AccueilCalendrierFAQRechercherConnexionGroupesMembresS'enregistrer

Partagez | .
 

 À l'abordage

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar

Personnage RP
Faction :
Rang :
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 158

MessageSujet: À l'abordage   Sam 15 Juil 2017, 02:40
Intervention MJ :NonDate : 26 juin 2202 RP Action
Talus Macdonis ♦ Ada J. Raikes♦
À l'abordage



La traversée de l'espace avait vraiment ses hauts et ses bas, peu importe le type de voyage que l'on ait amené à faire. Parmi les points positifs, la possibilité de voyager, voir des choses nouvelles, rencontrer des gens, expérimenter de nouvelles choses, etc. Points négatifs, les voyages dans l'espace pouvait être dangereux voir mortel, il fallait rester pendant une bonne période enfermer dans une boîte géante en métal et si tu n'aimais pas tes compagnons de voyage, il fallait les supporter jusqu'à destination. Bref, les voyages dans l'espace c'était bien, mais contrairement à ce que laissait penser les holos, ce n'était ni tout noir, ni tout blanc.

C'était l'une des petites réflexions de Talus Macdonis, pendant ce longue traversée à travers l'espace. Voilà une semaine que le vaisseau cargo, le Voltigeur, où il se trouvait avait quitté la travée de l'attique. Depuis, il était quelque part au sein de l'espace de l'Alliance, dans la nébuleuse de la tête de cheval. Le cargo avait de nombreux détour à faire avant de passer par Palaven. Après tout, de part sa nature de vaisseau cargo, se promenait de monde en monde, remplissant ses cales de matériels destinés à être vendu sur d'autres planètes. Palaven n'était qu'une étape parmi tant d'autre avant de poursuivre sa route. Le turien ne se souvenait plus où le vaisseau devait terminer sa course, avant que l'équipage puisse enfin profiter d'un long congé mérité. Toutefois, pour lui ce n'était pas important. Après tout, il n'était qu'un passager et rien d'autre. Il y a encore une semaine, le chasseur de primes était dans la travée de l'attique, sur Horizon, à la recherche d'un vaisseau en direction de la Citadelle, ou mieux, en partance pour Palaven.

Il avait eu de la chance en tombant au croisement d'une route de tomber sur un capitaine de vaisseau civil s'engueulant avec un marchand local. Pendant que les deux hommes se disputait, le capitaine laissa s'échapper dans son mécontentement, car les hommes du marchand aurait endommagé une partie du stock destiné à la vente sur Palaven. Ce détail l'avait fortement intéressé, du coup. Après que les deux hommes eurent fini de ''discuter'', Talus en avait profité pour l'approcher et négocier avec lui une place de passager, le temps de rejoindre Palaven. Un prix avait rapidement été convenu entre les deux hommes, pour le transport de Talus, son animal de compagnie et ses affaires. Ainsi, le turien avait été récupéré son animal et ses affaires et avait rejoint le vaisseau. Le décollage avait eu lieu trois heures plus tard, sans que le turien ne croise le capitaine Delano.

Quelques heures à peine après le décollage, le capitaine du vaisseau avait rapidement piqué une grosse colère en découvrant la nature du compagnon de Talus. Il s'agissait d'une femelle spuma, répondant au nom de Rubia. Delano était mécontent, ayant cru à la base que le turien se déplaçait avec un animal de petite taille et nom une créature de la taille d'un gros chien. Turien et humain avaient argumenté un bon moment sur la présence de l'animal. Au final, Talus l'avait emporté pour deux raisons. La première, il avait payé un bon prix pour ce voyage. La seconde, cela faisait à peine quelques heures que Rubia était sur le vaisseau et elle avait déjà charmée une partie de l'équipage avec son tempérament doux et joueur. Résultat, une partie de l'équipage l'avait déjà adopté et une autre partie trouvait amusant que cela enrage le capitaine.

Pour l'heure, Talus profitait du calme du voyage.Delano ne voulait pas qu'il gêne l'équipage pendant la traversée. Du coup, le turien n'avait pas quitté les quartiers de l'équipage depuis le décollage. Le turien discutait avec l'équipage quand c'était possible. Sinon, il passait le temps comme il le pouvait et il dormait sur la couchette qu'on lui avait assignée. Une couchette souvent occupé par Rubia, si son maître ne s'en servait pas. Cependant, en ce moment, c'était l'heure de la pause pour une partie de l'équipage. Le turien en profitait donc pour socialiser un peu. Il était assis à une table, face à lui un galarien quelque peu prétentieux et entre eux, un plateau de jeu. Depuis presque 20 minutes, la partie de disputait entre les deux individus. Ce petit jeu de guerre était plutôt divertissant. rajouté à cela les crédits misé sur la partie.

Le galarien face à Talus répondant au nom de Jarrul. C'était un jeune galarien plutôt prétentieux, mais très doué à ce jeu. Le turien l'avait vu battre tout les autres membres de l'équipage l'ayant défié à ce jeu, très facilement en plus. Aujourd'hui c'était différent, actuellement, aucun des deux n'avaient l'avantage et la partie attirait l'attention des autres membres d'équipage présents. La concentration sur la partie était très intense. Pendant ce temps, tout près de son maître, Rubia profitait de la grande vie. Quelques minutes plus tôt, elle se contentait de rester coucher au sol et tentait de dormir. Maintenant, elle était couchée sur le dos, alors qu'une asari, Meera, et une humaine, Nathalie, lui caressaient le torse et le ventre. Intérieurement, cela amusait fortement Talus. Personne ne pourrait dire que la spuma n'avait pas une belle vie depuis qu'elle était montée sur ce vaisseau. Un tas de gens pour la caresser encore et encore, sans parler de la nourriture dextro qu'elle se faisait donner en cachette.

Talus observait le plateau de jeu. Pour le moment, Jarrul avait anéanti une partie de son flanc droit et de ses blindés. Par contre, le galarien avait perdu ses forces aérienne et affaiblit le centre de sa formation. Il fallait réfléchir à la bonne stratégie à adopter, sans exclure la possibilité d'un piège. Les tours s'enchaînaient, chacun diminuant les forces adverses. Talus prenant peu à peu l'avantage. Après une vingtaine de tours, il écrasa enfin son adversaire, détruisant ce qui lui restait d'armée. Lorsque les dernières troupes de Jarrul tombèrent, des exclamations se firent entendre dans la pièce. D'un côté, ceux qui poussait un cri de joie, ayant misé leurs crédits sur Talus et de l'autre, ceux qui maugréaient car ils avaient parié sur Jarrul. Le turien empocha rapidement ses crédits nouvellement gagnés.


-Ah, rien de mieux que des crédits bien gagnés.

-Bah, n'en fait pas trop, tu as gagnés uniquement parce que je n'étais pas dans un bon jour.

-Évites de te la jouer Jarrul. Ce truc-là, c'est juste un jeu de guerre, avec des règles très restrictives. Dans un vrai combat, tout ce que tu aurais fait c'est envoyé tes troupes à l'abattoir.

Le galarien semblait sur le point de répliquer lorsqu'une alarme commença à résonner. Tout le monde commença à regarder, par instinct ou réflexe, en direction d'où les bruits d'alarme était émis. Talus regarda aussitôt lMeera et Nathalie qui caressaient Rubia, avant que l'alarme résonne.

-C'est un problème mécanique, j'espère?

-Aucune idée. On a une seule alarme pour tout.

La voix du capitaine se fit entendre à travers tout le vaisseau.

-Attention à tout l'équipage. Nous sommes pris en chasse par un vaisseau non-identifiés. Forte probabilité qu'il s'agisse de pirates ou d'esclavagistes.

Jorrul fut le premier à réagir à cette annonce.

-Oh merde... Il faut qu'on se sauve le plus vite possible. Si c'est pas possible, on coupe les moteurs et on coopère. Ils prennent ce qu'ils veulent et nous laisse tranquille ensuite.

-Meilleure preuve que t'es un idiot, Jarrul. Que ce soit des pirates ou des esclavagistes, ils ne nous laisseront pas tranquille. Si on se laisse faire, ça se terminera uniquement de deux façons possibles. Les plus chanceux se feront descendre, les malchanceux finiront en esclaves. Ce sera encore pire pour les femmes.

Soudainement, un puissant choc secoua le vaisseau, projetant tout le monde au sol. Le turien se retrouva par-dessus Jorrul et Meera sur lui, en prime. Il repoussa la jeune femme doucement et se releva. Le galarien resta au sol, paniqué, alors qu'une fluctuation de puissance se propagea à travers tout le vaisseau cargo.

-Oh non, ils ont dû toucher les moteurs. On ne peut plus avancer. On ne peut plus fuir.

Sans hésiter le turien retourna à sa couchette, ses affaires étant rangée à proximité dans deux caisses verrouillées. Il entra ses codes et ses empreintes digitales, la caisse s'ouvrit toute seule, le turien en fit sortir son casque, un fusil d'assaut, un pistolet, des munitions et plusieurs grenades incapacitantes. Talus s'approcha ensuite de l'intercom le plus proche et entra en communication avec le poste de commande.

-Capitaine, vous savez par où ils vont rentrer?

-Vous êtes qui vous?

-Talus. Le passager.

-À quoi ça va vous servir de savoir ça?

-Parce que comme tout turien, j'ai été soldat et que j'ai mes armes.

-D'après la trajectoire de leur vaisseau, ils vont tenter d'entrer par le sas principal de bâbord. Nous sommes en train d'envoyer un message de détresse sur toutes les fréquences possibles.

Talus demanda aussitôt l'assistance d'un membre de l'équipage. Il avait absolument besoin des plans du vaisseaux pour avoir une idée de la meilleure manière d'agir. Jorrul s'approcha aussitôt, activant son omnitech et affichant un plan du Voltigeur. Le turien porta son attention sur les sas du vaisseau. Heureusement pour eux, le côté bâbord ne comportait qu'un seul sas. En passant le sas, on avait accès dès l'entrée à deux salles, une de chaque côté du couloir, mais n'étant relié à rien. C'était des salles d'entreposage secondaire et rien d'autre. Après, un couloir de plusieurs dizaines de mètres de long avant d'arriver à un premier embranchement permettant ensuite d'aller partout sur le vaisseau. À tribord, un sas secondaire et un autre sas principal. Aucun doute pour le turien, il fallait empêcher les envahisseurs de franchir le premier couloir. S'ils le faisaient, ils pourraient atteindre la salle de commande, la salle des moteurs et toutes les autres pièces majeures du vaisseau. Il lui faudrait cependant de l'aide pour les retenir. Talus se tourna vers l'équipage présent.

-Écoutez, il faut les empêcher de franchir le premier couloir. S'ils y parviennent, ils pourront prendre possession des pièces vitales du vaisseau. Si certains d'entre vous savent utiliser une arme, c'est le moment de vous manifester.

Parmi les gens présents, seulement deux levèrent la main. Il y avait un humain dans la trentaine, Martin et un jeune turien, il ne devait pas avoir plus de 18 ans, répondant au nom Niktus. Pas vraiment super comme effectif pour défendre un vaisseau.

-D'accord... Excepté les asaris, il y a des biotiques?

Aucune réponse et il n'y avait que deux asaris dans le groupe. Talus s'adressa à elles.

-Bon... Je ne connais pas votre niveau en biotique. Ce n'est pas grave si vous n'êtes pas capable de vous battre avec votre biotique. Par contre, si vous êtes capable de déplacer des objets, ça nous sera utile pour former une barricade.

Une dizaine de minutes plus tard, la barricade avait pris forme à une trentaine de mètres de distance du sas principal de bâbord, deux mètres avant l'embranchement. Heureusement, la biotique des asaris avaient permis de déplacer de lourdes caisses de marchandise. Meera était restée pour aider à défendre. Talus se tenait derrière la barricade, son fusil d'assaut en main, attendant l'arrivée de l'ennemi. À sa droite, le jeune turien avait uniquement un pistolet pour combattre. L'humain avait quant à lui un fusil à pompe. À proximité, dans le couloir, Rubia était couchée au sol, l'asari se tenait prête à utiliser ses capacités pour former une défense biotique. Finalement, le médecin de bord et son infirmier se tenaient prêt à offrir une aide médicale.

Les minutes s'écoulaient sans que personne ne disent un seul mot, mais la tension grandissant de seconde en seconde. Après plusieurs longues minutes qui semblèrent durer des heures, le bruit caractéristique d'un amarrage se fit entendre. Puis, des flammes semblèrent surgirent de la porte du sas. Talus enfila aussitôt son casque. Il prépara son arme, les deux autres faisant de même.


-Ils sont en train de forcer la porte du sas. Préparez-vous.

Les traits enflammés se propageaient sur la porte. Puis, la porte vola soudainement en éclat. De la fumée réduisait le champs de vision. Cependant, Talus n'hésita pas une seule seconde. Dès qu'une ombre se dessina dans la fumée, il ouvrit le feu. Ses compagnons d'armes de fortune firent de même. Le premier pirate, un butarien, tomba sous les tirs, mais d'autres suivirent, transformant rapidement le couloir en zone de guerre. Les pirates avaient le nombre pour eux, tandis que les défenseurs avaient leur barricade et l'espace réduit du couloir limitant le nombre de pirates pouvant les attaquer en même temps. Les tirs se poursuivaient, lorsque Niktus fut atteint au bras et s'écroula. Sans attendre qu'on leur demande quoique ce soit, le médecin et son infirmier foncèrent vers le blessé, avançant à quatre pattes pour éviter de se faire toucher. Ils emmenèrent le blessé dans le couloir à l'abri des tir. Martin eut moins de chance, se prenant un tir en pleine tête. Le turien réagit en lançant une grenade sonore aux pirates. Lorsqu'elle explosa, les vibrations sonores déstabilisèrent les pirates, permettant à Talus d'en abattre deux autres. Les tirs cessèrent alors que les pirates se retiraient, mais il ne fallait pas crier victoire, ils allaient revenir. Ce qu'ils firent au bout de trois minutes

-Et merde. Barrière biotique, vite!

L'asari réagit aussitôt, la défense biotique se dressa, empêchant le passage des pirates. Ces derniers auraient pu la détruire en tirant dessus, mais aucun ne le fit, ils se contentèrent de rire, sachant pertinemment que cela ne tiendrait pas indéfiniment.

-Bordel. J'espère que quelqu'un a reçu cette appel de détresse. On ne pourra pas tenir éternellement.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Alliance Interstellaire
Rang : Commandant du SSV Okinawa
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4781-ada-jane-raikes-we-will-fi
http://www.masseffect-reborn.fr/t4797-the-ada-jane-raikes-chronicles-let-history-be-the-judge


En ligne
Messages : 26
Crédits : Moi-même - Libella

MessageSujet: Re: À l'abordage   Dim 23 Juil 2017, 18:43
On board !


- 26 juin 2202, Nébuleuse de la tête de cheval, Espace de l'Alliance Interstellaire
- Pont 2 de l'Okinawa, passerelle de commandement

Notre mission de surveillance se poursuivait dans l'espace de l'Alliance et pour le moment, nous étions dans la zone interstellaire de la Nébuleuse de la tête de cheval. Les ordres dans cette mission de routine étaient simples : surveiller ce qui se passait, ne riposter qu'en cas d'attaque avérée et porter assistance si je le jugeais nécessaire et urgent. Tout nouvel évènement qui survenait devait faire l'objet d'un rapport au contre-amiral O'Neill. Certes, nous nous trouvions dans l'espace de l'Alliance mais nous n'étions pas une bande de cow-boys qui sévissait dans l'espace, nous ne faisions pas ce que nous voulions au contraire des bandits. Bien peu d'entre eux pouvait de toute manière s'opposer à une frégate militaire de l'Alliance et encore moins étaient ceux qui pouvaient nous tenir tête. J'étais en train de discuter à propos de notre prochaine destination avec Haver tout en jetant un œil au terminal de gauche de la passerelle de commandement lorsque de premières alertes sur les écrans de contrôles des opérateurs apparurent. Snakeshit annonça dans l'intercom qu'il captait un message de détresse répété plusieurs fois. C'était un vaisseau cargo qui demandait de l'aide et une assistance immédiate car attaqué par des pirates de l'espace. Je fronçai les sourcils en apprenant la nouvelle, trouvant cela consternant que même jusque dans notre propre zone, ce genre de vermine pouvait se cacher puis je fonçai à vive allure au cockpit tout en ayant ordonné Haver de mettre tout le vaisseau en état d'alerte et de sonner le branle-bas de combat. Parvenu au côté du jeune pilote de l'Okinawa, le vaisseau cargo apparut de loin. Sa taille gigantesque ne pouvait être ignorée, au moins le vaisseau cargo était en visuel tout comme sur le ladar. Un point non identifié était affiché dessus et alors que l'Okinawa se mut légèrement sur sa gauche, un vaisseau étrange et hétéroclite nous apparut. Je supposai sans peine que c'était le vaisseau pirate et j'ordonnai à Snakeshit de ralentir l'allure puis d'ouvrir un canal de communication sur la fréquence envoyée par le vaisseau cargo. Enfin, je m'adressai au vaisseau civil en espérant que quelqu'un capte notre communication.

Ici le Lieutenant-Commandant Raikes du SSV Okinawa de l'Alliance Interstellaire. Me recevez-vous ? À vous.

L'Alliance ? Bordel de merde ! Pour une fois que vous êtes là quand il faut !

Monsieur, déclinez votre identité et votre situation. À vous.

Je suis le Capitaine Delano, commandant du vaisseau cargo. Ces fumiers ont bousillés nos moteurs ! Nous avons essayé de mettre les passagers en sûreté et les pirates sont déjà à bord ! On les retient avec quelques passagers combattants mais je ne sais pas pour combien de temps alors magnez vous de vous pointer !

Nous allons envoyer une équipe pour vous aider, elle sera sur place dans cinq minutes. Tenez bon. Terminé.

Je fis couper la communication à Snakeshit sans entendre davantage le ton moitié paniqué moitié colérique du capitaine du cargo et je revins à la passerelle de commandement, Haver à mes côtés. Celle-ci paraissait imperturbable et attendit patiemment avec l'air d'être à l'affût, mes ordres sur la suite.

Haver, faites préparer cinq soldats de la force d'intervention, je pars avec eux. Nous allons monter à bord de ce cargo pour aller sauver ces gens. Je mets au courant le contre-amiral.

Ma lieutenant me salua et partit immédiatement pour les quartiers d'équipage. Dans l'intercom, j'interpellai mon pilote.

Snakeshit ! Vous vous mettez en position pour ouvrir le feu. Vous prévenez Redfield de mettre le double canon Thanix en position, je veux que l'on pulvérise ces fumiers s'ils essaient de se barrer.


Mon lieutenant de pilote me confirma avoir reçu l'ordre alors que je contactai O'Neill via le terminal. Peu après, le visage de ma supérieure apparut. Immédiatement, je la saluai et elle me rendit le salut d'un geste un tantinet agacé.

Lieutenant-Commandant Raikes.

Amiral, au rapport. Nous avons reçu un message de détresse d'un vaisseau cargo, ils sont attaqués par des pirates.

Vous avez vérifié la véracité de l'appel ?

En effet Amiral, nous avons le cargo et le vaisseau pirate en visuel et sur le ladar. Nous avons pu contacter le capitaine du cargo qui nous a confirmé l'attaque. J'ai d'ores et déjà fait préparer une équipe d'intervention et si ces bâtards de pirates veulent se faire la malle, j'ai un double canon qui les en empêchera.

Vous savez donc quoi faire, Lieutenant-Commandant. Faites moi un rapport à votre retour. Bonne chance, Raikes. O'Neill, terminé.


- Pont 5 de l'Okinawa, soute

Le visage du contre-amiral disparut du terminal et je quittai alors la passerelle de commandement pour la soute. Mon pas était toujours aussi rapide avant de partir en mission et l'immobilité que m'imposait l'ascenseur central de l'Okinawa me fit légèrement monter la tension et le trac que je ressentais familièrement avant de combattre. L'appel de détresse ne me paraissait pas être un guet-apens, la peur dans la voix du capitaine du vaisseau ou du moins celui qui se présentait comme tel me donnait l'impression d'être sincère, tout me portait à croire que l'on ne nous attirait pas dans un piège et qu'il y avait réellement des gens à secourir. J'avais déjà pris part par le passé à des opérations de sauvetage qui s'étaient avérées être des pièges et généralement, on ne s'en sortait pas au complet et bien des soldats avaient trouvés la mort ainsi, parfois d'une manière assez atroce. Je détestais avoir des pertes parmi mes coéquipiers alors que dire lorsque c'était des hommes, parfois jeunes, qui avaient remis leurs vies entre mes mains et qui mouraient sous mes yeux ? Je ne faisais que repenser à mon frère Gary mais lui je ne l'avais pas vu mourir devant moi. Je l'avais vu pour la dernière fois des mois auparavant avant de le découvrir au milieu d'un tas de cadavres de colos avec ce Predator à la main. Secouant légèrement la tête pour chasser ces pensées parasites, la porte de l'ascenseur s'ouvrit et je fus accueillie par le salut de Haver ainsi que de celui de Reeves. Ma commandante en second m'interrogea du regard, ses yeux me demandaient si je voulais qu'elle vienne en mission auprès de moi. J'aurais habituellement accepté mais dans cette situation là, je préférai savoir la soldat blonde aux commandes de l'Okinawa plutôt qu'à mes côtés. Je hochai la tête légèrement pour lui dire de rester là avant que je ne prenne la direction de l'armurerie là où mes hommes se préparaient déjà pour la mission à venir.

Nous étions en situation de mission, c'est pourquoi je n'imposai à personne de me saluer mais mes soldats firent néanmoins le mouvement de salut vers moi et je leur répondis mais je ne m'attardai pas sur le protocole et je me vêtis rapidement de mon armure sans plus de cérémonie. Je mis ensuite un micro-casque se fixant à mon oreille droite et à ma joue dont le bout s'arrêtait juste devant ma bouche, j'étais la seule à avoir presque la tête nue, nous n'allions pas dans un environnement hostile mais les cinq autres soldats portaient quant à eux leurs casques. Nos armes en main, on se mit rapidement en route pour la navette. Atkinson nous attendait déjà et commença à râler son impatience sur les soldats avant de se taire lorsque je fis mon entrée dans le Kodiak. La navette partit alors que je donnais les dernières consignes à mon unité sur ce que l'on attendait de nous. Nous devions protéger un équipage et éliminer une menace pirate. L'important pour nous était de sécuriser le cargo et de nous coordonner avec Snakeshit. Si nous arrivions à défaire les pirates, les survivants essaieraient certainement de prendre la fuite à bord de leur vaisseau et là, j'ordonnerai à mon pilote de détruire le vaisseau pirate à coups de canons Thanix. Si jamais une navette pirate réussissait à s'échapper, je la laisserai filer mais je priai aussi pour qu'il n'en fut rien. Autre tâche, nous devions aussi porter assistance à ce cargo dont les moteurs étaient foutus. Après avoir sécurisé le cargo, les moteurs devaient être réparés, j'y enverrai certainement Kozachenko et son équipe et une fois les moteurs réparés, nous laisserions le cargo aller vers la planète habitée la plus proche voire jusqu'à sa prochaine destination mais notre mission s'arrêterait là car nous avions aussi une de notre côté et l'escorte de vaisseaux civils n'en faisait pas partie.

Personne d'autre ne posa de questions et l'habitacle demeurait silencieux à part les bruits de la navette. Snakeshit me confirma que le vaisseau pirate ne bougeait pas, Redfield m'avertit avec sa bonne humeur débordante que le double canon était opérationnel et pointé sur le vaisseau ennemi. Atkinson cria dans son micro que la seconde entrée du cargo, côté tribord était en visuel et que c'est par là que le largage allait se faire. Collant mon index et mon majeur droit contre mon micro-casque, je tentais de contacter le capitaine du cargo. Peu après, il ouvrit le canal et je lui donnai mes instructions avant de regarder mes soldats.

Capitaine Delano, ici le Lieutenant-Commandant Raikes. Nous sommes en approche du sas principal à tribord, ne tirez pas, je répète ne tirez pas, ripostez uniquement du côté des pirates. Je vous tiens informé de notre progression. Terminé. Soldats, je prends la tête, Schwarz, vous êtes mon commandant en second, vous êtes juste derrière moi, vous me couvrez. East et Duchamp, vous êtes derrière, vous couvrez nos flancs. Malik et Froster, vous formez l'arrière garde. On ne tire pas à vue, il y a des civils à bord. L'objectif est d'éliminer la menace puis de sécuriser le cargo. À vos positions.

Atkinson annonça l'arrimage du Kodiak avant d'ouvrir le sas afin que nous puissions pénétrer à l'intérieur du cargo. Le Mattock en avant, je me mis aussitôt en route tout en oubliant pas de prévenir Delano de notre arrivée. Par chance, dès le premier couloir, un plan était affiché et on se repéra très vite sur notre position puis jusqu'où nous devions aller. Chacun scanna le plan du cargo avec son OmniTech avant de reprendre sa position et posture de combat et je me remis en route. Après quelques couloirs, on traversa des zones de stockage du cargo et fort heureusement, on put trouver très vite le bon chemin grâce à notre OmniTech. On ne croisa aucun civil mais on pouvait déjà entendre des coups de feu. Je prévins Delano que nous approchions et je pressai le pas pour parvenir au côté bâbord du cargo. Prenant par un autre couloir, je vis déjà des blessés qui étaient pris en charge par ce que je pensais être le médecin de bord. Tout le monde se figea à notre arrivée mais un murmure de soulagement parcourut les gens présents en reconnaissant notre armure et l'emblème de l'Alliance alors que l'on rassurait tout le monde sur nos intentions. Le médecin de bord nous prévint qu'une barricade avait été posée pour accueillir les pirates. Les bruits d'une fusillade nourrie nous parvenait d'une entrée non loin, étroite pour que deux hommes puissent passer de front. Postés de part et d'autre, mes soldats se tinrent prêts à faire leur entrée. Tout le monde était paré, la main presque crispée sur son arme avant que je ne donne le signal de notre attaque pour aider les résistants contre les pirates. Il fallait déclencher une plus grande puissance de feu et se mettre à couvert des tirs des armes des pirates tout en prêtant attention aux civils combattants.

Une fois dans la salle, mettez vous à couvert le plus vite possible. ... Allez go ! OUVREZ LE FEU !

Avec mes soldats, on se mit à déchaîner un feu d'enfer en direction du sas forcé par les pirates, puis tout en vidant nos chargeurs en pleine course dans un assaut maîtrisé vers la barricade, on se mit à couvert.


Codage par Libella sur Graphiorum





Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction :
Rang :
Voir le profil de l'utilisateur


Messages : 158

MessageSujet: Re: À l'abordage   Dim 23 Juil 2017, 23:46
Talus n'était pas des plus confiants envers ses chances de tenir indéfiniment la barricade. S'il avait plus de personne pour l'assister, peut-être. Cependant voilà, Niktus c'était pris un tir au bras et avait été amené en sureté par le médecin de bord et son infirmier. Puis, Martin avait abattu d'un tir en pleine tête. Résultat, Talus se retrouvait seul à tenir à barricade. Certes, Meera était là. L'asari utilisait sa biotique pour former une barrière défensive et empêcher les pirates de progresser. Cependant, elle ne pourrait pas tenir cette défense éternellement. De plus, comme l'asari ne savait pas utiliser d'arme et que sa biotique semblait plus offensive que défensive... Bref, la situation n'était pas des plus brillantes. Le turien réfléchissait à la marche à suivre lorsque la voix du capitaine Delano se fit entendre à travers tout le vaisseau.

-À l'intention des connards qui tentent d'aborder mon cargo, un vaisseau de l'alliance interstellaire est en route, le SSV Okinawa. Dans quelques minutes, les marines de l'alliance vont venir vous botter le cul.

La seule réaction que cela déclencha était le rire des pirates. Réaction plutôt logique quand on y pense bien. Ce n'était sûrement pas la première fois que leurs victimes gueulaient des trucs dans ce genre afin de les faire fuir. Dans leurs esprits, cela devait sûrement être uniquement un coup de bluff de la part du capitaine du cargo. Talus, quant à lui, espérait que le capitaine était bien sérieux sur la question. Il entra aussitôt en communication avec le capitaine par le système de communication de son armure.

-Capitaine, ici Talus. Il y a vraiment un vaisseau de l'alliance qui arrive j'espère. Je ne pourrai pas tenir cette position éternellement. Ils ont l'avantage du nombre sur nous.

-La Lieutenant-Commandant Raikes a dit que son équipe sera là dans cinq minutes. Comment ça se passe?

-Pas super. La barricade tient. Cependant, Niktus a été blessé et il a fallut le ramener en sureté. Martin est mort, ces enfoirés lui ont mis un tir en pleine tête. Meera les empêche de progresser avec une barrière biotique, mais elle ne tiendra plus très longtemps.

-Faîtes ce que vous pouvez.

Talus interrompit la communication. L'asari était en mauvaise posture. Il pouvait voir la sueur émané de presque chaque pore de son visage. Elle fournissait des efforts au-de-là de ses limites pour maintenir la barrière biotique. Le turien se remit en position, il fallait qu'il continue de tenir la barricade, autrement les pirates pourraient avoir accès aux parties vitales du vaisseau. S'ils prenaient le poste de commandement, ils feraient presque n'importe quoi à travers tout le vaisseau. Si c'était la salle des machines, ils pourraient empêcher le vaisseau de se déplacer, voir tout faire sauter. Finalement, s'ils prenaient le contrôle des systèmes de survie, ils pourraient vider l'oxygène du vaisseau et tuer instantanément presque tout le monde à bord. Le turien fit quelques signes à l'asari. Il comptait lancer une nouvelle grenade incapacitante aux pirates dès que la barrière tomberait. Tout ce qu'il fallait, c'était un peu de synchronisation pour maximiser l'effet.

L'asari était prête. Dès que la barrière s'abaissa, Talus lança sa grenade et Meera se jeta au sol. Les pirates n'eurent pas le temps de réagir qu'une intense éclair lumineux éclata dans le couloir. Les pirates hurlaient de douleur à cause du rayonnement lumineux infligés à leurs yeux. Le turien de son côté allait très bien, ayant fermé les yeux avant l'activation de la grenade. Il profita de cet avantage pour recommencer à tirer. Il parvint à abattre quatre pirates de plus, avant que ces derniers se mettent à couvert en attendant de retrouver la vue. Les minutes s'écoulèrent, trois, peut-être quatre, avant que les pirates reviennent. Ils arrivèrent au nombre de quatre cette fois. Deux se mirent à couvert dans les accès aux deux pièces près du sas. Les deux autres restaient à couvert dans les coins encore couvert par la porte du sas qu'ils avaient découpés lors de leur arrivée. Un cinquième arriva, un butarien dépassant les autres d'environ une tête de haut. Il cria pour s'adresser aux autres. Visiblement, ce devait être le chef.

-Allez les gars, on rentre et on les tues. N'oubliez pas, tuez les femmes et violez les hommes.

Il y eut soudainement comme un silence, plus aucun tir, tout le monde regardant le butarien. Ce dernier sembla se rendre compte de son erreur.

-Euh... non, c'est l'inverse.

Ce furent ces dernière parole, Talus en profitant pour lui loger un tir entre les quatre yeux. Finalement non, ça ne devait pas être le chef, il était trop stupide pour ça. Les tirs se poursuivirent, le turien refusant de leur céder le moindre pouce. Une partie de lui ne cessait de se dire : ''Qu'est-ce qu'ils foutent les humains?''. Heureusement la réponse lui vint dans l'oreille, le capitaine Delano l'informa que les marines de l'alliance venait de monter à bord. Il était temps. Le turien ne répondit cependant rien à son interlocuteur, il avait mieux à faire pour le moment. Il continuait les échanges de tirs avec les pirates, faisant de son mieux pour se dévoiler le moins possible et éviter ainsi de se prendre un tir. Au bout d'une ou deux minutes, qui semblèrent durer des heures, Meera attira l'attention de Talus, tout en restant couchée.

-Je crois qu'ils sont là.

Talus espérait que c'était vrai. S'il y avait bien des gens qui arrivaient par derrière et que ce n'était pas des alliés, ils étaient tout bonnement foutu. Heureusement, les tirs de rafales qu'il put ensuite entendre visèrent les pirates. Il en vit deux s'écrouler raide mort tandis que les deux autres restaient à couvert. Cela ne les arrêtait pas pour autant, d'autres pirates arrivant à leur tour. Après une autre rafale de son arme, Talus se planqua totalement derrière la barricade pour recharger son arme. C'est à ce moment que les marines de l'alliance arrivèrent, au nombre de six. Sur les six, cinq étaient en armure complète, leur visage dissimulé sous leur casque. Il n'y avait qu'une jeune femme qui faisait exception, portant un viseur Kuwashii plutôt qu'un casque complet. Elle avait des cheveux noirs courts, des yeux marrons et ce qui semblait être un collier ou un tatouage au cou, dont l'extrémité supérieur était légèrement visible au-de-là de la protection de son armure. Un joli minois la demoiselle. S'il n'y avait pas des pirates en train de tenter de les tuer, Talus aurait sûrement été la voir, tenté d'échanger quelques mots avec elle.

Certains diraient que Talus était un pervers, c'était complètement faux. D'autres diraient un séducteur, là par contre, il devait admettre que c'était assez vrai. Même si dans son cas, il était plutôt le genre d'homme à avoir une vision assez spéciale de l'amour. En effet, sa règle personnelle: ne jamais trahir une romance et je jamais romancer uniquement pour du sexe. Bref, jouer les séducteurs dans le seul but d'avoir une femme dans son lit et lui briser le cœur ensuite, c'était le genre de chose qu'il se refusait de faire. Certes, ce n'est pas pour autant qu'il n'avait pas eu son lot d'histoire d'un soir, bien au contraire. Cependant, dès le départ, c'était un fait entendu entre Talus et sa conquête du moment. Alors, pas d'attente des deux côtés et pas de remord ou de haine.

Rapidement, les humains prirent place derrière la barricade, évitant de piétiner Meera au passage. Talus détailla les marines rapidement du regard. Ils étaient bien armés, c'était l'important. Il supposa rapidement que la femme sans casque devait être l'officier en charge du groupe. Cependant, est-ce qu'il s'agissait du Lieutenant-Commandant Raikes? Difficile à dire. Il s'adressa directement à elle.


-Sans vouloir me montrer irrespectueux, c'est pas trop tôt. Ces enfoirés tentent de détruire la barricade depuis un bon moment. Pas certains que j'aurais pu les retenir seul encore très longtemps.

Il se redressa pour envoyer quelques tirs, avant de poursuivre.

-Talus Macdonis, ancien adjudant-chef au sein de la hiérarchie turienne. Oh merde...

Le turien s'interrompit en voyant, soudainement, un des pirates à couvert déclencher et lancer une grenade vers la barricade. Talus réagit aussitôt.

-GRENADE, ATTENTION.

Il se cacha derrière la barricade en prononçant ces mots et l'explosion retentit ensuite. La barricade tint bon. À première vue, pas de blessé de leur côté. Du moins, jusqu'à ce que le turien entende un léger râle de douleur. Talus regarda la provenance et vit aussitôt que Meera était blessée, touchée à une jambe. Heureusement le saignement était faible, mais il fallait la sortir de là. Sans hésiter le turien poussa quelques sifflements, Rubia surgit de sa cachette, se dirigeant vers son maître. Ce dernier exécuta quelques signes de mains, en pointant ensuite Meera. La spuma obéit au signe du turien, un animal bien dressée. Rubia s'approcha de l'asari, ouvrir légèrement sa gueule et la referma sur le sol du chandail de l'asari et commença à la tirer dans le couloir, hors de portée des tirs. Talus contacta aussitôt le médecin de l'équipage.

-Docteur, Meera est blessée à la jambe. Elle va avoir besoin de vous.

Puis, il reprit le combat contre les pirates.

-Bordel, j'ai pas survécut à la guerre des moissonneurs sur Palaven pour me faire avoir par des foutus pirates.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Alliance Interstellaire
Rang : Commandant du SSV Okinawa
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4781-ada-jane-raikes-we-will-fi
http://www.masseffect-reborn.fr/t4797-the-ada-jane-raikes-chronicles-let-history-be-the-judge


En ligne
Messages : 26
Crédits : Moi-même - Libella

MessageSujet: Re: À l'abordage   Aujourd'hui à 00:20
On board !


- Nébuleuse de la tête de cheval, Espace de l'Alliance Interstellaire
- Entrée bâbord du vaisseau-cargo, barricade

L'assaut, répété des dizaines voire centaines de fois pour certains d'entre eux, fut admirablement lancé et notre feu fut entièrement dirigé vers l'entrée béante et forcée du sas. Notre puissance de feu soudaine avait tué deux des pirates tout comme nous les avions stoppés et fixés sur leur position mais l'heure n'était pas de rester à découvert à la merci des pirates et moi et mes hommes, nous planquâmes contre l'abri de fortune dressé pour contenir les assaillants du vaisseau cargo. Mes hommes prirent position de part et d'autre de la barricade tandis que je me mis au centre en compagnie de Schwarz et d'un Turien qui se présenta comme Talus Macdonis. Je n'étais que peu attentive à ce qu'il me disait à mon arrivée, bien trop occupée à recharger mon Mattock en cartouches thermiques à dégager la cartouche en trop dans mon fusil d'assaut. Je relevai le regard vers lui alors qu'il énonçait son grade ainsi que son prénom et son nom. Bien sûr, comme tout Turien disons normal il avait fait ses classes et avait dû rejoindre l'armée alors que je n'étais même pas encore en âge de m'engager au sein de l'Alliance. Adjudant-chef était un grade de sous-officier plutôt respectable, pas étonnant donc qu'il menait la résistance contre la vermine de la Voie Lactée. Son visage ne m'apparaissait pas et était comme mes soldats, entièrement recouvert d'un casque pour la morphologie turienne, le reste de son corps était engoncé dans son armure habilitée à seulement protéger un corps turien. Il avait l'air plutôt abordable et sympathique mais l'heure n'était pas à la sociabilisation et je devais maintenant penser à annihiler cette menace de pirates ainsi qu'à protéger la vie des passagers et celle des soldats de mon unité de l'Alliance. Lorsque la grenade explosa, je baissai aussitôt la tête contre la barricade, imité par mon commandant en second du moment et j'espérai, par tout mes hommes postés derrière la barricade.

Soldats, au rapport ! Personne n'est blessé ?

Je donnai mon ordre dans mon micro en poussant un cri alors que les tirs reprenaient de la part des pirates pendant que je regardai le Turien agir. Fort heureusement, chacun de mes hommes me répondit et personne n'était blessé. Le bref instant de soulagement passé, c'est avec une certaine surprise que je vis un animal surgir sur ordre de Talus et évacuer une Asari mal en point. Pendant une fraction de seconde, je me demandai quel était cet animal qui me rappelait vraiment un loup terrien. Les quatre yeux, bien que me rappelant désagréablement des Butariens, étaient frappants, bien plus vifs que les aberrations butariennes et elle semblait recouverte d'un doux pelage. J'avais une spuma sous les yeux, liée de toute évidence à Macdonis car elle lui obéissait au doigt et à l'œil, évacuant peu après l'Asari blessée. Le médecin que j'avais vu tout à l'heure fit irruption derrière nous sur injonction du Turien et emmena l'Asari se faire soigner. Je n'eus pas le loisir d'en observer davantage car il fallait tuer ces pirates. Personne ne voulait se rendre et les pirates avaient véritablement un désir de nous tuer. Si personne ne se rendait, ils tuaient mais aujourd'hui, personne d'autre que les pirates ne mourront. Je ne pris pas le risque de relever la tête pour observer ce qui se passait bien que je l'aurais voulu et la réflexion de Macdonis me fit pendant un temps, sourire bien que la situation ne le prêtait pas. C'était néanmoins intéressant de constater que le Turien devait peut-être être aussi âgé que moi voire plus, nous avions vécu le même péril des années auparavant et étrangement, cela me motiva un peu peu plus pour nous faire sortir de cette nasse. Mes yeux se portèrent sur une grenade incapacitante que portait Macdonis et je savais que j'avais une paire de grenades explosives en ma possession. Mais il me manquait le visuel pour bien coordonner l'attaque que j'avais en tête à ce moment là.

Merde, il me faut un visuel, je dois savoir combien ils sont de ce côté ! Froster, préparez vos grenades incapacitantes !

Je pris donc le risque de relever le visage par dessus la barricade et je sentais aussitôt une volée de balles passer non loin de ma tête, m'obligeant à détourner le regard puis je pus de nouveau observer ce qui se passait. Deux pirates se trouvaient de notre côté, planqués à côté du sas derrière des débris de porte du sas. Pour le moment le feu de mes soldats leur interdisait de progresser vers des entrées non loin, deux autres étaient calés sur les bords du sas ouvert de force. Un cadavre de Butarien se trouvait au sol de ce sas et un fugace sourire carnassier et haineux se dessina sur mon visage avant de baisser la tête alors que des tirs fusèrent dans ma direction. Mon plan se dessina dans mon esprit : Froster et le Turien balançaient leurs deux grenades incapacitantes tandis que moi et Schwarz on jetait deux grenades explosives. L'aveuglement allait les affaiblir et au vu de la faiblesse de leur abri ainsi qu'avec l'explosion des grenades, si l'aveuglement ne fonctionnait pas, l'explosion allait les accueillir. Puis j'allais ordonner de faire feu à volonté sur toute l'entrée du sas, Macdonis compris avant de progresser vers le sas pour se poster de part et d'autre de l'entrée et interdire tout accès au vaisseau. Un feu nourri ainsi qu'un assaut, risqué mais vital. Je donnai alors mes ordres à tout le monde d'une voix forte pour me faire entendre, même au Turien. S'il était toujours aussi militaire dans l'âme, il obéirait sans discuter à mes directives, du moins je l'espérais, alors que je venais juste d'arriver.

Froster à mon signal, vous balancez votre grenade incapacitante sur la position ennemie en face de vous, Macdonis vous la lancez vers le sas. Moi avec Schwarz on jette deux grenades explosives sur leurs positions et toute le monde, vous ouvrez le feu sur toute l'entrée devant le sas. Rechargez vos armes, il faut envoyer la plus grande puissance de feu possible, les forcer à reculer ou à se terrer dans leurs abris !

Mes hommes approuvèrent sans poser de question et Froster m'avertit que la grenade était prête à être lancée. J'eus un regard pour Talus en espérant qu'il était prêt. Je pris alors l'une de mes deux grenades avant de la préparer et je lançai mon ordre de lancer. Me protégeant les yeux de l'explosion incapacitante, j'attendis quelques secondes après avoir entendu des gémissements de la part de pirates avant de me redresser par delà la barricade et de jeter ma grenade avec celle de Schwarz. Me jetant précipitamment contre notre abri de fortune pour nous protéger de l'explosion, cette dernière était bien plus puissante que la grenade des pirates de tout à l'heure et je sentis la détonation assourdissante de nos explosifs secouer la barricade. Sans me poser davantage de questions, je sortis de mon abri et j'ordonnai à tout les combattants de faire pareil avant de hurler l'ordre de faire feu. Un déchaînement de cartouches thermiques s'abattit sur le sas sous le feu de plusieurs armes et je pris le temps de viser avec mon Mattock pendant que les autres arrosaient l'espace. Un des pirates fut criblé de balles et j'abattis de deux cartouches thermiques en pleine tête l'autre pirate humain de notre côté. Mon Mattock fut à nouveau réapprovisionné en munitions d'un geste expert de ma part, maîtrisé des centaines voire des milliers de fois et je sautai par dessus la barricade pour me diriger vers le sas, le Mattock levé devant moi et continuant de viser devant moi, prête à abattre le premier fumier qui relèverait la tête pour avoir fait semblant de faire le mort.

Couvrez-nous ! Schwarz, Macdonis, avec moi !

Personne ne nous attaqua hormis l'un des pirates près du sas qui surgit d'un coup, un bras en charpie et tenant une arme de poing de l'autre. Il fut abattu sans sommation de ma part d'une cartouche en plein front, la tête projetée vers l'arrière avant de s'effondrer à genoux puis de s'écrouler à terre. Mes soldats à la barricade comprirent la manœuvre et vinrent se poster de chaque côté du sas. Désormais, je communiquai avec mon pilote Snakeshit qui était non loin et prêt à intervenir contre nos ennemis.

Snakeshit, ici Raikes ! On vient de sécuriser le sas attaqué pour le moment, pas de pertes à déplorer pour le moment de notre côté. Où en est le vaisseau pirate ? À vous.

Lieutenant-Commandant ! Ravi d'apprendre que vous allez bien ! Le vaisseau pirate n'a toujours pas bougé mais je suis parfaitement aligné pour que Redfield lui perce un nouveau trou dans le cul ! À vous !

Gardez votre position, ne faites feu que sur mon ordre. Terminé.


Codage par Libella sur Graphiorum





Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: À l'abordage   
Revenir en haut Aller en bas
 

À l'abordage

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mass Effect Reborn :: Voie Lactée [RP] :: L'espace de l'Alliance interstellaire :: Espace Interstellaire-