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 Même les chatons ont des griffes

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MessageSujet: Re: Même les chatons ont des griffes   Jeu 27 Juil 2017, 23:55
Même les chatons ont des griffes
Cinq minutes, promis. Juste cinq petites ... Juste ...

Son esprit commençait déjà à repartir, tout juste attaché au monde éveillé par un fil. Celui des légères caresses sur sa peau d'une griffe venant racler délicatement ses écailles et effleurer ses plaques sans causer le moindre mal. D'ailleurs, la sensation était plaisante. Si ce n'était sans doute pas la même chose que pour une peau humaine, le contact provoquait de légères vibrations dans sa chaire, une réaction assez difficile à décrire à qui ne l'avait jamais vécu.
Quoiqu'il en soit, son cerveau en profitait pour tenter de s'échapper de la mollesse et du sommeil qui cherchaient à l'attirer à eux et l'enfouir pour une demi-heure voir une heure. Le corps se replia un peu plus sur lui même, offrant son flanc gauche à la vue du monde alors que le visage venait s'enfouir contre le torse écailleux en face d'elle. En réaction, Laecius l'étreignit. La chaleur de l'étreinte et la disparition des vibrations achevèrent d'avoir raison de sa volonté, et Ravi glissa vers un demi sommeil lui aussi demi bienvenu.

Combien de temps restèrent-ils ainsi, blottis l'un contre l'autre dans un mouvement bien plus intime que la nuit passé ? Impossible à dire mais, comme l'esprit savait si bien le faire, les minutes donnèrent l'impression d'être à la fois des heures et des secondes selon son état de presque éveil ou non. La Voix gronda au travers des brumes insidieuses, finissant par se faire entendre, perçant de sa simple présence les liens tentaculaires de la somnolence.

Tu as oublié ! Elle accusait. A raison. Bien sûr. A un autre que le Turien, elle aurait dressé des barrières, mis de la distance, fait en sorte que tout soit entendu, pour filer au coeur de la nuit s'il le fallait. Alors, pourquoi cette exception ? Elle ne se l'expliquait pas, pas plus que la Voix ne réussissait à mettre le doigt dessus. Ou peut-être rejetait-elle l'évidence, préférant regarder sous les meubles plutôt qu'en face, des fois que. Quoiqu'il en soit, la distance vint s'inviter brutalement, alors que le corps de la femme se raidissait, attendant que le cerveau envoie ses ordres et l'invite à se rouler de l'autre côté du lit. Elle n'eut pas à le faire; malgré ses yeux fermés, elle sentit la présence chaude reculer et la place juste à côté perdit de précieux degrés, de même que le poids sur le matelas disparut. Elle se retrouvait seule, après un baiser déposé sur sa cuisse. Le constat se retrouvait partiellement teinté d'amertume. Aurait-elle préféré qu'il reste encore un peu ? Juste pour sa chaleur corporelle, dans ce cas... Hein ?
Il y avait bien six années qu'elle ne s'était plus retrouvée à se réveiller aux côtés de quelqu'un. Voilà, ce devait être ça, ce petit quelque chose qui lui avait échappé jusqu'à présent. La nostalgie. De la simple et toute bête nostalgie. La Superviseur eu l'impression de se sentir soulagée de trouver la clef du mystère. Mais dans le même temps, la réponse ne lui semblait qu'être partielle. Elle mit cela sur le compte du manque d'habitude et décida de passer à autre chose.

Elle n'avait pas rêvé cette nuit. Ou du moins, elle ne s'en souvenait plus. Voilà, elle pouvait se concentrer sur cela. Y avait-il une bribe de souvenir qui se cachait dans sa mémoire ? Non, rien. Ce n'était pas inhabituel qu'elle passe des nuits noires, sans avoir un rêve coloré en guise de compagnon nocturne. Tant pis, même si elle avait imaginé que ce serait l'inverse. Beaucoup de choses avaient été remuées hier mais sans doute pas assez qu'elle resurgisse pour le moment. Les nuits prochaines se retrouveraient bien plus teintées de souvenir.

En dessous de la mezzanine venait les échos de bols ou de tasses qui s'entrechoquaient, l'odeur de l'eau chaude et du thé qui commençait tout juste à prendre du caractère tout comme celui, déjà bien marqué, du café. Le bruit caractéristique de biscuits secs qu'on jetait dans un plat, des ustensiles qu'on déposait dans l'évier pour "s'en occuper plus tard" et qui avaient une chance sur trois de traîner là pendant un bon moment.
La Turienne finit par prendre appui sur un bras, encore engourdie, ouvrant difficilement ses yeux émeraudes sur le monde. La lumière l'aveugla un instant; elle se frotta les yeux en grognant. Abandonnant l'idée de descendre, elle finit par se laisser soutenir par la tête de lit, bailla un bon coup avant de passer une main sur son visage, tirant une mandibule au passage dans une absence de délicatesse matinale. Elle s'étirait tout juste lorsque son hôte revint, portant avec lui un plateau remplit de ce qu'on pouvait appeler "un petit déjeuner en bonne et due forme".

Une situation cocasse, si on se rappelait que ...

- Bonjour Mi shara

....

En bon duo, esprit et corps ne bougèrent plus alors que le mot venait foudroyer la conscience. Pas un seul muscle ne plia, pas une seule pensée ne fut émise pendant le temps qu'il fallut à la biotique pour digérer toute l'ampleur de l'odieuse appellation.
Elle devait avoir rêvé. Il n'y avait pas d'autres explications. Aucun être sain d'esprit n'appelait une presque inconnue "Mon tendre amour" au réveil. Latis l'aurait fait lui, oui, si Ravi avait été cette inconnue. C'aurait même été normal. Mais pas Laecius. Ce n'était pas envisageable. Enfin, ce... Non. Juste non. Il n'en avait pas le droit.

Le Superviseur donna l'impression d'éviter son regard mais il ne bafouilla pas, ne s'attarda pas sur le sujet ou ne donna l'impression de vouloir exprimer une quelconque tendresse. Au contraire, il posa le plateau entre leurs deux corps, s'asseyant à l'opposé, comme pour mettre une distance.
Oui, elle avait dû mal entendre, malgré son ouïe parfaite lors de son dernier test médical. C'était absolument ça. Une mauvaise ouïe et le fait de penser à Latis. Voilà quelle était l'explication.

Tu n'y crois pas toi même.

Le biscuit dans lequel elle croqua, à l'odeur parfumé et riche, lui paru bien fade, et le thé d'une couleur sublime avait plus de lourdeur en bouche que du plomb. Ils devaient pourtant être délicieux, mais son esprit rejetait tout les sens les plus communs pour tourner en rond et gratter le sol de son crâne comme un prédateur nerveux.

- Mmmh... Bien dormi oui. Lit confortable comme l'hôte.

Repliant ses genoux sur sa poitrine, la biotique posa la tasse en un équilibre délicat sur ses genoux, ne la tenant plus que d'un doigt pour l'empêcher de choir. Elle aurait préféré croire entendre "Mis'Ara", le nom d'une quelconque Asari qui aurait connu une brève mais passionnante histoire d'amour avec le Turien ivoire, lui laissant le cœur brisé et lequel, pour pouvoir s'en remettre, aurait accepté de passer la nuit, confondant au petit matin sa situation avec celle de son ancien amour. Les choses auraient été plus simple si cela avait été le cas.
Elle pourrait peut être réussir à croire en ce scénario, s'il ne faisait rien pour lui faire penser l'inverse.

Comme, par exemple, ne pas lui dire qu'il avait pris une photo d'elle endormie, lui demander la permission de la garder puis lui caresser la cuisse distraitement. Soit, l'exact contraire de ce qu'il était en train de faire.

Il ne fallut pas longtemps pour qu'elle soupire de la situation. Au moins, c'était confirmé ; elle avait bien entendu.
Délicatement, une fois la tasse encore plaine posée sur le parquet, sa main vint se poser sur celle de Laecius et elle la retira de sa cuisse pour la poser sur le lit, à côté d'elle. Le contact dura alors qu'elle se mit à parler.

- Je suis désolée. C'est de ma faute.

J'aurais dû être précise dès le début. Je ne l'ai pas été. Pire, j'ai dû te faire croire l'inverse.

Laecius... Tu es un Turien intéressant en tout point. Et j'aimerais apprendre à te connaître et passer du temps avec toi à l'avenir. Mais si tu as espoir de trouver une Turienne à appeler "Mi Shara", une avec lequel t'installer, peut-être avoir des enfants ou juste y voir la femme de ta vie, on ferait mieux de garder de cette nuit un bon souvenir et retourner chacun à nos vie.


La femme se leva, attrapa ses quelques affaires pour pouvoir continuer à parler au moins vêtue d'un pantalon. Après quoi elle se rassit sur le lit et sourit tristement à son amant.

- Si tu veux qu'on continue de se voir en toute amitié, avec des bénéfices, il n'y a pas de problème pour ma part. Mais ça n'ira pas plus loin.
Je n'ai pas envie de plus.


Le thé était devenu à peine meilleur. D'un geste, elle appuya sur la télécommande, dévoilant la photo prise dans sa somnolence. C'était une belle photo, assez artistique malgré la nudité dont l'intimité était cachée, quid grâce à un genou bien relevé et replié, quid grâce à la rotation de son corps. Le tatouage blanc semblait resplendir sur sa peau ébène et il se dégageait une certaine sérénité de l'ensemble. Un moment de paix, capté à la volé.

- Jolie photo. Tu peux la garder, si tu le souhaites. Je n'ai rien contre.



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MessageSujet: Re: Même les chatons ont des griffes   Ven 28 Juil 2017, 03:07


Même les chatons ont des griffes


Et voilà, les trois pires mots, ceux qui brisaient des mondes entiers en un instant. « Je suis désolé » Laecius regretta la suite avant même qu’elle ne la dise. Il sentit la bulle dans laquelle ils s’étaient enfermés, l’espace de quelques heures, se fragiliser. Puis rompre complètement et disparaître, aussi simplement que si elle n’avait pas existée, ne laissant qu’une morne et grise réalité. Il sentit la lame derrière lui, le railler depuis ses reflets argent. Il la regarda se rhabiller sans faire le moindre effort pour l’en empêcher alors que quelque chose en lui qu’il n’avait pas vraiment perçu jusque-là, se fendiller.

Elle se rassit près de lui mais déjà un monde les séparait. Elle exposa la photo et la commenta, c’est vrai qu’elle était belle. Un terriblement bon coup se dit-il même. Elle lui autorisa à garder la photo, ce qu’il apprécia. Machinalement il coupa la projection et glissa la commande sur une petite table comme si elle n’avait guère plus d’importance. Il continua à croquer dans son biscuit comme si de rien était, mais perçu le regard de Ravi posé sur lui. Visiblement ça nécessité une réaction, alors il fit la seule chose qu’il savait faire, il en rit.

-Hey, je t’ai donné un surnom, pas les clés de mon appartement Ravi. J’avoue que c’était mal venu. Tu m’en vois « désolé ».

Ce mot fut peut être plus appuyé qu’il ne le voulait.

-Mais ce n’était qu’une nuit. Une très agréable et éprouvante nuit, certes. Mais juste une nuit. Tu seras la bienvenue pour remettre ça à l’occasion si le cœur et l’entre-cuisse t’en disent. Voir même juste pour mater un film ou faire une tournée des bars, j’aime sortir.
Cependant comme tu peux voir, c’est une garçonnière ici, pas une maison pour un couple ou une famille. Et je suis clairement trop jeune et trop beau pour assumer des enfants, ça fait tomber les crêtes il parait.


Il se redressa avec son biscuit en bouche qu’il finit juste après avoir lui-même enfiler un pantalon. Son thé fut but rapidement lui aussi, ayant suffisamment tiédit pour cela. Il caressa doucement une des lames exposées sur le meuble en tentant de réunir ses chaussures, un sourire en coin. Il se tourna vers Ravi quand il parvint à mettre la main dessus, les tendant comme si il avait découvert un trésor.

-Trouvé !

Il revint sur le lit en s’affalant dessus avec un pouffement.

-T’as un truc prévu pour la matinée ? Je connais une bibliothèque perchée avec une collection impressionnante de vrai livre ! Tu as déjà lu sur papier ? J’adore cette sensation, rien à voir avec un datapad. Ça te branche de m’accompagner, ou tu as des trucs prévu avant le service ? Je peux t’appeler une navette si besoin.

Il était parvenu à enfiler ses chaussures tout en mangeant encore un biscuit, ce dont il fut très fier. Il croisa le regard de la turienne et leva une arcade interrogatrice dans sa direction. Il sentit la poussière de l’étrange chose qui s’était formée en lui, s’éparpiller au quatre vent, mais un fragment plus dur que les autres s’était coincé entre les mâchoires de son inconscient, et refusé de se déloger, ce qui l’agaça quelque peu mais qu’il tenta d’oublier.


Feat. Ravi

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MessageSujet: Re: Même les chatons ont des griffes   Ven 28 Juil 2017, 21:37
Même les chatons ont des griffes
Les choses étaient dites, aussi claires qu'impitoyables. Il le fallait ; sans ça, qu'aurait-on pu finir par croire, confondre ou imaginer ? Attendre aurait été la pire chose du monde, la question ne se posait même pas. Alors pourquoi ce goût amer dans la bouche ? Pourquoi ce pincement au coeur en voyant Laecius soudainement plus distant, jouer ceux que plus rien ne touchait ?
Par de simples phrases, la Turienne avait hérissé des murs de ronces, nécessaires mais blessants. Elle avait écarté les rêves, l'idée de tendresse, rabaissé les choses à la vérité la plus brutale. Oui, c'était sans doute cruel pour son confrère, mais, aussi égoïstement que cela paraissait, elle en avait besoin. Qui, sérieusement, surnommait affectueusement la première personne venue ? Qui pouvait décider d'aimer quelqu'un sur une rencontre de quelques heures ? Si le coup de foudre existait, il lui fallait néanmoins du temps; elle en savait quelque chose. Et puis de toute façon, elle ne voulait même pas s'embrouiller l'esprit avec de telles considérations puisqu'elle n'avait jamais signé pour ça. Elle venait de le dire qui plus est.
Ravi se voulait en colère, sans vraiment réussir à l'être. Pour redonner du feu et de la fouge à sa personne et peut-être, un petit peu, mais alors juste un peu, oublier qu'elle avait pu blesser et déchirer. Laecius, évidemment. Pas elle même. C'était sa décision.

La petite Voix ronronnait dans un coin, satisfaite qu'on l'ait écouté et que l'écart soit désormais creusé. Elle fila dans les couloirs du subconscient maintenant que le temps reprenait sa place et que la folie de l'ennui et de la nostalgie affluait.

Et son elle, sa présence physique, resta là, assise, à fixer le cou du Turien blanc. A ne pas savoir comment réagir alors que tout se retrouvait dissocié. A attendre finalement que le temps reprenne sa course et que les choses ne soient pas si suspendues que cela.
Ce fut le rire qui les réunifia. Comme si rien ne s'était passé malgré le coup donné par le "désolé" si appuyé qu'il dégoulinait de rancoeur mal camouflée. Alors, synchronisées, les épaules se levèrent et les mots affluèrent comme à l'habitude.

- Un surnom avec lequel j'ai du mal. Et puis ça ne se voit que tu n'as pas dû calmer les ardeurs de l'Ambassadeur de Digéris. Oh Esprits, je suis sûre que Watson l'a croisé hier et qu'il a dû demander de mes nouvelles ...

La femme tira la langue, reprenant ses mimiques exagérées. Qu'importe si le coeur n'y était pas totalement, les apparences comptaient énormément. Elle avait bien assez retenu cette leçon pour ne pas l'oublier et savoir jouer de ses meilleures pokerfaces.

- Une nuit très sympathique oui. Que je remettrait bien, si cela te convient. Et je n'ai rien contre aller boire un verre, rester à regarder un film ou échanger tous les commérages possibles et imaginables sur nos équipes respectives.
J'aime aussi aller à l'arène de combat, courir partout dans la Citadelle, ramper dans les conduits d'aération, presque gagner des peluches géantes, lire des livres ou claquer des crédits sur des strip-teaseuses Asari. L'une de ces affirmations est fausse, je te laisse deviner laquelle, finit-elle dans un sourire acéré.

Elle attrapa à nouveau sa tasse, finissant son contenu, s'interrompant parfois pour mordre dans un biscuit ou deux jusqu'à ce que l'assiette soit partiellement finie et la tasse elle complètement vide. Bien sûr, une partie de son esprit se demanda ce qu'était la signification des lames qu'il entreposait comme un trésor. Il faisait montre de trop de tendresse envers elle pour que ce soit de simples objets de décorations. Des souvenirs, oui, mais pour quoi ?
Un jour, s'ils gardaient le contact, peut-être que chacun raconterait son histoire. Ou bien, toujours s'ils ne coupaient aucun lien, ils laisseraient des indices, parleraient au fur et à mesure.

Le temps au temps, après tout...

- Une vraie bibliothèque ? J'ai quelques bouquins sur papiers, mais je croyais que c'était quelque chose de rare, surtout à cause du coup des coûts et du temps de traductions, là où la traduction omnitech oblige de toute façon à lire sur l'écran. Dès lors, j'ai évidemment plus de livres papiers Turiens qu'étrangers.
Alors... D'accord. Je reprend en début d'après-midi de toute façon.
Par contre ...

La biotique ramassa son débardeur du bout des griffes. Il était au mieux totalement chiffonné, au pire en adéquation totale avec l'état de sa veste de cérémonie et de son pantalon. A défaut d'avoir autre chose, elle s'en vêtit.

- Heureux hasard, j'habite dans le quartier. Je passe chez moi me changer et on peut y aller.

Elle hésita un instant avant de se lancer. Son chez elle n'avait jamais été un repère tabou ou un sanctuaire destiné à n'importe qui d'autre qu'elle de toute façon.

- Tu m'accompagnes ? Je te préviens, je n'ai rien rangé, c'est le bordel. Prépare toi mentalement.

Ils sortirent dans la rue, côte à côte bien que toujours séparé par la barrière invisible. Et même s'ils échangeaient des banalités, l'ambiance ressemblait sans l'être à celle de leur arrivée. Cordiale mais la complicité semblait avoir disparue dans des néants inimaginables. Bah. Il fallait bien qu'il digère l'idée. Elle n'en pris pas ombrage.
Ils finirent par arriver au bout d'une dizaine de minute devant l'immeuble où l'aînée des Vertax résidait. L'extérieur était aussi beau qu'imposant, donnant directement sur le vide pour laisser aux habitants une vue magnifique sur l'abîme des rues et les quelques morceaux de végétation qui fleurissaient ici et là. Etant assez isolé du reste de la rue piétonne et donnant sur une autre où la circulation aérienne était calme, Ravi aimait à appeler l'endroit comme "respirant la paix et la sérénité". Ils prirent l’ascenseur pour le dix-huitième et dernier étage. Il ne donnait pas immédiatement sur l'appartement, comme certains auraient pu croire, mais sur un long couloir, où deux portes menaient chacune à leur moitié respective de l'étage - lequel, comme il était souvent d'usage, était plus petit que les autres mais offrait un espace terrasse bien plus imposant.
L'appartement côté ascenseur avait vu sur la rue piétonne et la seconde, vers laquelle la Turienne se dirigea, la déverrouillant grâce à la signature électronique de son omnitech, donnait sur les contrebas. Puis, après un geste invitant à son compagnon d'en faire de même, la maîtresse des lieux entra.

Comme elle l'avait énoncé plus tôt, l'endroit se trouvait dans un état de rangement qualifié de "je vis seule et je n'attends pas de visite pour le moment". Un bordel contrôlé, assez esthétique si on le regardait en penchant la tête et qui n'était pas une grosse masse en un lieu mais un ensemble d'objets non rangés dispersés issus et là.

A gauche de l'entrée, une porte-fenêtre donnait sur un balcon extérieur, aménagé de divers meubles couverts de coussin et de fausses plantes, dont le réalisme défiait le vrai et l'entretien se résumait au zéro absolu. A l'intérieur, longeant partiellement la terrasse, une partie du mur avait été avancée de telle sorte à pouvoir créer une sorte de banc, recouvert d'un fin matelas pour en faire un canapé mais aussi présentement occupé par le fameux Irka à quatre cordes, évoqué la veille. Au bout, placé de façon à être visible dès qu'on entrait, se trouvait un autel commémoratif Turien sur lequel trônait une photo de Latis, en bonne place.
A droite de l'entrée, l'immense salon s'étendait, abritant en son sein un immense canapé à angle, placé devant une table basse couplée à une fausse cheminée ouverte. Les flammes virtuelles n'empêchaient pas une vraie chaleur de se dégager lorsqu'il était allumé mais malgré tout, un plaid était roulé en boule parmi les coussins, signe qu'on l'avait utilisé il y a peu. A côté de la table basse se trouvait quelques cadavres d'emballages en papiers ainsi que le sac d'un fameux restaurant, situé pas si loin que ça d'ici. Sur le mur en face du canapé, il y avait évidemment un écran assez grand.
L'espace salon était séparé de la cuisine ouverte par quelques bibliothèques sur lesquelles traînaient livre en papiers, bibelots, instruments de musiques et quelques souvenirs. A droite, contre le mur, une table et quatre chaises, assez éloignée pour laisser un passage jusqu'à la cuisine.
Sous l'escalier qui menait à la mezzanine et l'espace chambre, il y avait trois portes, toutes fermées, menant respectivement à une salle d'entraînement, dont les murs capitonnés, régulièrement changés, portaient des marques d'entraînement biotique et physique, un placard quelconque et les commodités.
En haut, le lit collé au mur, un dressing en partie camouflé et la salle de bain.

De nombreuses plantes artificielles donnaient une touche plus naturel à l'appartement, et sur deux côtés les murs étaient d'immenses vitres pouvant se noircir à l'extérieur, pour garder son intimité tout en continuant d'apporter de la lumière.

- Je suis rentrée.

Le destinataire de ces mots ne pouvaient plus les entendre, mais elle en avait gardé l'habitude.

- Je reviens tout de suite, lança-t-elle à la volée alors qu'elle avalait les marches deux par deux.

Le dressing ne fut pas totalement vidé, mais sur le lit défait restèrent quelques habits qui n'avaient pas été choisis. Au final, sa tenue fut aussi simple que celle actuelle, bien que moins "chic" ; pantalon, T-shirt simple et ses bottes. D'un signe de tête, renvoyé par un miroir de la salle de bain, elle approuva son style casual. Puis la femme redescendit les marches aussi vite qu'elle les avait monté.

- Bien, je suis prête, on peut y aller si tu le souhaites.

Laecius ne réagit pas tout de suite. Il fixait l'autel, comme intrigué mais trop pudique pour émettre la moindre question. A moins que l'image de Latis, fixant fièrement face à lui, les bras croisés avec un sourire insolent, ne le l'impressionnait.
Bah. Elle s'en était douté dès qu'elle l'avait invité à entrer. De toute façon, il ne s'agissait ni d'un secret honteux, ni d'un voile discret réservé à elle seule. Watson et d'autres collèges avaient déjà pu voir l'autel, lorsqu'elle les avait invité à une soirée, ainsi que tout ceux qui franchissaient le seuil ou jetaient un coup d'oeil peu discret par dessus son épaule, pourvu qu'ils se trouvent face à la porte ouverte.
Latis avait été une partie de sa vie. Il l'était toujours.

- Laecius, Latis. Latis, Laecius, fit-elle, désignant tour à tour le Turien blanc puis la photo, et inversement.

Elle attendit, les bras croisés, que les questions soient posées.



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MessageSujet: Re: Même les chatons ont des griffes   Lun 31 Juil 2017, 02:24


Même les chatons ont des griffes


Sa phrase fut si claire et précise que Laecius s’attendit sérieusement à voir quelqu’un, ne serait-ce qu’un animal de compagnie, mais rien ni personne ne vint. Alors ils entrèrent. Le turien couvrit l’appartement et siffla bruyamment.

-On a vidé un squat la semaine passée, ils avaient exactement le même décorateur que toi. Je devrais peut être enquêté là-dessus.

Il ricana alors qu’elle grimpait déjà les escaliers quatre à quatre. Il s’avança de quelques pas et son pied percuta quelque chose, il se pencha et ramassa une culotte avec un sourire, il la huma un instant avant de la poser sur le meubles le plus proche, ses mandibules cliquetant d’amusement. Son regard eut beau tenté de l’éviter plusieurs fois, il finit finalement par se poser sur le petit autel sur lequel était perchée la photo d’un turien. Ce qu’il put dire tout de suite, en un coup d’œil, c’est qu’il ne l’aimait pas !

Il se sentait intrus sous le regard du turien. C’était à lui qu’était destinée l’annonce de son arrivée par Ravi, il en était persuadé. Bien entendu il n’émit aucun jugement sur la présence de l’autel en lui-même, cela aurait été bien malvenu au vue de son propre comportement à ce sujet. Chacun vivait le deuil à sa façon après tout. Il avait simplement décidé que la tronche du gars sur cette photo, aussi avenant soit-il, ne lui revenait pas. Ravi choisit cet instant pour redescendre, prête à repartir. Il fut surpris des présentations et la regarda un instant.

-Enchanté. On y va ?

Et il se tourna vers la porte pour repartir. A quoi c’était-elle attendue ? Avait-il des questions ? Sans aucun doute, mais elles ne parviendraient apparemment jamais à ses lèvres. Elle avait choisi d’établir un périmètre, et celui-ci n’impliquait pas d’intérêt pour ce genre de chose. Il quitta l’appartement en se saisissant de la culotte au passage.

-Un souvenir de mon passage dans ton antre.

Il lui fit un clin d’œil appuyé sur ce jeu de mot bancal mais qui l’amusa beaucoup. Ravi referma la porte de chez elle. Par habitude Laecius avait retenu le chemin simple qui séparait leurs habitations, et se demanda si il aurait l’occasion de le reparcourir. Il prit la tête de leur duo et emmena la turienne à la station de navette la plus proche afin de descendre plus bas dans les secteurs. Ils s’enfoncèrent dans une galerie marchande qu’ils traversèrent de part en part afin d’atteindre une série d’immense bâtiment encastré au bord de la plaque. Laecius l’invita à pénétrer une immense tour couleur d’or et de verre. Et avec l’ascenseur ils gravirent sans efforts celle-ci jusqu’à l’avant dernier étage.

La bibliothèque possédait en réalité les deux derniers étages de la tour. Le premier était dédié aux rayonnages. Des dizaines d’allées couvertes de livres de papier de toutes tailles. Un silence profond régné ici, mais en aucun cas pesant, le silence reposant de la connaissance. Ils s’avancèrent et Laecius lui murmura.

-Elle est tenue conjointement par un couple asari et volus, ils collectionnent des livres des toutes les espèces depuis des années, autant des originaux que des traductions. C’est ici que j’ai appris à lire la langue humaine, en ce moment je bosse mon asari, mais c’est pas la même affaire.

Le volus derrière le comptoir lui fit un petit signe, et salua profondément la turienne quand il la vit. Le turien lui fit un hochement de tête en réponse.

-L’étage supérieur est destiné à la lecture, c’est une zone bar avec une immense terrasse à ciel ouvert protéger par un bouclier, on a une vue de dingue sur la citadelle. J’aimerais bien me trouver une version de ce que tu me lisais cette nuit, on fait un tour ?

Feat. Ravi

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MessageSujet: Re: Même les chatons ont des griffes   Lun 31 Juil 2017, 19:35
Même les chatons ont des griffes
A la porte ouverte que Ravi venait de lui présenter, le proposant d'en savoir un peu plus sur elle, Laecius s'était contenté d'un hochement de tête et d'une réponse qui, globalement, pouvait s'interprétée comme "Je n'en ai cure".
La Turienne se sentit vexée. D'ailleurs, elle hésita un instant à le jeter dehors et fermer la porte derrière lui en lui souhaitant une bonne journée, mais le geste aurait été hypocrite au possible.
Il fallait néanmoins croire que les deux ne seraient jamais que ... quel nom pourrait-il utiliser dans ce genre de cas ? "Flatteurs d'entre-cuisses" ? Sans doute quelque chose dans ce goût là. Ni l'un ni l'autre ne chercherait à se connaître. Bien.

Qu'il en soit ainsi.

Quant au commentaire graveleux, elle répondit par un cliquètement de mandibule. D'ailleurs, d'où venait cette culotte ? Si la biotique était une "rangeuse désorganisée" comme le voulait l'appellation polie, elle n'était pas non plus du genre à laisser traîner ses sous-vêtements n'importe où.
Un nouveau claquement, de la langue cette fois-ci, lui échappa quand elle compris d'où venait le problème. Son méca d'entretien - sorte de robot en charge d'aspirer le sol et doté de chenilles pour lui permettre d'escalader les escaliers menant à la mezzanine - devait s'être encore une fois aventuré dans le dressing mal fermé - un jour, elle apprendrait à ne pas partir comme une furie en laissant tout en plan - et, une chose en entraînant une autre, avait entraîné avec lui la culotte, jusqu'à ce que la prise soit lâchée et l'objet abandonné là. C'était la seconde fois depuis le début de la semaine.

- Mmh. Fais-y attention. C'est une de mes préférées. Maintenant, range ça et dehors, siffla-t-elle après l'avoir poussé par la porte d'entrée. Mais en l'accompagnant, contrairement à son plan initial.

Puisqu'il savait où se trouvait la bibliothèque, Ravi se laissa emmener, profitant du chemin pour reprendre son calme. Latis était un sujet trop personnel, trop sensible. Elle ne se sentait pourtant pas de le cacher ou de le taire, faisant mine que rien n'avait jamais été. Malgré tout, elle prit note ; la prochaine fois qu'elle devrait faire un détour rapide par chez elle, ceux qui l'accompagnaient, à moins d'être des connaissances proches, attendraient dans le couloir.
Le trajet en navette fut moins laconique que celui à pied, les nerfs désormais lissés. La Turienne se laissa même aller à une pique, assurant à son compère qu'il serait charmant avec son trophée sur la tête ... Pour se jeter sur lui et le forcer à replonger manu militari ledit objet dans la poche de sa veste, après qu'il l'ait sorti pour répondre au défi. Elle essaya bien de reprendre son bien, mais il fut plus rapide que lui, l'empochant en secouant un doigt accusateur, amoindri par son sourire insolent. Ce à quoi, en femme d'une trentaine d'année qu'elle était, Ravi lui avait répondu en tirant la langue et tentant une nouvelle fois sa chance. Sans succès, bien qu'elle n'essaya pas vraiment.
Le couple descendit d'un secteur, quittant ceux résidentiels pour celui dédié aux commerces. La foule n'était pas trop compacte, rendant les déplacements supportables ; les néons artificiels tentaient de reproduire aux mieux la lumière du soleil pour ne pas étouffer les passants dans une ambiance électrique qui, à force, en devenait déprimante. Ils finirent, après plusieurs minutes, par arriver au pied d'une tour dont Laecius emprunta la porte sans hésiter, puis l'ascenseur jusqu'à arriver aux derniers étages. Les panneaux coulissèrent après que la voix de l'I.V ait indiqué la bibliothèque, révélant d'immenses rayonnages que gardait farouchement une petite barrière et quelques portiques. Les ouvrages n'étaient pas totalement visible mais il lui sembla que les couvertures pouvaient tant être en carton qu'en cuir. Néanmoins, la distance ne lui permettait pas d'en être assurée.
Dans les locaux régnait un silence de cathédrale. Le genre de silence qui s'imposait de lui même. Un silence presque vivant, qui venait hanter les bibliothèques, les lieux de culte, les cimetières même s'il en trouvait un à son goût. Le genre de silence qui dévorait le bruit pour mieux l'en bannir. Même elle, la Superviseure si éloquente, vit les mots se coincer dans sa gorge et les questions qui tournaient dans son esprit condamnés à continuer de faire les cents pas. C'était un silence qui venait se lover autour des épaules de quiconque mettait un pas ici mais jamais ne venait étouffer. Malgré tout, il était difficile de vouloir parler et briser le calme des lieux. Ou bien elle était plus sensible à cela que son collègue, puisque lui chuchota, répondant partiellement à ses interrogations.

Comme s'il avait entendu qu'on parlait de lui, le Volus leur adressa à chacun une salutation, à laquelle l'intéressée répondit d'un signe de la main. Le Turien blanc continua ses explications sur la zone avant de lui proposer de trouver d'autres ouvrages de Sir Conan Doyle. Elle accepta d'un hochement de tête, ses lèvres toujours scellées.

Watson lui avait un jour montré comment écrire le nom de Sherlock Holmes en Terrien, tout en précisant, alors qu'elle s'appliquait à reproduire les boucles étranges, qu'il s'agissait de l'alphabet latin. Pour ensuite s'appliquer à lui expliquer les différents langages qu'on pouvait retrouver sur Terre. Ce qu'elle en avait surtout retenu, c'était l'impossibilité des Humains à s'unifier, des débuts de leur ère jusqu'à même cette époque, quand bien même une langue se voulait "officielle" depuis quelques siècles. L'arrivée des omnitech et des traducteurs n'avait pas aidé puisqu'on pouvait parler sa langue natale et se faire comprendre de n'importe qui dans la galaxie.
Elle erra un temps entre les rayons, cherchant les lettres qui lui semblaient familières. Elle reconnue la langue Asari, toujours sans la comprendre, cru distinguer la calligraphie serrée des Galariens, eu un soupire de soulagement en reconnaissant les traits, durs et militaires, de la langue turienne, confondit écriture drelle et butarienne... Pendant ses recherches, elle traversa, en somme, le monde merveilleux des différences culturelles galactiques. Jusqu'à ce que, enfin, elle tombe sur le fameux nom. Elle attrapa le premier volume qui lui tombait sous la main - le plus épais dans le doute - et parcouru l'allée centrale, tournant la tête à chaque croisement jusqu'à ce, qu'enfin, elle ne trouve Laecius en train de flâner, contemplant certains livres d'un air pensif, une main calée sous son menton.
Quoiqu'il était en train de faire, il se retrouva avec le livre entre les mains et une femme qui le poussait dans le dos, bien décidée à avancer. Finalement il suivit le pas alors que Ravi reprenait elle aussi sa route, l'emmenant vers le "bar - lecture". Son existence n'était pas tombé dans l'oreille d'une sourde. Ils montèrent l'escalier qui y menait, passèrent les portes et, sous l'insistance de la Turienne, s'installèrent à une table dans un coin, loin de la clientèle.

Par réflexe, elle claqua une main baladeuse et dévoila ses dents à un Primus qui faisait mine de souffrir.

- Bien, maintenant que nous sommes là, commença-t-elle, sa langue retrouvée, autant se prendre quelque chose.
Il faut aller au bar, c'est ça ? Qu'est-ce que tu prends ? Ah, et pendant que j'y pense...


Elle pourra le livre devant lui.

- Tu me le lirais à mon retour ? Mon omnitech pourra traduire ce que tu racontes. Watson a essayé de me parler une fois des différentes langues qui existent sur Terre... J'espère pour toi que c'est leur langue "commune" ou celle que tu sais lire. Apparemment, ce n'est même pas comme nos "patois" des colonies, ils ont vraiment une langue différente, avec des règles, des mots et des sonorités différentes pour chacune.

Elle tira la langue, relevant ses mandibules pour prendre un air amusé.

- C'est à se demander comment ils ont fini par se comprendre avec toutes ces différences.



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Même les chatons ont des griffes

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