AccueilCalendrierFAQRechercherConnexionGroupesMembresS'enregistrer

Partagez | .
 

 Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar

Personnage RP
Faction : Aucune
Rang : Entité divine
Voir le profil de l'utilisateur


Compte staff
Messages : 4110

MessageSujet: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Sam 06 Mai 2017, 22:56
Intervention MJ : OuiDate : 6 Mai 2202 RP Tout public
Nasaya Ledajin ♦ Valérion de Lannist dit ''L'Artisan'' ♦ Naare'Vula Nar Qwib-Qwib ♦ Tori Jorunn
Les Espions



Les Espions
6 Mai 2202

Lasjae



Le Courtier mettait comme toujours les grands moyens. Le vaisseau filait silencieusement, quasiment indétectable malgré sa taille, se servant de la flottille pirate comme d'une couverture. Les criminels cherchaient le profit, voulait prendre tout ce qu'ils pouvaient de Lasjae avant que cette planète leur soit fermée. Le Courtier voulait faire de même, et plus encore.

Le vaisseau était plutôt grand, par rapport à la petit taille de son équipage. La raison en était simple : de nombreux modules indépendants vides étaient présents, préparés pour accueillir les futurs prisonniers. La mission précisait que la capture d'individus vivants était à privilégier, même si tout le monde savait que cela pourrait être difficile.C'est aussi pour cette raison que l'équipe d'intervention contenait des éléments extérieurs au réseau, des pertes plus simples à remplacer que les vrais agents.

Nasaya Ledajin était, elle, une véritable agente. Responsable de l'opération, elle avait une autorité absolue sur les scientifiques et combattants de l'équipe. Sous ses yeux, les dossiers sur les éléments extérieurs, efficaces mais dont la loyauté et l'investissement étaient incertains, qui débarqueraient avec elle sur la planète.
Naare'Vula Nar Qwib-Qwib, une scientifique quarienne, qui apparemment souhaitait étudier les laksals et prélever des échantillons. Le Courtier l'avait détournée du vaisseau pirate où elle souhaitait au départ embarquer, estimant que ses compétences seraient plus utiles ici qu'au sein d'un groupe d'esclavagistes.
Tori Jorunn, mercenaire drelle qui avait déjà prouvé sa valeur, et servirait de cheffe des combattants après Nasaya. La réputation de loyauté des drells n'était plus à prouver, leur faculté à dissocier leur comportement de leur esprit permettant d'exiger bien plus qu'à d'autres.
L'Artisan, mystérieux scientifique indépendant qui avait directement pris contact, via intermédiaires, avec le réseau. L'humain était poussé par sa curiosité, disait-il, et ses contacts l'avaient dirigé vers le vaisseau du Courtier, plus sûr et plus efficace que n'importe quel pirate.
Derrière venait une quinzaine d'autres noms, des combattants recrutés pour protéger l'escouade et mettre au point la capture des aliens. Et enfin, le dossier de ceux qui resteraient sur le vaisseau et piloteraient les navettes, de vrais agents du Courtier à nouveau, qui resteraient en retrait pour ne pas risquer leurs vies.

« Le vaisseau est en position, les navettes de transports sont en préparation. Que l'équipe d'intervention les rejoignent. »



La première chose qui frappa l'escouade fut la gravité. De 2,5g, chacun se sentait devenir un véritable poids lourd, et seuls les mécanismes hautement évolués des armures permettaient de se mouvoir correctement. Les relevés des armures confirmaient les scans spatiaux : l'atmosphère présentait une acidité exceptionnelle, à même de ronger les chairs, ainsi qu'une forte température et pression atmosphérique faisant de cet endroit le dernier lieu où une espèce souhaiterait vivre.
Autour de la troupe, un mako et deux véhicules de transports assez grands pour transporter les caissons qui seraient ensuite rattachés à la prison. Un véhicule plus fixe était aussi érigé, base temporaire d'où les raids partiraient.

Plus loin, une steppe s'offrait aux aliens : un territoire désolé battu par le vent, où des plantes poussaient proche du sol, où les feuilles n'existaient pas car remplacer par des extensions quasiment minérales, seule solution de survie face à l'atmosphère. Plus loin, les scans avaient repérés de petits monticules semblant être les endroits où vivaient les laksals. Ces ''villes'' faisaient parti des plus petites repérés, lieu idéal pour frapper sans rencontrer de résistance. C'était également des lieux de passage, ce qui permettrait des raids supplémentaires si nécessaire.

Mais avant toutes choses, il faudrait observer pour repérer la meilleure façon de s'y prendre. Pour l'équipe du Courtier, l'heure était venue d'apprendre aux laksals à quel point l'univers pouvait être dur.



____________INFOS MJ____________



Et c'est reparti pour un tour !

Le principe de cette intrigue est de vous laisser pas mal de libertés. Vous gérez ce RP comme d'habitude et je n'interviens que lorsque les laksals entreront en jeu, ou si vous avez une demande particulière, ou si j'ai envie de vous coller un événement. :3

Autre chose : vous êtes des explorateurs. N'hésitez pas à créer des choses dans vos RPs en plus de ce que je vous apprendrai au fur et à mesure ! Les fiches codex demandent à être développées ! Smile



Revenir en haut Aller en bas
Messages : 20

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Lun 08 Mai 2017, 00:08


Les espions
Lasjae.

La planète semblait auréolée d'une magnifique lueur ambrée, lueur qui perdait en intensité pour laisser place au vide spatial, mais elle était suffisamment importante pour donner l'impression que l'astre brillait. Le satellite se paraît ainsi de cette magnifique tenue parmi ses camarades mais il était trop timide pour devenir une véritable étoile. L'asari qui y avait perdu son regard au travers de l'unique vitre de sa cabine penchait la tête sur le côté, songeuse.

Une tasse au contenu désormais incertain trônait au milieu de son bureau juste à côté des longues jambes de l'asari étalées par dessus. La jeune femme elle même était affalée dans son siège, presque allongée, tenant un datapad dans ses mains et la tête toujours orientée vers la vue qu'elle avait de Lasjae. Elle bougea alors réellement pour la première fois, s'étirant de tout son long dans un léger gémissement avant de se redresser.

Nasaya porta alors son regard sur le datapad. Ce dernier contenait toutes les informations sur les membres de l'équipe qui allait l'accompagner au sol. Des pros pour la plupart, même si certains profils manquaient cruellement de détails, d'autres pouvaient s'avérer particulièrement intéressants. Mais il ne s'agissait pas d'agents, des mercenaires, attirés pour le profit, la curiosité et sans aucun doute pour cette fameuse substance dont il était question sur cette planète.

C'était d'ailleurs l'objectif de leur mission, en apprendre le plus possible. Objectif particulièrement délicat entre les pirates opportunistes et les conciliens avides de pouvoir défendre cette nouvelle porte qui s'ouvrait face aux terminus. C'était pour cette raison que Nasaya était la seule à se rendre au sol, les risques étaient grands, son équipe était donc constituée de membres sacrifiables au besoin, ainsi le réseau n'aurait pas à souffrir du même revers qu'il avait connu sur Zanéthu.

Triste sort qui se déchaînait sur un peuple encore bien loin de s'être éveillé, mais toutes les instances galactiques tentaient de tirer leur épingle du jeu, le réseau devait faire de même. Nasaya posa alors le datapad et sauta de sa chaise. Elle avait hâte d'aller sur le terrain, parcourir de nouveaux territoires était toujours très vivifiant mais plus encore, elle avait hâte d'entrer en contact avec les fameux laksals.

La jeune asari vérifia une dernière fois son équipement, rebouchant tout les ports de son armure blanche et s'assurant que tout resterait hermétique. Les conditions à la surface ne laissaient pas beaucoup de doutes quand au sort qui attendait ceux qui s'y exposeraient sans protection. Son Revenant plié dans son dos, elle agrippa son sabre cinétique qui émit son vrombissement si particulier en tranchant l'air avant de le rengainer au niveau de sa taille.

Seule sa tête à l'air libre, Nasaya quitta donc sa cabine, son casque sous le bras. Les lieux étaient en pleine effervescence juste avant le départ de l'équipe d'intervention. L'asari était loin de porter cette opération dans son cœur, mais au moins, elle la dirigeait. En ce sens, peut être permettrait elle d'éviter la casse au maximum, préférant une intervention propre et sans trace qu'un bain de sang de laksal. Ils restaient après tout des pionniers sur le point de découvrir une nouvelle terre. Elle pensa alors à garder cet aspect à l'esprit pour le reste de la mission.

Une fois chargées, les navettes atteignirent leur destination sans encombre, plusieurs véhicules leur avait été fournis pour faciliter les trajets et transporter leurs cibles. Le déploiement se fit sans accroc, l'asari enfila son casque et le verrouilla juste avant l'ouverture des portes de la navette. Elle foula alors pour la première fois le sol de cette planète peu accueillante et elle fut prise d'un frisson. La dangerosité de son environnement cumulée à cette sensation qui la clouait au sol lui donna la véritable impression d'être enfermée dans son armure. Ce simple contact l'exaltait déjà, elle avait hâte de découvrir ce que lui réservait la suite.

Nasaya fit donc ainsi ses premiers pas, scrutant au travers de sa visière la région qui l'entourait. Son regard se perdit jusqu'à l'horizon. Si à première vu le paysage qui s'offrait à elle lui rappelait beaucoup Tuchanka, il en restait différent de bien des aspects. Le sol était sec, inhospitalier, le vent était quasiment invisible, marquant son passage par l'envol de quelques particules et l'inclinaison particulières des plantes qui recouvraient l'endroit. « Plantes ». Elle n'en était surement pas vraiment. Une sorte de nouvelle spécificité du monde végétal ou animal même, qui sait.

Nasaya s'approcha de l'une d'elle et s'accroupit un instant pour la voir de plus près. Elle tendit sa main, passant ses doigts sur les fascinantes excroissances minérales qui recouvraient les branches. Mais ils n'étaient pas là pour étudier l'environnement et le temps n'était pas un luxe qu'ils possédaient. L'asari se redressa alors et alla vérifier son équipe.

Tous étaient présents, achevant à leur manière, leur premier contact avec cette planète. Nasaya leur fit comprendre qu'elle souhaitait leur parler, elle grimpa sur le mako et le groupe se rassembla devant elle. Elle ne leur faisait pas particulièrement confiance mais elle espérait qu'ils n'étaient pas assez stupides pour penser que trahir le Courtier pourrait être une bonne idée, pire encore dans un environnement aussi dangereux. Un discours concis et strict serait sans aucun doute à même de leur suffire.

Bien, tout le monde sait pourquoi nous sommes ici, et tout le monde connaît son rôle, alors je vais être brève.

Nous n'avons pour le moment aucune réelle information sur nos cibles, notre objectif premier va être de recueillir le plus de données possible, sur eux et sur leur environnement. Une phase d'observation est nécessaire pour cela, c'est pourquoi je veux l'Artisan et Naare' Vula en première ligne avec moi.

Tori Jorunn, je vous laisse gérer les troupes qui nous accompagneront et celles qui resteront sur place, organisez des patrouilles ou envoyez d'autres expéditions, vous avez carte blanche.


Elle croisa les bras.

Des remarques ou des suggestions ? Je vous écoute.
Feat. Tori, Naare et l'Artisan


Dernière édition par Nasaya Ledajin le Lun 05 Juin 2017, 21:15, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Aucune
Rang :
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4707-termine-l-artisan
http://www.masseffect-reborn.fr/t4712-journal-de-bord-de-l-artisan


Messages : 31

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Lun 08 Mai 2017, 20:14


    Fascinante.


Oui, vraiment. On vivait une époque fascinante. Difficile de penser autrement. L’annonce de la découverte d’une nouvelle espèce consciente avait fait grand bruit dans toute la galaxie, de l’espace concilien aux systèmes Terminus. C’était d’ailleurs assez ironique, quand on y pensait. Les Laskals, espèce locale, avaient été épargnes par la furie exterminatrice des Moissonneurs car ils n’étaient pas assez avancés pour justifier une menace, ou simplement l’intérêt des créatures de l’apocalypse. Difficile pour le scientifique natif de la Terre de ne pas voir l’ironie là-dedans. Les Laksals avaient été épargnés par les Moissonneurs pour être directement menaces par ceux qu’ils auraient dû exterminer purement, simplement et proprement.

    Fascinante, oui.


Dans la cabine qu’il occupait dans le vaisseau affrété par le Courtier de l’Ombre, l’Artisan terminait d’étudier les rares donnes que l’on avait sur Lasjae. Un peu plus petite que la Terre, elle tournait bien plus vite sur elle-même. Avec une atmosphère bien plus importante que celle de la planète natale des humains, le monde des Laksals n’était pas franchement propice à la vie telle que l’Artisan pouvait la concevoir. La température était de fait relativement élevée, dépassant une moyenne de 60 degrés. Celsius. Le pire était bien entendu la composition de l’atmosphère de ladite planète : acides et dioxyde de carbone. Les quelques traces infimes de dioxygène et d’azote ne permettrait pas de survire sans réserves, ou, à défaut, sans filtre très efficace. Et c’était pratiquement tout. Quelques zones avaient été visiblement repérées, mais il avait été convenu plus tôt que l’équipe qui descendrait à la surface éviterait toute zone trop densément peuplée. Le but n’était pas de conduire une action massivement hostile et visible par tous. Le mieux, serait une frappe décisive, et furtive. Un enlèvement rapide, ni vu, ni connu.

Cela faisait d’ailleurs bien longtemps que l’Artisan n’était pas allé sur le terrain. Il avait donc particulièrement en tête les impératifs de la mission : sujets prélevés vivants et de manière discrète. S’ils manquaient à cet objectif, les conséquences seraient rapidement problématiques. Personne ne voulait que le Conseil ou l’Hégémonie ne se lance dans une enquête. Pas qu’ils puissent découvrir grand-chose. De l’avis de l’Artisan, le Courtier était bien trop prudent et méticuleux pour se faire avoir ainsi. Mais cela restait des désagréments potentiels. Le vieil homme tenait à sa tranquillité. D’autant plus qu’il souhaitait fermement conserver son identité secrète. Valerion De Lannist avait disparu des radars peu après la chute des laboratoires de Synthetic Insights de Noveria. La plupart des gens qui avaient pu s’intéresser a lui devaient le considérer comme mort. Tout au plus, ils avaient perdu sa trace après la mort de l’Homme Trouble. C’était pour le mieux. En tant qu’ancien de Cerberus, l’Artisan n’avait pas vraiment envie que l’on puisse le questionner sur son passe. Il se doutait que l’organisation pro-humanité n’était pas bien vue après ses déviances durant la grande guerre.

Le vieil homme déposa le datapad qu’il consultait sur la couchette sur laquelle il était assis. Il jeta un œil dubitatif sa main constelle de taches brunes de vieillesse. Elle tremblait légèrement, pas comme une violente secousse, non. Plutôt comme un lointain tremblement de terre. Il sentait effectivement la sensation de vide, de faim inassouvie remonter. Fébrile, il se leva et ouvrit une petite valise réfrigérée dans laquelle se trouvait une multitude de fioles métallisées ainsi qu’un petit plateau en argent et quelques fins cylindres creux. Il préleva l’une des fioles et attrapa l’un des cylindres et le plateau qu’il déposa sur le petit plan de travail faisant également office de bureau. Gardant le cylindre en main, il ouvrit la fiole et versa son contenu sur le petit tableau faisant figurer des armoiries presque effacées par le temps. Une fine poudre rouge se déversa en une petite ligne au centre du plateau. Le vieil homme tremblant, parcouru par les premières sueurs froides, se pencha sur le plateau et se servit du cylindre métallique – rien de plus qu’une paille, finalement – pour inspirer le trait de poudre d’un coup sec.

Une inspiration plus tard, l’Artisan était la tête en arrière, savourant le retour au calme de son esprit et la délicieuse sensation de sentir le sable rouge se propager, comblant ce manque qui l’habitait. Il était désormais prêt. Il se sentait revenir au calme. Il avait volontairement pris une dose un peu plus importante que d’ordinaire, lui assurant d’être tranquille le temps de la mission. Il ne l’estimait pas à plus de quelques heures, quelques jours tout au plus. Il était temps d’y aller. Pour descendre sur Lesjae, l’Artisan avait ressorti son armure d’exploration. Dérivée d’un modèle de Cerberus qu’il avait trouvé dans le vaisseau qu’il avait dérobé à l’organisation au moment de sa chute, il l’avait amélioré pour en faire un outil tout à fait unique. La protection contre les armes était bien entendu fortement diminuée. Le but n’était pas d’explorer des zones de guerre mais bien des ruines, sur n’importe quel type de monde. Il était donc relativement à l’abri de n’importe quelle contrainte environnementale, comme la composition de l’atmosphère, les radiations, la température ou encore la pression. Le tout, bien entendu, dans des échelles raisonnables. La création de l’Artisan lui permettait également de disposer d’un grand nombre de modules efficaces : scanners, laser de découpe, tête de forage, grappin, fusée et balise de détresse n’étaient que quelques-unes des fonctionnalités à disposition. Le casque, lui, disposait d’un ATH résolument avance et permettait de communiquer avec Euryale, l’IV de navigation de La Gorgone, permettant à l’Artisan de faire analyser certaines structures depuis son vaisseau. Bien entendu, cette fois, il n’avait pas accès aux options très avancées de son vaisseau, mais il serait au moins en mesure d’être assiste par Euryale et de disposer d’une analyse rapide. Une fois pare, le vieil homme quitta le confort relatif de sa cabine pour rejoindre les navettes.

Le vol se déroula sans accroc. L’ambiance était professionnelle, cela plaisait a l’Artisan, lui rappelant la rigueur toute militaire qu’il avait particulièrement apprécie chez Cerberus. Finalement, le vieil homme put prendre un moment pour examiner les différents piliers de la mission. Nasaya Ledajin était la seule et unique véritable employée du Courtier, elle avait donc toute autorité sur leur façon de faire. Elle respirait le professionnalisme et la compétence, il avait hâte de voir ce qu’elle valait sur le terrain. Venait ensuite une Quarienne, Naare’Vula Nar Qwib-Qwib. Le vrai nom de cette dernière était bien trop complique a retenir pour l’Artisan qui se contentait de Naare’Vula. Elle se présentait comme une scientifique désireuse d’étudier les Laksals. Ils n’avaient pas eu vraiment l’occasion de discuter mais le vieil homme était intrigue et désireux d’en savoir plus a son sujet et ses potentielles compétences. Quant à la mercenaire Drelle, elle était visiblement compétente aussi. Elle superviserait visiblement la partie sécuritaire de l’opération. Quelle foutue cour des miracles, cette expédition…

    Lesjae.


Ils y étaient. Alors que les véhicules se déployaient avec les mercenaires, l’Artisan fit ses premiers pas sur la nouvelle planète. Il y avait une sorte de moment de grâce à fouler pour la première fois une planète a peine découverte. Il faisait partie des premiers à se rendre directement à la surface de la planète. Et n’en déplaisent aux Butariens, il était humain. La respiration amplifiée par le filtre et l’exiguïté de l’armure, le vieil homme prit un instant pour examiner le paysage désolé qui s’offrait a lui. Pratiquement pas de relief, une végétation locale aussi farfelue que rare. L’ensemble de la planète était tapissé d’une espèce de sable gras aux teintes orangées qui collait aux armures. Les jambières blanches de l’Artisan étaient déjà constellées de petites mouchures orange.

Le regard du vieil homme se posa ensuite sur les différents véhicules qui étaient désormais prêts à l’emploi. Un Mako, engin un peu vieillot mais dont la solidité et la fiabilité étaient connues et reconnues, ainsi que deux transports plus conventionnels d’un modèle inconnu de l’Artisan. Derrière, se trouvait un véhicule plus imposant, celui qui ferait office de poste de commandement. Il vit que Nasaya rassemblait la troupe devant le Mako et suivit le mouvement. Se faufilant au milieu des quelques hommes et femmes présents, il termina au premier rang et écouta attentivement l’Asari.

Bien, tout le monde sait pourquoi nous sommes ici, et tout le monde connaît son rôle, alors je vais être brève.

Nous n'avons pour le moment aucune réelle information sur nos cibles, notre objectif premier va être de recueillir le plus de données possible, sur eux et sur leur environnement. Une phase d'observation est nécessaire pour cela, c'est pourquoi je veux l'Artisan et Naare' Vula en première ligne avec moi.

Tori Jorunn, je vous laisse gérer les troupes qui nous accompagneront et celles qui resteront sur place, organisez des patrouilles ou envoyez d'autres expéditions, vous avez carte blanche.


L’Artisan sourit par devers son casque. Rigueur et efficacité, l’Homme Trouble et ses équipes auraient apprécie Nasaya. Quant a la phase d’observation, il était bien entendu d’accord. Il était important pour eux de savoir au moins vraiment a quoi ressemblaient leurs cibles, quelle taille pouvait faire les jeunes, la composition de leur structure moléculaire, et encore de nombreuses autres questions. Nasaya croisa les bras d’un air sérieux.

Des remarques ou des suggestions ? Je vous écoute.

L’Artisan avança d’un pas.

« Oui. Il nous faut également adopter la politique que l’on doit appliquer a l’égard des natifs. Notre mission est certes de les prendre vivants, mais je souhaiterai que l’on évite les violences inutiles. Nous sommes tous des professionnels, le travail bien fait est notre marque de fabrique a tous. »

Puis, il se tourna vers la jeune Drelle et les mercenaires.

« J’aimerais également suggérer que nos troupes restent a distance des natifs tant que nous n’avons pas plus de renseignements. Inutile de nous faire repérer. La discrétion restant, a mon sens, notre meilleure alliée et notre objectif, sinon principal, au moins essentiel. »

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Concilienne
Rang : Chasseresse (Enfants d'Amonkira)
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4020-tori-jorunn#60283
http://www.masseffect-reborn.fr/t4021-tori-jorunn#60284


Messages : 163
Crédits : moi-même

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Mer 10 Mai 2017, 11:29
La drelle s’était isolée dans l’endroit qui lui servait de cabine. Cette mission demandait plusieurs préparations.

Mentale, dans un premier temps. Doucement, à l’aide de sa respiration, elle pratiqua le petit rituel personnel qui lui permettait de parvenir dans un état dissociatif quasiment parfait. Tout d’abord, elle laissa filer quelques pensées anarchiques. Sur ses motivations personnelles, sur tout et rien, de ce qu’elle pouvait avoir envie de manger, à l’idée étrange que pouvait être celle de capturer des pauvres créatures natives de cette planète. Ca ne la regardait pas. La drelle cligna de ses doubles paupières et leva les yeux aux plafonds. Joli vaisseau. Elle expira profondément. Yeux clos, des prières murmurées filtraient ses lèvres. Il était nécessaire et vital de s’en remettre aux dieux. Elle repensa fugacement à Abbadon et cela la fit sourire. Le batracien l’avait interrogée, il y a plusieurs années déjà. Pourquoi repensait-elle à lui, certainement parce qu’il y a bien moins longtemps, ils s’étaient tous deux retrouvés dans le contexte d’une mission étrange et périlleuse. Une mission qui avait certainement quelque chose à voir avec sa nouvelle popularité de mercenaire. Cela permettait à son organisation de poser plus de condition lors d’un contrat, et notamment, d’espérer une prime confortable. Celle-ci valait cher et il semblerait que son employeur ait porté un intérêt à sa personne. Intéressant. Ou frustrant ? Après tout, à 32 ans, elle pouvait se targuer d’allier expérience et puissance physique. Surtout d’avoir l’extrême qualité d’être en vie, gage d’efficacité dans une profession aussi risquée.

La drelle laissa filer ces dernières pensées vagabondes et raffermit sa concentration. On pourrait comparer cela à plonger dans une piscine et observer le monde depuis le fond. En remontant, son âme y restera, tandis que son corps continuera son labeur. En tout cas, la sensation sourde et diffuse de l’immersion correspondait bien à sa première sensation. Elle n’aimait pas l’eau, c’est peut-être pour cela que cette image l’avait marquée. Ce qu’il adviendrait pour la suite n’était désormais plus de sa responsabilité.

Préparation stratégique ensuite, puisqu’elle avait un rôle de leader dans cette mission. Elle fit donc défiler toutes les fiches du personnel armé qu’elle aurait sous ses ordres. Photographies, noms, capacités et tout ce qui les concernaient. Les informations méticuleusement observées se gravaient dans la mémoire parfaite de la drelle. Elle pourrait ainsi combiner ses opérations, choisir ses seconds et chefs d’escouades. Quel matériel était à disposition et ensuite quelles maigres informations disposait-elle sur la géographie de leur point d’atterrissage. Le terrain était la plus grande des inconnues, les hommes eux semblaient dans l’ensemble qualitatifs. La drelle appréciait bien plus les missions solistes. Elle était une virtuose, un artiste qui appréciait peu de se mêler à des détails aussi pragmatiques. Qu’importe, à présent, elle faisait sciemment ce qu’on attendait elle, rien de plus ou de moins.

Elle se leva, étirant son corps ankylosé. Ils devaient approcher à présent. Elle passa donc à la dernière préparation, la sienne. Elle revit en détail chaque partie de son armure et de ses armes. Un contrôle nécessaire au vu de l’hostilité de la planète qu’ils exploraient. Elle avait, pour l’occasion, eut le droit à une armure neuve. Il faut dire qu’elle avait passablement en endommagé la précédente. Elle l’avait détruite, tout simplement. Il faudra être plus prudente avec celle-là. Elle se permit un regard au miroir, elle ne doutait pas que son visage émaillé d’écailles et de piques devait sembler étrange aux autres races, mais elle se trouva plutôt pas mal. Le teint vif, le vert de sa peau brillait doucement en fonction de la lumière. L’armure augmentait l’aspect sportif et puissant de son corps, elle avait l’air de ce qu’elle était, une guerrière. Une machine de combat et tant mieux si ses traits austères renforçaient ce sentiment. Ce détail d’apparence était important, le paraître aurait un rôle important dans sa prise de commandement. Le plus vital, sera de démontrer son expérience et son professionnalisme, afin d’être respectée et d’acquérir ainsi la plus importante des autorités.

En arrivant, chacun eut sa manière de prendre contact avec la planète. La drelle se contenta d’observer placidement les personnes qui l’entouraient. Elle ne n'eut aucun marqueur comportemental de curiosité. Elle se contenta d’observer qu’elle aimait le sable et la chaleur, bien qu’elle soit invivable pour elle, le spectacle derrière sa visière lui plut. Elle emmagasinait déjà des données mémorielles et stratégiques pour la suite. Il faudra prévoir des paquetages de survie en cas de soucis, ce désert était aussi dangereux que ce qui le peuplait. C’est toujours aussi dépourvue d’émotion quelconque qu’elle écouta le discours de bienvenue du chef de leur expédition. Carte blanche ? Elle hocha de la tête et s’apprêta à rompre le rang pour assigner les rôles des mercenaires, mais elle fut interrompue dans son impulsion par un vieillard humain. Un scientifique.

Voilà donc la composante la plus contraignante et ennuyeuse de sa mission : le relationnel.

« Nous nous chargerons de notre objectif prioritaire, votre sécurité. Égard sera fait à vos recherches, mais nous ne pourrons pas nous permettre de frivolités dangereuses, en tout cas, pas sans plus d’information sur le type de dangers qui vous guettent. Conformément à votre choix, je vous assignerai une escouade capable de discrétion, mais ne comptez pas sur eux pour vous lâcher au milieu du désert. »


Ces scientifiques… pf, aucun sens pratique.

« A moins, que le chef d’expédition ne change mes ordres, il en sera ainsi. »

Respect de la hiérarchie oblige.

Revenir en haut Aller en bas
Messages : 20

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Dim 14 Mai 2017, 00:07


Les espions
Haussant un sourcil sous son casque, Nasaya observa l’échange de la drell et du vieil humain. Leur réaction l'étonnait, elle avait pensé devoir gérer des mercenaires redoutables et implacables peu importe la nature de leur mission, mais il y avait visiblement quelques problèmes d'éthiques qui semblaient se balader dans l'air.

Cependant, elle était d'accord sur un point, un massacre était purement inutile. Prendre contact faisait implicitement partie de la mission, et l'asari en trépignait d'impatience, elle savait parfaitement à quel point Lush aurait tué pour pouvoir être à sa place. Dans tout les cas, la capture devait se faire sobrement et non pas de façon aussi barbare que la plupart des dégénérés des Terminus.

Je ne veux aucune agressivité envers les laksals, s'ils se montrent hostiles, nous battons en retraite. Il est hors de question de laisser le sang couler pour rien, les natifs ne représentent pas un danger suffisant pour justifier un massacre, suis je bien claire ?

Si certains s'étaient attendus à pouvoir s'en donner à cœur joie en massacres et pillages, ils s'étaient fourvoyés. Et les ordres n'avaient malheureusement pas un pouvoir absolu, l'asari allait devoir surveiller qu'il n'y aurait aucun manquement à la règle.

Après les derniers préparatifs et les équipes constituées par la drell, l'équipe de reconnaissance pris place à l'intérieur du Mako. Nasaya s'était placée aux commandes de l'engin, transportant l'Artisan, Naare et quelques mercenaires sous la tutelle de Tori. Sans perdre plus de temps, elle démarra l'engin et ils se mirent en route pour traverser le désert qui les entourait. Le véhicule conçu pour pouvoir se déplacer sur toutes les surfaces possible n'eut aucun mal à tracer sa route au milieu du sable et du sol desséché.

Le mako ne se dirigea pas directement vers les monticules qui étaient la première trace évidente de la présence des laksals, mais vers un endroit peu éloigné où le terrain se surélevait suffisamment pour former une protubérance, endroit qui représentait une destination de choix pour l'observation et le recueil d'informations. Nasaya arrêta le véhicule au début de la pente et fit comprendre à l'équipe qu'il fallait descendre.

Après être sortie du véhicule un par un et avoir laissé un combattant sur place pour le surveiller, la petite troupe entama donc la montée. La pente était relativement raide et pour cette raison, Nasaya jeta fréquemment des coups d’œil à l'Artisan. L'humain était assez âgé, et ce genre d'exercices physiques ne devaient plus être réellement à sa portée. Heureusement, le reste de la troupe en était également conscient, et certains venaient l'épauler lorsque cela s'avérait nécessaire.

Une fois arrivés au sommet, le terrain redevenait de nouveau plat et leur permis de souffler. Le regard émerveillé, Nasaya contempla le paysage magnifique qui s'offrait à eux mais plus particulièrement à l'animal qui flottait dans les airs juste au dessus. Gigantesque, majestueux, il ne ressemblait à rien de qu'elle connaissait. Sa masse pourtant imposante semblait glisser le long des vents, sa mâchoire s'ouvrant à intervalle régulier, dévoilant une énorme gueule et faisant crépiter d'étincelles bleues les petites protubérances sur la partie inférieure de son corps. Une boule de gaz qui aurait été insufflée par la vie, l'animal ne leur porta en tout cas aucune attention et continua son chemin, majestueux et imperturbable.

Mais ce qui intéressait véritablement la troupe se trouvait en contrebas, ils avaient désormais une vue imprenable sur les monticules et l'observation allait pouvoir réellement commencer.

Animal volant observé:
 
Feat. Tori, Naare et l'Artisan


Dernière édition par Nasaya Ledajin le Lun 05 Juin 2017, 21:27, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Concilienne
Rang : Chasseresse (Enfants d'Amonkira)
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4020-tori-jorunn#60283
http://www.masseffect-reborn.fr/t4021-tori-jorunn#60284


Messages : 163
Crédits : moi-même

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Mar 16 Mai 2017, 20:19
« Très claire. Vous n’avez pas de massacre décérébré à craindre de ma part, après tout, ne suis-je pas la représentante d’une espèce en voie d’extinction ? »

Les mandibules grincèrent un sourire et la drelle se tourne vers ses quinze mercenaires.

« Nous allons fonctionner en trois groupes, dans un premier temps en tout cas. Un assura la protection de l’expédition scientifique, l’autre de notre camp de base et le troisième en réserve et exploration sera plus mobile. Il servira également à offrir un pool de rotation de repos en fonction des besoins. Comme vous l’avez entendu, vous ne devez faire usage de votre arme envers la faune qu’en cas de danger direct pour votre vie. En ce qui concerne les pirates ou toutes rencontres d’individus étrangers à cette planète, fera l’objet d’une demande. Sauf cas de légitime défense, il va de soi. Le chef de chacun des groupes me fera un retour toutes les demi-heures de sa position et état. »

« Nous allons répartir les forces et compétences. Deux biotiques dans le groupe de protection, un dans les deux autres, un ingénieur de chaque et le solde de combattants. A l’annonce de votre nom, avancez jusqu’à moi. Escouade Alpha… »

La drelle énuméra, par cœur, il va de soi, le nom des concernés qui docilement se scindèrent en trois groupes. Elle désigna ensuite les leaders choisis en fonction de leurs compétences et expériences, puis donna des ordres plus précis à chacun en fonction de leur mission. Le Mako allant à l’expédition principale, les deux autres escouades héritèrent des véhicules légers.

Elle-même pris place dans le mako et accompagna l’escouade Alpha. Elle préférait rester maître direct du point de sécurité le plus sensible de ce dispositif. Les makos étaient véritablement des merveilles et elle n’eut à déplorer aucuns soucis durant ce trajet dont Nasaya avait pris les commandes. Parfait, plus la commandante prenait le lead, moins elle avait à faire. Elle apprécia le choix de l’observatoire en hauteur qui revêtait un atout stratégique non-négligeable.

Une fois au sol, la drelle attribua à la volée des assignations et une formation aérée de protection gravita bientôt autour du petit groupe, formant le noyau. Principe très simple et efficace d’une surveillance à 360°. L’ingénieur en tête, scanner et outils de détection en fonction. L’humain avait des compétences polyvalentes intéressantes et elle ne doutait pas qu’il saurait réagir correctement et analyser ce qui s’offrirait à eux. Un militaire en queue de peloton, un krogan, parfait pour porter du matériel lourd, les deux biotiques assigné à un flanc chacun. Elle-même gardait une position libre. Les deux biotiques avaient pour mission particulière en cas d’attaque d’assurer la sauvegarde des deux scientifiques.

Après quelques mètres, elle se rendit compte que c’est certainement plus l’effort que les pirates qui auraient raison du vieillard humain. Elle soupira. Elle nota que l’asari avait elle aussi noté cette faiblesse. Observatrice et compétente, semblait-il.

La drelle se plia donc de courtoisie et resta à sa hauteur pour lui prêter un bras, le hisser ou veiller à ce qu’il ne chute pas.

« Voulez-vous que je vous porte ? » Lui offrit-t-elle, très sérieuse.

Plus que par gentillesse, c’était pour augmenter leur rythme d’avancée qui s’enlisait. Et éviter qu’il fasse un infarctus, quoiqu’après tout, on ne puisse pas lui reprocher un décès pour raison de dépérissement maladif ? Bah.

Heureusement, ce dilemme ne trouva pas de réponse concrète, car le scientifique parvint au sommet vivant. Elle observa elle aussi la bestiole volante, mais sans réel émerveillement. Son cerveau se contentait d’analyser risques et dangers, probabilités d’atteintes à la sécurité. Elle étendit de quelques mètres la sphère de protection et laissa les scientifiques installer leur matériel d’observation. Elle consulta l’ingénieur humain qui lui présenta des analyses radars négatives. Il y en a qui cherchaient des bestioles, elle, c’était plutôt du pirate qui l’intéressait.

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Aucune
Rang : Entité divine
Voir le profil de l'utilisateur


Compte staff
Messages : 4110

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Mer 17 Mai 2017, 13:45

Les Espions
6 Mai 2202

Lasjae



De votre point de vue dominant, vous observez ce qui semble être un rassemblement de bâtiments, peut-être une ville. Les constructions de pierre partagent une forme commune, plutôt arrondie à la base mais s'effilant sur le dessus. La raison est assez visible en observant le bâtiment au centre de la ville : plus haut, une bonne dizaine de mètres, il s'évase au lieu de s’effiler, et des liaisons sont créées entre son toit et celui des autres. L'ensemble donne une impression d'inachevé, de construction en cours. Ceci est confirmé par l'activité des laksals, partout sur le site.

Ceux ci semblent mesurer entre un mètre 80 et un peu plus de deux mètres. Six pattes mais aux extrémités différentes selon les individus. La raison s'explique quand vous voyez l'un d'eux ôter ses mains à trois doigts des crochets qui lui couvraient jusqu'à l'avant bras, pour les replonger dans un autre outil. Leur façon de se déplacer varie aussi : souvent à quatre pattes, avec le buste relevé pour libérer deux bras, vous les voyez parfois se relever sur deux pattes afin d'utiliser quatre bras dans leurs projets. Las laksals sortent et entrent à intervalle régulier dans les bâtiments, et vous en voyez de nombreux participer à développer l'ensemble de la structure en reliant les différentes constructions entre elles. Il est difficile d'évaluer leur nombre, mais il y en a au bas mot plusieurs dizaines.

Certains laksals sont immobiles, positionnés sur les hauteurs de la construction. Potentiellement des guetteurs, mais ils ne semblent pas en alerte. Il ne semble pas y avoir de gardes ou de rondes, mais il est difficile d'en être certain au vue de l'activité. Parmi les laksals, vous en remarquez certains qui semblent organiser les autres, en général parmi les plus grands.


Les laksals aperçus, debout et avec leurs crochet équipés. Crédit : Kunkka




____________INFOS MJ____________



Si vous avez des questions, n'hésitez pas !

Concernant l'allure générale de la construction, si ça vous aide, imaginez une gousse d'ail. Ouais, une gousse d'ail. Trollface



Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Aucune
Rang :
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4707-termine-l-artisan
http://www.masseffect-reborn.fr/t4712-journal-de-bord-de-l-artisan


Messages : 31

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Dim 21 Mai 2017, 00:36
    Bien.


Au moins étaient-ils d’accord. Il était inutile de neutraliser définitivement n’importe quel individu Laksal qu’ils croiseraient sans raison. Le vieil homme posa son regard d’airain sur la jeune femme Drelle qui se tenait auprès de ses subordonnées. Il était évident qu’elle n’appréciait pas l’Artisan plus que de raison. Ce n’était guère important. Pour le savant, elle n’était rien de plus qu’un porte-flingue. Aucune espèce d’importance, elle n’avait ni influence ni moyen d’être utile au vieil homme. Il ne la considérait comme rien de plus qu’un intermédiaire anonyme. Enfin, anonyme… Peut-être pas tout à fait. Les Drels étaient suffisamment rares en dehors de leur monde natal pour être remarquables. Tori Jorunn était ainsi la première représentante de son espèce que croisait l’Artisan, à peu de choses près.

Après un soupir poussé du haut du Mako, ce fut à l’Asari en charge de l’expédition de reprendre la parole. Elle précisa rapidement qu’aucune violence injustifiée ne serait tolérée. Le sang ne devait pas couler. L’Artisan se demanda si c’était un double-sens cynique complet étant donné qu’ils étaient justement ici pour le Sang de Laksal. Pas du sang à proprement parler, mais bien la sécrétion qui pouvait – à terme – remplacer le médigel. Depuis le début de la mission, le scientifique n’avait pas vu Nasaya sourire une seule fois. La mention des pirates laissa passer un léger voile dans l’esprit cartésien de l’Artisan. Des pirates ? Encore eux ? N’était-ce pas hautement improbable aurait-il voulu demander. Après tout, l’attention du Conseil et de l’Hégémonie étaient désormais braquée sur la petite planète. Ne serait-ce pas profondément risqué et stupide ? Etant donné qu’on parlait de pirates, il était donc parfaitement probable qu’ils tentent quelque chose de ce genre. Tant qu’ils n’interféraient pas, l’Artisan n’en avait cure. Il appréciait la découverte, pas la pérennisation de la situation. Il ne s’en préoccupait guère.

Finalement, les discussions cessèrent là et tout le monde embarqua dans les véhicules. Blindé, le véhicule ne disposait pas réellement de fenêtre permettant d’y voir quelque chose. Sans doute que le poste de pilotage devait avoir une visibilité convenable. Ce n’était pas le cas dans le compartiment central. Le gros véhicule hexamotorisé filait rapidement au travers du désert, rebondissant avec souplesse sur les quelques aspérités du terrain. L’intérieur était assez oppressant pour tout dire. Ils étaient tous serrés les uns contre les autres sur des banquettes, bien sanglés. Le Mako n’était pas un taxi. Et les explorateurs humains avaient parcouru la Galaxie à bord de machins comme ça ? Dieu. L’Artisan les plaignait.

Finalement, ils s’arrêtèrent devant un relief de taille assez moyenne. Ils s’extirpèrent du Mako les uns après les autres et attendirent les instructions qui ne tardèrent pas à tomber. Monter. Rien que le vieil homme ne pourrait faire. Le relief était relativement escarpé mais ce n’était pas très haut. C’était largement à la portée du vieil homme. Après tout, la médecine avait fait d’importants progrès et soixante ans ne constituaient plus une barrière temporelle comme cela avait pu être le cas. Ils commencèrent l’ascension.

    Bordel, ça grimpait plus sec que prévu.


      Vraiment sec.


« Voulez-vous que je vous porte ? »

Tori le toisait avec sérieux. Pas une once de pitié, plutôt l’envie d’être efficace. L’Artisan sentait que ses poumons étaient à bout. Il avait déjà été obligé de ralentir. Parti parmi les premiers, il fermait pratiquement la marche. Et le sommet n’était pas encore pour tout de suite. Rangeant sa fierté de côté, il acquiesça silencieusement, passant un bras autour des épaules de la jeune femme Drelle.

« Merci. » murmura-t-il, autant à bout de souffle que par volonté de rester discret.

Une fois au sommet, l’Artisan fit quelques pas avant de se pencher en avant, prenant de grandes inspirations, essayant d’oublier la sueur qui dégoulinait le long de son front. Il resta comme ça un court moment avant de se relever et de rejoindre Nasaya au niveau du point de vue. Une vaste plaine habitée s’ouvrait sous eux. Mais le spectacle le plus impressionnant était cet énorme animal inconnu qui semblait en sustentation dans l’air. Une sorte d’immense baleine d’électricité statique. C’était sincèrement passionnant et ça contredisait la logique habituelle à laquelle était confronté l’Artisan. Il prit discrètement quelques photos à l’aide de la caméra embarquée sur son armure. Il y avait peut-être une application technologique à cette énergie biologique. Le Courtier, Dahl, Kyreshori ou encore Anton Ardak pouvaient être intéressés par les dérivés. L’Artisan n’avait pas à rougir de son carnet d’adresse. Plutôt de sa forme physique, par exemple. Il espérait sincèrement ne pas en entendre parler de nouveau. L’immense créature ne sembla pas vraiment s’intéresser à eux, et passa son chemin l’air de rien, s’éloignant vers l’horizon.

Revenant à sa mission initiale, l’Artisans sorti une paire de macrobinoculaires qu’il pointa sur ce qui ressemblait à un village Laksal. Il prit soin de se positionner à l’ombre, voulant éviter qu’un reflet malencontreux du soleil sur le verre n’attire les yeux des insectes. Il y avait visiblement un schéma logique de construction dans l’ensemble qui s’étendait en contrebas. L’espèce de voûte qui était en construction évoquait davantage un temple ou un bâtiment à usage spécifique, comme conçu pour impressionner. L’Artisan retrouvait un peu la structure architecturale de ces vieilles cathédrales humaines. Dieu seul savait ce qui pouvait motiver telle construction.

Le vieil homme passa ensuite sur les créatures. Il y en avait un nombre important. Et la structure semblait en dissimuler d’autres. L’assaut frontal, s’il avait été une option, devait désormais être sérieusement considéré comme une erreur à n’absolument pas commettre. De ce que l’Artisan voyait, cela ressemblait à des fourmis ayant évolué. Les plus gros semblaient d’ailleurs avoir un rôle bien précis. Il resta encore quelques minutes à tout surveiller, à évaluer, compter et faire quelques conjectures. Puis, il se retourna. Sans douter que la scientifique Quarienne avait dû également faire son étude et tirer ses conclusions. Privilège de l’âge, l’Artisan commença à expliquer ce qu’il avait vu.

« A mon sens, je parle sous votre contrôle, Naare’vula, je pense qu’ils construisent un bâtiment à fonction bien précise. Un temple, un palais, une nécropole ou que sais-je encore. Etant donné leur avancée civilisationnelle, je tablerais sur un bâtiment religieux. S’ils suivent le schéma classique de relation à la Foi… Ils risquent de le défendre becs et ongles s’ils perçoivent une menace à son encontre. Si on doit en éliminer, mieux vaut cibler les plus gros. Ils ont visiblement une fonction de coordinateurs, ça devrait foutre une pagaille suffisante pour que l’on puisse être tranquilles. Le mieux serait de connaître leur fonctionnement interne. Nous pourrions ainsi trouver une façon de les neutraliser sans les tuer. Ou au moins sans les faire souffrir. Nous ne sommes là que pour le Sang de Laksal. Pas pour commettre un génocide, n’est-ce pas ? »
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 20

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Ven 09 Juin 2017, 10:53


Les espions
Une douce musique résonnait sous le casque de l'asari, des notes effilées, parfaitement étudiées pour provoquer une sensation d'apaisement et favoriser l'esprit créatif ou rêveur. Dodelinant de la tête, Nasaya était assise en tailleur sur le sol sablonneux, observant du haut de son perchoir la scène qui se situait en contrebas aux côtés de son équipe. De légers picotements lui parcouraient la peau, elle faisait face à un spectacle que peu d'autres personnes avaient eu la chance de contempler et s’il était parfois peu aisé d’en être réellement consciente, il s’agissait là d’une opportunité qu’elle ne devait en aucun cas sous-estimer.

Difficile de ne pas penser aux rachnis en observant les laksals, difficile de ne pas penser aux ravages qu’ils avaient causés autrefois, difficile de ne pas penser à la possibilité que cela se reproduise à nouveau. Mais inutile de les catégoriser définitivement pour une simple similitude, d’autant plus que certains de leur comportement se rapprochaient bien plus de celui d’humanoïdes. L’utilisation d’outils, la possession de véritables mains mais aussi une allure qui se voulait aussi bien bipède que quadrupède. Les laksals semblaient agir en véritable individu, bien loin des servants décérébrés d’une reine cachée on ne savait où. Mais pas de conclusions hâtives, ils n’avaient encore aucune réelle information sur eux.

Il n’y avait pas de mouvement de panique en tout cas, les laksals ne semblaient pas être particulièrement sur leurs gardes ou alertes d’une éventuelle menace extérieure, ce qui laissait suggérer que les pirates n’avaient pas frappé à cet endroit. Cela pouvait faciliter un premier contact mais la possibilité d’une intervention de leur part n’était pas à écarter.

Rapidement, Nasaya en arriva aux mêmes conclusions que l’Artisan, cet endroit était certainement d'une importance cruciale pour eux, complexe à caractère religieux, sacré, ou peut être tout simplement hiérarchique, un cimetière, un symbole ? Les possibilités étaient multiples mais dans tous les cas il s'agissait là d'un lieu d'importance pour les laksals, un lieu où il pouvait être dangereux pour un étranger d'y mettre les pieds. Peut être qu'ils se fourvoyaient complètement et que cette gigantesque structure centrale censée relier toutes les autres n'était au final que le noyau central de chacun de leur village, mais au final, cela ne changeait pas grand chose à ce qui était prévu pour la suite.

Un assaut ? Quelle idée ! Nasaya foulait actuellement le sol de Lasjae et elle ne repartirait pas avant d’avoir au moins essayé de communiquer avec les laksals. L’asari se leva, tapotant l’armure sur ses hanches pour enlever le sable et se tourna vers le reste du groupe.

On va former deux équipes, la première me suivra, nous allons essayer d’établir un contact avec eux. Si ça fonctionne, on avisera quoi faire le moment venu. L’autre équipe sera dissimulée de l’autre côté de cette colline, prête à intervenir avec les véhicules de transports et les armes tranquillisantes à tout moment. Si la situation dérape pour nous, vous aurez l’autorisation de pénétrer dans la zone et d’entamer la capture, l’attention des laksals sera braquée sur nous.

Nasaya frappa dans ses mains.

On passe par la ZA et on organise tout ça, Tori, je vous fais confiance pour répartir les troupes combattantes.

L’asari fit un signe de la main au krogan du groupe qui s’approcha. Un sourire se dessina sous le casque de l’agente.

Je pense que notre Artisan va avoir besoin d’aide pour la descente…

***

La première équipe disposait du Mako, toujours laissé au pied de la colline, il représentait le point de retraite si la situation dégénérait. L’Artisan attendait près du véhicule avant de rejoindre le trio qui approchait du village, une précaution nécessaire, le vieil humain ne pouvant potentiellement pas fournir un effort intensif s’ils devaient fuir. Un peu plus loin, Nasaya avançait accompagnée de Tori et d’un autre mercenaire, il s’agissait du groupe qui allait tenter le contact. L’asari donna ses directives à l’équipe.

S’ils nous attaquent ou s’ils se montrent agressif, nous ne répliquons pas, nous battons en retraite jusqu’au véhicule. Si jamais l’un de nous venait à être blessé ou à avoir une brèche dans son armure, le mako lui permettra d’être en sécurité.

De l’autre côté du relief d’où ils avaient observé l’activité laksale se trouvait la deuxième équipe, composée de la plus grande partie des troupes et de la scientifique Naare, les deux véhicules de transport attendant bien sagement à leur côté. Tout ce petit monde se dissimulait du village derrière le relief, néanmoins prêt à intervenir au moindre signal. La meneuse de l’expédition leur rappela les directives.

Soyez prêt à intervenir dans la zone dès que vous en aurez l’ordre, utilisez autant que possible vos camouflages et vos tranquillisants dans un premier temps, si c’est inefficace, amputez les. Et dans le pire des cas, un cadavre sera toujours préférable que de revenir bredouille. Mais inutile de massacrer le village pour cela, c’est bien clair ?

Le trio d’éclaireur était désormais à quelques dizaines de mètres seulement du village. Les structures se dessinaient plus nettement vu du sol et l’utilité d’une telle complexité dans l’architecture piqua la curiosité de l’asari. Les laksals situés en hauteur ou les patrouilleurs n’allaient certainement pas tarder à apercevoir les trois aliens qui s’approchaient sans tenter de se dissimuler. Nasaya décrocha le fourreau qui contenait son sabre à sa hanche et l’agrippa fermement tandis qu’elle écartait les bras. Une arme de ce style leur serait sans doute plus parlant qu’un fusil et elle tenait à leur faire comprendre qu’ils n’avaient aucunement l’intention de leur faire du mal.

Nasaya resta néanmoins sur ses gardes, prête à recevoir une flèche ou qui savait quelle autre cochonnerie primitive. Son cœur battait la chamade. Pas par stress, mais par excitation. Elle espérait pouvoir échanger au moins une poignée de mots avec eux. Lush aurait tué pour pouvoir être à sa place en cet instant. Aussi, l’asari commença à filmer depuis son armure ce qui allait être, elle l’espérait, un souvenir mémorable et non pas une course poursuite affreusement ridicule.
Feat. Tori, Naare et l'Artisan
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Concilienne
Rang : Chasseresse (Enfants d'Amonkira)
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4020-tori-jorunn#60283
http://www.masseffect-reborn.fr/t4021-tori-jorunn#60284


Messages : 163
Crédits : moi-même

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Ven 09 Juin 2017, 23:22
Cette crainte du génocide était décidément une ritournelle usée. L’insistance de leur leader à marteler qu’elle ne voulait pas de massacre était curieuse, ou vexante. Elle nota par contre l’indication de cible prioritaire fournie par le vieillard. On ne massacre pas ? Certes, mais son travail à elle, c’était d’anticiper toutes les attaques et défenses. Elle aurait aussi pu pester qu’il aurait mieux valu créer un poste d’observatoire et attendre un peu. L’observation à distance permettait d’obtenir bien des informations utiles à un premier contact. Les instants passés sur ce sommet avaient été enrichissants, mais insuffisant stratégiquement. Y aller à l’aveugle n’était pas un fait de sa responsabilité. Elle savait depuis le début, que le compliqué ne serait ni la planète, ni les autres, mais bien les décisions irrationnels des individualités du groupe. Après tout, c’était son expérience de sniper qui parlait là, une stratégie plus directe avait également d’autres avantages. Qu’importe, elle effectuerait son travail, sans s’en formaliser. Ce constat n’était qu’une donnée pragmatique parmi d’autre. Si la drelle n’avait pas été conditionnée, elle aurait certainement exprimé un mécontentement émotionnel. La pensée ne la traversa pas et c’est toujours avec son pragmatisme épuré qu’elle calcula ses options.

Elle pré-alarma la patrouille mobile, leur ordonnant de se rapprocher de leur position. Ils ne seraient pas de trop pour une manœuvre de retrait si nécessaire. Elle verrouilla son omnitech, une fois ses ordres envoyés. Ils seront là dans quelques minutes. Anticiper était toujours une source de réussite.

Le reste des calculs n’a pas représenté une grande difficulté, les décisions opérationnelles les plus sensibles ayant déjà été décidées. Elle choisit l’un des humains biotiques, léger et rapide, mais capable de puissance de feu certaine. Les troupes plus lourdes feraient partie des renforts. Il paraît que voir charger un krogan, fait fuir la majorité des ennemis et elle pensait que ce genre de vérité primitive pouvait s’appliquer à une race de ce niveau d’évolution. Il restait également un des atouts pivots à la protection des scientifiques. Ce choix était donc le plus logique. L’asari avait pris en compte la donnée primitive, puisqu’elle avait pris le soin de s’équiper d’une arme blanche. Intelligent. La drelle intima quant à elle à son acolyte mercenaire de ne pas sortir d’arme. Qu’ils comprennent ou non ce qu’était un pistolet, une main vide était un signe sécuritaire. A moins qu’il existe chez eux une forme de biotique et qu’ils se méfient des mains vides également. Cette option n’était pas à écarter. Un avantage certain, c’était sa biologie drelle. Si elle ne pouvait survivre sans combinaison, les paysages arides lui étaient familiers. Sa mémoire eidétique n’était d’ailleurs que le résultat d’une adaptation à un environnement du genre.

Ses yeux scannaient méthodiquement la zone au fur et à mesure de leurs avancées. Les constructions qui s’approchaient, les comportements des locaux au loin. Tout était gravé dans son esprit et serait réutilisé avec nécessité. Elle sentit une légère tension s’installer chez l’humain alors qu’ils franchissaient mètres après mettre la distance qui les séparait encore de leur première confrontation. Une réaction logique, un peu d’adrénaline le rendrait plus performant. Les autres races étaient de réels mystères et elle ne comprenait toujours pas leur fonctionnement. Nul besoin de Laksal pour apporter un peu de croquant à la note de l’incompréhension raciale. Quand on est sauvé par des bulbes translucides tentaculaires flottant, on ne s’étonne de plus grand-chose au niveau de la morphologie et des comportements.

La drelle laissera à l’asari le soin de mener sa discussion. Tori n’avait qu’un seul objectif, la protéger coute que coute. Ils n’étaient pas à l’abri d’un lancé de projectile et une flèche peut s’avérer aussi mortelle qu’une balle. Ce qui serait fâcheux. Elle espérait sincèrement que l’enthousiasme de Nasaya ne leur couterait pas trop cher. C’est pour cette raison, que l’attention de la mercenaire était bandée comme la corde d’un arc et qu’elle était prête à bondir pour la protéger. Même ses cibles les plus inconscientes restaient vivantes sous sa protection.

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Aucune
Rang : Entité divine
Voir le profil de l'utilisateur


Compte staff
Messages : 4110

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Lun 12 Juin 2017, 17:57

Les Espions
6 Mai 2202

Lasjae



Alors que vous avancez, les laksals guetteurs s’agitent et rejoignent agilement leurs camarades au sol en usant de leurs six pattes, atteignant une vélocité bien plus élevé que leurs comparses se déplaçant à quatre pattes. L'endroit devient rapidement très agité, alors que les laksals se rassemblent dans les bâtiments, se soustrayant à votre vue.

Vous pouvez d'ailleurs bien mieux observer les bâtiments. La première chose que vous remarquez est la taille de l'ouverture principale : elle atteint facilement les trois mètres de haut et autant de large, permettant aux laksals de passer en nombre. Ces ouvertures disposent également de ce qui ressemble à une membrane : visiblement fine et légère, elle réagit au vent en se gonflant et se dégonflant comme une voile, sans pour autant montrer de signes comme si elle s'apprêtait à lâcher.

Rapidement, plus aucun laksal n'est en vue. Cependant, des sons font leur apparition : vous pouvez entendre des claquements sortant du bâtiment principal. Ceux-ci alternent en volume : un coup des claquements isolés et puissants, l'instant d'après un capharnaüm de claquements plus faibles mais synchronisés. Le son doit s'entendre sur une distance raisonnable, la forme du bâtiment semblant comme l'amplifier vers le ciel.




Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Aucune
Rang :
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4707-termine-l-artisan
http://www.masseffect-reborn.fr/t4712-journal-de-bord-de-l-artisan


Messages : 31

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Mer 14 Juin 2017, 00:33
Finalement, comme prévu, Nasaya avait continuer d’assurer le commandement de la mission et avait donné ses directives. Deux équipes, donc. La première faisait office de plénipotentiaire tandis que la deuxième, si besoin s’en faisait ressentir, chargerait arme au poing pour calmer tout le monde. L’Artisan avait le sentiment de déjà savoir dans quelle équipe il allait terminer. Ce n’était pas un problème en soi. Cette planète recelait des découvertes et des mystères forts intéressants. L’étudier en détail, dans d’autres circonstances, aurait été sans doute divertissant à souhait.

L’Asari frappa dans ses mains. Le vieil homme la toisa un bref instant. Il n’avait jamais réussi à complètement s’y faire. Les Asaris, de par leur longévité exceptionnelle, avaient la désagréable façon d’être particulièrement méprisante, dans la mesure où elles survivaient à la plupart des personnes qu’elles pouvaient croiser. La guerre contre les Moissonneurs les avait pourtant durement frappées, les remettant un temps à leur place et leur faisant intégrer une certaine forme d’humilité.

Valerion soupira. Cela n’avait pas duré.

De retour à la zone d’atterrissage, ils s’étaient organisés, se répartissant en deux groupes, prenant les véhicules. Ce fut l’occasion d’ingérer quelques rations alimentaires et de boire un peu d’eau. Drôle d’idée, de l’eau. Mais le vieil homme semblait bien que demander du brandy ne serait pas forcément passé auprès du reste de la troupe. Il avait donc fait profil bas, pour une fois, et bu son eau avant le départ.

De retour en contrebas de la colline, le Mako s’était arrêté, laissant l’Artisan et deux mercenaires pour garder le véhicule alors que Nasaya, Tori et un autre homme marchaient à calmes pas vers le village situé en face. De ce que l’Artisan connaissait du dispositif, le gros des troupes était dissimulé de l’autre côté. Le vieil homme se trouvait sur le toit du gros véhicule sagement garé, le canon de sa tourelle inoccupée d’ores et déjà braquer vers le village. Une paire de macrobinoculaires à la main, il scrutait l’avancée du trio d’éclaireurs alors que l’agitation dans le village ne semblait montrer aucun signe de trouble.

Se réfugiant à l’ombre de l’intérieur de la carlingue du véhicule, l’Artisan se connecta à la console qui servait d’ordinaire au navigateur. Rapidement, il connecta son omnitech et fut branché sur l’armure de Nasaya. On voyait à peu de choses près la même chose que l’Asari grâce à la caméra embarquée, la respiration légèrement saccadée saturait également les micros de l’armure.

L’œil fatigué du vieil homme repéra tout de même le rapide mouvement des sentinelles. Rapidement, toute la zone – le … chantier ? – s’agita bien plus qu’auparavant. En quelques secondes, on avait quitté la quiétude presque métronomique avec laquelle les Laksals s’adonnaient à leur ouvrage. Moins d’une minute était passée depuis le début de l’alerte et tout l’endroit était désert. Puis un claquement étouffé parvint aux micros de l’armure. La qualité du son n’était pas excessivement bonne, et l’Artisan abandonna l’intérieur du véhicule pour s’extirper de nouveau et se retrouver les jambes campées sur le toit. Il scruta alors le village qui semblait comme claquemuré. L’intervalle de sons résonnait dans toute la plaine, tel une percussion tribale. Et cela ne disait absolument rien qui pouvait être une véritable bonne nouvelle au vieil homme. Il ouvrit un canal vers Nasaya uniquement, inutile de faire paniquer tout le monde.

« Nasaya. »

Une fois qu’il fut certain d’avoir l’attention de l’Asari, il expliqua ce qu’il voulait lui communiquer. Il parlait rapidement, ce n’était pas encore de l’angoisse, l’homme restait maître de lui. Mais il était toutefois pressant, comme désireux de rapidement en terminer.

« On dirait une sorte de morse, un langage rudimentaire que nous utilisions sur Terre avant les communications radios. Vous devriez revenir vers le Mako. »

Les claquements réguliers s’expassaient avec une rigueur toute grammaticale qui ne laissait rien présager de bon. Le vieil homme s’adressa aux deux mercenaires.

« Vous. Un au canon, l’autre prêt à démarrer ce tas de métal si besoin. Exécution. »

Puis, il scruta de nouveau le village, et cette immense forme conique qui s’élevait vers le ciel. C’était comme un amplificateur. Si les Laksals s’étaient réfugiés aussi vite, c’était évident qu’ils appelaient à l’aide. Il fallait neutraliser la structure sans tout faire s’effondrer sur les bestioles. Sinon, ce serait coton pour en sortir quelque chose autre que du jus concentré. Pas certain que le Courtier – et Dahl par extension – apprécierait. L’Artisans soupira, compliquée, la vie…

« Nasaya. La structure principale. Elle agit comme un caisson de basse, ou comme une enceinte. Si on perçait l’enveloppe, il n’y aurait plus de résonnance et ils seraient isolés, nous donnant toute latitude pour intervenir. »

Le vieil homme se rongeait les sangs. Il fallait faire vite. La suite, il sentait que ça n’allait pas lui plaire.
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 20

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Mer 14 Juin 2017, 22:37


Les espions
Échec cuisant.

L’espoir d’établir un dialogue s’évapora en un instant, écrabouillé par une cohorte d’insectoïdes visiblement très timides. Ce qui avait été le théâtre d’une grande activité laksale était soudainement devenu parfaitement désert et un calme des plus menaçants vint à l’encontre des aliens déconcertés par la situation se déroulant sous leurs yeux. Mais si Nasaya ne se serait pas formalisée de cette simple réaction, ce qui s’ensuivit fut en revanche, bien plus inquiétant.

Un étrange rituel sonore commença en effet au sein du bâtiment central qui surplombait tous les autres, un rythme irrégulier de claquements entrecoupé de phases plus légères en émergeait. Rien de compréhensible pour les visiteurs venus du ciel, mais au vu de la méthode de diffusion des ondes, il était très peu probable que cela leur soit destiné. Pour l’asari le constat fut simple, la diplomatie était une alternative désormais enterrée. Toute réaction inconnue était à catégoriser comme hostile par pur principe de sécurité et le comportement des laksals ne ressemblait pas franchement à un pot de bienvenue.

De quoi pouvait il s’agir ? Les possibilités ne manquaient pas. Une prière ? Un rituel pour entamer une mutation ? Un appel à l’aide de forces souterraines, aériennes ou d’une plus grosse créature ? Impossible d’établir la moindre conclusion avec aussi peu de données mais une chose était certaine, le temps jouait désormais en leur défaveur et Nasaya n’avait pas particulièrement envie de se retrouver nez à nez avec un dévoreur ou un quelconque équivalent.

Mais avant de pouvoir prendre la moindre décision, la meneuse de l’expédition reçut une communication de l’Artisan. Le vieil humain lui fit part de l’interprétation qu’il avait de la situation et semblait vouloir agir méthodiquement. L’asari n’avait effectivement pas pensé à la possibilité de rendre la structure inutilisable, mais elle n’était pas prête à miser là-dessus, peut être était-il déjà trop tard pour interrompre la déesse seule savait ce qu’il se passait dans ce village. Prendre du recul sur la situation pouvait compromettre sa réussite, une inconnue pouvait parfaitement leur empêcher d’intervenir de nouveau dans la zone. Le vieil humain réagissait avec une rigueur scientifique mais sur le terrain, il fallait parfois faire preuve d'une tout autre mentalité.

Nasaya préférait agir sur le champ et ne prendre aucun risque. Elle n’avait que faire de garantir la sécurité de ceux qui l’accompagnaient, ce qui comptait, c’était de revenir au vaisseau avec des laksals, la survie de l’équipe était plus que secondaire. C'était bien là l’un des avantages à travailler avec des mercenaires il fallait le reconnaître, avantage qui permettait de contrebalancer le manque de confiance tant envers leur loyauté que leur capacité à travailler sous la pression, tout professionnels pouvaient ils être.

Le vent balayait toujours la plaine autour du trio et provoquait une sonorité presque effrayante en s'engouffrant dans le dédale des structures laksales, les mystérieux claquements émergeant du bâtiment central recouvrant le tout. L'asari raccrocha son sabre à sa taille et ferma les yeux un instant, le fil de sa pensée à peine perturbé par le son des bourrasques qui paraissait si lointain. Ici aussi les rouages de la galaxie venaient étendre leur présence insidieuse, sur cette planète qui représentait pourtant une encyclopédie géante et inconnue dérivant dans l'espace, sur ces terres berceaux d'un peuple encore innocent de la vie qui l'entourait dans le cosmos, les mêmes calculs, la même logique, le même jugement.

Un frisson partit soudainement de la nuque de l'asari et descendit le long de son dos avant qu'elle n'expulse la sensation hors de son corps par un coup de jambe dans le vide. Nasaya se redressa alors tandis qu'un fin sourire se dessinait sous son casque. Elle n'avait sincèrement pas pensé que la mission deviendrait sportive et elle n'avait aucun allié ici bas, elle ne devait se fier qu'à son corps et à ce qu'elle savait en faire pour parer à toutes les imprévues qui allaient émerger. Son pouls s’accélérait, ses muscles étaient bandés, fauve prêt à bondir sur sa cible et à entamer sa course poursuite. Nasaya pencha sa tête sur le côté en répondant au scientifique, toujours sur le canal privé. L'humain se trouvait toujours dans le mako et c'était un bon point.

Je vous laisse l'honneur de ce travail l'Artisan, je ne doute pas que vous parviendrez à pénétrer cette enveloppe, vous avez toute l'expérience nécessaire au vu de votre âge... Mais sachez que je ne compte pas rester inactive pour autant, le temps nous manque.

Elle désactiva l'enregistrement, avant d'ordonner cette fois ci au groupe positionné au pied du promontoire d'entamer leur approche après les avoir informé de la situation. Faisant un signe à ses deux compagnons, elle se mit en route également, s'approchant rapidement des bâtiments qui semblaient presque se mouvoir au gré du vent. La troupe mobile avec les deux véhicules ne tarda pas et l'asari réagença leur formation, les biotiques à l'avant pour favoriser le contrôle des laksals suivis par les tireurs dont le rôle était de les neutraliser et les quelques médics à l'arrière prêt à intervenir à la moindre urgence.

Scindez vous en deux groupes, on se sert dans les bâtiments fissa et on repart, il faut faire vite.

Les entrées étaient impressionnantes, et les laksals l'étaient sans doute tout autant à cette distance, mais cela n'effrayait aucunement Nasaya. Elle avait grandit au milieu des krogans et avait appris à devoir se battre et survivre au milieu des mastodontes, la taille n'était aucunement un avantage contre elle, toutes proportions gardées bien entendu.

L'asari s'approcha de Tori après que cette dernière ait donné ses ordres et plaça sa main sur l'une de ses épaules avec un signe de tête, elle se souvenait d'avoir vu dans le profil de la drell qu'elle était biotique et avec son passif...

On entre les premières.

Au vu du signal produit par le bâtiment central, il était facile de conclure que les laksals pouvaient percevoir les sons de la même fréquence que les visiteurs, le bang sonore d'une grenade incapacitante serait donc sans aucun doute plus qu'efficace pour les déstabiliser. Un mercenaire jeta donc l'explosif à l'intérieur du bâtiment et une partie de la troupe s'y engouffra une fois l'explosion passée, Tori et Nasaya en tête. Une brume bleue entourait déjà les bras de l'asari qui s'apprêtait à devoir réagir rapidement à ce qu'ils allaient y rencontrer.
Feat. Tori, Naare et l'Artisan
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Aucune
Rang : Entité divine
Voir le profil de l'utilisateur


Compte staff
Messages : 4110

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Jeu 15 Juin 2017, 22:32

Les Espions
6 Mai 2202

Lasjae



L'intérieur du bâtiment est aussi grand que vous pouviez l'attendre. Il s'agit d'une salle unique, mais avec plusieurs niveaux, comme des balcons de salles de théâtre. Les laksals y sont très nombreux et serrés les uns aux autres, au moins une centaine.

La grenade a étourdit les plus proches de la porte, qui divaguent, s'éloignant de vous. Mais le reste s'est retourné vers vous, dans un concert de claquement. Si les laksals aux sols ressemblent à ceux qui travaillaient à l'extérieur, ceux des balcons ont en revanche une forme très différente : un peu plus grands, ils disposent d'un abdomen bien plus gros qui leur permet de rester stables sur trois appuis, dégageant leurs quatre membres supérieurs. Dans leur dos, deux paires d'ailes vrombissent, mais les laksals restent cependant bien posés sur leurs balcons.

C'est un véritable tonnerre de claquement de la part des laksals. Les plus proches se posent sur leurs six pattes, comme couchés, tandis que les plus lointains se tiennent sur deux, comme voulant mieux observer. Mais tous se taisent lorsque le claquement le plus puissant retenti.

Au fond de la salle, à l'opposé de l'entrée, un nouveau laksal ailé, mais les surpassant tous de sa carrure. Trois bons mètres de haut, six membres posées au sol et deux autres tendus devant lui, ses quatre ailes déployées, le laksal écarte ses membres supérieurs, comme englobant toute la salle. Alors qu'il fait à nouveau claquer ses bras, vos omnitechs traduisent un premier mot.

« Envoyer/é. »


Laksals des balcons:
 

Gros laksal:
 



Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Concilienne
Rang : Chasseresse (Enfants d'Amonkira)
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4020-tori-jorunn#60283
http://www.masseffect-reborn.fr/t4021-tori-jorunn#60284


Messages : 163
Crédits : moi-même

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Lun 19 Juin 2017, 21:59
Il était naturel que ces créatures n’aient pas une réaction classique et sociale. La drelle ne fut donc pas surprise. Elle étudiait minutieusement le terrain, ils étaient en sous nombre la qualité des replis, les options de coulissages, d'autocouverture étaient des notions vitales dans leur cas de figure. La suite se déroula très simplement. L'asari continuait d’assurer le commandement et la drelle n'avait qu’à suivre le mouvement fluide. Elle fut simplement surprise par le mouvement offensif au vu de la ligne de conduite pacifiste énoncée plus tôt. Qu’importe. Elle ne s’étonna pas que l'asari demande une ligne de front assurée par les biotiques du groupe. Tant parce quelle était asari que parce que cette maitrise impressionnante avait certainement un effet de surprise non négligeable. Elle ne s’étonna pas lorsque leur commandante lui demanda d’entrer avec elle. Stratégie osée et ambitieuse pouvant produire un excellent résultat tout comme créer une catastrophe en cas d'obstacle létale. Privé de commandement le groupe courrait à sa perte.

Au tréfonds de son esprit endormi un frémissement d’excitation agita un instant la frontière dissociative. Le danger provoquait des décharges d’adrénalines grisantes. Un clignement d'yeux plus tard, elle se glissa à la suite de l’asari, elle s’apprêtait a sortir son pistolet de son support quand ses yeux se portèrent sur l’intérieur du bâtiment. Structure simple et rudimentaire qui contenait une centaine d'insectoïdes. Rien que cela. D’emblée elle nota une forme de hiérarchisation dans le positionnement des laksals. Ce constat se concrétisa lorsque le vacarme cessa. Visiblement la taille devait jouer un rôle dans cette même hiérarchie. Ce n’était pas les quelques militaires présents avec eux qui allaient suffire face à cette essaim. Il est parfois dommageable que les choses soient si complexes, il aurait été si simple de laisser s’exprimer les armes. L’ordre pacifiste et la prudence générale s'imposèrent. Un rouage bien huilé qui se mis en place sans équivoque.

« Vous désirez du dialogue ? Je crois que mon omnitch commence à traduire… je pense que peu de stratégie face au surnombre ne nous fera pas de mal. »
Lui glissa-t-elle.

Même si c’est la première fois quelle était confrontée a une population primitive alien. Elle était capable d’empathie pour ces êtres. Ils n’étaient que des étrangers aux intentions douteuses. Et parmi les étrangers, ils étaient avec le pirates, les plus douteux d’entre les étrangers. Qui plus est elle cernait approximativement les intentions de ses supérieurs. Notamment de sa supérieure directe. Les asaris avaient toujours dans leurs attitude une grande part de mystère certainement dû à leurs longévité. Celle-ci ne dérogeait pas à la règle. Bien qu’elle eut pris soins de rester neutre, sa froide efficacité était le signe de ce rempart. Loin de s’en offusquer la drelle appréciait, pas de fioritures inutiles ou d'émotivité. De l’efficacité voilà une rare qualité.

Au vu du rapport hiérarchique et de l’attitude autoritaire de Nasaya, elle lui laissa donc l’initiative. Après tout elle n’était dans cette mission-là qu’un brave soldat et c’est dans ce carcan confortable que s’était glissé son esprit. Pourtant face au nombre, elle ressenti la pression de la décision a prendre et espéra que celle de Nasaya n'engendre aucune complication. Quoiqu’il en soit elle était prête, campée sur ses jambes, le muscles légèrement tendus.

HRP : désolée de poster un texte brute mais mon reseau wifi et ma tablettte m'ont fait ls vie dure. Comme ça vous avez la moelle et j e retenterais la mise en page quand le site aura fini de bugguer
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 20

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Jeu 22 Juin 2017, 23:53


Les espions
Quel magnifique spectacle. L’intérieur du bâtiment ne représentait qu’une seule énorme pièce agrémentée çà et là de nombreux balcons en forme de cercle, simples excroissances de la paroi qui suivaient son ascension jusqu’au ciel. Une architecture que l’asari aurait pu apprécier si la présence d’une cohorte de laksals n’avait pas été un problème. Bien loin des quelques créatures qu’ils avaient pu observer à l’extérieur du village, il y avait là une bonne centaine de créatures insectoides et d’un aspect foncièrement différent.

Nasaya posa avec un frisson son regard sur les laksals ailés des balcons, ils semblaient taillés autrement plus dangereusement que les créatures au sol et leur apparence provoquait une sensation très désagréable à l’asari. Un autre laksal bien plus massif fit alors son apparition et sembla réduire au silence tous les autres, un fait qui démontra immédiatement le rapport hiérarchique qui existait entre eux et que cet individu était sans aucun doute ce qui se rapprochait le plus d’un meneur.

Dans tous les cas, la situation était grave. Il n’était plus question d’armes primitives ici, si les laksals décidaient d’attaquer la petite troupe tel un essaim, ils n’avaient aucune chance d’y survivre, pas alors que les insectes étaient si nombreux. De prédateurs ils venaient de passer à proie, mais il leur restait un espoir, une chance offerte par les laksals qui n’avaient pas encore annihilé la dernière voie pacifique qui leur restait. Et la petite troupe sous les ordres de Nasaya n’avait pas beaucoup d’autres choix, en cet instant.

L’asari jeta par ailleurs un coup d’œil en arrière sur les mercenaires. Bien que la tension et le stress étaient montés d’un cran, tous campaient fermement sur leur position, prêt à jouer leur rôle si jamais la situation dégénérait. Fidèles à leur réputation, en somme. Tori et toute la troupe semblaient attendre sa décision et ce qu’ils allaient vivre dans les minutes à venir allait grandement en dépendre.

Nasaya tenta de nouveau de communiquer avec le vieil humain.

L’Artisan, annulez cet ordre, ne tirez surtout pas. Ils sont au moins une centaine là-dedans, si vous ouvrez le feu, on va se faire massacrer. Ramenez le mako près de notre position et aidez les survivants si jamais la situation échappe à notre contrôle.

Il restait une dernière carte à jouer, l’asari doutait fortement de l’intérêt de tenter de lancer une discussion standard en ces circonstances mais il était encore possible d’éviter d’attirer pleinement leur fureur. La menace était inutile avec une si grande différence dans le rapport de force et si peu de connaissance de chacun des groupes sur l’autre. La soumission n’était pas une alternative et il s’agissait sans doute d’un concept qui pouvait s’avérer dangereux, le manque d’informations sur la culture laksale était un grand handicap.

Il fallait utiliser les moyens en leur possession, jouer sur le mystère, l’inconnu, en espérant émerveiller, fasciner, voir subjuguer. Une seule méthode évidente vint à l’esprit de Nasaya mais elle s’avérerait complètement inutile si la biotique existait également chez les laksals. C’était un pari à prendre, la réussite de la mission et même leur survie en dépendait.

Elle se tourna vers Tori qui se tenait encore à ses côtés.

Faites-moi voler jusqu’à lui.

Redressée de toute sa hauteur, l’asari s’avança d’un pas léger au centre de la pièce, sentant se poser sur elle des myriades d’yeux à la taille et au nombre variable, la jugeant et l’observant avec un intérêt non dissimulé. Une sensation des plus grisantes s’empara soudainement d’elle et la dévora juste avant qu’elle ne saute dans les airs. Tori et un autre biotique se chargèrent de la faire léviter, la faisant s’élever délicatement avec fluidité. L’asari pris la position la plus naturelle possible tandis qu’elle se laissait porter, amplifiant de sa propre biotique l’aura bleutée qui l’entourait. Elle n’avait pas spécialement peur que le pouvoir s’arrête, elle avait les moyens de survivre à cette chute, mais la magie serait sans aucun doute bien moins efficace sur l’assemblée.

Elle parvint finalement face au gros laksal, se figeant dans les airs face à lui et ne quittant pas sa position qui semblait visuellement confortable, dans le doute où un réflexe sorti de nulle part ne lui fasse faire des mouvements peu gracieux. Elle prit alors la parole, espérant que ce qui sortait de son omnitech aurait un minimum de sens pour la créature qui lui faisait face.

Nous ne sommes pas venus vous exterminer.

Nous ne sommes pas une menace.

Nous venons simplement pour apprendre de vous.


L'apprentissage sous toutes ses formes oui, même les plus cruelles.

Flottant au milieu de l'assemblée, l'asari ne se faisait pas d'illusion sur ses chances de survie si le dialogue venait à échouer. Mais elle serait certainement en mesure d'abattre le gros laksal et quelques uns de ses congénères avant de périr, elle gardait en effet toujours une part de mentalité kroganne au fond d'elle, quoi qu'il advienne. Si le discours s'éternisait, elle pourrait toujours se poser sur le balcon lorsqu'elle sentirait le pouvoir autour d'elle diminuer.

Dans tous les cas, elle espérait que cette démonstration et ses paroles permettraient de désamorcer cette situation qu'elle n'avait pas anticipée. Ils auraient toujours le temps d'improviser par la suite pour permettre la réussite de la mission.
Feat. Tori, Naare et l'Artisan
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Aucune
Rang : Entité divine
Voir le profil de l'utilisateur


Compte staff
Messages : 4110

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Hier à 13:57

Les Espions
6 Mai 2202

Lasjae



Observer l'asari voler agite grandement les laksals. Nombreux sont ceux à se déplacer autour, tentant à la fois de s'approcher pour regarder, et de rester à distance. D'autres évitent les biotiques à l'entrée, remarquant l'aura bleue émanant également d'eux. Tant qu'aux laksals sur les ''balcons'', ils observent la scène avec une attention trahie par l'ensemble de leur posture.

« Apprendre. » L'imposant laksal se dresse face à l'asari et à l'ensemble de la salle. « Apprendre ! Ollipsy parler. Poens élus envoyés. Nous élus. »

La salle se perd dans un tonnerre de claquement synchronisés. À l'extérieur, vous comprenez qu'il s'agit des mêmes claquement que plus tôt. À l'intérieur en revanche, c’est un véritable boucan.

« Envoyés ! Quoi apprendre ? »



Revenir en haut Aller en bas
avatar

Personnage RP
Faction : Aucune
Rang :
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.masseffect-reborn.fr/t4707-termine-l-artisan
http://www.masseffect-reborn.fr/t4712-journal-de-bord-de-l-artisan


Messages : 31

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   Hier à 16:42
La situation était passablement tendue. Installé devant les écrans du Mako, l’Artisan attendait d’avoir des nouvelles du groupe. Plus loin dans le véhicule, l’un des deux mercenaires qui gardaient le Mako avec le vieil homme était installé dans la tourelle, pointée sur le grand bâtiment. Depuis que l’Asari avait coupé sa caméra, le seul lien entre le groupe qui progressait vers le village et le reste de l’expédition se limitait à une liaison radio. Un grognement d’appréhension parvint du cockpit du Mako, le Turien qui se trouvait aux commandes commençait à trouver le temps long.

Décidant qu’il voulait voir ce qu’il se passait, l’Artisan remonta sur le sommet du véhicule par la trappe située sur le toit et s’installa à l’endroit qu’il avait quitté quelques instants plus tôt. Scrutant le village à l’aide de ses macrobinoculaires, il trouva assez rapidement le petit groupe d’éclaireurs avançant précautionneusement vers le centre. Il continuait de suivre le déroulement de l’approche lorsque le groupe de petites silhouettes lointaines s’arrêta. De là où il se trouvait, l’Artisan arrivait encore à distinguer les armures de l’Asari et de la Drelle. Ils s’étaient scindés en deux groupes, se préparant à entrer dans la structure principale tandis que la responsable de toute l’opération donnait son feu vert à Valerion pour tirer sur le bâtiment en cas de problème. Tori, Nasaya et deux autres mercenaires entrèrent dans le bâtiment. Leurs silhouettes se fondirent dans l’obscurité et furent bientôt masquées par la structure en elle-même. Boum. Une explosion préventive retentit lorsque la grenade jetée dans l’ouverture explosa.

L’Artisan abaissa ses jumelles, regardant un instant le bâtiment, le village et tout le reste. L’instant de grâce avec l’espèce de baleine aérienne semblait lointain, désormais. Il rentra dans le Mako.

Alors qu’il descendait et rejoignait l’habitacle, il jeta un œil à l’artilleur, les mains sur les commandes, prêt à agir. Il attendait simplement la directive de l’Artisan pour faire feu. Ou une bonne raison, comme un monstre géant ou quoi que ce soit d’autre. Le claquement continuait, c’était oppressant. Et soudain, le claquement se mit à retentir de façon bien plus prégnante dans les oreilles de l’Artisan. Le canal avec Nasaya était toujours ouvert. Il ne voyait rien, mais au moins, il entendait. On n’entendait pas un mot, rien d’autre que ces claquements réguliers. Et au milieu de ces cacophonie toute mesurée, une série de claquements différents et plus puissants que les autres retentit alors que la voix éraillée d’un omnitech, déformée par la liaison radio, traduisait :

« Envoyer/é. »

Dieu seul savait ce que ça pouvait dire. Mais ce n’était définitivement rien de bon. Cela ressemblait à un ordre d’attaque. Le vieil homme échangea un regard avec l’artilleur. Allaient-ils devoir faire feu contre la structure malgré les leurs toujours dedans ? Tori intervint, proposant une solution diplomatique et mentionnant un surnombre face à eux. Que diantre se passait-il là-dedans ?

« L’Artisan, annulez cet ordre, ne tirez surtout pas. Ils sont au moins une centaine là-dedans, si vous ouvrez le feu, on va se faire massacrer. Ramenez le mako près de notre position et aidez les survivants si jamais la situation échappe à notre contrôle. »

Une centaine.

    Ah.


L’Artisan fit signe à l’artilleur, quand bien même ce dernier avait peut-être entendu la communication. Ramener le Mako, c’était possible. Mais il valait mieux rester discret, surtout avec une centaine d’insectes géants là-dessous. Il fit signe au conducteur de démarrer, et de se diriger vers le village mais lentement. Le gros véhicule s’ébranla sur ses six roues et approcha rapidement du village, tant la distance était courte pour le rover d’exploration. Dès qu’ils furent dans le village, l’Artisan sortit du véhicule, poussé par la curiosité. Il entra dans le bâtiment, présupposant que si les autres n’étaient pas morts pour le moment, les Laksals n’étaient peut-être pas si hostiles qu’ils en avaient l’air. A l’intérieur, un spectacle inattendu se dévoila au vieil homme.

L’Asari planait dans les airs, enveloppée d’une curieuse aura bleue, déclarant qu’ils n’étaient pas une menace.

Elle planait dans les airs.

    Bordel.


      De.


        Cul.


L’espace d’un moment, l’Artisan se demanda s’il n’en avait pas trop pris. Puis, il prit le temps de réfléchir à la situation. En fait, c’était assez intelligent. Elle les faisait passer pour des envoyés divins. C’était probablement la meilleure chose à faire, étant donné le niveau d’avancée de la civilisation locale. C’était même brillant. Il n’approcha toutefois pas trop, restant dans l’encadrement de l’entrée. L’excitation des Laksals suite à cette démonstration était évidente. Et finalement, le plus gros d’entre eux, sans doute le dominant – l’Artisan avait du mal à voir ici un « chef » - s’adressa à la prêtresse improvisée.

« Apprendre. »

Les pauvres omnitechs se démenaient pour essayer de traduire.

« Apprendre ! Ollipsy parler. Poens élus envoyés. Nous élus. »

Et vive la France. Ils étaient tombés dans le panneau. Ne restait plus qu’à les convaincre définitivement de les suivre et le Courtier disposerait de tout une population d’un village pour faire fructifier ses activités. La mission pouvait donc finalement se révéler moins difficile que prévue. L’Artisan restait toutefois sur ses gardes. Mieux valait être prêts pour toute question un peu trop pointue.

« Envoyés ! Quoi apprendre ? »

Et on y était. Il fallait maintenant jouer intelligemment. Discrètement, l’Artisan contacta Nasaya.

« Nous devrions gagner leur confiance ou leur vénération et les emmener dans le vaisseau. Ce serait le plus simple. Appeler la frégate, c’est mon conseil. »
Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions   
Revenir en haut Aller en bas
 

Intrigue #9 : L'Espace Frontalier - Les Espions

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mass Effect Reborn :: Voie Lactée [RP] :: Espace Frontalier :: Nar'Jamon :: Lasjae-