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 A la frontières des ombres

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MessageSujet: A la frontières des ombres   Lun 07 Aoû 2017, 00:42
Intervention MJ : NonDate :  Mars 2202RP Tout public
Nasaya ♦ Kelah
A la frontières des ombres


Le soleil se levait sur le centre de recherche, les ondes puissantes émises par son cœur radioactif faisant doucement crépiter le dôme de protection dans un crépitement sourd proche du vrombissement. Elle avait appris à aimer ce bruit si particulier, comme le bruits des vagues près d'une maison sur la plage ou les lents reflux d'énergie dans le moteur d'un croiseur. A ceci près qu'une exposition directe à cette énergie là l'aurait tuée en quelques heures sans le dôme. 
Son centre n'étant exposé à la lumière que six heures sur les dix-huit que comptaient les journées sur Haestrom afin de soulager les batteries du dôme comme elle l'avait désiré, Kelah était déjà debout bien avant ce lever de soleil qui correspondait pour elle à un midi bien avancé. Elle se déplaçait en trottant d'une allure vive dans les couloirs avec une tonne de dossier dans les bras. Sur la pile était posé un datapad qu'elle lisait avec intensité. 
Elle avait d'ailleurs déjà percuté deux murs avec pour chance éviter la catastrophe de tout renversé au sol. Elle avait même faillit marcher sur Mïln, la petite créature blanche s'étant placée sur sa trajectoire sans doute afin d'attirer son attention afin d'obtenir une caresse ou autre. Cela avait finit par un gohala fuyant en crissant et une scientifique Quarienne sautillant sur un pied sur près d'un mètre. 
Le centre n'était pas si grand que cela, conçu pour six personnes à l'origine avec leurs laboratoires, elle en était en réalité la seule résidente depuis presque trois ans. Si on omettait bien entendu Volonté et Mïln, le premier était si discret par moment qu'elle l'avait déjà pris pour un meuble en posant sa tasse dessus, et le seconde ne venait quérir de ses nouvelles que lorsqu'il avait faim ou désiré des caresses. On aurait pût croire sa vie emplie de solitude, mais en réalité elle appréciait pleinement son quotidien. Ici sur Haestrom en compagnie de ses deux étranges camarades, elle s'entendait pleinement penser sans les entraves de la vie en société. 
Mais bon sang ce qu'elle pouvait trouver ce couloir circulaire faisant le tour du centre long aujourd'hui, elle avait l'impression de marcher depuis une heure. 
 
En réalité, un œil extérieur se serait bien vite aperçu qu'elle marchait réellement depuis une heure, mais qu'absorbée pleinement par sa lecture, elle avait fait nombre de fois le tour de son petit centre. Et elle aurait sans aucun doute continué encore un moment si une voix aux intonations musicales n'avait pas attiré son attention alors qu'elle passait devant l'entrée à sas de son centre. 
Elle s'arrêta au milieu d'un pas dans un équilibre précaire et tourna la tête vers le point d'émission du son. Une asari, bleue sans trop de surprise, se tenait là et la fixait avec un air amusé, sans qu'elle parvienne à définir si il s'agissait d'une expression de moquerie ou non. Volonté se tenait à côté d'elle, la surveillant autant que l'accueillant comme elle ne l'avait pas fait. 
Elle n'attendait pourtant personne, ou peut-être que si ? Elle chercha dans sa mémoire, mais ne se souvint pas de rendez-vous avant au moins un mois. La seule personne qui pouvait donc passer les tourelles automatisées avec une navette et pénétrer le centre sans déclencher les alarmes ou être abattu par Volonté devait être munie d'un pass spécial qu'elle seule fournissait, ou bien être membre de l'amirauté. Et vu que son corps aux douces courbes d'asaris ne ressemblait clairement pas à un amiral Quarien en cosplay, elle opta pour la première option. 
Et elle n'en avait fourni qu'un seul pour le moment. Comme si il lisait dans ses pensées, volonté prit la parole. 
 
-L'agent, Créatrice.   
 
-AAaaah.lâcha-t-elle en laissant tomber au sol la montagne de dossier comme si ils n'avaient plus la moindre importance. Et elle se dirigea d'un pas joyeux vers l'asari. 
 
 -Vous avez fait bonne route ? Je ne vous attendais pas aujourd'hui, mais c'est logique puisque qu'on avait pas rendez-vous. Il faut admettre que ça vous permet de travailler l'effet de suspens de choisir quand arriver. La mise en scène joue beaucoup dans votre métier ? Ou alors vous n'avez pas le droit d'en parler ?  enchaina-t-elle sans interruption en secouant doucement la main de l'asari pour la saluer, et elle aurait continué ainsi de longues minutes si le geth n'avait pas posé sa main sur son épaule afin de tempérer son excitation. 
Elle inspira un grand coup, et se félicita intérieurement d'être en combinaison et pas à moitié nue comme à son habitude. Elle reprit avec plus de calme. 
 
-Bienvenue, je vous offre une boisson ? Je dois avoir quelques boissons lévo au frais, et je meurs de soif. finit-elle par dire en l'invitant à la suivre d'un geste. 
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MessageSujet: Re: A la frontières des ombres   Lun 07 Aoû 2017, 15:44


A la frontière des ombres
Nasaya se mit à longuement bailler avant de reprendre sa dégustation. La main dans un paquet de chips qui avait été sauvagement entamé, elle était vautrée dans son siège, le regard perdu par delà les instruments de bord, observant l'infini du cosmos. Elle portait sa combinaison habituelle, bon compromis entre tenue confortable et protection. A ses côtés, se trouvait un turien, pilote pour le réseau depuis quelques décennies déjà, il venait de décoller cette navette d'Haratar pour emmener l'asari qui se trouvait à son bord jusqu'à Haestrom.

Il était rare qu'elle se déplace dans cette partie de la galaxie, mais la destination actuelle et la nature de l'interaction pour laquelle la cliente avait contacté le réseau avait étonnement piqué sa curiosité. De plus, une petite visite de routine sur Haratar lui avait permis de prendre directement des nouvelles des agents qui surveillaient de près la station depuis la dernière grande crise qui l'avait secouée ainsi que de régler toute la paperasse nécessaire pour pouvoir pénétrer l'espace geth.

La bordure extérieure n'était pas nommée ainsi pour du vent, il s'agissait d'une zone très reculée, laissée aux mains des geths même après la récente réconciliation entre les deux peuples. Vivre sur place était la preuve d'un très grand investissement dans son travail ou dans son projet de vie et rares, très rares étaient les visiteurs à être autorisés à y pénétrer. Inutile bien sûr de parler de tourisme ou de tout ce qui pouvait s'en approcher, c'était hors de propos avec un secteur stellaire de cette nature.

La petite navette deux places qui transportait l'agent et son pilote n'allait pas tarder à atteindre sa destination par ailleurs. Mais à peine sortie de sa vitesse FTL, certains instruments de bord semblèrent rapidement s’affoler. L'asari se redressa.

Qu'est ce qu'il se passe ?

On a de grosses signatures dans le périmètre, on a atterri en plein milieu.

Des traques ombres ?

Non, je crois qu'il s'agit de... débris ?

Le turien accrocha ses commandes et entama ses manœuvres d'évitement. Et en effet, en observant à travers le cockpit une fois que le spectre visible était de nouveau perceptible, ce qui semblait être des morceaux de vaisseaux en dérive dans l'espace apparut juste devant eux. La petite navette agile se faufila plutôt aisément parmi les armatures brisées et n'eut aucun véritable mal à sortir de la zone dangereuse. Mais la curiosité des deux occupants était piquée.

Un accident peut être ? Même si les dégâts semblaient étonnement bruts, la thèse de la destruction par un élément extérieur paraissait assez farfelue dans ce secteur. Mais qui sait, peut être certains pirates intrépides aimaient à s'aventurer dans des contrées aussi reculées et aussi dangereuses pour eux. Après tout, impossible même de savoir à quelle affiliation appartenait le vaisseau tant il avait été charcuté, et tant la carence de connaissances des deux étrangers en véhicules geths était flagrante.

Quoi qu'il en soit, ce fut peu de temps après cette rencontre inattendue que la petite navette arriva en vue d'Haestrom. C'était la première fois que l'asari avait l'occasion de voir l'astre de ses propres yeux et même de pouvoir arpenter sa surface dans un avenir très proche. Mais elle s'était bien renseignée sur les lieux. Les radiations solaires y étaient particulièrement virulentes, une exposition extérieure ne devait être prolongée sous aucun prétexte. Impossible également de prévenir de l'arrivée ou d'envoyer un quelconque signal à la surface. Mais les codes d'identifications fournit sur Haratar étaient censés suffire à ne pas se faire désintégrer par les défenses terrestres une fois arrivé sur place.

Une chance, le centre où se trouvait le contact de Nasaya était encore plongé dans la nuit. Même si les effets des radiations n'étaient censés n'être effectif qu'au bout de plusieurs minutes et si les infrastructures sur place étaient conçus pour en protéger les habitants, l'asari frémissait à l'idée de n'être exposé ne serait ce qu'une seule seconde aux rayons mortels de cette étoile capricieuse.

***

Nasaya quitta les docks sur lesquels la navette s'était arrimée. Le centre de recherches dans lequel elle venait de pénétrer n'était pas aussi gigantesque que dans son imagination, mais c'était d'une certaine façon logique lorsque l'on savait qu'une seule personne vivait ici. Kelah'Liis Vas Haestrom, une quarienne experte en robotique et en cryptage, aucun fait particulier ne ressortait dans son dossier, hormis le projet sur lequel elle travaillait actuellement. Une chercheuse comme une autre en somme qui était passée inaperçue aux yeux du Courtier, jusqu'à aujourd'hui.

Nasaya épousseta un instant ses épaules avant de pénétrer plus avant dans le bâtiment. Un gigantesque dôme le recouvrait, protégeant sans aucun doute l'intégralité de la structure des dangereux rayons solaires. Un son sourd, lointain, profond semblait également imprégner les lieux, comme si une redoutable machine était en marche dans les profondeurs énigmatiques et secrets du centre.

L'asari n'eut pas à chercher longtemps pour trouver sa cliente. Cette dernière marchait au milieu d'un couloir, absorbée dans sa lecture, ne prêtant aucune attention à son environnement. Sans doute n'était elle pas habituée à recevoir fréquemment de la visite. Nasaya croisa les bras et se mit à sourire.

Mademoiselle Liis ? Votre livraison est arrivée, 4 fromages sans oignons comme vous l'avez demandé.

Quelle conne, elle venait de se donner faim toute seule. Cependant la quarienne ne sembla pas réagir, sa tête se tourna dans sa direction mais aucun son n'en sortit. Ce fut un geth qui vint briser le silence presque gênant qui venait de s'installer. Détail que l'asari n'avait pas eu en sa possession et qui fut une surprise peu agréable, la faisant se mettre sur ses gardes. Mais au moins l'IA semblait plus courtoise que la chercheuse. S'agissait il de l'un ces frimeurs qui se sentaient supérieurs au reste de la populace parce qu'ils restaient enfermés dans leur laboratoire toute leur vie ? Si c'était le cas, la quarienne allait être très désagréablement surprise avec Nasaya qui n'avait généralement pas la patience de gérer ce genre de cas.

Mais la situation sembla se débloquer soudainement lorsque ce qui sembla être une révélation percuta la quarienne. Cette dernière fit tomber ses dossiers et vint la saluer en la mitraillant de questions. L'air surpris de Nasaya se transforma alors en léger rire face à l'enthousiasme débordant de la chercheuse. La folie et le génie marchaient souvent main dans la main, aussi il n'était pas si étonnant de le constater directement sur le terrain. L'asari était en tout cas heureuse de constater que la quarienne semblait particulièrement ouverte, curieuse et excitée par dessus le marché.

Le geth était devenu le seul point noir de la situation. Des siècles à vivre avec l'image du geth agressif et meurtrier ne pouvaient pas s'effacer par seulement quelques années de bonne entente avec leur créateurs. Mais ce n'était pas avec lui que l'asari était venue converser aussi, elle fit de son mieux pour ignorer sa présence.

Bien sur, n'importe quoi fera l'affaire.

La quarienne lui fit signe de la suivre et l'asari lui emboîta le pas, enjambant sans trop de conviction la pile de dossiers étalée sur le sol. Elle en profita par ailleurs pour observer la combinaison particulièrement moulante de sa cliente. Quelle délicate attention que ce peuple avait de ravir ainsi la rétine. Scientifique ou pas, la quarienne n'en restait pas moins magnifiquement bien pourvue et Nasaya ne s'en plaignait aucunement.

Elle se laissa guider au travers des couloirs pour arriver dans une pièce plus petite, un canapé juste assez large pour deux personnes trônait en son centre ainsi qu'une petite table basse. Un coin de détente sans aucun doute, l'écran qui ressortait du mur vient confirmer cette idée. L'asari alla donc s’asseoir, croisant les jambes et plongeant son regard au travers du dôme, observant l'environnement extérieur d'un œil rêveur.

Kelah'Liis revint quelques instants plus tard avec deux boissons, en passant une à l'asari. Cette dernière la remercia avant d'examiner les motifs de la canette. Levogina, voilà bien une marque qu'elle ne connaissait pas. Il s'agissait peut être d'un produit d'origine quarienne ayant pour seule cible les touristes et les étrangers ? Quoi qu'il en soit, elle ouvrit sa canette après avoir trinqué avec sa collègue et entreprit d'y goûter. Une petite saveur fruité et sucré, pas mal.

L'attention de l'agente se recentra alors sur la quarienne qui venait de s'installer à ses côtés.

Je pense que nous pouvons reprendre depuis le début.

Elle tendit sa main libre avec un sourire.

Agent Syren, envoyée du Courtier de l'Ombre, enchantée.

Elles se serrèrent la main d'une façon plus formelle cette fois ci.

Très jolie demeure que vous avez là, un poil isolée et avec des journées mortelles, mais si l'on retire ces détails...

L'un des doigts de l'asari vint tapoter doucement sur la visière de la quarienne.

Vous devez vous sentir seule dans cet endroit non ?

Elle avait volontairement omis la présence du geth, s'il pouvait être considéré comme une personne, elle ne le jugeait pas capable de remplacer une véritable présence organique. L'asari reprit quelques gorgées de sa boisson avant de se redresser.

Mais j'imagine que vous n'avez pas fait appel à nos services pour simplement discutailler, alors dites moi chère Kelah'Liis, pourquoi suis je donc ici ?

Elle posa la canette entamée sur la table basse et croisa les bras, haussant un sourcil et souriant en direction de la quarienne.
Feat. Kelah
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MessageSujet: Re: A la frontières des ombres   Lun 07 Aoû 2017, 17:22
Kelah était penchée dans le frigo essayant, le bras tendu, d'extirper une canette coincé au fond. Elle parvint à la sortir avec un petit gloussement victorieux. Un jus de fruit quelconque, dont elle ne connaissait même pas la marque, mais elle s'assurait toujours d'avoir de quoi accueillir un invité. 
Elle s'empara aussi d'une boisson pour elle-même et revint vers l'asari qui avait déjà pris ses aises, attitude qu'elle apprécia particulièrement en s'asseyant à ses côtés. Trop de personnes se sentaient aujourd'hui encore mal à l'aise près des Quariens. Même si leur peuple était bien plus accessible depuis une quinzaine d'années, ils avaient vécu si longtemps en autarcie qu'ils étaient considérés comme "bizarre" par beaucoup. 
 
-Kelah'Liis, habitante du coin, et chef scientifique à ses heures, de même. lui répondit-elle en prenant sa main pour la serrer chaleureusement. Elle rajoutait de moins en moins souvent le Vas Haestrom qui composait son nom, tentant de ce fait de donner l'exemple d'un courant de pensée qu'elle suivait de tout son cœur. Les Quariens étaient de retour chez eux, et celui-ci n'avait selon cette idéologie, plus besoin d'être définit. Ils étaient les Quariens, dans leur complexité et leur aboutissement le plus total. 
Un tapotement sur sa visière lui fit quitter se réflexion philosophique, et elle fut surprise de voir l'asari se permettre un tel geste, encore bien plus rare que de leur parler avec simplicité, toucher un Quarien tenait presque du tabou pour certain, comme si un simple contact risqué de les foudroyer sur place à cause d'une maladie quelconque. 
Elle sourit et rougit sans aucun doute un peu, mais répondit d'un air détendu. 
 
-Il y a Mïln, mon gohala, une petite boule de poil blanche que vous croiserez sans doute. Et Volonté. ajouta-t-elle en désignant le geth qui les avait suivit silencieusement. Il est un peu timide avec les étrangers, mais c'est un véritable ami. Le geth émit un sifflement réprobateur à cette remarque et quitta la pièce sous un gloussement de la quarienne. 
 
-Si vous voulez me demander si je manque de contact avec des organiques, et bien oui parfois, mais Haratar n'est pas si loin, et je suis la majorité du temps plus à l'aise dans ma bulle de tranquilité. conclut-elle avec une honnêteté sans doute surprenante, mais elle n'avait pas grand-chose à cacher. 
La dernière question de l'asari firent pétiller d'intérêt les yeux de Kelah, bien que son interlocutrice ne dut percevoir qu'une augmentation légère de leur luminescence. 
 
-Prenez votre canette je vais vous montrer, ce sera plus intéressant ! glissa-t-elle en se levant sa boisson à la main et quittant la pièce d'un pas léger. 
Elles ne marchèrent pas longtemps dans le couloir circulaire, parvenant bien vite devant une porte massive menant au... centre du centre ? Cette idée l'amusa, la faisant rire sans raison devant l'asari. 
Elle ouvrit la porte en posant sa main sur le détecteur génomique et entra, suivit de près par son invitée. Il s'agissait d'une grande pièce circulaire dont les murs étaient recouverts de schémas en tout genre, la plupart retouché au crayon par-dessus les impressions. Un grand bureau en demi-cercle occupé un coin de la pièce sous une immense baie vitrée donnant vue sur le ciel. Le meuble était recouvert de tellement de documents, de cables, puces, et autres composants, qu'il était dur de définir l'état du bureau lui-même. Un confortable fauteuil en cuir y faisait face. Et non loin, une couchette fréquemment utilisée par l'habitante des lieux quand elle travaillait tard. 
Mais la seule chose vraiment importante selon elle dans ce lieu était l'immense machine trônant en plein centre de la pièce. A sa base se trouvait ce qui ressemblait à quatres modules de transfert Geth positionnés en croix et adaptés à l'utilisation par des organiques. Un grand nombre de cables partaient des capsules pour remonter vers une ordinateur central massif pendant au plafond. 
Chaque module de transfert étaient accompagnés d'une série d'écran holographique sur lesquels défilées des données. 
 
-Voilà la raison pour laquelles j'ai besoin des services de votre organisation. déclara-t-elle avec le sourire en désignant la machine d'un mouvement de la main. 
-Êtes-vous familière avec le concept du consensus Geth ? Pour vous le définir grossièrement, avant la guerre, les geth partageaient un esprit global, et toute information que possédait l'un, parvenaient aux autres dès qu'il le souhaitait. C'est ainsi qu'ils vivaient et se comprenaient les uns les autre. finit-elle par expliquer avant de boire une gorgée de sa boisson. 
 
-Avec leur indépendance intellectuelle gagnée durant la bataille, les geth ont perdu le consensus. Un malheur pour beaucoup. Mon travil ici consiste à l'étudier, et surtout à le rétablir, mais pas uniquement pour les geths. Confia-t-elle avec une pointe d'excitation. Si mon projet aboutit, geths et Quariens pourraient un jour devenir un seul et unique esprit. Chacun indépendant et libre, mais tous partageant une mémoire et une compréhension de ruche. Une société unique en son genre n'est-il pas ? Où chacun aurait une voix audible par tous les autres. dit-elle enfin. 
 
-Bref, je suis une idéaliste Syren. Mais j'ai un budget conséquent pour cet idéal. Malheureusement, la bonne volonté et les financements ne suffisent pas. Aujourd'hui l'appareil fonctionne, dans sa globalité, mais les douleurs cérébrales qui accompagnent son utilisation la rendent parfaitement inutilisable avoua-t-elle en se remémorant les douleurs endurées pendant les tests qu'elle effectuait sur elle-même. 
-Je pense avoir trouvé le moyen de résoudre cela, hélas je manque de données pour y parvenir. De schéma cérébraux très particuliers pour être exact. Si la machine pouvait étudier certains de ces cerveaux, alors elle pourrait apprendre à communiquer sans faire souffrir l'utilisateur. Dites-le quand je vous saoule, ça arrive souvent. lança-t-elle en poursuivant tout de même. 
-Hélas, ces schémas sont si rare que je ne peux trouver de volontaire uniquement parmis les miens. C'est la raison de votre présence. J'ai besoin que le Courtier déniche pour moi ces candidats au sein des bases de données médicales conciliennes. J'ai fait une demande officielle bien entendu, mais au rythme où avance la diplomatie entre le GIP et le conseil, je devrais être plusieurs fois centenaire pour espérer les obtenir. ajouta-t-elle avec peine, elle n'aimait pas du tout la bureaucratie et ses aléas. 
-Les informations que je demande ne seront ni dangereuses ni classé secret défenses, elles sont simplement inaccessible pour moi. C'est pour cela que je me tourne vers le Courtier. Si le prix à payer s'avère raisonnable bien entendu. 
 
Elle se tourna vers l'asari, le courtier faisait de l'échange d'information, et avait la réputation d'être équitable, même si quelques péripéties avaient terni son image depuis la guerre. Elle en profita pour la détailler un peu plus, elle devait être assez jeune, pour les siens, entre deux et quatre siècles peut être ? Elle était belle, pas de cette beauté parfaite de celles qui faisaient des défilés, mais une beauté malicieuse, de celle qui donne envie de s'amuser en la découvrant. 
 
-Je ne cache pas grand-chose alors si vous voulez jeter un œil allez-y, évitez simplement de marcher sur Mïln, il doit être quelque part par là. dit-elle d'un ton amusé. 
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MessageSujet: Re: A la frontières des ombres   Mer 09 Aoû 2017, 20:00


A la frontière des ombres
La quarienne semblait véritablement déborder d'enthousiasme, une attitude qui devenait rapidement communicative en ce qui concernait l'asari. Elle parlait sur un ton décontracté, ne semblant pas le moins du monde gênée ou renfermée à cause de sa présence, pas hautaine, pas intimidée, elle était son égal. Voilà bien quelque chose qui plaisait énormément à Nasaya. Rares étaient les rencontres dans ce cadre professionnel qui se déroulaient aussi naturellement, sans courbettes, sans masques pour se faire passer pour ce que l'on n'était pas. Une franchise saupoudrée d'un engouement à peine dissimulé, c'était suffisant pour que Nasaya apprécie déjà cette rencontre et la quarienne qui en était à l'origine.

La concernée souhaita d'ailleurs lui montrer directement la raison de sa présence. L'asari attrapa sa boisson avant de lui emboîter une nouvelle fois le pas, restant volontairement derrière la quarienne pour pouvoir profiter de la vue. Elles empruntèrent un couloir circulaire qui semblait faire le tour du centre, offrant des accès aux diverses pièces situées sur la partie extérieure de l'enceinte mais aussi et surtout sur ce qui devait se cacher au milieu et qui était sans doute la destination actuelle.

Et ce fut bel et bien le cas. Le cœur des recherches qui étaient effectués dans ce dôme se trouvait ici, dans cette grande salle. L'asari leva la tête face à la gigantesque machine qui trônait en son centre, elle n'avait absolument aucune idée de son fonctionnement mais elle s'attendait presque à ce qu'elle se mette à se mouvoir et à pencher son corps massif vers elle pour la saluer. Un frisson la parcourut à cette idée mais heureusement pour elle, rien ne bougea. Ce fut Kelah qui lui expliqua à quoi tout ceci correspondait.

Nasaya posa son regard sur elle et l'écouta avec la plus grande attention, du début à la fin de son discours, silencieuse. Une machine capable de relier les esprits et les mémoires de milliards d'individus... Projet qui semblerait sans doute irréaliste pour certain, mais il y avait pourtant bien dans cette salle l'embryon de ce qui pouvait parvenir à transcender l'individualité organique existante depuis la nuit des temps. Une sorte de fusion mentale, mais à l'échelle d'un peuple tout entier. D'une certaine manière, cela correspondait bien à la mentalité quarienne, l'esprit de famille, de rester soudés, de veiller les un sur les autres. Une telle évolution pourrait les propulser sur des horizons dont ils n'avaient pu que rêver, surtout depuis la période de la flotte nomade.

Sur le papier ça semblait parfait. Mais la convoitise des autres races, de groupuscules ambitieux, et même les conflits internes que cela pouvait engendrer menaçaient cette idéologie, une société quasi parfaite qui s'effondrerait sur elle même sur le long terme, des maladies et troubles de la personnalité pour des êtres organiques qui n'avaient jamais appris à vivre ainsi. Idéaliste oui, c'était le terme et il lui correspondait parfaitement. Mais les grands changements naissaient souvent grâce à une idée folle et Nasaya avait appris à ne jamais fermer toutes les portes. A plus petite échelle, cette machine pouvait s'avérait être également très utile.

L'agente trouvait cela particulièrement amusant d'ailleurs, car cette machine tentait de reproduire ce que les asaris pouvaient faire de manière inné. Les ambitions étaient tout autres, mais dans le fonctionnement, il s'agissait de la même chose.

Nasaya cligna des yeux un instant et sembla se rappeler qu'elle était présente physiquement dans cette pièce. Et elle n'avait rien dit, bougeant machinalement depuis un petit moment, ignorant la quarienne.

Oh euh... Désolée, j'étais plongé dans mes pensées.

L'asari déposa une nouvelle fois son regard vers la machine.

C'est quelque chose de magnifique que vous avez là, accompagnée d'ambitions tout aussi louables. Transcender l'individualité organique, c'est presque atteindre un nouveau stade d'évolution. Je trouve cela fascinant et je me sens presque heureuse d'avoir la chance de connaître ceci. Cependant, je tiens à vous faire savoir que je me sens blessée que cette machine tente de reproduire ce qu'il y a dans mon crâne...

Elle tira la langue à la chercheuse avant de reprendre sa démarche, faisant un tour quasi complet de la structure et évitant de s'approcher trop près, de peur qu'une onde biotique même infime ne vienne dérégler tout cet enchevêtrement numérique. Elle en profita pour poser sa canette désormais vide sur la partie la moins encombrée possible du bureau, et finit par rejoindre de nouveau la quarienne. Prenant une position de réflexion intense, elle resta de nouveau immobile et silencieuse pendant de longues secondes, fixant l'un des écrans des yeux. Finalement, d'un mouvement souple, elle vint se lover contre la quarienne, dans son dos, croisant les bras au niveau de son ventre et posant sa tête sur l'une de ses épaules.

En tout cas j'ignorais que ce casque cachait un esprit aussi fécond.

Nasaya gloussa au double sens de cette phrase. Ses mains glissèrent sur les hanches de la quarienne avant qu'elle ne s'en décolle totalement. L'asari vint se placer à ses côtés, faisant léviter un stylo du bureau jusqu'à elle pour jouer avec du bout des doigts, l'autre main posée sur sa hanche.

Le réseau sera donc disposé à vous apporter l'aide dont vous avez besoin. Mais pour cela, il faut que votre contribution soit à la hauteur de ce que vous souhaitez obtenir. Cette salle contient sans aucun doute des données qui pourraient nous être très intéressantes.

Elle pointa le stylo dans la direction de la quarienne.

Vous voyez où je veux en venir n'est ce pas ?

Nasaya se détourna alors et alla s’asseoir sur le fauteuil en cuir qui faisait face au bureau, croisant les jambes et faisant toujours tourner le stylo du bout de ses doigts.

Mais j'aimerais discuter davantage avec vous Kelah'Liis si vous me le permettez, vous êtes quelqu'un de très intéressant, et j'aimerais en savoir plus sur ce qui vous motive à travailler sur cette machine, sur qui vous êtes réellement. En ce cas ne me voyez pas comme une agente, mais comme une simple asari.

Nasaya avait l'impression que tous les quariens qu'elle connaissait étaient toujours investis corps et âmes dans leur labeur, une ténacité qui expliquerait sans doute pourquoi leur peuple avait pu survivre plusieurs siècles dans une flotte nomade et bannie du cœur galactique. S'ils faisaient partis des races les plus fragiles biologiquement, ils n'en restaient pas moins bien plus déterminés et productifs que la plupart, un fait sur lequel l'asari n'avait aucun doute.
Feat. Kelah
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MessageSujet: Re: A la frontières des ombres   Jeu 10 Aoû 2017, 19:04
Kelah réflichissait encore à cette conclusion très intéressante de l'asari quand celle-ci se colla à elle, si bien que leurs formes étaient bien en contact quand elle se rendit compte de la situation, la voie de l'alien tout contre son oreille malgré son casque. 
Un frisson plutôt agréable la parcouru, couvrant sa peau de chair de poule, mais elle laissa l'asari s'éloignée, trop occupée par sa pensée pour se soucier des réactions de ses hormones. On y arrivait, le prix. 
 
-Même si en effet il me semble voir votre prix, il vous faudra vous montrez plus explicite quand viendra le temps de le payer. déclara-t-elle avec un ton amusé avant de venir s'asseoir d'un petit bond sur le bureau après s'être fait une petite place parmi l'amas de dossier puisque son fauteuil était pris par son invitée. 
-C'est vrai que vous êtes une agent se rappela-t-elle avec un air dubitatif. Elle avait toujours eu du mal à voir les gens à travers leurs métiers, même quand elle les rencontrer à ce sujet. Et Syren comme elle disait s'appeler avait été une personne, bien avant d'être une asari ou une agent du courtier de l'ombre dans son esprit. 
Elle réfléchit quelques instants aux paroles de la bleue, alors que ses jambes se balançaient tranquillement dans le vide et qu'elle réfléchissait à quoi répondre. 
 
-Je n'ai jamais été contre un peu de discussion, au contraire. Mais je crains de ne pas être si intéressante que çaavoua-t-elle avec un air penaud mais détendu. J'ai toujours été une passionnée  des chiffres et des cryptages. Alors vous imaginez à quels points les geths peuvent paraître passionnant pour moi. Quand ils m'y ont autorisé, j'ai étudié leurs culture et leurs fonctionnement, et le consensus a été une véritable révélation. Pouvoir partager si intimement son être, son histoire, ses ressentis avec d'autres. Le monde est différent aux travers de yeux des autres, parfois effrayant. Une chose qui nous semble futile peut-être une d'une importance fondamentale pour celle qui se tient juste à coté de vous. 
Prenez notre exemple, j'ai vu votre regard sur Volonté, mais si vous pouviez le voir à travers mes yeux, vous verriez comme c'est une personne formidable.
finit-elle en tournant son visage vers l'asari, le regard souriant. Il y a longtemps qu'elle ne s'offusquait pas plus que le geth des regards qu'on lui lancait. Elle comprenait les raisons de cette appréhension, même si elle-même n'y accordait plus foi depuis longtemps. 
 
-La compréhension totales des autres, voilà ma motivation, Syren! finit-elle par dire avec un petit rire. j'imagine que vous demandez votre histoire ou vos motivations serait inutile vu votre métier, mais je suis tout de même curieuse d'un sujet, auquel vous pourriez bien apporter votre point de vue. 
Elle se pencha vers l'asari, une lueur d'intérêt presque folle dans les yeux. 
 
-La fusion ! siffla-t-elle avec excitation. -Dites m'en plus , je veux tout savoir, qu'est-ce qu'on ressent? est-ce pareil avec tous ? Vous le faites souvent ? Est-ce plus simple avec la pratique ? 
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MessageSujet: Re: A la frontières des ombres   Jeu 10 Aoû 2017, 22:08


A la frontière des ombres
Nasaya se mit soudainement à rire après la dernière question de la quarienne. Et dire qu'elle s'était inquiétée d'empiéter sur sa vie privée. Si le respect de l'intimité d'autrui était en général une tendance très forte chez les quariens, il fallait admettre que cet individu était complètement dénuée de cette caractéristique. Mais c'était pour le mieux, encore une fois il n'y avait aucun tabou, aucune retenue, juste une discussion franche et honnête. L'asari appréciait beaucoup.

Voyons chérie, je connais certaines de mes congénères qui pourraient mal prendre ce genre de questions.

Elle gloussa de nouveau un court instant avant de reprendre.

Je ne sais pas si c'est réellement descriptible, l'imagination n'est pas assez forte pour pouvoir correctement retranscrire une telle chose. Mais en ce qui me concerne, je vois cela comme un final, pas comme un acte en soi.

L'asari se redressa dans le fauteuil.

Une fusion physique est au préalable nécessaire. Quand la tension monte, que le cœur bat la chamade et que le plaisir finit par dépasser un certain seuil de tolérance, la fusion mentale est là pour venir sublimer l'orgasme. Et à cet instant précis, l'appellation prend véritablement tout son sens, il s'agit de deux personnes qui ne deviennent qu'une. Le plaisir est à la fois physique et mental et il n'existe rien de plus enivrant, la définition même de la félicité se retrouvant à l'état d'une sensation qui vous envahit toute entière, qui vous fait quitter ce monde, l'espace d'un instant.

Nasaya imita le mouvement de la quarienne en se penchant vers elle.

Et oui je m'offre à ce genre de plaisirs autant que possible, je l'assume entièrement. L'amour de la chair est ancré dans mes gênes et je ne vois pas l'intérêt de m'empêcher de m'envoyer en l'air quand j'en ressens l'envie.

D'un mouvement du doigt, l'asari déposa le stylo en équilibre précaire sur le casque de son interlocutrice.

En ce qui concerne vos autres questions, j'imagine que c'est d'ordre plus subjectif. Personnellement de ma première fusion à la plus récente, je n'ai pas ressenti de différence dans la façon de procéder. En revanche les sensations et l'intensité varient grandement. Il m'arrive parfois d'être légèrement déçue, comme en de rares occasions, j'ai dépassé un palier que je n'aurais jamais pensé franchissable, cela dépend de la force de la synergie entre les deux personnes j'imagine.

Le stylo fut cette fois ci déposé à sa place initiale. Nasaya se leva et se pencha une nouvelle fois vers la quarienne.

Ce ne sont pas là des observations très scientifiques je le crains.

Elle leva alors la tête vers les étoiles encore parfaitement visibles dans le ciel d'Haestrom.

J'ai fait de nombreuses erreurs par le passé, et elles auraient dû normalement me coûter la vie. Mais je suis toujours là, bel et bien vivante. En cet honneur ainsi que par respect pour tous ceux qui n'ont pas eu cette chance, je vis ma vie au maximum.

Elle se retourna vers la quarienne avec un grand sourire.

C'est ce qui constitue une grande partie de qui je suis désormais.

Elle gratta pendant un court instant l'un de ses cartilages avant de croiser les bras.

Mais je suis étonnée, je ne pensais pas qu'une quarienne et plus encore une chercheuse puisse se passionner à ce point sur ce genre de concept. Vous êtes décidément sauvagement atypique.
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MessageSujet: Re: A la frontières des ombres   Jeu 10 Aoû 2017, 23:26
Le bout de ses doigts caressait lentement le métal du bureau, faisant de lent va et vient sur la rude matière malgré un polissage due à des années d'utilisation par une Quarienne peu ordonnée et peu précautionneuse avec ses affaires. Il était étrange pour elle de ne pas en ressentir le contact froid et si familier contre sa peau nue, l'atmosphère de son centre parfaitement acclimaté à sa sensibilité physique, il était à présent assez rare qu'elle mette sa combinaison dans son laboratoire signe qu'une part de son esprit s'était attendu à la possibilité d'une visite ces derniers jours. 
Plus les mois passaient, plus le port de sa combinaison lui donnait l'impression d'enfiler une prison souple mais d'une infinie solitude à l'image d'un tunnel au noir absolu privant l'être d'un de ses sens fondamentaux, le séparant d'une part de lui-même.  
Bien entendu son corps reprenait cette habitude en quelques heures une fois vêtue, mais elle se rendait ainsi compte que celui-ci réapprenait à savourer le plaisir du contact de l'air, de la chaleur de la lumière, du froid tranchant et dur du métal, de la peau chaude et savoureuse d'un ou d'une amante. 
 
Cette dernière pensée lui fit comprendre que les explications personnelles et franches de l'asari faisaient mouche légèrement au-delà de sa simple curiosité scientifique lui arrachant un sourire alors qu'elle constatait que son cœur battait légèrement plus vite à la proximité du visage de l'asari et du sien. Le coup du stylo comme elle nomma mentalement l'événement lui permit de penser à autre chose, même si une part d'elle-même se dit qu'il serait intéressant d'approfondir se reflexion sur la fusion asari et l'intérêt qu'elle y portait, qu'il soit scientifique... ou personnel.   
Elle-même était assez libre sur le sujet, elle avait des besoins et des envies, et appréciait les combler, les uns comme les autres. 
Elle s'empara de l'ustensile le fit tournoyer comme l'asari bien qu'avec une dextérité bien moins évidente, l'objet manquant plusieurs fois de lui échapper. Son ego personnel lui conseilla de placer ce manque de talent sur leurs différences en nombres de doigt. 
 
-Je dirais que c'est un bon choix de personnalité. dit-elle amusée mais sincère quand l'asari baissa de nouveau ses yeux vers elle avec un grand sourire. 
 
-je suis loin d'être une Quarienne comme les autres, même les autres membres de mon espèce le disent, même si dans leurs bouche cela ne ressemble pas vraiment à un compliment. ricana-t-elle se moquant grandement du jugement de ses pairs surtout sur un sujet si personnel en termes de jugement. Du bout du pied elle pressa le coin du fauteuil, faisant tournoyer l'asari sur son axe tranquillement. 
-J'ai juste décidé il y a longtemps maintenant que les autres étaient parfois intéressant, et d'autre fois ennuyeux, mais que je ne le saurais quand m'y intéressant. Ça...dit-elle balayant la machine d'un ample mouvement de la main....c'est ma réponse à l'univers quand il me demande comment comprendre les autres. 
 
Elle rit franchement, sa réponse nébuleuse lui donnant légèrement l'aspect de l'illuminée qu'elle était sans aucun doute. Il y avait un bout maintenant qu'elle avait acceptée d'être une originale, voir une folle, et elle était heureuse ainsi. 
-Alors dites-moi Syren, qu'elle est votre dernière folie ? Vous dites vivre pleinement, ça implique forcément beaucoup de moment mémorable non ? Parlez m'en.Questionna-t-elle devenu plus intéressée par la personne que par le sujet, au moins temporairement. -Vous avez mangé ? J'ai faim. 
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MessageSujet: Re: A la frontières des ombres   Ven 11 Aoû 2017, 16:02


A la frontière des ombres
Sacré spécimen. Marginale au possible, atypique, mais à aucun moment dénuée de sens ou de logique. La folie y avait peut être apposée sa patte atypique et redoutablement créatrice, ou peut être était ce simplement le hasard qui avait réussit à obtenir un ensemble aussi instable et aussi solide à la fois. Dans tous les cas, Nasaya n'était pas face à une quarienne comme les autres, mais c'était dans le bon sens du terme. Sa machine n'était pas qu'un simple projet de recherche, elle était l'incarnation physique de la volonté de sa créatrice au sein de l'univers.

Quelle excellente surprise que cette mission, elle avait pris la bonne décision en se déplaçant personnellement pour la gérer.

Faim ? Vous avez donc de quoi nourrir des invités lévo également ?

L'asari se leva, mais avant que la quarienne ne puisse faire de même, elle vint faire glisser ses mains sur ses cuisses et se pencha en avant pour déposer un baiser sur la visière de la chercheuse. Sans rien ajouter, elle commença à se diriger vers la sortie de la grande salle, entendant les pas de Kelah qui vint se placer à ses côtés.

Une folie ? J'ignore malheureusement vos critères pour pouvoir qualifier quelque chose ainsi. Je vais donc me référer à ce que j'ai pu faire d'inhabituel j'imagine. Mmmh... Connaissez vous les jeux de rôles papier ? Bien, maintenant imaginez y jouer avec tout un groupe de krogans dans une pièce.

Nasaya se mit à rire en repensant à certains passages.

Ils s'impliquent bien plus dans ce genre de choses que l'on pourrait le penser, peut être un petit trop même. Mais n'est ce pas là le mot d'ordre des krogans après tout, l'excès ?

Elle joignit ses mains dans son dos. Ce genre d'informations, elle pouvait les livrer sans risquer de compromettre sa couverture.

J'ai grandi sur Tuchanka vous savez. Pendant un bon siècle, à l'époque où les krogans étaient loin d'être autant unis qu'ils ne le sont désormais. Survivre dans le désert de Tuchanka est une expérience qui forgerait n'importe qui et les forcerait à respecter davantage ces magnifiques créatures qui tentent de redresser leur étendard déchiré.

Elle ne mentionna pas sa sœur, elle n'en avait pas le cœur.

En revanche, je ne vous cache pas que le retour à la civilisation asari fut une certaine épreuve.

Elle gloussa légèrement.

Mais vous devez savoir ce que c'est, vivre en marge de son peuple.

Les deux femmes arrivèrent dans la pièce sur l'anneau extérieur qui faisait office de salle à manger. Nasaya était bien évidemment encline à préparer le repas quel qu'il soit, elle avait des décennies d'expérience en cet art, dextro ou levo. Mais c'était un risque qu'elle préféra ne pas prendre car trop ressemblant à ce dont était capable la véritable Nasaya Ledajin. Elle observa donc la quarienne faire, l'informant qu'elle pouvait cependant lui apporter son aide au besoin.

L’œil inquisiteur, elle haussa un sourcil en la regardant préparer le nécessaire. Une envie folle de la taquiner vint l'envahir, mais elle n'avait pas l'intention de la déranger pendant son travail, ça attendrait la fin du repas. L'asari se contenta de tendre le bras, commençant à faire léviter la quarienne elle même cette fois ci. Juste assez pour qu'elle ne touche plus le sol ni ne sente la pression de la gravité sur elle.

Nasaya décocha un sourire.

C'est plus agréable ainsi ?
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MessageSujet: Re: A la frontières des ombres   Dim 13 Aoû 2017, 02:48
L'asari fût sur elle avant même qu'elle n'envisage l'idée de se lever. Ses yeux posés sur son invitée, elle laissait son esprit vagabonder à son sujet, ses mystères, ses attitudes, si bien qu'elle ne réagit à sa présence qu'en sentant ses mains sur ses cuisses, pour constater sa proximité si grande.  
Ses yeux n'avaient donc pas fait un agrandissement sur le visage de la demoiselle bleue, ce qu'elle aurait trouvait pratique comme capacité, mais l'asari c'était bel et bien rapprocher tout près d'elle au point que ses lèvres vinrent dans un mouvement forcément volontaire s'imprimer un instant sur la visière de son casque. 
En voyant leurs détails si près sous ses yeux, son esprit se demanda quel goût elles pouvaient avoir, et un agréable frisson de réaction la parcouru. Ses doigts se posèrent sur la trace du baiser alors qu'elle sentait un sourire étirer ses lèvres en regardant les dos, entre autre, de l'asari s'éloigner d'une démarche chaloupée. Il était plus qu'évident que son corps appréciait la tension physique que provoquer l'asari chez elle, et s'y soumettait bien volontairement. La fusion pouvait bien être une excuse pour son esprit logique, elle ne pouvait ignorer la simple attirance physique qu'elle éprouvait pour son invitée. 
Elle quitta son perchoir d'un petit bond et la rejoignit d'ailleurs d'une démarche légère, en se demandant s'il était bien sage d'écouter ses envies dans une rencontre professionnelle, ou si la particularité secrète de cette rencontre lui accordait plus de laxisme en la matière. 
 
-Ooooh! lâcha-t-elle en écoutant Syren parler de jeu rôle. Elle n'avait jamais joué à ce genre de jeu, encore moins avec de tels partenaires Mais c'était un type de divertissement qu'elle trouvait passionnant, du moins en se basant sur ce qu'elle avait lu à ce sujet. Par pur amusement elle avait lu un livre de règles et de lore sur un univers nommé Donjons&Dragons qui en était à sa centième version. Et elle s'était même surprise à faire plusieurs fois des rêves au sujet des étranges créatures qui y étaient décrites. Elle trouvait merveilleux que certaines personnes prennent le temps de faire vivre un univers de fiction avec tant de passion de détails. 
Mais ses idées furent interrompues par l'aveu d'une surprenante franchise de l'asari au sujet de ses origines sur le mondes des Krogans. Elle n'avait pas penser un seul instant obtenir une information si intime d'un agent du courtier de l'ombre, même si cela n'apportait aucun angle d'attaque à son sujet, d'ailleurs, même si cela avait été le cas, Kelah ne s'en serait sans doute jamais servis. Elle respectait les secrets de chacuns, même ceux dont c'était simplement le métier. 
Cela ne l'empêcha pourtant pas de boire les paroles de Syren et de tenter de peindre un peu plus avant le tableau mental qu'elle se faisait petit à petit de l'asari. 
Ce genre d'existence expliquait une partie la sensation de sauvagerie maîtrisée de l'alien.   
 
-Oui, même si je ne me permettrais pas de comparer nos expérience, je suis éloignée des miens par choix, et non parce que mon vécu m'en a séparé. répondit-elle, même si en le disant elle constata que ce n'était pas foncièrement vrai. Son vécu avait joué un rôle majeur dans la distance qu'elle possédait aujourd'hui avec son peuple, que se soit sa proximité avec les geth, ses recherches, son pèlerinage. Mais elle ne sentait pas pourtant une équivalence avec la scission qu'avait du ressentir l'asari avec son peuple après un siècle de barbarie. 
Kelah mena son invité dans un petit réfectoire sur l'extérieur du couloir circulaire. C'était dans ce genre de pièce qu'on pouvait se rendre compte que le centre était destiné à plus d'individus à l'origine. Deux grandes tables précédaient un comptoir dans un style très cafétaria avec sa vitre de verre protégeant des rails où posé des aliments frais. Et derrière se trouvait une cuisine à l'apect froid et utilitaire malgré sa grande qualité. 
Kelah s'était tout de même bien approprié l'endroit, les tables étaient couvertes de calcul à moitié griffonés sur le métal et l'une d'elle était parsemée de petits objets en tout genre, et notamment des origamis, sa dernière lubie, sur le mur oriental se trouvait un immense dessin à moitié finit d'un gohala reniflant une fleur aux couleurs complexe. 
 
La Quarienne fouilla prestement les placards pour enfin dénicher des composer d'ingrédient lévoaminé qu'elle se rappelait avoir commender... sans se souvenir pourquoi. Elle prépara rapidement un plat en chantonnant et le rappel des origines Krogans de l'invitée l'encouragea à ne pas lésiner sur la viande dans le plat. Peut être faisait-elle erreur, les asaris avaient bien souvent un régime composé d'une bonne part de légumes, mais elle tentait sa chance, au pire elle jetterait.  
Elle se sentit soudain quitter le sol,et baissa les yeux surprise pour voir une énergie bleue et mouvante l'entourer. Elle répondit distraitement à l'asari, fascinée par l'expérience.  
-j'adore l'apesanteur, j'ai même un module dans ma chambre pour contrer la garvité. Mais la sensation est... différentes. La biotique se sent elle à même la peau ? J'ai l'impression qu'une main géante me tient avec douceur et me soulève. décrivit elle avant de poser son regard sur les assiettes....J'ai finis.  
 
L'asari la reposa doucement au sol et Kelah s'approcha avec un plat dans chaque main. Là où l'assiette de son invitée était garnie et haute en couleur, la sienne était composée d'une multitude de petits sachets adapté à la consommation en combinaison. Elle aurait put se faire une assiette de produit frais, l'atmosphère traitée en permanence dans le centre lui permettait d'ôter son casque à sa guise, mais une partie d'elle avait décidé de faire jeu égale avec les secrets de l'asari. Là où elle cachait son être mental, Kelah cachait son être physique. Un jeu qui l'amusait beaucoup même si elle était la seule joueuse. 
-J'espère que cela vous conviendra, mes talents culinaires sont limités dit elle en prenant place face à elle.  
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MessageSujet: Re: A la frontières des ombres   Dim 13 Aoû 2017, 17:20


A la frontière des ombres
Je ne suis pas difficile à satisfaire, ne vous en faites pas.

La quarienne lui avait préparé une assiette en grande partie composée de viande. Peut être n'avait elle eu que cela sous la main et c'était une heureuse coïncidence, Nasaya était une morfale mais elle gardait une préférence pour les plats à caractère krogan. Après avoir remercié comme il se devait la quarienne, elle entama son repas avec excitation. Si Kelah n'était bien évidemment pas une professionnelle en cet art, son plat était cependant bien plus savoureux que ce à quoi elle s'était attendue.

La vitesse à laquelle elle le termina en fut sûrement un indice flagrant au delà des mots. En quelques minutes l'assiette se vida et l'asari s'épongea délicatement les lèvres pour en chasser toute impureté.

C'était succulent !

La seule véritable déception du moment était à vrai dire lié à la quarienne. Nasaya aurait grandement aimé apercevoir son visage pendant le repas, mais elle cacha sa déception car il ne s'agissait là que d'un caprice personnel. Son regard s'appropria donc le reste de la pièce, observant les détails qui la composaient. L'un d'entre eux attira d'ailleurs son attention plus que le reste.

L'asari fit glisser sa main vers l'un des renfoncements de sa combinaison et en sorti un origami. Le pliage représentait un chat, son petit museau de papier pointé vers le ciel, rêveur.

Il m'arrive également de vouloir donner vie au papier quelque fois. Savez vous ce que celui ci représente ? C'est un chat, un animal originaire de la Terre, une petite boule de poil inoffensive mais néanmoins pourvue de griffes.

Une petite étincelle biotique fit voler le chat qui vint s'installer aux côtés des autres créatures en papier.

Vous savez, la façon dont une personne s'approprie son chez soi, son foyer, peut en dire beaucoup sur elle. Les petites marques du quotidien laissées dans son environnement, les petites personnalisations, volontaires ou non, pratiques ou impulsives, elles dévoilent énormément.

Elle fit glisser un doigt le long d'un calcul ancré à même le métal de la table et qui devait certainement dater.

Et en ce qui concerne vos marques, je trouve cela plutôt mignon.

Son regard vint effleurer les pliages et dessin qui venaient décorer l'endroit de sa patte personnelle.

L'expression de votre esprit à travers la création, une fenêtre grande ouverte, et j'y vois tellement de choses merveilleuses.

Ses yeux se reposèrent à nouveau sur le casque de la quarienne.

Quelque soit l'importance de votre place, je pense personnellement que l'on vous sous estime grandement. Cette opinion est purement mienne bien sur, mais à mes yeux, vous êtes quelqu'un destiné à faire de grandes choses. La vie fait peut être en sorte de vous maintenir la tête sous l'eau, et c'est pourquoi je tiens à ce que notre contrat vous offre de nouvelles possibilités et permette à votre génie et à votre créativité de parler sans aucune encombre d'ordre morale ou sociétale.

L'asari se leva et débarrassa la table une fois que la chercheuse eut terminée de se sustenter.

Dans tous les cas je vous remercie pour ce repas Mademoiselle Liis.

Une fois les assiettes, couverts et verres placés au lavage, elle vint poser son épaule sur le cadran de la porte qui menait à cette salle.

Maintenant si vous me le permettez Kelah, j'apprécierai de voir s'il y a une salle de divertissement ici, quelle que soit sa nature.

Elle leva une main devant elle.

Ne vous en faites pas, je ne compte pas m'éterniser, mais j'ai commencé à m'immiscer dans votre vie quotidienne, alors j'apprécierai d'en voir les derniers détails avant mon départ.

Un sourire vint étirer ses lèvres tandis qu'elle observait la quarienne.


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MessageSujet: Re: A la frontières des ombres   Dim 13 Aoû 2017, 19:10
Les deux mains posées paumes contre paumes sous son casque, Kelah regardait avec intensité l'asari, presque autant qu'elle ne l'écoutait. Pour une raison qu'elle ignorait, mais qu'elle attribuait à un mélange entre l'intonation de sa voix et le choix de ses mots, elle restait suspendue aux lèvres de son invitée. Curieuse de se découvrir au travers du regard de l'asari, elle essayait de deviner si il s'agissait de simple flatterie ou d'une expression sincère de la part d'une inconnue. 
Sans doute était-elle bien trop crédule pour rencontrer un agent spécialiste du secret car elle ne parvenait à entendre que de l'honnêteté dans sa voix même en essayant de se montrer la plus complotiste possible. Elle décida d'abandonner ses efforts en pouffant, et d'accepter les choses comme elles étaient à ses yeux. 
Elle sourit en inclinant la tête, en écoutant la dernière phrase de l'asari et en répondant à son propre sourire. 
 
-Si vous me dérangiez, vous le sauriez. avoua-t-elle simplement en la fixant, sans hésiter un instant sur la suite de ses mots, qui s'enchainèrent d'eux même....J'ai rarement de la visite, et encore moins d'aussi agréable, je ne suis pas pressée de votre départ. 
Elle se leva tranquillement mais pris la peine de se pencher sur le petit tas d'origami pour en extirper un pliage assez réussi en forme de gohala, dont elle n'était pas peu fière, qu'elle posa face à celui du chat que lui avait offert plus ou moins Syren en le laissant là. Il y avait beaucoup de similitude entre les deux animaux, même si les deux longues oreilles ainsi que la queue de papier du sien lui donner un aspect plus comique et fantaisiste. Elle se redressa pour faire face à l'asari, et trouva leurs positions étrangement semblables lui faisant se demander si elle aussi était la comique et fantaisiste de l'histoire, ce qui la fit rire avant de parler. 
 
-Et bien allons plus avant dans mon quotidien. ajouta-t-elle gaiement en passant près de l'asari. Un claquement sonore d'une main contre une paire de fesse se fit entendre, mais la quarienne tournait déjà prestement dans le couloir par delà la porte quand l'asari se retourna vivement. Après tout la bleue n'était pas la seule à avoir de droit de jouer, et Kelah s'en sentait l'autorisation. 

Elles avancèrent jusqu'à la pièce suivante, qui au-delà d'être une salle de détente, s'avérait être aussi sa chambre, puisqu'elle y avait pratiqué de nombreux aménagement dans ce but, puisqu'il s'agissait de la plus grande pièce du centre en dehors de son labo. Tout d'abord à droite se trouvait un immense lit parfaitement carrè mais de près de quatre mètres de cotés, et qui résultait d'un travail de soudure de Volonté quand Kelah avait décidé de réunir les six couchettes de la zone de sommeil en un seul et confortable lit. Tout comme Mïln elle aimait se rouler dans tout les sens quand elle dormait. Juste à coté du lit se trouvait un générateur antigravitationnel boosté à la technologie quarienne qui supprimé la gravité de la pièce à la demande.
Sur le mur opposé s'étendait une grande bibliothèque de datapad, parfaitement classé par thème et auteur, et bien qu'une grande partie ne concerne que le cryptage et la robotique, le dernier tiers était un ensemble, mêlant romans, poésies, et traité de philosophie. Le meuble parcouru de lumière douce et chaude s'étendait du sol au plafond sur toute l'étendue de la paroi. Contre le mur opposé à la porte se trouvait des coussins énormes, d'une taille amplement suffisante pour s'y asseoir et même s'y enfoncer en grande partie. Sur une petite mais large table basse à coté des coussins, étaient disposé encore une fois une montagne de papier, mais surtout composé de dessin et écrits personnels contrairement aux calculs de son bureaux. Ce qui n'empêchait pas de trouver une ou deux feuilles couvertes de chiffres dans le tas. Il s'y trouvait aussi une console virtuelle, munie d'une paire de casque quand elle voulait s'évader un peu. 
Sur des petits présentoirs de verre le long du mur se trouvaient des hologrammes coloré représentant des scènes diverse, parfois un simple personnage debout, d'autres fois une scène de bataille épique, ou même encore des corps nus enlacés.  
Pour finir, au centre de la pièce se trouvait un pupitre avec un lourd recueil de chant sur papier posé dessus. Au sol, quatre petits modules noirs de la taille d'un poing, entourait le pupitre avec suffisamment d'espace pour s'y tenir debout tranquillement. Cela servait à supprimer le bruit ambiant dans la zone encadrée afin de pouvoir y chanter dans un silence parfait, ce qui éliminer tout besoin de micro ou de casque pour s'entendre nettement. Et Kelah aimait chanter. 
 
-Bienvenue dans ma bulle Syren.  
  
 
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MessageSujet: Re: A la frontières des ombres   Dim 13 Aoû 2017, 23:58


A la frontière des ombres
Les mots de la quarienne rendirent Nasaya particulièrement heureuse. Elle y avait été plus sensible qu'elle ne l'aurait dû face à une simple cliente, mais entendre de la part de la chercheuse qu'elle trouvait sa compagnie agréable la rendit toute contente. L'asari était bien évidemment disposée à prolonger cette rencontre et à passer le plus de temps possible aux côtés de Kelah qu'elle appréciait grandement.

Une fessée... Elle venait de lui donner une fessée ! Nasaya se retourna subitement vers la quarienne qui continuait son chemin comme si de rien n'était. Voilà qui était intéressant, l'acte était plus parlant que des mots. L'asari lui emboîta alors le pas, impatiente de voir quelles nouvelles surprises allaient se dévoiler à elle.




Leur nouvelle destination fut une grande pièce que Nasaya repéra rapidement comme étant une chambre au vu de l'immense lit qui trônait dans l'une des parties de la pièce. Le reste ? Tout ce qui faisait vibrer la quarienne lorsqu'elle n'était pas plongée dans un dur labeur. L'asari se représenta les longues heures que la chercheuse avait pu passer étendue sur tel coussin, plongée dans la lecture de tel datapad, à chanter ici, à s'évader là bas, à flotter délicatement dans les airs, un casque dans les oreilles... Toutes ces images s'entrecroisaient dans sa tête et furent ponctués par les paroles de la concernée.

Bienvenue dans ma bulle Syren.

Il n'existait pas meilleur terme. Elle venait de pénétrer dans l'extension physique de l'âme de Kelah. Les yeux de l'asari prirent le temps de détailler tout ce qui s'y trouvait. Une lumière douce venait éclairer certains des meubles qui donnaient presque l'impression de provenir d'un appartement luxueux. Les nuances de couleur se propageaient de part et d'autre de ce cocon, faisant oublier qu'il appartenait à un centre de recherches.

Nasaya tourna un instant sa tête vers sa compagne avant d'oser s’aventurer au cœur de son univers. Elle fit glisser délicatement sa main le long des draps recouvrant son lit. Une fois parvenue face au générateur, elle ne put s'empêcher de l'activer en le réglant au maximum. La gravité disparut alors peu à peu de la pièce jusqu'à ne plus y avoir la moindre emprise.

L'asari se laissa flotter quelques instants dans les airs, libre de toute contrainte et de tout poids. Mais soudainement, elle se mit à se déplacer, utilisant sa biotique pour se projeter, elle sautillait de paroi en paroi, virevoltant au dessus du lit et planant face aux rangées de datapads. Nasaya s'arrêta alors doucement aux côtés de la quarienne volante et lui tendit la main avec un sourire. Elle aida Kelah à s'agripper à elle et reprit ses voyages à coups de biotiques, offrant un court mais inédit voyage à la quarienne au sein de sa propre chambre.

D'une main agile, l'asari s'empara alors d'un des coussins et l'utilisa comme un radeau quelques instants avant de le jeter sur la quarienne en rigolant. S'ensuivit alors une petite bataille durant laquelle l'asari n'utilisa pas une seule fois sa biotique. Sa compagne avait un jeté bien précis et Nasaya fut à maintes reprises propulsée doucement aux quatre coins de la pièce. L'endroit ne ressemblait plus à grand chose avec les coussins volants. L'asari activa son omnitech et envoya un signal au générateur qui se désactiva petit à petit.

La gravité reprit alors ses droits tandis que les deux femmes retombaient délicatement au sol sur leurs fesses. Nasaya regarda Kelah et se mit à rire toute seule sans raison apparente. Elle était heureuse, tout simplement. Les derniers instants lui avaient fait oublier tout ce qu'elle était censée être.

Le silence et le calme regagnèrent la pièce à la fin du rire de l'asari. Cette dernière balaya l'endroit du regard et reposa une nouvelle fois ses yeux sur Kelah. Toujours en restant assisse, elle se déplaça vers elle et vint avec une délicatesse extrême, poser sa tête contre son casque et glisser ses doigts dans les siens. C'est alors à cet instant qu'elle ferma les yeux. Son cœur battait la chamade, autant par l'effort qu'elle venait de fournir que par l'intimité du moment. Mais elle voulait profiter, sans dire mot.

Elle se sentait merveilleusement bien.
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MessageSujet: Re: A la frontières des ombres   Lun 14 Aoû 2017, 04:04
Très naturellement Kelah se laissa porter par la gravité, ou plus précisément son absence. Elle adorait cette sensation, une liberté par-delà le corps lui-même. Avant d'avoir l'occasion de vivre si souvent sans combinaison, l'absence de gravité était son seul échappatoire à sa condition, et elle avait gardé une affection profonde pour ces moments qu'elle pratiquait encore régulièrement dans ses moments de solitudes. 
Mais cette fois-ci elle n'était pas seule, et elle fut surprise de sentir une main saisir la sienne alors qu'elle laissait déjà son esprit vagabonder par habitude. Syren, ou quel que soit son nom, était là, et cela changeait tout. Ce moment suspendu dans le temps n'avait jamais été un instant de partage pour elle, et elle découvrit avec une joie étrange que cela n'était pas le moins monde désagréable que de le vivre avec quelqu'un d'autres. Elle savait pertinnement que cela n'aurait pas été le cas en temps normal, mais l'asari était aussi simple et naturelle qu'elle, peut-être même plus, et cela leurs permettait d'être simplement là, ensemble, et de vivre l'instant pour ce qu'il était, amusant. 
Kelah rit de nombreuses fois pendant leur voyage improvisé, et plus encore quand elles luttèrent avec gaieté en tournoyant dans le vide, chacune envoyant virevolter l'autre dans le vide, même si la Quarienne se surpris bien vite à se rapprocher d'elle-même de l'asari quand elle parvenait à prendre le dessus et à l'envoyer au loin. 
Elle préférait amplement les instants de batailles contre elle que les victoires ou défaites qui les séparaient. Syren réactiva doucement la gravité alors que Kelah gloussait dans son euphorie mentale et physique. 
 
Elle fixa intensément l'asari, c'était agréable de la voir rire, alors qu'elle reprenait son souffle, affalée sur le sol. Son cœur se mit à battre à tout rompre quand celle-ci se rapprocha d'elle, mais d'une manière pas vraiment désagréable et difficile à définir. 
Leurs jambes s'entremêlèrent et le visage de l'asari se colla contre son casque et ses doigts saisirent les siens avec douceur. Kelah fixait les traits tendres de l'asari, et la trouva infiniment belle dans la paix qu'elle dégageait à cette instant. Et elle regretta de ne pas avoir pris son appareil photo, même si elle savait qu'elle n'aurait pas brisé cet instant pour tout l'or du monde, c'était bien trop agréable. 

La demoiselle bleue recula doucement sa tête et lui fit un grand sourire, que Kelah lui rendit bien volontiers. Mais elle ne pouvait pas le voir, et pour la première fois depuis son arrivée, cela l'agaça particulièrement. 
-Ferme les yeux ! Et on ne triche pas ! pouffa-t-elle sans même noter son tutoiement soudain, après une ballade en apesanteur et cet instant d'intimité, cela lui aurait parut étrange de ne pas le faire au contraire. L'asari ferma les yeux et Kelah tenta de vérifier qu'elle ne tentait pas de frauder en faisant de grand geste devant elle. 
Quand elle en fut à peu près persuadée de ce fait, elle déclipsa lentement son masque et le posa dans les mains de l'asari pour s'amuser à la laisser s'impatienter en comprenant ce qu'elle tenait.  
Kelah se leva et tira une malle de sous son lit et en sortit de quoi se vêtir puisqu'elle ne portait rien sous sa combinaison hormis l'une de ses fameuses culottes. 
Elle défit sa combinaison avec des gestes presque programmés par l'habitude et la laissa glisser le long de son corps pour finir au sol. Elle enfila une sorte de caleçon de pyjama blanc si ample qu'une jambe de krogan aurait presque put y entrer, mais assez court pour dévoiler haut ses cuisses. Et elle enfila une sorte de débardeur au ton noir délavé presque gris s'arrêtant au-dessus de son nombril, dont l'une des bretelles était si étirée qu'elle tombait bas sur son bras, et ne voulut pas tenir sur son épaule malgré ses nombreuses tentatives. 
Elle revint se mettre devant l'asari avec assez de distance pour qu'elle puisse l'observer dans son entièreté. 
 
-Tu peux les ouvrir... murmura-t-elle d'une voix hésitante. L'asari obtempéra et la regarda. Sa peau était blanche avec une légère teinte violette, lisse et presque sans imperfection malgré une cicatrice qui lui barrait l'épaule droite lui donnant un peu l'aspect d'une poupée de porcelaine. Ses cheveux d'un rouge intense chutaient librement sur ses épaules et dans son dos comme une cascade de flamme. Ses lèvres pâles tremblaient légèrement, et son regard luminescent fuyait vers le sol. 
Ses mains dans le dos, nouées, et l'un de ses pieds frottant nerveusement le sol lui donnait une attitude d'enfant quelque peu apeuré. Elle n'avait pas honte d'elle-même, et se montrait en général  avec un naturel déconcertant pour quelqu'un de son espèce, mais là tout lui semblait différent, la faisant s'empourprer. 
Elle espérait plaire, et c'était une sensation nouvelle. 
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MessageSujet: Re: A la frontières des ombres   Lun 14 Aoû 2017, 16:49


A la frontière des ombres
Non, jamais, c'est pas mon genre !

Un jeu ? Nasaya se laissa tenter, fermant ses paupières au premier abord mais avec la ferme intention de les rouvrir quand le moment s'avérerait opportun. Elle tenta de dissimuler un sourire taquin en paraissant le plus neutre possible les yeux fermés tandis que la quarienne devait vérifier si l'asari tenait parole ou non.

Quelques secondes plus tard, un petit « clic » vint apporter un peu de nouveauté à ce monde noir dans lequel Nasaya se trouvait désormais, ce qui l'intrigua au plus haut point. Puis alors, un mouvement presque imperceptible et un poids s'installa dans les mains de l'agente. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre la nature de l'objet qu'elle avait entre les mains.

Son rythme cardiaque s'accéléra, envahit d'une excitation irrépressible, mais il n'était plus question de tricher désormais, pas en ces circonstances. Se dévoiler représentait pour les quariens quelque chose de très intime et de très important et bien que Nasaya mourrait d'envie d'observer la véritable apparence de Kelah, elle se retint de tout écart, par simple respect envers elle et la beauté du geste qu'elle lui offrait.

La suite ne faisait pourtant que faire monter la frustration, l'asari reconnut ce qui sembla être le bruit de la combinaison tombant au sol. Son imaginaire était en plein travail, se représentant le corps nu de la chercheuse magnifiquement exotique en se basant sur les formes de la combinaison. Les visages défilaient, les possibilités se multipliaient et Nasaya ne faisait que se rendre plus impatiente encore. Une torture dont elle espérait bientôt voir la fin, mais à aucun moment elle n'ouvrit les yeux.

La quarienne lui offrit finalement la délivrance. L'asari s'extirpa de ce monde sombre et ouvrit les yeux, déposant son regard sur la personne qui lui faisait face.

Wow.

Bien sur, Nasaya avait déjà vu le visage de quarien sans leur combinaison, mais jamais leur corps en intégralité. Et puis, il ne s'agissait pas là de l'apparence d'une quarienne, mais de celle de Kelah. La femme qui lui faisait face possédait tout des attributs de sa race. La peau légèrement violette à l'aspect des plus doux, les formes généreuses désormais dévoilées en l'absence de la combinaison, des jambes au caractère félin, presque sauvage, un corps délicat, recouvert de fines couches de tissus aux endroits sensibles.

Mais ce qui la marqua le plus fut son visage. Des mèches d'une magnifique rousseur éclatante tombaient de par et d'autre de son crâne, camouflant presque en partie son petit minois violet intimidé par ce regard neuf qui se posait sur elle. Des yeux à la resplendissante luminescence surmontant un nez et des lèvres fines. Les marques quariennes caractéristiques envahissaient son cou et ses sourcils écarlates.

Nasaya resta ainsi sans bouger ni dire mot pendant un long moment, subjuguée par la beauté de la vue qui venait de lui être offerte, ses yeux s'emparant presque avidement du moindre détail. Elle était sous le charme, tout simplement. Et elle ne s'en rendait pour l'instant même pas compte, hypnotisée qu'elle était par celle qui avait su éveiller un grand intérêt chez elle.

L'asari cligna des yeux un instant, semblant reprendre conscience avant de se lever et de se diriger vers la chercheuse. Elle tendit une main vers elle, faisant glisser un doigt sous son menton et le surélevant légèrement, forçant en quelque sorte la quarienne à la regarder dans les yeux.

Les traits du visage de Nasaya étaient étirés par un sourire, mais il n'y était lisible aucun moquerie ni taquinerie. Ses yeux brillaient d'un éclat radieux, reflétant ce que son âme apercevait. Ses lèvres soufflèrent alors ces mots.

Tu es magnifique.

Il était quasiment impossible de remettre en doute la sincérité d'une telle intonation. Sa main glissa alors vers ses cheveux, s'emparant d'une mèche et la parcourant avec délicatesse jusqu'à ce que plus aucun éclat écarlate ne demeure dans la main de l'asari.

Agrippant Kelah par la taille, Nasaya la serra alors contre elle, profitant de cette étreinte pour humer son parfum fruité et caler son visage contre le sien. Le temps s'était arrêté, plus rien n'existait au delà de la petite bulle qui entourait désormais les deux femmes. Son cœur battait si fort contre sa poitrine que sa compagne devait le ressentir.

L'asari décala alors son visage en arrière, juste assez pour que, empruntes d'une tendresse rare, ses lèvres se déposent délicatement sur celles de Kelah. Les yeux fermés, elle ne ressentait rien d'autre que l'excitation de ces deux paires de lèvres qui se rencontraient, qui se découvraient mutuellement. L'instant fut bref, sans doute trop, Nasaya se reculait déjà à une distance raisonnable de la quarienne, ses mains dans les siennes. Elle expira un instant avant de briser le silence d'une voix douce.

Je suis honorée Kelah, que tu ais décidé de partager ceci avec moi. Ça représente beaucoup à mes yeux.
Feat. Kelah
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MessageSujet: Re: A la frontières des ombres   Lun 14 Aoû 2017, 18:51
Rien que le contact de la main de Syren sur son menton nu la fit frissonner, et quand leurs yeux se rencontrèrent pour la première fois sans obstacle, Kelah crut bien défaillir, mais elle se retrouva bien trop profondément ancré dans l'azur infini du regard de sa compagne pour pouvoir simplement s'évanouir. Elle avait l'impression qu'on la regardait la première fois de sa vie, et le compliment qu'elle ajouta fut d'une telle honnêteté à ses oreilles, qu'en effet, un court instant, elle se sentit magnifique.  
Bien entendu son tempérament réserver sur ce genre de sujet s'amusa à lui faire flamber les joues si fortement qu'elle devait donner l'impression d'avoir deux fruits rouges bien mûrs sous la peau pâle de ses joues. Elle aurait sans doute eu un geste de recul pour échapper à ce sentiment étrange qu'elle ne comprenait pas vraiment. Mais déjà l'asari l'attirait contre elle dans une étreinte si douce que Kelah eut presque l'impression de flotter jusqu'à son corps.  
Elle s'était attendue à paniqué, mais la sensation des courbes d'une féminité sublime, l'odeur de fleur sauvage, la chaleur de sa peau contre sa joue ne lui donnèrent que l'envie de s'abreuver de cette sensation indéfiniment. Son cœur tambourinait dans son buste mais à deux rythmes différents, et il lui fallut un long instant pour comprendre que ce deuxième tempo était celui de Syren.  
Cette découverte l'émerveilla quand elle comprit qu'elle était responsable de cet affolement chez sa compagne. Mais elle ne put s'émerveiller de cet impact qu'un court instant car les lèvres de l'asari étaient si proche des siennes qu'elles gommèrent toutes ses pensées à chaque millimètres parcouru les séparant. Si bien que lorsqu'elles se touchèrent seul ce contact humide et d'une douceur infinie occupait son esprit.  
L'instant fut à la fois infini et éphémère. L'asari reprit une infime distance, tenant toujours délicatement ses mains.  
 
-je voulais qu'on se regarde... pour de vrai... soupira-t-elle avec une joie étrange. Mais son regard ne quittait pas les lèvres bleues de l'asari. Elle en voulait plus... juste un tout petit peu plus. Avant d'avoir peut réfléchir à une manière de lui demander un autre baiser, elle sentit son corps bondir en avant, ses mains emprisonnant dans une étreinte douce la nuque de Syren, ses lèvres retrouvant les siennes afin d'explorer plus avant cette sensation de béatitude qu'elle ressentait en l'embrassant, sa curiosité naturelle lui ordonnant de ne surtout pas stopper ses recherches. 
Son mouvement fut si ample qu'elle les fit basculer toutes les deux en arrière. Heureusement pour elle, l'asari était bien plus raisonnée qu'elle et une vague d'énergie bleue ralentit infiniment leurs chute alors que sa langue devenue presque vorace tenter de gouter toujours plus celle de Syren. Ce que c'était bon... 
 
Elles finirent finalement au sol, l'asari sur son postérieur à nouveau, et Kelah à genoux entre ses jambes. La Quarienne se frotta la têtese frotta le crâne avec un large sourire d'enfant comblé de bonheur malgré une bêtise commise.  
-Désolé, j'en voulais plus! parvint-elle finalement à glousser. Elle s'avança à quatre pattes vers l'asari, posant ses mains au sol de chaque coté de ses hanches, et vint délicatement poser son front frais contre celui de l'asari. C'était encore plus agréable sans sa visière. 
 
-Reste encore... murmura-t-elle à son attention. Bien loin du simple fait d'apprécier sa compagnie et donc lui permettre de s'éterniser un peu, elle lui demandait cette fois-ci ouvertement de rester avec elle. 
 
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MessageSujet: Re: A la frontières des ombres   Lun 14 Aoû 2017, 22:12
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MessageSujet: Re: A la frontières des ombres   Hier à 20:03
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A la frontières des ombres

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