AccueilCalendrierFAQRechercherConnexionGroupesMembresS'enregistrer

Partagez | .
 

 Scylla et Cerbère

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar

Personnage RP
Faction : Pacificateur
Rang : Déesse
Voir le profil de l'utilisateur


En ligne
Estomac Tendre
Messages : 411

MessageSujet: Scylla et Cerbère   Lun 26 Juin 2017, 21:29
Intervention MJ : NonDate : 2 Mai 2202 RP Tout public
Kydra LifithValerion De Lannist
Scylla et Cerbère





1er Mai 2202
Oméga, quartier pacificateur


Un soupir franchit les lèvres de Kydra avant qu'elle ne lèche le sang qui les recouvrait. Son regard émeraude aussi vif qu'à l'accoutumée se posa sur les deux corps face à elle. Le cadavre d'un turien noir gisait en effet à quelques mètres de là, une faille béante dans son armure au niveau du torse ne laissant que peu de doute sur ce qui avait mis fin à ses jours. Le deuxième était un humain, la jeune femme était assise juste à côté, une botte sur la gueule du cadavre qui s'enfonçait à moitié dans le mélange d'immondices qui recouvrait le sol et l'autre jambe au niveau de son bassin.

Une lame butarienne était enfoncée dans la gorge de l'humain et se dressait fièrement comme symbole inéluctable de sa douloureuse défaite. Sous les mèches noires de celle qui semblait sans aucun doute à l'origine de ce carnage se dessina un sourire, l'expression d'une joie quasi enfantine recouvrant son visage. Ce dernier comportait d'ailleurs une nouvelle marque, une entaille légère sur l'une de ses joues, suffisamment fraîche pour estimer que l'un de deux macchabées en était la cause.

La jeune femme se leva sur ses longues jambes en un bond et retira la lame butarienne de son socle organique avec un bruit des plus caractéristiques pour ceux qui avaient déjà eu l'occasion, ou le bonheur, de trancher de la chair. La jeune humaine rengaina l'arme à son emplacement habituel et se dirigea vers le turien en bondissant, entonnant légèrement l'air de l'un des titres de Dextro Vibes.

Elle grimpa sur le cadavre à califourchon et attrapa une mandibule dans chaque main. Un simple test de la souplesse de l'anatomie turienne qu'il était difficile d'effectuer sur un individu vivant, avec son consentement en tout cas. Un jeu qui partit sans aucun doute un peu trop loin lorsque l'une des excroissances métalliques se détacha de son support dans un craquement peu élégant. La jeune femme jeta immédiatement le morceau au loin et fit comme si rien ne s'était passé, s'allongeant sur le turien.

La journée s'était déroulée comme d'ordinaire pour Kydra avant que ces deux fauteurs de trouble ne la frappent par surprise. Aucune affiliation bien entendu afin de mettre en avant la thèse de l'acte prémédité. Une thèse qui n'en était pas réellement une pour la jeune femme, les deux combattants avaient agis comme des professionnels pour s’immiscer sur son chemin avec autant de discrétion mais malheureusement pour eux, Kydra avait pour habitude d'emprunter des chemins très particuliers en dehors des espaces publics, variant entre escalade et dédale de petites ruelles mal famées ou n'importe quelle chasseur pouvait devenir proie. Et plus que tout, la jeune humaine était actuellement en perpétuelle méfiance avec son propre foyer, guettant toute tentative d'assassinat de ce genre.

Inutile d'y allouer plus de temps de réflexion, Shoran était passée à l'acte, pour le plus grand plaisir de l'humaine. Mais il ne fallait pas crier quelconque victoire, ceci n'était encore qu'un test, si la présumée meneuse d'oméga envoyait tout ce qu'elle pouvait pour l'éliminer, le jeu se corserait davantage.

Kydra déposa un baiser sur le front du turien avant de se relever. Tout ceci n'avait été au final qu'un interlude certes agréable mais lui ayant fait perdre de précieuses portions de temps sur son planning. Elle avait en effet prévu de quitter la station aujourd'hui. Tapotant ses fesses dans un réflexe inutile, elle s'assura de n'avoir rien oublier et repris sa route avec une allure plus soutenue.

2 Mai 2202
Corvette pirate, espace de Decoris


La sonorité particulière du verre qui se plaint d'une pression trop forte appliquée sur sa surface perturba un instant le calme relatif de la cabine. La joue collée à la vitre unique de sa pièce, Kydra observait le vide et les nuances colorées du secteur dans lequel elle voyageait. Elle était en effet à bord d'une petite corvette qui fendait le néant dans le système Decoris. Il s'agissait de sa première sortie extra Oméga depuis la fin de son rétablissement, une obligation dans la mesure où elle n'était plus une simple mercenaire parcourant les rues de la station en quête de travail, elle avait désormais des responsabilités qui guidaient ses pas.

L'humaine décolla son visage de la vitre froide et se dirigea à l'extérieur de sa petite cabine. La différence d'espace pouvait paraître choquante après avoir vécu plusieurs mois dans le Mégalodon, mais la surpopulation qui y avait eu lieu juste avant le raid sur Fehl Prime avait empêché son équipage d'en profiter pleinement. La jeune femme s'engagea dans le couloir principal de l'unique pont et entendit la musique qui s'échappait de certaines cabines. Le transport avait justement été choisi pour sa petite taille, un véhicule vif, rapide et agile, ils n'étaient pas venus ici pour un quelconque affrontement, mais simplement pour observer.

Kydra ne s'était pas encore renseignée sur l'activité de ce côté des Terminus, bien que proche d'Oméga, elle avait pour l'instant toujours travaillé aux alentours de la faille. Sanctum laisser s'écouler son lot de rumeurs et il était temps pour la reine pirate de venir aux nouvelles des activités illégales du coin.

La jeune femme se vautra dans un fauteuil aux côtés de la pilote galarienne, une main dans un paquet de cookies traînant sur le tableau de bord et l'autre bras replié derrière la tête. Mais ce qui restait du voyage jusque Sanctum fut interrompu par un événement inattendu. Un signal de détresse fut en effet capté au beau milieu du néant, les données récupérées laissaient croire qu'elles provenaient d'une frégate qui connaissait actuellement un sérieux problème moteur, la forçant à dériver dans l'espace à la merci qui se risquerait à y jeter un coup d’œil.

Et pourquoi pas après tout ?

Même s’il s’agissait d’un piège, elle foncerait dedans tête baissée avec suffisamment de puissance pour pouvoir le perforer. Mais au vu de la température locale, Kydra penchait plus pour un vaisseau civil ayant fait une rencontre fort malheureuse, le genre armée jusqu’aux dents et laissant un magnifique spectacle de débris dérivant pour toujours, ou presque, dans l’espace derrière elle.

Dans tous les cas, l’humaine donna son approbation pour que la corvette approche de la cible. Le véhicule pirate n’était que très légèrement armé, tout dans sa conception avait été prévu pour apporter le plus de mobilité possible à ses déplacements. Il serait incapable de tenir un front face à d’autres vaisseaux quelle que soit leur puissance, mais il pouvait en revanche fuir ou engager bien plus vite que la plupart de ce que l’on pouvait trouver dans cette partie de la galaxie.

Kydra ne l’avait pas retouché celle là, la corvette gardait sur son armature la même couleur sombre que lors de sa construction. Sans doute certaines bosses et autres défauts de la coque pouvaient être les témoins de péripéties passées, mais la jeune femme n’y été pas vraiment attachée, elle n’avait que faire de son état ou de ce qui pouvait lui arriver.

Dans tous les cas, le petit équipage arriva en vue de la princesse en détresse, une frégate blanche qui ne semblait pas être estampillées, hormis les étranges motifs apparaissant sur son fuselage. L’humaine à la chevelure noire se tourna vers la galarienne.

Leurs armes ?

Elle lui répondit avec le débit de paroles typique de son espèce.

Aucune, le premier scan semble nous indiquer qu’elle est complètement désarmée, l’hypothèse du camouflage partiel n’est cependant pas à écarter, mais le modèle semble assez ancien, je doute que de tels dispositifs aient pu être installés à bord, sauf modifications dans un passé plus récent mais serait-ce seulement possible pour un modèle humain datant de cette époque… La structure générale semble entière et d’origine, peu probable donc que cette théorie ne s’avère véridique mais le risque n’est jamais à complètement étouffer, je conseille l’approche minutieuse accompagnée de nombreux autres scans, pouvoir mieux identifier la structure interne et tabler sur le possible agencements des modummpppfff…

Kydra avait enfourné un cookie dans la bouche de la galarienne. Elle se pencha vers la pilote avec un sourire.

Tentes d’ouvrir un canal de communication vers eux Dayora nous allons leur demander la permission de les accoster. Quand tu auras pris le temps de finir ce qu’il y a dans ta bouche et de respirer bien entendu.

Elle ne doutait aucunement de la facilité de l'opération, la frégate ne s'était pas encore tournée vers eux chargeant un canon électromagnétique sortit soudainement d'un recoin de sa coque. C'est donc une fois le canal ouvert que Kydra prit la parole.

Enchantés charmants inconnus, je suis Kydra Lifith, capitaine de cette modeste corvette venue à votre secours. Vous avez de la chance d'être tombés sur nous alors que vous êtes si proches de Sanctum... Je trouve ça mignon d'ailleurs de vous voir dériver ainsi à cause d'un petit moteur pleurnicheur, mais ne vous en faites pas, on a quelques ingénieurs à bord qui pourront vous aider si besoin et si vous acceptez de nous ouvrir votre sas. Mais nous allons d'abord vérifier en votre intérieur que vos intentions sont correctes, vous comprenez, la sécurité tout ça...

Nul doute que la méfiance venait certainement de monter en flèche dans le camp en face, mais le signal de détresse n'avait pas été activé pour faire joli sur la carte galactique de ceux qui passeraient à portée. Pas juste pour ça en tout cas.

Suite à un commun accord, la corvette se plaça alors de sorte à relier son sas à celui de la frégate inconnue. Pendant ce temps, Kydra ainsi que le reste des combattants enfilèrent leur armure, une précaution qui sur le papier ne devait en rester qu'une, mais le papier ça se mangeait facilement, même si c'était affreusement dégueulasse et sans saveur, Kydra pouvait en témoigner.

Elle se présenta face aux portes encore fermées avec trois autres combattants, tous en armure intégrale afin de parer à une éventuelle décompression surprise, on ne savait jamais. Kydra portait sa toute nouvelle armure noire reforgée après que son ancienne ait été détruite sur Fehl Prime, encore vierge de toute décoration au vu de son jeune âge. Le reste de la troupe était constitué d'une Ardat Yakshi, issue du clan amazone sur les lunes de Kobayashi, un butarien ex tueur en série devenu pacificateur et pour finir un Krogan anciennement gardien d'Aria. Une brochette de combattants d'élite qui avaient déjà vécus nombres de situations d'une extrême délicatesse et qui composaient la grosse majorité des hommes dont Kydra s'était entourée pour affronter Sanctum.

Un signal d'alerte et une voix digitalisée annoncèrent l'ouverture du sas, l'humaine entra la première à l'intérieur du couloir qui reliait son vaisseau à la frégate et s'arrêta une fois devant le sas d'entré encore fermé de cette dernière. Elle remarqua la présence d'une caméra extérieure censée très certainement surveiller les transferts dans le cadre de ce genre amarrage.

En attendant qu'on lui ouvre, Kydra leva ses bras au niveau de l'objectif. Elle forma un rond avec l'une de ses mains et fit rentrer à répétition l'index tendu de son autre main à l'intérieur.

Très métaphorique.



Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Aucune
Rang :
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4707-termine-l-artisan
http://www.masseffect-reborn.fr/t4712-journal-de-bord-de-l-artisan


En ligne
Messages : 57

MessageSujet: Re: Scylla et Cerbère   Jeu 29 Juin 2017, 14:48
Le grand vaisseau blanc parcourait l’immensité scintillante de l’espace du Berceau de Sigfried. La Gorgone, fière ancienne frégate de Cerberus, construite bien des années plus tôt, errait dans cette partie des Systèmes Terminus qu’elle avait déjà visitée au cours de ces seize longues dernières années. L’Artisan connaissait les Systèmes comme sa poche, chaque port, chaque coin reculé avait reçu un moment ou un autre la visite du vaisseau fantôme et de son commandant anonyme. Le coin n’était pas aussi riche qu’il l’aurait voulu, mais il n’était pas dénué de quelques jolis artefacts dissimulés sous les sables du temps.

Et en l’occurrence, il était déjà venu ici. Le Berceau de Sigfried avait été passé au peigne fin. Si la Gorgone revenait sur zone, c’était pour rester discrète. Depuis que l’Artisan s’était engagé auprès de Dahl Elkoss, quelques jours plus tôt, il avait considérablement relevé ses standards de sécurité. Et en l’occurrence, il avait planifié tout un détour pour ne pas revenir directement de Noveria, passant même par Shanxi pour être certain de perdre d’éventuels pisteurs. Il se trouvait dans sa cabine, a somnoler sur son lit lorsqu’Euryale, l’IV du bord, se manifesta.

« Artisan, je décèle une perte de puissance dans le réacteur principal. »

Le vieil homme se redressa péniblement sur son matelas. Pour une fois qu’il parvenait à dormir… Il cligna plusieurs fois des yeux avant de finalement répondre d’une voix endormie.

« Hmmm. Eh bien envoie donc les mécas faire leur boulot, Euryale. Qu’ils réparent tout cela. »

Alors qu’il terminait sa place, le grondement régulier du réacteur sembla ralentir pour adopter un ton plus lugubre, dont la fréquence décroissait rapidement. Les éclairages perdirent un bref instant en intensité avant de se stabiliser. Il y eu un moment ou le vieil homme se demanda quoi faire, arborant une moue pincée. Visiblement, la panne avait eu lieu. Et dans un coin ou il n’y avait aucune sonde pour permettre à Euryale d’anticiper. L’Artisan jeta un coup d’œil à la baie vitrée. Ils dérivaient dans l’espace, avançant à vitesse constante, profitant de l’inertie. Soupirant, il se leva et se dirigea vers l’arrière du vaisseau.

Plusieurs heures plus tard, le vieil homme était toujours dans la salle du réacteur, farfouillant derrière une épaisse conduite et plusieurs couches de câbles électriques à haute tension. La solution n’était pas si évidente qu’il l’aurait cru. Une fuite d’énergie dans une zone difficile d’accès avait causé une surtension ailleurs, et le puissant générateur s’était coupé par mesure de sécurité. Et dans cette partie-là, Euryale n’avait aucune visibilité. Les mécas non plus, d’ailleurs. Il avait donc fallu purger le réacteur dans le vide, puis sceller la tuyère de sortie pour que le vieil homme y entre directement avec le matériel nécessaire pour effectuer la réparation. En armure intégrale, bien entendu. Il ne tenait pas à mourir bêtement si la cloison magnétique avait un défaut. Ce n’était toutefois pas le cas, du moins pas encore. Et il travaillait dans cette partie du vaisseau, faiblement oxygénée, basse en pression, et affreusement noire. Il continuait de travailler sur la bréche lorsque que la voix synthétique d’Euryale parvint à ses oreilles.

« Artisan, un vaisseau non-identifié se dirige droit sur nous. »

L’ancien de Cerberus se redressa d’un air surpris. Comment était-ce possible ? Il n’eut meme pas a poser la question que l’IV continua de parler.

« Ils ont sans doute capté notre appel de détresse, Artisan.

- Que… Hein ?

- En vertu du protocole de sécurité principal en vigueur à bord des vaisseaux de Cerberus, toute avarie immobilisant le vaisseau doit résulter de l’activation de la balise de détresse de bord.
»

Pestant, jurant, tandis que l’IV continuait de déclamer la réglementation en vigueur plus de quinze ans auparavant, l’Artisan courait vers le poste de contrôle du vaisseau. Trop tard. Effectivement, une corvette approchait. En temps normal, la Gorgone l’aurait sans doute laissée sur place, tant ses moteurs étaient puissants. Mais là, elle se contentait de dériver sur le flanc. Ladite corvette était visiblement armée et ne portait aucun marquage officiel. Sans doute un charognard des Terminus. Il allait piller le vaisseau si ce n’était se l’approprier. L’Artisan enleva son casque et le déposa sur le siège de commandement, puis s’adressa a Euryale.

« Bon, coupe-moi cette saloperie. Et paramètre les mécas en configuration de défense du vaisseau si le besoin s’en fait sentir. Je donnerai l’ordre. »

Soudain, une voix féminine – pas celle d’Euryale – retentit sur la passerelle.

« Enchantés charmants inconnus, je suis Kydra Lifith, capitaine de cette modeste corvette venue à votre secours. Vous avez de la chance d'être tombés sur nous alors que vous êtes si proches de Sanctum... Je trouve ça mignon d'ailleurs de vous voir dériver ainsi à cause d'un petit moteur pleurnicheur, mais ne vous en faites pas, on a quelques ingénieurs à bord qui pourront vous aider si besoin et si vous acceptez de nous ouvrir votre sas. Mais nous allons d'abord vérifier en votre intérieur que vos intentions sont correctes, vous comprenez, la sécurité tout ça... »

Ils voulaient… venir à bord ? Un coup de main n’aurait pas été de refus, mais faire venir des inconnus à bord de la frégate… L’Artisan n’aimait pas ça. Mais que pouvait-il faire ? Son vaisseau était désarmé, ses moteurs hors d’usage. De mauvaise grâce, il répondit.

« Corvette inconnue, de l’Euryale. Bien reçu, nous aurions bien besoin d’un coup de main. Autorisation de vous amarrer à couple accordée. »

Renonçant à se changer pour arborer des vêtements plus conventionnels, le vieil homme se présenta avec deux mécas armés devant la sortie du sas. Finalement, la porte s’ouvrit et le vieil homme ne put s’empêcher de retenir un bref instant sa respiration face à l’imposante équipe qui lui faisait face. Une humaine, possiblement celle qui s’était exprimée à la radio, difficile d’en dire plus sur elle tant son armure la dissimulait. Un Korgan, une Asarie et un Butarien complétait le tableau. Clairement, ce n’était pas le contingent d’ingénieurs proposé à la radio. Le vieil homme resta calme. Il n’avait que deux petits mécas derrière lui qui se feraient sans nul doute dessouder avant d’avoir pu dégainer. Il nota pour plus tard de doter la Gorgone d’unités armés réellement dangereuses.

« Bienvenue a bord de la Gorgone, je suis l’Artisan. A qui ai-je l’honneur ? »

Elle se présenta comme étant Kydra Lifith. Curieusement, ce nom sonnait comme déjà entendu quelque part, mais le vieil homme ne parvenait pas à se souvenir dans quelles circonstances. Il était temps de discuter plus sérieusement du reste de la journée.

« Comme convenu par radio, vous pouvez maintenant vous rendre compte que mes intentions sont correctes si je me souviens de vos termes. Ce vaisseau est un bâtiment privé à usage scientifique. Il ne transporte aucune arme mis à part celles des mécas et n’a pas vocation à être utiliser dans des circonstances militaires. Mes mécas vont montrer le chemin à vos ingénieurs. En attendant, puis-je vous inviter à prendre un verre dans mon bureau pour vous remercier de votre déroutement ? »

Avant qu’elle puisse répondre, il jaugea les molosses qui accompagnaient la jeune femme en armure.

« Vos gardes. Ils restent ici. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Pacificateur
Rang : Déesse
Voir le profil de l'utilisateur


En ligne
Estomac Tendre
Messages : 411

MessageSujet: Re: Scylla et Cerbère   Dim 02 Juil 2017, 22:09

Le sas s'ouvrit enfin et le comité d’accueil fut en réalité bien plus sobre qu'elle ne l'avait pensé. Un homme semblait-il assez âgé accompagné de deux méchas leur fit les présentations.

Bienvenue a bord de la Gorgone, je suis l’Artisan. A qui ai-je l’honneur ?

La Gorgone... Ce nom ne lui disait rien de particulier pas plus que celui de l'humain, elle n'avait jamais entendu parler d'une quelconque réputation que cette frégate et son propriétaire auraient pu avoir. Mais il ne s'agissait que de paroles après tout, leur identité réelle était peut être dissimulée. La jeune femme se frappa du poing au niveau de la poitrine.

Kydra Lifith ! Grand honneur qui est le vôtre de me recevoir entre vos murs en effet.

Comme convenu par radio, vous pouvez maintenant vous rendre compte que mes intentions sont correctes si je me souviens de vos termes. Ce vaisseau est un bâtiment privé à usage scientifique. Il ne transporte aucune arme mis à part celles des mécas et n’a pas vocation à être utiliser dans des circonstances militaires. Mes mécas vont montrer le chemin à vos ingénieurs. En attendant, puis-je vous inviter à prendre un verre dans mon bureau pour vous remercier de votre déroutement ?

Rien dans les circonstances actuelles ne semblait contredire le vieil homme, mais il ne fallait jamais laisser sa méfiance s'endormir face à des inconnus.

Vos gardes. Ils restent ici.

Oh elle avait bien envie de confirmer les craintes visibles de son interlocuteur en feignant une attaque, se débarrassant rapidement des méchas et pointant une arme sur lui. Mais c'était une mauvaise idée, si cette situation pouvait déjà provoquer une panique intense pour une personne de son âge , il serait aussi difficile d'établir la moindre once de confiance après coup.

Kydra s'avança alors de quelques pas et retira son casque, dévoilant son visage et laissant sa chevelure de jais tomber sur ses épaules. Son regard émeraude se fixa dans celui qui se faisait appeler l'Artisan.

Mes hommes escorteront les ingénieurs, je suis certaine que vous saisissez aisément pourquoi je prends ces précautions. Si nous étions venus vous piller, vous seriez déjà en train de tester le confort relatif de votre sol métallique, j'ose espérer que vous en êtes conscient.

C'est une charmante invitation en tout cas, je vais donc vous suivre, seule, comme vous le désirez. Je comprends que vous ne puissiez résister à l'idée de vous isoler avec moi, mais je n'aurais pas pensé que ce serait aussi rapide.


Elle gloussa un instant avant de se rapprocher davantage de l'homme qui lui faisait face.

Si vous tentez un coup en traître, je préfère vous prévenir, vous avez intérêt à le réussir du premier coup.

Quelques ordres plus tard, la poignée d’ingénieurs pénétra à son tour dans la Gorgonne, ils furent rapidement accompagnés de la petite troupe d'élite de Kydra qui devait s'assurer de leur sécurité. Ayant une confiance totale en ses hommes, la jeune femme suivit donc l'Artisan au cœur de cet étrange vaisseau.

L'humaine fut réellement surprise en parvenant au niveau du pont supérieur. Ce qui représentait supposément les quartiers personnels du vieil homme tranchaient complètement avec l'apparence métallique habituelle. Rustiques et élémentaires, les lieux frappaient puissamment de par leur vieillesse, les meubles et autre bureau étaient en bois, des rangées de livres se dressaient fièrement dans un alignement impeccable et le sol lui même était recouvert de parquet. La jeune femme en resta bouche bée.

C'est... wow.

Sur l'instant, sa méfiance s’effaça complètement pour laisser place à l'admiration. Elle n'avait que rarement foulé des pieds ce genre d'endroits, et encore moins à bord d'un vaisseau. La jeune femme sautilla jusqu'aux livres et les observa avec intérêt. Vestiges physiques des connaissances du passé et d'un temps désormais révolu. Il était logique de voir les anciens s'accrocher à ce qui avait entouré leur existence autrefois, ce qui n'empêchait pas les jeunes générations de s'en émerveiller. Mais les yeux de Kydra ne suffirent pas, elle passa alors délicatement sa main le long des couvertures, mue par une curiosité presque malsaine.

D'un mouvement vif, elle tenta de retirer l'un des livres de sa rangée, mais elle ne s'attendait pas à les voir tous se décoller en même temps. La jeune femme tenta maladroitement de les rattraper tandis que plusieurs d'entre eux venaient de s'écraser sur le sol. Ravalant un juron, elle se baissa pour les ramasser et les remettre à peu près à leur place. Kydra se tourna alors vers l'Artisan comme si rien ne s'était passé et s'approcha du vieux bureau derrière lequel il s'était installé.

D'un petit bond, la jeune femme grimpa sur le meuble en bois et s'installa en tailleur par dessus. Son armure était légère pour lui permettre de faire preuve du plus d'agilité possible en situation de combat, aucune inquiétude à avoir donc sur la solidité du bureau. Enfin, elle l'espérait. Se curant une oreille, elle prit de nouveau la parole.

J'avoue n'avoir jamais observé pareille installation au sein d'un vaisseau, j'imagine que c'est assez représentatif de ce que tu es réellement.

Tapant sur le bureau avec ses mains, elle se pencha en avant.

Mais y'a plus important ! J'ai retenu un détail particulier dans ce que tu as dit tout à l'heure. Vous êtes des scientifiques ? Genre des vrais qui font de la recherche et tout ? J'aimerais bien voir le reste de l'équipage et à quoi tout ce petit monde ressemble.

Avec une impulsion, Kydra roula en arrière et se réceptionna sur le sol, se redressant de toute sa hauteur.

Mais je me rends compte que je n'ai même pas précisé ce que nous étions.

Elle faisait les cent pas.

Je suis une reine pirate, future impératrice, déesse guerrière d'Oméga et également assassin à mes heures perdues. On se demandera sûrement alors pourquoi ne pas avoir tout simplement pillé ce vaisseau qui n'attendait que nos griffes en dérivant si innocemment dans l'espace ? Et bien justement car la destruction n'apporte parfois rien de prolifique sur le long terme... Et y'a de la curiosité aussi, c'est vrai.

La jeune femme se rapprocha alors une nouvelle fois du bureau. Elle s'accroupit, agrippant le rebord et ne laissant dépasser que la partie de son visage au dessus de son nez.

Je me suis légèrement égarée mais... N'étais-je pas invitée pour boire un verre ?



Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Aucune
Rang :
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4707-termine-l-artisan
http://www.masseffect-reborn.fr/t4712-journal-de-bord-de-l-artisan


En ligne
Messages : 57

MessageSujet: Re: Scylla et Cerbère   Mer 05 Juil 2017, 17:59
Kydra Lifith. L’esprit de l’Artisan s’activait à la suite de cette nouvelle information. Où diable avait-il entendu ce nom ? Sur Omega, sans doute, mais cela ne lui rappelait rien. En tout cas, à voir son escorte, il n’était pas tombé sur d’honnêtes marchands traversant les Systèmes Terminus. Il en aurait presque rigolé seul. Personne d’honnête ne traversait cette région de la Galaxie, pas sans une bonne – voire excellente – raison. Les paris étaient donc lancés : pirates, mercenaires, esclavagistes, tueurs ? Sbires de tel ou tel seigneur de guerre ? Tout pouvait être imaginé.

Finalement, l’interlocutrice de l’Artisan s’était avancée, retirant son casque et dévoilant enfin ses traits. C’était une jeune femme au trait fin, d’une élégance rare dans les Terminus. On aurait dit qu’elle avait une ascendance aristocratique, presque. Sa chevelure noire, libérée de l’entrave du casque, tombait sur les épaulières métalliques de son armure impeccable. C’était d’ailleurs la seule. Celles de ses compagnons de voyage semblaient bien fatiguées, en comparaison. Des bosses, des creux, des griffures, des endroits ou la peinture avait disparue, laissant place au métal brut et luisant et même… des impacts de tir ? Clairement, la compagnie de Kydra Lifith était patibulaire. Le vieil homme reporta son regard sur la jeune femme alors qu’elle lui parlait de nouveau.

Mes hommes escorteront les ingénieurs, je suis certaine que vous saisissez aisément pourquoi je prends ces précautions. Si nous étions venus vous piller, vous seriez déjà en train de tester le confort relatif de votre sol métallique, j'ose espérer que vous en êtes conscient.

C'est une charmante invitation en tout cas, je vais donc vous suivre, seule, comme vous le désirez. Je comprends que vous ne puissiez résister à l'idée de vous isoler avec moi, mais je n'aurais pas pensé que ce serait aussi rapide.
»

Elle émit un bref gloussement légèrement dérangeant et se rapprocha du natif de la Terre. Ce dernier ne remarqua qu’à cet instant les profonds yeux verts et déterminés qu’elle avait. Non seulement il se souvenait du nom, mais le visage aussi lui disait quelque chose. Mais d’où ?

Si vous tentez un coup en traître, je préfère vous prévenir, vous avez intérêt à le réussir du premier coup. »

Le vieil homme la regarda sans se laisser impressionner. Il lui répondit avec un simple sourire énigmatique. Il n’avait pas l’intention de les trahir. Ils étaient bien trop équipés pour pouvoir être maitrisés par les quelques mécas légèrement armés de la Gorgone. Tandis que les ingénieurs escortés par les véritables guerriers patibulaires se dirigeaient vers l’arrière du vaisseau - ou ils seraient surveillés par des mécas et surtout Euryale qui gardait un œil attentif sur ce qu’il s’y passait – l’Artisan guida la jeune femme vers ses quartiers.

Ils traversèrent les grandes coursives vides de la frégate de Cerberus. Il n’y avait pratiquement aucun bruit à bord. Le réacteur au ralenti, l’absence d’équipage : tout cela expliquait la quiétude relative des lieux. Ils n’étaient accompagnés que du bruit de leurs pas sur le sol métallique uniforme. Enfin, ils arrivèrent aux appartements du maitre du bord. Tout était exactement pareil que lorsqu’il avait quitté le laboratoire secret du Havre, ce monde non-répertorié, à peine viable pour recevoir une installation à sa surface, un jour de l’année 2186, peu après la bataille de la Terre. Kydra Lifith pouvait s’estimer privilégiée, elle était l’une des très rares personnes à avoir pu contempler de ses yeux le repaire de l’Artisan.

La bibliothèque regorgeait de vieux ouvrages que Valerion avait trimballé avec lui durant toutes ces années, d’autres qu’il avait pu sauver du carnage terrien grâce aux réseaux de Cerberus sur place peu avant leur fin. Il y avait là des livres qui valaient pour certains une véritable fortune, comme ce saisissant exemplaire du succès d’Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, l’une des premières éditions qui était dans la famille De Lannist depuis des générations. Difficile d’oublier aussi des ouvrages plus ou moins récents, comme des essais sur la Citadelle ou les traites de Liara T’Soni et d’autres savants sur les Prothéens. Il s’y trouvait aussi plusieurs exemplaires de la Bible, du Coran et de la Torah. Et des dizaines d’autres ouvrages, romans, études, traités, essais et autres recueils trônaient la, dépoussiérés et parfaitement entretenus.

C’est… wow. »

Tandis que le vieil homme se dirigeait vers son bureau pour ordonner un peu le tout, il remarqua du coin de l’œil comme il était sorti du domaine de considération de la jeune femme. Quelques fois, les livres laissaient place à des objets plus particuliers. La, une maquette sous verre d’un immense navire a voiles d’un autre temps, l’Hyperion, un troisième rang de soixante-quatorze canons de la marine britannique – la Royal Navy – datant de la période qu’on appelait les guerres napoléoniennes. Plus loin, posée sur un support, une autre maquette trônait avec majesté, représentant de tout premier cuirassé de l’Alliance. Un peu plus loin, une espèce de cube gravé de runes prothéennes était posé sur un présentoir cuivré. Quelques autres artefacts trainaient encore, comme un antique drapeau bleu d’une nation disparue ou encore une grande balance d’argent.

Dans tout cela, la jeune femme semblait être redevenue une enfant. Elle errait le long des rayonnages, la main posée sur les couvertures, avançant lentement, comme découvrant tous ces objets. Elle essaya de s’en saisir d’un, sans doute de manière machinale, et tout une étagère lui sauta dessus, voyant plusieurs ouvrages se précipiter par terre. L’Artisan ne pipa mot, se contentant de contourner son bureau et de s’installer dans son fauteuil. Il patienta tranquillement qu’elle ait terminé de tout ranger avec plus ou moins d’approximation. Les mains croisées sur le ventre, l’ancien de Cerberus la regarda sauter sur son bureau et s’y installer en tailleurs, et en armure. Il se retint de faire un commentaire sur le fait que l’armure risquait d’endommager le vernis. Avec une désinvolture assez saisissante, la jeune femme entreprit de se récurer une oreille du bout d’un doigt tout en discutant avec le vieil homme. Mais où diantre l’avait-il vue ?

J'avoue n'avoir jamais observé pareille installation au sein d'un vaisseau, j'imagine que c'est assez représentatif de ce que tu es réellement. »

Tu ? Voilà qui devenait familier. Ils n’avaient pas gardé les cochons ensemble, que diable ! Et il n’était pas du même bois qu’une simple criminelle des Terminus. Elle tapa dans ses mains, mettant fin aux railleries internes du natif de la Terre.

Mais y'a plus important ! J'ai retenu un détail particulier dans ce que tu as dit tout à l'heure. Vous êtes des scientifiques ? Genre des vrais qui font de la recherche et tout ? J'aimerais bien voir le reste de l'équipage et à quoi tout ce petit monde ressemble. »

Une nouvelle fois, l’Artisan arbora un sourire mystérieux, toisant la jeune femme du bas de son siège. Si seulement elle savait. Et si lui aussi savait… Pourquoi diable n’arrivait-il pas à se souvenir ? Avec un mouvement à peu près gracieux, elle quitta le bureau après une roulade sur son arrière.

Mais je me rends compte que je n'ai même pas précisé ce que nous étions. »

Valerion se demandait si elle n’était pas un brin hyperactive, à la voir tourner en rond comme elle le faisait. Il semblait assez avéré qu’elle était légèrement secouée.

Je suis une reine pirate, future impératrice, déesse guerrière d'Oméga et également assassin à mes heures perdues. On se demandera sûrement alors pourquoi ne pas avoir tout simplement pillé ce vaisseau qui n'attendait que nos griffes en dérivant si innocemment dans l'espace ? Et bien justement car la destruction n'apporte parfois rien de prolifique sur le long terme... Et y'a de la curiosité aussi, c'est vrai. »

A l’énoncé des titres les plus farfelus les uns que les autres, l’Artisan se contenta d’hocher la tête sans se dépareiller de son sourire.

Je me suis légèrement égarée mais... N'étais-je pas invitée pour boire un verre ? »

Le sourire de l’Artisan disparut instantanément pour être remplacé par une expression véritablement stupéfaite. Les yeux écarquillés, il se leva l’air sincèrement désolé.

Oh ! Bon sang, bien sûr ! »

Il se dirigea vers l’un des meubles en bois et ouvrit les deux battants en bois précieux pour découvrir la précieuse collection d’alcools de qualité qu’il avait à bord. Quelques whiskeys irlandais de plusieurs décennies d’âge, de grands vins français et allemands, du cognac, du saké, du champagne et quelques liqueurs. Finalement, il se retourna et regarda la jeune femme.

Que diriez-vous d’un brandy vraiment sympathique ? »

Sans attendre de réponse, il servit deux verres et referma le meuble. Puis, il apporta l’un des deux a la jeune femme qui continuait de faire les cent pas. Il s’installa dans l’un des deux sièges faisant face à son propre bureau, permettant ainsi à Kydra Lifith de s’asseoir à ses cotes, ce qui rendrait la discussion plus aisée et moins formelle que de part et d’autre de l’imposant bureau.

Il brandit son verre vers la jeune femme pour trinquer et prit une petite gorgée du liquide ambré. Il lui brula légèrement la gorge tant il était fort mais son gout corsé était tout ce qu’il fallait a Valerion qui se souvint, enfin, de ce qu’il cherchait depuis de nombreuses minutes.

Vous etes Kydra Lifith !! »

Il laissa s’exclamer un rire sincèrement heureux de s’en être souvenu.

C’est vous qui avez gagné cette course délirante au Wonderland d’Omega ! Ah quelle coïncidence ! »

Il reprit une gorgée d’alcool, profitant de la sensation agréable de sentir la substance glisser dans son gosier. Il se renfonça dans son siège, profitant du moment présent. Il n’avait vraiment pas assez de visite. Et encore plus rarement celle d’une demoiselle aussi intéressante.

Quant au reste de l’équipage… Vous ne le trouverez pas étant donné qu’il n’y a que moi, et mes mécas. »

Il était inutile de mentionner Euryale pour le moment. Il préférait garder un atout dans sa manche au cas où.

J’ai acquis ce vaisseau il y a bien longtemps, je vis a bord pour ainsi dire, ce qui peut expliquer votre surprise de voir un lieu aussi bien achalandé. Et pour répondre à votre question, oui, je suis bien un scientifique. Je suis l’Artisan, pour vous servir. »

Il leva son verre et but une nouvelle gorgée avant de se pencher légerement vers la jeune femme.

Vous étiez sérieuse avec cette histoire de reine pirate ? J’ignorais cela, dites m’en plus. »




Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Scylla et Cerbère   
Revenir en haut Aller en bas
 

Scylla et Cerbère

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mass Effect Reborn :: Voie Lactée [RP] :: Systèmes Terminus :: Berceau de Siegfried-