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 Petit Malentendu

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MessageSujet: Petit Malentendu   Mar 4 Juil 2017 - 20:31
Intervention MJ :NonDate : 7 mai 2202 RP Tout public
Talus Macdonis ♦ Solveig I. Berezine♦
Petit malentendu



La Citadelle était toujours aussi magnifique. Surprenant tout de même de voir l'effort que tout le monde a pu mettre afin d'effacer les traces des dégâts causé par les moissonneurs. Bon évidemment, les gens ne cherchaient pas à oublier pour autant. Ici et là, on retrouvait un nouveau monument. Leur signification variant selon la situation. On avait un monument à la mémoire des morts, un autre envers le commandant Shepard. Sans oublier un monument symbolisant l'union des diverses races galactiques dans ce conflit. Talus observait le tout d'un œil amusé. Voilà moins de trente ans que tout cela était arrivée. Pourtant, les conflits et les disputes avaient repris. Certes, c'était moins bordélique qu'avant et certaines espèces comme les quariens, les geths et les krogans avaient enfin droit à une chance. Toutefois, c'était loin d'être l'idéal. Peut-être qu'un jour les gens cesseraient de perdre leur temps avec ce genre de connerie. Toute les cultures étaient différentes, mais tout le monde voulait vivre heureux, avec ses amis, sa famille, etc.

C'est sur cette pensée philosophique que Talus descendit du vaisseau l'ayant transporté jusqu'à la Citadelle, depuis Illium. En sortant, il salua poliment les membres d'équipage qu'il croisa en chemin, en remerciant certains pour leur hospitalité pendant le voyage. Faisant un petit clin d’œil à une asari de l'équipage lui ayant tombé dans l’œil et dont le sentiment semblait réciproque. Le turien prit note mentalement de revenir au vaisseau une fois son boulot à la Citadelle terminé. Il fallait absolument qu'il obtienne le numéro de cette asari et que le turien l'invite à aller boire un verre. Allez savoir où cela pourrait ensuite les mener. Il alla ensuite chercher ses effets personnels, alors que l'équipage vidait la marchandise et les bagages de la soute. Le turien n'eut aucun mal à retrouver ses biens. Une fois son affaire et son équipement avec lui, Talus retourna sur le vaisseau chercher la raison de sa présence. Il avait dû payer un léger supplément au capitaine pour qu'il accepte ce colis particulier.

Ce colis prenant la forme d'un homme menotté. Talus l'avait enfermé dans une salle de toilette lors du départ. Au moins, cela lui évitait de devoir nettoyer les saletés du prisonnier. Lorsqu'il déverrouilla la porte des toilettes, l'homme tenta de lui foncer dessus, probablement pour s'échapper. Tout ce qu'il obtient c'est une droite en plein visage, l'envoyant au sol. Le turien le força ensuite à se relever et le força à avancer. Il était temps de le livrer au SSC.

Voilà un mois, Talus avait accepté un contrat avec une somme plutôt intéressante à la clé. Il fallait traqué et ramené vivant un criminel humain, répondant au nom de Mitchel Knasro. L'homme en question était recherché pour double meurtre, viol en série et enlèvement, tous sur la Citadelle. En temps normal, l'ancien adjudant-chef n'aurait même pas pris la peine de laisser une chance à ce type. Il lui aurait tout bonnement mit un tir en pleine tête et empoché la moitié de la prime. Toutefois, notre criminel agissait en groupe. Du coup, les autorités le voulait vivant pour attraper ses complices et arrêter leurs méfaits. Knasro avait cru que fuir pour les Systèmes Terminus était une bonne idée, il avait eu tort. Talus l'avait retrouvé sur Illium et l'avait tabassé, avec peu de retenu. Si l'humain ouvrait la bouche, on pouvait d'ailleurs voir qu'il lui manquait un bon nombre de dents.

Talus se dirigea vers le bureau du SSC le plus proche, obligeant son prisonnier à avancer. Le turien n'en était pas à sa première fois. Le commandant du SSC à la tête du bureau où il se dirigeait avait l'habitude de voir le turien ramené des criminels un peu amoché. Comme à chaque fois c'était des types qui auraient mérités de finir à la morgue, le commandant se contentait de hausser les épaules, indifférent. Toutefois, Talus était sûr qu'intérieurement, le commandant était très content de voir ça. De plus, les deux individus avaient en quelques sorte un accord. En effet, ils s'échangeaient des informations. De part son métier, Talus entendait beaucoup de chose. Ainsi, le commandant donnait des informations à Talus concernant des criminels hors de sa juridiction et le turien lui en donnait sur des criminels sur la Citadelle et sur des opérations criminels en cours ou à venir sur la Citadelle. Un échange de bon procédé en somme.

Le turien et son prisonnier arrivèrent devant les portes du bureau du SSC. L'humain tenta de résister alors que Talus l'amenait vers les portes de l'édifice. Quant les portes s'ouvrirent, le turien tira un bon coup sur l'humain, le jetant au sol, dans l'entrée de l'édifice. Il le releva de force et l'amena à la réceptionniste asari.


-Bonjour, je vous ramène un connard. Vous avez des cellules de libres?
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MessageSujet: Re: Petit Malentendu   Jeu 6 Juil 2017 - 4:35
C’est avec une gueule de bois en chêne massif que le lieutenant Solveig Berezine se dirigeait vers le bureau du SSC où elle avait été nouvellement assignée. Elle était en retard et tout dans son visage rappelait les excès auxquels elle s’était laissée aller la veille. Ses traits étaient tirés, son regard morose, ses cheveux ébouriffés, son teint plus cireux que jamais, et ses cernes descendaient approximativement jusqu’à ses genoux. Elle portait un uniforme froissé et son habituelle unique boucle d’oreille, et dans sa main droite, elle tenait un liquide consistant de jus de gingembre et de citron vert accompagnés d’un peu de miel. C’était son remède contre la gueule de bois, que Viveka, étonnamment sympathique ce matin là, lui avait préparé. Ses yeux étaient protégés de la lumière trop vive des néons par la visière d’une casquette du SSC, vissée sur sa tête, qui avait le double avantage de faire office bouclier contre les agressions extérieures, mais aussi de camouflage à sa coiffure qui frôlait l’absurdité. Si elle avait dormir dans un buisson de ronces, elle n’aurait pas eu l’air plus misérable.

En entrant au pas de course, elle salua la réceptionniste d’un rapide mouvement de la main, et fila s’enfermer dans son bureau. Elle avait l’impression qu’un pic-vert entêté avait décidé de creuser sa maison dans son crâne, ou bien qu’une chenille urticante se déplaçait derrière ses yeux. Alors qu’elle s’était à peine assise, elle reçut un message de sa cadette sur son omnitool. Il s’agissait d’une photo d’elle, la tête dans l’évier de la cuisine, le pantalon en bas des fesses, manifestement occupée à vider le contenu de son estomac. Elle se rappelait en effet qu’alors qu’elle venait de s’allonger, la pièce s’était mise à tourner autour d’elle, et elle avait fini par avoir le mal de mer, dans son propre lit, tant et si bien qu’elle avait dû tituber jusqu’à l’évacuation des eaux la plus proche pour soulager sa nausée. Sa sœur avait légendé la photo « l’élite du SSC en action ». Solveig soupira. C’était la raison de la gentillesse de son démon de petite sœur durant la matinée. Elle avait déjà de quoi bien rire. La flic laissa tomber sa tête sur son bureau, son front heurtant mollement la table. Il faudrait vraiment qu’elle songe à arrêter de boire. C’était une réflexion qui venait souvent les lendemains de cuite, surtout si elle se réveillait seule. Quand elle était en bonne compagnie, généralement, c’était différent.

Avec un grognement, elle se redressa un peu et ouvrit un dossier, tout en prenant une gorgée du jus acide qui remplissait son thermos. Elle plissa les yeux et pinça les lèvres, prenant une grande inspiration. Allez. Elle pouvait le faire. Elle était plus forte que ça. C’était pas une petite gueule de bois de rien du tout qui allait la faire renoncer à son statut de bon flic. Elle tourna la première page du dossier et commença à lire. Et ce fut à cet exact moment que la réceptionniste, une (relativement) jeune asari récemment postée, ouvrit la porte de son bureau à la volée, un air de panique peint sur le visage.


« Lieutenant… Il faut que vous veniez… Il y a un turien fou à la réception, et il vient d’amener un homme complètement amoché… J’ai dit aux gardes de le garder là où il était… »

La pauvre fille était complètement essoufflée. N’importe qui l’aurait réconfortée. Mais le lieutenant Solveig Berezine avait une gueule de bois, et de toute façon elle n’était pas n’importe qui. Elle jeta un regard dur à l’asari, et se leva. La voix suraigüe de sa subordonnée résonnait encore dans son crâne déjà meurtri. Elle fit signe à Myey (c’était son nom) de la suivre, et se dirigea vers l’entrée du poste. Une fois qu’elle y fut, elle trouva le spectacle presque comique. Le turien dépassait largement les deux agents qui le maintenaient à distance, et un homme menotté se tortillait sur le sol. Cependant, la scène ne fit pas sourire Solveig. Solveig ne souriait pas au travail. Et pas beaucoup plus le reste du temps. Elle s’adressa directement au turien d’une voix morose et dure.

« Déclinez votre identité et celle de votre invité, et la raison de votre visite ici, je vous prie. »

Son visage restait neutre, mais son cerveau travaillait à toute vitesse. Ce genre d’incident était différent de ce qu’elle était habituée à gérer. Devait elle en référer au commandant ? Fallait-il le déranger pour si peu ? L’humaine se dit que tant que le turien n’était pas agressif, il n’était pas nécessaire de contacter son supérieur. Elle fronça les sourcils, et posa sa voix.

« Bon écoutez, c’est pas Oméga ou je sais pas où, ici. Vous pouvez pas faire n’importe quoi, ok ? Alors vous allez venir avec moi pour un interrogatoire en bonne et due forme, et je ferai un rapport. On respecte la procédure et on me suit si on veut pas d’ennuis supplémentaires. »


Elle se dirigea vers la porte menant aux salles d’interrogatoire, et juste avant de sortir, se tourna vers ses trois subordonnées, indiquant d’un air qui ne tolérerait pas de questions :


« Et lui, en attendant qu’on sache quoi faire de lui, foutez le moi au trou. Hop, plus vite que ça. »


Puis elle sortit de la pièce, et se dirigea vers la salle d’interrogatoire dont elle ouvrit la porte et la tint, faisant signe au turien de passer.


« Après vous. »
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MessageSujet: Re: Petit Malentendu   Sam 8 Juil 2017 - 5:48
Talus tenait toujours son prisonnier bien en main. Si jamais il tentait quelque chose, le turien n'hésiterait pas une seule seconde à agir contre lui. Un bon coup de poing dans le ventre suffirait à le faire se plier au sol, en espérant que cela ne lui fasse pas vider son estomac sur le plancher. Si cela arrivait, aucun doute que le commandant des lieux lui en tiendrait rigueur. Il reporta son attention à la réceptionniste asari qui semblait complètement figée. Le chasseur de primes resta silencieux pendant un moment, avant de reprendre la parole.

-Eh, demoiselle, on se réveille. C'est pas le moment de dormir pendant les heures de travail. J'ai ce type à jeter dans une cellule. De préférence avant qu'il décide de se vider les entrailles dessus.

Talus avait évité de parler de manière hostile envers l'asari. C'était fort probablement une bleue, au sens du milieu de l'emploi bien sûr. Au moins, les paroles du turien semblèrent enfin la sortir de sa stupeur. Cependant, sa réaction ne fut pas celle que Talus avait espéré. Au lieu d'appeler le commandant du poste, elle appela deux gardes à l'aide et leur ordonna de surveiller les intrus. Deux gardes du SSC arrivèrent, probablement posté à proximité ou à glander près de la machine à café. Il s'agissait de deux humains et étant donné leur tête, ils étaient très jeune. Probablement même pas la mi-vingtaine. Sans surprise, Talus les dominait facilement de sa taille. Plutôt normal, puisque les turiens sont plus grands que les humains en temps normal. Alors, avec un type comme Talus qui avait quelques centimètres de plus qu'un turien moyen, la différence était encore plus flagrante. Les deux gardes se mirent à distance de lui, visiblement prêt à intervenir.

Puis, s'enfuit en courant, laissant le chasseur de primes et son prisonnier avec les deux gardes. Quoique, garde c'était vite dit. N'importe qui avec de l'entraînement militaire pouvait voir qu'ils tenaient mal leur arme. Leur prise était trop relâchés, n'importe qui pourrait la leur arracher des mains sans difficulté. Ça combiné avec l'asari... on dirait que le niveau de qualité avait diminué.


**Eh bien... Une chance que tout les postes du SSC ne sont pas comme ça. Autrement Cerberus aurait conquit la station sans la moindre difficulté et probablement sans même à avoir à utiliser une seule munition.**

Pendant ce temps, Knasro recommença à s'agiter. Sans la moindre hésitation, Talus le frappa au ventre d'un bon coup de poing. L'humain s'écroula aussitôt au sol. Les gardes quant à eux avaient juste réagit en sursautant. Cela n'eut d'effet que de décourager davantage le turien devant la réaction de ces deux abrutis.

**Bon sang, avec ce genre d'abruti... Je pourrais rentrer ici avec des intentions hostiles et flinguer une partie du personnel et prendre en otage le reste et personne serait capable de m'arrêter. Il faut vraiment que le commandant fasse du ménage dans son personnel ou une formation infernale.**

Au bout d'une minute supplémentaire, l'asari fut de retour, en compagnie d'une humaine. Son uniforme semblait avoir connu des meilleurs jours, mais elle avait cependant les insignes de lieutenant. Talus restait cependant perplexe. Avec son teint cireux et ses grosses poches sous les yeux... elle avait l'air de pouvoir crever à n'importe quel moment pour n'importe quoi. Quant à son visage... on aurait trouver plus de joie de vivre et de joie sur le visage d'un krogan en pleine rage de sang. Elle lui demanda rapidement de s'identifier et de décliner la raison de sa présence.

-Talus Macdonis, chasseur de primes. Je suis venu rapporter Mitchel Knaros... Knora... Knasro. Peu importe, ce con-là.

L'humaine ne semblait pas le tenir de cette oreille cependant. Elle commença par l'engueuler puis ordonna un petit séjour dans la salle d'interrogatoire. Le tout suivit d'une menace à peine dissimuler. Intérieurement, le turien trouvait ça plutôt amusant. C'était certainement pas cette zombie, sa trouillarde asari et ses deux gardes aux rabais qui risquaient de lui faire peur. S'il voulait sortir d'ici, le turien n'aurait qu'à tabasser les deux gardes et peut-être la zombie. Quant à l'asari, si elle restait tranquille, il n'avait aucune raison de lui faire quoi que ce soit. Toutefois, Talus écarta cette option. S'il foutait la merde dans un bureau du SSC, c'est sa tête qui finirait sur un avis de recherche. Il suivit donc l'humaine sans protester ni dire un mot, tandis que les gardes s'occupait du prisonnier. L'humaine l'amena dans la salle d'interrogatoire et Talus s'assit calmement.

-À votre place, je consulterais un médecin. Vu votre teint et votre tour des yeux, c'est pas très rassurant. J'ai vu et j'ai abattu des zombies pendant la guerre qui avaient meilleurs mine qu vous. On dirait que vous êtes sur le point de rejoindre les esprits.

Le turien se tut quelques secondes.

-Au fait, je vous recommande de vous dépêcher pour votre interrogatoire. Je me dis que d'ici 10 minutes, votre commandant va débarquer et vous ordonnez de me laisser partir. Peut-être même qu'il va vous engueuler un peu. Ce serait bien son style. D'ailleurs, si je ne la recroise pas en sortant, se serait gentil de votre part de dire à votre réceptionniste que je m'excuse si je lui ai fait peur.

De manière à démontrer qu'il était totalement décontracté, sans complexe et sans inquiétude dans cette situation, le turien n'hésita pas à reculer légèrement sa chaise, de la mettre de côté et de déposer ses pieds sur le coin de la table le séparant de la lieutenant.

-Au fait, j'y pense. Je vous ai dit mon nom, mais je ne connais pas le vôtre. Lieutenant?
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MessageSujet: Re: Petit Malentendu   Mer 12 Juil 2017 - 2:15
Being half dead wasn’t what I planned to be.


Le turien agitait doucement ses mandibules, manifestement amusé. Solveig, elle, ne prenait aucun plaisir à faire ce qu’elle faisait. Un sentiment inhabituel la remplissait, l’envie d’être dans son lit. Ce n’était pas souvent qu’elle avait ce genre de sensation, mais aujourd’hui était un de ces jours. Elle détestait cette vie de bureaucrate qui était la sienne depuis quelques semaines, depuis ce fameux remaniement. Elle aimait être sur le terrain, mener des enquêtes, délimiter des périmètres, faire régner l’ordre et la justice, protéger la veuve et l’orphelin. Pas empêcher des chasseurs de prime de faire leur boulot. Cependant, un nom sonnait familier à ses oreilles. L’avait elle entendu aux infos ou lu dans un dossier, elle n’aurait sû le dire. Knasro, Knasro… Ça lui disait effectivement quelque chose mais quoi? La chenille urticante se promenait dans ses neurones, lui faisant faire la grimace et masser machinalement l’arête de son nez et le coin de ses yeux. Elle jeta un œil à son reflet dans le miroir sans tain. Les poches sous ses yeux commençaient doucement à se résorber, même si son nez pointu restait légèrement rougi d’avoir été frotté autant de fois. Sur Viveka, ça aurait sûrement été adorable mais sur elle… La mignonnerie collait moyennement à son caractère, et même si ça avait été le cas, elle disparaissait totalement derrière la beauté de sa cadette. Complètement invisible, elle n’était que le réceptacle de remarque comme « vous êtes vraiment de la même famille ? Incroyable » ou encore « Oh… C’est ta sœur ? J’aurais jamais cru. »

Même si quelqu’un remarquait l’esthétique certaine des traits du lieutenant, dès que sa superbe frangine apparaissait, Solveig se fondait immédiatement dans le décor. Et à cet instant, dans la glace, même si Viveka, portant les mêmes vêtements et dans le même état, aurait toujours été plus que jolie, Solveig, comme d’habitude, avait l’air beaucoup trop garçonne et martiale pour tirer un avantage quelconque de sa vulnérabilité.
Solveig s’assit, droite sur sa chaise, face à l’étranger, un air sérieux sur le visage, les sourcils légèrement froncés. Elle haussa cependant l’un des deux en entendant le commentaire désobligeant du chasseur de prime.


« Ma santé ne concerne que moi, et arrêtez moi si je me trompe mais vous n’êtes pas expert en physiologie humaine, à moins qu’en plus de votre métier actuel vous possédiez un diplôme de médecine multiespèce ? »

Après l’avoir vaguement menacée de faire jouer ses relations, le turien posa nonchalamment ses pieds sur le coin de la table. Au moins il était détendu. Peu l’auraient pourtant été à sa place. Mais ça pouvait être une stratégie.

« Vous n’avez pas l’air au courant mais il y a eu un remaniement. Je ne sais pas si vous parlez du commandant Marcilius mais je ne suis pas sous ses ordres. Donc, inutile de me menacer de quoi que ce soit. Je fais juste mon boulot, en suivant le protocole. Je suis étonnée qu’ils vous aient laissé débarquer avec… Ce con là. »


Elle fit une courte pause.


« Quant à Myey, je pense qu’elle se passera aisément de vos excuses. Mais si vous voulez éviter de terrifier toutes et tous les réceptionnistes débutants de la citadelle, peut-être que vous pourrez suivre la procédure la prochaine fois. Ou tout bonnement faire preuve de tact. »

Elle passa sa main dans ses cheveux, dépêtrant un peu le fouillis qu’ils composaient, libérant quelques mèches qui vinrent se placer légèrement devant son front, adoucissant ses traits quelque peu. Sa chevelure blonde ressemblait déjà plus au carré court habituel et moins à un nid d’oiseau.
Alors que Talus demandait son nom, elle soupira imperceptiblement, s’apprêta à le renvoyer paître, puis se rappela qu’en cas d’enquête interne elle était légalement obligée de lui donner son identité.


« Je suis le lieutenant Solveig Berezine. »


Elle sortit rapidement son omnitool, le plus récent modèle dont la SSC avait récemment été dotée. Pas que sa change grand chose selon elle, mais bon. En deux temps trois mouvements, elle avait tapé le nom de Knasro, et lu le résumé du dossier. Le type était une ordure de première, une qu’elle aurait joyeusement réduit en bouillie à main nues si elle avait été hors du système du SSC ou bien hors de sa juridiction. Sa bouche se tordant en une moue agacée, elle releva ses yeux gris vers le turien. Si c’était vraiment un chasseur de prime, alors il avait rendu un fier service au SSC.


« Bon. Vous n’êtes pas sans ignorer que le SSC, c’est devenu une bureaucratie à la Kafka. »

Elle réalisa que Talus ne connaîtrait probablement pas la référence, à la fois terrienne et vieille d’environ trois siècles. Elle reprit.

« Vous avez un boulot à faire, moi aussi, inutile de perdre du temps. Je vais être honnête avec vous, j’ai autre chose à faire que de vous retenir. Donc vous allez me raconter comment vous vous êtes emparé de l’individu, je vais consigner ça dans un rapport, consulter la jurisprudence, et on verra ce qu’il est approprié de faire dans une telle situation. Compris ? »


Alors qu’elle activait de nouveau son omnitool pour y chercher la fonction enregistrement, un autre message de sa sœur apparut. Une nouvelle image y était jointe, cette fois l’humaine était allongée sur un tapis qu’elle reconnut comme celui de son salon, presque nue, manifestement profondément endormie. La légende, cette fois, était tout aussi malicieuse. «
Un calendrier « Les déesses du SSC » prévu pour bientôt ? » Solveig rougit violemment, ferma l’image un instant à peine après qu’elle se soit affichée, et tapota son clavier à toute vitesse, envoyant un message stipulant « je travaille là. » Ne pas laisser paraître sa gêne auprès de sa sœur était de la plus haute importance si elle voulait conserver un minimum d’autorité. Cependant, elle devait passer pour la plus incompétente des flics de la citadelle, hors la réputation faisait la moitié du travail, et s’il était difficile de la construire, la ruiner pouvait être fait en quelques mots. Aussi, elle se redressa, toussa, et regarda le turien dans les yeux, tentant d’intimer à ses joues de reprendre une couleur normale. Elle regagna son air sérieux.

« Je vous écoute. »

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MessageSujet: Re: Petit Malentendu   Ven 14 Juil 2017 - 19:04
Talus gardait son calme malgré le comportement de l'humaine. Cette dernière démontrait sans mal qu'elle était énervée. À moins que ce soit le résultat d'une grosse soirée. Après tout, avec sa tête de zombie, elle pouvait très bien sortir d'une soirée très arrosée et cuver actuellement une solide gueule de bois. C'était une possibilité à ne pas exclure. Il avait écouté la jeune femme lui faire la morale sur sa santé personnelle. Ensuite de quoi, elle affirma qu'il y avait eu un remaniement récemment au sein du SSC et que s'il espérait s'entretenir avec le commandant Marcilius, elle n'était pas sous ces ordres. Talus ne réagit nullement à ce dernier point. Il n'avait aucune idée de qui était ce Marcillius. C'était clairement le chef d'un des nombreux bureaux du SSC, mais pas celui avait qui il avait l'habitude de traiter. L'humaine c'était montrée particulièrement hostile sur ce dernier point, percevant le ton du turien comme une menace à peine voilée, ce qui n'était nullement l'intention de ce dernier.

Elle aborda rapidement la question de la réceptionniste asari, Myey. Il était vrai que son entrée avait peut-être été un peu brutale. Toutefois, mettre une personne sans expérience à la réception d'un poste de sécurité, c'était pas une bonne idée à la base. L'humaine joua ensuite légèrement dans sa coiffure excentrique, lui redonnant une apparence plus carrée, plus proche du style militaire. C'était d'ailleurs une bonne chose, cela faisait ressortir ses traits et lui évitait de ressembler à un arbuste. Ensuite de cela, elle déclina enfin son identité, lieutenant Solveig Berezine. La femme activa son omnitech, commençant à se pencher sur certains dossiers. À travers l'interface holographique, Talus n'eut aucun mal à voir la photo d'identification de Knasro. Du moins, son visage avant de s'être pris une bonne raclée. Solveig adopta une légère moue sur son visage, avant de lui jeter un rapide regard et de désactiver son omnitech. Elle reprit la parole à lui parlant du SSC, comme d'une bureaucratie à la Kafka. Cette référence déclenchant aussitôt des interrogations chez le turien.


-À la quoi?

Toutefois l'humaine reprit la parole et continua. Talus ne fut pas certains si la suite était une reformulation de ce qu'elle avait dit avant ou bien si elle avait ignorée sa question. Solveig fut des plus directe, elle voulait régler cela le plus rapidement possible. Du coup, elle voulait obtenir les détails sur comment il avait attrapé Knasro, afin de mettre le tout dans son rapport et décider de la marche à suivre. Le turien répondit en haussant légèrement les épaules, tandis que l'humaine réactivait son omnitech, certainement pour enregistrer ce qui allait suivre. Toutefois, la suite fut des plus étrange. Elle commença par rougir, puis par tapoter rapidement et violemment le clavier de son omnitech. Pour quelle raison... mystère. Une fois terminée, elle se redressa, tenta de prendre un air sérieux et l'invita à commencer. Talus resta silencieux quelques instants.

-Bon, autant commencer qu'on en finisse. Alors, pour votre enregistrement et toute votre paperasse. Talus Macdonis, chasseur de primes en règle, numéro d'identifiant de chasseurs de primes certifiés 15494036. Voilà un mois, j'ai accepté un contrat mis sur la tête du criminel humain connu sous le nom Mitchel Knasro. Recherché pour double meurtres, viol en série et enlèvement. Crimes tous commis sur la Citadelle. J'ai traqué et retrouvé le suspect dans les Systèmes Terminus, sur Illium. J'ai par la suite effectué une période d'observation, au cas où certains de ses amis criminels étaient également présent. Après trois jours d'observation, j'ai pris l'initiative et attaqué ma cible alors qu'elle était seule. En temps normal, vu la gravité des crimes qu'il a commis, je me serais contenté de lui en mettre une dans la tête. Toutefois, sa capture était jugée essentielle pour attraper ses complices. Donc, après avoir mis une bonne correction au criminel, je lui ai passé les menottes. Puis, j'ai négocié avec le capitaine d'un cargo en partance pour la Citadelle. Dès mon arrivée, j'ai amené Knasro au bureau du SSC le plus proche.

Talus se tut ensuite un court moment.

-Ça vous va?

Il garda ensuite le silence tandis que l'humaine terminait les derniers détails avant de conclure l'enregistrement.

-Pour répondre à votre question de tout à l'heure, non je n'ai pas de diplôme de médecine, mais pas besoin d'être médecin pour voir que vous n'avez pas l'air en forme. À mon avis, je dirais que vous ressortez d'une grosse cuite. Également, si vous avez cru que je vous menaçais tout à l'heure, je m'en excuse, ce n'est pas l'impression que je voulais donner. Le commandant et moi, nous avons cependant un accord d'échange de service entre nous. Pour faire simple, je lui donne des informations sur des criminels et des opérations criminels qui ont lieu ou auront lieu sur la Citadelle, quand j'en ai. De son côté, il me donne des informations sur des criminels hors de la station. Au fait, c'est quoi cette histoire de Kakfa?

Toutefois, avant que Solveig ait la chance de répondre. La porte de la salle d'interrogatoire s'ouvrit. Un humain rentra, c'était le commandant dont Talus parlait, Stillborn, qui semblait quelque peu de mauvaise humeur. De manière nonchalante, le turien le salua.

-Salut, ça va?

-C'est quoi cette histoire à la réception, Talus?!

-Je dois avouer que j'ai peut-être effrayé l'asari à l'entrée.

-Parce que tu t'amuse à effrayer les réceptionniste, maintenant?

-Ne viens pas me mettre ça sur le dos. Prendre quelqu'un sans expérience et le mettre en première ligne comme ça, pas la meilleure des idées, si tu veux mon avis. T'aurais mieux fait de la mettre à l'arrière le temps qu'elle apprenne plus. Au fait, tes deux gardes à l'entrée, tu sais qu'ils savent pas tenir leurs armes correctement?

Le commandant resta silencieux, mais son expression démontrait de la contrariété.

-Ah, fait pas cette tête. Je t'ai ramené Knasro, ça devrait égailler ta journée. Sinon, t'as des informations pour moi? De mon côté, j'ai quelques trucs qui pourraient t'intéresser.

Stillborn se tourna vers Solveig, activa son omnitech et transféra quelques dossiers à la jeune femme. Avant de sortir, il ajouta simplement à l'intention de la lieutenant.

-Occupez-vous de ça, lieutenant Berezine.
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