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 Anton Ardak : vassal ou suzerain ?

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Crédits : Yanarada (Deviantart)

MessageSujet: Anton Ardak : vassal ou suzerain ?   Dim 21 Mai 2017, 15:55
Intervention MJ : NonDate : 21 mai 2202 RP Tout public
Jerata Kheln ♦ Anton Ardak
Anton Ardak : vassal ou suzerain ?


Dans sa tour d'ivoire, la belle Butarienne cultive l'amour de la haine. Et de haine, et de colère, le bas-peuple s'indigne dans les rues crassent. Il y avait sur Oméga une jeune femme nommée Jerata : elle était friquée, ses comptes en banque remplit jusqu'au dernier. Si j'exagérais, je dirais que d'aucun avait perdu la vue à vouloir en compter chaque billet. Et puis de l'autre côté, il y avait sur le trottoir un homme déshumanisé. Sans la moindre thune, même pas assez pour s'acheter le transport vers l'usine : alors il songeait, là, à s'engager comme homme de main dans un gang local ou national.

Voyez-vous, l'amour ne fait pas tout et parfois, pour nourrir sa famille il faut savoir privilégier l'argent. Privilégier un danger inhérent à cet emploi. Une possible mort dont il fallait accepter l'idée si on voulait pouvoir vivre. Ce que la Butarienne ne pouvait comprendre : l'amour, pour elle, fait tout, voyez-vous ; puisqu'il réside dans l'argent. Elle n'a ni famille à nourrir, ni amis à aider : ceux-là sont tous riches et se tiennent particulièrement loin des petits faubourgs où l'on faisait chanter les flingues, siffler les balles, rugir la mort. Tout au plus payaient-ils une taxe à une bande de mercenaire pour les protéger.

Alors, l'homme qui ne comptait pas aux yeux de Jerata savait que son choix était fait. Mais aux décisions difficiles il y avait un temps particulier pour les assumer pleinement. Particulièrement difficile plutôt que long. Ses pas, inexorables, déterminés mais durant tout le trajet, angoissés, s'avançait, un peu au talent, vers un recruteur. Il y en avait, de temps en temps, au détour des ruelles d'Oméga. Il suffisait d'être chanceux et, parfois, patient pour en trouver un.

Le monde de Jerata n'était pas si tortueux, lui ; ce n'était pas ce labyrinthe féroce que l'on trouvait au-delà de la tour d'ivoire. Il y avait un bureau, grand et éclairé par une bai vitrée donnant sur le quartier luxueux d'Oméga, un riche mobilier classique d'un style année milieu du vingt-et-unième, dans un recoin de la galaxie dont ma mémoire m'empêche avec exactitude de donner l'origine, alors autant ne pas le faire. L'escritorio, comme disent les Espagnols, étaient d'un argenté métallique, un peu vieillot mais au charme toujours présent. De larges bibliothèques couvrait l'un des murs, en face une porte menait vers son secrétaire - un professionnel, pas le meuble -, le sol était en bois, marron. Les murs étaient blancs et pendaient à ces derniers des tableaux de l'Asari Veli D'silia et d'un Galarien dont le nom m'échappe mais qui s'était fait connaître de part sa maîtrise du Néo-surréalisme Concilien. L'Asari était une amie que Jerata devait recevoir dans la journée, alors elle se devait de l'accrocher quelque part en attendant. Mais sinon c'était une croûte, un paysage de Tuchanka : désertique et sale, somme toute très commun, d'ailleurs. Jerata l'avait fixé près de la porte, vers la fenêtre, à l'opposé de son bureau de telle sorte que ses autres rendez-vous de la journée ne puissent pas l'observer lorsqu'ils parleront.

Parler. C'était ce qu'était en train de faire notre ami. Il conversait avec un recruteur trouvé à quelques centaines de mètres d'un petit boulot éventuel qu'il aurait à lui confier. C'était un Krogan, l'armure usé, les armes estampillaient Dahl Terminus, le visage prompt à la bagarre... Comme tout les Krogans, me direz-vous. Il n'avait as prit la peine de demander au Turien s'il possédait une arme : à Oméga, il était dangereux de sortir sans, alors leur achat s'était généralisé. Et voilà qu'il se retrouvait dans une équipe de cinq gars avec une mission d'intimidation : aller voir le chef d'une petite équipe de mercenaires qui avait voulu escroquer une entreprise spécialisé dans l’achat et vente d’armes, lors de l’achat d'une cargaison de M-77 Paladin. Et pendant que l'un se préparait à chanter, l'autre attendait son premier rendez-vous de l'après-midi.
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MessageSujet: Re: Anton Ardak : vassal ou suzerain ?   Mar 30 Mai 2017, 18:17
Anton scrutait avec un désintérêt feint le plan s’affichant sous ses yeux.

Après plusieurs mois de travaux, une coquette somme investie et la participation de plusieurs ingénieurs et leurs équipes, ils avaient réussi à faire produire une carte numérique parfaitement détaillée des différents quartiers sous contrôle des Pacificateurs. Désormais les nombreux capteurs mis en place aux endroits stratégiques permettaient de mettre à jour quasi instantanément les territoires possédés.

Peu à peu, le royaume d’Anton se fortifiait, mais aussi et surtout était remodelé à son image. Deux arènes majestueuses et toujours fonctionnelles, des bars ouverts à toutes heures, une brasserie tournant à plein régime, une académie biotique formant les prochaines générations de biotiques, un centre de formation militaire recevant les conseils avisés et professionnels d’instructeurs de l’Hégémonie.

L’espace des Pacificateurs bouillonnaient tant à côté de celui des trois mercenaires et de Shoran, que désormais les demandes pour venir vivre dans le secteur ne cessaient d’affluer. Bien sûr peu d’entre elles étaient acceptées, et les rares chanceux étaient méticuleusement choisis. Bien évidemment il restait hautement compliqué d’empêcher les allées et venues d’éventuels espions, mais un excès de précautions n’était en soi pas un mal.

Toutefois, un autre sujet avait finalement attiré l’attention du seigneur de guerre Ardak. Les récentes décisions économiques et financières de la nouvelle arriviste d’Oméga, Jerata Kheln. Cette dernière avait parlé récemment d’un entrepôt commun à toutes les factions, afin de réduire les conflits entre les différents groupuscules de la station. Une noble idée, si Dahl terminus n’était pas clairement connue pour son affairisme maladif et sa cupidité malsaine.

Toutefois l’amusement d’écouter la butarienne débattre du bien-fondé d’une telle chose auprès d’individus ignorant le concept même de bien-fondé était quelque chose qu’il n’avait étrangement pas envie de rater, aussi Anton décala ou annula ses quelques rendez-vous, et évènements prévus et accepta poliment l’invitation de la PDG de Dahl Terminus. Après tout, si Dahl Elkoss avait nommé cette butarienne pour lui succéder c’est qu’elle devait être au minimum intéressante.

Et puis, leur première rencontre ne s’était pas si mal terminée.

Aussi, Anton équipa son armure de guerre, organisa son commando, une dizaine de krogans et de butariens suréquipés, et se dirigea son un regard pour la plèbe qu’il croisa, tout du moins pas pour celle se trouvant en dehors de son territoire. Que les autres scrutent avec curiosité, jalousie ou peur cet individu ambitieux transformant son secteur morne en nation stable et richissime.

Quelques secondes seulement avant l’heure dite du rendez-vous, le seigneur de guerre butarien se présenta au bureau de Dahl terminus, bâtiment richement décoré au sein d’un secteur tristement entretenu. Les Soleils Bleus semblaient être d’aussi bon gestionnaire qu’auparavant. Cette simple constatation fit monter la tension de l’ancien chasseur de prime. Lui qui avait perdu la première Guerre d’Oméga face à des individus si pathétiques.

Toutefois, posséder une armée et être très bien équipé semblait toujours suffire pour gouverner étant donné la mine soumise des quelques locaux rencontrés.

Puis Anton et sa suite entrèrent dans un autre monde, en l’occurrence le siège de Dahl Terminus sur Oméga. Opulente, tape à l’œil, la tour était tout cela à la fois, et la décoration intérieure déplut immédiatement au butarien. Souvent, l’on a taxé Anton d’être un vulgaire chien de guerre, un molosse dans goût pour l’art. Mais en vérité, bien loin du commun, le seigneur Ardak est un esthète. Certes un passionné ayant des goûts tout à fait particulier, mais toujours un esthète.

L’amour du brute, un peu du brutal, de la puissance brusque, captiver le moment, la sauvagerie par la structure. La pierre, le métal, toujours dans des formes antiques, barbares, ou animales. Alors qu’ici il n’y avait qu’une mise en scène fonctionnelle. Un usage de la mode comme d’une affirmation de la richesse, de la réussite. Bien sûr, difficile de faire le procès d’un narcissisme lorsqu’on a fait ériger des sculptures de soi.

Toutefois, au-delà du narcissisme, il y avait une sorte de déshumanisation de la réussite, de valorisation de la victoire passagère, une affirmation de maintenant, tout de suite. L’exacte opposée de tout ce que pouvait aimer Anton. Lui le bâtisseur, eux les consommateurs. Deux visions diamétralement inverses, et pourtant les deux faces d’une même pièce, celle qui transcende même l’appartenance de corps. La pièce qui symbolise le désir. Construire ou consommer, élever ou dévorer.

Succomber à la dictature de l’esprit ou du désir. Deux dévoreurs insatiables et antinomiques.

Mais bien que différents, ils pouvaient tout à fait s’entendre. Après tout, pour l’heure les deux parties pouvaient se gaver sans entraver l’autre. Aussi le seigneur de guerre s’avança sans un seul instant d’hésitation jusqu’au bureau du secrétariat. Quelques instants plus tard, après que les représentants locaux eussent annoncé l’arrivée de la délégation à leur dirigeante, Anton et deux autres butariens prirent l’ascenseur pour rejoindre l’étage du bureau de Jerata. Le reste des gardes étant laissés dans le Hall.

Arrivés au bon étage, le trio s’avança jusqu’à un nouveau secrétariat, celui du bureau de la patronne cette fois-ci. Se délestant de ses derniers gardes du corps, Anton pénétra seul dans la suivante pièce, découvrant le bureau tout à fait dans son idée d’un bureau de PDG. A l’intérieur se trouvait simplement Jerata, toujours aussi richement habillée, et belle que dans ses souvenirs. Toutefois, la butarienne semblait plus dominatrice et assurée que la dernière fois, comme si Jerata avait pleinement assimilé son nouveau rôle et ses limites.

Qui semblaient ne pas être nombreuses étant donné le luxe dévoilé.

« Jerata Kheln. »

Lança sobrement Anton tout en saluant son interlocutrice. Puis le butarien s’avança jusqu’à une bibliothèque de sa consœur, et scruta avec un intérêt totalement feint les nombreux ouvrages y figurant. Cela laissant ainsi le temps à la butarienne de développer ses salutations et la raison exacte de cette rencontre.

« Intéressant, très intéressant. »

Clama soudainement le seigneur de guerre, sans préciser s’il parlait des ouvrages ou des propos de Jerata. Puis le butarien retourna à son mutisme, laissant la PDG occuper pleinement le terrain diplomatique …



Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

Spoiler:
 
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