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 "Les biotiques au sein de l'armée"

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Personnage RP
Faction : Alliance interstellaire/ Division biotique
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MessageSujet: "Les biotiques au sein de l'armée"    Jeu 06 Avr 2017, 23:25
Intervention MJ : NonDate : 04/2202 RP fermé
Baptist von Lytanis et Viveka E.
Berezine
"Les biotiques au sein de l'armée"



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Les biotiques au sein de l'armée

Le lieutenant entra dans la piéce de débriefing, dans laquelle une dizaine de soldats l'attendaient, assis nonchalamment sur des chaises. A la vu de leur chef de peloton, fidèle à la rigueur militaire, ils cessèrent les bruits pour l'écouter. Bon dieu que c'était rare de les voir tous aussi silencieux.
Cela faisait une dix mois ,tout au plus, qu'il était en fonction en tant que lieutenant, une tâche que beaucoup auraient pu voir comme un avantage ou un honneur. En ce qui le concernait ça le barbé plus qu'autre chose.
Gérer un peloton de quarante hommes était une tâche ingrate. En somme il y avait plus de travail administratif et disciplinaire, le tout se rajoutant aux entraînements et missions habituelles. En y réfléchissant ,il n'avait pas vraiment gagné aux changes, considérant le petit bureau et les appartements -à peine plus grands que ses anciens quartiers- qu'on lui avait remis.
Pour gérer le 3éme peloton de la deuxième compagnie, savant mélange d'hommes et de femmes disciplinés en mission, retrouvant des âmes d'enfants en repos ou permission, il fallait avoir le cœur bien accroché.

De base les biotiques aimaient se distinguer par rapport aux soldats réguliers, à Ontarum ça se traduisait par une proximité plus proche entre soldats du rang et officiers. Stigmatisé ou craint dans la société comme dans l'armée, la Division s'apparentait à une armée dans l'armée avec des codes et une ambiance qui lui était propre.
Le fait d'être souvent appelé pour « calmer » la piraterie dans le secteur -les supérieurs appréciant la puissance de petits groupes biotiques, plus discrets, frappant vite et fort, qu'un détachement entier de soldats « normaux »- avait renforcé le sentiment de supériorité des biotiques de la base et leur besoin de se différencier.
Au moins les membres de la Division n'avaient pas le temps de s'ennuyer, avec toute les personnalités qui la composait.
Aujourd'hui il avait réuni les quelques membres de son peloton qui n'étaient pas en mission, c'est à dire deux sections. Si la section B était connue pour être la plus compétente la section C, son ancienne section, était quelque peu plus perturbatrice.


« Bon les enfants , comme vous le savez peut être grâce à Youssouf – le petit pirate informatique du peloton- une journaliste doit venir au sein de la Division d'ici demain. Le commandement a cru bon de nous confier cette tâche de garderie et je... Oui Kurt ?

Le géant roux venait de lever la main pour poser une question.

- Est ce qu'elle est jolie ?

La question eut le mérite de faire rire l'assistance. Le lieutenant, habitué à ce genre de plaisanterie, ne put s'empêcher de faire un sourire en coin. Les membres de la section C, ou du peloton en général, ne s’embarrassaient pas vraiment du protocole hiérarchique. Un officier lambda de la Terre aurait sûrement fait de la tachycardie en voyant une telle chose

- Tu mériterais que ce soit une hanari pour la peine de m'avoir coupé pour si peux. Emma, colle lui en une si il repose une question comme ça.
Bon comme je le disais une journaliste va venir au sein de la Division pour faire un reportage sur les biotiques au sein de l'armée. Je veux que vous tous, et je dis bien vous Tous
– ses yeux regardaient avec insistance Kurt – fassiez preuve de tact lors de ce reportage.
Ainsi, je vous interdit, cela s'adresse aux coureurs et coureuses de jupons du peloton, de tenter toute approche non professionnelle durant le reportage


- Et aprés le report... Aïe. Le petit crie de douleur de Kurt indiquait que Emma prenait à cœur sa tâche

- Plus sérieusement la journaliste en question aura carte blanche pour visiter la base, sauf infrastructures sécurisées bien entendu, et interroger les membres du peloton.
J'ai reçu l'ordre d'accueillir la demoiselle en question durant tout son séjour sur la base.
Néanmoins, comme vous serez amené à être interviewez le Commandant a insisté lourdement, la encore j'insiste sur le lourdement, pour que vous représentiez avec honneur la Division.
Si ,malencontreusement, vous veniez à ridiculiser notre corps d'armée, sachez que la punition décidé par notre commandant, pour tout contrevenant, est d'être enduit de peinture et de courir nu autour de la base. Oui Kurt tu m'as bien entendu.


Le briefing continua ainsi, présentant les infrastructures qui seraient privilégiées à la visite et toutes autres informations dont l'assistance ne semblait pas vraiment se soucier. A vrai dire pour des militaires habitués à risquer leur vie cette intervention journalistique s’apparentait à une cure de santé.
En partant les soldats étaient déjà entrain de parler sur qui allait risquer de recevoir la punition. Tout le monde semblait parier sur Kurt. Le lieutenant ne put s'empêché de sourire, ils avaient beau être des zouaves quand ils étaient en permission mais c'était ses zouaves. Honnêtement il n'aurait rendu sa place pour rien au monde.

Le lendemain le lieutenant s'habilla comme à son habitude quand il déambulait dans la base. Vêtu d'un t-shirt non réglementaire blanc, aux insignes bleues de l'Alliance sur tout le devant, et du traditionnel pantalon du marines. Il se dépêchait, il allait être en retard, la nuit avait été longue avec les rapports, et autres joyeusetés administratives, dont il se serait bien passé.
En quittant ses quartiers, sur le chemin, la question de savoir si sa tenue était respectable lui traversa l'esprit, après tout elle dévoilait les cicatrices de son bras gauches et de son cou. En voyant l'heure cette dernière considération fut très vite mise de côté. Tout en pressant le pas il envoyait depuis son omnitech un petit rappel du briefing d'hier à ses hommes, priant que ces derniers fassent bonne impression.
Il allait véritablement être pile à l'heure, mais se félicita ,vu l'empressement qu'il eut en se réveillant, de ne pas être retard. Il aurait été malvenu, pour un premier jour, que la journaliste patiente sans le contact qu'on lui avait assigné.



Dernière édition par Baptist Von Lytanis le Dim 07 Mai 2017, 22:19, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: "Les biotiques au sein de l'armée"    Sam 08 Avr 2017, 20:19
Le vaisseau s'approchait de la bordure de Kepler et Viveka estimait que le voyage durerait encore environ une heure. Poussant un long soupir, elle décida de tenter une dernière fois sa chance.

« Tu sais...les biotiques, ça n'intéresse pas grand monde. Je doute que ça fasse un bon sujet, il est encore temps d'annuler. »

Elle entendit Lambertson rire début son bureau. Évidemment, elle savait parfaitement que les biotiques était un sujet polémique et que le reportage qu'on lui avait confié serait sûrement un succès si elle faisait son travail correctement. Le vrai problème, c'était l'armée. Viveka trouvait les militaire antipathique et bien trop rigide...et puis ils lui rappelaient beaucoup Solveig mais sans les qualités de sa sœur, ce qui avait le don de mettre la journaliste de mauvaise humeur.
S'enfermer pendant presque une semaine dans une base remplit de bons petits soldats obéissant ne l'enchantait pas du tout, bien au contraire et toutes ses protestations n'y avait changé. Son mentor voulait absolument qu'elle se charge de ce travail pendant qu'il resterait bien tranquillement à la citadelle à couvrir les intrigues politiques et diplomatiques.

« Franchement, ma belle. Tu t'en sortiras beaucoup mieux que moi avec eux. Fais leur ton petit numéro de charme et profites-en pour les pousser à dire tout ce qu'ils m'auraient cachés ! »

Lambertson était persuadé qu'il n'y avait pas plus méfiant qu'un militaire, il avait donc pensé que Viveka et son visage de parfait petit ange étaient les plus à même de mettre en confiance les sujets du reportage. Au fond d'elle, l'étudiante savait qu'il avait tout à fait raison...il était juste hors de question de l'admettre
Elle poussa un long soupir, manifestant son mécontentement puis coupa la communication. Bien sûr, elle était professionnelle et ferait de son mieux pour sortir le meilleur de cette désagréable expérience. Peut-être qu'avec un peu de chance les soldats auraient des choses intéressantes à lui raconter.

Attrapant son sac à main, elle en sortir quelques accessoires de maquillage, histoire de refaire une beauté avant d'arriver. Pour une fois, elle avait sobre, qu'il s'agisse de sa tenue, de sa coiffure ou du reste. Chose rare, elle était en pantalon, moulant certes, mais le changement était quand même à noter. Elle avait choisit un petit haut rouge mettant sa poitrine en valeur et une veste noire, le tout complété par une paire d'escarpin. Quand à ses cheveux, ils étaient regroupés en chignon bas assez naturel. Elle ne voulait pas faire d'effort, en tout cas pas autant qu'à l'accoutumé.

Quelques temps plus tard, le vaisseau les déposa, elle, son équipe et le matériel dans l'un des hangars de la base militaire. Les techniciens et quelques soldats étaient en train de déplacer le matériel nécessaire au tournage pendant que Viveka attendait patiemment son contact, le lieutenant Von Lytanis. Il avait été convenu que l'officier devait la recevoir, lui faire visiter l'ensemble des infrastructures accessibles et lui expliquer les règles qui s'appliqueraient à la jeune femme et à ses collègues. Il serait également son référant durant toute la durée de son séjour. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'il soit agréable.

La demoiselle attendit patiemment que son contact la rejoigne. Elle en profita également pour sortir de quoi prendre des notes de son sac. Elle n'eut pas attendre longtemps. Un jeune homme blond, portant un t-shirt aux couleurs de l'alliance fit rapidement son entrée dans la pièce. Viveka le détailla un instant. De taille moyenne, il était assez imposant, mais l'attention de la jeune femme fut surtout attirée par les impressionnantes cicatrice qui venait zébrer son bras gauche et remontées jusqu'à son cou. Il devait certainement y avoir une histoire intéressante derrière celles-ci. A creuse.
Dégainant son sourire le plus enjôleur, elle s'avança vers lui avant de lui tendre la main.

« Vous devez être le lieutenant Von Lytanis ? Viveka Berezine. C'est un plaisir de vous rencontrer ! Et plutôt une bonne surprise je dois dire. »

La jeune femme avait accompagné ses paroles d'une œillade significative. Bien sûr, si le lieutenant n'était effectivement pas désagréable à regarder, il s'agissait plus de le flatter et de lui laisser entre qu'il avait ses chances. Viveka pensait qu'il serait plus en enclin à dévoiler les vilains secrets de son unité de biotique s'il cherchait à charmer celle qui menait l'interview. La jeune femme n'avait plus qu'à attendre une réaction de sa part.
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MessageSujet: Re: "Les biotiques au sein de l'armée"    Dim 09 Avr 2017, 01:31

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Les biotiques au sein de l'armée


"Lieutenant Von Lytanis je voulais vous informer que la journaliste et son équipe sont arrivés au hangar"

La voix monotone et robotique qui émanait de son omnitech lui indiquait qu'il avait un peu de retard au final. Quelle poisse. Heureusement que le hangar en question était proche des infrastructures.

En repensant à toute la paperasse qui lui restait à faire il râla intérieurement à l'encontre du commandant, il avait autre chose à faire que faire causette.
Puis il en avait souper des journalistes après ce qui avait été baptisé « l'Eclipse d'Ontarom » par la presse. La fameuse attaque des installations de la lune d'Ontarom, par le tristement célèbre Caelus Chronol, qui avait été libérée par sa section quand il était encore sous-lieutenant. De bien tristes souvenirs, quand il repensa aux camarades, membres de la Division et autres, qui avaient donné leur vie lors de l'événement.

Il secoua la tête pour évacuer ses pensées, il fallait être zen et décontracté.
Le jeune homme arriva finalement au hangar ou civils et militaires s'occupaient de ce qui semblait être du matériel de tournage. Les militaires qui y travaillaient, des mécanos et autres, des gars qu'il connaissait à force de les retrouver dans les bars, lui firent un salut de la main qu'il leur rendit.
Baptist n'eut pas à chercher longtemps la journaliste, plutôt visible dans cette base d'hommes et femmes en uniformes. Le lieutenant fut assez surpris d'avoir à faire à une femme , plutôt jeune, s'attendant à quelqu'un de plus âgé. De plus dire qu'elle n'était pas jolie aurait était un mensonge.

Féminine dans sa tenue, elle était un ovni au milieu de tout ce monde. A par les secrétaires aux armées ,le reste des femmes militaires, bien que ne manquant pas de charme, étaient plus souvent vu avec une arme dans la main qu'une trousse de maquillage. Coiffée, maquillée, un sac dans une main sur lequel elle tenait en appuie un calepin, elle avait tout de la petite journaliste prête au travail.

« Vous devez être le lieutenant Von Lytanis ? Viveka Berezine. C'est un plaisir de vous rencontrer ! Et plutôt une bonne surprise je dois dire. »

Le lieutenant remarqua l’œillade de la journaliste. Bon au moins elle ne ressemblait pas à ces journalistes habituels qui venaient, généralement rattaché aux armées, aux aspect froids et austères. Bien que très charmante il allait devoir rester professionnel, surtout en présence de ses hommes, sinon il s'attendait déjà à des plaisanteries de leur part.

"Le plaisir est pour moi mademoiselle. Pour être honnête je m'attendais à une personne un peu moins.. hum.. jeune -Son visage se fendit d'un petit sourire, comme pour s'excuser de sa dernière remarque avant de revenir rapidement sur le sujet de sa venue.
En tant que votre contact je ferais en sorte de répondre à toute vos questions et de vous aider au mieux.


Bien que mes supérieurs aient insisté sur votre liberté de mouvement et votre indépendance pour ce reportage il vous faudra être accompagnée de votre contact pour accéder aux infrastructures.
"

Effectivement les supérieurs ne perdaient pas la main avec les journalistes, surtout quand ceux ci devaient parler d'un sujet sensible comme les biotiques. A vrai dire ils auraient pu accorder directement des pass aux civils, mais, l'idée de non-militaires se baladant librement dans les installations de l'Alliance n'avait pas du leur paraître ingénieuse. Ainsi la présence constante du lieutenant était un moyen de s'assurer du bon déroulement du reportage.

Même les quartiers qui avaient été préparé pour ces civils -des quartiers individuels- étaient d'ailleurs assez proche de ses propres quartiers pour qu'il puisse intervenir en cas de problèmes, une chose qu'il espérait ne pas se produire.

Continuant à parler il appuya sur son omnitech, faisant apparaître un plan, lévitant dans les airs.

"Mes supérieurs ont dressé un plan des infrastructures qu'il vous sera permis de voir, que je vous transmettrais.
Les bâtiments en bleus sont ceux réservés à la Division biotique, que vous pourrez visiter. Ceux en orange sont les bâtiments communs à tout soldats, qui vous sera libre d'accés. Ceux en rouge sont ceux interdits au public.


Il appuya une nouvelle fois sur son omnitech pour faire disparaître le plan

Désolé pour cette petite introduction. J’espère ne pas vous avoir découragé
"
Un autre sourire se dessina sur son visage, davantage pour donner une image moins rigide après la présentation qu'il venait de faire



Dernière édition par Baptist Von Lytanis le Mar 02 Mai 2017, 20:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Les biotiques au sein de l'armée"    Mer 12 Avr 2017, 08:25
Le lieutenant répondit à Viveka de façon très distante, professionnelle. Il fit également une remarque sur le jeune âge de son interlocutrice avant de lui adresser un léger sourire, presque gêné, peut-être avait-il peur d'avoir vex2 l'effectivement jeune journaliste. Au contraire, la demoiselle trouvait plutôt son commentaire amusant, voire flatteur. Oui, elle était jeune? mais le fait qu'on lui confie déjà des reportages était un gage de son talent et de son professionnalisme. Lorsqu'on notait son jeune âge, Viveka entendait juste qu'on reconnaissait l'avance qu'elle avait déjà prise sur ses camarades de promotions.

Le lieutenant Von Lytanis lui récapitula ce qu'elle savait déjà en précisant qu'il serait toujours avec elle pour la surveiller. Bien sûr, ça n'était pas exactement ses mots, mais Viveka avait bien compris l'idée. De toute façon, ça n'était pas très grave elle trouverait bien un moyen de lui fausser compagnie à un moment ou à un autre. Quant à passer les portes sans carte...elle aviserait sur le coup. Pour le moment, elle se contenterait de faire savoir à son chaperon que la situation ne la dérangeait pas outre mesure.

« Nous allons donc passer pas mal de temps ensemble ? Hum...parfait, ça va nous permettre de faire plus ample connaissance et d'apprendre à nous connaitre ! »

Que ce soit par sa posture ou par l'expression que son visage renvoyé, les intentions de la jeune femme semblaient très claires. En temps normal, elle était plus subtile, mais elle s'ennuyait déjà à l'idée de passer plusieurs jours sur la base et essayer de mettre son contact mal à l'aise semblait être une bonne distraction. Elle doutait qu'il soit intéressé...dans l'esprit de la jeune femme, les soldats étaient des militaires avant même d'être des hommes et quelques battements de cils ne suffisaient pas à leur faire oublier leur devoir. Ce qu'elle trouvait bien dommage et passablement agaçant.

Le lieutenant continua ses explications, de façon presque automatique. Il afficha brièvement un plan en couleur censé indiquer à Viveka les endroits qui lui étaient ou non autorisés. La jeune journaliste mémorisa scrupuleusement les emplacements des zones rouges, clairement les plus intéressantes à visiter. Elle n'était pas certaine de réussir à y accéder, mais si elle y arrivait, ce serait sûrement intéressant. Évidemment, il fallait éviter de se faire prendre, mais dans le pire des cas, elle pourrait jouer les idiotes et prétendre qu'elle s'était perdue. Elle avait toujours été très douée pour sa faire passer pour plus bête qu'elle n'était réellement.

Alors que Von Lytanis achevait ses explications, Viveka balaya le hangars du regard. Il était immense et presque vide, ce qui augmentait cette impression presque étouffante d'espace. Mis à par de la taule et quelques machines sans intérêt, il n'y avait rien à voir ici. Il était grand temps pour le duo de quitter les lieux. Marchant vers la sortie, la jeune journaliste se retourna pour faire face au lieutenant, tout en continuant d'avancer. Elle était assez à l'aise en talon pour se le permettre sans risquer une chute. Un petit sourire au coin des lèvres, elle s'adressa à son guide.

« Il en faut plus pour me décourager ! Et si nous commencions par visiter ma chambre ? »

La formulation était volontairement ambiguë. Finalement, ce reportage serait peut-être plus intéressant qu'il ne le laissait présager. Si la jeune journaliste se doutait que les supérieurs du lieutenant avait tout prévu pour que la travail de Viveka renvoie une image nette et lisse de section biotique, elle espérait au moins pouvoir tirer des choses intéressantes de son contact avec les soldats. Évidemment, elle n'entendrait pas parler d'éventuelles missions catastrophe aux conséquences dramatiques et évidemment gardée secrètes. Ce qui aurait été beaucoup trop simple. Par contre, cerner les caractères et le comportement des biotiques, ça c'était à sa portée. Il suffisait soit de les séduire, soit de leur faire perdre patience...les deux options semblant amusantes.

Pendant que la jeune femme et son chaperon avançaient dans l'un des couloirs de la base militaire, elle décida de se comporter en journaliste classique pour la première fois depuis son arrivéd. Il fallait tout de même qu'elle organise son séjour.

« Dites-moi, lieutenant. Va-t-il y avoir un temps dédié pour que je rencontre vos hommes ? J'avoue que je préférerais des discussions en tête-à-tête, si cela est possible ? Oh ! Et sommes-nous autorisés à prendre des images dans tous les secteurs qui nous sont ouverts ? »

Si cette dernière question pouvait sembler étrange, Viveka s'interrogeait d'expérience. Lors de ses premières fois sur le terrain, elle avait accompagné Lambertson couvrir un reportage dans une importante usine de la citadelle. Égal à lui-même, le quadragénaire ne s'était pas soucié d'éventuelles règles de tournage et la caméra s'était promenée un peu partout, en tout cas dans toutes les zones qu'ils avaient pues visiter. Lorsque le représentant de l'entreprise qui les accompagnait s'en était aperçu, il avait confisqué le matériel de l'équipe et tout supprimé, mettant le patron de la petite blonde dans une colère noire. Le prétexte invoqué? Pas d'image des zones de production pour des problèmatiques d'espionnage industriel. Il valait donc mieux poser la question.
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MessageSujet: Re: "Les biotiques au sein de l'armée"    Jeu 13 Avr 2017, 01:16

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Les biotiques au sein de l'armée
« Il en faut plus pour me décourager ! Et si nous commencions par visiter ma chambre ? »

Au moment de partir, le visage du Lieutenant parut un moment décontenancé devant l'aplomb de la jeune femme. Cette dernière semblait volontairement faire des sous entendus, par jeu sans doute.
Il le craignait et en avait maintenant la certitude, ce reportage n'allait pas être de tout repos. Sa réaction paru amuser la journaliste avant qu'il ne reprenne un visage sérieux.

-Je... hum... Nous passerons de toute façon par les quartiers qui vous ont été attribués


En marchant le long des couloirs les soldats se retournaient sur le passage de la journaliste, intrigué par la présence d'une civile pour certains, pour d'autres raisons pour d'autres. Baptist se fichait éperdument de la présence de ces soldats.
La base d'Ontarom avait la plus grande concentration de biotiques militaires de l'Alliance avec ses mille hommes. Généralement biotiques et soldats lambda se regardaient en chien de faïence, ou s'ignoraient superbement. Mise à part lors des entraînements et missions communes les contacts entre les différentes unités restaient rares.
Cette ambiance si particulière se traduisait par de franches rivalités sur les tapis de full-contact ou autres sports collectifs qu'offraient les salles d’entraînement de l'Alliance, une sorte de mélange de testostérone et de sueur, le tout mêlé aux égos de chacun.

Heureusement pour lui ,en cette période d'interview, la plupart des membres de la Division étaient en mission ou en permission, ce qui rendait la base un peu plus calme. Pensif, le mot calme vint soudainement faire tilt dans l'esprit du lieutenant, lui rappelant que la Section E allait rentrer dans deux jours de sa mission.
Composée de jeunes soldats, sous la houlette d'un vétéran à l'esprit loufoque,cette unité donnait traditionnellement des fêtes totalement débridées en rentrant à la base. Les bras croisés, une main au niveau du menton, le jeune homme réfléchissait à un prétexte pour rallonger leur temps à l'extérieur...

« Dites-moi, lieutenant.

La jeune femme tira l'Officier de ses pensées.

Va-t-il y avoir un temps dédié pour que je rencontre vos hommes ? J'avoue que je préférerais des discussions en tête-à-tête, si cela est possible ? Oh ! Et sommes-nous autorisés à prendre des images dans tous les secteurs qui nous sont ouverts ? »

Le jeune homme comptait sur une rencontre collective pour canaliser certains de ses hommes. Si il doutait que les membres de la Section A lui fassent honte, il en était moins sur pour la Section C. Cependant les supérieurs avaient insisté pour « laisser une grande indépendance » à la journaliste lors du reportage. Ils en avaient de bonnes la haut, ce n'était pas eux qui se coltinaient la surveillance. Il pouvait toujours essayé de broder pour éviter les interviews individuelles, il devait juste trouver la parfaite excuse.

"Mes supérieurs m'ont indiqué que vous pourrez prendre des images dans les piéces communes et certains des lieux autorisés. Bien entendu à la fin de votre séjour toute les images pourront faire l'objet d'un contrôle de la part de l'autorité militaire."

Il ne faisait que répéter machinalement la procédure qu'on lui avait indiqué. Maintenant venait la partie la plus difficile, convaincre la journaliste de ne se concentrer que sur des réunions collectives ou des scènes «préparées » comme l'entraînement.

"En ce qui concerne mes hommes un temps pour les interroger est effectivement prévu mademoiselle.
Cependant il risque d'être compliqué de parvenir à interviewer tout le peloton individuellement, voyez vous nombre d'entre eux sont occupés. Il serait donc plus facile d'organiser une session collect..."


Il n'eut pas le temps de finir, une claque -accompagnée d'un éclat de rire- vint le frapper dans le dos, le faisant tousser. Le geste ne laissait pas de doute sur l'identité de l'auteur

-Hey Baptist... - Ce ton gaillard, accompagné de la tape qu'il reçut dans le dos, ne laissait aucun doute sur l'identité de la personne. En se retournant il vit que le colosse roux était la, dépassant d'une bonne tête toute les personnes présentent. A la vue du sandwich dans son autre main il devait revenir du réfectoire.
Semblant remarquer la présence de la jeune femme, et le regard noir de son ami et officier, il se raidit comme un piqué

Baptist se tourna vers la journaliste, tout en ce massant le dos, pour présenter l’énergumène.

"Voici le Caporal Kurt Wayne de la Section C de mon peloton-pour le meilleur et pour le pire ,pensa t-il, avant de reporter son attention sur lui-
Qui a t-il d'ailleurs Caporal ?"

"Je venais te... heu... vous prévenir que les quartiers devant accueillir les civils sont prêts."

La journaliste,maline et opportuniste pour l'occasion, profita de la brèche laissée par le géant roux pour lui demander si une interview individuelle lui conviendrait. Un grand sourire se dessina sous sa barbe rousse.

"Mais bien entendu que ça me ferais plaisir madame. Puis je suis sûr que ça dérangerais pas les autres du peloton, pas vrai lieut' ? "

-Hum... oui bien sûr caporal.

« comme si j'avais le choix » , cette petite phrase gronda intérieurement en lui. Baptist était totalement pris à contre pied sur ce qu'il essayait de faire. Même si il ne le montrait pas ,en ce moment précis il haïssait son ami. Le fautif par ailleurs, fidèle à lui même, ne semblait même pas le remarquer.

"Bon je vous laisse, Emma et Anna disputent un combat contre des guignols, je tiens pas à le manquer.
Bienvenue parmi nous Madame."

Il apostropha son officier d'un « A plus Lieut' » avant de partir en courant, le sandwich engloutie dans sa bouche. « C'est ça, laisse moi dans la mouise après t'être donné en spectacle. Enfoiré de Kurt va ».
Le Krogan ,comme il était surnommé, avait bien mérité son titre.

Si l'intervention de Kurt avait satisfaite la journaliste, ayant eut l'accord des hommes eux mêmes pour être interrogé individuellement, le lieutenant ne pouvait pas en dire autant.
Autre chose le génait, bien qu'habitué à ce genre de comportement au sein de son peloton, Baptist voulait au moins que ses hommes fassent preuve d'un semblant de respect hiérarchique en présence d'étrangers, surtout si ils sont journalistes. Une leçon bien difficile à retenir pour Kurt et qui devait ternir son image auprès de la demoiselle.

"Je vous prie de l'excuser mademoiselle, le Caporal Wayne n'est pas très féru du protocole militaire.-Puis, visiblement soucieux de faire oublier l' « incident », il s'empressa d'aborder un autre sujet-
Voulez vous que je vous fasse une rapide visite de la base pour vous familiariser avec les lieux?"

Pour l'occasion Baptist préférait botter en touche. La base en elle même était un complexe souterrain assez grand, centre de commandement du secteur et lieux d'escale pour les soldats de la 5éme flotte, la voir en entiére aurait nécessité deux trois jours.
Cependant les lieux intéressant la journaliste étaient plus restreint. Le coeur de la base ,dont ils étaient à proximité, comprenait le centre de commandement de la base avec de nombreux accès classifiés. Autour de ce centre s’érigeait quelques hangars de Kodiaks ainsi que les installations communes aux armées , comme le mess, l'infirmerie ou encore le gigantesque complexe sportif de la base, dont le seul espace de sport de combat faisait l'équivalent de quatre stades de foot.
D'autres, comme les quartiers de la Division biotique et ses installations réservées, étaient un peu plus excentrées, mais on pouvais y parvenir rapidement grâce à de petites navettes mises à disposition. Toute les installations étaient reliées par des couloirs et artères souterraines ,comme celui dans lequel ils se trouvaient actuellement, la température de la planète étant de 58 degrés à l'extérieur l'Alliance avait du s'enterrer.

Le coin le plus intéressant n'était autre que le secteur de communication de l'Alliance, maintenant les communications militaires de la bordure de Kepler avec son réseau de tours et paraboles. Les assignations de patrouille à la surface pour les surveiller étaient d'ailleurs considérées comme une corvée du fait de la chaleur.
Néanmoins c'était le point le mieux défendu et surveillé de la base, encore plus depuis des attaques terroristes qui avaient frappées la lune. Même les militaires de la base ne pouvaient pas y accéder sans passe. En l’occurrence pour la journaliste, l’accès lui était interdite.

Dans tout les cas si elle acceptait cette visite le plus simple était de prendre le transporteur de l’artère principale de la base.


Dernière édition par Baptist Von Lytanis le Mar 02 Mai 2017, 19:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: "Les biotiques au sein de l'armée"    Lun 24 Avr 2017, 10:50
Viveka nota que le lieutenant commença par répondre à la dernière de ses questions. Comptait-il éluder le sujet des interviews individuelles ? Si c'était le cas, c'était bien mal connaître la petite blondinette, un refus de sa part ne ferait que pousser la jeune femme à rencontrer le plus de soldat possible en tête-à-tête...quitte à ce que cela se fasse de façon informelle. Elle écouta cependant avec attention la réponse de son interlocuteur sur le délicat sujet de l'image.

La jeune journaliste tordit un peu du nez en entendant les mots « contrôle » et « autorité militaire »...mais elle s'y attendait. Elle se contenta de hocher la tête, laissant la possibilité au lieutenant de développer le sujet des entretients individuels. Ce qu'il fit pour le plus grand plus plaisir de Viveka. La jeune femme était clairement meilleure menteuse que son contact et sentit l'excuse discutable arriver à plein nez...elle ne comptait pas se laisser faire et allait négocier de son mieux dès que Von Lytanis aurait fini de la baratiner. S'il comptait s'en sortir comme ça, il la sous-estimait fortement.

Mais le jeune officier n'eut jamais l'occasion de terminer son argumentation. Il fut interrompu par l'un de ses hommes, un géant à l'attitude assez nonchalante. Viveka nota que le comportement du nouveau venu changea aussitôt qu'il remarqua la petite journaliste. Fini les claques dans le dos, les rires francs et le tutoiement. Celui qu'on lui présenta comme le caporal Kurt Wayne venait de se transformer en parfait petit robot...le militaire lambda. Pendant qu'il annonçait à son supérieur que les quartiers de Viveka et de son équipe étaient prêts, la demoiselle se demanda jusqu'à quel point sa présence dans la base modifait le comportement des soldats.

Au vu de la façon dont le colosse avait abordé son chef, la section C ne devait pas être aussi rigide et protocolaire que la jolie blonde l'avait imaginé. Ce qui rendait tout de suite ce reportage bien plus intéressant. Et l'incitait d'autant plus à réaliser des entretient individuels ! Affichant un sourire charmeur, elle fit un pas en avant vers le géant et s'adressa directement à lui, ignorant royalement Von Lytanis.

« Kurt, si vous le permettez j'aimerais beaucoup que vous m'accordiez une interview individuelle. Ce serait très intéressant pour le reportage, je suis certaine que vous aurez beaucoup de choses à dire ! »

Un peu naïf, l'intéressé répondit favorablement à la demande de la jeune femme, lui assurant par la même occasion que tous les membres du peloton serait ravis d'en faire autant. Viveka se contenta de remercier le géant tout en affichant une mine triomphante destinée au lieutenant.

« Je suis ravie de l'entendre. »

Le dénommé Kurt les quitta ensuite aussi soudainement qu'il les avait rejoint, tout en ajoutant que deux jeunes femmes que Viveka supposait être des biotiques avaient pour projet de se battre contre d'autres soldats. L'activité pourrait être intéressante mais la jeune femme doutait que le lieutenant soit de cet avis. Pourtant, elle tenta tout de même sa chance tout en se dirigeant dans la direction que le colosse avait empruntée, tout en répondant aux excuses et à la proposition de son contact

« Il n'y a pas de mal, je le trouve charmant. Plutôt qu'une visite austère de la base, je préférerais largement voir Anna et Emma à l'œuvre. Vous m'accompagnez ? »

Sans se soucier d'une éventuelle protestation, elle continua à avancer. Elle ne savait pas trop où elle allait, mais elle finirait bien par trouver. De toute façon, le groupe de soldats qu'elle suivait devait certainement aller dans un endroit intéressant vu l'agitation dont ils faisaient preuve. Même si elle ratait le combat, elle verrait au moins quelque chose que de plus pertinent qu'un enchaînement de couloir et de salles froides et sans âme.

Tout en avançant, elle réfléchissait à la tournure qu'elle envisageait de donner à son reportage. Si les autorités militaires pouvaient censurer certains plans, elle resterait toujours libre de parler comme elle l'entendait . Plus que ce qui serait filmé durant les quelques jours de l'équipe à la base, c'est le retour que ferait la jeune femme qui compterait vraiment. D'autant plus que la Viveka savait très bien comment jouer avec les images pour servir son propos. Le plus difficile pour elle serait de mettre de côté ses opinions personnelles et de traiter le sujet de façon impartiale. Cela dit, l'intervention du caporal Wayne avait sans doute servit les intérêts de sa section bien plus qu'il ne l'imaginait en se montrant si spontané. Contre toute attente, son naturel et son manque de rigueur le rendait sympathique...même si l'autorité militaire ne partageait certainement pas l'avis de la demoiselle. Le sujet était d'autant plus sensible qu'il concernait les biotiques, déjà fortement stigmatisé et assez mal vu.

Alors que les options se bousculaient dans la tête de Viveka, la jeune femme réalisa qu'il fallait avant tout résoudre un problème de taille. Elle s'arrêta net et se retourna pour faire face au lieutenant Von Lytannis. Comme elle s'en doutait, il l'avait suivi...c'était son rôle et ce que ces supérieurs attendaient de lui, il y avait donc peu de chance qu'il abandonne au moindre caprice de la demoiselle. Peut-être lui avait-il parlait...elle n'aurait pas su dire. Lorsqu'elle se laissait absorber dans ses pensées, elle avait tendance à ignorer tout ce qui l'entourait. Rivant ses grands yeux clairs dans ceux du lieutenant, elle s'adressa à lui avec un ton tout à fait sérieux. Elle n'était plus d'humeur à flirter et ça n'était pas dans son intérêt pour le moment.

« Oublions Anna et Emma. Je voudrais vous parler franchement. Si les quartiers de mon équipe sont prêts, allons nous y installer. »

Si la dernière invitation de Viveka pouvait prêter à confusion, son attitude actuelle ne laissait aucun doute sur ses intentions. Bien sûr, elle aurait pu avoir une discussion avec Von Lytannis en plein milieu du couloir, mais elle préférait faire ça au calme. Elle ne savait pas trop comment il recevrait ce qu'elle avait à dire, mais elle pensait qu'elle avait plus de chance de le convaincre s'il n'était pas entouré par d'autres soldats, biotique ou non. Même si la plupart de ceux qu'ils avaient croisés faisaient mine d'ignorer leur présence, la petite blonde avait bien remarqué que plusieurs personnes avaient épié leurs échanges...à moins qu'elle ne se fasse des idées.

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MessageSujet: Re: "Les biotiques au sein de l'armée"    Mar 02 Mai 2017, 20:25

ft. ...

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Les biotiques au sein de l'armée
Elle n'avait même pas fait semblant de s'intéresser un tant soit peu à sa proposition de visite de la base, l'écartant d'un revers de main, tel un volus une demande de prêt à taux zéro. Au lieu de ça elle voulait voir le combat.
Le lieutenant doutait du bien fonder d'aller au complexe sportif pour voir des soldats éructant à la mort et faisant des paris sur l'issue des combats. Le visage marqué par une profonde réflexion il commença à se tourner vers la journaliste

- Et bien je ne pense pas que ce soit forcément une bonne id...
Mademoiselle ?


La journaliste, visiblement peu soucieuse d'une quelconque réponse, marchait d'un pas déterminé... dans la mauvaise direction. Décidée à allé voir le combat rien ne semblait la faire changer d'avis. Baptist, dans un soufflement révélateur, essaya bien de la prévenir mais rien n'y faisait, elle n'écoutait pas.
Résigné le Lieutenant suivait donc de loin la jeune femme. Après tout elle se fatiguerait bien à un moment donné. Le périple de la journaliste dura une bonne vingtaine de minutes avant qu'elle ne s'arrête, visiblement lassé de ces dédales de couloirs.
Il fallait dire que le complexe souterrain de la base, avec ses accès, ses couloirs, ses artéres et ses salles diverses et variées, pouvait se montrer un véritable casse tête pour une personne extérieure. Et ce qui devait arriver arriva, la journaliste, lassée, s'arrêta, le lieutenant sur les talons.

« Oublions Anna et Emma. Je voudrais vous parler franchement. Si les quartiers de mon équipe sont prêts allons nous y installer »

Bon au moins elle s'était décidée à s'arrêter. Sa demande était d'aller dans les quartiers que les autorités militaires leur avait fait aménager, sûrement pour commencer l'interview avec l'officier. Baptist en soit n'y voyait pas d'inconvénient, cela permettait à ses hommes de ne pas être interrogé pour le moment. Également il y voyait la possibilité de faire bonne impression... avant que ses hommes ne viennent possiblement massacrer cette image.
A vrai dire la peur qu'il soit l'officier de la compagnie ridiculisant les biotiques militaire l'obsédait quelque peu. Ses hommes n'étaient certes pas ce qu'il y avait de plus à cheval sur la discipline -la section B étant une exception- mais c'était de bons soldats et des personnes expérimentées au combat, l'officier ne voulait pas qu'un mauvais reportage vienne ternir leur réputation.
On pouvais faire dire beaucoup de choses à des images et des phrases.

Dans tout les cas le Lieutenant accéda à la demande de la jeune journaliste. La base était équivalente à une petite ville souterraine, étalée sur deux niveau, le premier étant les hangars ouvrant , accueillant et entreposant les kodiaks, makos et autres véhicules terrestres et volant de la base. Le second niveau, dans lequel ils se trouvaient, quand à lui était le cœur battant de la base, le lieu de vie et de commandement.
Marcher jusqu'aux quartiers de la Division Biotique aurait pris beaucoup trop de temps. Pour se déplacer rapidement le personnel utilisait l’artère principale de la base, accessible par des sas, qui permettait le transport rapide des soldats et marchandises d'un point à un autre.
Généralement accessible qu'à un nombre restreint de personnes, gradés et soldats de l'intendance, l’accès lui avait été accordé pour les facilités de reportage.

C'est ainsi qu'il put rapidement se rendre jusqu'aux quartiers, accompagné de la journaliste. Le transport, destiné avant tout aux marchandises alimentant la base, se voulait spartiate et fonctionnel.
Les quartiers de la journaliste se trouvait dans l'aile des officiers de la division biotique, résidence des chefs de peloton et compagnie.
Du fait des nombreux départs en mission, l'aile se voulait étonnamment vide. Dans un soucis de , allié à un intérêt dissimulé de surveiller les agissements, les quartiers alloués à la civile se trouvaient à deux pas des propres quartiers du jeune homme.
L'équipe de tournage, ayant moins de chance, n'avait pas eu le loisir d'avoir une cabine de vie individuelle, devant se contenter d'un quartier d'officier à partager entre eux.

S'arrêtant devant le sas ,débouchant sur la chambre de la jeune femme, Baptist lui remit les accès des habitats. Les accès contenaient ceux permettant l'ouverture de la chambre de la jeune femme, et les siens pour pouvoir agir rapidement en cas de problèmes.
En entrant ,ladite pièce se voulait spacieuse, selon les critères militaires. 40 mètres carrés, comprenant un bureau, une salle de bain et un lit double. De toute la base, c'était les membres de la division biotique qui pouvaient se targuer d'avoir les meilleurs quartiers. A vrai dire le traitement de faveur dont bénéficiait ce corps était un autre grief qui alimentait l'animosité des soldats « normaux ».
Même le reste de la Division, occupant toute l'aile opposée, disposaient de quartiers individuels, salle de bain et bureaux en moins.

« Voici donc vos quartiers. Celui de vôtre équipe se trouve un peu plus loin dans l'aile.
En cas de problèmes ou autre vous disposez d'un accès à ma ligne. Mes quartiers sont également à deux pas en cas de problèmes »


Le lieutenant s'attendait à une réaction sur la grandeur des locaux. Peut être la journaliste, avec ses yeux de civil, trouverait le lieu petit ou tout juste plus grand qu'un loft. Dans tout les cas pour les militaires ce genre de confort dans une base était rare et inhabituel


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MessageSujet: Re: "Les biotiques au sein de l'armée"    Jeu 01 Juin 2017, 22:44
Le lieutenant accepta sans difficulté la proposition de Viveka. Rien d'étonnant à cela, éloigner la jeune journaliste des autres soldats devait sûrement le rassurer. Au moins, tant qu'elle serait avec lui dans ses quartiers, elle ne fouinait pas dans la base. Cela dit, ce n'était que temporaire.

En quelques minutes, le duo avait rejoins la partie de la base regroupant les quartiers. Si la jolie blonde ne validait pas vraiment le confort du transport, elle devait admettre que ce transport par sas était de plus efficace. Après tout, c'était bien le principal.
Viveka rangea les accès qu'on venait de lui remettre tout en écoutant Baptist lui expliquer que ses propres quartiers étaient à quelques mètres en cas de besoin. Un petit sourire commença à se dessiner sur le visage de la demoiselle. Faisant un très gros effort, elle se retint de tout commentaire. La provocation était presque une seconde nature chez elle, certaines réactions étaient devenues des réflexes et les contrôler pouvait s'avérer difficile, mais elle en était capable.

Balayant la pièce du regard, elle détailla rapidement les éléments clefs. Lit, bureau, salle de bain. Sommaire et spartiate, comme on pouvait s'y attendre dans une base militaire. Pourtant la jeune femme fut frappée par la taille de la pièce. Elle se souvenait très bien des quartiers de Solveig...un cagibi avec un matelas. Et encore, sa sœur faisait partie des chanceux. Visiblement, on cherchait à l'impressionner en l'installant aussi confortablement que possible. Viveka garderai en mémoire cette attention, mais ne comptait se laisser influencer pour si peu. Déposant quelques affaires sur son bureau, elle partagea ses premières impressions avec le lieutenant.

« Il faudra me donner les coordonner de votre décorateur d'intérieur. Ce style sobre et épuré, c'est la nouvelle tendance parait-il... »

Même si l'ironie de la petite blonde pouvait passer pour une plainte, son ton enjoué laissait deviner que ça n'était pas vraiment le cas. En réalité, ces quartiers étaient bien mieux que ce qu'elle s'était imaginée. Et puis elle avait déjà passé une nuit dans une poubelle pour les besoins d'un reportage...depuis, avoir un lit lui semblait déjà un bon point.

Revenant à la préoccupation première, le jeune journaliste alla refermer la porte derrière le lieutenant Von Lytanis. D'un point de vue extérieur, ce geste pouvait prêter à confusion...Viveka ignoré si les bases militaires fonctionnaient comme les bureaux de Westerlund News, mais si c'était le cas, les gens ne mettraient pas longtemps à jaser. Et pourtant, il s'agissait juste de parler en tout franchise et en toute tranquillité.

« Bon...soyons un peu sérieux... »

De sa démarche légère et chaloupée, Viveka alla prendre appuie sur le bureau. Dos coller contre meuble et légèrement cambrée, elle paraissait presque aguicheuse sans même sans rendre compte. La séduction était son comportement par défaut et il lui arrivait très souvent de donner l'impression de flirter sans que ce soit son intersession. Pour le moment, cette tendance avait toujours joué en sa faveur...les gens se sentaient généralement flatté. Prenant une petite inspiration, la jolie blonde débuta son discours. Son objectif était évidemment de convaincre.

« Vous m'avez l'air d'un garçon intelligent alors je vais jouer franc jeu avec vous. Je sais très bien que vous avez été brieffé par vos supérieurs et que vous allez essayer de me vendre une image truquée de votre unité. Vous pouvez toujours essayer, mais je suis plutôt bornée et mon devoir de journaliste c'est de chercher la vérité. Donc vous allez vivre un enfer pendant trois jours et de mon côté je ne pourrais pas faire mon travail correctement. Et tout ce que vous réussirez à faire c'est me donner une image négative de vous et de vos hommes. »

Viveka marqua une pause pour laisser au lieutenant le temps d'intégrer les informations qu'elle venait de lui donner. Mettre les cartes sur la table de cette façon n'était pas dans les habitudes de la petite blonde, mais ce reportage était un peu différent. Les militaires étaient un peu différent. Son instinct lui conseillait de tenter la franchise...de toute manière, Baptist avait déjà pour ordre de lui interdire l'accès à tout ce qui pouvait être intéressant. Elle n'avait pas grand chose. Elle reprit la parole.

« Je n'ai pas besoin de vous dire que les biotiques n'ont pas une très bonne côte de popularité...que ce soit auprès des civiles ou des militaires. Une mauvaise publicité ce n'est pas vraiment nécessaire. Et je ne suis pas là pour ça. Contrairement à certains de mes collègues à l'éthique douteuse, je ne cherche pas le sensationnel à tout prix. Je veux juste des faits. Alors il y trois options qui me viennent en tête tout de suite. Soit vous et vos hommes correspondaient vraiment à l'image du parfait petit soldat antipathique et obéissant que vous avez l'air de vouloir me vendre. Soit vous êtes juste des gens normaux...pas toujours aussi lisse que l'armée le souhaiterait. Soit vous êtes d'affreux montres avec pleins de secrets à cacher. »

La jeune femme marqua une nouvelle pause. Principalement pour inspirer et enchaina aussitôt, avant que son interlocuteur ne prenne la parole. Elle voulait absolument aller au bout de son idée avant de lui laisser la possibilité de répliquer.

« Dans les trois cas vous avez tout intérêt à être totalement honnête avec moi. Si c'est le troisième cas...de toute façon je trouverais ce que vous avez à cacher et vous vous fatiguerez pour rien en cherchant à m'en empêcher. Si les c'est le premier cas, mon reportage sera ennuyant au possible...mais au moins il plaira à vos supérieurs, à défaut de plaire à qui que ce soit d'autre. Et si c'est la seconde option...celle qui me paraît la plus plausible ; là vous avez vraiment tout à gagner à coopérer avec moi. »

Viveka était certaine que les biotiques n'étaient aussi austère et rigoureux que les soldats lambda...du moins, c'est ce que sa rencontre avec Kurt lui avait fait entrevoir et espérer. Si son flaire ne la trompait pas, elle avait la possibilité de faire un très bon sujet qui contenterait tout le monde et serait très bénéfique pour sa carrière...mais pour ça, il fallait que Von Lytanis soit de son côté et ne lui mette pas constamment des bâtons dans les roues. Elle n'avait plus qu'un point à mettre en avant puis il serait temps de voir si son petit monologue avait fait mouche.

« Si vous êtes franc, je ne vais pas chercher à vous mettre en difficulté et je vous consulterai sur ce qui peut ou non être dit dans le reportage sans que ça ne vous attire de problèmes. A moins que vous n'ayez de gros cadavres dans les placards de l'unité biotique...mais si c'est le cas c'est déjà trop tard...je suis là. En travaillant ensemble, je suis certaine que je peux donner une image très positive de votre unité...ou dans le pire des cas, quelque chose de neutre et d'inintéressant si je me trompe et qu'il n'y a pas matière à faire un bon reportage. »

Par contre, si le lieutenant était contre la jeune femme...il y aurait sûrement un impact négatif sur le reportage. Cependant, elle se garda bien d'ajouter ce détail, de peur qu'il soit pris comme une menace. Elle conclut enfin son monologue par une simple question.

« Alors...qu'en pensez-vous ? »

Bien sûr, il n'avait aucune raison de lui faire confiance. Mais Viveka comptait sur son charme naturel pour soutenir ses arguments...restait à savoir si le lieutenant y était sensible.
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MessageSujet: Re: "Les biotiques au sein de l'armée"    Ven 02 Juin 2017, 13:17

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Les biotiques au sein de l'armée

Bon, premier point, la petite blonde ne semblait pas mécontente de l’endroit, à en croire son ton enjoué. Ça resté du confort militaire, rien de superflus, mais l’endroit restait luxueux pour les hommes de guerre.
La journaliste, passant devant le lieutenant, sous le regard dubitatif de ce dernier, ferma la porte de la pièce. L’officier se félicita que les quartiers étaient inoccupés en cette heure de la journée. Les militaires avaient un humour graveleux quand deux personnes s’enfermaient quelque part, la division n’y faisait pas exception.
S’appuyant sur un meuble elle le regardait. Non pas que Baptist n’était pas habitué aux femmes, mais celle-ci avait le don de le mettre mal à l’aise. Ici l’officier était plus familier avec les demoiselles maniant la biotique et les armes, ne donnant aucunement l’impression de jouer un jeu. Le style de comportement de la journaliste n’était clairement pas quelque chose dont il avait l’habitude.
Le visage de l’Officier n’en laissant rien paraître, son regard glacial tourné en direction de la jeune femme, ses mains étaient cependant dans son dos, manie du soldat attentif.

Viveka, car c’était là son nom, prit la parole. Un petit monologue pour lui dire quelle voyait clair dans le jeu imposé par les supérieurs. Quand le « vous allez vivre un enfer pendant trois jours » fut prononcé, un petit rictus marqua le visage du lieutenant. Ça il n’en doutait pas une seconde. Mais la suite du petit discours révéla les intentions de la journaliste, elle lui proposait un marché.

Le rictus de prime à bord se transforma en sourire sur le visage du militaire. La journaliste venait de rehausser la faible opinion que le militaire avait pour la profession. Certes l’attitude de la femme le laissait perplexe, mais son aplomb l’impressionnait. Elle lui avait parlé sans détours, enlevant les apparences de façade. Elle était là pour son sujet, il était là pour surveiller et la brider si besoin, et ils pouvaient trouver un terrain d’entente. Tout avait été dit.
A vrai dire, faire le petit soldat zélé n’était pas du goût de Baptist. Il ne l’était pas pour un sou, au même titre que ses hommes. Un autre que lui aurait très bien pu rappeler à la journaliste ou elle se trouvait, ainsi que les obligations qui en découlaient. Ce n’était pas le cas du lieutenant. Au contraire, l’officier préférait quand ont joué franc jeu avec lui.

« Vous me demandez ce que j’en pense ?
Je vais être franc avec vous alors, comme vous l’avez été avec moi. Je ne vais pas vous surprendre en disant que j’ai des appréhensions vis-à-vis de ce reportage. Une mauvaise approche pourrait nuire encore plus à une image déjà dégradée et fausse que les gens ont de nous. Sans parler du fait que mes supérieurs m’attendent au tournant en cas de mauvais reportage
.


Brisant sa position, plus décomplexé après le discours de la journaliste, le lieutenant se passa une main dans les cheveux. Soufflant d’exaspération en repensant à sa tâche. L’officier commençait à retrouver son comportement habituel, loin de l’image habituelle du bon petit soldat qu’il offrait jusque-là.

Cependant, devoir faire la police, comme c’était prévu, ne m’enchante guère. Je trouve ça vraiment chiant et honnêtement vous n’avez pas de temps à perdre, et moi non plus. »

Marquant une rapide pause il reprit

"Ce que vous me proposez me semble raisonnable. Je n’ai pas de raisons de refuser, mais il faudra que je puisse avoir confiance en vous. Ecoutez-moi, tenez vos engagements et je vous promets que je ferais en sorte de vous faire voir autre chose que le mauvais jeu d’acteur qui était prévu.
Comme vous le dites, si nous y mettons du notre ce sera gagnant pour nous deux.

Par contre – son regard ce fit plus froid - au moindre coup bas je repasserais dans la version précédente que vous avez vue, celle du bon petit lieutenant zélé »

Cela voulait-il dire qu’il allait baisser complétement sa garde ? non, sûrement pas, il garderait un œil sur la journaliste. Si jamais il se rendait compte que la jeune femme ne jouait pas franc jeu avec lui, il n’aurait qu’à reprendre la bonne vieille méthode. A défaut, les hackers sous son commandement ne manquaient pas, et des images pouvaient très bien être supprimées à l’insu d’une personne. Après tout, c’était des spécialistes en guerre électronique, ce n’étais pas des sécurités civiles qui allaient leur faire peur. Enfin l’officier ne préférait pas en arriver à ces extrémités peu protocolaires.

Son discours fini, il repensa à l’équipe de tournage. Rien que la présence de ces types poserait soucis. Si, pour les interviews officielles et individuelles, leur présence passerait inaperçu, ça n’allait pas être le cas pour visiter le reste de la base. Difficile de demander à un soldat de paraître naturel sous l’œil de la caméra en sachant que tout une équipe de bonhomme était derrière. Baptist allait sûrement devoir trouver une alternative dans tout ça.
Egalement il y avait Viveka, avec sa tenue en elle-même. Difficile de ne pas la remarquer dans ce milieu d’uniformes. Pour preuve, il fallait voir le nombre de têtes qui s’étaient tournées lors de leur progression au sein de la base. La encore, pour les endroits prévus aux interviews, ça n’allait pas gêner grand monde, mais si elle souhaitait véritablement voir l’autre visage de la base il allait falloir se montrer plus discret. Le visage pensif, jaugeant de haut en bas la journaliste, le lieutenant réfléchissait.

« Dîtes, ça va vous sembler totalement hors de propos, mais vous n’avez rien contre les vêtements militaires ? »

Oui, vu la taille de la jeune femme il y aurait sûrement possibilité de dégoter un uniforme pour passer inaperçu.


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