré tout, le geth restait une personne proche et appréciée de la famille. Les enfants du couple l'avaient adoptés à leur tour, se référant à lui comme un oncle. À l'heure actuelle, Alexander et sa famille étaient aussi à la cérémonie, mais parmi les leurs. Frédérick avait été une exception parce qu'il voulait avoir une meilleure vue de l'évènement.

-Oui, j'ai connu nombre d'entre eux.

Le geth commença par pointer la partie consacrée aux geths. Il avait participé à l'élaboration de la liste de nom. C'était d'ailleurs la raison de sa présence sur Terre depuis deux semaines. Des vérifications de dernières minutes avaient montrés que certains noms étaient manquant sur le monument, pour diverses espèces. Il avait donc fallut des experts pour résoudre le problème. Informateur c'était porté volontaire, il lui avait suffit de télécharger la liste de noms et de rejoindre la Terre. Son vaisseau était à quai sur la Citadelle pour l'occasion. Une partie de l'équipage avait assisté à cette cérémonie, l'autre assistait à une cérémonie semblable, mais sur la Citadelle. Informateur avait ainsi passé quelques jours à aider à régler le problème geth sur le monument et le reste en compagnie de son ami, à la grande joie des enfants de ce dernier.

-On peut dire que j'ai connu tous les geths qui sont tombés au combat.

Il pointa ensuite lentement les noms d'une bonne cinquantaine d'humain et environ le même nombre de quarien.

-J'ai connu aussi connu beaucoup de ces humains et de ces quariens. Pour certains, ce fut un contact très court, avant que cette guerre ne les emporte.

-Pourquoi sont-ils mort?

Informateur resta silencieux pendant un moment, réfléchissant à la réponse la plus appropriée. Répondre simplement: parce qu'on les as tués. Ce n'aurait pas été une bonne idée. Après un moment de réflexion, le geth répondit au jeune homme.

-Pour la plupart des civils, parce qu'ils n'ont pas eu de chance. Ils se sont retrouvés victimes de la folie d'être se croyant supérieur à tout le monde. Pour les soldats, ils sont morts pour de nouvelles générations, pour leur patrie, pour leur famille. Pour que la galaxie et ses habitants aient un avenir. Ils sont morts pour que des enfants pour toi aient une chance de vivre dans un monde meilleur. Voilà pourquoi il faut se souvenir d'eux et respecter leur sacrifice.








Dernière édition par Informateur le Sam 12 Aoû 2017, 00:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 15 ans plus tard   Jeu 10 Aoû 2017, 23:12
Je venais de terminer ma précédente mission. Je pouvais me permettre de venir ici aujourd’hui. J’avais peur que les « aliens » soient peu nombreux mais ça va. Ils y a quand même pas mal de monde. J’écoute à peine le discours, discutant plutôt avec les asaris que je connais et même quelques turiens et humains. Si les turiens et les hommes tentent de se concentrer sur le discours, surement le côté militaire, mes amis asaris et moi poursuivons notre discussion. Et celle-ci s’oriente rapidement vers le geth dépassant tout le monde de deux têtes. Mais ce qui nous intrigue, c’est surtout le gosse sur ses épaules. Qu’est-ce qu’il fait là ? Mais à peine avons-nous le temps d’élaborer des théories farfelus que le monument est dévoilé.

Un mur commémoratif. Classique. Nous nous dirigeons directement vers la partie réservée aux asaris. Je ne connais pas beaucoup de noms. Une petite vingtaine mais après tout, pas besoin de connaitre quelqu’un pour vouloir honorer sa mémoire. Une des asaris avec moi, Faezna, prend la parole :

Si un jour on m’avait dit que je verrais un monument commémoratif multi-races. Connaissant les différentes races qui composent la galaxie, c’était assez improbable.

Une autre asari, Baezha, rétorque immédiatement :

Ne t’habitues pas trop. C’est uniquement parce que nous avons célébrés l’alliance entre les races qu’ils se sont sentis obligés de le faire.

Que défaitisme Baezha. Apres tout, aucune planète n’as fait de monument dédié a d’autres races. Nous pouvons au moins accorder ça aux humains. Certes c’est le seul lieu ou des membres de plusieurs races ont péri mais au moins, ils y ont pensés. C’est déjà ça.

Répondis-je. Le gros problème de Baezha est qu’elle est assez…factuelle. Pour elle, une info est une info. Elle n’y cherche pas la symbolique qu’y peut s’y cacher. Elle me jette un léger regard contrarié. On passe ainsi quelques minutes à nous recueillir puis Faezna et Baezha s’en vont. Je parcours allors l’entièreté du mur regardant toutes les races : Turiens, Krogan, quarien et geth. Je me retrouve alors près du geth qui discute tranquillement avec l’enfant a propos du sacrifice de ces soldats. J’aimerais bien savoir ce qu’une IA, certes développés à un stade que nous la comprenons a peine, connait du sacrifice. Serait-il capable d’avoir des simulacres d’émotions ?
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MessageSujet: Re: 15 ans plus tard   Sam 12 Aoû 2017, 03:08

15 years later

- Londres, Spatioport de l'Alliance
- Reaper War Memorial




Aujourd'hui, 16 août 2202, était un jour à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire de l'Humanité et de l'Alliance et j'étais fière d'en faire partie dans ma ville, Londres, ce en compagnie des membres survivants de ma famille, à savoir ma sœur benjamine Daichi et ma mère Li. J'étais rentrée avec l'Okinawa la veille pour ravitaillement et réarmement de ma frégate, le contre-amiral O'Neill m'avait ordonné, dès que j'eus mis le pied à terre que j'assiste à cette commémoration. Ma supérieure n'avait pas à me l'ordonner aussi prestement, j'y aurai de toute manière assistée car cet hommage au memorial de la guerre contre les Moissonneurs était un évènement très important pour moi car il me permettrait de commencer à faire pour de bon, le deuil de mon père et de ma sœur cadette.

Je pus prévenir ma famille le soir même de mon arrivée de la cérémonie qui aurait lieu le lendemain et après avoir passée la nuit au sein de mon foyer, j'étais la première levée pour me préparer. Devant le miroir de ma chambre, je revêtis mon uniforme d'officier réglementaire, lavé et repassé sur ordre de ma supérieure, les barrettes sur mon uniforme indiquant par exemple, ma participation à la guerre contre les Moissonneurs ou encore mon statut de soldat du N7 ainsi que ma chaînette dorée brillaient. La veste était impeccable et mes passants d'épaule comme neufs. Fin prête, je sortis de la maison à une heure très matinale avant de me rendre au spatioport là où l'hommage aura bientôt lieu. L'endroit avait été ultra sécurisé par l'Alliance compte tenu des évènements de ces dernières années et je dus passer une paire de barrages pour accéder à la zone réservée aux militaires. Non loin du monument prêt à être dévoilé et de l'estrade sur lequel il y avait un pupitre, le contre-amiral O'Neill était déjà là à m'attendre et elle m'accueillit d'un salut droit et sec comme à son habitude. Je lui répondis de mon salut toujours aussi réglementaire. Peu à peu et au fur et à mesure que la matinée avançait, tout un parterre d'officiers et de représentants de l'Alliance se pointèrent ainsi que des officiels de beaucoup de races. Parmi les militaires, il y avait des soldats de toutes les Flottes de l'Alliance, des officiers issus du N7, des représentants civils travaillant pour l'Alliance... Parmi les autres races présentes, il y avait des commandos asaris, des représentants du GIP avec notamment un Geth immense, des Galariens du GSI... Sans compter également les très nombreux civils anglais ou d'autres pays de la Terre aussi présents pour la commémoration, bref la place se remplit rapidement et elle fut bientôt noire de monde. Au milieu de cette foule, je fis de mon mieux pour rester avec ma supérieure O'Neill afin de ne pas la perdre. Nos places étaient réservées derrière l'estrade et nous devions y être et bien y figurer. Nous représentions l'armée de l'Alliance, nous devions donc en être dignes.

Enfin, en milieu de matinée, l'appel du rassemblement sonna et avec O'Neill, l'on se retrouva à quelques rangs derrière les vétérans de la guerre et les officiers plus gradés que nous. Un officier supérieur de l'Alliance, représentant spécial mandaté par le Conseil de Défense de l'Alliance dont on disait qu'il avait reçu ses ordres de la bouche même de l'amiral Hannah Shepard en personne et accessoirement commandant de la Cinquième Flotte après que Hackett ait rejoint le Conseil de la Citadelle, l'amiral Hoffmann, se présenta donc devant tout le monde et grimpa sur l'estrade pour rejoindre le pupitre et proclamer le discours que tout le monde attendait afin d'inaugurer le memorial. C'était un homme de haute taille, les cheveux gris courts à la coupe réglementaire mais qui portait un calot de l'Alliance, tout en uniforme d'apparat avec bien plus de barrettes et de passants d'épaule que moi, l'emblème de l'Alliance rutilant sur son uniforme. Son expression était sévère sur un visage marqué par les années et les batailles qu'il a pu voir et mener mais son port était droit et fier, c'est donc sans aucune honte ou timidité qu'il se mit à prononcer son discours d'une voix forte et claire pour se faire entendre de toutes et de tous. En levant légèrement la tête, je pus voir que Daichi et ma mère avaient pu se faufiler jusqu'au premier rang parmi les civils. Elles avaient toute les deux le visage grave et ne m'avaient pas reconnues mais je ne me manifestai pas de toute manière, je devais rester à ma place aux milieu des rangs des militaires.

Soldats et officiers de l'Alliance, alliés de l'Humanité et représentants du Conseil ainsi que de nos gouvernements et armées amies. Aujourd'hui, en ce jour du 16 août 2202, nous commémorons et nous honorons pour de bon, les héros et les sacrifices consentis dans cette guerre contre les Moissonneurs qui a bien failli signer notre fin. Nous sommes tous ici pour nous rappeler et ne pas oublier.

Un léger frisson parcourut l'assistance à l'écoute de l'amiral Hoffmann mais la foule observa le silence. L'atmosphère était ici au recueillement et au deuil.

Il y a de cela quinze ans, la galaxie toute entière a dû faire face à la plus grande menace que nous n'ayons jamais connu. Des planètes entières furent prises, des villes réduites en cendres, des armées anéanties, des vies prises, brisées et détruites. Beaucoup pensaient que les Moissonneurs signaient la fin des temps et de toute vie dans la Voie Lactée. Mais il y avait une chose à laquelle les Moissonneurs, si puissants soient-ils n'avaient pas pensé. Ils n'avaient pas pensé au Commandant Shepard. Ils n'avaient pas pensé au plus grand combattant que la Terre et la Voie Lactée n'aient jamais porté.

Des murmures s'élevèrent dans la foule et un frisson plus intense que le précédent parcourut tout le monde. Je le ressentis aussi de mon côté et j'avais hâte d'entendre la suite du discours de l'officier le plus gradé présent.

C'est à Londres même, après avoir pu réunir tout les peuples, toutes les armées et toutes les forces disponibles de la galaxie sous une seule bannière, la bannière de l'espoir et de la victoire, que le Commandant Shepard mena la contre-offensive afin de défaire les Moissonneurs. C'est à Londres que toute la Voie Lactée s'est unie et a combattue ensemble vers la victoire totale et finale. C'est à Londres que beaucoup se sont sacrifiés et ont donné leurs vies afin de défendre ceux qui leurs étaient chers et ce en quoi ils croyaient. C'est grâce à leur action et à leur courage, à leur détermination qui a permis la victoire. C'est en ce lieu même que notre symbole, notre leader qu'était le Commandant Shepard se sacrifia pour sauver le plus grand nombre. Sans lui, nous ne serions certainement plus ici pour honorer ceux qui ne sont plus là. C'est en les heures les plus sombres que les héros se distinguent voire meurent mais font aussi preuve de la plus grande bravoure et de la plus grande intrépidité pour sauver les leurs et les autres.

Je me mordis doucement la lèvre inférieure au milieu des officiers de l'Alliance, je pensai et bus chaque mot de l'amiral Hoffmann, croyant dur comme fer à ce qu'il disait, c'était exactement le genre de discours que j'aurais fait.

Mais le Commandant Shepard ne fut pas le seul à combattre. Il était entouré d'amis, d'alliés, de soldats et de combattants prêts à donner leur vie afin qu'aujourd'hui nous puissions vivre en toute quiétude. Et c'est pour eux que nous sommes réunis aujourd'hui. Nous sommes ici aujourd'hui pour nous rappeler qu'ils se sont battus jusqu'au bout, qu'ils se sont sacrifiés pour ceux qu'ils aimaient et ce qu'ils voulaient préserver ou qu'ils sont morts parce que les Moissonneurs en avaient ainsi décidé. Nous avons tous perdus des êtres chers dans cette guerre, des amis, de la famille. J'ai moi-même perdu mon épouse le jour où les Moissonneurs nous ont envahis. Nous avons tous connu la douleur de perdre des gens auquel nous tenions. Ce memorial est là pour nous rappeler que malgré leurs morts, ils sont avec nous, ils avancent avec nous. Ils restent à jamais dans nos esprits et nos cœurs et nous devons perpétuer leur mémoire. Nous devons nous rappeler, les générations suivantes doivent apprendre et connaître le courage et la volonté incroyable que nos héros ont dû faire preuve, ils doivent savoir le nom de celles et ceux qui sont morts au sein de leur famille et lignée afin qu'ils ne soient pas morts en vain. Ce memorial doit non seulement nous rappeler nos êtres chers disparus mais aussi être porteur d'un nouvel espoir pour un avenir meilleur. Un futur dans lequel nous nous rappellerons avec fierté que grâce à nos disparus, nous avons pu survivre, stopper la plus grande menace de toute les temps et bâtir une Voie Lactée plus forte et unie que jamais. Souvenons-nous d'eux, honorons nos morts et leurs noms, c'est une obligation et une nécessité.

Ma lèvre inférieure tremblotait sous l'émotion et je me retins de verser une larme tellement je me sentais concernée par ce que l'amiral Hoffmann disait. Je me rappelai alors avec fierté pourquoi je portais l'uniforme que j'avais sur le dos et pourquoi je m'étais engagée au sein de l'armée de l'Alliance.

Voilà pourquoi il est de notre devoir de rendre hommage aussi bien à ceux qui ont combattu et survécu à cette guerre, que ceux qui y ont perdu la vie. Qu'ils aient été civils, militaires, scientifiques ou autres. Chacune de ces personnes a vécue cette guerre et ces horreurs. Sans les militaires qui sont ici aujourd'hui et tout ceux qui ne le sont pas, nous ne serions pas ici. Nous aurions absolument tout perdu. Ce monument est là pour nous rappeler tout ceux qui sont tombés. Ne les oublions pas.

Le monument fut alors dévoilé et il était étendu sur une grande longueur, une pierre noire en formait la très grande majeure partie avec les noms des morts et des disparus classés selon les espèces et l'ordre alphabétique. Des applaudissements retentirent alors, me rassérénant légèrement. Peu après, O'Neill disparut en direction des officiers supérieurs, je n'eus désormais plus d'yeux que pour ma famille qui m'avait déjà repéré. Une larme coula du coin de l'œil alors que Daichi et ma mère me prirent dans leurs bras. Lovés dans l'étreinte de ma famille, on se mit immédiatement à la recherche des noms de mon père et de ma sœur cadette. La foule commençait à se disperser doucement autour de nous tandis que d'autres commençaient déjà à déposer des gerbes de fleurs, des bougies et à rendre des hommages, d'autres encore priaient. Alors que l'on lisait les noms, on passa derrière une Asari occupée à lire des noms de soldats humains morts à Vancouver puis le Geth que j'avais déjà aperçue avec un enfant humain juché sur lui. Légèrement étonnée de voir cela, je me laissais néanmoins entraîner par ma mère alors que Daichi s'était détachée de nous pour chercher le nom de mon père. Elle le trouva un peu plus loin, quelques mètres après le Geth dans une liste de soldats morts à Londres quelques temps après l'invasion de la Terre. Figée, je lus alors le nom de John L. Raikes suivi juste à côté d'Emilie Raikes. Je fondis alors en larmes aussitôt enlacée par Daichi et ma mère. Je ne fus pas la seule à pleurer, chaque membre de famille se mit à verser ses larmes, des larmes contenues depuis trop longtemps. On se serra les unes contre les autres, déversant alors notre peine qui devait enfin sortir. Daichi et moi nous mirent à sangloter contre notre mère qui versa également ses propres larmes alors qu'elle regardait le nom de son défunt mari et notre père ainsi que de sa dernière fille, morte beaucoup trop tôt.

Quelques minutes après, on put chacune se calmer et j'essuyai mes larmes d'un revers de la main ainsi que celles de ma mère et de ma sœur. Je me mis alors à fixer le nom de mon père et me détachant légèrement de l'étreinte de ma famille survivante, je fis un pas vers le memorial et exécuta le salut militaire le plus réglementaire que je pus. J'eus la sensation de pouvoir honorer le nom de mon père et celui de ma plus jeune sœur comme il se devait et je m'en sentais rassurée voire fière. Daichi me prit alors le bras droit et le serra contre elle, sa tête sur mon épaule tandis que ma mère se serra contre moi dans mon dos, sa main prenant ma main gauche. Pour me calmer davantage, je pris une profonde respiration.

Ton père aurait été fier de toi, Ada. Il doit être déjà fier de ce que tu es devenue, ma fille. Toutes les larmes ne sont pas un mal, nous pouvons enfin pleurer nos morts comme il se doit...

On est déjà fières de toi toutes les deux, Ada. C'est bien que nous puissions être là, il le fallait.

... Oui. Nous pouvons maintenant faire notre deuil et honorer nos morts.
Codage par Libella sur Graphiorum







Dernière édition par Ada J. Raikes le Ven 08 Sep 2017, 01:07, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: 15 ans plus tard   Sam 12 Aoû 2017, 18:54
Informateur continuait d'observer le monument mémorial en silence. Le geth regardait le mur face à lui, mémorisant chaque noms s'y trouvant. Il considérait que se rappeler le nom de toutes ces personnes était un bon moyen d'honorer leur mémoire. À ses yeux, oublier ces individus aurait été la pire des insultes envers leur mémoire et leur sacrifice. Lorsque le geth voyait un nom qu'il reconnaissait, il se souvenait des moments passé avec ces individus. La guerre avait fait des ravages. Il avait eu peu de temps pour les connaître et pourtant, ces courts moments avaient été suffisant pour qu'ils soient proches, d'une certaine manière. C'était probablement le seul avantage des champs de bataille. Au milieu d'un combat, ce qui importait c'était sa propre survie et ceux qui combattaient à tes côtés. Le nom, la race, le sexe, les croyances religieuses et le passé devenaient sans la moindre importance, car les personnes à côté de soi pouvaient déterminer si tu survivais ou non. Ainsi, Informateur c'était retrouvé à faire temporairement équipe avec des humains et des quariens. Chacun avait laissé de côté ses aprioris contre les geths et lui avait offert leur confiance, pour les garder en vie. Le geth avait réussi pour nombre d'individus, mais avait échoué pour d'autres.

Le geth se sentait quelque peu mal à l'aise, par moment, en songeant à tout cela. Il savait qu'il existait une explication appelé le Syndrome du Survivant. Des gens qui s'en voulaient d'avoir survécut, là où d'autres avaient perdu la vie. Toutefois, le synthétique continuait d'observer. D'autres personnes venaient ici et là, observer également le monument et se recueillir. Dans un coin de sa vision, vers la droite, Informateur remarqua un trio d'asari, discutant entre elles et observant la section réservée aux geths ou celle des quariens. À sa gauche, un groupe d'humaine, cherchant le nom d'un ou plusieurs proches disparus. Elles éclatèrent en sanglot, se serrant les unes contre les autres. Puis, la plus grande du trio, une lieutenant-commandant, d'après ses insignes et vétéran de la guerre contre les moissonneurs, d'après ses barrettes, effectua le salut militaire devant le monument. Le geth fut cependant tiré de ses observations par Frédérick. Le jeune garçon semblait éprouver de la curiosité pour ceux ayant disparus.


-Comment est-ce que les gens que tu as rencontrés étaient?

Une formulation un peu étrange, mais bon, c'était encore un jeune enfant, alors rien de bien surprenant. Le synthétique ne répondit pas tout de suite, réfléchissant à ce qu'il pouvait bien révéler au jeune garçon. Heureusement, la nature d'IA des geths faisait en sorte que leur temps de réflexion était beaucoup plus rapide que n'importe quel organique. Même les galariens, pourtant réputés pour leur hyperactivité, étaient loin d'égaler leur vitesse de réflexion. Informateur fit rapidement le tri. Il éviterait de parler à l'enfant de certaines des personnes qu'il avait rencontré pendant cette guerre. Parmi elles, certaines avaient connus une mort particulièrement horrible. Le geth commença par pointer le nom d'un geth.

-Rainbow, il fut le premier de mes confrères geths que je vis tomber au combat. Il avait un esprit artistique. Des ambitions pour faire de la peinture et d'autres formes d'arts s'en rapprochant. Lors de notre départ pour Rannoch vers la Terre, il a passé une partie du voyage à appliquer diverses couleurs de peinture sur sa plateforme. C'est à cause de cette abondance de couleur qu'un créateur lui a donné ce nom.

Il pointa ensuite le nom d'une quarienne.

-Fula'Tael vas Rannoch, cette quarienne était une exilée. Elle avait échouée dans l'accomplissement de son pèlerinage. Pourtant malgré son exil, elle n'éprouvait aucun ressentiment envers son peuple. Lorsque la guerre pour la reprise de Rannoch a été déclenchée, elle a rejoint son peuple. Cette intrépide quarienne a péris suite à une infection, après que le tir d'un maraudeur eut percé sa combinaison.

Il indiqua ensuite du doigt le nom de deux civiles humaines.

-Anna et Elizabeth Ladele. Deux sœurs qui œuvraient en tant qu'infirmière sur le champs de bataille. Elles auraient pu être évacuée à de multiples reprises, mais elles ont refusées. Elles voulaient continuer d'aider les blessés et les mourant. Elles ont fait preuve d'un sens du dévouement hors du commun.

Ensuite de quoi, le geth indiqua deux autres noms humains.

-Martin Lavoie et John Klovis. Martin était une jeune recrue de l'Alliance. Cette guerre le dépassait complètement, mais il a combattu jusqu'au bout. Son rêve était d'ouvrir son propre restaurant une fois la guerre terminée. John était un homme dans la soixantaine, approchant de la retraite. Peu bavard, mais courageux et un grand cœur. Pendant les rares périodes de calme entre deux combats, je l'ai vu, sacrifiant le peu de nourriture qu'il avait pour nourrir des chats errants. Tout les deux ont péris quelques minutes avant l'activation du creuset.

Finalement, le commandant du GIP décida de terminer en montrant le nom d'un geth et d'un humain.

-L5737H3 et Vlad Kratosivitch. Ils venaient à peine de se rencontrer lorsqu'un bâtiment à proximité d'eux c'est effondré, ensevelissant des civils tentant de fuir les lieux. Je les ai vu, se précipitant vers l'éboulement, malgré les tirs ennemis, à la recherche de survivants. Ils sont ensuite resté sur place pour permettre à trois civils survivants de fuir. Leur sacrifice a permis à ces civils de survivre à cette guerre.

-Ils se sont sacrifiés?

-Oui. Beaucoup l'on fait pendant cette guerre. Je l'ai presque fait moi-même. Pour sauver Nila'Vistai

-Hein? Tante Nila?

-Nous étions tout les trois, Nila, ton père et moi. Face à nous, plusieurs monstruosités des moissonneurs. Un maraudeur a tenté d'abattre Nila avec une arme lourde, mais j'ai fait le choix de la protéger et c'est moi qui fut touché. Heureusement, Nila m'a aidé, effectuant des réparations d'urgences, tandis que ton père maintenait l'ennemi à distance. Je leur avais sauvé la vie et ils m'ont aidé ensuite à leur tour.

-Les souvenirs de ces gens te rendent tristes?

Le geth resta silencieux pendant plusieurs longues secondes. Il réfléchissait aux propos de Frédérick. De la tristesse? Certains affirmaient que les IA me seraient jamais capable d'éprouver des émotions, d'autres affirmaient exactement le contraire. Informateur resta songeur pendant un moment, songeant à la nature de ce qu'il ressentait.

-Si ce n'est pas de la tristesse, je dirais qu'il s'agit au moins de remords, pour tout ceux que je n'ai pas pu aider et qui désormais ont leurs noms figurant sur ce mur. Que leur mémoire soit honoré est une bonne chose. Cependant, si cela ne dépendait que de mon choix, je préférerais que leurs noms ne figurent pas sur ces murs, qu'ils soient plutôt ici, bien vivant.

-Leur sacrifice et celui de tous ces gens a sauvé la galaxie, n'est-ce pas?

-Oui. Beaucoup voit le commandant Shepard comme le plus grand des héros de toute l'histoire de la galaxie. Ils ne doivent cependant pas oublier qu'il n'était pas seul. Ce mur nous rappel également que chaque individu dont le nom y est gravé est un héros.

-Même les non-combattants?

-Oui, qu'ils aient pris les armes ou non. Ils ont tout de même lutté pour leur survie et celle de leurs proches. Nombre d'entre eux n'ont peut-être jamais tenu une arme, mais cela ne les empêche pas d'avoir été héroïque à leur manière. C'est le sacrifice de tout ces gens qui nous offre un avenir meilleur. Un avenir où petit garçon à l'esprit remplit de question peut se balader sur les épaules d'un geth.

Cette dernière phrase se voulait être un léger trait d'humour. Le geth émis même un court et léger bruit saccadé. Frédérick ne réagit pas pendant un court moment.

-Euh... c'était censé être un rire ça?

-Oui.

-Un conseil, tonton, enregistre plutôt des rires sur l'extranet et retransmet-les. Le truc que tu viens de faire était juste étrange. On aurait dit que tu venais de griller un fusible.

-Je n'ai pas de fusible, mais je comprends ton point.






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MessageSujet: Re: 15 ans plus tard   Mar 15 Aoû 2017, 13:32
Soudain je sens quelque chose s’agripper à mon épaule. En tournant la tête, je constate qu’il s’agit d’Asisszia, ma fille. Ma mère arrive juste derrière en courant. Elle s’arrête près de nous, essoufflée. Elle reprend son souffle puis me regarde avec un grand sourire.

Elle est rapide. A peine t’as telle vu qu’elle s’est mise a sprinter. Une vraie fusée.

Asisszia se retourna alors vers ma mère.

Désolé, mamie. Je n’ai pas pu résister.

Elle se grattait l’arrière du crâne, comme gênée. Puis elle me regarda à nouveau.

Alors, c’est ça le monument commémoratif ? Un simple mur des morts ?

Je soupire, un peu déçu.

Tu pourrais montrer un peu plus de respect pour ceux qui ont combattu pour t’offrir une galaxie en paix. Sur la partie réservée aux asaris, Il y a un nom : Nielnea Calere. Tu te souviens de ce nom ?

A voir son regard dans lequel se mêlait incompréhension et tristesse, il semblerait qu’elle s’en souvienne.

Oui. Il s’agit de la personne qui s’occupait de moi quand vous étiez en mission et que je ne pouvais pas encore rester toute seul.

Elle est morte en tant que médecin de guerre On l’a retrouvé sans vie sous un tas de débris. Elle avait sacrifié sa vie pour sauver un groupe de blessés. Alors, oui ce n’est qu’un simple mur des morts mais il sert à se rappeler de ce genre de personnes et les actes qu’ils ont accomplis. Tu es peut-être encore un peu jeune pour comprendre ça mais en tant que soldat et chasseresse, tu apprendras vite à honorer les morts.

Elle baissa la tête, comme triste.

Désolé, je ne voulais pas parai…

Je la pris rapidement dans mes bras.

Ne t’excuse pas. Je sais très bien à quoi tu pensais. Et ma leçon était peut-être un peu trop sec.

Je l’enlacais contre moi, la reconfonrtant. Puis ce fut ma mère qui parla.

Je vais vous laisser un peu et voir notre partie. Je trouverais surement des noms que je connais.

Comme tu veux maman. On reste ici. Rejoins nous quans tu auras finis, on ira visiter un peux la vile. Ça nous fera du bien de changer un peu d’air.


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MessageSujet: Re: 15 ans plus tard   Ven 18 Aoû 2017, 02:47

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- Reaper War Memorial




La présence de ma sœur benjamine et de ma mère contre moi furent comme un doux baume à cet instant pour apaiser les peines de mon âme attristée. Le silence accueillit mes mots, uniquement rompu par les gens autour de nous mais pour Daichi, moi et ma mère, nous étions comme dans notre bulle, sans faire attention au monde extérieur. Après avoir pleuré la disparition d'un père et d'un compagnon, nos esprits se sentirent un peu plus apaisés mais toujours avec cette tristesse qui dormait en nous depuis quinze ans. Mes mains se joignirent alors à celle de ma sœur tandis que ma mère serrait déjà la mienne dans la sienne. Je reculai alors de quelques pas, séparant ma mère et Daichi mais je n'allai pas loin et je gardai leurs mains dans les miennes, jointes comme si nous ne formions qu'une seule entité et je levai le regard pour observer les yeux des membres restants de ma famille. Comme moi, elles étaient déchirées mais quelque part soulagées d'avoir pu enfin faire sortir cette douleur et ce malaise qui dormait en chacune d'entre nous. Je regardai d'abord Daichi, plus jeune que moi de quatre ans mais elle me ressemblait presque comme une jumelle à ceci près qu'elle était plus menue que moi et plus frêle. Elle n'en avait pas moins son caractère et la même détermination que moi dans son travail. Elle était attristée comme nous l'étions toutes et elle peinait à se ressaisir, véritablement déstabilisée. En retour je lui serrai sa main en caressant doucement le dos de sa main de mon pouce. Puis je regardai ma mère. Elle avait vu beaucoup de choses et s'était elle aussi battue à sa manière pour préserver ce qui restait de sa famille, elle avait l'air moins atteinte mais je devinai sans peine ce qu'elle ressentait vraiment. Je les rapprochai de moi en lâchant leurs mains mais j'enroulai mes bras autour de leurs hanches en rapprochant ma tête des leurs et elles suivirent mon mouvement, nous retrouvant fronts contre fronts, unies.

Maman, Daichi, nous avons pu entamer notre deuil. Nous prenons le temps de pleurer la mort de papa et d'Emilie mais n'oublions pas non plus Gary. Nous sommes les survivantes de notre famille mais n'oublions pas les mots de l'Amiral Hoffmann. Nous honorons nos morts et nos disparus, ce memorial est là pour nous le rappeler mais nous devons aussi vivre pour eux... Ils vivent en nous, ce n'est pas comme s'ils étaient morts pour de bon, pas du tout. Il nous faut perpétuer leur mémoire et leur sacrifice en vivant notre vie. Nous nous sommes d'autant plus rapprochées nous trois, ce lien existera toujours. Vous savez que je ferai n'importe quoi pour vous, je me sacrifierai pour vous ou je mettrai à feu et à sang tout un secteur s'il le fallait juste pour vous garder en vie car vous êtes en toutes premières, ce pour quoi je me bats et ce pour quoi je porte cet uniforme... Vivons, ne nous laissons pas abattre par notre peine, c'est ce que papa, Emilie et Gary veulent. C'est ce que veulent tout ceux qui y ont laissés leur vie dans ce merdier qu'était cette foutue guerre contre les Moissonneurs.

Je les serrai ensuite toutes les deux contre moi alors qu'elles restèrent assez étonnées et sans voix après mon discours exécuté à voix basse juste pour nous.

Je vous aime toutes les deux, je ne peux imaginer ma vie sans vous putain... Vous me manquez terriblement quand je suis en mission...

Ma mère répondit à ma démonstration d'affection par un baiser sur ma joue et une étreinte plus forte puis vint le tour de ma sœur. Notre étreinte dura un moment avant que ma mère ne nous relâche et l'on se mit en ligne toutes les trois, moi la plus à gauche afin de contempler en silence les noms de mon père et de ma sœur cadette. Alors que ma mère baissa la tête et ferma les yeux un instant et que Daichi laissa son regard ensuite vagabonder sur les autres noms des soldats et civils morts, je tournai la tête sur la gauche pour ensuite observer le Geth de tout à l'heure avec l'enfant toujours calé sur ses épaules. Le synthétique se mit à désigner d'un de ses doigts mécaniques des noms en se baladant d'un pan à l'autre du mur du memorial. Je n'écoutai pas tout ce que le robot disait mais de ce que j'en captais, on aurait presque cru un organique au vu des mots employés par lui. Mais les mots seuls étaient quelque peu vides de sens s'il n'y avait pas le ton et l'émotion employé avec et le Geth parlait de sa voix mécanique et constante. Malgré tout, l'enfant n'en était pas gêné et continua de questionner le synthétique. Puis ce dernier se mit à émettre un bruit étrange, comme un rouage qui ne marchait plus correctement au sein de son système ou une pièce qui ne s'enclenchait plus comme il fallait et que la machine forçait à l'intérieur, c'était un bruit saccadé et métallique. La question du gamin me fit légèrement sourire, le teint légèrement rougeâtre mais un autre bruit vint me tirer de mon observation, c'était une voix que je connaissais très bien, sévère et dure mais qui avait pris un ton conciliant ce qui en soit était assez surprenant. Je fis donc volte-face en même temps que Daichi et ma mère pour faire face au contre-amiral O'Neill qui vint en marchant dignement vers nous mais le visage légèrement triste et inquiet.

Lieutenant-Commandant. Mesdames. Je... suppose que vous avez trouvé des noms qui vous étiez familiers ?

Ma mère fut plus rapide à répondre que moi, d'une voix assurée et claire.

En effet, Amiral O'Neill. Nous avons trouvé les noms de mon compagnon ainsi que de ma fille cadette.

Je suis désolée pour votre perte mesdames. Mes condoléances.

Merci Amiral... Mais nous pouvons maintenant enfin faire notre deuil et continuer de vivre. Comme l'a si bien dit votre supérieur qui a fait son discours et ma fille Ada.

Des mots pleins de sens madame.

Si je puis me permettre, vous avez perdu quelqu'un, Amiral ?

Ma supérieure se raidit légèrement dans son uniforme d'officier et fit quelques pas sur quelques mètres sur notre droite et l'on suivit le mouvement du contre-amiral. Puis, à hauteur d'épaule, après avoir cherché pendant quelques secondes, elle désigna de l'index un nom avec à côté le grade de Commandant, Adam O'Neill.

Mon mari. Il est mort peu avant la bataille de Londres. Je n'ai pas eu d'enfants avec lui mais j'ai eu à pleurer la perte d'un être cher. Cela faisait vingt ans qu'il partageait ma vie... Mon frère Darren et ma sœur Lucy ont en revanche été épargnés par cette guerre.

Je regardai ma supérieure hiérarchique avec un certain étonnement et je me sentis prise d'un élan d'affection et de sympathie pour elle. Habituellement, elle était la soldat stricte et sévère qui ordonnait, elle menait ses frégates à la baguette et les défendait farouchement à chaque réunion d'état-major de la Cinquième Flotte. Je voyais une femme forte mais honnête et brave, le genre d'officier que je rêverai de devenir en poursuivant ma carrière au sein de l'Alliance, elle était pour moi comme une figure forte et quasi inébranlable. La voir ainsi afficher une certaine forme de faiblesse était touchant et me rappelait à quel point cette guerre avait impacté véritablement tout le monde mais aussi que le contre-amiral était un être humain comme tout le monde. Loin de me déstabiliser ou de provoquer mon ire, je me sentis désolée pour elle mais également, aussi étrange que celui puisse paraître, contente. Ma supérieure était capable d'éprouver des émotions même si elle essaya de les dissimuler, cela me fit me sentir plus proche d'elle pour un officier supérieur. O'Neill continua d'observer ce nom sans rien dire avant de se tourner vers nous puis je m'avançai vers elle. Par égard à notre hiérarchie, je m'abstins de tout contact mais j'opinai légèrement de la tête dans sa direction pour lui montrer mon soutien. Sur son visage fermé mais légèrement triste, sa balafre sur le visage ressortit légèrement mais cela ne me répugna pas. Je voyais sur le visage de ma supérieure un peu de ce que j'avais vu sur celui de ma propre mère, la masse des années et des douleurs accumulées mais aussi la force d'avoir pu tenir jusque là.

Je suis désolée pour votre perte, Amiral, je vous présente aussi nos condoléances au nom de ma famille. Comme l'Amiral Hoffmann l'a dit, nous avons tous perdu des êtres chers dans cette guerre mais nous, nous sommes toujours là. Aujourd'hui, nous sommes tous dans le même vaisseau, madame.

Merci Lieutenant-Commandant. Comme vous le dites, aujourd'hui nous sommes tous dans le recueillement que nous soyons Humains ou d'ailleurs.

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MessageSujet: Re: 15 ans plus tard   Ven 18 Aoû 2017, 22:31
Informateur continuait d'observer le monument en silence. Tant de noms, tant de vies perdus. Voilà ce à quoi il pensait. De plus, ce mur n'était qu'un monument parmi tant d'autres à travers la galaxie. Cette bataille, bien que connu à travers toute la galaxie, n'en fut qu'une parmi tant d'autres. Informateur avait bien entendu des histoires, comme quoi cette bataille aurait été la plus meurtrière de toute. Cependant, d'autres personnes affirmaient que c'était plutôt celle de Palaven. Puis, d'autres disaient Thessia et ainsi de suite. Personnellement, le geth considérait que c'était fort probablement celle de la bataille finale, dans son ensemble, qui avait apporté le plus de morts. Toutefois, c'était son opinion personnel. Il n'avait jamais fait de recherche précise sur la question. Faire ainsi des comparaisons afin de déterminer où le plus de combattants et de civiles avaient péris, c'était purement horrible aux yeux du commandant du GIP. De toute façon, ce genre de détails n'avait pas d'importance à ses yeux. À quoi bon vouloir savoir où le plus de gens avaient péris, lors d'une guerre qui aurait pu mener à l'extinction d'une multitude de races. Plus précisément, de toutes les races qui auraient pu se souvenir de cette guerre.

Le geth considérait également que l'important, ce n'était pas seulement de se rappeler des points négatifs que la guerre des moissonneurs avait eu. En effet, de nombreuses chances avaient été offertes à diverses races à travers la galaxie. Les krogans avaient eu droit au remède contre le génophage et aujourd'hui, ils avaient eu chance de repartir sur de meilleures bases et de rebâtir leur civilisation. Les rachnis avaient contribué à la construction du Creuset et gagné une meilleure opinion des peuples galactiques. Toutefois, ils avaient disparus, par la suite, probablement partit dans un coin perdu de la galaxie pour redonner naissance à leur civilisation. Tout le monde avait sa théorie sur la question. La vrai réponse restait un mystère. Les geths avaient obtenus l'individualité et la paix avec les quariens avait été faîtes, ces derniers retrouvant enfin leur monde natal. Bien sûr, sans oublier l'entente entre la la majorité des races galactiques pour combattre les moissonneurs. Bref, une guerre ayant apportée son lot d'horreur, mais également quelques points positifs.

En même temps qu'il était plongés dans ces réflexions, le geth faisait des recherches sur l'extranet. Il se mettait déjà la recherche d'un style de rire qu'il pourrait tenter d'intégrer dans un dossier de sa mémoire, afin de l'utiliser dans des situations adéquates. Informateur fut toutefois tirés de ses réflexions et ses recherches lorsque Frédérick commença à lui parler de manière énergétique.


-Je crois que j'ai vu le nom d'une personne de la famille d'un ami de ma classe, tonton. Il faudrait cependant se rapprocher. Pas vers l'avant, mais sur la gauche.

Le geth n'avait aucune raison de s'opposer à la requête du gamin. Il fit un premier pas de côté, le geth ne pouvait cependant pas prendre la peine de regarder de côté. S'il le faisait, la torsion de sa tête ferait également bouger le gamin sur ses épaules. Le synthétique s'immobilisa après son premier pas. Toutefois, cela avait été un déplacement insuffisant car Frédérick lui demanda de faire encore un pas. Puis, encore un autre et un autre. C'est lorsqu'il effectua ce dernier pas de côté qu'Informateur sentit qu'il avait touché quelque chose lors de son dernier déplacement. Plus précisément, ses systèmes internes l'avertir d'une collision mineure. Aussitôt, le geth fit un pas de côté vers la droite, en se tournant en même temps sur ce qu'il venait de percuter. Il s'agissait d'une humaine, une composant le groupe d'humaine qu'il avait observé tout à l'heure. Des cheveux bruns, des yeux foncés et des traits dit asiatique... si le geth se souvenait bien des différentes variantes de couleurs de peau humaine et de leur désignation. À première vue, elle devait être dans la fin vingtaine ou début trentaine.

Heureusement, il n'avait pas blessé la femme, le choc avait été beaucoup trop faible pour cela. Toutefois, c'était suffisant pour considérer que le synthétique venait de la bousculer. Avec elle, il y avait également une autre femme plus âgées et aux traits semblables, fort probablement la mère. Comme l'incident léger qui venait de se produire était de la faute du geth, car il n'avait pas regardé où il allait, le minimum était de présenter des excuses. Ce qu'il fit sans hésiter.


-Désolé, madame. C'est mon erreur.

Il fixa ensuite son attention sur les deux autres femmes du groupe. La première partageait des traits physiques similaires au deux premières, dans la trentaine et portant un uniforme de l'alliance. Une autre membre de la famille, selon toute logique. Toutefois, celle-ci était une militaire. Ses insignes militaires indiquait un grade de lieutenant-commandant. De plus, le geth reconnu l'une des décorations qu'elle portait, démontrant sa participation à la guerre contre les moissonneurs. Finalement, la quatrième femme était plus âgée et surtout, elle avait le grade de contre-amiral, selon ses insignes. En tant que commandant, le geth avait pour ainsi dire la liberté d'ignorer les individus avec un grade inférieur au sien. Toutefois, avec une personne aussi haut gradé qu'une contre-amiral, c'était autre chose. Le respect de militaire à militaire imposait qu'il la salut et également la lieutenant-commandant, sinon ce serait un manque de respect. Il s'adressa donc aux deux femmes de l'Alliance sur un ton se voulant respectueux.

-Contre-amiral, sous-lieutenant, je suis-

Il fut interrompu par Frédérick qui lui parla sur un ton amusé.

-Le salut, tonton.

-Pardon?

-Tu oublies le salut militaire.

-C'est juste.

Il faut dire qu'au sein du GIP, les geths n'étaient pas vraiment du genre à faire cela, pour nombre d'entre eux. Quand on a partagé toutes son existence avec ses congénères, pendant des siècles, cela amène une certaine familiarité, si on peut présenter les choses ainsi. Informateur n'avait pas l'habitude de faire le salut militaire standard. Toutefois, son ami Alxander Mirk lui avait appris le salut militaire pratiqué par l'Alliance. Le geth relâcha donc le dos de Frédérick afin d'effectuer de la main droite le salut militaire traditionnel humain.

-Je reprends. Contre-amiral, lieutenant-commandant, je suis le commandant Informateur, du GIP. Membre de la division du CFSI, de la 4e division des forces militaire-

-Un peu trop de détails, tonton... Je crois que je glisse un peu.

Le geth relâcha le salut militaire et retourna sa main contre le dos du jeune garçon. L'enfant s'adressa directement aux quatre femmes, sans la moindre gêne.

-Il a aussi combattu les vilains monstres de l'espace, ici-même. Info, tu devrais leur raconter comment tu t'es battu à Londres contre ces machins de l'espace.

-Frédérick, ces dames n'ont rien demandées.






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MessageSujet: Re: 15 ans plus tard   Mer 30 Aoû 2017, 00:28

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J'échangeai mes paroles avec le contre-amiral O'Neill, bien droite et les mains dans le dos, ma supérieure adoptant peu ou prou la même posture alors que dans mon dos, ma mère caressait du bout du doigt le nom de mon père, Daichi juste derrière elle. Je n'ajoutai rien tandis qu'O'Neill m'avait répondue et cette dernière fixait à nouveau le nom de son défunt mari en relâchant ses bras. Comme réaction, je fis une petite moue et j'observai le visage du contre-amiral. Encore une fois, je dus me retenir d'aller lui offrir une étreinte car je ne voyais plus la femme stricte et dure qui me faisait habituellement face mais une femme meurtrie par la perte d'un être cher et qui avait tout de même eue le temps de faire son deuil contrairement à moi et ma famille. Quoique... ne serait-ce pas que par son grade en avait-elle vraiment eue le temps ? Rien n'était moins sûr. Je ne bougeai pas de ma position, continuant de fixer la femme irlandaise. Autour de nous, la rumeur d'une foule assez importante se fit entendre, de petits groupes arpentant le memorial à la recherche de noms disparus et dont les réactions différaient. Certaines fondirent en larmes comme ma famille, d'autres fixèrent le nom qu'ils recherchaient avant de le caresser de la main ou du bout du doigt en se rappelant leurs propres souvenirs avec le défunt, d'autres ne réagirent pas outre mesure et se contentèrent de baisser la tête ou de se serrer les uns contre les autres, d'autres encore de par leur religion se mirent à prier. Des prières s'élevèrent doucement du lieu et ajoutèrent un caractère religieux à la commémoration des morts de la guerre contre les Moissonneurs. Je fis alors doucement volte-face, me plaçant à côté d'O'Neill et observant ce qui se passait. Dans un coin bien plus loin, un groupe de moines bouddhistes se mirent à psalmodier quelque chose que je ne comprenais pas, leurs voix solennelles adressant des prières envers les défunts. Plus proche de nous, il y avait un couple en uniforme qui fit un signe de croix chrétien avant de joindre leurs mains pour remuer doucement les lèvres. En voyant le mouvement de leurs lèvres, je compris alors qu'ils récitaient en silence une des principales prières chrétiennes, le Notre Père, l'homme aux passants d'épaule de Lieutenant tenant un chapelet dans sa main droite, l'autre liée avec la femme, les deux dans une posture digne.

Mon regard revint rapidement vers ma mère et ma sœur et je remarquai que le Geth s'approchait de nous d'un peu trop près. Je voulus prévenir Daichi de s'écarter mais le synthétique entra en collision avec elle. Fort heureusement, le pas du robot fut léger et lent, le choc ainsi causé fit juste remuer ma sœur sans la faire bouger d'un pas. Immédiatement, je me mis à porter secours à Daichi mais elle m'arrêta d'une main alors que le Geth s'excusa de sa voix métallique. Au moins, il avait compris qu'il venait de faire une erreur et ma sœur allait bien. J'en devins stressée, surtout en ce moment difficile pour nous malgré que ma sœur se soit juste faite un peu bousculée. Ma mère nous rejoignit aussitôt, suivie par le contre-amiral qui se posta à côté de moi, ayant retrouvé son air fier et sévère en fixant le robot. Je sentis que celui-ci nous observait voire nous analysait, qui sait ce qui pouvait bien se passer dans sa conscience de machine ? Il se mit de nouveau à parler de sa voix monotone mais le gamin sur ses épaules l'interrompit. Puis, le Geth se mit à imiter notre salut militaire réglementaire et se présenta sous le nom étrange d'Informateur et comme étant un commandant du GIP. Daichi et ma mère accueillirent la nouvelle avec une légère surprise tandis que moi et O'Neill, l'on restaient impassibles. Bien sûr que le GIP enverrait à coup sûr des représentants à cette cérémonie d'hommage aux morts de la guerre contre les Moissonneurs, cela était évident. Je me souviens avoir aperçu une petite délégation quarienne au milieu des rangs des dignitaires étrangers et maintenant que le Geth le disait, il me paraissait évident qu'il en faisait partie. Avec ma supérieure, l'on répondit au salut d'Informateur, esquissant un geste des millions de fois répété mais qui avait toute sa symbolique de par notre profession. Le petit garçon se remit à parler et Daichi accueillit ses paroles par un sourire, aussitôt imitée par ma mère. Je restai muette avec O'Neill avant que ma supérieure ne prenne la parole envers eux.

Nous sommes bien entendu honorés que de recevoir le GIP à ce mémorial, Commandant, surtout si un Geth est présent parmi nous. Je vais d'ailleurs aller m'entretenir avec vos supérieurs, je les ai vu en compagnie des représentants du gouvernement turien. Ravie de vous avoir connue, Commandant Informateur. Raikes, prenez votre temps mais dès que vous le pouvez, rejoignez-moi. Avec une autre paire de Commandants, nous représentons notre flottille, je tiens à ce que ma seule officier qui soit issue du CFCI et sous mon commandement soit présente.

Je fis alors face à O'Neill et je la saluai avant qu'elle ne s'en aille.

Comptez sur moi, Amiral. Je ne vous laisserai pas tomber.

Elle répondit à mon salut d'un air digne mais avec un léger soupçon de compassion.

Prenez d'abord soin de votre famille, Lieutenant-Commandant. C'est le plus important. Le protocole peut attendre. Et merci pour votre soutien.

Elle baissa la main et me la tendit. Assez surprise, je mis une seconde de plus pour réagir et serrer la main de ma supérieure. Elle avait une poigne ferme que je lui rendis sans trop d'hésitation avant qu'elle ne me lâche et ne salue une dernière fois le Geth puis ma famille. Alors qu'elle partit, je me remis à fixer le Geth. Bien plus grand que nous, le gamin sur ses épaules se cramponnait comme il pouvait au robot, il était similaire à tout ces congénères, une espèce de sphère lumineuse à la place du visage et une extension métallique de son cou en guise de tête. Il ne portait pas d'armes sur lui, conformément au périmètre de sécurité drastique instauré par l'Alliance autour de la cérémonie du memorial et aussi à cause de la concentration de hauts responsables des différentes armées et gouvernements. Je me demandai alors ce qu'un Geth pouvait bien faire en face de ces innombrables noms gravés dans la pierre noire du monument du memorial. Certainement guidé par l'enfant sur ses épaules mais j'y soupçonnai également quelque chose qui tenait de l'équivalent du sentiment. Je n'avais rien contre les Geths en général, ils étaient un peuple comme un autre pour moi à la différence près qu'ils étaient constitués comme des machines et n'agissaient pas comme nous autres, les organiques. Ils étaient néanmoins doués de conscience comme nous tous, simplement, ils en jouaient différemment. Très peu de Geths m'ont tirés dessus dans ma vie et en ayant rencontrés aussi rarement que des Quariens, je n'avais pour l'instant pas vraiment un avis sur ces synthétiques à part que je n'avais rien contre eux. Le petit garçon disait qu'Informateur avait combattu pendant la bataille de Londres, cela me suffisait quelque part pour entamer une sorte de respect du Geth. Bien peu peuvent encore se targuer d'un tel fait d'armes. À l'issue de ma réflexion, ma mère me prit doucement la main et je tournai la tête vers elle, Daichi à côté d'elle.

Ma chérie, on va te laisser pour le moment, je pense avoir vue la mère de ton amie Shaun, Elisabeth. On va aller la saluer avec ta sœur. Tu nous rejoins dès que tu peux. D'accord ?

Bisous ma Lieutenant-Commandant adorée !

Ma sœur m'embrassa sur la joue tandis que ma mère me serra contre elle et je répondis à leur contact. Quelques secondes plus tard, elles me laissèrent avec le Geth et je le regardai de nouveau, émue mais l'expression neutre envers lui.

Le GIP donc ? J'ai rencontrée une de vos collègues le mois dernier, une Quarienne scientifique, il fallait l'escorter à un congrès sur la Citadelle. Je rencontre rarement des gens de votre armée et encore moins des Geths. Vous avez donc participé à cette bataille de Londres... la bataille terrestre ? J'y étais aussi mais dans l'espace. J'ai servie à bord d'un croiseur, on a vu les Moissonneurs de très près.

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Dernière édition par Ada J. Raikes le Jeu 31 Aoû 2017, 15:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 15 ans plus tard   Mer 30 Aoû 2017, 18:01
Alors que j’attendais avec ma fille, je pus constater que bien plus de gens que ce que je pensais étaient là. On pouvait voir des représentants de toutes les races se recueillir devant les noms. Les réactions allaient de la fonte en larme aux simples enlacements en passant par un manque de réaction chez certains. Mais dans l’ensemble, un sentiment de nostalgie et de tristesse émanaient de ce lieu.

Un peu plus loin, je revis le Geth. Ne faisant pas attention, il bouscula une jeune femme puis se retourna vers le groupe de jeune femme. Il semblait leur parler avant d’effectuer un salut militaire. Un soldat Geth ? Ça doit être leur fameux truc depuis la paix avec les Quariens, le GIP. En face de lui, le groupe de femme a l’air composé de deux hauts gradés. Je commence alors a mieux les examiner. Trois d’entre elles avaient des traits typés asiatique. Je pouvais voir que l’une d’entre elles avaient des traits plus tirés, surement la plus vielle. En face de ce groupe, la militaire semblait caucasienne, avec vraiment peu de traits distinctifs.

Je me perdis alors dans la contemplation de ce petit groupe, ne comprenant même pas pourquoi. Surement une envie de voir comme le Geth s’en sortait dans le monde civil mais surtout pour voir s’il ne préparait rien. On n’est pas à l’abri d’un coup foireux et depuis les attentats de ces dernières années, il vaut mieux rester prudent. C’est le lieu et le moment idéal pour faire une bonne petite attaque. Mais je deviens surement paranoïaque. Le gouvernement et/ou l’armée ont dû penser à déployer des hommes pour protéger et surveiller.

M’enfin, une petite dose de parano et une paire d’œil en plus ne peut pas faire de mal. Je continue de scruter la zone à la recherche du moindre petit truc. Mais je commence à me poser des questions : les attentats m’ont marqué à ce point ? Est-ce simplement mon statut de guerriere qui me fait rester aux aguets a tout moment ? Ou bien je cherche tout simplement les problemes, aimant me battre ? Il faut que je me sorte tout ça de la tête et que j’essaie de profiter de ce moment avec ma famille.

Mon regard se concentre à nouveau sur le petit groupe avec le Geth. La caucasienne est visiblement partis. La militaire semble elle en grande discussion avec le Geth. Mais une question ne me quitte pas : Qui est ce garçon sur les épaules du Geth ? Qui est-il pour le Geth ? Et qui est le Geth pour ce gosse ? Comment peut-il être aussi insouciant ? Considère-t-il le Geth comme un être organique ? Cette relation m’interroge au plus haut point. Je me leve alors que ma mere revient.

Tu peux la garder s’il te plait ?

Je pars sans meme attendre sa reponse. Je me mets face au mur et commence à me rapprocher du groupe, m’arretant à bonne distance pour pouvoir entendre ce qu’ils se disent.
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MessageSujet: Re: 15 ans plus tard   Jeu 31 Aoû 2017, 00:05
Informateur avait bien observé et étudié comment le groupe de femme avait réagit à son ''arrivé''. Le synthétique avait pu remarquer la surprise des deux femmes civiles, lorsqu'il avait évoqués faire partie du GIP et être commandant. Toutefois, la contre-amirale et la lieutenant-commandant réagirent plutôt en lui rendant son salut militaire. Puis, lorsque Frédérick avait reprit la parole, ses mots avaient sembler amuser les deux civiles. Ils restèrent tous silencieux pendant un moment, puis la contre-amirale prit la parole. Elle lui dit que l'Alliance était honoré de la présence du GIP, particulièrement par la présence d'un geth. Le concerné se demandait si cette dernière partie était véritablement honnête ou bien seulement destiné à le flatter. Puis, elle annonça qu'elle allait s'entretenir avec les hautes sphères du GIP. Elle conclut le tout en le saluant poliment, puis en s'adressant à la lieutenant-commandant, une certaine Raikes. D'après les paroles de la haut gradée, cette Raikes semblait être un N7. Les deux femmes de l'Alliance discutèrent un court moment, puis la contre-amirale s'en alla, après un dernier salut.

Tout le monde resta ensuite silencieux pendant un court moment. Informateur se dit que les femmes étaient perdus dans leurs pensées. Une partie de lui se demandait si ces pensées étaient orientés vers lui, ou plus précisément, le fait qu'il soit un geth. Après tout, son peuple avait été considéré comme une menace pendant plus de trois siècles. Ajouté à cela l'attaque d'Eden Prime, de la Citadelle et de bien d'autres planètes, par les hérétiques geths. Certes, comme d'autres espèces ayant eu une mauvaise réputation, comme les krogans et les rachnis, les geths avaient aidés à vaincre les moissonneurs. Cependant, contrairement à ces deux espèces, le traumatisme geth était plus récent. Ainsi, il y avait encore de l'animosité envers le peuple d'Informateur. Le geth restait cependant confiant qu'un jour, les choses changeraient pour le mieux. Après tout, il y a 20 ans, le simple fait d'évoquer la possibilité que geths et quariens fassent la paix aurait ressemblé à un scénario de science-fiction.

La séance de silence prit toutefois fin lorsque celle qui semblait être la mère de famille s'adressa à la lieutenant-commandant. Elle annonça à sa fille qu'elles allaient la laisser pour aller voir la mère d'une amie. Lorsque la femme évoqua le nom de Shaun, Informateur se rappela sa rencontre avec une humaine de ce nom, sur la Citadelle. Il ne dit cependant rien sur le sujet. Après tout, rien ne garantissait que c'était la même personne. Les femmes échangèrent bisou et enlacement, avant de partir. Informateur était désormais ''seul'' avec Frédérick sur ses épaules et la lieutenant-commandant Raikes en face de lui. Le tout avec des centaines de personnes dans les alentours. La femme prit la parole en premier. Elle lui révéla avoir escortée une scientifique quarienne, pour un congrès sur la Citadelle. Elle confia ensuite avoir rarement croisé des membres du GIP et des geths encore moins. Finalement, l'humaine évoqua la guerre contre les moissonneurs et comment elle avait servit sur un croiseur pendant la bataille finale. Le geth réfléchit un court moment. Du coin de sa vision, il put voir une asari, observant la section du mur dédié aux humains. Pour trouver un ami ou bien un amoureux peut-être? Il n'y prêta cependant pas attention et décida plutôt de répondre à l'humaine.


-Pour ma part, j'étais à la bataille terrestre. Évidemment, comme tous les combattants non-humains, je suis arrivé avec la flotte. Notre transport s'est frayé un chemin à travers le chaos des combats spatiaux. Nous avons ensuite été déposé sur le champs de bataille. Enfin... déposé serait inexact en vertu des standards organiques. Le vaisseau est passé au-dessus de la zone et nous avons sauté. L'avantage d'une plateforme synthétique à un corps organique, je dirais.

Le geth pointa du doigt une rangée de bâtiment au loin.

-C'est par là-bas que mon groupe a été largué. Je ne suis pas en mesure de donner des distances précises. Londres a beaucoup trop changés depuis que je suis venu y combattre. Lorsque je suis venu ici pour la première fois.. eh bien, vous devez savoir à quoi cette cité ressemblait à la fin de la guerre. Nous nous sommes déployés, éliminant les troupes moissonneurs sur notre chemin. Je me souviens de tout, chaque chose que j'ai vu, entendu et ressentit. Des choses que j'éviterai de décrire en la présence d'un enfant, comme Frédérick. Au final, je me suis retrouvé seul. La majorité de mon groupe est tombé au combat, pour le reste, les combats nous ont séparés. Je ne pensais qu'à atteindre un endroit relativement sûr, en attendant de songer à la suite. Enfin, un endroit sûr, un terme très relatif quand on a vécu cette bataille. Toutefois, c'est à ce moment-là que J'ai pu entendre des bruits d'affrontements.

-C'était mon papa, il affrontait les méchants.

-Oui, Frédérick. C'était son père, Alexander Mirk, alors Caporal de l'Alliance. Quand je suis arrivé, il était seul face à un petit nombre de zombies. Le reste de son équipe avait été tué et malheureusement pour lui, il n'avait plus de munitions. Je n'ai pas hésité une seule seconde. J'ai éliminé les zombies et nous avons ensuite fait équipe. J'ignore si en d'autres circonstances, il aurait accepté de faire équipe avec un geth. Toutefois, dans une guerre où l'ennemi cherche à exterminer tout le monde, on se montre moins capricieux sur la nature de ses alliés. Peu de temps après, une capsule de sauvetage quarienne s'est écrasée près de notre position. De tout ceux l'occupant, une seule survivante.

-Tante Nila.

-Oui. Nila Vistei s'est joint à nous, à son tour. Malheureusement, nous avons été pris dans une embuscade. Une embuscade au cours de laquelle, j'ai faillis mourir, en protégeant Nila d'un tir lourd ennemi. Elle a effectuée des réparations d'urgence sur moi, alors qu'Alexander tenait l'ennemi à distance. Bref, dans cette guerre, nous nous sommes mutuellement sauvé la vie et nous avons vu des proches tomber. Tout les trois, nous sommes restés proches et bons amis par la suite. Ce sont d'ailleurs eux qui m'ont donné mon nom. Au début, j'ai accepté le nom d'Informateur pour des raisons pratiques, puis je m'y suis attaché et je l'ai conservé.

-Tante Nila devrait venir nous visiter plus souvent, comme toi, tonton.






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MessageSujet: Re: 15 ans plus tard   Dim 03 Sep 2017, 23:11

15 years later

- Londres, Spatioport de l'Alliance
- Reaper War Memorial




J'écoutai avec attention ce que me disait le Geth tout en me remettant face à au memorial. Du coin de l'œil, je remarquai que l'Asari de tout à l'heure s'était rapprochée de nous en examinant les noms de plus près que tout à l'heure. Sans doute était-elle à la recherche d'un nom qu'elle connaissait. Je fis un signe de tête au synthétique pour lui faire comprendre que je l'écoutai alors que devant moi, s'étendait la liste des morts et disparus de batailles précédant la contre-offensive de Londres. J'avais sous mes yeux, les noms des pertes de l'Alliance et mes yeux retrouvèrent le nom du défunt mari de ma supérieure, Adam O'Neill. Tous ces noms, toutes ces vies stoppées par une volonté soi-disant supérieure, toutes ces familles brisées, toutes ces espèces déchirées... Toutes ces victimes me donnèrent le tournis et je reportai de nouveau mon attention vers le Geth qui me parlait de sa bataille terrestre de Londres. Je n'avais pas de commentaires à faire sur ce qu'il avait enduré mais l'affrontement avait à coup sûr été acharné, au moins aussi dur et violent que nous autres qui occupions le gros de la flotte des Moissonneurs dans l'espace. Je dus néanmoins admettre que j'étais curieuse d'avoir le point de vue d'un témoin même celui d'un Geth sur cette bataille. Assurément, ce qu'il me décrivait était presque horrible à vivre mais c'était un mal nécessaire. Je restai muette pendant qu'il m'évoqua les différents noms avec qui il avait servi, entrecoupé de brèves interruptions de la part du gamin qu'il avait sur les épaules. Je ne trouvai rien à redire à son récit, seulement qu'il était poignant. D'un autre côté, je sentis une petite bouffée de reconnaissance envers le Geth. Il avait compris le message que l'on souhaitait transmettre à partir de ce memorial, il se souvenait très bien des personnes qu'il avait nommé et évoqué, par lui et par ses paroles, il les faisait quelque part revivre. Le souvenir de ces gens demeurait vivace chez Informateur et j'en fus intérieurement quelque peu heureuse pour nous.

Je comprends que ça a dû être horrible pour vous autres à terre... J'étais comme folle et frustrée lorsque j'ai su que je n'étais pas déployée avec l'équipe d'intervention de mon croiseur. De formation, je suis un soldat, non un matelot même si j'ai suivi le cursus de la Marine. Je me suis très souvent battue à coup d'Avenger ou de Mattock et d'OmniLame plutôt que de diriger le double-canon d'une frégate ou le canon d'un croiseur. Mais quand je me suis retrouvée dans la bataille, au final, je me suis demandé quel était le pire, se retrouver à terre ou en l'air.

Je fis alors un pas vers le Geth, les bras croisés. La lumière tournoyante qui faisait office de visage me fixait tandis que du coin de l'œil, je vis que l'Asari s'était arrêtée non loin. Elle me donnait l'impression qu'elle écoutait ce que l'on disait mais je ne fis pas encore de commentaires à son égard et je repris d'une voix légèrement enrouée mais un peu plus assurée à mesure que je débitai mes paroles. Mon regard alterna entre la contemplation des noms des morts de l'Alliance sur le memorial en face de moi et la créature synthétique créée par les Quariens.

On en a bavé nous aussi là-haut. Shepard avait rassemblé la plus grosse flotte militaire que je n'avais jamais vu de toute ma vie, avec toutes les races qui avaient acceptées de venir se battre avec nous. Nous de l'Alliance, nous étions en plein cœur de notre formation, on avait les Turiens sur notre flanc gauche et les Asaris sur notre flanc droit. Elles avaient amené pratiquement toute la flotte à leur disposition, je me souviens notamment d'un énorme cuirassé asari, notre croiseur faisait un peu pâle figure à côté. Je crois même que c'était le Destiny Ascension... Quand les Moissonneurs ont attaqué, on s'est retrouvés en première ligne pour encaisser leur assaut. On les a vu vraiment de très près.

Mon corps me fit frémir et renvoya au souvenir d'avoir vu un Moissonneur ouvrir ses tentacules en face de notre croiseur de l'Alliance comme une pieuvre qui voulait gober sa proie. Mais dans notre cas, la pieuvre en question faisait deux kilomètres de long et était quasiment entièrement mécanisée. Une légère mélancolie se fit entendre dans ma voix alors que je me remémorais l'instant de la bataille.

Un de ces fumiers nous avait foncé dessus pendant la bataille. L'assaut avait débuté depuis un bon moment et notre croiseur avait bien encaissé. Avec une nuée de frégates asaris, on a bombardé de toutes nos forces le Moissonneur qui nous fonçait dessus. Le capitaine de notre croiseur avait ordonné de continuer à faire feu, l'ordre n'est jamais parvenu à mon supérieur mais j'ai clairement entendu le capitaine hurler son ordre. Je n'avais pas le temps de chercher mon Maître Principal, j'ai donc bougé les gars qu'il y avait et je leur ai ordonné de rester à leur poste d'artillerie. Les canons devaient à tout pris faire feu pendant que les Asaris ralentissaient le Moissonneur. Ce truc avait l'air de s'en foutre royalement. Notre croiseur n'avait pas bougé, les frégates asaris avaient décrochées sauf l'une d'entre elles. Elle s'est écartée trop tard et le Moissonneur l'a percuté. La frégate a explosé mais elle nous a laissé le temps de nous réarmer. Les frégates asaris se sont repointées ensuite, accompagnées par un de leurs croiseurs. Je m'en souviens encore, à cause des sirènes d'alerte dans notre vaisseau et parce que l'intercom foutait le camp, j'ai carrément hurlé aux artilleurs de vider les canons sur le Moissonneur. Le feu des Asaris nous a accompagné et l'opérateur en lien avec les navigateurs du pont principal a confirmé l'impact et l'endommagement du Moissonneur. On a pu venger les Asaris... J'aurais jamais voulu me trouver à leur place mais je crois que leurs noms doivent être quelque part par là.

Je levai la main droite et je désignai d'un geste légèrement solennel la section du memorial consacré aux morts de la bataille finale sur et autour de la Terre.
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MessageSujet: Re: 15 ans plus tard   Mar 12 Sep 2017, 18:34
Grillé par les deux. Evidemment je ne suis pas discrète mais j’espérais que je ne serais pas vu aussi rapidement. Enfin, une Asari du côté des humains, ça doit se voir facilement. Mais au moins, je connaitrai un peu mieux ce Geth. Alors que j’inspecte un peu le mur, je me mets à écouter.

Le Geth commence à parler de la dernière bataille de la Grande guerre. Un largage, un massacre, classique. Puis il parle d’un certain Alexander, le père du gosse. Ensuite, il évoque une certaine Nila, que le gosse prend pour sa tante. Le Geth, termine rapidement en évoquant qu’ils ont bossé ensemble pour survivre. Et le gosse finit en appelant le Geth « tonton ».

Ainsi, c’est ça ? Le père est mort et la Quarienne et le Geth servent de parent de remplacement. Je présume que le père a présenté ses nouveaux amis et que le gosse les a acceptés rapidement, au point de les prendre comme parent, surement pour combler le trou laissé par les morts.

Mais c’est à la femme de prendre la parole. Elle s’est retrouvée coincé sur un vaisseau sans pouvoir débarquer. A l’entendre, c’était l’horreur. Mais ici, elle parle des Asaris. Un petit groupes de frégates qui les a aidés à détruire un Moissonneur mais une d’entre elle n’as pas survécu. Elle pointe alors le mur pour indiquer la place des Asaris.

- Tout à gauche, juste à cotes des Turiens.

La phrase m’as échappé. Je me retourne alors vers eux.

- Désolé mais je n’ai pas pu m’empêcher d’écouter. Le Geth m’intriguait. Mais du coup, je me présente. : Niirase M’tarix.

Tout en m’énonçant, je fis un petit salut militaire.

- Je vous prie de bien vouloir m’excuser d’avoir été indiscrète mais je suis de nature un peu curieuse et je voulais vraiment en savoir plus sur ce Geth et notamment sur pourquoi ce gosse traine sur vos épaules.

Je me tourne alors vers le Geth et le regarde dans « l’œil ». C’est évidemment, très complexe de deviner ce qu’il pense. Impossible de savoir si il m’en veut ou si ça ne l’as pas dérangé. Mais je pense que l’humaine elle n’a pas aimé. Je sens un léger regard inquisiteur dans mon dos.

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MessageSujet: Re: 15 ans plus tard   Mer 13 Sep 2017, 02:10
Tandis qu'Informateur racontait son récit, l'humaine l'observait, hochant la tête de temps en temps. Puis, elle commença à fixer le monument, observant surtout les noms des humains. Il y avait sans doute des gens qu'elle avait connue dont les noms y figuraient. Membres de la famille, amis, amoureux, compagnons d'armes, voisins, collègues? Elle devait se sentir nostalgique, triste ou bien, d'une certaine manière dépassée. Tant de gens avaient perdus la vie pendant cette horrible guerre. Tout simplement parce que des êtres synthétiques issus d'une très lointaine époque l'avaient décidé. C'était surtout déroutant quand on savait que cette guerre n'avait été qu'une parmi tant d'autre pour les moissonneurs, exceptés bien sûr que cette fois, ils avaient perdu. Difficile de savoir combien de cycles avaient eu lieu avant le leur. Combien de civilisations avaient été anéantis et leur population anéantie. Une quantité très certainement immensurable de vies avait été perdue, autant de familles, de rêves et d'espoir. Les moissonneurs avaient prétendu être le salut des espèces galactiques. En réalité, ils n'étaient rien de plus que des bourreaux. Probablement des bourreaux s'inventant des histoires afin de justifier leurs actes et retirer leur culpabilité, de l'avis d'Informateur. Peu importe sous quel angle le geth prenait la situation, il ne voyait aucune justification logique à commettre de tels génocides, surtout à répétition à travers le temps. La partie la plus pratique et la moins émotionnelle du synthétique parvenait à trouver un semblant de justification dans l'élimination d'une partie d'une espèce. Cependant, l'éradication totale était une faute grave. Cela déclenchait une réaction en chaîne, car cela perturbait l'ordre naturel des choses. Faîtes disparaitre une espèce et toutes les autres espèces en dépendant d'une manière ou d'une autre en souffrira à son tour, parfois très gravement.

Le geth coupa cependant court à ses réflexions personnelles afin d'écouter ce que la lieutenant-commandant avait à dire. Elle commença par expliquer comment elle c'était retrouvé à bord d'un vaisseau, lors de la bataille finale contre les moissonneurs. L'humaine n'avait pas été ravis de cette affectation, car elle était soldat, pas matelot, sa place était sur le terrain, pas à prendre les commandes d'un canon sur un vaisseau. Surtout, elle se questionnait à savoir ce qui avait été le pire, être en train de combattre les moissonneurs dans l'espace ou bien sur la terre ferme. De l'avis personnelle d'Informateur, le combat spatial était bien plus dangereux et imprévisible. Raikes se rapprocha d'un pas du geth, alternant son regard entre le mémorial et lui, tout en poursuivant son récit. La lieutenant commandant détailla la bataille qu'elle avait vécue, la taille et la formation de la flotte anti-moissonneur. Il se garda de préciser que les geths avaient disposé d'un vaisseau probablement supérieur au destiny ascencion. Toutefois, comme le vaisseau avait été détruit par le commandant Shepard et la flotte nomade, pour empêcher le massacre des quariens, c'était sans doute mieux qu'il n'existe plus.

Raikes frissonna avant de reprendre avec de la mélancolie dans la voix. Elle parla du déroulement de la bataille. Comment un moissonneur avait attaqué le vaisseau sur lequel elle se trouvait et les vaisseaux asaris à proximité. Surtout, comment leur vaisseau a tenu tête au moissonneur avec un vaisseau asari, avant que ce dernier soit détruit. C'était un des aspects rendant les moissonneurs particulièrement horrible. Ils étaient tellement grands et résistants qu'une quantité important de tirs étaient nécessaire pour en détruire un seul. Sans compter qu'ils étaient capable de détruire un vaisseau avec leur arme principale ou tout simplement en le percutant. Heureusement, le moissonneur en question avait été détruit par l'assaut conjoint du vaisseau de Raikes et des vaisseaux asaris. Suite à son récit, l'humaine indiqua avec respect la section consacrée aux asaris. Connaissait-elle le nom des asaris ayant servit sur le vaisseau en question? Informateur allait ajouter quelque chose, mais une voix se fit entendre. C'était l'asari de tout à l'heure. Elle avait visiblement décidé de se joindre à leur conversation.

L'asari se rapprocha un peu, dévoilant qu'elle avait écouté le sujet de leur conversation, car elle était intrigué par Informateur. Elle se présenta sous le nom de Niirase M'tarix, en effectuant le salut militaire. Le geth lui répondit en échangeant le salut. Niirase poursuivit s'excusant et admettant avoir été curieuse sur le synthétique et sur l'enfant qu'il se trimballait sur les épaules. L'asari regardait Informateur directement dans les ''yeux''. Essayait-elle de l'intimider du regard ou bien de lire en lui? Il décida plutôt d'ignorer ces possibilités et de répondre à l'asari.


-Il s'appelle Frédérick Mirk, c'est le fils de mon ami, madame. Il serait plus précis de dire, un de mes tout premiers amis même. Comme il avait du mal à voir la cérémonie, car il y avait trop de gens lui cachant la vue, je lui ai proposé de le prendre sur mes épaules.

-Meilleure vue possible. On voit tout d'ici.

Le garçon avait dit tout cela sur un ton légèrement amusé. Informateur reprit la parole, s'adressant aussi bien à l'asari qu'à l'humaine.

-Pour ma part, pour cette bataille, je savais déjà que je serais déployés sur la terre ferme. Voyez vous, contrairement à la majorité de mes semblables, je n'ai pas été créés afin de servir les créateurs quariens dans une tâche subalterne quelconque, comme les travaux miniers ou agricoles. Mon programme d'origine fut créé pour le combat en milieu contrôlé. Plus précisément, je faisais partie d'un petit groupe de geth. Notre fonction était l'entraînement des commandos quariens. Ainsi, nous utilisions des armes et nous combattions des quariens, dans un milieu contrôlé. Évidemment, comme il s'agissait de formation militaire, chaque camps n'utilisait pas d'armes létales. Nous combattions nos créateurs dans diverses simulations, recevions des ordres des formateurs sur les stratégies à adopter, les chemins à suivre et bien d'autres détails. Dans un sens, on peut donc dire que j'ai été un combattant et que j'ai eu de l'expérience militaire bien avant la guerre de l'éveil. Voilà pourquoi je savais qu'on ne me garderait pas sur un vaisseau.

Le geth se tut un court instant, tandis que Frédérick écoutait le tout avec intérêt.

-Je dois dire que je préférais le combat terrestre et de loin. Je considère que les chances de survie et de victoire étaient bien meilleures. Je respecte ceux qui ont combattu les moissonneurs dans l'espace. J'ai également confiance envers les miens et envers mon équipage. Toutefois, je n'aime pas les combats spatiaux. Trop d'élément pouvant conduire à la défaite. Des ordres envoyés trop lentement, des artilleurs trop imprécis ou trop lents à réagir, de mauvaises manœuvres du pilote et ainsi de suite. Sur la terre ferme, il est possible d'avoir un meilleur contrôle de la situation et d'employer des tactiques de combats qui ne peuvent l'être dans l'espace.

-Papa dit qu'il préférait se prendre un tir d'arme lourde d'un monstre de l'espace, plutôt qu'un tir de laser géant venant des sushis géant... Papa arrive.

Alors que le gamin prononçait cette dernière phrase, il commençait à tourner la tête du geth dans la direction opposée du mur. Plutôt, il essayait de le faire, avec ses petits bras d'enfants, impossible d'avoir la force de vraiment le faire. Informateur se tourna toutefois dans la direction indiquée par Frédérick. En effet, Alexander était en approche. L'homme arrivait d'un bon pas dans leur direction. Fin quarantaine, portant avec fierté l'uniforme des officiers. Les insignes qu'il portait indiquaient que l'homme était lieutenant et vétéran de la guerre contre les moissonneurs. Alexander salua Informateur de la main, alors qu'il s'approchait. Quand il fut presque face à face avec le geth, l'humain remarqua la présence de Raikes et de Niirase. Il effectua aussitôt le salut militaire à l'intention de la lieutenant-commandant.

-Lieutenant Alexander Mirk, madame.






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MessageSujet: Re: 15 ans plus tard   Mer 20 Sep 2017, 02:21

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Sans surprise, l'Asari que j'avais remarqué tout à l'heure se pointa à nos côtés en nous avouant qu'elle écoutait notre conversation et j'accueillis son arrivée d'un air neutre quoique légèrement circonspect. Non vraiment, t'écoutais ? Je ne m'en serais jamais douté... Ce n'était pas pour rien que j'avais évoqué une partie de la bataille dans l'espace à cette époque là impliquant des Asaris. Au vu de sa proximité, si elle ne nous avait pas écouté, c'est qu'elle était sourde mais c'était loin d'être son cas. L'Asari se présenta ensuite sous le nom de Niirase M'tarix. Bien entendu, le nom m'était totalement inconnu tandis que je fixai le visage de M'tarix et plus particulièrement les marques rouge sang qu'elle portait sur le visage. Des marques très distinctives selon moi, certaines ressemblant à des cicatrices encore ouvertes et sanguinolentes mais l'individu qui se tenait devant Informateur et moi semblait parfaitement sain. Je ne répondis que d'un simple signe de tête au petit salut militaire qu'elle nous envoya en joignant mes deux mains dans mon dos comme le faisait très souvent ma supérieure directe, l'Asari se savait en présence de deux militaires. Cependant, elle ne me porta aucune attention alors qu'elle s'approcha davantage du groupe, se montrant bien plus intéressée par la présence de l'enfant sur les épaules du Geth. Non sérieusement, moi je pue des pieds en fait. Même son petit air supérieur commença à m'irriter tandis qu'elle m'ignora royalement pour se concentrer uniquement sur Informateur et son petit passager. Je ne lui fis pas part de ma pensée et je gardai ma posture mais mon regard s'assombrit alors que M'tarix me tourna son profil lorsqu'elle vint plus près. Je ne savais pas si c'était une combattante ou juste une civile mais militaire, probatrice ou même dirigeante ou non, je n'en pensai pas moins de cette manière très impolie à mon sens de me snober. Même diplomatiquement dans cette réunion qui était tout ce qu'il y avait de plus officiel, M'tarix ne donnait pas une bonne image de son peuple. Je ne pensais pas de mal des Asaris mais celle-là ne m'inspirait déjà pas rien que par son comportement. Pour un peu, je lui en ferai la remarque...

Étonnamment, ce fut le plus synthétique d'entre nous qui se montra le plus diplomate. Une rancœur qui se mua très vite en rancune silencieuse émana de moi envers l'Asari tandis qu'Informateur répondit aux interrogations de M'tarix. Préférant ignorer délibérément pour le moment cette dernière comme elle l'avait fait pour moi, je me concentrai sur les paroles prononcées par la voix constante et métallique du robot du GIP tout en faisant un sourire à l'enfant sur les épaules du Geth suite à ses paroles quant au fait qu'il profitait d'une meilleure vue de son poste d'observation. Informateur se mit donc à parler de son passé de machine et je devais avouer que j'étais très intéressée par ce que j'appris venant de son logiciel de communication. Ainsi le Geth ici présent avait toujours été dans le domaine du combat et était à l'origine programmé pour servir d'entraînement aux soldats quariens. Lorsqu'il se mit à mentionner la guerre de l'éveil, mes yeux s'ouvrirent légèrement d'étonnement. Cela voulait donc dire... que ce Geth avait au moins trois cents voire quatre cents ans ? C'en était même vertigineux d'apprendre cela. La loupiote servant de visage se tournait fréquemment vers moi, une manière de me faire comprendre que j'étais toujours dans le coup quoi qu'en dise ou en pense l'Asari à côté de moi. D'ailleurs, elle ne fit toujours pas de commentaires à ce sujet. Concernant la suite de la tirade du soldat du GIP, je ne pouvais qu'être d'accord avec lui. Le combat terrestre offrait une autre perspective que le combat dans l'espace à bord des vaisseaux. En entendant les mots du Geth, je repensai amèrement à mon expérience lors de la bataille de Londres voire même à tout autre accrochage que je vécus à bord du vaisseau où je servais. Pour le moment, l'Okinawa n'avait pas encore eu à subir son premier combat spatial et j'espérai que cela dure encore le plus longtemps possible pour moi et mon équipage.

Je comprends. En un sens je vous rejoins pour avoir expérimenté les deux. Ce n'est toutefois pas la même chose lorsque l'on manipule une frégate ou un croiseur ou si l'on a une escouade de cinq soldats sur le terrain sous ses ordres. Combattre sur terre ou dans l'espace sont deux manières totalement différentes de faire...

Le gamin intervint à nouveau et essaya de faire tourner la tête au Geth dans une direction que lui seul voyait pour le moment. J'eus à cet instant une œillade pour l'Asari, pas malveillante ou furieuse mais plutôt agacée avant de regarder dans la même direction que le petit garçon qui portait le nom de Frédérick Mirk. J'y vis alors un homme venir dans notre direction, un Humain allant sur sa cinquantaine-fin quarantaine et qui portait un uniforme de l'Alliance. Mon œil d'officier militaire alla directement chercher ses insignes distinctifs sur cet uniforme dans un état impeccable comme le mien. J'y vis alors des manchettes et des passants d'épaule montrant son grade de lieutenant de la Marine de l'Alliance. Sur sa poitrine, la chaînette dorée réglementaire rutilante et quelques barrettes, toutefois moins nombreuses que les miennes. Nous partagions la même barrette pour notre participation à la guerre contre les Moissonneurs, celle d'un officier commandant ou encore celle que l'Alliance décernait pour dix années de service actif sans interruption par exemple. En revanche pas de barrette indiquant une appartenance au N7 ou de distinction honorifique pour avoir terminé major de sa promotion d'officiers à la sortie de l'école ou encore d'acte de bravoure héroïque. Je me souvins avec un pincement au cœur que la barrette que je portais pour la décoration que je reçus sur Virmire était surtout dû au fait que mon frère y était resté et que j'ai dû mener, un peu malgré moi, la résistance désespérée suite au raid de l'expédition punitive contre les pirates ayant tué mon frère et la colonie dans laquelle il résidait. J'aurais même préféré ne pas me souvenir que je portais cette barrette sur mon uniforme... Lorsque le lieutenant remarqua ma présence ainsi que celle de l'Asari, je sentis son regard sur les passants d'épaule et mes barrettes comme je l'avais fais pour lui et quasi-instantanément, il me salua avec droiture et respect. Je laissai planer une fraction de seconde, étant techniquement sa supérieure malgré le fait que je sois plus jeune que lui avant de lui rendre son salut de manière aussi réglementaire que lui puis je me présentai également.

Repos, Lieutenant. Lieutenant-Commandant Raikes, Cinquième Flotte. Votre fils ici présent s'est trouvé un ami de taille... et quel ami. Quelle est votre affectation, Lieutenant Mirk ?
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