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 Équipements pour l'Alliance

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MessageSujet: Équipements pour l'Alliance   Sam 15 Juil 2017, 00:02
Intervention MJ : NonDate : 17 juillet 2202 RP Tout public
Ada J. Raikes ♦ Beeythia Moraios ♦
Équipements pour l'Alliance



Supplies for the Alliance

- Vancouver, Spatioport de l'Alliance, Quai D27
- Débarcadère et aire d'arrivée

Le SSV Okinawa prit le chemin du retour sur Terre, non loin de l'endroit où il est né et lancé voici quelques mois déjà. La première véritable période de déploiement actif de l'Okinawa s'était déroulée sans véritable encombre mais ce n'était pas pour autant que mes soldats et moi allions nous retrouver en permission. La frégate de l'Alliance serait à quai pendant seulement quelques jours, le temps de faire quelques réparations et de le réarmer mais aussi de combler les pertes que nous avons eus. Hormis la mission des Affaires Internes qui m'avait laissé un souvenir assez mitigé malgré ce qui s'est passé avec les soldats des Affaires Internes dont leur lieutenant, Blanche Faydal, le sauvetage de ce vaisseau avec le Turien et d'autres accrochages avec des vaisseaux non identifiés, notre mission de surveillance fut un franc succès, aussi faute d'avoir pris part à des évènements vraiment importants. Le souvenir de ma conversation un mois et demi plus tôt à Londres avec mon ami Urdnot Ante me revint en mémoire alors que Snakeshit amorça l'arrivée de l'Okinawa et anticipa l'arrimage du vaisseau. Je n'avais pas eue de plus amples détails sur cette opération mais il était vrai que j'aurais bien aimée y prendre part. De ce qu'Ante m'en avait dit, il y avait eu de gros enjeux sur cette opération. Bien évidemment, le fait qu'il ait aussi évoqué Shaun McAvoy ne fut pas occulté par mon esprit et je devais aussi admettre que j'y aurai bien retrouvé ma meilleure amie/ennemie là bas. Alors que je laissai mes pensées vagabonder, une petite turbulence ainsi qu'un bruit assez puissant indiqua à tout le monde à bord que l'Okinawa était arrimé. Agrippée à la rambarde de la passerelle de commandement donnant sur la carte de la galaxie, je relâchai mon emprise et passa machinalement mais doucement ma main sur mon tatouage du bras droit. En effet, vêtue de mon uniforme quotidien renforcé d'officier, j'avais les manches retroussées comme chaque soldat à bord, montrant la moitié de mon tatouage de roses noires agrémentées de pistolets Predator, tatouage qui s'étendait en réalité de mon poignet droit jusqu'à l'épaule.

Peu avant l'arrivée à notre destination, j'avais laissé quartier libre à mes hommes pour le reste de la journée ainsi que celle du lendemain, exigeant en revanche leur retour à bord du vaisseau avant la soirée. Je le rappelai à mes navigateurs et opérateurs au niveau de ce pont et chaque soldat sortit du vaisseau dans le calme, ne manquant évidemment pas de me saluer alors que je me tenais au sas de sortie, le lieutenant Haver à mes côtés. En compagnie de ma subalterne, je sortis alors en dernière de mon vaisseau, légèrement satisfaite de pouvoir enfin respirer autre chose que de l'air pressurisé mais aussi d'évacuer un peu de tension. Ce mois de déploiement achevé suite à la fin de l'autonomie de l'Okinawa avait été plutôt stressant, pour moi en première. C'était la première fois que j'étais seule à la tête d'une frégate, même pas d'une corvette, bien une frégate, la première fois que ma supérieure directe était joignable non pas en allant sur le pont où elle se trouvait mais par communication dans la salle de com, aussi la première fois où l'on me confiait autant de responsabilités. La pression était grande et ce, malgré le soutien de ma supérieure, le contre-amiral O'Neill à la fois à cause de mon rôle d'officier commandant mais aussi à cause de moi-même. Comme d'habitude depuis que j'étais en grade et en position de donner des ordres, je me mettais une pression énorme que je tâchais d'évacuer dans le travail. J'avais une peur bleue de tellement mal faire que même moi je me demandais comment je faisais pour ne pas exploser et ne pas paraître comme l'officier la plus emmerdante de l'Alliance auprès de mes hommes. Quelque part, j'avais aussi la réponse à cette réflexion, j'avais à bord une de mes meilleures amies, la médecin Rebecca Miyazaki qui me suivait avec assiduité mais aussi Haver qui remplissait parfaitement son rôle de commandant en second, m'assistant et me soutenant, en retour je lui déléguais des tâches que j'aurais autrefois faite moi-même, me permettant alors de pouvoir tenir le rythme de travail et de pauses que m'imposait Rebecca. Sans Rebecca et Haver, je me disais que je ne serais peut être pas arrivé à supporter la pression dû à mon grade et à mes fonctions. L'exercice du commandement est délicat mais maintenant que ce mois était achevé, j'avais une plus grande aisance pour commander un vaisseau et je me sentais bien plus confiante qu'au début.

Je marchai alors sur le quai déserté par mes hommes et avec une équipe de techniciens en marche vers l'Okinawa, en compagnie de Haver qui se taisait et qui gardait toujours son air dur sur le visage lorsque l'on s'arrêta. Un peu plus loin devant nous, un petit groupe d'autres personnes se dirigea vers nous. Ces gens étaient quant à eux, vêtus d'uniformes d'officiers de l'Alliance et de grades plus élevés que les miens à voir leurs manchettes, leurs barrettes et leurs passants d'épaule. Je reconnus immédiatement l'officier à leur tête, c'était le contre-amiral O'Neill. J'échangeai un regard avec Haver qui haussa les épaules et l'on vint à la rencontre des nos supérieurs, s'arrêtant à environ deux mètres d'eux. D'un air solennel et réglementaire malgré une légère fatigue, je saluai la commandant de la flottille de la Cinquième, aussitôt imitée par Haver qui bien qu'aussi grande que moi, releva légèrement le menton alors que je regardai directement dans les yeux celui ou celle qui me fit face. O'Neill nous rendit notre salut et nous mis immédiatement au repos, la mine un peu plus sévère et fermée qu'Haver.

Lieutenant-Commandant Raikes, Lieutenant Haver. Je tiens à vous adresser mes félicitations et mes encouragements quant à votre commandement de l'Okinawa. Vous avez fait ce que l'on vous a ordonné et vous l'avez bien fait.

Merci Amiral.

Merci Amiral.

Mais je ne suis pas venue juste pour vous féliciter. Raikes, j'ai besoin de vous. Haver, vous êtes désormais responsable de l'Okinawa le temps que votre Lieutenant-Commandant effectue la tâche que je vais lui confier. Comme vos hommes, vous avez quartier libre jusqu'à demain soir. Vous pouvez disposer.

Ma commandant en second salua une dernière fois le contre-amiral avant d'échanger un regard avec moi, ces yeux exprimant l'encouragement et de nous laisser en prenant par la sortie. O'Neill se tut pendant quelques secondes en regardant Haver partir avant de me dire de la suivre alors qu'elle prit aussi par la sortie. Ses officiers que je présumais être ses aides de camp et assistants s'écartèrent pour me laisser la rejoindre. Ma supérieure avait un pas étrangement rapide pour une femme que je supposai avoir la soixantaine et ce, malgré les progrès de la médecine, c'est pourquoi je mis quelques foulées de plus que je ne le pensais pour être à son niveau. Sans rien dire pour le moment, je la suivis alors que l'on traversait l'aire d'arrivée comprenant la salle d'embarquement et une zone de transit. L'endroit fourmillait toujours autant d'activité mais assurément une troupe d'officiers de l'Alliance qui marchait de ce pas rapide attirait l'œil. O'Neill avait parfois la manie de ne piper mot sur la prochaine mission qu'elle avait à confier, elle ne disait rien avant d'être arrivée dans un endroit qu'elle considérait comme sûr ou s'il n'y avait personne en sa présence en qui elle n'avait pas confiance.


- Quartier Général de l'Alliance, Hall d'entrée
- Milieu du hall, le sol représentant le sigle de l'Alliance

Le grand hall d'entrée du bâtiment servant au QG de l'Alliance était bondé malgré l'heure approchant du milieu d'après-midi. Le building fourmillait d'activité jusqu'à une heure tardive, l'Alliance ne s'arrêtait jamais quel que soit le jour. À l'entrée du hall, une grande statue de Shepard se tenait, le regard fixant l'horizon, le N7 sur l'armure se détachant nettement du reste. L'artiste avait également choisi de représenter le Normandy prenant son envol derrière l'illustre commandant, les quatre réacteurs de la célèbre frégate étant rapidement reconnaissables. C'était une statue différente de celle qui se dressait aujourd'hui là où des siècles auparavant, la Statue de la Liberté à New-York était plantée. Celle de New-York représentait Shepard tenant la Terre dans une de ses mains en suspension, symbole de la protection de la Terre et de son sauvetage avant tout par son plus grand guerrier de tout les temps, puis il tenait une arme dans son autre main, certainement pour représenter le bras armé de l'Alliance protégeant sa planète mère, Shepard personnifiant certainement l'armée pour laquelle je me battais moi et des millions d'autres Humains. Je continuai de suivre le rythme imposé par les talonnettes des chaussures d'O'Neill, leur bruit se perdant au milieu des bruits de pas de dizaines voire centaines de paires de chaussures mais je pris quelques secondes pour observer la statue de Shepard qui dominait de sa hauteur chaque visiteur du QG de l'Alliance. Le visage grave et impressionnant du commandant me gonfla de fierté, à la fois parce que voir notre plus grand héros même en statue me réjouit mais également parce que j'avais été là lors de sa contre-offensive et que j'avais pris part à ma mesure à la reprise de notre planète des griffes des Moissonneurs, que j'y étais. Mes yeux descendirent du visage de Shepard jusqu'à son N7 et je me promis d'un air déterminé que je ferai bientôt partie de cette élite. Le N5 deviendra bientôt un N6 puis un N7. L'arrivée dans le hall m'arracha à ma contemplation de la statue et je posai enfin la question à O'Neill qui me taraudait depuis l'arrivée de l'Okinawa au spatioport de l'Alliance à Vancouver.

Amiral qu'est ce que vous attendez de moi exactement ?

O'Neill ne me répondit pas immédiatement. Elle s'arrêta en plein milieu du hall et fit face à l'entrée, son petit état-major derrière nous, petit car composé uniquement de trois personnes en plus de nous deux. Posté à côté d'O'Neill, elle me jeta un regard.

Nous recevons une invitée aujourd'hui. Beeythia Moraios, ça vous dit quelque chose ?

... Ça devrait ?

Pas tellement non. C'est la PDG de Lumenia Corporation, une boîte asari. Depuis le scandale qui a éclaboussé sa boîte, elle travaille a redonner une meilleur image à la Lumenia. Elle s'est proposé d'elle-même de nous montrer ce que son entreprise sait faire vu que la Lumenia ne fait pas partie de nos fournisseurs. Nous avons consenti à une réunion avec cette Beeythia Moraios et des officiers supérieurs de la Cinquième se chargeront de représenter l'Alliance avec ce potentiel nouveau partenaire pour l'Alliance. C'est une réunion d'officiers, Lieutenant-Commandant mais votre présence est requise de part votre statut de N5 et d'officier commandant.

Rassurez-moi Amiral, je viens pas juste pour que vous soyez bien vue ? Avec tout le respect que je vous dois, si je viens pour faire la potiche, je préfère encore retourner dans ma cabine.

O'Neill me darda un regard dur comme la pierre et me lançant des petits éclairs, le genre de regard à pétrifier sur place.

Raikes, vous avez une frégate neuve, vous avez un équipage encore à roder. Je vous donne l'opportunité de voir s'il est possible d'améliorer votre équipement pour vous et vos hommes voire de rencontrer une personne puissante et vous préférez rentrer dans votre cabine ?

Légèrement intimidée par ce regard et confuse, je fis une moue très discrète avant de la regarder droit dans ses yeux.

Vous avez raison, Amiral. Je vous prie de m'excuser.

O'Neill ne réagit pas immédiatement mais opina de la tête, indiquant que l'incident était clos. Avec les autres officiers, on échangea un regard sans rien dire. Je faisais un peu tache au milieu de ces trois hommes et du contre-amiral, ils étaient tous les quatre habillés dans leur uniforme d'officier, les passants d'épaules et les manchettes différentes selon leur grade, la chaînette réglementaire qui liait le haut de l'uniforme avec les boutons, seul le symbole de l'Alliance ainsi que quelques barrettes se voyaient en plus sur l'uniforme d'O'Neill. Moi j'étais toujours avec mon uniforme quotidien d'officier, les passants d'épaules sombres et le haut renforcé contrairement à eux. On se mit alors à attendre patiemment l'arrivée de l'Asari Beeythia Moraios au milieu de l'activité du QG. Notre invitée se pointa environ une quinzaine de minutes après que l'on se soit posté, escorté par un capitaine de la Flottille de la Cinquième et deux autres soldats, un Lieutenant et un Enseigne. Je m'attendais à la figure hautaine et légèrement arrogante d'une Asari aussi haute placée, je constatais avec surprise qu'il n'en était rien. À l'instar de ses congénères, Beeythia Moraios était grande et svelte, la silhouette élancée. Elle était vêtue d'un ensemble très classique et sobre près du corps, composé d'un pantalon noir moulant et d'un haut blanc qui ressemblait à un chemisier un peu élaboré, rien à voir avec ce que je portais en civil. Les formes de l'Asari à la peau étonnamment violette étaient bien soulignées, lui conférant une stature et une grâce séduisante que l'on ne pourrait retrouver que chez très peu d'Humaines. En remontant mon regard vers son visage, ce que j'y vis coïncidais admirablement avec l'image qu'elle envoyait, celle d'une Asari d'affaires charmante et avenante mais avec un petit côté innocent et chaste. Elle avait un visage avec des traits délicats mais aussi deux yeux verts émeraudes presque stupéfiants. Deux pupilles qui ressemblaient à des joyaux et qui étaient fixées droit vers notre groupe. Même la démarche candide voire sautillante ne ternissait pas le tableau de cette Asari et moi comme tout les hommes étions charmés par la présence de l'alien. Des têtes se retournaient sur le passage de la PDG de la Lumenia mais elle n'y prêta pas attention, seule O'Neill paraissait hermétique au charisme de l'Asari. Elles deux se serrèrent la main en échangeant des salutations alors que moi avec les autres officiers on la saluait et nous partions peu après pour la salle de réunion.


- Quartier Général de l'Alliance, 17e étage
- Salle de réunion 22A

La réunion s'était achevée juste après le début de soirée mais elle avait été assez ennuyeuse. Certes, Beeythia Moraios avait charmée son auditoire composé quasi-exclusivement d'hommes, O'Neill et moi étions les seules femmes et j'étais la seule dans mon uniforme quotidien, mais il y avait beaucoup de termes techniques qui ne m'évoquait pas grand-chose. Dans cette réunion, il y avait des représentants du corps du Génie de l'Alliance, composé d'officiers ingénieurs, des gars de la division Biotique, la Marine était représentée par O'Neill, moi et deux autres officiers de la Cinquième, il y avait aussi un officier du CFCI. Tous étaient presque en train de baver en regardant Beeythia et passée le moment où j'étais séduite, ça me rendait presque malade de voir un tel intérêt de la part de tout ces hommes. Malheureusement la plupart étaient plus gradés que moi et O'Neill ne pouvait pas taper sur tout le monde. Pour le moment, personne n'ennuya davantage l'Asari et après la fin de cette réunion, un petit cocktail avait été organisé dans la salle de réunion avec des boissons alcoolisées, des petits amuse-gueules et un buffet léger. Les officiers présents se mirent à discuter entre eux, la salle retentissant des conversations entre les militaires, la baie vitrée de la pièce donnant une vue sur Vancouver, le crépuscule laissant peu à peu place à la nuit. De ma place assise, je vis Beeythia Moraios en conversation avec une autre Asari que je n'avais pas remarqué auparavant, O'Neill discutait avec l'officier du CFCI et avec un officier du Génie. Quand à moi, j'étais encore la seule assise à la table de réunion. Soupirant légèrement, je jetai un dernier regard à Beeythia que l'autre Asari venait de quitter et je croisai son regard pendant une fraction de seconde. Rougissante, je préférai néanmoins regarder ailleurs et je me levai de ma chaise. La PDG de la Lumenia disparaissant de mon champ de vision, je me dirigeai vers les tables où étaient entreposées les victuailles et je m'emparai d'un verre d'un des cocktails humains. Constatant avec surprise que c'était un mojito, j'ingurgitai quelques gorgées en tournant le dos au reste de la salle et je me mis à piocher dans quelques amuse-gueules, me demandant maintenant comment j'allai finir ma soirée.

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Dernière édition par Ada J. Raikes le Mer 14 Fév 2018, 20:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Équipements pour l'Alliance   Lun 14 Aoû 2017, 03:17

ADA. J. RAIKES
SUPPLIES FOR THE ALLIANCE


Le vaisseau léger filait à toute vitesse, doux euphémisme lorsque l’on voyageait en vitesse supra-luminique, à travers la galaxie. La distance à couvrir était particulièrement longue, plusieurs longues heures avaient été annoncées aux passages, la plupart Asari dont Beeythia. De manière assez usuelle pour ce genre de trajet, il était coutumier de profiter du temps pour se reposer et enfin vivre un moment pour soi. Les voyages d’affaires s’enchainaient rapidement et tenir le coup relevait souvent de ces moments de paix éphémère. 
Le vaisseau en question était une ancienne frégate remis à jour dans des tons plus luxueux mais demeurant relativement « passe-partout » dans une certaine mesure. Inutile, lorsque l’on traversait de si grands espaces, d’attirer une attention non souhaitée. Il était particulièrement confortable, fourni des meilleures boissons et repas et plongé dans une ambiance apaisante.  
Dans une chambre, à l’extrémité haute du vaisseau la plus éloignée possible des moteurs, se trouvait Beeythia. La pièce était agencée et décorée avec un goût tout particulier pour le détail malgré le fait qu’elle puisse paraître spartiate. Un bureau, un lit, une armoire et un ou deux mètres carrés complétaient l’espace. 
Allongée sur le lit, une couverture recouvrant rapidement les deux tiers de son corps, Bee était étendue, un datapad lui glissant lentement des mains alors que ses paupières se fermaient invariablement devant la lutte inégale contre le sommeil. 
L’effet caractéristique de la décélération supra-luminique tira Beeythia des bras de Morphée. Une annonce déchira les derniers voiles de sommeil des yeux de l’Asari : « Nous voici bientôt arrivés. Approche de la Terre dans environ 30 minutes » d’une voix masculin graveleuse. L’excitation repris le dessus des émotions de la jeune femme en moins de cinq minutes. « Hey, Bee, ramène-toi vite ! La vue est impressionnante ! » cria une voix féminine aux accents asari. «  Oui ! J’arrive, j’arrive ! ». Dans les voix se mêlaient excitation, impatience et une profonde surprise. La Terre. Pour la plupart d’entre elles, dont Beeythia, c’était la première fois qu’elles posaient le pied sur la planète natale des Humains. Dans la galaxie, cette espèce s’était vite hissée parmi les plus courantes de la galaxie et pourtant, elles n’avaient jamais vu la Terre en vrai. De l’autre côté, lui apprit-on, se trouvait la Citadelle, cachée derrière l’imposant diamètre de la planète. 
Un élan de nostalgie et de tristesse transperça le cœur de la jeune directrice alors que la vue qui s’offrait à elle lui rappelait intensément Thessia, en un sens. Une moue passagère effleura son visage bien vite remplacée par un long « woaaaaah », la voix rendue plus aigue par la surprise. 
« Nous atterrissons dans cinq minutes. » lança la même voix qui grésillait légèrement dans les hauts-parleurs. Tout le monde était rassemblé dans une salle qui se trouvait derrière celle de réunion. Celle-ci disposait d’une large baie vitrée, épaisse et protectrice, qui permettait toutefois de profiter de cette époustouflante vue. Une légère couche nuageuse laissait transparaitre, comme si la planète savait se faire désirer, un relief coloré et inégal. Bleus azurs se mêlaient aux verts vifs et blancheurs enneigées. Mais ces territoires n’apparaissaient que localement. Le reste était constitué de villes et gratte-ciels qui s’élevaient à de vertigineuses hauteurs dans des tons de gris. Le tout, vu de cette hauteur, se montrait comme harmonieux aux yeux de l’Asari éberluée. 
 
Ses premiers pas claquèrent sur la passerelle qui s’accrochait au vaisseau ronronnant. Un regard circulaire dans le spatioport, tous se ressemblaient décidément, et ils s’élancèrent sur les traces de leur guide. Il n’était guère encore temps de profiter de ce voyage. L’Alliance s’attendait à les recevoir, surtout Bee, notamment, d’ici une heure trente. Pas question, alors que la Lumiena était ici pour sécuriser des clients de choix, de leur donner l’envie de repartir. 
 
*** 
 
Les mains encore crispée sur mon verre qui n’en demandait pas tant, je fixais le coin opposé de la pièce. Réchauffée par la présence de nombreuses personnes, et non des moindres, je soufflais doucement. La réunion avait été longue, exténuante et très intensive. Tout le monde s’était montré intransigeant, à la hauteur de ce que j’avais pensé. Et en même temps. Même si les grosses sommes d’argent commençaient à ne plus me donner le tournis, les contrats qui pourraient lier nos destins se chiffraient à plusieurs millions de crédits, au bas mot ! Que penser d’une telle responsabilité alors qu’absolument toute la Lumiena, sur Illium où se trouvait son siège social, retenait son souffle jusqu’à mon retour prochain. Malgré tout, bon gré mal gré, les relations laissaient apparaître un futur positif et radieux. Ma bouche se porta sur le verre d’alcool que je n’avais pu décliner. Peut-être n’était-ce pas le monde qui rendait la pièce si chaude… J’étouffais un hocquet. Ou peut-être tous les regards furtifs que je décelais de la part des humains masculins. Un brouhaha bourdonnant emplissait la salle de réunion. Dans une ambiance légère, pour la plupart, nous trinquions, apparemment, à la réussite de nos pourparlers. 
Alors que mes yeux tournaient plus vivement que d’habitude, j’agissais même de manière désinhibée avec sans doute bien moins de retenue. Quelques conversations, quelques paroles, des félicitations et remerciements, je m’adonnais de bonne grâce aux relations sociales que j’appréciais tant quand je pouvais. Mais maintenant, alors assise dans un coin, les pieds endoloris, les joues rougissantes, je contemplais le liquide qui tournait – ou bien ma tête – dans mon verre. Levant mon nez, enfin après plusieurs minutes, j’apercevais une jeune femme, humaine, debout devant le buffet apparemment aussi seul que moi. Elle, au moins, savait mieux se placer dans ces moments là. Je partis donc à sa rencontre, en ne réalisant qu’à moitié que je ne savais même pas ce que j’allais dire. Je me sentais… idiote ! 
 
-       Hey ! Madame… hum… euh… Nous nous sommes vu, c’est bien cela ? Pendant la réunion ? Qu’en avez-vous pensé ? Enfin… je ne veux pas reparler travail pendant la détente… Mais euh… 
 
Je décidais de laisser ma stupidité en suspens. Vraiment… ça ne me ressemblait pas du tout. Je ne l’avais pas saluée même si, aussi loin que je peux le constater, elle ne paraissait pas s’en formaliser. Elle possédait de très beaux cheveux noirs, coupés au niveau de la nuque et un visage avec de curieux yeux en amande… presque étirés même. Mais cela s’accordait gracieusement avec le reste de son visage, légèrement rond. Je retombais donc le nez vers mon verre, le liquide tout aussi agité que mes pensées. 
Beeythia Moraios
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MessageSujet: Re: Équipements pour l'Alliance   Mer 16 Aoû 2017, 23:22

Supplies for the Alliance


- Quartier Général de l'Alliance, 17e étage
- Salle de réunion 22A

Ces amuse-gueules étaient vraiment bons mine de rien, les gradés de l'Alliance savaient pouvoir se faire livrer des bonnes choses à manger. Avec dépit, je me souvins que même O'Neill avait du bourbon et du cognac dans sa cabine tandis que moi, j'avais de la bière en bouteille pour tout alcool. Je n'avais pas encore pris l'habitude de véritablement me distinguer des officiers que des autres soldats ainsi que d'en adopter les habitudes mais je me disais que cela ne serait pas si utile que cela, qu'est ce que cela changeait d'avoir du whiskey ou du cognac dans sa cabine si c'est pour se retrouver à un grade de commandement ? Ici, dans cette réunion d'officiers, j'agissais encore comme un sous-officier voire un officier de grade inférieur. Les autres connaissaient parfaitement la mondanité et le contexte de cette réunion, tous étaient ici pour célébrer un nouveau partenariat avec une entreprise asari et l'Alliance en espérant que celui-ci soit fructueux. Seulement, à l'heure actuelle, tout la solennité de la réunion ainsi que sa célébration me passa largement au dessus de la tête. J'étais fatiguée et je n'allais certainement pas m'attarder dans cette salle de réunion. J'aurai volontiers passé un peu de temps avec la PDG de la Lumenia mais j'imaginai sans peine celle-ci avoir un emploi du temps très chargé et ne pas avoir de temps pour une simple lieutenant-commandant comme moi, qui soit dit en passant, au vu des passants d'épaules et des barrettes des autres gradés, était la moins gradée de la réunion en exceptant les quelques soldats de l'Alliance qui faisaient office de serveurs ou de gardes.

Alors que je tournai le dos aux autres officiers de l'Alliance et indiqué à un jeune enseigne que je n'avais besoin de rien, j'engloutis une bonne moitié de mon mojito ce qui eut pour effet de me gratter légèrement la gorge avant d'avoir la familière sensation de chaleur que procurait l'absorption d'une assez importante quantité d'alcool. La menthe du cocktail ajouta toutefois une certaine fraîcheur qui était la bienvenue dans cette pièce où régnait une chaleur encore supportable. Puis, j'entendis dans mon dos une voix qui m'était familière pour l'avoir écouté pendant de longues minutes et je fis volte-face pour voir l'Asari dénommée Beeythia Moraios me faire face. J'aurai juré voir sa peau violette prendre une légère teinte écarlate alors qu'elle s'adressait à moi, comme si parler à un officier moins important que capitaine ou commandant la gênait. Elle hésita voire bafouilla.

Raikes, que je lui annonçai lorsqu'elle hésita sur le "Madame". Je la laissai poursuivre avant de lui répondre. Et oui, nous nous sommes vus mais dès votre arrivée dans le hall du QG de l'Alliance. Je dis ça mais vous ne m'avez certainement pas remarqué, je suis la moins gradée de la tablée qui vous a écouté bien que je sois la seule qui ne soit pas en uniforme d'officier formel.

Je fis un léger rire en m'appuyant légèrement contre la table avec les victuailles tout en détaillant le visage de Moraios qui était maintenant plus près. Pour quelqu'un qui venait de passer les heures précédentes à voyager puis à présenter son entreprise puis ses produits principaux, elle était radieuse. Les yeux continuaient toujours de pétiller comme si rien ne pouvait entamer leur enthousiasme mais un léger embarras pouvait se lire sur les traits fins et violets de l'Asari. Cela me fit presque un peu de peine de la voir aussi gênée et je me demandais qu'est ce qui la gênait, est ce que c'était moi ? Sa façon de m'aborder ? Les deux à la fois ? Je baissai un peu le regard pour essayer de croiser le sien et mes yeux captèrent les siens. Je lui offris un sourire bienveillant pour qu'elle se sente mieux et je me tournai pendant quelques secondes pour attraper deux amuse-gueules et le lui donner pour essayer de lui redonner un peu le sourire et que si elle pensait m'avoir abordé avec maladresse, il n'en était rien. Je la laissai s'emparer de la nourriture que je lui tendis et je repris mon observation de la PDG de la Lumenia. Quelque part, elle me rappelait un peu mon ancienne amante asari et non pas parce qu'elle avait aussi du cartilage à l'arrière de la tête. Elle n'avait pas cette même candeur affichée mais elle avait quelques mimiques similaires et il émanait un sentiment étrange de l'Asari, une sorte d'assurance presque rassurante, une certaine forme de force tranquille et je me souvins que c'était la première chose qui m'avait interpellée lorsque j'avais rencontrée Telyxata. En revanche, là où mon ex-amante paraissait au premier abord, assez froide, Moraios elle, semblait bien plus abordable et sympathique au premier abord. Cela avait du sens ne serait-ce que par sa profession. Tely était une combattante, Moraios était la PDG d'une assez grande entreprise asari donc régulièrement sollicitée et quelqu'un avec une certaine notoriété, il valait mieux avoir l'air de quelqu'un qui avait une image sympathique et abordable pour les autres, pas quelqu'un de taciturne ou bougon.

Pour tout vous dire, madame Moraios, je ne suis pas... très au fait des équipements biotiques. Vous m'avez plus intéressé lorsque vous avez parlé de sets d'armures pouvant... euh... apporter plus d'avantages sur le champ de bataille même pour quelqu'un de pas du tout biotique mais... il y avait beaucoup de termes techniques. Mais je constate que mes supérieurs ont l'air satisfaits car ils ne vous ont pas expédiés dehors d'ici avec pertes et fracas et à grands coup de pied dans l'c... dans l'arrière-train si vous me permettez l'expression. C'est donc de bon augure pour nous tous je pense. Après, votre entreprise ne nous est pas inconnue, j'ai déjà combattu avec de soldats équipés de matériel provenant de la Lumenia mais je comprends votre démarche auprès de l'Alliance vu que vous n'êtes en place que depuis récemment.

Je me grattai l'arrière de la tête, l'air un peu aussi mal assurée et je finis mon verre de mojito d'un coup devant Moraios pour me rassurer un peu tout en me retenant de la moindre démonstration exubérante de vidage de verre d'alcool.

J'ai cru comprendre que c'était la première fois que vous venez sur Terre ?
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Dernière édition par Ada J. Raikes le Lun 04 Déc 2017, 00:01, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Équipements pour l'Alliance   Sam 30 Sep 2017, 00:58

ADA. J. RAIKES
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Le brouhaha général continuait de battre son plein autour de moi. Les mots de chacun s’enchainaient dans des phrases sans queue ni tête impossible à comprendre. C’en était presque drôle après tout. Les effets mélangés de l’alcool, de la réussite et du stress qui redescendait abruptement agissaient sur moi aussi insidieusement que sûrement. Ça n’était pas réellement négatif mais c’était très inhabituel et je ne savais pas vraiment comment gérer ça. Faire la conversation était peut-être ce que j’avais trouvé de mieux et c’est ce qui m’avait poussé à engager la conversation avec la militaire qui paraissait aussi seule que moi. Je devais avoir l’air vachement bête. Ou peut-être que ça devait être difficile de me prendre au sérieux. Ou peut-être les deux. D’ailleurs, celle-ci avait probablement mal pris mes premières paroles.
 
-        Vous savez… Les… grades ne représentent pas quelque chose de très concret dans ma tête. – ajoutais-je peut-être un peu précipitamment. Enfin… je veux dire… ah… je veux être le plus honnête possible vis-à-vis de ce que je présente et être… mmmh… aussi accessible à tous le monde. Je… vous savez, Madame Raikes.
 
Malgré le peu de lucidité que j’avais ce soir là, c’était une vérité simple que je venais d’exposer. Il m’importait peu de connaître le rang d’une personne à qui je parle parce que ça ne peut la définir entièrement. Chacun méritait de pouvoir comprendre et assimiler dans le processus qui visait à prendre une décision.
Après une nouvelle gorgée du liquide qui me paraissait bouillonnant, je pris le temps de faire table rase du travail dans ma tête pour la soirée. La journée de demain serait marquée par le temps de voyage pour effectuer mon retour sur Illium et seule la déesse savait que j’aurais tout le temps disponible pour débriefer. Le visage de l’humaine capta mon regard. Je n’arrivais pas à définir si elle me prenait en pitié par rapport à mon état malgré mes tentatives pour garder le visage le plus doux et attrayant possible. L’amuse-gueule qu’elle me tendit était par contre franchement succulent. En toute franchise, l’Alliance organisait de bien meilleures réceptions que ce que nous faisions à la Lumiéna. Les amuse-gueules lors d’un buffet faisait l’entière différence…
 
Voir Raikes se débrouiller tant bien que mal pour répondre à ma question m’arracha un rire sympathique et me permit, subtilement, de me rendre compte que même bien préparée, mes présentations pouvaient être ennuyeuses sans doute. Nous étions tous néophytes et inexpérimentés quelque part, après tout et pour le meilleur. Mes muscles se détendaient finalement un peu. Je reprenais mon sérieux face à Raikes en espérant que mon rire n’ait pas sonné comme une moquerie.
 
-        Donner un avantage, sans doute ! Mais surtout… vous garder en vie ce qui est quand même bien plus important et louable. C’est peut-être un peu… hum… paradoxal mais but… c’est plus d’éviter les morts que d’en engendrer, vous savez. – Je pris une pause de quelques secondes et j’affichais une moue faussement boudeuse. – Vous m’auriez… fiché dehors à coup de pieds dans les fesses, vous ? – Je ne pus garder mon sérieux plus longtemps et explosait d’un rire sincère avant de me rendre compte de ma propre idiotie.
Je… oui… - J’étouffais une toux légère. – Je… euh… C’est la première fois et… j’envie votre planète. Elle est magnifique et vous n’avez rien à envier au reste de la galaxie. J’aurais aimé voyager plus ou même rester un peu plus longtemps sur Terre, ce qui m’est impossible et je le regrette vraiment. Illium peut parfois paraître très monotone… Si j’avais su, je serais venue bien plus tôt ici !
 
Je me rappelais encore du paysage qui avait accueilli notre vaisseau arrachant un « woooooooah » à l’équipage. La plupart d’entre nous n’étions jamais venu ici. Bien malheureusement, ce magnifique paysage avait très vite laissé place à la salle de réunion…
 

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MessageSujet: Re: Équipements pour l'Alliance   Sam 07 Oct 2017, 15:45

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- Quartier Général de l'Alliance, 17e étage
- Salle de réunion 22A puis hall d'entrée

Entendre le rire de l'Asari me rendit un peu plus intéressée envers elle. Telyxata ne riait pas de manière aussi enfantine si je puis dire car c'était la toute première impression que je ressentis en voyant Moraios rire mais il n'y avait nulle moquerie ou hypocrisie dans ce rire, seulement une joie de pouvoir converser avec quelqu'un qui n'était pas qu'intéressé par ses formes et son décolleté. Elle disait vrai, le but de l'équipement qu'elle nous avait présenté avait surtout des fins de protection plus que de donner un avantage sur le champ de bataille. Quoique je me disais aussi en mon for intérieur que bénéficier d'une meilleure armure ou de meilleurs boucliers demeurait un avantage en soi sur son ennemi et puis, pouvoir disposer de tous ces avantages ne servait à rien si l'on était mort, Moraios avait raison en disant qu'il valait mieux rester en vie. Sa moue boudeuse me fit sourire à son égard et je m'appuyai un peu plus contre la table, trouvant l'Asari assez proche de moi à mon goût. Rien d'anormal à cela, la salle de réunion était presque bondée avec tout les galonnés présents et si on conversait, il fallait être plutôt proche de son interlocuteur ou interlocutrice. Du coin de l'œil, je vis maintenant que ma supérieure, la contre-amirale O'Neill partageait un verre avec un amiral de grade supérieur au vu des passants d'épaule mais il me tournait le dos et je ne pus l'identifier, elle discutait sérieusement avec le gradé en regardant Moraios de dos. Parlait-elle de l'accord tout juste paraphé ? Commentait-elle le fait que la PDG et un de ses officiers de vaisseau discutent ? Avait-elle juste notre duo avec l'Asari à regarder ? Ou pensait-elle à quelque chose en particulier en nous observant ainsi ?

Nooooon, rassurez-vous, je ne vous aurai pas mise dehors. Ce n'est pas dans les manières de l'Alliance. Du moins en règle générale. Je m'en voudrais d'expulser quelqu'un d'aussi élégant que vous de cette manière.

Un léger petit compliment ainsi qu'un peu d'auto-dérision faisait toujours son petit effet et je me mis plus à rire de ma propre bêtise que pour véritablement accompagner la PDG de la Lumenia dans son hilarité. Mais il était plaisant de constater que nous étions toutes les deux à l'aise dans ce brouhaha qu'était devenu la petite réception pour fêter l'accord obtenu. Puis, je lui posai donc cette question à propos de la Terre et je rougis, un peu à cause de l'alcool mais aussi par fierté. Entendre une alien dire que notre planète était magnifique était bon pour l'ego et je ne sentis pas qu'elle disait cela pour faire un rond-de-jambe. Elle se mit d'ailleurs à parler d'Illium, certainement sa planète d'origine comme étant bien monotone comparé à la Terre et je lui fis un sourire sincère. Je me décollai de la table avant que je ne la fasse rompre sous ma masse faisant un pas vers Moraios. Je n'étais pas peu fière d'être terrienne au lieu d'être une stellaire ou même d'être née sur une colonie et pour le coup, je me mis à faire l'agent d'office de tourisme de la Terre pendant quelques secondes, toujours avec le sourire et tout en la fixant.

La prochaine fois que vous venez sur Terre même pour affaires, je vous suggère de venir quelques jours avant votre rendez-vous. Vous pourrez prendre le temps de voir un peu de notre planète. Je suppose que vous savez maintenant pourquoi, même chez les Humains, on surnomme notre planète, la "Planète Bleue". Nous sommes à Vancouver mais nous serions à Londres, je vous aurai bien suggéré quelques endroits à voir. Je la connais très bien, c'est ma ville, j'y suis née. Je suis aussi déjà allée sur Illium, vous avez aussi une belle planète. Très urbanisée mais je suis sûre qu'elle recèle de pas mal de choses intéressantes.

Pendant que Moraios me répondit, je l'écoutai d'une oreille mais quelque chose attira mon regard. O'Neill semblait en avoir fini avec l'amiral et alors que celui-ci quitta la salle de réunion en creusant un sillage parmi les officiers qui s'écartèrent respectueusement sur son passage voire le saluait, ma supérieure reposa son verre sur la table la plus proche avant de s'approcher de nous. Je fis un sourire poli en guise de réponse à l'Asari lorsque l'irlandaise qui me commandait se posta près de nous et fit un sourire de circonstance à Moraios tandis que je fis un signe de tête à ma supérieure pour la saluer puis je croisai les bras sur ma poitrine, l'expression neutre. J'appréhendai avec une minuscule fébrilité la suite à venir ici.

Lieutenant-Commandant Raikes, madame Moraios. Je suppose que vous profitez de cette collation ? Bien. Je viens de m'entretenir avec l'Amiral Hoffmann, le commandant de la Cinquième Flotte, il tient à vous réitérer sa satisfaction d'être parvenu à un accord avec la Lumenia et de vous redire ses félicitations pour ce partenariat.

Je ne fis pas le moindre commentaire sur ce qu'O'Neill venait de dire et je la laissai poursuivre après que Moraios se soit elle aussi félicité de l'accord avec les pontes de l'Alliance. J'avais maintenant plutôt envie de partir d'ici et rejoindre ma cabine...

Je suppose que vous devez être fatiguée madame Moraios, vous pouvez partir pour votre hôtel si vous le désirez, la collation se terminera d'ici peu. Ce fut un plaisir madame Moraios, je vous souhaite une bonne nuit et un bon retour pour Illium. Raikes, vous pouvez également disposer, vous avez quartier libre jusqu'à demain matin. Présentez-vous à l'Okinawa à 08:00 pour superviser la maintenance. Vos ordres ont changés, votre présence est requise ainsi que celle du Lieutenant Haver. En revanche, les ordres pour vos hommes ne changent pas. La maintenance sera terminée d'ici ce soir avant que vous ne repartiez en déploiement. Si madame Moraios n'y voie pas d'inconvénient, je vous charge de l'escorter jusqu'à son hôtel. Je ne vous colle pas un garde avec vous madame Moraios, je tiens seulement à m'assurer que vous arriverez bien. Je vous laisse, bonne nuit à vous.

En silence, je hochai de la tête pour montrer à ma supérieure que j'avais compris et intégré les ordres avant de la saluer lorsqu'elle prit congé. Elle me salua peu après avant de faire un signe de tête à la PDG de la Lumenia et de disparaître parmi les officiers présents. Je recroisai à nouveau mes bras avant de porter mon regard sur la candide asari. Pour un peu, je la prendrai presque dans mes bras pour la rassurer car elle ressemblait vraiment à une enfant qu'on aurait adoré câliner et rassurer. Mais je n'eus qu'une œillade bienveillante pour elle ainsi qu'un sourire.

Souhaitez-vous partir dès maintenant ? ...Très bien, quel est votre hôtel madame Moraios ? ... D'accord... je crois que je vois à peu près où c'est mais nous emprunterons un des taxis réservés pour les officiers. De toute manière, je suis un officier donc je sais très bien que j'y ai droit. Nous arriverons rapidement.

Je fis un pas vers la sortie de la salle avant de m'arrêter et de regarder l'Asari qui vint à mon niveau et me regardait en retour, attentive à ce que j'allais lui dire.

Il y a un... bar à cet hôtel, assez cossu au demeurant. Si vous en avez envie, nous pouvons poursuivre notre conversation là bas dans un cadre plus calme ? Sinon je comprendrai tout à fait que vous souhaitiez vous reposer dès votre arrivée.

Quelle que soit sa décision, je l'accueillis avec un sourire et je l'enjoignis à me suivre dans le couloir jusqu'à l'ascenseur. Je la laissai aussi prévenir ses collègues asaris avant de poursuivre le mouvement jusqu'à l'ascenseur puis l'on déboucha au hall d'entrée qui était un peu plus vide alors que la soirée était plutôt bien avancée. Le garde à l'entrée, un soldat de grade de sergent me salua prestement avant que je ne le lui rende alors que nous débouchions à l'air libre qui fut plutôt bienvenue après l'atmosphère assez étouffante de la salle de réunion remplie d'officiers.
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Dernière édition par Ada J. Raikes le Lun 04 Déc 2017, 00:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Équipements pour l'Alliance   Dim 15 Oct 2017, 02:38

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La jeune femme paraissait décontractée et toute à son aise ce qui eut pour conséquence d’avoir le même effet sur moi. J’étais contente, somme toute, de faire connaissance avec quelqu’un dans un cadre différent de celui des affaires ! Ça changeait surtout lorsque la compagnie de cette personne s’annonçait agréable. Je continuais de rire, un peu bêtement sans doute mais la lieutenante se prenait au jeu finalement. J’entendais moins le bruit alentour déjà et je me concentrais pour entendre les paroles de la jeune femme.
 
-       Oh… euh… - Je rougis légèrement. – Merci ! – dis-je avec un grand sourire en fermant les yeux. – Je vous suis reconnaissante d’épargner mon postérieur !
 
Comme quoi… pas besoin d’avoir de profondes discussions pour passer un bon moment. Nous en profitions pour dévaliser le buffet à côté de nous, la bouche pleine et de succulents petits mets pleins les mains.
 
-       J’aimerai tellement avoir plus de temps pour mes voyages d’affaires mais… ils sont préparés à la seconde près ! Je vous jure, aucun moyen et ça n’est pas faute d’avoir essayé de transgresser les règles… Mais je tenterai de revenir sur Terre dans un cadre moins formel ! Vous savez… votre planète me rappelle un peu Thessia… par moment comme certaines étendues sauvages que nous avons vu en arrivant par exemple… - La suite resta en suspens, des images de ma mère dans mon esprit vinrent réveiller une plaie qui ne s’était jamais vraiment fermée. Je… euh… Illium est jolie oui ! Mais très… « remplie », si vous voyez. Gratte-ciels, constructions, tours, immeubles pour ce que je vois tous les jours. Rien de bien… vivifiant ! Mais c’est une planète intéressante lorsqu’on enlève la monotonie !
 
J’arrêtais de parler lorsque ce je pensais être supérieure présente à la réunion s’approcha de nous avec une démarche beaucoup moins raide que celle qui caractérisait ordinairement les militaires… surtout en l’ayant vu plus tôt dans la journée. Son accès était particulièrement fort alors qu’elle commençait à donner des instructions à la jeune femme.
 
-       Je suis ravi moi aussi, Madame. C’est un plaisir pour moi que de coopérer à nouveau avec l’Alliance ! – dis-je avec un sourire poli et une légère courbette. Je vous souhaite également une bonne continuation !
 
J’acquiesçais à la suite de ses paroles et la remerciait une nouvelle de fois de l’attention qu’elle me portait. L’Alliance savait bien recevoir ses hôtes, n’en déplaise à d’autres partenaires qui furent beaucoup plus rustres. Quel bonheur de se voir traité avec respect comme une personne vivante et non comme une alien. Je pris une petite inspiration.
 
-       Je… euh… c’est votre supérieure… je suppose ? – ajoutai-je avec le départ de cette femme. C’est… très autoritaire dans votre milieu quand même… Oh pardon… Oui ? Je veux bien rentrer oui, il fait une chaleur ici ! – J’en profitais pour agiter rapidement ma main vers mon visage dans une dérisoire tentative de rafraichissement. Je souris à la lieutenante. J’appréciais la gentillesse de cette personne. Vraiment. - Oh ! Laissez donc de côté les taxis des officiers ! Avez-vous déjà fait un tour en limousine ? Je… oh… je sais… je ne le fais presque jamais non plus, ça fait m’as-tu-vu… Mais pour une fois ! Profitons-en ! Je me charge de la facture ! Oui ! Nous verrons tout à l’heure et n’ayez pas cette tête si gênée, je suis la timide ici ! – dis-je en riant.
 
Devant la proposition d’une atmosphère plus calme et d’une boisson fraiche de la jeune Raikes, j’hochais la tête, presque totalement désinhibée par le peu d’alcool que j’avais bu. Un bar calme, pourquoi pas ! Après tout, je repartais déjà demain… Devant la gigantesque porte gardée, après une petite descente en ascenseur relativement silencieuse ponctuée par une musique horripilante qui m’aurait envie de taper à coup de charge biotique le haut-parleur d’où elle provenait, je frissonnais. Décidément, l’écart de température était un peu plus important que ce que je pensais. Plusieurs gardes nous dévisagèrent, l'oeil précis et ne parurent se détendre que lorsque je leur assurais que tout allait bien et que nous attendions simplement ma voiture. Je lançais un clin d’œil à la jeune femme et attrapait mon datapad dans mon sac alors que nous nous écartions légèrement de l'entrée. Je ne connaissais pas vraiment le réseau Extranet ici mais j’arrivais au but après plusieurs minutes, en tremblotant. Je lisais le questionnement sur les yeux de Raikes.
 
-       Aucune crainte Madame, je me charge du transport ! – lançai-je avec une fausse voix guillerette. Je vous prie de patienter.

Une limousine noire, aux vitres teintés arriva bientôt au devant du grand bâtiment de l'Alliance. Un chauffeur affable en descendit, nous salua brièvement puis ouvrit la porte pour que nous puissions enfin nous installer. Les gardes, toujours vifs, eurent pour réflexe un haussement de sourcils ainsi qu'un salut courtois et tout militaire en notre direction. L’espace était vraiment spacieux, chauffé à souhait et franchement très confortable surtout pour ma tête qui tournait légèrement. Quelques boissons étaient rangées avec soin dans un petit frigo et la lumière était tamisée.
 
-       Ouiiiiiiiiii ! – dis-je, un peu excitée. – Ça fait parti des avantages que je ne m’avoue pas…
 
Il fallu quelques secondes au chauffeur pour remonter et commencer à lancer la magnifique voiture sur la route cachée dans le noir.
 
-       Vous pouvez rouler un peu, nous vous transmettrons l’adresse. Merci beaucoup ! Promis, vous aurez un pourboire ! Vous faites bien cela ici aussi, non ? Ah ! Parfait ! Merci encore !
 
Je reposais donc mon regard sur Raikes et m’excusait de l’excitation qui ne m’était pas si coutumière envers les gens que je connaissais peu. 


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MessageSujet: Re: Équipements pour l'Alliance   Lun 23 Oct 2017, 01:57

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- Rues de Vancouver
- Limousine asari louée par Beeythia Moraios

Il fallait bien admettre que la proposition de Moraios de prendre une limousine pour se rendre à son hôtel était très alléchante. Je n'avais jamais mise les pieds dans une voiture de ce genre auparavant, j'avais déjà vu des limousines circuler sur les routes des métropoles ou mégapoles de l'espace concilien ou d'Illium ou même dans des holos traitant de personnages puissants et riches mais je n'eus jamais la chance de pouvoir poser mon fessier sur un siège de limousine. D'un autre côté, comme chaque truc qu'une roturière comme moi -bien que ma mère et ma sœur benjamine occupaient des positions importantes au sein d'Hahne-Kedar- pouvait imaginer de chez les puissants, je me disais que ce devait ressembler comme chaque voiture existante mais avec des avantages et de la place en plus, qu'on en faisait du coup tout un plat pour quelque chose qui au final, n'était pas si extatique que cela. Je hochai donc la tête négativement à la question de Moraios bien que, percevant son enthousiasme, je me mis à rougir et à la regarder d'un air gêné. Heureusement qu'O'Neill n'était pas dans mon champ de vision car que penserait ma supérieure si elle savait que je m'étais faite offerte un tour en limousine avec une invitée officielle de l'Alliance ? Ma position était assez inconfortable professionnellement parlant mais terriblement tentante et douce du côté personnel.

Devant le Quartier Général de l'Alliance, on attendit patiemment avec l'Asari. L'heure étant à la soirée, les soldats chargés de la sécurité étaient un peu plus nombreux et comme le sergent aperçu tout à l'heure, chacun qui croisa mon regard ou qui était près de moi lorsque je passai me salua de par mon grade supérieur d'officier, le sergent nous ayant ouvert la porte. Ils eurent toutefois des regards soupçonneux et je ressentis un certain stress tandis que notre invitée asari s'empressa de rassurer les gardes du bâtiment. Bien que j'obéisse à un ordre direct de ma supérieure, je ne pus m'empêcher de me dire que j'y obéis mais avec une certaine liberté. D'un autre point de vue, ma contre-amiral ne m'avait pas interdite de prendre une limousine, seulement d'escorter Moraios jusqu'à sa chambre d'hôtel et m'assurer que tout se soit bien passé. Moraios n'en donnait peut-être pas l'impression mais l'Asari était néanmoins une personne puissante et ayant un certain pouvoir. Ce n'était pas donné à toutes les entreprises asaris de conclure un accord avec l'Alliance, que ça soit pour équiper la division biotique ou les vaisseaux de la Cinquième. Alors que l'on patienta pour l'arrivée de la limousine, j'eus un regard interrogateur envers Moraios qui me rassura une nouvelle fois à propos de la limousine d'une voix guillerette, ce qui ne manqua pas de me surprendre au vu de l'ennuyeuse réunion que nous avions eu quelques heures plus tôt. Pendant l'attente, comme si je ressentais une étrange impression, je levai mon regard vers la statue de Shepard, dressée en une ombre inquiétante mais majestueuse dans la lumière du crépuscule et des lueurs nocturnes de Vancouver. Le visage grave et concentré du commandant de l'Alliance accapara mon attention mais je n'eus guère le loisir de l'admirer longtemps car la limousine appelée par Moraios arriva.

Une grande voiture noire presque aussi sombre que le crépuscule tombant sur Vancouver et faisant la taille d'au moins trois voire quatre voitures plus classiques mises bout à bout, vitres entièrement teintées et opaques, obligeant n'importe quel observateur extérieur à coller le nez contre la vitre pour essayer de distinguer ce qu'il y avait à l'intérieur. La sobre mais classieuse limousine de marque et manufacture asari de chez Anylana Industries se posa devant mes yeux et mon air interloqué. Le chauffeur ou plutôt la chauffeuse, car c'était une Asari, vint nous ouvrir la porte à moi et Moraios. Dans mon dos, j'entendis une légère agitation de la part des gardes de l'Alliance et je fis volte-face pour les voir saluer dans ma direction avant de leur répondre d'un simple signe de tête puis de m'engouffrer dans la limousine à la suite de la PDG de la Lumenia. En effet, étant pour le coup l'invitée de la chef d'entreprise asari, je n'osai pas aller au devant d'elle et je la laissai entrer en première à l'intérieure. En revanche, par préjugé ou par anticipation, ce que j'y trouvai à l'intérieur ne me surprit pas mais eut au moins le mérite de me réjouir intérieurement. Comme montré dans les holos ou escompté, l'intérieure de la limousine était spacieux et confortable, les sièges fabriqués dans un cuir de très bonne qualité et ni trop durs ou trop mous, leur couleur sombre oscillant entre le marron et le noir soulignant le caractère luxueux du véhicule. Il y avait de la place pour trois banquettes, l'une située juste devant l'entrée et faisant face à un meuble posé contre la cloison séparant le chauffeur du reste du véhicule. Le meuble était fait dans un bois qui brillait à cause de son polissage et représentait des formes harmonieuses dans un ancien style asiatique, s'accordant très bien avec le design asari de la limousine, il contenait également un petit réfrigérateur dans lequel je devinai sans peine des boissons alcoolisées. Les deux autres banquettes étaient situées entre la première banquette et le meuble poli asiatique, se faisant face. L'ensemble respirait l'opulence classe mais aussi la richesse sobre.

C'est... classe.

Pour le coup j'avais un peu de mal à partager l'excitation de l'Asari non pas par crispation mais toujours un peu par étonnement et j'avais du mal à réaliser ma chance. Toutefois, la voir ainsi contente me réjouis et je lui affichai un sourire poli tandis que je m'installai sur une des banquettes perpendiculaires au meuble, à côté de Moraios, en examinant toujours la qualité du cuir foncé de la banquette arrière.

Je vous remercie pour votre gentillesse madame Moraios. Je n'ai pas pour habitude de me déplacer dans ce genre de voiture, on a certes des taxis réservés pour officiers avec des sièges en cuir mais pas de cette facture. Vous avez beaucoup de chances de pouvoir en profiter de par votre position, même la cabine de ma supérieure, l'Amiral O'Neill qui vous a parlé tout à l'heure n'est pas dans ce style, la mienne encore moins bien que j'ai une frégate sous mes ordres. Je me demande même si l'Amiral Hoffmann peut se permettre un tel luxe dans sa cabine à bord de son cuirassé.

Une idée me vint alors à l'esprit pour essayer d'égayer un peu ma soirée. J'aimais beaucoup la compagnie de cette Asari bien qu'elle soit un peu plus excitée que je ne le pensais mais cela ne me dérangeait pas. Je me disais que l'inviter à bord de mon vaisseau et de ma cabine, n'était pas une grave entorse, je ramènerai Moraios à son hôtel de toute manière. Et puis je demeurai toujours la commandante de l'Okinawa donc je pouvais encore inviter qui je voulais, fusse-t-elle même la PDG de la Lumenia. Je tentai donc ma chance envers l'Asari violette.

Madame Moraios, je... je me disais que... cela vous intéresserait peut-être de voir ma frégate ainsi que de partager un verre au sein de ma cabine ? J'ai des boissons qui n'ont rien à envier à un bar. Ce ne sera pas luxueux mais nous pourrons boire au calme et dans un cadre où je me sentirai peut-être un peu plus à l'aise. Je vous ramènerai ensuite à votre hôtel sans faute, c'est à vous de voir, madame. Qu'en pensez-vous ?

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MessageSujet: Re: Équipements pour l'Alliance   Lun 27 Nov 2017, 21:38

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Une fois toutes deux assises dans la luxueuse voiture, un silence gêné s’installa pendant quelques minutes. La lieutenant prit ce temps pour détailler la voiture, comme si celle-ci aurait quelque chose de plus à lui révéler. A vrai dire, tout ceci respirait l’opulence… Peut-être devait-elle penser de moi que je préférais ce genre de voyage, une sorte d’isolation que j’accordais à mon rang. Pour tout dire, ce devait être la seconde fois que je montais moi-même dans une limousine de cette trempe ! Nous étions un peu toutes les deux impressionnées ce que l’Asari au volant ressenti probablement mais, eu égard au fait que nous ayons les moyens de louer ses services, ne pipa mot durant ce laps de temps. 
Son sourire et ses prochaines paroles paraissaient plus crispés que lorsque nous étions encore au QG de l’Alliance. J’en avais sans doute encore un peu trop fait… J’aurais dû simplement accepter d’être raccompagnée puis, en tant que professionnels, nous nous serions séparées après cette journée. Je me renfrognais légèrement, tout juste le temps d’entendre la suite de ses paroles. 

  • Profitez-en ! Je ne suis… pas réellement habituée à ce type d’excès moi aussi, pour être franche… Mais, je trouvais sympathique de partager ce voyage. J’espère que… que cela ne vous gêne pas non plus. N’hésitez pas à me le dire ! Nous prendrons une voiture plus simple. 


Elle fit un signe négatif de la tête. En effet, j’oubliais que j’avais affaire à des militaires de métier. Peut-être n’était-elle tout simplement pas habituée à ce genre de chose. Qui pouvait y être habitué, aussi ? Mis à part les narcissiques et les personnes en quête d’attention… Je priais silencieusement pour ne faire partie d’aucune de ces deux catégorie. 
La voiture entama son voyage sans but. Le vrombissement du moteur était presque inaudible pour le plus grand confort des passagers. De plus, l’Asari, qui se présenta comme une certaine Velyda, était discrète et conduisait avec une souplesse qui ne rendait le voyage que plus agréable encore. Une lumière tamisée emplissait l’habitacle, loin d’être agressive pour les yeux. Nous parcourions apparemment la ville de Vancouver et c’était impressionnant. Nous, Asaris, avions pour habitude d’agrandir nos villes sur l’espace disponible. Ici, les villes s’agrandissaient vers le ciel ! De longs grattes-ciels noircis par les reflets tombants du soleil dardaient leurs immenses structures sur nous. C’était à couper le souffle. On avait l’impression d’être entouré de géants de métal qui pouvaient nous écraser d’un simple pas. 
Je collais presque instinctivement, attirée par la curiosité, mon nez sur la vitre droite. Les gens se pressaient dans les rues, emmitouflés. Je n’aurais jamais cru pouvoir visiter une ville terrienne et pourtant, m’y voici, pantois que j’étais face à ça. Culturellement parlant, nous étions si opposés ! 
Lorsque j’entendis l’invitée bouger, je réalisais de nouveau sa présence avec la plus grande honte. 

  • Oh, euh… Je suis vraiment désolée… Vancouver  - ma prononciation était probablement douteuse - est si magnifique ! Vraiment, je… 


Je m’assis de nouveau, le dos appuyé sur le siège moelleux. Je percevais, de temps en temps, le regard de l’Asari dans le rétroviseur central, guettant une quelconque indication sur la destination… qui ne tarda pas à arriver.
La lieutenant Raikes proposa une toute simple idée. Voir une frégate de combat de l’Alliance ! Quelle opportunité ! Mon visage s’illumina aussitôt transportée par l’idée de tout ce que je pourrais y apprendre. J’acquiesçai vigoureusement avec un air proche de celui d’un enfant à qui l’on vient de promettre une surprise. 

  • Oui ! Ce serait avec un grand plaisir, vraiment ! Très bonne idée ! Ça fait longtemps que vous avez votre vaisseau ? Avec quel type de moteur fonctionne-t-il ? Est-ce qu’une IA y est intégrée ? A-t-elle un nom ? 


Je lisais d’ores et déjà un relent d’exaspération dans les yeux de la jeune femme de sorte que je taisais rapidement les questions qui fusaient dans ma tête, aussi nombreuses qu’elles étaient. Peut-être pourrais-je en apprendre plus après ? Je fis un rapide signe de tête à la conductrice alors que Raikes annonçait l’adresse et que je trépignais sur mon siège. 
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MessageSujet: Re: Équipements pour l'Alliance   Sam 02 Déc 2017, 01:53

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- Rues de Vancouver
- Limousine asari louée par Beeythia Moraios

Alors que j'étais plongée dans mes réflexions, Moraios restait émerveillée comme une enfant dans la limousine. J'avais déjà eue l'occasion de pouvoir admirer Vancouver du point de vue d'une voiture et je m'étais aventurée parfois parmi les rues de la capitale de l'Alliance, tout aussi bondées comme le pouvaient l'être celles de Londres. Mais la cité anglaise était ma cité, que je connaissais très bien contrairement à Vancouver. Toutefois, je m'autorisai à regarder par la fenêtre alors que mes pensées relatives à mon idée remuèrent au sein de mon esprit. Je m'étonnai presque de la réaction tout en joie de l'Asari. Elle arrivait tout droit d'Illium et s'émerveillait de la ville de Vancouver ? Pourtant les deux endroits ne me paraissaient pas si différents que ça mais je ne devais pas être assez connaisseuse en urbanisation. Certes les architectures différaient de par les différences entre les Humains et les Asaris mais en globalité, cela restait deux lieux fortement urbanisés. Je supposai donc la PDG de la Lumenia de peu sortir de la planète asari et de surtout recevoir ses clients à son siège, ce qui m'amena à penser que la dirigeante asari avait fait un gros effort et un geste immense envers l'Alliance pour s'être ainsi déplacée, augmentant alors la sympathie que je lui éprouvai. Je lui fis un autre sourire poli, un peu de circonstance pour lui répondre, néanmoins contente de voir au moins que la planète du berceau de l'Humanité était au goût de l'Asari. Même Tely n'avait pas été aussi admirative mais il fallait aussi dire que mon ex-compagne asari était du genre à être avare en compliments, surtout en tant que membre d'un commando de son espèce. Du moins, sauf lorsque nous deux, étions dans son lit.

Ma question risquée fusa et elle dépassa toutes mes espérances. Moraios prit l'air d'une enfant à qui l'on venait d'annoncer que Nöel était en avance avant de laisser échapper une rafale de questions aussi violente que celle du Vindicator de mon adjudant Stroud. Pour le coup, j'en fus légèrement et désagréablement surpris. Bien entendu, des zones du vaisseau seraient interdites à l'Asari mais j'allais volontiers lui montrer la passerelle de commandement, le quartier d'équipage ou encore la soute. Je planifiai déjà ce que j'avais le droit de lui montrer ou non. Ainsi, les lieux stratégiques de l'Okinawa lui seront bien entendus interdits, tel que le centre de commandement situé après le portique de sécurité ou encore la salle des machines. Je ne savais pas si d'ailleurs Kozachenko était encore à bord et si c'était le cas, il n'accepterai assurément pas la visite d'une inconnue dans son fief de la salle des machines. D'un ordre clair, j'indiquai à la conductrice de se rendre au spatioport de l'Alliance puis je me mis à regarder Moraios d'un air sérieux mais que je tâchai de rendre aussi conciliant que possible, je voulais qu'elle comprenne qu'elle était la bienvenue mais que bien entendu, tout le vaisseau ne lui sera pas ouvert.

Madame Moraios je... ne m'attendais pas à un tel enthousiasme de votre part mais je vous promets de répondre du mieux que je peux à vos questions. Mais comprenez aussi... vous ne faites pas partie du personnel de l'Alliance, vous n'êtes pas militaire bien que vous travaillerez bientôt pour l'Alliance, il y aura donc des zones qui vous seront interdites. J'espère que vous comprendrez et ne m'en voudrez pas ?

La limousine s'ébroua légèrement et un hologramme s'alluma à partir du meuble posé contre la cloison séparant le chauffeur du reste du véhicule. Velyda l'avait activé d'un geste de la main et indiqua que le spatioport de l'Alliance était à quelques minutes de trajet. Étant une zone militaire et restreinte d'accès, la limousine allait devoir nous laisser à l'entrée de la zone. Seul mon statut de soldat et d'officier de l'Alliance était le passe-droit qui permettrait à Moraios de passer les contrôles à l'entrée car une fois dans le spatioport, à part des patrouilles de gardes, rien ou presque n'allait m'empêcher de retourner à bord de mon vaisseau en y embarquant une invitée de marque asari, très élégante et bien soignée qui plus est.


- Spatioport de l'Alliance, Vancouver
- Entrée et zone du spatioport militaire

Heureusement, l'Asari accepta, quoique avec un air déçu mais je ne pus rien faire d'autre pour lui enlever cette lueur de déception ainsi que cette quasi-imperceptible expression du visage exprimant le désappointement. Je ne fis pas d'autres commentaires mais je fis un geste amical. Après tout, nous étions plutôt bien sortis du cadre professionnel bien qu'un pied y soit toujours mais j'allais lui montrer un endroit que je considérai comme privé et qui était ma cabine personnelle. Je me dis donc que nous avions gagné en proximité et c'est pourquoi je lui pris sa main pour la rassurer avant de la relâcher, un peu gênée. La limousine nous déposa quelques secondes plus tard devant l'entrée du spatioport réservé à la section militaire de l'Alliance. Une unité de gardes, comme au QG de l'Alliance gardait l'entrée et il y avait un double portique de sécurité avant de pouvoir accéder au spatioport. Chaque garde, reconnaissant mon statut d'officier en regardant mes passants d'épaule, me salua dont leur commandant, un sous-officier de l'armée de terre et aux galons d'adjudant, ce que ce dernier fit avec zèle. Il eut un regard perplexe pour Moraios derrière moi mais je lui fis un regard perçant, le genre d'attention qui voulait ordonner de ne pas poser de questions, ce que l'adjudant ne fit d'ailleurs pas. Personne ne me posa de questions mis à part de décliner mon identité et de soumettre au contrôle, en réalité, le passage à l'entrée du spatioport se fit dans un silence relatif. À cette heure tardive, très peu de personnes se trouvaient encore dans le spatioport mis à part une patrouille qui passait de temps en temps et lorsque l'on se croisait, des saluts furent échangés. Le bruit de mes bottines d'officier résonna de temps à autre suivant la nature du sol, couvrant le léger bruissement des pas discrets de l'Asari qui sur un geste de ma part, se posta à mes côtés au lieu de rester derrière moi. Nous n'avions croisés que deux patrouilles sur le chemin, le trajet jusqu'à l'Okinawa se fit donc sans une encombre.


- SSV Okinawa, pont 2, quai D27

Alors que nous arrivions aux quais réservés aux frégates de la Cinquième Flotte, déplacés dans la catégorie C après la guerre contre les Moissonneurs, le quai D27 se dessina quelques mètres plus loin après l'arrivée dans l'aire C. La silhouette longue et fine de l'Okinawa, seule frégate militaire présente, se dessina dans les ténèbres de la nuit canadienne tombée il y a peu sur Vancouver. Quelques lumières délimitaient les contours du vaisseau de l'Alliance mais visiblement, il n'y avait personne dans les environs et les techniciens de l'Alliance venus pour la maintenance avaient déjà dû mettre les voiles. Un sourire en coin se dessina alors que je reconnus sous une lueur nocturne, les lettres du nom de ma frégate, assez proche pour pouvoir les distinguer. Je tournai la tête à ma droite pour envoyer mon sourire vers Moraios avant de prendre la tête et de l'inviter à me suivre après la porte d'embarquement vide et l'entrée du sas. Ce dernier s'ouvrit peu après sur un ordre envoyé par mon OmniTech et je m'y engouffrai, suivie par mon invitée asari. L'intérieur du vaisseau s'illumina et la longue allée de terminaux entre la carte de la galaxie et le cockpit s'éclaira tandis que la passerelle de commandement sortit de sa veille et envoya un hologramme de l'Okinawa à la place de la carte de la galaxie.

Bienvenue à bord, madame Moraios. Je vous présente le SSV Okinawa, dernière frégate de combat à avoir rejoint la Cinquième Flotte. Là sur votre gauche, c'est le cockpit, là où mon pilote et son équipe travaille, puis ici, c'est là où des opérateurs et des navigateurs gèrent les différents systèmes de l'Okinawa. Allez-y regardez...
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MessageSujet: Re: Équipements pour l'Alliance   Lun 04 Déc 2017, 01:04

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Une sourde déception m’envahit. D’abord illuminée par cette proposition qui paraissait si anodine, la porte s’était brusquement fermée sur moi. « Vous ne faites pas partie du personnel de l’Alliance » a-t-elle d’abord lancé. « Vous n’êtes pas militaires », continua-t-elle. Est-ce que « voir ma frégate » signifiait que nous serions assises dans une cabine, un verre à la main, enveloppées dans un silence gêné ? Mon visage se renfrogna progressivement et j’acquiesçai pourtant de bonne foi. « Bien sûr, je comprends » avais-je simplement ajouté en réponse. Signer un contrat ne se résumait donc qu’à un simple rapport où la Lumiena fournissait le matériel en échange d’une somme d’argent ? N’y avait-il vraiment aucun échange ? Je participais à la création de vaisseaux plus avancés que celui-ci, probablement.
 
Boudeuse, je continuai de ruminer en silence comme une enfant qui se serait vu refusée ce qu’on lui avait promis. Je tournai la tête vers les ombres extérieures. Je pris sur moi et expirai doucement. L’air à l’intérieur était chaud, réchauffé même par de petits grilles qui déversaient un léger souffle. Une légère buée s’était formée sur les vitres noircies. Quelques minutes suffirent à la limousine pour arriver à destination. A peine j’ouvris ma portière que l’air froid vint frapper mon visage avec cette force mordante et un frisson parcourut rapidement mon échine. J’allumai une nouvelle fois mon OmniTool et, de quelques gestes agiles, réglait les frais. Velyda me rendit un sourire poli et s’en fut, disparaissant progressivement dans la ville. Les mains serrées autour de ma poitrine, je traversais les espaces militaires dans les pas du lieutenant qui adressait, ça et là, des signes de tête. Nous nous soumîmes à divers contrôles de sécurité successifs sur le chemin. En tout cas, l’Alliance ne lésinait pas sur la surveillance, pour sûr !
 
L’ombre imposante de la frégate se dessina alors avec un effet d’ombres chinoises telle la reine de son quai. Sa silhouette était élancée. On aurait presque pu imaginer la frégate fendre l’air avec l’agilité d’un oiseau de proie fondant sur sa cible. En l’espace d’une centaine d’année, les Humains avaient effectué de somptueux progrès technologiques. De grosses lettres frappaient la carlingue du vaisseau : « Okinawa ». Drôle de nom, pensai-je avec amusement. Le silence régnait sur les lieux, seulement troublé par des bruits lointains provenant de la ville encore animée. Nous échangeâmes un bref regard avant de rentrer. Nous étions enfin à l’abri du froid. Comment les Humains faisaient-ils pour s’accommoder à ces températures négatives ?!
 
Lorsque, dans un chuintement caractéristique, la porte se referma derrière nous poussée par de puissants vérins hydraulique probablement, nous pûmes dévêtir les lourds manteaux. Les lumières s’allumèrent les unes après les autres révélant l’intérieur du vaisseau. La curiosité s’empara à nouveau de moi et j’effectuai quelques pas en direction du scintillement bleuté, sur la passerelle de commandement. Un hologramme aux lignes précises tournait doucement à l’image de l’Okinawa dont les lettres s’affichaient en bas, clignotantes. La disposition était bien différente des vaisseaux que nous conceptualisions.
 
-        Je… c’est… Merci ! – répondis-je, perdue dans mes pensées.
 
D’un coup d’œil expert, j’évaluais la distance entre le cockpit et la carte de la galaxie. Bien trop longue pour un temps de réaction optimal. Difficile d’envisager un vaisseau à la fois aérodynamique à la disposition optimale. Je notais le grand nombre de postes de navigation. Je ne pouvais pour autant discuter l’efficacité de tels vaisseaux en connaissance de leur incroyable travail lors de la bataille finale. Je détaillais ensuite le poste de pilotage plus précisément. Commun et intuitif, pour l’habitué. Il ne paraissait pourtant pas être doté d’une VI ou IA quelconque. Cela expliquait peut-être le nombre important des postes.
 
Je me retournai tout à coup, une lueur amusée dans le regard. La lieutenante était là. Elle détaillait probablement chacun de mes gestes pour éviter que je ne touche ou vois quelque chose d’interdit, pensai-je avec une toute petite pointe d’amertume. Malgré tout, un grand sourire barra mon visage.
 
-        Dites ! Je peux m’asseoir dans… dans le siège du pilote, s’il vous plait ?
 
Elle acquiesça, le visage ouvert et expressif. Je m’assis donc, lentement, précautionneusement. C’était confortable et d’ici, la vue devait être drôlement belle. Je ne passais jamais souvent dans les postes de pilotages lorsque je voyageais. Par manque de temps ou d’énergie, le plus souvent. J’étais donc un peu euphorique.
 
-        Aucune IA ne vous aide à la direction du vaisseau ? – demandai-je en oubliant les interdictions posées plus tôt. Et de quel type de moteur êtes-vous équipés ? 
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MessageSujet: Re: Équipements pour l'Alliance   Dim 10 Déc 2017, 01:09

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- Vancouver, spatioport de l'Alliance
- SSV Okinawa, pont 2, quai D27

Moraios fit son entrée au sein de l'Okinawa derrière moi et sur mon invitation elle se mit à arpenter l'entrée jusqu'à déboucher au même endroit où je me tenais. L'Asari, toujours vêtue de sa tenue professionnelle, se mit à arpenter pendant quelques pas le chemin le long de la carlingue, les terminaux des systèmes de l'Okinawa de part et d'autre d'elle. Debout à ses côtés, je la vis qui fixait l'hologramme de l'Okinawa que renvoyait la plate-forme de la carte de la galaxie. L'on échangea aucun mot pour le moment mais je me sentis me détendre un peu plus, peut-être à cause du fait que j'étais dans un environnement que je connaissais bien. Et puis, je commençai à m'habituer à la présence de l'Asari violette. Cette dernière se mit à observer longuement le pont 2 et revint du côté du cockpit. Elle semblait tout détailler et une vague d'inquiétude s'insinua en moi, je commençai même à me demander que mon invitation avait été inconsidérée et dans son dos, je me mordis la lèvre. Si elle s'était retournée à cet instant, elle se serait certainement dit que j'étais en train de la jauger pour la ramener dans mon lit mais je n'étais pas comme ça. J'espérai juste que je n'étais pas en train de faire une bêtise en l'ayant faite venir ici. De toute manière, elle était déjà dedans et je n'allais pas la mettre dehors de façon cavalière, cela serait très mal vu après l'accord conclu avec l'Alliance. Je fis une moue alors que je la suivis jusqu'au siège de Snakeshit, ne la quittant pas des yeux. Moraios demanda alors à s'assoir à la place de mon pilote. Je n'y vis aucun inconvénient et cela m'aurait même amusée de voir la tête de mon timonier si ce dernier avait su qu'une ravissante Asari violette avait posé son bien joli séant exactement là où lui posait le sien d'ordinaire.

Je vins donc plus près et alors que j'étais dans le dos du fauteuil de pilote, je vins à la droite de Moraios en posant ma main d'abord sur l'accoudoir, l'Asari pouvant alors avoir un très bon aperçu sur le tatouage de roses noires et de pistolets Predator qui me recouvrait tout le bras droit étant donné que les manches de mon uniforme étaient retroussées. Puis je vins poser mon autre main à côté de l'autre pour m'accroupir à côté du siège en tournant la tête vers le tableau de bord. Les questions fusèrent à nouveau mais je savais très bien quoi dire et ne pas lui dire.

Non nous n'avons pas d'IA à bord comme pour le Normandy SR-2 bien que ça pourrait nous être vraiment utile. À la place, chaque système du vaisseau a son IV bien propre. Mon timonier ici a une IV spécialement conçue pour lui et l'Okinawa dont le mode de pilotage automatique n'est qu'une option parmi... Enfin nous avons des IV à la place d'une véritable IA. Quant au moteur... je ne peux pas vous en parler, même si je savais tout de la salle des machines.

Je me levai de ma position pour faire le tour par derrière, du siège de Snakeshit dans lequel Moraios était assise pour ensuite m'adosser contre le siège d'un des navigateurs du cockpit en croisant les bras et les jambes. Si la cheffe de la Lumenia se tournait vers moi à cet instant, elle pouvait presque croire qu'un de mes Predator tatoué la visait mais en réalité, ce n'était qu'un effet d'optique de mon tatouage, doucement creusé par les mouvements des muscles de mon avant-bras. J'eus un regard pour le long corridor menant jusqu'à la passerelle de commandement en l'imaginant rempli de membres d'équipage. D'ordinaire, c'était un endroit fourmillant d'activité ou du moins avec presque une dizaine voire une quinzaine maximum de soldats de la Marine qui travaillaient ici en simultané. Je me perdis un moment dans la contemplation de la ligne de terminaux en veille ou éteints avant de regarder Moraios qui s'était tournée vers moi, il y a sûrement peu.

Mon timonier travaille ici le plus souvent, en binôme avec le copilote qui sert aussi de navigateur en équipe réduite mais sinon ils sont au minimum trois membres d'équipage ici en comptant mon pilote. Il y a de la place pour cinq personnes mais je trouve ça un peu superflu. Vous voyez c'est comme tout les terminaux ici, on pourrait y mettre entre trente et trente-cinq soldats en même temps, mais une bonne vingtaine font tourner la frégate de façon optimale. Je vous emmènerai voir la passerelle plus en détail et le pont d'équipage si vous voulez. Il y a aussi le poste d'artillerie là bas et une aile scientifique.

Je bougeai de ma position pour encourager Moraios à se lever de son siège et je me mis à arpenter le corridor d'un pas assez lent pour tenir son rythme alors qu'elle se remit à observer autour d'elle. J'en profitai alors pour poser une question à l'Asari qui commençait à me tracasser légèrement au vu de son intérêt prononcé pour la structure et la conception de ma frégate militaire de l'Alliance bien neuve.

Madame Moraios, je ne pensais que vous faire faire une visite de courtoisie ici. Ce que je veux dire, c'est que je vous fais confiance, je ne vous soupçonne pas être quelqu'un voulant nous nuire sinon je ne pense pas que vous vous seriez donné autant de mal pour commercer avec nous. Seulement, vous me paraissez très curieuse. Dois-je conclure que vous cherchez à assouvir une soif de connaissances ou cherchez-vous déjà un moyen d'aider l'Alliance à la conception de vaisseaux militaires ? Comme perfectionner une frégate comme l'Okinawa ?
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MessageSujet: Re: Équipements pour l'Alliance   Ven 29 Déc 2017, 16:21

ADA. J. RAIKES
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Confortablement installée dans le siège du pilote, la vue du quai assombri s’étendant devant moi, je continuais de détailler d’un oeil curieux attentive aux paroles de la lieutenante. Je ressentais vraiment le dérangement qui naissait en elle. C’était presque palpable. Ses réponses paraissaient trop réfléchies pour ne pas laisser passer la moindre information. Elle ne paraissait plus aussi assurée mais soucieuse maintenant. J’en prenais mentalement note et je me calmais. J’acquiesçai à sa réponse.

« Oh, je vois… Différentes IV avec des domaines de compétences bien définis. Oui, je comprends, aucun soucis. Vous n'avez pas des problèmes pour toutes les synchroniser ? Enfin, je veux dire... Synchroniser leurs décisions pour qu'elles soient prise en compte par les autres IV. » 

Je tournais le regard vers les postes de navigations au moment où celle-ci en parlait. Vingt navigateurs pour un fonctionnement optimal. Avec les équipes de recherche et développement, nous nous étions mis d’accord pour que la réduction d’intermédiaires de pilotage soit une priorité sur la conception des futurs vaisseaux. Moins l’information est éparpillée, plus le temps de mise en oeuvre était court. Et parfois, la survie d’un vaisseau dépendait de ses courts moments gagnés. Du coup, je ne comprenais que partiellement la nécessité d’installer trente-cinq postes si vingt à vingt-cinq suffisaient. Je faisais pivoter le siège doucement, avec mes pieds qui touchaient à peine le sol, dans un sens puis dans l'autre.

« Je vois… je vois… » murmurai-je avec intérêt. J’étais admirative du travail de l’Alliance. Leurs technologies n’ont presque plus rien à envier au reste de la galaxie. 

« Oh ! Une aile scientifique ! Voilà qui est plus dans mon domaine ! » dis-je en riant. Je me levais dans le même mouvement, prête à suivre la jeune lieutenante. Ce ne fut que lorsqu’elle se retourna vers moi, reprenant son air soucieux que je compris. J’avais beau tenter d’être compréhensive vis-à-vis de ses interrogations, j’avais du mal… à tout saisir. 

« Vous ne pensiez pas faire une visite de courtoisie ici ? Je ne suis pas… sûre de comprendre… Lieutenant. Que pensiez-vous faire ? Vous n’êtes pas la première m’inviter à boire un verre pour… pour… vous voyez ce que je veux dire… Vous êtes différente de ces personnes là, n’est-ce pas ? - Ma voix était cassée. J’avais peur de vivre une énième désillusion alors que, de mon côté, je passais enfin une agréable soirée. - Je… je pensais avoir rendu mes intentions claires pendant notre rencontre avec les dirigeants de l’Alliance. J’ai… toujours été d’un naturel très curieux mais… je ne pensais pas que mes questions soulèverait des inquiétudes chez vous… Je mets le partage au centre de l’intérêt commun ; que l’on partage des connaissances, des expériences, des sentiments même… Bien sûr, par ce que vous partagez, ça peut me donner une idée pour notre future collaboration, bien sûr j’aime connaître savoir et découvrir mais… non, jamais je ne ferais ce que vous pensez. » 

Je n’avais pas lâché cela sur le ton de la colère ou de la véhémence. J’étais plutôt calme, quoiqu’un peu triste et j’avais inconsciemment adopté un ton proche de l’excuse. Mais… je n’avais pas envie que ces mauvaises compréhensions continuent. Après m’être tue, je baissais le regard, plongée dans mes pensées. 
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MessageSujet: Re: Équipements pour l'Alliance   Lun 08 Jan 2018, 00:39

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- Vancouver, spatioport de l'Alliance
- Quai D27, Pont 2 de l'Okinawa

Un échange entre deux individus d'une espèce différente était dans la majorité des cas, toujours bénéfique pour les deux côtés. Même les différences culturelles pouvaient s'estomper et les deux individus pouvaient s'entendre à merveille, même si l'un des deux avait du cartilage derrière la tête ou des mandibules avec de la chitine. Seulement parfois, les différences culturelles voire d'âge pouvaient jouer et l'échange ainsi que la communication pouvait se retrouver avec des ratés. À mon grand désarroi, l'Asari se trouvait dans un état d'incompréhension à cause de ce que je venais de dire. Nos deux espèces se connaissaient certes depuis de nombreuses années mais toutes les subtilités et les expressions du langage des Humains n'étaient pas toujours bien retranscrites pour les autres espèces aliens dont les Asaris. Ces erreurs d'interprétation conduisaient donc à des mésententes qui pouvait amener des moments où tout le monde était mal à l'aise. Je sentis le malaise arriver et je devais très vite trouver le moyen de m'en tirer. Je me mis à observer l'Asari après ses propos. Elle avait le regard baissé, en attente d'une quelconque déclaration de ma part, le ton inconsciemment ou non teinté d'une sorte de déception un peu triste. Moraios m'apparut comme une enfant qui attendait d'être grondée par un adulte. Devais-je être franche avec elle au risque de provoquer son ire ou est-ce que faire des ronds-de-jambe pouvaient fonctionner ? L'Asari vint s'arrêter et se concentra sur un des terminaux collé au support montrant la carte de la galaxie dans la passerelle de commandement. Je me tins un peu en retrait mais je m'avançai pour me poster à côté d'elle, pas trop près pour qu'elle n'interprète pas mal ce que je comptais faire. Inconsciemment, j'avais transmis mon propre doute à Moraios. J'essayai de croiser son regard en penchant la tête pour la voir et ainsi tâcher de dissiper son propre malaise naissant.

Ne vous... méprenez pas, madame Moraios. Je... Par faire une visite de courtoisie, je ne sous-entendais rien de dégradant ou... d'ostentatoire à votre égard. Je voulais surtout dire que je voulais simplement vous montrer mon lieu de travail et aussi de vie. Si en plus ça peut vous donner des idées pour nous aider, j'en serai la première ravie. Il n'y a rien de sous-entendu lorsque je vous dis "une visite de courtoisie".

Je m'appuyai contre le rebord du support de la carte de la galaxie, presque assise dessus et je croisai les bras en regardant d'un air absent l'un des terminaux à côté.

Je vous dois néanmoins des excuses, madame Moraios. Notamment si je vous ai rappelé de mauvais souvenirs ou si je vous ai semblé grossière mais aussi pour ma suspicion. Normalement, personne ne visite un vaisseau militaire mais je le fais parce que...

Je me mordis la lèvre, un peu par appréhension par rapport à sa réaction à venir.

... parce que vous m'êtes sympathique et je vous aime bien. Vous avez été enthousiaste à l'idée de venir et à vouloir travailler avec nous, je voulais donc... Hum... vous rendre un peu la pareille en vous montrant mon vaisseau. Et si ça peut aider l'Alliance, on est gagnantes toutes les deux. Si en plus, on peut partager un verre au calme loin d'un cadre mondain, ça me va encore mieux. Je n'aime pas boire au milieu de mes supérieurs et des autres gradés de l'Alliance de toute façon.

Je tournai la tête vers l'Asari qui avait tourné la tête pour me regarder. Je fus légèrement perturbée de croiser le regard vert émeraude qui me fixait. Vu comme ça, l'Asari était encore plus agréable à regarder et je rougis inconsciemment. Seulement, j'étais plutôt en attente de sa réponse. La visite pouvait tourner court ou se poursuivre, tout dépendait maintenant de ce qu'allait dire la vive PDG asari.
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MessageSujet: Re: Équipements pour l'Alliance   Ven 19 Jan 2018, 01:55

ADA. J. RAIKES
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Le regard un peu perdu dans l’hologramme tournoyant de la carte de la galaxie, j’écoutais la lieutenant Raïkes d’une oreille attentive sans pouvoir empêcher mon esprit de divaguer. La galaxie était si vaste, si riche, si… virevoltante. Elle se résumait pourtant à un vaisseau et la complexe présence de l’officier féminin de l’Alliance. Je me heurtais à comprendre ses pensées et les raisons qui l’avait poussé à m’inviter ici. Et ses propos se faisaient.. ambigus. Durant ma vie, il m’était très - trop - souvent arrivé d’être au centre d’opportunes convoitises de la part de toutes les races et de tous les sexes. J’avais, au fil du temps, appris à me méfier des invitations qui avaient été pour moi une source de traumatisme et qui le sont parfois encore. Pourtant, cette fois, après avoir rencontré les plus hautes instances de l’Alliance, j’avais fait la connaissance de cette humaine d’agréable compagnie : polie et courtoise, elle m’avait paru franche et honnête… ce qui m’avait rendu encline à accepter cette petite entorse. Elle niait être dirigée par le désir. Mais alors… pourquoi était-elle si méfiante. S’il elle ne souhaitait pas me montrer son vaisseau, malgré le fait que nous soyons alliés, nous aurions pu choisir un bar proche et nous y installer pour la soirée. Et maintenant, une fois dans son vaisseau, elle paraissait tendue et fébrile… comme si je représentais une menace pour l’intégrité de celui-ci. Je tentais d’être logique mais je n’y parvenais pas. Que fallait-il que je fasse? Que fallait-il que je réponde?

L'entendre énoncer de vive-voix qu’elle ne sous-entendait rien de dégradant me soulagea déjà d’un poids. J’avais souvent eu peur pour ma vie dans ces situations. Je ne savais pas trop où poser mon regard tant j’étais gênée. Gênée parce que j’avais l’impression que ma place n’était pas ici. Je relevai la tête, et commençai :

« Je peux comprendre que ma présence vous fasse peur. Je ne suis pas humaine, je ne suis pas de l’Alliance - même si je viens de signer un contrat avec eux. Mais si vous aviez peur que ma présence soit… nocive, nous aurions pu aller dans un restaurant proche pour passer la soirée. Je ne vous obligeais pas à m’inviter ici et je ne vous en aurais pas tenu rigueur. Bien sûr que non! Et… je sais que parfois, je suis un peu trop curieuse et énergique… Je suis vraiment désolée pour ça… »

Je marquais une pause en relevant mon regard vers elle, perdue. Je conclus dans un souffle, sur le ton de la confidence et du pardon :

« Je ne suis pas une espionne, je ne suis pas quelqu’un qui vous veut du mal… à vous ou à l’Alliance. Je… voudrais juste passer une agréable soirée… Je… »

Le mot resta en suspens. Je n’avais plus rien à dire et j’avais honte de moi. Si je le pouvais, je serais déjà en train de courir me cacher dans un coin sombre. Je m’étais encore comportée comme une enfant, toute excitée à l’idée de découvrir quelque chose de nouveau. Je ne me suis pas comportée comme j’aurais du le faire, comme une représentante et une directrice. J’avais… encore perdu face à mes émotions… Je chassais rapidement une larme qui menaçait d’arriver à mon oeil, mimant un geste comme si je me grattais et attendis patiemment que la lieutenante prenne la décision finale qui lui revenait.
Beeythia Moraios


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MessageSujet: Re: Équipements pour l'Alliance   Mar 30 Jan 2018, 00:32

Supplies for the Alliance


- Vancouver, spatioport de l'Alliance
- Quai D27, Pont 2 de l'Okinawa, Passerelle de commandement

La situation s'était un tantinet tendue entre l'Asari et moi depuis quelques minutes et j'étais partagée entre plusieurs émotions au moment où elle me regardait. D'un côté, j'étais convaincue que mes interrogations pragmatiques avaient leur place, c'était quelque chose qu'il fallait de toute façon se demander car j'avais choisi d'assumer le fait d'inviter Moraios à visiter l'Okinawa. Certes il y avait une hiérarchie au dessus de moi mais je restai encore la maîtresse à bord et j'autorisai qui je voulais à venir à bord. Cela ne m'empêchait tout de même pas de m'interroger à propos des intentions de l'Asari. De l'autre côté, je dus admettre que j'avais fait fausse route à son propos. La morphologie des Asaris ressemble beaucoup à la nôtre exceptée leur couleur de peau et le cartilage à l'arrière de la tête, c'est pourquoi je pus essayer d'interpréter l'expression de son visage ainsi que la voix et le ton employé. La patronne asari se répandit en excuses et ses yeux se mirent à briller, signe annonciateur proche d'yeux embués de larmes. Elle fit d'ailleurs le geste que l'on faisait habituellement pour chasser une larme naissante. La perspective d'avoir une puissante asari d'affaires si enfantine soit-elle, se mettre à pleurer en plein cœur ne me réjouissait pas du tout et je devais agir rapidement. Durant une fraction de seconde, j'oubliai le protocole, les convenances ou même le respect de l'espace vitale, je me déconnectai de toutes ces choses et je vins au secours de Beeythia Moraios. Pendant l'instant suivant, je n'avais plus l'impression d'avoir une PDG asari devant moi mais plutôt comme une de mes petites sœurs que je réconfortais plus jeune lorsqu'elle avait fait un cauchemar ou si elle s'était faite mal en tombant à terre. Le sérieux de mon apparence militaire ne me serait de toute manière pas utile si Moraios réagissait là de manière infantile.

Je fis un pas en direction de Moraios sans aucun geste brusque et vint au plus près d'elle. Bien entendu, l'Asari fut surprise mais je ne lui laissai pas le temps de faire un pas en arrière et je vins enlacer mon interlocutrice dans une douce étreinte, maternelle et réconfortante, comme si j'étais en train de consoler ma défunte sœur cadette. Je lui frottai légèrement le dos uniquement dans le but de la rassurer avant de me perdre un instant dans l'odeur fleurée du parfum que portait l'Asari en fermant les yeux. C'est fou ce que ces aliens pouvaient être attirants et séduisants, c'était littéralement inhumain. Quoique le terme ici était bien utilisé, techniquement, les Asaris ne sont pas des Humains mais bien des êtres d'un autre monde que la Terre. Notre enlacement dura un petit moment avant que je ne la relâche et ne lui donne une légère tape sur l'épaule dans le but de la rasséréner. Pour parfaire ma manœuvre, je lui fis un sourire rassurant et sincère. Moraios était peut-être encore sous le choc de mon acte d'affection envers elle, je ne devais surtout pas la brusquer et y aller en douceur, comme lorsque j'étais avec Emilie. Au moins, elle n'avait pas fondue en larmes, c'était déjà ça de gagné. À voir la manière de faire de Moraios, peut-être était-elle beaucoup plus adeptes de ce genre d'actes, simples en apparence mais qui pouvait faire toute la différence sur une personne. L'Asari était peut-être beaucoup plus affective qu'elle ne veuille bien le montrer, l'on ne pouvait vraiment se permettre ce genre d'agissement dans un métier comme le sien mais je ne voyais aucun mal à essayer de la réconforter et de lui donner un peu d'affection, autre que par des regards lubriques. Il était vrai que cela ne faisait que quelques heures qu'elle et moi nous nous connaissions mais si nous devions mieux nous connaître, des gestes d'affection comme celui-là me parurent de bonnes options pour nous rapprocher, peut-être en vue d'une amitié profonde et fidèle.

Ça va mieux ? ... Je m'excuse si je vous ai offensé par cette étreinte, cela me semblait le plus indiqué pour vous remonter le moral... Vous savez quoi ? Je vous emmène voir la salle des machines, mon officier ingénieur n'est pas là donc vous pourrez regarder à votre convenance les lieux. Ensuite si vous le voulez, nous passerons par la soute au pont 5 juste en dessous de la salle des machines pour terminer par le pont 3. On grappillera quelque chose au mess avant d'aller dans ma cabine pour partager ce verre. Ça vous va ? Allez venez. Et je vous dispense maintenant de m'appeler par mon grade. En privé, je vous autorise à m'appeler par mon prénom, Ada.

Dans un geste amical, j'entrainai Moraios à ma suite par la main pour l'emmener à l'ascenseur central. Le court trajet se passa dans le silence, je ruminai silencieusement sur ce que je venais de dire, je savais que je prenais un risque de faire ce que j'allais faire mais j'étais prête à l'assumer. L'Asari me paraissait digne de confiance et mon instinct me dictait qu'elle était honnête dans ses mots et ses actes. Elle n'était pas incroyablement tordue, elle me donnait plus l'impression d'être une gamine qu'on avait forcé à grandir trop vite et à occuper une position beaucoup trop haute pour elle. On ne devait pas lui mener la vie facile, j'en voulais pour preuve le ton qu'elle avait employé lorsqu'elle disait vouloir passer une bonne soirée, c'est comme si ma sœur cadette s'était retrouvée du jour au lendemain à la tête d'un projet ambitieux de design quelconque alors que tout ce qu'elle voulait, c'était dessiner dans la nature et se mettre à rêvasser, rester dans son monde.


- Vancouver, spatioport de l'Alliance
- Quai D27, Pont 4 de l'Okinawa, salle des machines

L'arrivée de l'ascenseur central au pont 4 de l'Okinawa me tira de mes pensées et je sortis la première pour ensuite me poster de profil à l'ascenseur, laissant l'Asari ainsi découvrir ce qui s'offrit à elle. Devant elle s'étendait les fenêtres donnant sur la soute un pont plus bas et une plate-forme de travail. Je me postai donc devant l'interface centrale et je rentrai mes codes d'accès d'officier commandante via l'OmniTech pour pouvoir avoir accès à la salle des machines. Les systèmes de l'Okinawa reconnurent mes codes et autorisèrent l'ouverture de la dite-salle des machines. Arborant un sourire en coin satisfait envers Moraios, je lui fis signe de me suivre avant que je ne m'engage par l'entrée de droite de la salle des machines. Une fois parvenue dans le domaine de mon officier ingénieur, j'entraînais Moraios jusqu'à l'allée centrale de la salle des machines et d'où elle était, elle pouvait voir le générateur de l'Okinawa. Faisant un geste de présentation envers l'une des pièces centrales de ma frégate, je regardais ma compagnonne de visite d'un air réjoui.

Voici donc la salle des machines. Ce que vous voyez là est le générateur de l'Okinawa. Allez-y, jetez-y un coup d'œil, il y a un petit niveau en dessous, ce sont les quartiers de mon officier ingénieur mais juste derrière, ce sont les moteurs, nous pouvons ensuite y aller si vous le voulez. Comme l'Okinawa est à l'arrêt, nous ne risquons rien.
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Équipements pour l'Alliance

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