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 Rencontre diplomatique

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MessageSujet: Rencontre diplomatique   Mer 16 Nov 2016, 01:12
Intervention MJ : NonDate : 7 août 2201 RP Tout public
Informateur - Tharak Nar'Jamon
Rencontre Diplomatique



La journée s'annonçait particulièrement longue. Au sein de l'ambassade geth-quarienne, le personnel vaquait à ses occupations professionnelles. Les lieux étaient soignés et impeccable. Geth et quariens effectuaient leur travail au sein des lieux avec sérieux, sachant qu'en envoyé spécial serait présent aujourd'hui. Malheureusement, suite à quelques petits imprévus de dernières minutes, les deux ambassadeurs étaient absent pour la rencontre prévu. L'ambassadeur geth s'occupait d'une mission diplomatique en territoire volus. L'ambassadeur quarien de son côté était absent pour des raisons médicales. Heureusement, il s'agissait surtout d'une rencontre diplomatique préliminaire. Il serait donc possible de se passer des ambassadeurs. Il avait cependant fallut trouver un remplaçant et le préparer pour cette rencontre, avec un envoyé butarien.

Nombreux étaient les membres du personnels de l'ambassade qui ne c'étaient pas portés volontaire pour l'occasion. Au final, ce fut plutôt un membre de la branche militaire du GIP qui accepta cette tâche: Informateur. Le geth était présent sur la station pour rendre visite à un ami humain. Quand il avait entendu parler de la situation, l'opérateur avait reporté sa visite afin de prêter main forte. Son âge et son expérience du contact avec des organiques avaient joués en sa faveur.

Toutefois, le geth avait été quelque peu surpris par les ''préparations'' auxquels il dû se soumettre, pour la rencontre. Certains détails de protocole ne le surprirent pas. Cependant, c'est lorsqu'il fut question de son apparence que le geth eu droit à une vilaine surprise. Au tout début, certains quariens avaient proposé de l'habiller d'une tenue chique. Cependant, l'idée avait rapidement été rejeté, tous jugeant que faire enfiler des vêtements de cérémonie à un geth serait quelque peu ridicule. Après tout, les geth étaient des créatures synthétiques, ils ne portaient pas de vêtement. Au lieu de cela, il fut décidés que l'opérateur devait tout de même être présentable. Pour cela, un nettoyage s'imposait. Cependant au lieu d'un nettoyage plus ou moins standard, Informateur avait été conduit jusqu'à une petite entreprise tenue par une fratrie de quarien. Cette entreprise consistant à plusieurs machines automatisé utilisé pour nettoyer des véhicules personnels. Informateur n'avait pas vraiment appréciés cette expérience, d'être nettoyer par des brosses et du savon liquide sous pression. Le tout avait même fait rire quelques confrères du geth. Un quarien avait même fait le commentaire qu'il pouvait presque voir son reflète sur le torse du geth. Encore heureux qu'il n'y avait pas eu de témoin n'appartenant pas aux peuples quarien et geth.

C'est ainsi qu'Informateur se retrouvait à attendre dans le hall de l'ambassade, que l'envoyé butarien arrive. Cette première rencontre permettrait d'établir certaines bases diplomatiques entre Khar'shan et Rannoch. L'objectif, établir des traités commerciales, d’entraides, militaires et même plus. Informateur voyait le tout d'un bon œil. Chacun des peuples pourraient contribuer à l’autre, notamment pour la reconstruction d'après guerre. De plus, butariens, quariens et geths pouvaient bien s'entendre, cela pourraient être extrêmement utile pour le futur des systèmes terminus. Après tout, geth et quarien y avaient leur capitale, tandis que les butariens avaient un nombre important de leur semblable y résident, même si certains étaient des criminels. Bref, deux groupes qui pourraient combiner leurs efforts et leur position pour coloniser peu à peu les systèmes terminus. Informateur savait également que certaines grosses têtes du GIP avaient pu estimer que les menaces contre l'espace getho-quarien diminuerait en cas d'entente avec les butariens. Selon eux, les éléments patriotiques butariens dans les systèmes terminus pourraient être moins tentés de les attaquer. De son côté, Informateur considérait que cela ne diminuerait la menace que de quelques pourcents, mais c'était toujours ça de pris.

Tandis qu'il attendait, Informateur s'interrogeait sur le tempérament de l'envoyé butarien. Serait-il bien ouvert aux propositions du gouvernement de Rannoch? De plus, sous quel titre devrait-il s'adresser à lui?






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MessageSujet: Re: Rencontre diplomatique   Mer 16 Nov 2016, 22:36
L’information était tombée, le GIP avait demandé une entrevue avec la délégation de l’Hégémonie.
La chose était tellement importante, que toute l’équipe diplomatique avait cessé tout travail sur les autres dossiers et tout le monde s’était affairé pour être prêt lorsque le jour du rendez-vous arriverait. Et Tharak n’était pas différent de ses agents, il avait travaillé comme un fou pour se préparer à la rencontre la plus importante jusqu’à alors.

Evidemment le contact avec la Hiérarchie avait été d’une importance capitale, mais elle était encore bien trop suspicieuse pour que des contrats sérieux et plus importants que quelques échanges puissent être organisé dès maintenant, aussi ce dossier était plus un travail de long terme que tout autre chose.

Alors que le dossier du GIP était d’un tout autre intérêt, car les Geths et quariens n’étaient pas encore officiellement concilliens et n’avaient pas le même passif avec l’Hégémonie. Et si les relations entre les butariens et les quariens n’étaient pas des plus cordiales à la suite de quelques conflits passés, celles avec les Geths étaient totalement à écrire.

Tout cela excita au plus haut point l’ambassadeur de l’Hégémonie qui dormit très peu jusqu’au jour J. Les questions étaient d’importance, allait-il rencontre des ambassadeurs de chaque espèce en différé, ou en même temps ? Etait-ce une rencontre ayant un but précis, ou plus un premier contact pour mesurer la bonne volonté des deux parties ? Mais qu’importe, dans tous les cas, Tharak allait tout tenter pour que son peuple en ressorte gagnant.

Puis enfin le fameux jour arriva, et Tharak se mit en route avec seulement deux attachés et deux gardes du corps, et gagna l’ambassade Getho-Quarienne. Très vite une certaine tension s’installa dans l’esprit du butarien, qui n’avait jusqu’alors jamais rencontré le moindre synthétique, et qui craignait sincèrement de faire une bourde irréparable. Finalement ils arrivèrent et très vites les doutes s’envolèrent alors qu’il pénétrait enfin dans l’ambassade.

Et dans le Hall se tenait un Geth, tout brillant et chromé, sûrement un modèle tout juste sorti de l’usine. Aussitôt, Tharak se porta jusqu’à ce dernier, qui se révéla plus petit que le butarien lui faisant face, ce qui bizarrement déstabilisa l’ambassadeur de l’Hégémonie. Lui qui s’était toujours imaginé les Geths comme des géants de métal. Puis son regard fut attiré par les bandes de couleur blanches et rouges. La chose paraissait étrangement tribale sur une machine pensante.

Mais qu’importe, car machine ou organique, le Geth n’en était pas moins un être pensant et de ce fait méritait autant de respect et de politesse que quiconque.

« Nous sommes enchantés de rencontrer enfin un représentant du peuple Geth, car nous devons l’avouer vous êtes le premier que nous ayons l’honneur de croiser. Nous sommes l’ambassadeur Tharak Nar’Jamon, D’yanoi du Ministère de la Propagande et de la pensée Patriote, premier protecteur de la sécurité intérieur et ambassadeur honoraire de l’Hégémonie sur la Citadelle. »

Et Tharak inclina largement sa tête sur la gauche, indiquant ainsi qu’il était sincèrement honoré d’une telle rencontre.

« Peut-être est-ce de trop, mais il est important pour nous de préciser que nous fûmes les premiers heureux à entendre la déclaration de paix entre les créateurs et vous, et que nous n’avons jamais douté que la conscience synthétique était égale à celle organique. Aussi laissez nous vous souhaitez, certes avec un retard plus que regrettable, mais toujours aussi d’actualité, que l’Hégémonie reconnait entièrement et sans arrières pensées, que les Geths sont nos frères au sein de cette galaxie et dans toutes les autres.

Et bien sûr il en est bien entendu de même pour les créateurs. »


Puis enfin Tharak redressa sa tête pour reprendre une position plus agréable.

« Nous nous doutons que votre invitation découle d’un désir logique, mais nous espérons que vous serez et resterez ouverts à ce qu’une telle rencontre puisse servir à discuter ouvertement de ce que nos trois peuples ont a gagné en travaillant ensemble. »

Voilà, le D’yanoi en avait terminé pour l’instant aussi en resta-t-il là, se contentant de sourire chaleureusement, pour ce que cela pouvait servir auprès d’un non organique, auprès de son interlocuteur. Maintenant ne restait plus qu’à espérer que le Geth était vraiment là pour négocier quelque chose, et non déclamer une déclaration de guerre.



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MessageSujet: Re: Rencontre diplomatique   Ven 18 Nov 2016, 01:26
Informateur attendait immobile l'arrivée de la délégation butarienne. Certes, une heure de rendez-vous avait été convenu, mais rien ne garantissait que les butariens seraient à l'heure. Après tout, la citadelle restait un endroit très animé et ce presque partout. Alors, un retard dû à divers ''obstacles'' en chemin n'aurait rien d'étrange. Certains dirait que les butariens pourraient arriver volontairement en retard, mais Informateur n'en croyait rien. Avant la guerre contre les moissonneurs, le geth n'aurait pas exclut la possibilité que les butariens puissent volontairement se montrer offensant envers d'autres espèces. Cependant, cette guerre les avaient changés, comme beaucoup d'autre. Ils avaient abandonnés l'esclavage et s'ouvraient lentement mais sûrement au reste de la galaxie.

Heureusement, la délégation arriva à l'heure convenue. Ils étaient cinq au total. Visiblement, deux gardes du corps, l'envoyé butarien et ses assistants ou attachés. Informateur resta silencieux alors que les butariens s'approchaient, la tradition voulant que les invités prennent d'abord la parole. L'envoyé commença par quelques formules de politesse, affirmant au passage qu'il était ravi de rencontrer enfin un geth pour la première fois. Il déclina ensuite son nom, ses titres et fonctions. Le geth garda en mémoire le nom de l'individu, notant au passage qu'il était également ambassadeur honoraire, comme lui.

Le geth laissa son interlocuteur continuer à parler, sans l'interrompre. Une partie de lui-même s'interrogeait sur le discours de Tharak. Évidemment, Informateur espérait que ce butarien était honnête dans ces propos envers les geths. Tharak aborda ensuite la question de cette rencontre, toutefois il semblait croire que cette rencontre était surtout dû à la volonté geth, plutôt que quarienne et geth. Cela n'était pas problématique, il suffirait de préciser le tout. Lorsque le butarien se tut enfin, Informateur put prendre la parole. Toutefois, il salua tout d'abord Tharak en s'inclinant léger, avant de se redresser.


-Nous sommes également enchantés de vous rencontrer, ambassadeur Nar'Jamon. Nous sommes Informateur, opérateur du GIP, membre du CFSI et ambassadeur honoraire de l'Amirauté sur la Citadelle. Je tiens tout d'abord à exprimer les excuses des peuples quariens et geths. Vous auriez normalement dû être accueillit par notre ambassadeur quarien. Malheureusement, ce dernier a dû s'absenter ce matin même, pour des raisons de santé. Nous avons donc été chargé de le remplacer pour cette rencontre. Une rencontre, que nous espérons être la première d'une longue série.

Il se tut un court instant.

-Tout comme vous, nous espérons que nos discussions pourront aboutir à ententes, accords ou autres, qui seront bénéfiques pour nos trois peuples. Dans le cas présent, pour cette première rencontre, nous aimerions discuter de divers accords possibles entre nos peuples. Même si pour l'instant, nous considérons que l'idéal serait de discuter, quelques peu, en large de ces questions. Principalement, pour établir ce que chacun est prêt à accepter, à discuter, à marchander ou encore à refuser.

Informateur se tut encore un court moment.

-Toutefois, afin de discuter de tout cela, je vous invite à me suivre. Nous pourrons discuter de tout cela dans notre salle de réunion diplomatique.

Le geth guida le groupe de butarien jusqu'à la salle de réunion en question. Ils croisèrent quelques quariens et geth en chemin, ces derniers saluant avec politesse les représentants butariens. Puis, ils arrivèrent à la salle de réunion diplomatique. Les portes étaient ouvertes, dévoilant une salle dont le mobilier se composait d'une grande table rectangulaire, au centre, entourée de plusieurs chaises, ainsi que de six fauteuils disposé en cercle, avec une table circulaire au centre.

-Comme vous êtes notre invités, ambassaderu Nar'Jamon, je vous laisse la liberté de choisir. Je vous demanderais cependant de laisser vos gardes du corps hors de la pièce. Vos assistants peuvent vous accompagner.

Informateur se demanda ce que le représentant butarien choisirait. Les chaises et la grande table pour le côté formel, ou bien, les fauteuils pour le confort et un côté plus détentdu?






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MessageSujet: Re: Rencontre diplomatique   Ven 18 Nov 2016, 12:14
Tout débutait pour le mieux, nulle déclaration de guerre mais simplement une rencontre préalable à la prise de décisions réellement importantes. En quelques sortes la rencontre idéale auprès de laquelle Tharak courrait après depuis quelques semaines déjà. Surtout après la rencontre rude avec l’amiral turien.

« Nous acceptons bien normalement les excuses de l’ambassadeur quarien, et nous vous prions de l’informer que nous souhaitons qu’il se rétablisse au plus vite. Sachez aussi que nous espérons tout autant de cette première rencontre officielle, et nous sommes plus que ravis qu’un représentant officiel du GIP se présente à nous.

Il nous a été dit grand bien de votre organisation et de ses actions. Et ne vous inquiétez nullement, il nous parait évident que nous trouverons aisément des accords et ententes qui pourront resserrer les liens de nos trois nations, et nous sommes ouverts à toute discussion préalable. »


Répondit sobrement Tharak avant que le représentant Geth ne l’invite à le suivre pour une salle de réunion plus formelle. Sur place, le D’yanoi eut la surprise de devoir choisir l’emplacement qu’ils allaient conserver pour la discussion, soit entre une table stricte et une série de fauteuils plus intimes. En vérité Tharak fut pris de courts pendant quelques instants, les rumeurs concernant les Geths parlaient d’être froids et strictes qui n’aimaient rien d’autre qu’un ordre établit et des relations professionnelles.

Mais fallait-il se fier aux rumeurs alors qu’elles dépeignaient les Geths comme des tueurs psychopathes haïssant les organiques quelques années seulement auparavant ? Aussi le butarien décida de nager contrecourant et indiqua à son hôte les fauteuils.

« Il nous semble plus intéressant de choisir des sièges plus confortables puisque nous avons beaucoup à discuter, alors autant le faire de manière détendu. Et puis cela marquera plus sincèrement notre désir de fonder une relation de confiance et de respect mutuel dans nos entretiens. Nous sommes là pour fonder une relation fraternelle non pas de simples accords. »

Peut-être Tharak en faisait trop mais qu’importe, en vérité il était légèrement tendu par son interlocuteur car il était incapable de le jauger, de scruter dans son regard ou ses mimiques, enfin pour ce dernier point ce n’était pas encore sûr.

« Il est évident que nos soldats n’allaient pas rester dans la pièce ambassadeur Informateur. Quant à mes assistants ils resteront sur la table du centre. Ils ne sont là que pour noter les détails précis de cette rencontre et s’assurer qu’un compte rendu parfaitement détaillé puisse être étudié pour d’éventuelles nouvelles rencontres.

Enfin si une telle chose vous dérange dites-le nous et nos assistants cesseront immédiatement. »


Puis Tharak s’installa confortablement sur le fauteuil faisant face à ses assistants, et attendit que le Geth en fasse autant. La chose faite, le butarien reprit enfin la parole.

« Avant toute chose, nous aimerions discuter d’une chose. Nous ne souhaitons entretenir ici uniquement les relations qu’entretiendront l’Amirauté Quarienne et Geth avec l’Hégémonie, et nous souhaiterions entamer les négociations avec une demande qui nous semble aisément envisageable. Nous aimerions recevoir l’autorisation de fonder une ambassade sur Rannoch. »

La proposition était lancée, ne restait plus qu’à attendre la réaction de l’intéressé. Mais la demande n’était guère excessive ou insultante mais elle était intéressante pour donner une vision plus précise de ce qu’attendaient les Geths et Quariens des nouvelles relations avec la Nouvelle Hégémonie.

Maintenant les négociations venaient de débuter et soudain toute la tension qui enserrait l’ambassadeur butarien disparut totalement ne laissant plus que la place pour l’esprit guerrier du négociateur aguerrit. Le combat débutait.



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MessageSujet: Re: Rencontre diplomatique   Sam 19 Nov 2016, 02:26
Informateur attendait en silence que l'ambassadeur butarien fasse son choix. Heureusement, pour le moment, la rencontre se déroulait bien. Tharak Nar'Jamon avait accepté les excuses de l'ambassade concernant l'absence de ses deux ambassadeurs, souhaitant également le rétablissement de l'ambassadeur quarien. Il semblait également ravis de rencontrer un représentant du GIP. Cette remarque avait bien plus au geth. Le GIP était une force militaire encore toute récente. À cause de cela, il n'était pas pris au sérieux par un grand nombre d'individus à travers la galaxie. Informateur lui-même avait été victime de moquerie lorsqu'il avait dévoilé son appartenance lors de diverses missions. Toutefois, les moqueries envers lui c'était rapidement tût. Soit parce que les ennemis qui se moquaient se mettaient à tomber comme des mouches, comprenant à qui ils avaient à faire. Soit parce que les forces alliés avaient vu son efficacité sur le terrain.

Informateur fut légèrement amusé devant l'hésitation du représentant butarien lorsqu'il lui laissa le choix de siège. Apparemment, cela avait semblé l'étonné fortement. Cependant, Tharak se reprit rapidement et désigna les fauteuils. Selon lui, mieux vaudrait être confortable pour poursuivre une longue discussions constructive et qui pourrait mener vers une relation fraternelle entre les trois espèces. Le geth était bien d'accord, même si la partie sur le confort ne le concernait guère. Son corps restait synthétique, du coup, les formes d'inconfort physique standard ne l'affectait aucunement.

Ensuite de quoi, l'ambassadeur Tharak accepta de laisser ses gardes à l'extérieur, affirmant ensuite que ses assistants auraient pour tâche de noter des détails précis et assurer un compte rendu détaillé de cette réunion. Le butarien prit finalement place dans l'un des fauteuils, alors que ses assistants prenaient place à la table centrale. Le geth lui-même alla rejoindre l'ambassadeur et s'assit dans le fauteuil en face de ce dernier. La position du geth était somme toute sommaire: Jambes rapprochées et bras appuyés sur les accoudoirs. Après tout, il n'avait nul besoin de croiser les jambes pour être confortable. D'autant que le contact de métal frottant contre métal aurait été plutôt dérangeant.

Avant qu'Informateur ait le temps de prendre la parole, Tharak lança une première proposition, qui pourrait permettre de créer des liens entre butariens, geths et quariens. Cette proposition prenant la forme d'une permission d'établir une ambassade butarienne sur Rannoch. Informateur réfléchit rapidement. Cela pourrait permettre en effet d'avoir de meilleure relation avec ce peuple. De plus, il serait ainsi possible d'avoir des discussions diplomatiques variées, sans devoir à chaque fois passé par la Citadelle et donc le Conseil. Toutefois, l'Opérateur connaissait assez les gens de l'Amirauté pour savoir que ce ne serait pas une entente à sens unique.


-Personnellement, je ne suis nullement opposé à cette demande, ambassadeur Tharak. J'en informerai l'amirauté, à la fin de notre rencontre. Je suis persuadé qu'ils accepteront, en échange que nous puissions nous aussi établir une ambassade getho-quarienne sur Khar'Shan. Il serait ainsi plus aisé pour nos peuples d'entamer des discussions diplomatiques en tout genre.

Le geth se tut un court moment. La proposition avait amené Informateur à s'interroger sur un point qu'il trouva légèrement amusant, intérieurement. En effet, il s'interrogea sur combien de butariens souhaiteraient travailler sur cette ambassade, surtout pour avoir la chance de voir à quoi ressemble les quariens derrière leur masque.

-Également, avant que nous aillions plus loin.

Informateur activa une commande sur son omnitech. Une porte de service de l'autre côté de la pièce s'ouvrit. Un quarien avec un plateau en main entra, ainsi qu'un drone. Le quarien déposa poliment une carafe d'eau purifiée et quelques verres sur les deux tables, ainsi que des verres et un plateau où reposait divers fruits butariens. Puis, le quarien quitta les lieux par où il était venu, tandis que le drone se postait dans un coin de la pièce. Informateur le désigna de la main.

-Voici, Cliché, ambassadeur, ce drone est utilisé pour filmer certaines rencontres au sein de l'ambassade. Il enregistrera cette rencontre. Il nous sera ainsi possible de lui demander de repasser ce qu'il aura enregistré, si nous désirons revenir sur divers points évoqués précédemment. À la fin de cette rencontre, une copie de l'enregistrement sera envoyé sur votre omnitech ou celui de l'un de vos assistant, selon votre préférence. Bien sûr, si cela vous met mal à l'aise, nous pouvons retirer Cliché.

Informateur décida d'aborder les premiers enjeux de la rencontre.

-Sur ce, c'est à mon tour d'aborder un sujet de cette rencontre. J'aimerais d'abord évoquer le problème de la reconstruction, suite à la guerre contre les moissonneurs. Beaucoup de planètes à travers la galaxie furent durement toucher par cette guerre. Encore aujourd'hui, la reconstruction se poursuit aux quatre coins de la galaxie. L'Hégémonie et l'Amirauté ne font pas exception. Nous pensons toutefois qu'une coopération entre nos trois peuples pourraient permettre de reconstruire nos mondes plus rapidement, efficacement et à des coûts moins importants. Chacun de nos peuples pouvant apporter son aide aux autres. Chacun offrant son expertise dans certains domaines.

Il était temps de bien présenter la chose à l'ambassadeur Tharak. Cela pourrait l'amener à approuver le projet, même si pour l'instant, il y aurait beaucoup à faire avant que le projet ne se concrétise.

-Cela pourrait prendre de nombreuses formes. Par exemple, à cause de la guerre de nombreuses installations furent endommagées ou détruites, à travers la galaxie, certaines irradiant de vastes zones. Mes congénères seraient alors la main d’œuvre idéal pour ces zones. Ne craignant pas les radiations, les geths seraient en mesure d'agir dans ces zones, permettant de les rendre de nouveau habitable, plus rapidement qu'en laissant les radiations disparaître naturellement. De plus, sans risquer d'exposer des individus aux radiations. Pour les créateurs quariens, leur expertise en mécanique n'est un secret pour personne. De plus, ayant été obligé de vivre dans des vaisseaux pendant plusieurs siècles, nos créateurs sont devenus des maîtres en matière de recyclage. Nous pouvons même affirmés sans trop exagérer qu'ils sont en avance sur tous les autres peuples dans ce domaine. Avec leurs aides, la réparation de ce qui peut encore l'être et le recyclage de ce qui ne peut l'être permettrait des économies matérielles importantes. Quant aux butariens, leur aide dans la reconstruction de monde quarien et geth seraient fort utile, grâce à leur connaissance en ingénierie. Créateurs et geths ont certes des connaissance dans le domaine de l'ingénierie civile, mais nous avons tout les deux des lacunes. Les geths parce que cela ne nous étaient pas nécessaires avant notre individualisation. Quant à nos créateurs, la flotte nomade remplissait cette fonction. Évidemment, ce n'est qu'une suite d'exemple simple. Je suis persuadé que nous pourrions nous aider mutuellement dans bien d'autres domaines de la reconstruction.






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MessageSujet: Re: Rencontre diplomatique   Dim 20 Nov 2016, 11:39
Parfait, s’exclama mentalement Tharak.

L’ambassade avait été acceptée avec une facilité déconcertante, et même si l’accréditation quarienne était encore à attendre, il était évident que le GIP faisait ici preuve d’une ouverture d’esprit tout à fait exceptionnelle, ce qui n’était nullement pour déplaire au représentant de l’Hégémonie. Réussir à devenir un allié de la plus grande puissance des Terminus était quelque chose d’une importance capitale pour l’Hégémonie, qui vivait en grande partie grâce à son influence certaine sur cette zone géographique unique en son genre.

Au plus profond de lui-même, Tharak exultait réellement en entendant les réponses du Geth lui faisant face et avait presque envie de lui faire un beau câlin, voir tant de respect de la part d’un confrère après la rencontre compliquée avec l’amiral de la Hiérarchie était si appréciable.

« Il est évident que la réciproque est nécessaire, sachez dès à présent, et lorsque vous discuterez de notre proposition d’ambassade avec vos frères quariens qu’un emplacement pour votre propre ambassade sera déjà en discussion. Il nous parait important de commencer les travaux dès que possible, aussi faites nous parvenir le résultat de votre négociation au plus vite. »

Puis Informateur, puisque tel semblait-être le nom du représentant Geth, fit venir un drone pour filmer la rencontre afin d’en faire un contre rendu parfait. La demande amusa grandement le D’yanoi qui remarqua ô combien le fait de se servir d’assistants pour prendre des notes paraissait désuets en comparaison de la technologie usitée par les Geths. Mais qu’importe car en vérité, Tharak était un individu frôlant la paranoïa et n’aimait guère que des fichiers numériques contenant des informations sensibles circulent librement.
Déformation professionnelle sûrement.

« Nous n’aimons pas paraitre impolies Informateur, si nous pouvons nous permettre de vous appeler aussi simplement, mais l’idée d’être filmés et enregistrés n’est pas dans nos habitudes. Aussi nous aimerions, si ce n’est pas trop demander que notre rencontre puisse rester confidentielle, et même si nous nous doutons que vous-mêmes puissiez enregistrer une telle chose, nous demandons simplement que des enregistrements de cette rencontre circulent le moins possible. Aussi vous n’avez nullement besoin de nous envoyer une copie. »

Bine une fois les choses au clair, Tharak garda à nouveau le silence afin d’écouter l’offre aussi surprenante qu’excitante que venait de lui faire l’ambassadeur Informateur. Un large et sincère sourire vint immédiatement éclairer le visage du D’yanoi à l’écoute d’une telle chose, et déjà ‘l’esprit du butarien bouillonnait d’un millier d’idées.

« Votre proposition nous touche énormément ambassadeur. Le maître mot de la Nouvelle Hégémonie pourrait se résumer simplement à reconstruction. Et c’est une chose qui me chagrine, car la galaxie est à un moment clé de son existence, le Conseil se reconstruit en se ressoudant de plus en plus, les différentes espèces n’ont jamais été aussi soudées, et chose indéniable chaque espèce à une carte à jouer avant que la reconstruction galactique ne se termine.

Car à l’heure actuelle personne n’a les moyens ou l’ambition de s’agrandir dans cette période trouble, et cela nous attriste particulièrement. L’Hégémonie veut grandir, croitre et se voit pour l’instant paralysée par une reconstruction financièrement difficile. »


Puis Tharak se leva soudain et se mit à faire les cents pas dans la salle.

« Excusez-nous par avance mais nous allons nous permettre l’outrecuidance de vous faire une légère leçon d’histoire. » Avança en préambule le D’yanoi tout en continuant sa marche.
« Voyez-vous, l’ancienne Hégémonie a commis une série d’erreur qui furent sur le long terme la cause plus ou moins directe de son déclin. Nous avons commis l’erreur de croire que nous pouvions prendre tout ce que nous voulions par la force, que notre nation était dirigée par des individus guidés par le destin et que rien ne pouvait nous vaincre.

Nous avions profondément torts, il n’y a nulle espèce supérieure aux autres, ou de peuples élus, rien qu’une galaxie froide et méprisante qui laisse ses enfants grandir dans le chaos et commettre ainsi les erreurs qui les mèneront à leur propre destruction. Tout du moins jusqu’à l’arrivée des moissonneurs. Qui, malgré les destructions qu’ils ont engendré, ont permis à l’Hégémonie de prendre conscience ô combien nous nous étions fourvoyés.

L’ancienne Hégémonie s’était bâti un mur en s’imaginant repousser éternellement quiconque voudrait s’en prendre à elle mais en vérité c’était ni plus ni moins qu’une prison. Et maintenant, alors que la reconstruction bat son plein ouvrant un nouvel espoir en chacun d’entre nous, nous avons entrevu l’avenir que nous nous étions réservé.

Un retour dans cette cage dorée qui nous avait promis la mort. »
Le butarien s’arrêta soudainement et fixa alors son interlocuteur.

« C’est cela que nous nous sommes jurés d’empêcher, nous désirons que la Nouvelle Hégémonie reprenne son chemin vers la grandeur et cela passera obligatoirement par la colonisation de nouveaux mondes, l’agrandissement de nos frontières et la création de nouvelles alliances. Le Conseil ne doit et ne sera plus notre ennemi, mais si nous mêlons notre destin au leur alors l’Hégémonie ne croitra plus jamais, nous dépérirons lentement mais sûrement sur nos mondes.

Car, en vérité qui acceptera de vendre un monde éden à une nation mineure, car c’est ainsi qu’ils nous conçoivent. Personne, l’Alliance conservera ces mondes pour elle, de même que les Républiques ou la Primauté. Les volus ou les turiens revendront ces mondes au plus offrant, et cela ne sera jamais nous.

Le seul chemin glorieux que nous entrevoyons pour notre nation, et notre peuple c’est dans une indépendance pacifique, et dans une alliance sincère et réciproque avec une nation qui offre à la nôtre un idéal d’entre aide mutuellement profitable. Et c’est l’union Getho-quarienne qui représente cet allié providentiel. »


Alors seulement Tharak se rapprocha à nouveau des fauteuils, et par la même de son hôte.

« Votre proposition de nous aider dans la reconstruction est la chose même que nous espérions en venant ici. Votre main d’œuvre est extrêmement compétente, c’est un fait. Et que ce fut l’expertise technique quarienne ou les travailleurs infatigables Geths, vous êtes des alliés qui comptent.
De notre côté, cela fait maintenant près de deux milles ans que nous voyageons à travers l’espace et que nous apprenons à coloniser les mondes, cette expérience serait un atout certain pour aider vos deux peuples à organiser la création de vos villes et colonies.

Et sachez que votre proposition d’entre aide est acceptée par la Nouvelle Hégémonie. Mais, et loin de nous l’idée de paraitre insultants, il serait intéressant de débuter cette nouvelle relation sur les colonies dans un premier temps afin que nos trois peuples apprennent à travailler ensembles, puis seulement nous élargirions cette entre aide à nos mondes natales. »


Alors le D’yanoi reprit sa position assise, et scruta intensément Informateur.

« Comme nous savons que votre temps de réflexion est nettement plus rapide que le nôtre, nous allons nous permettre de parler d’autre chose, mais malgré tout lié à votre précédente offre.
Car comme nous l’avons développé auparavant, vous donnant dans le même temps une meilleure compréhension de nos intentions, nous aimerions voir cette alliance partir dans quelque chose de plus profitable et durable dans le temps.

La reconstruction n’est qu’une période, et comme toute chose elle prendra fin avant même que nous l’ayons imaginé, rendant dans le même temps caduc tout contrat concernant cela. Aussi discutons plus avant de l’avenir. »


Le butarien attrapa alors enfin quelques amuse-gueules qu’un quarien avait apportés, et prit le temps de terminer son repas avant de reprendre.

« L’un de nos mondes, une colonie extrêmement riche en ézo et très agréable pour le tourisme, est un monde pleinement ouvert aux travailleurs étrangers, à condition qu’ils ne sont affiliés à aucune nation. Nous aimerions changer quelques peu les termes, et permettre aux représentants du GIP de faire affaire librement sur notre colonie.

Camala serait la première pierre pour le début de relations entre nos trois peuples, et peu à peu butariens, quariens et Geths apprendraient à se connaitre et à se comprendre. Evidemment les ressources de Camala appartiennent à l’Hégémonie, mais le GIP pourrait voir les prix connaitre une baisse significative pour ses représentants et voir certaines ses entreprises pouvoir s’implanter directement sur la planète afin d’y vendre les produits de vos mondes. »


Ainsi Camala deviendrait un immense marché planétaire ou Drells, Geths, Quariens et butariens cohabiteraient en paix. L’idée n’était pas vraiment pour plaire à Tharak qui n’appréciait guère les entreprises privées mais qu’importe celles-ci se contenterait d’un seul monde.

« Evidemment ce n’est que la première de nos offres, car nous entrevoyons d’innombrables possibilités d’ententes.

Par exemple, même si je ne sais pas si une telle chose est encore d’actualité, les citoyens de Rannoch pourront venir sur les colonies de l’Hégémonie dans le cadre de leur pèlerinage, car quoi de plus important que d’implanter dès le plus jeune âge le respect et l’amour de la découverte des civilisations étrangères afin d’assurer une nouvelle génération ouverte à l’échange et au partage.

Si le pèlerinage n’est plus d’actualité, alors nous pourrions remplacer une telle chose par des accords universitaires impliquant une année ou plus sur nos mondes. Les actions sont innombrables, de même que les possibilités.»


Puis enfin Tharak en vint à sa proposition la plus importante.

« Mais pour parler de l’avenir je ne vois rien de plus important que de parler colonisation. Car une chose nous semble évidente, et hautement appréciable dans relations futures.

Les Geths peuvent vivre sur n’importe quel monde c’est un fait, et les quariens sont une espèce dextro-aminé comme les turiens, aussi les mondes que les butariens cherchent à coloniser et ceux que vos peuples chercheront pour vos colonies ne sont nullement les mêmes.

Une telle information nous parait la plus belle des choses. Nous cherchons de nouveaux mondes, car nous sommes pour l’instant enclavés et paralysés par une Alliance agressive et en constante croissance, et pour vous les mondes parfaits pour notre peuple ne sont qu’un poison mortel pour une partie de votre nation. Je suppose qu’une entente peut aisément se mettre en place.

Et nul besoin d’être exclusifs qui plus est. La proposition est simple.

Vous découvrez un monde viable pour les butariens, nous négocierons pour le droit de la coloniser, et si nous-mêmes découvrons un monde viable pour les quariens alors nous négocierons. Nous demandons simplement à ce qu’un droit de négociation soit en priorité offert à l’Hégémonie, et à vos nations en cas de découverte, si les négociations échouent alors nous abandonnerons l’idée de posséder le monde découvert.

Tout simplement. D’ailleurs, nous pensons que l’offre de reconstruction peut être prolongée avec les colonisations futures. La main d’œuvre et l’expertise Getho-quarienne sur toute nouvelle colonie de l’Hégémonie, et l’expertise et la main d’œuvre butarienne sur toute nouvelle colonie Getho-quarienne. »


Il restait encore de nombreuses propositions dans la besace du D’yanoi mais il savait que parfois il vaut mieux stopper une course plutôt que de mettre à mal son corps. Evidemment les discussions seraient encore longues et nombreuses mais qu’importe, maintenant ils avaient tout leur temps.



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MessageSujet: Re: Rencontre diplomatique   Mer 23 Nov 2016, 02:07
La première proposition avait été lancé. Informateur savait bien que ce que l'Amirauté proposait à l'Hégémonie était un projet d'une très grande envergure. Après tout, à l'heure actuelle, la galaxie restait en reconstruction. Cependant, comme chaque peuple galactique avait été touché, chacun reconstruisait de son côté. La citadelle était bien sûr une exception et peut-être la Terre aussi, à cause de la proximité de la citadelle. Cependant, il n'en restait pas moins que chacun œuvrait de son côté. La coopération multi-espèces était pourtant une solution plus pratique et efficace. Si l'Hégémonie acceptait cette proposition, butariens, quariens et geths démontreraient leurs capacités au reste de la galaxie. De plus, il fallait également réglé le cas de la possibilité de créer une ambassade sur Khar'Shan.

L'ambassadeur Tharak avait ainsi commencé par donner sa réponse quant à la demande de réciprocité concernant une ambassade. Ce dernier considérait qu'il était naturel que les peuples de Rannoch ait droit à leur ambassade sur Khar'Shan, ajoutant au passage qu'une réponse aussi tôt que possible serait souhaité, afin que chacun puisse déterminer l'emplacement de l'ambassade sur sa planète respective. Toutefois, le représentant butarien semblait moins engageant envers la présence du drone qui les filmait. Il préférait éviter que trop de copie de cette rencontre viennent à circuler.

Puis, vint la réaction qu'Informateur attendait tandis qu'il dévoilait l'idée de reconstruction de l'Amirauté. La réaction de Tharak prenant tout d'abord la forme d'un sourire. En fait, l'ambassadeur butarien était même très emballé par cette proposition. Puis, il commença à parler encore et encore, Informateur le laissant parler sans chercher à l'interrompre.

Ainsi, le butarien commença à parler de la nouvelle Hégémonie, surtout concentré sur la reconstruction, malgré son désir d'expansion. Le tout à cause de coût très élevé pour réussir à rebâtir leurs mondes. Informateur ne pouvait qu'être d'accord avec Tharak sur ce point. Tout comme les butariens, quariens et geths voulaient également grandir. Cependant, ils devaient encore finir de rebâtir Ranncoch et Haëstrom. Après, il faudrait partir à la découverte de nouveaux mondes non-occupés, n'attendant que d'être colonisés ou exploités. Pendant ce temps, Tharak se leva, s'excusa et commença à faire une petite leçon d'histoire, le tout en marchant. Le geth demeura silencieux, suivant Tharak du regard et ne manquant pas une seule de ces paroles. Informateur aimait bien le domaine de l'histoire, alors écouter le butarien parler un peu de l'histoire de son peuple l'intéressait grandement.

Ainsi, Tharak parla de ce qui fut selon lui une suite d'erreurs commis par son peuple, ce qui les mena à s'isoler et se refermer au reste de la galaxie, s'enfermant eux-même, en quelque sorte. Il affirma que contrairement à ce que les siens pensaient alors, ils n'étaient pas supérieurs à toutes les autres espèces et les moissonneurs le leur avaient démontrés. Puis, Tharak s'arrêta, son opinion était des plus clairs, il refusait que son peuple retourne dans son isolationnisme, qui avait bien faillit causé leur perte. Il désirait donc que l'hégémonie grandisse, élargisse ses frontières et colonise d'autres mondes, mais sans entrer en conflit ou encore guerre contre le conseil, l'alliance ou autrui. En fait, il jugeait qu'une union avec les quariens et les geths seraient providentielle pour son peuple. Il faut dire que Tharak avait raison. Rare serait ceux prêt à vendre une planète aux butariens. Cela n'était pas surprenant. Après tout, les butariens étaient encore considéré comme des parias par une bonne partie de la galaxie.

Puis, Tharak se rapprocha, revenant sur la proposition d'entraide de l'Amirauté. Il fit valoir rapidement ce que chacun pourrait apporter aux autres. L'expertise technique quarienne, infatigabilité des geths et les connaissances en colonisation des butariens. Toutefois, il était d'avis de commencer d'abord par des colonies afin que les trois peuples apprennent à travailler ensemble et à s'apprivoiser.


La discussion se poursuivit ainsi, ajoutant des projets économiques et commerciales avec le monde butarien de Camala. Il était question de prix préférentiels pour le peuple getho-quarien et la possibilité d'y établir des industries. Il proposait même l'idée que des quariens en pèlerinage aient droit de passage sur les mondes butariens ou encore des échanges académiques. Finalement, Tharak aborda sans doute l'un de ses points les plus important: la colonisation. Informateur garda le silence tandis qu'il parlait. Le geth ne prit la parole que lorsque l'ambassadeur butarien se tût, attendant visiblement sa réponse.

-Pour commencer ambassadeur, j'aimerais revenir sur ce dont vous parliez, concernant l'Hégémonie et ses erreurs du passé. Personnellement, je considère qu'il ne faut jamais oublier son passé, sous peine de voir ses erreurs se répéter. Cependant, je crois qu'il n'est pas plus utile d'y rester ancré. Tout le monde fait des erreurs, l'important c'est d'apprendre et de s'améliorer. Les espèces ne sont pas différentes. Il suffit de se pencher sur l'histoire en général. Par exemple, le conseil a ses début n'a pas limité l'ouverture des relais, nous savons que cela a fini par mené au conflit contre les rachnis. Ensuite, à la rébellion krogan parce que les galariens étaient désespéré. Sans oublier la guerre entre turiens et humains parce que les turiens ont préférés attaquer, avant de tenter de discuter. Bref, si chacun devait resté constamment ancré dans le passé, il n'y aurait aucun avancement.

Informateur garda le silence un court moment.

-Également, votre proposition de commencer par la reconstruction des colonies, me semble tout à fait raisonnable. Dans le cas de mon gouvernement, comme nous ne disposons que de deux colonies, se serait sans aucun doute Haëstrom. Quant au vôtre, cela restera à voir. Je considère également que vos propositions économiques sur Camala pourraient être également très bénéfique à nos peuples. Haëstrom est en pleine reconstruction, mais il serait possible d'y établir des échanges commerciaux. Ils seraient moins importants que ce que vous nous offrez, mais les butariens seraient les seuls commerçant étrangers, ce qui offrirait certains avantages. En temps et en heure, avant l'agrandissement de la colonie, d'autres commerçants pourront être accueillit, mais cela prendra tout de même de nombreuses années. Pour les biens à échanger, il vaut mieux laisser des experts du domaine de nos trois peuples en discuter. Quant au pèlerinage, c'est encore d'actualité, à la différence qu'il s'agit désormais d'une tradition et non d'une obligation. Nous pourrions toujours ajouter cela dans l'apprentissage des jeunes créateurs, chacun étant libre ensuite d'en profiter ou non. Pour ce qui est des échanges scolaires, je pense qu'il serait possible de faire de même sur Rannoch et d'accueillir des étudiants butariens. Certes, ils seraient obligé d'être en combinaison pour ne pas risquer de contaminer les autres élèves quariens, mais bon, cela fait de nouvelles expériences à vivre.

Il était maintenant temps de traiter de la question de la colonisation à travers la galaxie.

-Pour ce qui est de la colonisation, vous avez partiellement raison concernant mon peuple, ambassadeur. Il est vrai que nous pouvons vivre dans presque n'importe quel environnement. Cependant, maintenant que nous sommes en paix avec nos créateurs, nous recherchons également des mondes où ces derniers peuvent s'établir. Évidemment, ce n'est pas pour autant que nous rejetteront une planète. Après tout, une planète inhabitable peut tout de même posséder des attraits la rendant utile. Le plus basique étant évidemment les ressources naturelles... Mais pour en revenir à votre proposition, je trouve cela plutôt raisonnable. Échanger des planètes où nous serons incapable de produire notre propre nourriture contre des planètes viables ou autres valeurs marchandes, est tout a fait logique. Toutefois, comme vous devez vous en doutez, cela ne signifie pas que cela se fera avec toutes les planètes de ce type, que nous pouvons découvrir. Cela pour plusieurs raisons.

Informateur se tut un court instant, encore une fois.

-Tout d'abord, il y a les raisons pratiques. Une planète située dans un secteur trop éloignée des territoires de l'Hégémonie et trop proche de celui d'une autre espèce pourrait causer des conflits inutiles. Évidemment, pour ce point nous ne prendrons pas en compte le territoire de l'alliance, puisqu'il enclave celui de l'Hégémonie. Sans oublier, pour des raisons stratégiques. Certaines planètes à travers la galaxie occupe des positions pouvant être stratégique. Le meilleur exemple étant Pluton, planète naine du système d'origine des humains, autour de laquelle gravite leur relais. Évidemment, je doute que beaucoup de relais à découvrir soit dans de telles conditions. Toutefois, il vaut mieux être prêt.

Informateur réfléchit quelques instants avant de reprendre la parole.

-Je ne sous-entend pas que nous pourrions être en guerre et j'espère que ce ne sera jamais le cas. Cependant, il ne faut pas oublier que la galaxie n'est pas un endroit calme et paisible. Il ne faut pas se demander si une nouvelle guerre éclatera un jour, mais plutôt: quand, qui contre qui et où. J'ignore si vous connaissez cette statistique, ambassadeur, mais on estime qu'à ce jour et malgré toute notre technologie, seul 1 ou 2 % de la galaxie a été exploré à ce jour. Alors, allez savoir ce qui reste à découvrir. D'autres civilisations, sans doute, mais comment savoir si elles seront pacifique ou non. Sans oublier la possibilité que des civilisations extra-galactiques puissent avoir des ambitions de domination à travers l'univers. Voilà pourquoi je considère qu'il y a certaines planètes à travers la galaxie qui peuvent avoir un attrait plus stratégique que colonial.

Le geth se tut encore un court moment.

-Toutefois, ce genre de planète sera très rare, en temps normal. De plus, comme je l'ai mentionné, il reste tellement de nouvelles planètes à découvrir. Puis, à coloniser. Si en plus, nous nous entraidons afin d'y établir des colonies viables, alors nos peuples prospéreront et s'étendront à travers la galaxie.

Puis, Informateur se rappela qu'il avait complètement oublié le cas du drone qui enregistrait toute la réunion. Il y revint donc rapidement.

-Excusez moi, j'avais oublié le cas du drone. Si c'est le risque de diffusion de l'enregistrement qui vous dérange, ambassadeur, nous pouvons opérer différemment. Comme disposer de votre enregistrement sur un datapad en circuit fermé. De cette façon, impossible d'accéder à votre enregistrement, sans opérer directement le datapad.






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MessageSujet: Re: Rencontre diplomatique   Mer 23 Nov 2016, 22:33
La leçon philosophique du Geth était simple et courante mais ô combien véridique, et les gens ne le répètent jamais assez mais oui l’histoire est une donnée vitale à quiconque désir conquérir son avenir, et surtout y survivre. Aussi Tharak écouta sagement et avec respect les conseils de son homologue synthétique, puis contint l’intense désir d’intervenir et suivit avec attention les propos nettement plus importants qui suivirent.

Lorsque Informateur eut enfin terminé, le D’yanoi n’attendit que le stricte minimum de temps, autant par politesse que pour emmagasiner un maximum de sa salive pour la suite.

« Nous sommes parfaitement satisfait par vos propos ambassadeur, et sachez que nos ingénieurs seront mis à votre disposition dans les plus brefs délais. Tout comme nous attendrons vos ouvriers et techniciens au plus vite sur nos colonies.

Les travailleurs Geths que vous nommerez pourront se rendre sur Adek, une colonie hautement toxique qui nécessite l’usage de dôme pour les colons locaux, vous comprendre aisément pourquoi votre soutien sur place serait plus que bienvenue. Les autres travailleurs, quariens et Geths pourront se rendre sur Camala et Erszbat pour y commencer à installer des infrastructures, pour nos échanges économiques sur Camala, et pour aider à la reconstruction sur Erszbat.

Pour ce qui est le commerce sur votre colonie d’Haëstrom, nos marchands et ouvriers n’attendent que l’accord de l’Amirauté pour se rendre sur place et ainsi installer notre enclave commerciale. Enfin nos ouvriers et ingénieurs n’attendent que votre accord pour se rendre sur Rannoch et lancer la construction de notre ambassade, sur les terres que vous choisirez. La réciproque est évidemment prévue et vos propres ouvriers peuvent se rendre sur Khar’Shan dès que vous serez assurés de l’accord de vos frères quariens. »


Les détails décidés, Tharak pouvait revenir sur les points cruciaux mis en avant par l’ambassadeur Geth.

« Nous pouvons vous assurer Informateur qu’il n’a jamais été notre désir de venir réclamer des mondes qui seraient stratégiquement vitaux pour nos alliés, car c’est ce que nous souhaitons bâtir comme relation avec votre gouvernement.

Les mondes qui vous intéresseront seront de facto à vous, si vous les découvrez cela me semble évident. Toutefois je ne crois pas que la simple stratégie rende caduc notre proposition, car rien n’empêche une colonisation croisée de certains mondes.

La planète serait colonisée par nous dans un but économique et de peuplement, tandis que l’Amirauté pourrait conserver une partie des territoires dans un but scientifique et ou militaire. Car c’est seulement en partageant lorsque c’est mutuellement profitable qu’une véritable union s’exprime.

Ainsi à l’inverse du Conseil qui s’arroge le droit de choisir qui a le droit de coloniser un monde, obstruant dans le même temps l’idée pourtant intéressante d’un partage équitable, et qui plus est vital dans un but de rapprochement, nous pourrions envisager de coloniser les mondes en fonction de nos forces et faiblesses génétiques. Un monde Dextro–aminé que nous découvrions et d’une grande importance stratégique ?

L’Hégémonie y bâtit une enclave militaire et le monde est laissé librement colonisable au peuple quarien. N’est-ce pas là une entente réellement sincère et prouvant que la confiance peut aller au-delà de la barrière raciale ? N’est-ce pas ainsi que nos trois peuples pourront apprendre à se connaitre et à oublier les peurs qui rendent les populations superstitieuses et violentes ? »


Alors seulement Tharak cessa de fixer intensément son homologue Geth et se resservit en fruits et boissons.

« L’Hégémonie est pleinement consciente de la dangerosité de la galaxie Informateur. D’ailleurs elle est même sûrement plus encore que n’importe quelle nation, car nous fûmes les plus proches de l’extinction et n’avons connu que la guerre la plus violente et la plus atroce qui soit, et ce dès la première apparition des Moissonneurs.

J’ai connu la dangerosité de cette Galaxie.

Et sachez que jamais plus, ô non jamais, l’Hégémonie laissera la galaxie rabaisser le peuple butarien aussi bas qu’il le fut durant la Grande Guerre. Et c’est d’ailleurs aussi dans ce but que nous sommes là en ce jour ambassadeur. Car l’Hégémonie a le but de se bâtir une flotte digne de ses ambitions. Une flotte qui sera capable de porter la mort là où le danger se présente, et dans le même temps capable de protéger nos mondes.

Et si nos ingénieurs sont extrêmement compétents, et notre savoir militaire digne de louange, nous manquons d’outils de production et de crédits, pour l’instant tout du moins. De plus le Conseil n’a pour l’instant aucune confiance en notre volonté de changement, qu’importe que toutes les preuves pointent sur le fait que nous sommes plus une menace pour eux. C’est là que nous désirons étendre notre amitié auprès de l’Amirauté, et plus particulièrement de l’infatigable peuple Geth, afin de mettre en place une batterie de chantiers spatiaux au sein de votre territoire et ainsi lancer lorsque nous pourrons nous le permettre une politique ambitieuse de refondation de nos flottes.

Et nous devons vous avouer une chose Informateur, c’est vous que nous souhaitons rencontrer pour une telle chose, à la fois parce qu’il n’y a nulle espèce plus à même de lancer une telle opération mais aussi et surtout que vous êtes les seuls à même de pleinement comprendre l’idée de pardon et de renouveau. Vous qui avez pardonné à vos créateurs qui ont tenté de vous réduire en esclavage puis au silence, et vous encore qui ont permis aux organiques de se racheter alors même que tout démontrait que nous n’étions pas digne de confiance.

Informateur, l’Hégémonie sait qu’elle a épuisé son quota de seconde chance, et peut être que jamais le Conseil ne concevra tous les sacrifices que nous nous apprêtons à faire, et cela nous attriste mais nous savons que vous le pouvez. Nous n’avons pas le moindre désir de plonger la galaxie dans une nouvelle guerre fratricide, et cette flotte que nous désirons, aussi colossale serait-elle n’est nullement la preuve que nous sommes un peuple belliciste et incapable de comprendre nos erreurs du passé.

Mais que simplement nous avons appris de ce même passé, et tous les Farixen de l’Univers ne permettront pas à la Galaxie de se prémunir des dangers qui pullulent dans la galaxie. Nous vous demandons sincèrement et le plus humblement du monde de nous permettre de vous montrer que nous sommes digne de confiance, en échange nous souhaiterions simplement que vous envisagiez sérieusement de nous aider à fonder cette flotte qui permettra à nos mondes de connaitre sécurité et prospérité. »


Et Tharak se leva soudain et posa sa main droite sur son cœur et inclina lourdement sa tête sur la gauche en guise de profond respect. Un acte presque intime, habituellement réservé à un membre de sa famille.

« Envisagez simplement quelques instants cet avenir que nous dessinons en cet instant. D’autant plus avec cette statistique qui m’excite au plus haut point, que nous ne connaissons qu’un minuscule pourcent des mondes nous entourant.

Trois peuples qui évoluent côtes à côtes, qui colonisent certains mondes conjointement et qui voient leurs vaisseaux repousser l’espace connu à la rencontre de nouvelles cultures tandis que nos mondes actuels croissent vers un âge d’or impossible à surpasser, le tout en conservant chacun nos traditions et cultures et notre indépendance. L’image même de trois frères grandissant dans le giron d’une mère aimante et protectrice, mais qui mènent chacun leur vie comme ils l’entendent.

En se rapprochant de cette manière, nous ne serions pas seulement l’Union la plus sincère et productive de la galaxie mais aussi les garants d’une paix galactique et à terme, pourquoi ne pas simplement rêver à une Pacification des Terminus séparant nos deux empires, mettant ainsi un terme à toute menace pour nos expéditions commerciales et coloniales. Alors il ne s’agira même plus d’une prospérité mais une assurance d’un avenir radieux. »


Soudain le D’yanoi eut comme une révélation.

« Vos mots ambassadeur, m’ont ouvert les yeux. Nous voyons trop petit. J’espère que vous ne vous moquerez nullement de nous Informateur mais une idée m’a effleuré l’esprit et il nous est désormais impossible de l’effacer de notre esprit.

1% seulement. Et à l’heure actuelle les découvertes se font au compte-goutte avec le ralentissement dû aux reconstructions, et avec elles des coûts astronomiques, surtout si l’Hégémonie doit jongler entre ses dettes auprès des créanciers volus et ses propres dépenses. L’amirauté est surement aussi très occupée par le peuplement de Rannoch, et même avec notre aide les choses prendront du temps.

A l’heure actuelle, nos trois nations sont diront nous occupées. Et pour nous tous l’exploration est plus un rêve qu’une réalité alors pourquoi ne pas imaginer mettre nos efforts en commun ? En un simple et avantageux accord nous pourrions mettre un terme à toutes nos difficultés.

Nous vous proposons donc la création d’une flotte unique en son genre. Une flotte d’exploration ayant pour but de partir repousser les frontières de l’inconnu, découvrir de de nouvelles vies, d’autres civilisations et préparer cet idéal que nous souhaitons tous deux pour notre espèce, et plus important pour la galaxie elle-même.

Une flotte capable de vivre de manière autonome, capable de se défendre et de s’assurer que les premières rencontres avec de nouvelles espèces le soient avec du personnel formé pour cela. Mais plus important une flotte qui verra vivre à son bord un personnel multiracial afin que les coûts se retrouvent partagés, tout en assurant que nos trois peuples puissent s’épauler, ajoutant les forces de chacun à ses alliés.

L’ingéniosité et le sens de la débrouillardise sans pareil des quariens, l’inébranlabilité et la maîtrise technologique des Geths, enfin la valeur martiale et le sens du commerce et de la diplomatie butarienne. Je pense qu’à nous trois nous formerions une alliance extraordinaire. »


En vérité, Tharak craignait sérieusement que le Geth ne se moque de lui et de son projet et se sentait mystérieusement extrêmement attaché à cette idée subite qu’il venait tout juste d’avoir. Aussi aborda-t-il la suite avec une réelle peur de ne pas être pris au sérieux.

« L’idée serait de fonder une académie qui servirait à former de jeunes recrues au potentiel certain, le tout se scinderait en trois branches, militaire, scientifique et diplomatique. Dans le même temps des vaisseaux jugés détachables de nos flottes seraient choisis pour mener la mission tandis que trois vaisseaux seront produits en collaboration entre nos trois nations afin de servir de cœur pour la flotte.

Ils seront technologiquement une fierté et seront chacun centrés sur un but précis. Le premier serait un croiseur étant le quartier général de l’amiral en charge de la mission. Le second un cargo qui servira pour nos représentants diplomatiques et enfin le troisième un prototype unique en son genre qui aura pour but de servir de station de recherche pour l’expédition.

Lorsque les recrues seront jugées suffisamment formées, et les trois vaisseaux produits, alors nous lancerions l’expédition dans le but de partir à la recherche de nouveaux mondes et civilisations. Son commandement serait assuré par un triumvirat constitué d’un représentant de nos trois nations, mais le commandement en cas de conflit serait attribué simplement à l’un des trois.

Qui sera choisi en fonction de son expérience et de la situation. L’idée serait de proposer un amiral spécialiste de la recherche, un amiral spécialiste militaire et un dernier un diplomate aguerri. Inutile de choisir trois commandants militaires pour une opération de ce type, cela serait contreproductif.

Voilà notre idée ambassadeur, et nous savons que de nombreux obstacles se présentent face à une telle chose. Le désir compréhensible de maintenir notre avancée technologique militaire sous contrôle et loin du regard d’autrui, la difficulté de détacher des vaisseaux, la décision des amiraux, la collaboration entre nos militaires, la confiance, et bien d’autres éléments qui ne tiennent nullement du détail. Mais envisagez quelques instants l’idée d’une telle mission qui n’a encore jamais été menée. »


L’excitation du D’yanoi était si visible qu’elle en devenait presque gênante pour lui-même, il avait l’impression d’être un enfant rêvant de conquête spatiale.

« C’est une proposition personnelle ambassadeur et je concevrais aisément qu’elle puisse paraitre comme une lubie passagère et difficilement envisageable mais nous pensons qu’elle règle tous les problèmes de la colonisation.

La mission multiraciale cataloguerait les mondes habitables, ensuite nos trois nations négocieront la cession éventuelle des mondes, et dans certains cas le partage sera envisageable. Les nouvelles espèces rencontreront directement une coalition soudée avec, chose importante, une union entre les synthétiques et les organiques démontrant la faisabilité d’une telle chose.

Et surtout nous serions nettement plus puissants ainsi, assurant à notre mission une indépendance rendue capable par l’ingéniosité quarienne, ainsi l’expédition pourra s’autogérer pour les questions nutritives et en oxygène. Des cargos citernes pourront accompagner l’expédition pour lui garantir une plus longue capacité d’exploration.

Une petite flotte ressemblant à s’y méprendre à la flottille de l’Amirauté, et ayant un but similaire. Trouver des mondes viables, mais sans le conflit fratricide. »


Voilà, plus rien n’était à ajouter sur ce point aussi le butarien reprit une ultime fois la parole pour conclure sur un autre détail.

« De plus l’Académie serait un bon test pour l’éventuel partage étudiant entre nos trois nations. Et si elle se révèle utile, alors sa pérennisation serait envisageable afin de former des cadres futurs compétents et parfaitement capables de travailler conjointement avec d’autres espèces. »

Maintenant Tharak se rassit et sentit soudain combien sa gorge s’était desséchée depuis sa prise de parole. Aussi le D’yanoi se laissa aller à boire de longues et agréables gorgées de boissons butariennes. Il gardait toutefois l’oreille attentive à toute réponse de son hôte, chose qu’il attendait avec une impatience difficilement dissimulée.



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MessageSujet: Re: Rencontre diplomatique   Dim 27 Nov 2016, 21:38
Tout en écoutant parler son homologue butarien, Informateur réfléchissait. Pour le moment, les discussions se faisaient de manière cordiale. De plus, les négociations se passaient plutôt bien. Une ambassade avait été négocié et devrait pouvoir se faire rapidement. De plus, l'entraide pour la reconstruction pouvait débuter avec une base, qui par la suite s'étendrait davantage. Sans parler des échanges économiques. Bref, tout se passait très bien pour le moment. Il ne restait plus qu'à voir jusqu'où cela les mènerait et à quel point cela pourrait être bénéfique pour les peuples quariens, geths et butariens. Toutefois, tout en écoutant l'ambassadeur Tharak, Informateur ne pouvait s'empêcher de se questionner un peu sur lui. Le butarien ne cessait pas de parler, ajoutant sans cesse de nouvelles idées. Il ne s'interrompait qu'un court moment, que ce soit pour reprendre son souffle ou manger quelques fruits. Cela se prolongeait encore et encore. Le geth commençait à se dire que le butarien aimait bien s'entendre parler. Toutefois, d'après ce qu'Informateur avait pu voir, beaucoup de politiciens semblaient être ainsi. Est-ce qu'il s'agissait d'un pré-requis pour occuper cette fonction ou bien est-ce que cela se développait au fil des ans? Il faudrait qu'il mène sa petite enquête sur la question, un jour.

-Vous proposez beaucoup de chose, ambassadeur Nar'Jamon. Je vais cependant devoir les reprendre un à un afin que tout soit bien clair. Pour ce qui est du commerce, comme je l'ai précisé, des experts de nos peuples devront se rencontrer afin d'en discuter. Évidemment, rien n'empêche que nos peuples commencent déjà certains échangent commerciaux. Cependant, les marchandises devront d'abord se limiter à ce que l'on pourrait retrouver sur la Citadelle, par exemple. Cela ne serait que temporaire, le temps que nos experts puissent déterminer ce qu'il vaut mieux éviter sur une planète appartenant à un autre peuple. Sans bien sûr oublier, de prendre en compte certaines marchandises que nos gouvernements respectifs jugent illégaux ou limités.

Le geth réfléchit un court moment à ses prochaines paroles.

-Pour ce qui est de votre proposition de colonisation croisée, je dois dire que c'est une proposition peu commune. Certes, il existe des colonies multi-raciales, mais le cas présent est très différent. Je ne m'opposerai pas à ce genre de projet, car cela pourrait faire en sorte que nos peuples apprennent à mieux se connaître et puissent mieux cohabiter et coopérer ensemble. Toutefois, comme il s'agit d'une nouveauté, je considère qu'il vaudrait limiter le tout. Je propose donc de limiter cela à deux colonies, une colonie getho-quarienne avec un territoire militaro-scientifique butarien et inversement. Si l'expérience est concluante et positive, nous pourrions envisager de l'appliquer à d'autres colonies ayant des conditions semblables. De plus, si cela fonctionne, nous démontrerions au Conseil que leur méthode de répartition des mondes est devenu archaïque. Je reconnais qu'à son commencement, cette méthode était tout à fait logique. Cependant, l'augmentation du nombre d'espèces avancées a rendu ce système inefficace et inéquitable...

Le geth garda le silence un court moment.

-Il est particulier que vous parlez de pardon et de renouveau. En réalité, contrairement à ce que la plupart des gens peuvent croire, mon peuple n'a jamais éprouvé de haine ou de rancune envers nos créateurs. Ce n'est pas par haine que nous avons combattu nos créateurs quariens et les avons contraint à l'exil, nous avons fait cela afin de préserver notre existence. De plus, nos créateurs eux-mêmes étaient divisés, bien avant que le conflit éclate. Certains étaient de notre côté, nous protégeant et nous cachant. Ils ne voyaient pas en nous des monstres, ni leurs ennemis. Malheureusement, ceux voulant notre destruction étaient plus nombreux et surtout prêts à utiliser la violence aussi bien contre les geths que contre ceux qui les protégeaient. Nombreux furent les créateurs tués ou enfermés par leurs semblables.

Informateur garda le silence encore pendant un court instants.

-Je me souviens par la suite de la guerre contre les moissonneurs. Nous avons été contraint de combattre nos créateurs, encore une fois, mais cette fois à cause du virus des moissonneurs. Puis, nous avons obtenu l'individualité et avons combattu avec le reste des espèces galactiques. J'étais moi-même présent à Londres lors de l'affrontement et de l'utilisation du creuset. Au cours de cette terrible bataille, je me suis fait de nombreux amis organiques. Un turien et une turienne dont la position était assailli par des forces des moissonneurs. Un caporal humain dont l'escouade avait été massacré par des zombies et qui a combattu avec moi. Nous avons ensuite secouru une créatrice dans une capsule de sauvetage. Tout les trois, nous avons tentés de rejoindre une position forte allié quand nous avons été attaqué et que pendant l'affrontement je fus touchés à la tête en protégeant la créatrice. Cette dernière a pu me réparer en utilisant quelques pièces d'une plateforme Prime détruite, raison de mes optiques rouges. Ils m'ont donnés mon nom. Nous sommes encore en contact, aujourd'hui. Vous l'aurez donc compris, mon peuple n'a jamais vraiment eu de haine ou d'animosité envers les organiques, nous ne faisons que nous protéger. Je dois cependant avouer qu'il y avait une exception parmi les geths. Un groupe de dissident, que nous avons rebaptisé les hérétiques geths et qui ont attaqués à de multiples reprises la galaxie. Ce sont eux qui ont soutenu le spectre renégat Saren et attaqué la Citadelle, avec Sovereign. À leurs yeux, les moissonneurs étaient l'ultime aboutissement de la technologie, l'équivalent de divinité. Toutefois, ils ne représentaient qu'une faible minorité des geths.

Informateur laissa un instant son interlocuteur absorbé tout ces informations.

-Pour ce qui est de votre idée d'établir des chantiers navals sur nos territoires, il faudra en discuter avec l'Amirauté. Cependant, je peux déjà vous dire que si cela est accepté, cela se limitera à un nombre très restreint. Nous ne pouvons permettre l'établissement d'un grand nombre de chantier et la construction d'une flotte étrangère gigantesque sur nos territoires. Notre nation a pu renoué des liens avec le reste de la galaxie depuis trop peu de temps. Nous ne voulons pas redevenir des parias pour des décisions trop précipités. De plus, nous désirons également mettre en place notre propre flotte. Notre peuple a perdu de nombreux vaisseaux pendant la guerre et encore d'autres lors de la signature du traitée, une erreur de mon point de vue. Nous comprenons que la flotte que vous voulez construire serait destiné à protéger plus que les territoires butariens uniquement. Cependant, nous considérons que chaque peuple se doit d'avoir les moyens de se défendre de lui-même. Sans oublier que tant que nos peuples ne se feront pas pleinement confiance, la présence d'une flotte étrangère pourrait causer de gros problèmes. Il y aurait des risques qu'une partie de la population voit cela comme une invasion ou les risques d'une futur invasion. Après tout, il suffit d'une soupçons de crainte pour donner naissance à d'horribles rumeurs.

Informateur continuait de réfléchir à toute vitesse.

-Également, il est vrai que la pacification des Systèmes Terminus ne fera que du bien au reste de la galaxie. Certes, les criminels en tout genre ne disparaitrait pas, mais ils seraient plus dispersés. De plus, je vois mal comment ils parviendraient à remplacer une place forte aussi importante qu'Oméga. Toutefois à l'heure actuelle, les territoires getho-quariens sont les seuls des Systèmes Terminus à être vraiment sûr. Cela signifie donc qu'un tel projet de pacification ne pourra se faire que lentement et progressivement, sinon ce reviendrait à déclencher une catastrophe. Quant à votre idée d'exploration commune, je dois malheureusement m'y opposé. Je ne dis pas qu'il s'agit d'un mauvais projet, plutôt qu'il est beaucoup trop tôt pour le mettre en place. Pour que nos peuples puissent entreprendre un tel projet, il faudra qu'ils apprennent à mieux se connaître, se faire confiance et à s'apprécier. Bref, nos peuples devront s'apprivoiser mutuellement, avant qu'un tel projet puisse être envisageable et viable. Il ne faut pas oublier dans quel position se trouvait les quariens, les geths et les butariens, il y a moins de trente ans. Les quariens étaient considérés comme des parias. Les geths, comme des ennemis de toutes formes de vie, à abattre à vue. Quant aux butariens, ils étaient perçus comme des parias dans la plupart des systèmes, voir comme des ennemis à abattre dans certains secteurs de l'alliance. Demander ainsi à des individus aussi différents de faire équipe, sans qu'ils aient appris à oublier ces stéréotypes nocifs et à se comprendre, c'est courir au désastre. À l'heure actuelle, j'aurais une proposition légèrement différente. Tout d'abord, mettre en place un comité composé de plusieurs représentants de chacune de nos races. Ce comité déterminerait certaines zones galactiques à explorer. En même temps, des volontaires seraient affectés à des vaisseaux d'explorations étrangers. Donc, des butariens sur des vaisseaux d'explorations getho-quariens et inversement, en tant qu'observateur. Les systèmes, planètes et autres découvertes seraient ensuite transmise au comité qui pourrait alors évalué les découvertes et les échangés avec nos gouvernements respectifs. Nous pourrions ainsi obtenir des informations sur de nouvelles découvertes, bien avant le Conseil et donc revendiquer des systèmes légalement, sans devoir s'inquiéter de voir débarquer d'autres espèces dans le système et se retrouver en compétition sur la propriété du système. Cela servirait également d'essais pour votre proposition.






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MessageSujet: Re: Rencontre diplomatique   Mer 30 Nov 2016, 09:55
Informateur avait pris le temps de clairement développer ses critiques et pensées, et pour cela, le D’yanoi le remerciait sincèrement. Toutefois, les discussions commençaient à s’éparpiller légèrement et devenait presque dure à suivre, aussi Tharak décida de recentrer le débat sur l’élément le plus sûr et le plus important sur le court terme.

« Nous sommes reconnaissant Informateur pour le respect avec lequel vous traitez toutes nos propositions, alors que la plupart des gens auraient moqué les idées présentées. Toutefois, nous nous rendons compte que nous nous sommes trop dispersés et que notre mode de pensée organique ne suffit plus à tout suivre correctement. Aussi permettez-nous de séparer clairement les deux points importants qui ont été avancé. »

Lâcha en préambule le butarien avant de réellement se lancer.

« Tout d’abord, précisons clairement l’offre économique qui est faite.

Nous offrons à l’Amirauté de bâtir une série d’enclaves, dont au moins une sur Camala, le reste pour l’instant centré sur Adek. Ces enclaves suivront les mêmes règles économiques que pour toute autre nation. »
Et Tharak se prépara à développer pour la première fois son offre.

« Les Entreprises de l’Amirauté ne pourront s’implanter que dans les enclaves et devront acheter une licence correspondant à leurs activités. La chose faite, ils auront accès à la politique en mesure dans les enclaves durant cinq années standards, zéro taxe zéro imposition. Durant ces cinq années, l’entreprise ne pourra vendre ou acheter qu’à des entreprises d’état et n’auront en aucune manière le droit de vendre à l’extérieur des enclaves.

Dans le cas d’une licence minière, ils ne pourront recruter que des ouvriers butariens et Drells pour toute opération située à l’extérieur des enclaves, toutefois les maîtres de chantier et les ingénieurs peuvent tout à fait être Geths ou quariens.

Comme l’Amirauté a consentie avec générosité à nous recevoir, et que nous avons pour but de bâtir des relations fraternelles alors les licences de reconstruction seront exclusives aux entreprises de l’Amirauté et ne pourront ainsi jamais être achetées par d’autres nations. Cette licence permet à vos entreprises d’agir dans tout chantier de l’Hégémonie avec le parrainage d’une société d’état de l’Hégémonie. Les entreprises possédant une licence de reconstruction, pourront profiter de la loi relative aux enclaves durant dix années standards, pour leurs activités de reconstruction uniquement.

Dans tous les cas à la fin de la cinquième année d’implantation, une entreprise pourra obtenir un accès aux autres territoires de l’Hégémonie moyennant une simple action. La fondation d’une succursale sous parrainage d’une entreprise d’état de l’Hégémonie, et le parrain possédera alors 51% du capital de la succursale qui devra dès lors posséder une majorité absolue d’employés butariens. »


Les règles étaient simples, et hautement rentables pour toute entreprise implantée.

« La liste des licences est d’ailleurs plutôt simple. Licences de biens, licence minière, licence de tourisme. Trois licences couvrant tous les pans de l’économie. Par la suite des licences militaires et scientifiques seront accessibles mais pas tout de suite, la confiance doit d’abord s’installer.

Il y a aussi la licence de reconstruction, exclusive à l’Amirauté et la licence de travail, exclusive au peuple Drell. Il est en effet nécessaire de récompenser nos alliés qui nous reçoivent avec amitié et générosité. »


Voilà pour les questions économiques. Maintenant il fallait discuter à nouveau d’un tout autre sujet.

« C’est l’offre que nous faisons à l’Amirauté. Maintenant en ce qui concerne les échanges d’un tout autre genre, nous allons une nouvelle fois faire un résumé et une offre.

Tout d’abord la mise en place d’observateurs sur des vaisseaux étrangers comme vous proposiez, le temps que nos peuples apprennent peu à peu à se comprendre et surtout s’entendre. Puis une fois un temps jugé valable et des efforts reconnus.

La fondation d’une URCP, Unité de Reconnaissance pour la Colonisation et de Premier contact, qui regroupera une unité de vaisseaux qui seront délimités par nos gouvernements respectifs et qui verra un équipage mixte collaborer. L’URC aura pour but de découvrir de nouveaux mondes et cultures, mais aussi et surtout à trouver un monde habitable pour mettre en œuvre une colonisation croisée à but d’essai pour juger de la viabilité de l’idée.

Si l’URC fonctionne alors elle pourra être pérennisée selon les volontés mutuelles de nos trois peuples, dans le cas contraire les vaisseaux regagneront les flottes respectives et chaque espèce reprendra ses recherches de son côté. Sans que cela n’entache les relations.

Dans le cas d’une découverte d’une planète viable, nous entamerons une discussion avec le Conseil afin de l’inclure dans l’idée des colonisations croisées, toutefois il doit être déclaré que ce monde nous appartient par droit de découverte, aussi le Conseil n’aura qu’un rôle consultatif. Néanmoins, par respect et désir d’atténuer les tensions, son avis doit être pris en compte avant toute colonisation.

Pour ce qui est des rencontres avec une nouvelle espèce, chaque gouvernement entreprendra ses propres négociations, mais une rencontre commune préalable peut indiquer l’amitié entre les peuples et montrer ainsi qu’il n’est nullement dans l’intérêt de quiconque de partir en guerre à notre encontre. Chaque nation gardant son indépendance dans une alliance mutuellement profitable. Et cela pourrait réduire les peurs concernant les espèces synthétiques. Ou organiques dans le cas d’une rencontre avec un peuple synthétique. »


Le premier volet des échanges clos, le D’yanoi décida de poursuivre sur les deux échanges restants.

« Nous maintenons aussi la proposition concernant l’Académie, toutefois avec une toute nouvelle idée. Voici notre offre.

Une Académie serait bâtit sur Khar’Shan et sera une enclave, la seule acceptée sur notre monde patrie, et serait le véritable pilier de l’amitié entre quatre peuples. Nous avons bien indiqué quatre puisque nous désirons incorporer les Drells à l’offre.

L’Académie serait composée d’un campus unique pour que les étudiants des quatre espèces soient obligés de cohabiter et ainsi apprennent à vivre ensemble pour un bénéfice retour plus que profitable. Quatre bâtiments composeraient la structure, une faculté pour chaque espèce ou chaque étudiant des dites espèces recevraient les cours que nos différents ministères de l’éducation auraient décidés pour eux et enfin une faculté commune, de loin la plus imposante, qui donnera des cours selon un tronc commun à toutes les espèces selon un programme décidé conjointement entre toutes nos espèces.

Le site destiné à recevoir cette Académie se trouverait sur Khar’Shan dans un souci d’équité entre nos quatre espèces, étant plus rapide de rejoindre les mondes natales de chacun depuis notre espace.
D’ailleurs nous tenons à ce que la tri force de l’éducation soit respectée et que les différentes facultés proposent trois branches que sont les sciences, l’art militaire et l’ingénierie. Une éventuelle branche des sciences humaines pouvant tout à fait être envisageable. »


Cette proposition était, comme la précédente, une œuvre personnelle de la part de Tharak qui éprouvait toujours un élan sans pareil pour l’éducation et l’exploration. Néanmoins, une dernière discussion était à tenir, et non des moindres. Toutefois le D’yanoi savait qu’elle était nécessaire pour assurer à l’Hégémonie un réel avenir. D’ailleurs, le dernier sujet était tout aussi intéressant aux yeux du butarien, car l’armée avait toujours été source de fierté pour l’actuel Maréchal-Commissaire.

« La dernière offre concerne le sujet le plus sensible, et sachez que nous avons pleinement compris vos demandes et vos doutes et qu’ils sont pris en compte.

Aussi, nous ne demandons que la mise en place d’un seul et unique chantier naval pouvant mettre en œuvre la construction et l’entretien de deux vaisseaux de la catégorie croiseur à la fois. Il sera donc d’une taille plus que respectable, mais par souci de respect de votre espace et par désir de ne pas mettre en doute notre désir de liens fraternels pacifiques, nous promettons de faire quitter votre espace par tout vaisseau pouvant sortir des chantiers. Nous possédons des colonies au sein des Terminus, aussi ils pourront s’y arrêter pour la suite.

Donc nul besoin d’imaginer la présence d’une flotte, il n’y aurait que deux vaisseaux à la fois, et encore très vite partis. De plus nous pouvons tout à fait nous contenter d’un endroit situé loin de Rannoch ou de tout monde colonisé par vous. Nous souhaitons simplement pouvoir construire nos vaisseaux sans qu’ils ne soient coincés dans le Nid du Milan et à l’abri des appétits des pirates. Et malheureusement, il n’y a que votre espace qui corresponde à ces deux points précis.

Evidemment, vous seriez de toute manière au courant de tout vaisseau qui sortirait de ces chantiers, et si nos actions entrainent la moindre complication sérieuse pour l’Amirauté, alors nous nous engageons à geler nos opérations le temps nécessaire. Comprenez nous ambassadeur, nous avons besoin de votre aide, et cela est suffisamment gênant pour la fierté butarienne pour ne pas avoir à supplier. Car en ce moment, le Conseil a décidé pour nous punir de nos actions passées que de mettre en place un embargo militaire afin d’empêcher tout mouvement militaire d’envergure.

A l’heure actuelle une partie de nos flottes sont coincés dans les Terminus sans espoir de renforts, et sans accès à de véritables infrastructures pouvant leur permettre des réparations de qualité. Le Conseil nous condamne à mendier pour entretenir et défendre nos propres flottes et colonies. Bien sûr nous pourrions passer outre l’embargo mais cela serait plus que contre-productif et mettrait simplement la paix en péril.

Bien entendu, nous pouvons tout à fait attendre que nos relations se soient renforcées comme pour l’URCP, mais sachez qu’il s’agit d’un besoin urgent. Et surtout d’un désir d’une grande importance pour nous. Aussi Informateur, nous comptons sur vous pour expliquer à l’Amirauté notre offre. »


C’était mettre une grande importance entre les mains du Geth mais qu’importe, contrairement à son supérieur Argonar, Tharak n’avait jamais eu le moindre souci avec les synthétiques. Puis soudain, le butarien se rappela qu’il avait complètement ignoré le récit historique de son homologue, aussitôt le D’yanoi se maudit pour cela.

« Excusez-nous en tout cas si notre vision de l’histoire diffère de la vôtre, nous n’avons eu vent que de la vision de vos créateurs qui ne voyaient pas votre émancipation de la même façon que vous. Ou même de la Guerre fratricide de Rannoch d’ailleurs. Mais sachez simplement que cette fin est la seule que nous désirions pour vos deux espèces. »

Enfin dans le cas de Tharak, mais tout cela était loin d’être aussi sûr pour la majorité de la galaxie.

« Cela est étrangement agréable, et en même temps d’une très grande tristesse, que d’entendre que les traitres ne sont pas endémiques des organiques. D’une manière cela nous rapproche encore davantage, toutefois nous trouvons toujours aussi triste qu’une fraction des Geths puisse avoir suivie une entité prônant l’extermination des organiques.

Néanmoins nous ne pouvons jurer que des organiques n’en auraient pas fait de même aussi nul sentiment de supériorité n’existe devant une telle chose. Sachez néanmoins qu’à nos yeux vous êtes une espèce pleine et entière au même titre que les butariens, et que nous craignons le jour où nous accepterions d’entrer en guerre contre un peuple pour la simple raison qu’il fut synthétique. »


Jamais une telle chose n’aurait à arriver sous la direction de la Nouvelle Hégémonie dans tous les cas.



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MessageSujet: Re: Rencontre diplomatique   Jeu 01 Déc 2016, 23:33
La rencontre se poursuivait plutôt bien aux yeux d'Informateur. Chacun faisait ses propositions à son tour. Puis, on revenait sur chaque proposition, faisant des contre-propositions. Certes, au final, ce n'était qu'une rencontre préliminaire, mais cela permettrait aux diplomates, économistes et autres experts concernés d'avoir de la matière pour travailler et pour étudier. Ainsi, ces experts pourraient analyser chaque propositions, établir les gains et les pertes potentielles, puis établir des standards et des propositions en réponse. Tout le processus nécessaire afin d'arriver à un accord. Un accord dont la plupart des termes devraient ensuite être présentés et acceptés par le Conseil. Évidemment, le geth savait bien que certains éléments discuté jusqu'à maintenant pouvait se passer de l'avis du Conseil, le meilleur exemple étant le droit de passage des quariens en pèlerinage, sur des planètes butariennes. Cela s'apparenterait à du tourisme, ainsi nul besoin du Conseil.

Après avoir entendu les propositions d'Informateur, Tharak repris la parole, commençant par quelques remerciement, avant de reprendre les dernières propositions. Tout d'abord, les propositions économiques, avec leurs enclaves, leurs règles, leurs licences d'entreprises, leurs avantages, etc. Évidemment, la partie la plus intéressante restait les licences de reconstruction qui resterait un privilège exclusif aux entreprises getho-quariennes. Quant à l'ouverture de succursale hors des enclaves, Informateur trouva que la répartition des actions étaient quelque peu inéquitable, mais il ne se prononça pas sur la question. Il suffirait d'avoir la même règlementation en territoire getho-quarien. De toute façon, si une entreprise trouvait qu'un tel accord pourrait tout de même lui apporter de bons revenus, elle serait libre d'accepter de telles conditions. La présence des drells dans certains accords ne surpris pas vraiment le geth. Que l'Hégémonie veuille faire des affaires avec d'autres races n'avaient rien d'anormal.

Il fut ensuite question de la proposition sur l'exploration spatiale. Tharak accepta sans mal l'idée d'observateur étranger, en attendant que chacun des peuples se fassent assez confiance pour travailler ensemble sur un projet plus ambitieux. Le butarien évoqua ensuite le nom auquel il avait songé pour le projet: Unité de Reconnaissance pour la Colonisation et de Premier contact, ou URCP. Le geth ne fut pas convaincu par l'appellation formulé, mais bon, ce n'était pas à lui de juger. Il suffirait de voir si les créateurs seraient plus réceptif à cette dénomination. Dans le pire des cas, une discussion pourrait s'engager en temps et en heure pour trouver une autre appellation.

Puis, Tharak aborda la question de l'éducation. Sa proposition était simple. Construire une enclave académique sur Kar'Shan, composé de cinq bâtiments. Un bâtiment exclusif à chaque espèce et disposant d'enseignement déterminés par l'espèce concernée. Puis, le bâtiment central multi-raciale et disposant de programme approuvée par les 4 espèces. Informateur continua d'écouter sans dire un mot.

Le butarien aborda enfin le dernier point discuter pour l'heure: l'armée. Il se montra réceptif au fait que la demande de chantier soit limité. Ainsi, Tharak proposa l'établissement d'un unique chantier naval, ayant une capacité maximal de deux croiseurs. De plus, chaque vaisseau construit quitterait l'espèce getho-quarien dès la fin de sa construction. Tandis que Tharak parlait, Informateur réfléchissait à d'autres mesures de sécurité possible. Certes, étant dans l'espace de l'Amirauté et ayant une partie du personnel du chantier qui serait geth et quarien, dissimuler la construction de vaisseau serait impossible, mais d'autres mesures ne feraient pas de mal.

Finalement, Tharak se prononça sur les quelques informations historiques qu'Informateur lui avait donné, concernant le conflit qu'avait été la Guerre de l'Éveil. Il évoqua au passage les moissonneurs et leur désir d'éradication. C'était maintenant à son tour de prendre la parole, revenant lui aussi point par point sur ce que l'ambassadeur butarien avait évoqué.


-Je vais également me permettre de revenir point par point sur ces éléments, ambassadeur Nar'Jamon. Pour ce qui est de l'aspect économique, n'étant pas un expert dans le domaine, je laisserai nos économistes se pencher sur la question. Cependant, la réciprocité sera également accordé au peuple butarien. Donc, une enclave sur Haestrom, pas de taxe, pas d'imposition. Cinq années de ventes aux entreprises d'états. De plus, je peux vous garantir que votre peuple aura un avantage commercial sur les autres races étrangères pendant quelques années. Par exemple, le domaine de la nourriture dextro sera évidemment réservé exclusivement aux entreprises quariennes et turiennes. Les licences seront semblables à celles que vous offrez, ainsi que les diverses règlementation. En contre-partie des licences de reconstruction, l'Hégémonie aura droit à des licences dans le domaine de la colonisation. Dans l'immédiat sera se limitera à Haestrom, mais pourra s'élargir aux futures colonies. Quant à Rannoch, après une année.

Le geth garda le silence un court moment, en jetant un œil aux deux assistants de Tharak qui prenaient des notes, afin de leur laisser le temps de noter les informations importantes.

-Pour ce qui est des accords pour l'exploration galactique, j'espère que la phase des observateurs se passera bien. Comme vous l'avez dit, si nos peuples peuvent travailler ensemble, cela nous facilitera grandement la tâche pour tous. Quant aux premiers contacts avec de nouvelles civilisations, la prudence demeurera tout de même importante. Je préfèrerais éviter un incident comme celui lié aux Yaghs. Sans oublier d'éviter d'entrer en conflit avec le Conseil, que ce soit à cause d'une prise de possession illégale ou un premier mauvais contact avec une nouvelle espèce. Quant à votre proposition de nom pour ce programme, je le soumettrai à l'Amirauté, nous verrons bien s'ils choisiront de conserver ce nom ou d'en proposer un autre. De toute façon, nous n'en sommes qu'au stade de discussions, alors le nom n'a guère d'importance, pour le moment.

Encore une fois, Informateur garda le silence. C'était le léger inconvénient de discuter avec des organiques. Si cela avait eu lieu avec un autre geth, toute la rencontre aurait pu se dérouler en moins de 2 minutes. Cependant, la biologie organique empêchait un échange d'information aussi rapide.

-Pour votre proposition d'académie, cela pourrait également être intéressant. Les étudiants auraient ainsi la possibilité de faire leurs études à l'étranger et de découvrir des éléments différents. Je crois d'ailleurs, que certains seraient curieux d'avoir la chance de collaborer également avec les drells. J'aurais également deux propositions sur les études. Vous parlez de faire des programmes communs dans le domaine scientifique, militaire et ingénierie. Tout d'abord, je pense que nous pourrions établir des accords entre certaines de nos facultés d'enseignement sur Rannoch. Des ententes permettant à des étudiants de venir y étudier des domaines plus précis et spécialisés dans certains domaines, notamment la mécanique et la technologie. Après tout, je ne vous apprends rien en vous disant que dans ces deux domaines, peuvent égaler quariens et geth. Quant à ma seconde proposition, ce serait d'ajouter une autre branche d'étude au cours de l'Académie. L'étude de la biotique, destiné à apprendre aux biotiques à utiliser leurs capacités. Évidemment, pas dans un but militaire, mais au moins pour que les élèves soient en mesure d'utiliser certaines capacités défensives, comment décharger leur tension biotique sans se blesser ou blesser autrui. Bref, faire en sorte qu'ils ne soient pas un danger pour eux-même ou pour autrui.

Informateur réfléchit rapidement à la suite, concernant le domaine militaire.

-Je présenterai également votre idée d'un unique chantier naval à l'Amirauté, ce sera à eux de trancher sur l'acceptabilité de ce que vous proposez. Je comprends que vous désiriez protéger vos colonies dans les systèmes terminus, sans risquer de voir l'alliance vous voir comme une menace chaque fois que vous tentez de faire sortir un vaisseau du Nid de Milan. Si l'établissement du chantier naval est accepté, j'ignore où il sera établit. Probablement à une position stratégique, pour le rendre facilement défendable, sans le mettre hors d'atteinte pour les ouvriers désirant retourner chez eux de temps en temps. J'aurais d'ailleurs, quelques propositions à vous faire, afin de rendre le projet plus acceptable et peut-être même permettre d'obtenir plus qu'un seul chantier. Tout d'abord, la présence de travailleurs quariens et geths sur les chantiers. Des experts dans le domaine de vaisseau et une main d’œuvre inépuisable, une bonne combinaison pour construire rapidement des vaisseaux de qualité. Également, afin d'éviter les terreurs inutiles quant à l'armement des vaisseaux. Tout simplement que les derniers ajustements pour rendre l'armement opérationnel ne soit pas complété avant le départ pour vos colonies. Le tout dans une zone sûre, afin d'éviter que les pirates et autres criminels n'en profitent.

Informateur garda le silence encore un court instant. Pour les termes d'un début d'accord, c'était fait pour le moment. Maintenant, il désirait abordé la question historique, ainsi que celle des moissonneurs.

-Également, ambassadeur, que vous ignoriez certains détails du conflit nous ayant opposé à nos créateurs n'a rien de surprenant, ni de gênant. Nos créateurs eux-mêmes avaient fini par l'oublier. La créatrice Tali'Zorah fut la première de son peuple à redécouvrir la véritable histoire. Je ne saurais vous dire comment nos créateurs ont fini par tout oublier à la base: Peur, colère, haine ou autres. Cela n'a guère d'importance, car aujourd'hui, ils savent ce qui s'est vraiment passé... D'ailleurs, vous avez mentionné le cas de Nazara, ou Sovereign, si vous préférez. Certes, il est simple à première vue de croire que le but des moissonneurs étaient l'extermination de la vie biologique, mais c'est inexact. D'après ce que la guerre nous a appris, les moissonneurs existent depuis une nombre incalculable de cycle, chaque cycle équivalent à environ 50 000 années galactiques. S'ils avaient vraiment voulu exterminer toute forme de vie, cela fait longtemps qu'ils l'auraient fait. Évidemment, je ne les défends pas, cela restait des monstres meurtriers et destructeurs. Toutefois, ils avaient un ou plusieurs autres objectifs. Peut-être la reproduction, après tout, ils étaient en partie machine et en partie biologique. Cela ne reste qu'une supposition, cependant.

Informateur resta pensif un court moment.

-Mais revenons à ce qui nous intéresse. Avez-vous d'autres propositions sur lesquelles vous voudriez revenir ou bien proposer?






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MessageSujet: Re: Rencontre diplomatique   Ven 02 Déc 2016, 13:49
Voilà, la dernière ligne droite de cette rencontre d’une grande importance. Et en vérité, Tharak était réellement surpris, dans le bon sens du terme, d’observer à quel point sa première discussion avec un synthétique se déroulait sans le moindre accroc. Le butarien s’était imaginé faire face à un colosse d’acier incapable de réfléchir, ou à une machine dépourvue de sentiments et à peu près aussi réactive qu’une IV de la Citadelle. Mais rien de tout cela n’était advenu et Informateur se révélait plus proche de l’organique que prévu.

D’ailleurs il semblait être extrêmement intéressé par le fait de paraitre correct, s’imposant des pauses parfois inutilement prolongées, mais toujours très respectueuses. Tout cela rendait la rencontre plaisante et donnait de nombreux espoirs au D’yanoi de réussir à fonder une relation de confiance avec cette espèce particulière, et leurs créateurs quariens.

« Vos restrictions me paraissent tout à fait respectables ambassadeur, et nous n’avons rien à redire sur le volet économique. La réciprocité équitable est la base même de toute relation fraternelle durable et est à nos yeux une obligation pour parvenir à un nouvel ordre galactique viable et pacifique.

Nous attendrons donc les réticences et acceptations de l’Amirauté avec impatience mais ne doutons pas qu’ils comprendront rapidement l’étendue des bénéfices qu’ils pourront tirer de ces nouvelles relations. »


Répondit sobrement Tharak avant de se servir en toute tranquillité un verre d’une boisson fruitée très douce.

« Pour l’exploration, nous n’avons pas grand-chose à ajouter si ce n’est que le nom proposé est en quelque sorte un nom de code. L’appellation définitive sera définie en collaboration avec l’Amirauté si l’accord est accepté et découlera d’une décision mutuelle. »
Puis vint le volet académique de l’offre.

« Pour l’Académie nous voyons qu’une entente est aisément envisageable, aussi nous ne voyons aucun soucis à accepter vos propositions. Ainsi s’ajoute une collaboration académique entre nos différentes universités, ainsi qu’un pôle d’excellence pour la maîtrise biotique.

Je suis sûr que nos biotiques ont tout à apprendre en collaborant avec d’autres espèces, et pourquoi ainsi développer de nouvelles méthodes d’apprentissage et qui sait de nouvelles compétences qui bénéficieront à tout le monde. »


Enfin le dernier point des accords, et non des moindres.

« Si un deuxième chantier pouvait être envisagé à la simple condition de clôturer l’armement de nos vaisseaux dans un autre endroit, alors considérez cette proposition comme immédiatement acceptée.

Pour le cas des ouvriers Geths et Quariens, le sujet est plus délicat. Vous n’êtes pas sans savoir que nos vaisseaux militaires possèdent des technologies que nous sommes seuls à utiliser, et voient aussi transiter des éléments stratégiques à leur bord. Aussi la présence de vos ouvriers pourrait être une menace pour notre indépendance technologique.

Toutefois, par désir de nouer des liens forts, et pour satisfaire à vos demandes. Les ouvriers de l’Amirauté pourraient aider à la construction des premières phases de construction, que sont les coques, les structures internes et l’ingénierie non sensible.

Dès que le squelette du vaisseau et ses connexions standards seront mis en place, vos ouvriers devront quitter le chantier le temps que les vaisseaux soient terminés. La chose faite, nos nouveaux bâtiments, non armés quitteront l’espace du chantier pour rejoindre un territoire neutre défini préalablement afin de clôturer l’armement. Puis ils quitteront définitivement l’espace de l’Amirauté.

Nous pensons l’offre suffisamment sécuritaire pour que vos citoyens et dirigeants se sentent en sécurité, et dans le même temps vous pourrez connaître l’avancement de nos projets en temps réel. Dans cette situation, nous pensons que deux chantiers spatiaux ne sont pas trop demandés. Surtout que nous maintenons l’offre de mettre en arrêt tout chantier si des incompréhensions ou des troubles devaient survenir. »


Conclut Tharak, puis il termina son verre pour le reposer.

« N’y voyez nullement du mépris Informateur, mais comprenez qu’en vérité l’objectif des Moissonneurs nous est profondément inintéressant. Ces abominations, non dans un sens biologique du terme, et ce quel que soient leurs buts ont tenté d’exterminer mon peuple de la plus barbare des manières et pour cela ils sont devenus des ennemis.

Leur mort est la seule chose que nous avons besoin de savoir, tout comme la manière de pouvoir prévenir tout éventuel retour d’une armée de Moissonneurs. C’est d’ailleurs aussi dans ce but que nous désirons bâtir des relations de confiance avec les autres peuples. Afin que plus jamais un ennemi, aussi puissant soit-il ne puisse parvenir à mettre ainsi la galaxie à feu et à sang.

Bien sûr, si des gens désirent en apprendre plus sur les Moissonneurs, sans ramener le péril insidieux de l’endoctrinement dans notre galaxie, alors grand bien leur fasse, et ils pourront même recevoir des financements à ce but mais pour l’Hégémonie il faut avant tout prévenir les menaces et c’est en cela que nous œuvrons. »


Puis soudain le D’yanoi se figea et scruta quelques instants son interlocuteur avec un sourire énigmatique.

« Toutefois en y réfléchissant, nous nous rendons compte que comprendre une menace n’est nullement l’excuser comme certains individus bas du front pourraient l’imaginer. D’ailleurs comprendre une chose est la plus puissante arme qui soit.

Aussi laissez-nous ajouter une dernière proposition, la création d’un centre de recherche regroupant des volontaires ayant le but de trouver et comprendre les motivations des Moissonneurs. Ils pourront évidemment enquêter sur leurs capacités militaires, comprenant l’armement et la stratégie, ou l’endoctrinement.

Bien entendu, les volontaires ne rendront de comptes qu’à leurs gouvernements respectifs et ces derniers pourront décider de partager ou non leurs découvertes. Nous pensons qu’ainsi nous pouvons découvrir bien plus en bien moins de temps, et surtout assurer à nos descendants des capacités suffisantes pour se défendre.

Evidemment, cette proposition n’est qu’une idée en l’air, et tout refus ne sera nullement problématique pour toute entente entre nous. »


Termina sagement le butarien tout en scrutant ses assistants, qui firent signes qu’ils avaient l’essentiel.

« Mes assistants sont donc prêts à vous transmettre la version définitive des accords, vous pourrez ainsi transmettre à vos supérieurs notre offre. Nous attendrons avec impatience l’avis de l’Amirauté, et espérons que certains points pourront rester entre nous. »

Conclut Tharak avant de se lever et de saluer son interlocuteur.

« Dès que vos supérieurs auront donné leur avis, prévenez nous et peut être pourrions-nous donc reprendre nos discussions qui furent des plus intéressantes.

Peut-être même pourrons nous nous rencontrer dans une ambassade de l’Hégémonie qui sait. Maintenant nous vous laissons Informateur, bonne journée et merci encore pour la rencontre. »


Salua le butarien avant de quitter, non sans quelques derniers échanges cordiaux, l’ambassade Getho-quarienne.



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MessageSujet: Re: Rencontre diplomatique   Dim 04 Déc 2016, 20:38
Informateur sentait que cette rencontre touchait à sa fin. Quelques autres propositions seraient peut-être échangés, mais le tout serait tout de même terminé d'ici quelques minutes. Il serait alors possible de faire le point sur tout ce qui avait été abordés. Le butarien avait fait ses propositions et le geth avait répliqué avec les siennes. Le tout c'était ainsi déroulé en petits échanges encore et encore, chacun mettant de l'avis ses idées et l'autre faisant des contres-propositions, les positions s'échangeant régulièrement.

Tharak reprit donc la parole, acceptant les conditions économiques qu'Informateur lui avait proposé, espérant recevoir dès que possible les sentiments de l'Amirauté sur les divers éléments ayant été traité. Il accepta sans mal les propositions académiques proposés, qui selon lui pourrait être également très bénéfiques aux biotiques de chaque peuple. Bon, évidemment, les geths n'auraient aucun des leurs comme étudiants, mais ce n'était pas bien grave.

Le butarien accepta sans mal l'idée qu'Informateur avait proposé quant à des mesures pour rendre l'armement des vaisseaux en construction inactif jusqu'à ce que ces derniers eut atteint une zone sûre à déterminer. Cela n'avait rien de surprenant. Après tout, si les butariens acceptaient cette condition, cela augmenterait leurs chances d'avoir la possibilité d'utiliser deux chantiers, au lieu d'un seul. Toutefois, il s'opposa à la présence de travailleurs geths et quariens pendant tout le processus de construction. L'ambassadeur butarien ne s'opposaient pas à leur présence pendant une partie du travail, mais refusait cependant leur présence lorsqu'il serait temps d'inclure la technologie butarienne. Rien d'extravagant, en somme.

L'ambassadeur démontra semble t'il de la contrariété quand il fut question de la menace des moissonneurs. Il est vrai que le peuple butarien avait beaucoup souffert. Comme toutes les races de la galaxie. Informateur avait souvent songé à ce que serait devenu les geths sans l'aide du commandant Shepard et du sacrifice de Légion. L'Opérateur n'avait vu qu'un nombre limité de possibilité. À cette époque, ils auraient soit été anéanti, soit seraient encore en activité à répandre mort et destruction à travers la galaxie, esclaves des moissonneurs. Peut-être même que si les geths avaient survécut à cette guerre, ils seraient devenu les nouveaux ''récolteurs''. Un destin encore plus horrible que la mort.

L'ambassadeur butarien fit une dernière proposition, la formation d'un centre de recherche sur l'étude des moissonneurs. Une idée qui pourrait avoir du potentiel. Toutefois, il était maintenant temps de mettre fin à cette réunion. Le lieu et le moment d'une prochaine rencontre serait à déterminer plus tard. Après quelques échanges cordiaux, Informateur guida les butariens vers la sortie.


-Vous savez ambassadeur, l'étude des moissonneurs pourraient être intéressante, pour la défense. Personnellement, je préfèrerais que l'endoctrinement ne puisse plus jamais être utilisé contre qui que ce soit.

Puis, ils arrivèrent à la sortie de l'ambassade.

-Au revoir, ambassadeur Nar'Jamon. Je transmettrai tout cela à l'Amirauté. J'espère qu'ils prendront les bonnes décisions. Le moment venu, nos gouvernements pourront rentrer en contact, afin de déterminer le moment et le lieu d'une nouvelle rencontre.

Puis, chacun repartit de son côté. Cela avait été une rencontre des plus intéressantes. Il ne restait plus qu'à voir ce que l'Amirauté et l'Hégémonie prendraient comme décision, suite à cette première rencontre et aux échanges qui avaient eu lieu.






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Rencontre diplomatique

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