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 [CAMALA] Ce commencement de fraternité qui s'appelle le partage

Tharak Nar'Jamon

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MessageSujet: [CAMALA] Ce commencement de fraternité qui s'appelle le partage   [CAMALA] Ce commencement de fraternité qui s'appelle le partage Icon_minitimeJeu 17 Nov 2016, 20:35
Intervention MJ : NonDate : Novembre 2201 RP Diplomatique
Tharak Nar'Jamon ♦ Tori Jorunn
Ce commencement de fraternité qui s'appelle le partage.


Ainsi il revenait sur place. Plus de dix années après la Grande Guerre et ses innombrables souffrances, ses morts héroïques mais absurdes, ses instants de fraternité à jamais inégalés et surtout cette connexion qui existait entre tous les survivants. Tout ceci revint à l’esprit de Tharak dès qu’il posa son premier pas sur Camala, et depuis aucune pensée qu’il avait alors ressentit ne l’épargna.

De la rage de voir son empire partir en poussière, du chagrin lorsque sa femme et son fils connurent une mort indigne, de sa fierté d’avoir été choisi pour mener la résistance, de la joie de trouver sa fille en vie lorsque la victoire finale survint, de la peur éprouvée lors des interminables marches nocturnes.

Rien ne lui fut épargné et particulièrement son chagrin. D’ailleurs le D’yanoi ne l’avouerait jamais mais la première chose qu’il fit en posant le pied sur Camala fut de vomir, genoux au sol tandis que les larmes le submergeait sans vouloir le laisser en paix. Il lui fallut plusieurs minutes pour parvenir à reprendre le contrôle de ses jambes flageolantes mais il y parvint.

Désormais une douleur sourde accompagnait le butarien à chacun de ses pas, tandis que des cris aussi lointains qu’imaginaires lui occupaient l’esprit. Spectres vengeurs d’une époque qu’il avait vainement tenté d’effacer de ses souvenirs. Mais en vérité il n’avait fait qu’enfouir lâchement tous ces évènements en espérant que le temps suffirait à vaincre la douleur.

Mais comme d’innombrables avant lui, il s’était fourvoyé lourdement et payait maintenant le prix de sa lâcheté. Aussi devait-il vivre avec les pleurs empli de souffrance de son fils à demi enseveli sous les décombres qui l’avaient privé de sa mère de sa jambe et par la suite de sa vie. Aussi devait-il vivre avec l’odeur de la chair brûlée des camps de moisson. Aussi devait-il vivre avec ce qu’il avait fait, et ce qu’il n’avait pas fait.

Tout cela devint proprement invivable au troisième jour de sa visite, et Tharak manqua de flancher alors qu’il déambulait dans un camp de mineur d’Ezo, alors qu’il était en visite officielle et voyait défiler sous ses yeux nombre de survivants de la Grande Guerre qu’il avait côtoyé lors de ces évènements monstrueux.

Le moment fatidique arriva lorsque au cour d’une rencontre avec des vétérans il dû serrer la main à un mineur privé de la vue. Ce dernier remercia si chaleureusement le D’yanoi pour avoir sauvé ses enfants qu’il éclata en sanglot et chuta au sol. Tharak lui se retrouva comme tétanisé et ses propres larmes ne manquèrent pas d’arroser largement le sol à son tour, ses jambes se mirent à tanguer si violemment qu’il crut rejoindre son congénère sur le sable qui jonchait le sol presque partout sur la planète.

C’est lorsque qu’une hallucination plus vraie que nature représentant son fils hurlant de douleur que le butarien crut que son dernier instant dans la galaxie était venu et Tharak manqua de peu de se mettre à hurler et ne dut le fait de parvenir à tenir que lorsqu’un mineur se mit à beugler l’hymne national de l’Hégémonie.

« … Enfants de l’univers, courageux porteur de la gloire votre chemin ne sera jamais perdu dans l’ombre car l’Hégémonie porte partout et éclairera pour toujours votre route … »

Fut tout ce qu’entendit Tharak mais cela suffit amplement pour rappeler l’esprit en déroute du D’yanoi sur le moment présent. Et dès cet instant la souffrance ne fut plus qu’une compagne discrète, se fondant peu à peu dans l’esprit du butarien, lui laissant reprendre ses repères et le temps à sa volonté de reprendre totalement le contrôle.

De tout le voyage il ne flancha plus.

***

« Nous avons défini trois emplacements qui peuvent servir pour l’enclave, la première se trouve à distance raisonnable de toute habitation mais possède peu de réserves en eau. La seconde est proche d’une usine de traitement de l’ézo et d’un camp de mineur, que vous avez d’ailleurs visité il y a peu. Le troisième se trouve dans une réserve naturelle destinée à la base au tourisme et à la protection de la faune. »

An’Rietta énonçait tout cela avec naturel et vouvoyait son amant avec autant de facilité, ce qui ne manquait jamais d’amuser Tharak.

« Excellent, le deuxième emplacement est parfait. Prépare une visite pour cet après-midi. Convoquez dans le même temps les responsables de l’union des guildes, le représentant local du Ministère de la reconstruction et de la caste des mineurs.

Envois aussi à l’ambassadrice Drell que le rendez-vous pour la discussion sur l’enclave est toujours d’actualité, indique aussi l’emplacement de l’astroport qu’ils devront utiliser pour venir sur la planète.
Il me faut aussi deux bâtisseurs militaires et deux civils. Pour demain. »


La butarienne qui servait officiellement d’adjointe au Ministère de la Vérité inclina simplement la tête pour assurer qu’elle avait tout compris et s’en alla sans demander son reste, laissant le D’yanoi seul à ses pensées. La visite se devait être parfaite aussi Tharak prit encore quelques longues minutes à se lancer réfléchir ainsi en silence, scrutant simplement la vue magnifique qu’il possédait depuis son annexe sur Camala.

***

« Les Enfants d’Amonkira ont bien accepté l’invitation et devraient arriver d’ici quelques instants. Nous ignorons encore si la drell que vous avez rencontrez la dernière fois sera en charge du dossier ou non. »

Dans un sens Tharak l’espérait, il avait globalement apprécié discuter avec l’ambassadrice drell, mais ferait avec si un tel cas était inenvisageable. Aussi le D’yanoi attendit patiemment devant le quai qui devait accueillir la délégation Drell.

Le quai ressemblait à n’importe quel quai d’astroport et laissait bien de champ de vision pour les paysages locaux. En vérité il était surtout un colosse de métal sans âme, et le butarien n’avait jamais eu grand amour pour ces endroits. Mais qu’importe car l’opération séduction ne commencerait réellement que lorsque les envoyés des enfants d’Amonkira verraient enfin Camala elle-même.

Un monde désertique au charme certain avec ses paysages atypiques, vaguement ressemblants à des grandes rocheuses, ou ses grands déserts et sa faune et sa flore uniques tels que les arbres mouvants ou les meutes de Correiro venus de Khar’Shan. Tout ceci devrait plaire aux Drells, natifs d’un monde désertique et souffrant énormément de l’humidité excessive de leur monde d’accueil, Kahjé.

Finalement, et après encore quelques longues minutes d’attentes, un vaisseau se présenta enfin aux capteurs de l’astroport qui annonça en grande pompe la venue de la délégation étrangère. Et après presque une demi-heure supplémentaire, les représentants Drells firent enfin leur apparition.
Aussitôt Tharak se porte jusqu’à eux et clama avec force.

« Bienvenue à mes sœurs, et frères de Rakhana. L’Hégémonie est heureuse de pouvoir enfin vous accueillir sur ses terres, en espérant qu’elles vous plaisent. »

Et le D’yanoi se présenta les bras ouverts en signe d’accueil. Le butarien était intégralement vêtu de son uniforme de D’yanoi, c’est-à-dire un uniforme militaire comportant de nombreuses médailles pour ses longs états de service et de riches décorations indiquant fièrement son rang.

Maintenant ne restait plus qu’à espérer que les Drells se trouvent dans le même état d’esprit que lui, le chagrin lancinant en moins, et espérait tout autant la réussite de cette visite.

P.S. : La tenue s'approche grosso modo de ça :
Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: [CAMALA] Ce commencement de fraternité qui s'appelle le partage   [CAMALA] Ce commencement de fraternité qui s'appelle le partage Icon_minitimeDim 27 Nov 2016, 21:52
Aujourd’hui, Tori se sentait plus sereine que lors de sa première entrevue. Il fallait avouer qu’à côté d’elle se tenait Brim’na Tagan, la diplomate en chef de leur organisation. Deux scientifiques les accompagnaient ainsi que trois autres de ses frères. Ils devaient prêter leur yeux et avis, afin d’engranger le plus d’information possible sur les lieux et assurer, leur protection. Elle-même était amplement capable d’assumer sa sécurité, mais Brim’na était pour leur cause un précieux atout qu’il fallait choyer et préserver de tout risque. Par ailleurs, son aînée avait jugé bon que leur délégation soit en nombre suffisant, une question d’image que la guerrière peinait à comprendre tout à fait. Elle n’avait pas parié sur sa venue ici, le dossier avait été apparemment discuté, avant qu’il ne soit concédé de procéder à cette prise de contact plus concrète.

Ils furent accueillis en grande pompe et par un Tharak en forme, visiblement. Le D’yanoi était fidèle au souvenir qu’elle en gardait, l’apparat en plus. Quel costume intéressant. Sa société n’avait en rien la tradition vestimentaire des butariens et si elle comprenait l’importance de ce langage militaire, esthétiquement, elle doutait un peu de sa plu value. Sous l’impulsion de son mentor, la délégation se déplaça jusqu’à la hauteur du militaire. Brim’na Tagan était vêtue d’une longue robe pourpre, flottante, qui mettait superbement en valeur les nuances bleues nuit de ses écailles. Ses écailles légèrement ternies par endroit, accusant quelques mollesses que certains appellerai ride, témoignaient de son âge. Ces caractéristiques, complétées par un maintien altier, en faisait une personne au charisme certain. Il suffisait de l’observer, le regard porté loin sur ces terres pour se rendre compte de l’importance de ce personnage. Tori avait pour elle une admiration inégalée et pourtant, Brim’na n’était pas du tout une guerrière. C’est les prouesses de son esprit et sa volonté qui en faisait une figure. Tori était certaine que le butarien saurait noter tous ces détails. Elle-même était vêtue d’un pantalon moulant complété par une tunique ample, le tout de couleur noir, une ceinture rouge et un collier de perle rehaussait l’ensemble. Plus sobre, elle était semblable à celle que le butarien avait rencontrée auparavant. Les scientifiques, eux étaient vêtus traditionnellement de blanc et portaient plusieurs mallettes, aidés des trois autres drells, chargés eux aussi de quelque paquetage. Ils avaient embarqué le nécessaire pour faire des échantillonnages.

« Je vous remercie pour votre accueil charmant, notre voyage a été paisible et je ne doute pas qu’il sera le prologue d’une visite productive. Je suis Brim’na Tagan. Vous avez déjà rencontré ma subordonnée, Tori Jorunn. Et voici notre équipe scientifique, qui nous aidera dans notre tâche, les docteurs messieurs Denta et Goulem, ainsi que leurs trois aides. »

Tori s’inclina poliment, quand on fit mention d’elle.

« C’est un plaisir de vous revoir. »


La drelle se trouvait dans un état d’esprit très positif. Une part d’elle était profondément satisfaite du résultat donné à son dossier. Satisfaite qu’une étude concrète soit menée et qu’une réponse soit donnée à cette démarche amicale. Il n’y avait que du positif à en tirer, n’est-ce pas ? Dans tous les cas, le résultat ne dépendait pas directement d’elle. Son avis ne serait qu’une pierre à l’édifice de leur réflexion.

Le premier contact avec la planète en elle-même était positif. Chaude et aride, elle plut d’instinct à ses sens reptiliens. La chaleur poussiéreuse, lourde déplairait à beaucoup, mais ces facteurs étaient au contraire d’excellents signes pour eux. Elle semblait inhospitalière à souhait, leur séjour ici promettait d’être agréable. Si elle se souvenait de toutes les directives et souhait de discussion de sa supérieure, Tori pour l’instant contemplait ce qui l’entourait.

La délégation sourit même en voyant l’un de leur scientifique procéder à un échantillonnage du sol. Un bel enthousiasme qui semblait même habiter les plus sérieux et pragmatiques du lot.

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MessageSujet: Re: [CAMALA] Ce commencement de fraternité qui s'appelle le partage   [CAMALA] Ce commencement de fraternité qui s'appelle le partage Icon_minitimeMar 29 Nov 2016, 16:25
Tharak fut quelque peu surpris, mais seulement de bien courtes secondes, lorsque se présenta à lui non pas l’ambassadrice Tori Jorunn, mais un duo d’ambassadrices, dont la représentante officielle du mouvement des enfants d’Amonkira. Et rapidement la surprise fut remplacée par la joie, celle d’être pris au sérieux et de recevoir une délégation ayant un réel pouvoir et une réelle envie de discuter. Ce deuxième point était assuré par la présence de Tori, montrant ainsi qu’ils faisaient confiance au jugement de la drell mais aussi et surtout qu’ils comptaient conserver une relation de confiance avec les butariens.

La chose était plaisante, et le D’yanoi regretta presque d’avoir choisi sa tenue officielle, cela aurait été amusant de se présenter en tenue civile. Mais qu’importe, car la rencontre restait officielle et Tharak était là pour représenter son peuple, aussi la tenue correspondait à la perfection. De leur côté, les représentants Drells, soldats compris, semblaient adopter un style plus modeste quoique tout à fait distingué, mettant sûrement en valeur les atours de ce peuple atypique. D’ailleurs l’ambassadrice Brim’na Tagan semblait être une représentante particulièrement charmante et portait une longue robe mettant intelligemment sa pigmentation en valeur.

Très vite, le D’yanoi compris que l’ambassadrice allait être une personne à part, et une redoutable interlocutrice. Il le comprit dès l’instant où elle se présenta face à lui, car tout chez elle respirait l’intelligence et la sagesse. Toutefois nulles craintes ne vinrent effleurer l’esprit du représentant de l’Hégémonie, car l’assurance et la bonne volonté y prenait déjà toute la place.

« C’est un honneur partagé par toute l’Hégémonie que cette rencontre ambassadrice Brim’na Tagan, tout comme celle de revoir votre associée Tori Jorunn. Sachez par ailleurs que votre équipe scientifique est tout autant la bienvenue, bien qu’elle ne présente pas le même charme que votre personne. »

Déclama gentiment Tharak tout en inclinant une nouvelle fois sa tête sur la gauche, réitérant cette manœuvre pour chaque représentant drell.

« Mais je suis sûr que vous êtes pressés à l’idée de découvrir plus de notre monde, aussi hâtons-nous de poser les pieds sur le sol aride de Camala. Nous sommes persuadés que ce premier contact vous satisfera déjà plus que nécessaire. »

Aussitôt dit, aussitôt fait, et la délégation butarienne constituée de trois soldats de l’YKS (Yeux de Khar’Shan) et quatre ingénieurs et de l’adjointe du D’yanoi, An’Rietta, quitta les quais avec leurs invités. Dès que les deux délégations eurent quitté l’astroport pour poser enfin les pieds sur le sol sablonneux de Camal, les scientifiques Drells s’empressèrent de procéder à un échantillonnage du sol. Ce qui amusa quelque peu Tharak.

« Nous voyons que l’air de notre colonie semble déjà avoir sur vos visage un effet plus qu’immédiat. Cela nous touche et nous réconforte dans notre décision. Mais plus important, il est temps de rendre visite à cette terre promise.

Pour ce faire nous prendrons un moyen de transport qui vous paraitra sûrement archaïque, mais qui rend les voyages étonnement plus savoureux. Une décision personnelle, qui nous l’espérons ne se retournera pas contre nous. »


Avança, tout d’abord prudemment le butarien puis peu à peu avec plus bravache. Déclaration qui se termina d’ailleurs par l’arrivée jusqu’à ce dit moyen de transport. Le véhicule fort peu gracieux mais à l’allure costaud ressemblait à quelques barges des sables que l’on pouvait s’amuser à imaginer dans quelques univers de science-fiction classiques des années pré-spatial. D’ailleurs l’immense barge des sables semblaient plus destinée à conduire une garnison militaire à la guerre qu’au transport civil mais peu importait.

« Nous utilisons ce véhicule depuis des siècles déjà, et provient d’une antique tribu nomade de Khar’Shan qui ne survécu malheureusement pas à une modernisation avancée de notre société, ni aux siècles d’esclavage. Toutefois certains butariens ont décidé de reprendre la culture de ces nomades et parcourent désormais Camala en toute liberté, prélevant ce dont ils ont besoin pour survivre et commerçant avec les colonies.

Nous pensons d’ailleurs que la terre choisie pour l’éventuelle enclave serait un bon emplacement pour assurer des relations pérennes avec ces communautés, car elle possède une réserve en eau conséquente et se rapproche d’une colonie minière. Vous pourriez ainsi commercer et entretenir des relations avec les nomades et les sédentaires. »


Déclama Tharak tandis que la délégation prenait place dans la barge des sables qui semblait, contre toute attente accueillante et spacieuse, d’ailleurs l’intérieur était aménagé comme s’il s’agissait d’une maison et non un vaisseau. Devant le regard intrigué d’un drell, le D’yanoi expliqua plus avant.

« Nous avons emprunté ce véhicule à une communauté proche. Ils s’en servent comme maison ambulante aussi ils s’en servent comme d’une demeure mobile. Etonnement agréable n’est-ce pas ? »

Puis le butarien mena ses invités jusqu’au niveau supérieur de la barge des sables, qui ressemblait presque à la partie supérieure des vieux bateaux.

« D’ici nous aurons une vue exceptionnelle de Camala, et ainsi vous pourrez observer sans que j’eusse besoin de la moindre parole. »

Chose que fit d’ailleurs Tharak pour le reste du trajet qui dura presque une bonne heure. Durant le reste du voyage, les Drells et les butariens se contentèrent d’échanger quelques avis concernant les paysages, la faune et la flore qu’ils aperçurent, d’ailleurs les butariens ne discutèrent peu et laissèrent principalement les Drells discuter en toute tranquillité entre eux.

La barge, qui était dépourvue de roues, et se contentait de se maintenir en vol à l’aide de puissants propulseurs, traversa le désert de Camala avec un rythme agréable, laissant les voyageurs profiter de la vue offerte, tout en les protégeant des vents de sable, ou des appétits voraces de la faune.

D’ailleurs les visiteurs purent apercevoir une vaste meute de correiro écumant le désert à la recherche d’un réseau de grottes afin de s’y restaurer et dévorer les taupes et vers s’y prélassant. Ils croisèrent aussi la migration de quelques arbres mouvants.

« En réalité, il ne s’agit nullement d’arbres. » annonça fièrement An’Rietta, « Il s’agit d’une colonie de lichens utilisant la force du vent pour se mouvoir et ainsi jusqu’à trouver une source d’eau. Plus ils sont nombreux plus ils maitrisent leurs déplacements et certaines colonies peuvent ainsi donner l’impression de réellement marcher. D’ailleurs je vous déconseille de toucher une colonie, ils possèdent des épines extrêmement toxiques. »

Puis, alors que le voyage touchait à son terme, la barge des sables donna à voir un évènement extrêmement difficile à aperçoit, l’attaque d’un ver des sables sur un herbivore local. Ce dernier ne comprit même pas ce qu’il se passait avant qu’il ne soit trop tard, et le ver, d’une taille respectable, bondit hors de son terrier avec une vélocité étonnante et agrippa sa victime avant de s’enfoncer à nouveau sous terre.
Une leçon impitoyable sur la loi de la Nature.

Finalement la barge arriva à destination et libéra ses passagers à l’endroit prévu. L’endroit était une enclave naturelle entourée par une série d’affleurement rocheux donnant l’impression de se trouver en présence d’une arène naturelle. Mais dans ce cas d’une arène sacrément grande, car l’endroit courrait sur plusieurs centaines de mètres et les délégations peinaient à apercevoir le bout, et ce pour ceux possédant la meilleure vision.

Tharak s’avança alors jusqu’à faire face aux représentants Drells et s’inclina une nouvelle fois avant de se lancer sans son petit discours.

« Voici les terres que nous proposons pour sceller tout accord d’amitié entre nos deux peuples. En cet endroit, le sol est trop dur pour permettre aux vers de sable de s’y installer et les affleurements rocheux ne sont pas assez élevés pour transformer cet endroit en une cuvette à la chaleur invivable. De plus une réserve en eau plus que conséquente se trouve sous nos pieds à une profondeur suffisante pour y éviter la prolifération de nuisibles, et suffisamment peu profonde pour ne pas couter trop cher pour l’utiliser.

De plus une colonie minière se trouve à quelques cent kilomètres d’ici, tandis que les colonies nomades passent régulièrement dans la région assurant un commerce prospère et un accès rapide à divers endroits pouvant permettre de trouver un emploi aux individus de votre peuple souhaitant travailler à nos côtés.
Comme vous le voyez, aucune structure n’est encore présente, permettant ainsi à votre peuple de bâtir sur ces terres avec vos techniques et votre architecture. Il parait toutefois évident qu’une série de structures préfabriquées seront mis en place en cas d’accord le temps que vos bâtisseurs puissent mettre en place les bâtiments dont vous avez besoin. »


Voilà pour le côté pratique se dit Tharak. Maintenant le D’yanoi n’avait plus qu’à développer l’aspect technique et économique de l’affaire.

« Cette enclave sera officiellement un territoire Drell, toutefois l’Hégémonie se garde le droit de posséder toutes les ressources existantes sur ce monde. Aussi quelques affaires sont à annoncer avant toute prise de décision.

Les entreprises Drells voulant s’implanter sur Camala devront préalablement acheter une licence correspondante à leurs activités. Cette licence donnera un droit d’activité pour cinq années standards, et l’accès à la loi sur les activités économiques en enclave. C’est-à-dire zéro taxe zéro imposition durant ces cinq années.

Toutefois durant ces cinq années, les entreprises Drells devront suivre des règles, tous les ouvriers travaillant sur un chantier minier ou dans un chantier situé hors de l’enclave devront être des citoyens de l’Hégémonie et seules les entreprises d’état seront habilitées à acheter et vendre les produits fournis par vos sociétés, privées ou non.

Toutefois, comme nous désirons créer une alliance fraternelle avant tout, les Enfants d’Amonkira se voient offrir une licence exclusive, et aucune autre nation ou enclave ne pourra acheter une telle licence.
La licence du droit de travail hors enclave. Ainsi une entreprise Drell pourra fournir ses propres travailleurs en complément des ouvriers butariens à toute entreprise qui s’implantera dans une enclave. Toutefois dans ce cas, le Drell se trouvera soumis aux règlementations de travail et de salaire de l’Hégémonie, mais sera toujours soumis à la juridiction drell pour la justice et la santé.

Sinon, une entreprise Drell ne peut s’implanter ou vendre en dehors des enclaves qu’après avoir passé le délai de cinq années d’existence sur le sol de l’Hégémonie ou dans une enclave autonome. Puis s’ils veulent faire affaire directement au sein des villes ou de Khar’Shan alors ils doivent fonder une succursale avec le soutien d’un parrain qui détiendra alors 51% du capital de la succursale ainsi qu’engager une majorité absolue de citoyens de l’Hégémonie.

Ces règles simples acceptées alors le reste sera extrêmement simple. »


Déclara avec un ton presque intimiste Tharak.

« Pour le reste, l’enclave sera soumise au droit Drell, et votre police ainsi que vos représentants seront les seuls maitres à bord. L’Hégémonie ne possèdera aucun droit concernant votre politique intérieure, tant qu’elle ne déborde pas de votre territoire, ni sur votre culture ou vos traditions.

L’enclave sera terre Drell. Toutefois nous aimerions discuter dès à présent de deux propositions qui influeront très certainement sur votre décision finale aussi nous nous permettons dès à présent de vous en faire part.

Afin d’assurer la justice pour tous, et de nous protéger de toute faille entre nos deux juridictions, nous aimerions mettre en place une police aux pouvoirs étendus. C’est-à-dire une police mixte ayant le pouvoir à la fois de douaniers mais aussi d’enquêteurs. Ces unités constituées de deux membres seraient utiles pour assurer le respect des traités, de surveiller le flux économique afin de prévenir tout abus et enfin de protéger nos frontières communes d’individus pouvant mal interpréter cet accord.

Dans le second temps, l’Hégémonie considère l’éducation comme le point névralgique d’une société et ainsi de son avenir. Aussi un accord entre nos centres éducatifs mutuels serait de la plus haute importance à nos yeux. Du coup nous souhaiterions la création d’une académie qui accueillerait des étudiants de nos deux peuples afin de promouvoir la mixité sociale et raciale. L’Académie serait constituée d’un campus unique pour assurer un dialogue et un échange entre nos espèces, mais verrait l’éducation divisée en trois parts.

Un tronc commun mis en place par votre ministère de l’éducation et le ministère de la pensée patriote que nous dirigeons actuellement, et deux autres troncs qui seraient là spécifiques à nos étudiants respectifs. Ainsi nous pourrions entrainer nos futurs citoyens à cohabiter sans sacrifier les spécificités éducatives de nos deux peuples. »


Voilà pour les points clés.

« Maintenant nous vous laissons réfléchir à toutes ces propositions, et dans le même temps nous vous invitons à parcourir cette terre que nous proposons. Prenez votre temps et posez toutes les questions nécessaires. Nous sommes ici à votre entière disposition. »



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Tori Jorunn

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MessageSujet: Re: [CAMALA] Ce commencement de fraternité qui s'appelle le partage   [CAMALA] Ce commencement de fraternité qui s'appelle le partage Icon_minitimeVen 13 Jan 2017, 04:26
Elle reconnaissait bien là le D'yanoi dans cette éloquence prolixe qui l'avait caractérisé lors de leur dernière et première entrevue. Son optimisme exubérant aussi. Il était presque touchant, ce militaire. Une candeur qu'elle pouvait retrouver chez sien, lorsqu'il s'agissait de leur cause. Les butariens avaient organisés le déroulement de la visite de manière convenable et quelque peu folklorique. Cette barge était une invention étonnante. Plus étonnant encore, son histoire qui semblait prendre racine dans un passé quelque peu éloigné de leur civilisation. Décidément, ces butariens ne laissaient rien au hasard pour les séduire. Tori observa les scientifiques échanger quelques propos, s'enquérir de la météo, de divers données qui lui semblaient un peu abstraite. Ce moyen de transport était cela dit une excellente idée pour découvrir cette planète. Il fallait concéder qu'à leurs yeux globuleux, Camala avait un charme certain.

Tori ne discuta pas beaucoup avec Brim'na. Elles avaient eu loisir de se concerter et de discuter des éventualités. Sa supérieure lui sembla très prise dans ses pensées alors qu'elles observaient le paysage, aussi, elle ne la dérangea pas. C'est qu'elle avait appris la patience avec ce métier. L'assistante du D'yanoi eu la bienséance de leur fournir quelques explications sur d'étranges créatures ce qui eut pour effet de ravir les scientifiques. Qu'est-ce que c'est curieux ces penseurs ! Leurs questions n'eut pas l'air de déranger An'Rietta et les diplomates restèrent dans leur observation passive.

Découvrir de nouveaux mondes était passionnant. Elle avait aussi choisi sa voie en fonction de ce côté aventureux qu'il lui permettait. La faune de cette planète semblait spécialement combattive. La scène de prédation dont ils furent témoin en était la preuve. Ces mondes arides avaient visiblement la particularité d'avoir créé ce genre de biotope et de faune. Cela éclairait également les butariens sous une nouvelle lumière. Percevoir et analyser, pour mieux comprendre l'autre. Cette visite était un excellent moyen de sonder leur volonté mais aussi de mieux connaître ce peuple. Peu à peu, Tori parvenait à se défaire de leur affreuse réputation d'esclavagistes pour les voir comme ce qu'ils sont vraiment. Un peuple comme un autre, fier et combattif. Un peu trop combattif, comme le passé a pu le démontrer, mais capable d'une adaptation rapide. Dans ce genre de planète, si l'on n'est pas capable de s'adapter, on meurt.

La délégation repris la route et sorti du véhicule pour la suite. Cela lui donnait presque l'impression de faire du tourisme. Sur votre droite… du sable… à gauche des cailloux… et une proposition de terre. Comprenant que le D'yanoi se lançait dans un nouveau discours, la drelle fit rouler un caillou sous la semelle de ses chaussons souples. Le sol était en effet dur. Une nappe phréatique à disposition. Des copains pas trop loin, pas trop près non plus. Les premiers arguments étaient censés, ces butariens s'étaient réellement donné la peine de ficeler un projet très complet. Trop complet ?

En tout cas, il était complété d'une série de conditions qui seraient certainement au cœur de la discussion. Si les diplomates écoutaient attentivement, les scientifiques eux s'étaient quelque peu éparpillé pour prendre quelques mesures et observations.

« Nous comprenons qu'il faille statuer sur des conditions d'ordre économique et diplomatique. Nous vous remercions de nous les transmettre d'ors et déjà afin que nous puissions rapporter le plus clairement vos intentions à notre conseil. Comme lors de notre première entrevue, cette visite ne nous permettra pas de vous communiquer une réponse officielle anticipée. L'administration…» Tori offrit un sourire fataliste à Tharak puisqu'ils étaient dorénavant coutumier des petits traits humoristiques entre eux.

« Par police mixte, vous entendez justice mixte ? Où cela relèvera de deux justices séparées en fonction du for du délit ou de sa teneur ? Plutôt qu'une police à part entière, pourquoi ne pas opter pour une formule plus pointue en affiliant des spécialistes de ces questions travaillant en coordination. Des coordinateurs référant travaillant en étroite collaboration, en quelque sorte... Cette formule jointe à un système douanier permettrait un résultat similaire pour une impression d'ingérence minimisée. »

« Je vais me permettre de vous éclairer concernant l'éducation de notre colonie. Nous disposons d'une école qui se fait uniquement en internat. Cette école est le tronc de notre colonie et de son administration. Notre conseil nait de cette école et y officie. Notre pouvoir politique est donc intiment lié à l'écolage. Et qui plus est, se trouve être totalement religieux et sous l'égide du panthéon des Trois. Je doute que vos autorités apprécient qu'on convertisse vos ressortissants... ? »


« En ce sens,
compléta Brim'na, il me semble compliqué de procéder à une fusion partielle de notre système éducatif. Connaissant mes confrères, je peux vous affirmer que ce point-ci, bien plus qu'une quelconque question économique ou politique fera l'objet d'objections et de vétos. Il me semble par contre tout à fait envisageable de plancher sur un projet quelque peu différent, impactant un niveau d'étude supérieur, par exemple. »

« Pourquoi ne pas envisager d'inviter et d'organiser un cours de culture butarienne dispensée par l'un de vos enseignants pour sensibiliser et éduquer nos jeunes à vos us ? Ou toute proposition qui serait bien moins invasive de notre système dans son intégralité. Si l'apprentissage de la cohabitation est au cœur de votre volonté éducative, cela me semble tout aussi pertinent.»

« Quel que soit la proposition il faudra la travailler intelligemment pour parvenir à un contentement mutuel. Ce genre d'accord prendra certainement beaucoup de temps et de travail pour y parvenir. Notre peuple et nos autorités sont mus par une forte volonté d'indépendance, l'autonomie au sein de l'enclave sera donc une attente à prendre en compte. Auriez-vous préparé un dossier contenant l'ensemble de ces points ? »


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Tharak Nar'Jamon

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MessageSujet: Re: [CAMALA] Ce commencement de fraternité qui s'appelle le partage   [CAMALA] Ce commencement de fraternité qui s'appelle le partage Icon_minitimeDim 22 Jan 2017, 19:24
Les réponses des deux ambassadrices Drelles étaient extrêmement prudentes, et il était aussi évident qu’elles faisaient malgré tout très attention à ne pas vexer ou décevoir leur hôte, une extrême politesse dans un dialogue pourtant franc. Une rareté dans le monde de la diplomatie. Une rencontre avec les Enfants d’Amonkira était comme se trouver à une réunion de vieux amis, amicale, mais pleine de retenue.

« L’Hégémonie est bien entendue tout à fait prête à laisser le délai, suffisant à votre administration, vos supérieurs ou quiconque en ressent le besoin, de la réflexion. » Répondit au préalable Tharak afin de faire disparaitre d’un seul coup tout souci. Il ne releva toutefois pas le trait sur l’administration, car un tel humour n’était pas réellement compréhensible par le D’yanoi, ardent défenseur d’une administration forte.

« Pour le cas de la police mixte, nous entendons tout simplement une coopération intelligente enrte nos différents services pour un gain substantiel en temps et en ressources. Il est évident que les criminels qui s’en prendront aux biens et aux personnes découlant de l’Hégémonie seront punis par l’Hégémonie.

Ceci n’est pas ouvert à négociation et doit figurer tel quel dans votre rapport. Des individus ne seront jamais autorisés à saboter notre nation, quel que soit son lieu de résidence. Bien sûr toute enquête concluant la culpabilité d’un citoyen Drell sera conjointement menée avec votre propre justice. Il est évident que permettre à des individus coupables d’éviter une juste punition ne sera jamais l’intérêt des vôtres.

Ni la nôtre que de punir quelqu’un sur une simple présomption ou le témoignage fallacieux de quelques individus déviants qui seraient amenés à ne pas supporter la présence du peuple Drell. »


Déclama sereinement Tharak tout en faisant les cent pas. Soudain il s’arrêta net et scruta avec insistance l’ambassadrice Drell.

« Nous pensons comprendre votre idée globale. Et nous avons une proposition, le maintien de polices séparées mais la création d’un corps inter armée qui aura peu ou prou la même fonction qu’un superviseur du SSC. Un superviseur pourra réquisitionner l’usage d’un corps de police lors d’une enquête, et pourra tenir lieu de caution lors d’une arrestation, d’un jugement ou autres éléments qui impliqueront une juridiction partagée. »

La proposition était lancée.

« Nous craignons que vous nous ayez mal compris. Nous ne proposons nullement de faire suivre à nos citoyens de suivre un enseignement Drell, ou quarien ou même Geth, et jamais nous n’imposerions un enseignement militaire et patriotique butarien aux vôtres. Non lorsque nous parlons de tronc commun, il s’agit de cours généraux ou la religion, la culture et l’embrigadement en général n’entrent pas en ligne de compte.

Des cours scientifiques, technologiques et biotiques au maximum épurés de notions ouvertes à interprétation. C’est en cela que la mise en lien de nos différents ministère de l’éducation pourra permettre d’écrémer les notions sensibles, les idées toutes personnelles et autres conceptions privées de la galaxie et de ses règles.

Pour tout le reste, les étudiants suivront une filière tout à fait normale qui verra les étudiants drells, butariens, quariens et Geths suivre des cours avec des enseignants de leur espèce et de leur idéologie. L’Hégémonie n’a pas plus envie que vous de voir ses étudiants sombrer dans le prosélytisme religieux pour la raison d’un inversement malheureux des valeurs. »


Tharak était si franc sur sa vision de l’éducation qu’il craignit presque de choquer ses interlocutrices, mais qu’importe la fraternité se construit dans l’honnêteté et non les cachotteries.

« Toutefois si vous pensez que seuls les étudiants plus âgés peuvent cohabiter sans risques avec d’autres espèces et d’autres cultures alors nous pouvons débuter par cela. Toutefois nous n’avons pas la même vision, nous pensons que c’est à l’âge ou l’esprit est le plus ouvert à la différence qu’il faut marteler le message de l’amitié et non après qu’une opinion préconstruite du monde se soit déjà fermement implantée. »

La réponse était cette fois destinée à Tori elle-même.

« Si vous désirez, à la fois par idéologie et pragmatisme, toutefois travailler tout d’abord à plus petite échelle alors nous pouvons tout à fait faire cet effort. Après tout nous désirons un accord mutuel et non imposer à vos semblables une quelconque proposition que vous regretteriez par la suite.

Et oui, nous possédons un tel dossier. Il vous sera remis au terme de cette rencontre pour que vos supérieurs prennent leur décision avec l’ensemble des termes clairement indiqués. Il n’y aura pas de petits caractères, de mensonges, juste un contrat pleinement assumé, et qui portera sans l’ombre doute le sceau de votre participation. Qui est, soit dit en passant, un véritable plaisir. »


Et Tharak s’inclina à ses mots puis repris sa marche. Plusieurs messages s’accumulaient dans l’omnitech du D’yanoi dont deux absolument furieux de la part du gouverneur local qui exigeait un rendez-vous au plus vite.


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Tori Jorunn

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Tori Jorunn
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MessageSujet: Re: [CAMALA] Ce commencement de fraternité qui s'appelle le partage   [CAMALA] Ce commencement de fraternité qui s'appelle le partage Icon_minitimeVen 28 Avr 2017, 13:55
La Drelle observa une dernière fois Camala alors que la délégation regagnait son vaisseau. Une dernière fois la silhouette de Tharak, engoncée dans son uniforme. La réponse officielle n’avait pas été formulée, d’un côté comme de l’autre, mais il savait tout deux que cet embryon ne donnerait naissance qu’à un mort-né. Mélancolique, elle observa le vent qui soulevait le sable et le souffle chaud de la planète qui semblait leur faire un au revoir nostalgique. Non pas que leurs échanges s’étaient mal passé, bien aux contraires, mais le D’yanoi semblait rattrapé par sa propre hiérarchie et les drelles se savaient déjà embourbée dans des problématiques idéologiques.

Délicatement, Brim'na tapotait de ses quatre doigts sur le dossier fourni. A son air pensif, elle savait que sa supérieure partageait, en partie, son sentiment.

« Cela aurait été de toute manière très compliqué. Je ne suis pas étonnée que ce butarien rencontre autant de résistance que nous. Un projet trop novateur, même brillant, ne peut éclore sereinement. Cela nous offre cependant un contre pieds à l’avenir pour nos discussions avec les Hanaris ou d’autres prétendants. Nous devons garder espoir. Ces petits cailloux lancés dans la mer finiront bien par créer une île où nous pourront accoster. »

« Certainement. »

Ce projet était cependant une grande source d’expérience pour la Chasseresse qui n’avait pas pensé être mêlée à un projet d’aussi grande importance. Elle nota que sa supérieure devait lui porter estime et confiance pour lui avoir laissé d’aussi grande responsabilité. Elle s’assit et attendit le décollage. Cet étrange voyage touchait à sa fin. Elle était à proprement dit, lessivée. Presque plus qu’après une mission musclée.

« L’histoire de notre peuple a été semée d’embuche autrement plus périlleuse, ne te décourage donc pas si vite… » Conclut gentiment Brim’na.

Elle lui sourit en retour, faisant claquer ses mandibules sur un léger rire désabusé. Qu’importe les responsabilités, son aînée n’aurait de cesse de la traiter comme une enfant. En observant la cheffe de la diplomatie, elle nota quelques détails auxquels elle ne prêtait usuellement pas d’importance. L’allure frêle, les écailles fripées de quelques rides, la passion qui brillait usuellement dans ses yeux masquait l’âge et la fatigue. Un instant, la drelle eut peur, voyant se profiler le syndrome de Képral. Ce n’était pour eux tous, qu’une question de temps, et elle espérait que sa supérieure échapperait longtemps aux statistiques funèbres.

Adieu Camala, adieu. Ce n’était qu’un prémices.
Le début d’un futur prometteur.

Les Dieux en soient témoins.

HRP:
 

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