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 Entrevue diplomatique

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MessageSujet: Entrevue diplomatique    Sam 03 Sep 2016, 15:50
Intervention MJ : NonDate : Juin 2201 RP Tout public
Tharak Nar'Jamon ♦ Tori Jorunn
Entrevue diplomatique


    # La veille
    # Bureau d'Ariéz ambassadrice drellohannarienne

Tori avait accompagné Brim’na Tagan à la citadelle. Elle admirait beaucoup son ainée pour sa pugnacité et son calme à toute épreuve face aux circonvolutions de la diplomatie galactique.

C'était un courtoisie, mais elles devaient s'expliquer sur un criminel drell arrêté sur Kahjé, lequel aurait séjourné dans leur colonie sur Ehra. Cet individu n'avait rien à voir avec leur cause, mais elles étaient contraintes d'amener élément et courbettes. Quand elle avait soupiré en voyant le dossier, sa supérieure avait pris la peine de lui expliquer que cela faisait partie des protocoles et que par leur volonté indépendantiste, il était de notre devoir d'agir avec responsabilité et se plier à ce genre de requête.

Heureusement, elle n'avait qu'à assister Brim’na... sauf que les Dieux en décidèrent autrement. Un message parvenant du secrétariat les informa qu'un haut gradé de l'Hégémonie butarienne avait pris contact et désirait une entrevue diplomatique. A la veille de leur entrevue, ne pouvant se scinder en deux, Brim'na confia cette tâche à son assistante.

Tori eu donc une soirée pour se préparer. Brim'na avait obtenu de l'ambassade le prêt d'une salle. Une faveur qui trouvait sa continuité dans le travail acharné de sa supérieure à travaille sur l'entente avec les Hanaris et les leurs. Avec les récents évènements, il était devenu important pour les Enfants d'Amonkira de se démarquer clairement des Rebelles.

"A notre création déjà, nous avions une position très claire. Notre fusion avec les Hanaris n'est pas viable, préjudiciable. Mais. Nous sommes profondément reconnaissant et les éternels débiteurs des Hanaris. C'est un avenir commun que nous voulons. Nous ne pouvons pas voir dépérir de maladie les nôtres sans agir. Ehra est un premier pas vers notre retour à notre planète mère. Il est important que les Hanaris soient rassurés et qu'un climat de confiance naisse. Je souffle sur une braise tremblante depuis des années, Tori, il faut être prudente."

La drelle avait eu l'impression de se faire sermoner comme une enfant, c'est ce qui lui déplaisait le plus. Elle connaissait très bien l'histoire de sa communauté et de ses fondateurs, la volonté des siens. Cela faisait bien moins de temps qu'elle les défendait avec des mots plutôt que des armes.

Elle se renseigna sur les goûts butariens et acheta boissons alcoolisées et non-alcoolisées, ainsi que des apéritifs à un commerçant butarien. De cette manière, elle comptait mettre à l'aise son interlocuteur. Initier la discussion dans le respect et la politesse.

    #Le jour-même
    # Salle de conférence n°6, ambassade drellohanarienne

Elle n'avait pas très bien dormi. Elle installa les boissons sur la petite table. La salle était exiguë mais correctement ventilée. L'ambassade avait été aimable de la lui prêter, mais il n'avait certainement pas offert leur plus jolie salle. Un bureau c'est un bureau, elle avait au moins une table basse et trois fauteuils plutôt confortables. Cela conviendrait très bien. Elle s'en persuada du mieux possible.

Elle connaissait peu les butariens. C'est ce qui la chagrinait. Ses lectures ne lui avaient que confirmé ce qu'elle connaissait déjà. Il était compliqué de connaître une race aussi fermée sur elle-même. Cependant, la guerre avait beaucoup changé les choses. Leur grand empire n'est plus que l'ombre de lui-même. C'est certainement ce qui motivait les démarches de ce Tharak Nar'Jamon. C'était la première fois qu'ils avaient un contact avec un représentant officiel de cette race et la drelle pouvait cerner les sentiments et les motivations de celui qui doit travailler pour la pérennité d'un peuple menacé. Les butariens sont tombés face à un adversaire noble, à contrario des drells évincé par leur propre stupidité. Elle fit claquer sa langue contre son panneau et écouta la légère résonance.

Brim'na était favorable à cette prise de contact et elle avait donné quelques consignes à Tori. Les affaires des Enfants d'Amonkira se portaient très bien, si les butariens représentaient un investissement intéressant, rien ne s'opposait à un rapprochement. Il fallait donc à cette première prise de contact, s'assurer des motivations et des intentions de son interlocuteur.

Le butarien avait reçu une confirmation contenant la salle et l'heure du rendez-vous à laquelle il avait répondu favorablement. Elle lissa sa tunique pensivement. Elle s'était apprêtée avec simplicité, mais élégance. Cela lui avait provoqué un étrange sentiment de poser toute ses armes. Elle réarrangea, une énième fois, la présentation des éléments sur la table et fit quelques pas dans la pièce. Elle tourna en rond jusqu'à ce qu'on toqua à sa porte. Elle l'ouvrit rapidement et salua poliment le butarien qui se tenait face à elle.

"Entrez, je vous en prie."


Dernière édition par Tori Jorunn le Lun 19 Sep 2016, 20:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Entrevue diplomatique    Dim 04 Sep 2016, 21:11
Trente années.

Cela faisait déjà maintenant trente ans qu’aucun représentant officiel de l’Hégémonie Butarienne n’avait posé les pieds sur la Citadelle. Aux yeux de Tharak cela semblait être extrêmement vieux, tandis que sur l’histoire de l’Hégémonie ce n’était qu’une brindille sur une histoire aussi longue que glorieuse.

Et pourtant, ces trente années n’avaient été que honte et régressions pour un empire autrefois aussi puissant que respecté.

Tout ceci continuait encore aujourd’hui à perturber le D’yanoi , qui était en vérité un individu particulièrement rancunier, mais qu’importe parce qu’aujourd’hui était le jour ou Tharak Nar’Jamon revenait sur la Citadelle, et pas comme réfugié politique comme ses précédents congénères, non mais comme représentant officiel d’une nation sur le renouveau.

L’Hégémonie revenait sur la scène galactique, et Tharak n’allait pas faire honte à sa nation.

« Avez-vous des armes ou des substances jugées illicites selon les lois Concilliennes ? »

La voix désincarnée de l’officier du SSC lui parvint alors que le D’yanoi était encore dans ses pensées, aussi ne réagit il pas immédiatement, entrainant une nouvelle tirade de l’humaine.

« Je vous répète, Avez-vous des armes ou des substances jugées illicites selon les lois Concilliennes ?"

Alors seulement, Tharak se rappela qu’il faisait lui aussi la queue sur les docks afin de pénétrer enfin sur la station symbole du pouvoir du Conseil, et désormais de la survie dans la guerre contre les Moissonneurs. Et alors seulement le butarien répondit à l’officier lui faisant face.

« Rien à déclarer officier. »

Et même s’il disait la vérité, le visage soupçonneux de l’humaine lui fit rapidement comprendre que sa simple nature de butarien suffisait à le rendre suspect, toutefois l’agent du SSC ne semblait pas assez motivé pour laisser ses instincts racistes prendre le dessus, aussi laissa-t-elle passer Tharak après quelques secondes d’hésitations.

Evidemment, les capteurs ne découvrirent rien, hormis son identité. Immédiatement, l’ancien agent de sécurité de l’ambassade butarienne compris que son ADN avait été conservé lors de son passage, ce qui l’amusa beaucoup, et l’inspira.

Toutefois, son identité suffit à attirer l’attention d’un ponte du SSC qui tenta de comprendre ce que faisait un dignitaire de l’Hégémonie sur place alors que son arrivé n’avait été annoncée que deux heures plus tard. Et surtout sa présence sans la moindre protection.

Heureusement, la vérité suffit à calmer les velléités de l’officier, qui laissa alors passer le D’yanoi en comprenant que ce dernier souhaitait simplement visiter en toute tranquillité la station, après tout, les lubies des VIP n’entraient pas dans sa fonction, toutefois il demanda à deux policiers en civils de coller Tharak qui en profita pour les utiliser sans vergognes comme guides. Les deux turiens se révélèrent plutôt sympathiques et le D’yanoi discuta beaucoup avec, comblant sa curiosité à l’encontre du SSC mais aussi de la station en elle-même.

Deux heures plus tard, il parvenait enfin à l’appartement que l’Hégémonie avait choisi pour tenir le rôle d’ambassade temporaire, car sans accords l’existence même d’une véritable ambassade restait un rêve. Sur place, l’équipe de Tharak s’occupa sans nécessiter d’ordres ou la moindre demande son travail et très vite les dossiers s’amassèrent.

Le plus important restait la rencontre avec un représentant de la Hiérarchie, de l’Alliance et de l’Union, mais de nombreux autres dossiers nécessitaient l’attention du représentant temporaire de l’Hégémonie, comme la rencontre avec les conglomérats financiers volus, le gouvernement elcor et un dernier dossier qui avait été ajouté à la dernière minute à la demande exprès du D’yanoi.

Les enfants d’Amonkira. Ce groupuscule drell possédait un potentiel fort et même si mis en comparaison avec les plus grandes puissances de la galaxie, il ne semblait guère intéressant, Tharak sentait qu’il en était tout autrement. Evidemment les raisons étaient nombreuses de désirer une telle rencontre, toutefois il y en avait une en particulier qui intéressait le diplomate.

Et comme les représentants les plus intéressants de la Hiérarchie et de l’Alliance étaient occupés avec le Conseil, et que Tharak sortait déjà d’une longue discussion avec les elcors, le D’yanoi décida rapidement que son premier dossier sur la Citadelle serait celui des Drells. Après tout le peuple Drell était injustement ignoré de la communauté galactique, et il était hors de question que l’Hégémonie continue ces pratiques héritées d’un Conseil apathique, et de nations membres plus agressives que diplomates.

Aussitôt l’équipe de Tharak prit contact avec la Primauté, et demanda deux rencontres diplomatiques. La première avec les représentants Hanaris, il était hors de question d’insulter le peuple hanaris en les ignorant tout en réclamant une rencontre avec leurs homologues Drells, la seconde quant à elle aurait lieu quelques heures plus tard au sein de l’ambassade de la Primauté.

Par un heureux hasard, le D’yanoi n’ayant guère prévu de dossiers auprès de la Primauté, reçut l’accord de la rencontre avec les enfants d’Amonkira, mais aussi le déplacement de celle avec la Primauté, prévue désormais deux jours plus tard. Satisfait de sa chance, Tharak remercia les Piliers de la Force pour l’avoir rendu si chanceux et appela un taxi pour le mener aux ambassades.

***

Salle de réception de l’ambassade de la Primauté


« Nous sommes honorés qu’un dignitaire de l’Hégémonie se présente à notre modeste ambassade. Nous espérons que le déplacement de notre entrevue avec vous n’a point dérangé votre gouvernement. »

Le, ou là car après tout Tharak n’y connaissait rien, hanari était semblable au moindre de ses congénères et ses mots, traduits depuis la luminescence de son corps, étaient toujours aussi polis que par habitude. Et en toute honnêteté, le D’yanoi appréciait la manière de parler de ce peuple aussi mystérieux qu’obséquieux.

« L’Hégémonie ne prendra jamais ombrage de ce genre de demandes, car nous savons qu’il est souvent difficile de s’organiser lorsque nous représentons une nation entière. Et nous nous présenteront dans deux jours sans fautes. Dites à votre ambassadeur que nous sommes simplement honorés qu’il ait accepté une telle rencontre, et que nous sommes fort attristés que de devoir remettre à plus tard cette rencontre. »

A ces mots, les bioluminescences du hanari semblèrent redoubler, mais aucuns mots ne furent traduits, puis après quelques instants, le secrétaire décida de reprendre la parole.

« Nous sommes touchés par la mansuétude du peuple butarien. Votre second rendez-vous est toutefois prêt à vous recevoir et vous attend dans la salle de conférence numéro six de notre modeste ambassade. Si vous voulez bien nous suivre. »

Et le hanari jaillit de son bureau et guida sans fioritures Tharak vers une salle située plus loin dans la structure, et qui ne semblait en vérité guère impressionnante de l’extérieur, située ainsi dans un couloir très peu spacieux. Mais peut être que l’intérieur se révèlerait plus impressionnant.

Toutefois, le D’yanoi comprit très vite qu’il n’en serait rien alors qu’il pénétrait les lieux, après que son hôte lui eut indiqué qu’il pouvait entrer. Mais heureusement pour la Drell qui l’attendait, Tharak était loin d’être un ardent fanatique du luxe, aussi n’en fut-il pas choqué, ni insulté, mais se saisi-t-il simplement de l’information pour ce qu’elle était.

De toute manière plus intéressant se présentait à lui, en la présence de Tori Jorunn, une Drell qui avait semble-t-il toujours travaillé pour les enfants d’Amonkira, et qui était une ancienne militaire, tout comme Tharak, une nouvelle d’importance. Mais c’était à peu près tout ce que les services de renseignement de l’Hégémonie avaient trouvé, à la fois peu et beaucoup, mais de quoi fournir les premières cartouches.

« Enchanté ambassadrice Jorunn. L’Hégémonie vous remercie pour le temps que vous prenez pour nous recevoir. »

Et Tharak inclina la tête vers la gauche en signe de respect, puis remarqua une table ou se trouvait de nombreux apéritifs et boissons butariens, ce qui fit sourire le diplomate.

« Nous remarquons que vous avez dressez une table tout à fait intéressante, et nous vous en sommes reconnaissants. »

Puis Tharak se dirigea vers un fauteuil semblant très confortable, et qui se révéla l’être, et s’y assit sans plus de cérémonie.

« Nous sommes heureux d’enfin prendre contact avec un peuple frère, qui tant souffert, et qui a frôlé bien plus que n’importe qui d’autre une extinction aussi brutale que traumatisante. Mais aussi un peuple frère qui doit, comme nous, la vie à d’autres. »

Et Tharak attrapa un verre de bière butarienne et but une gorgée tout à fait rafraichissante.

« Et c’est pour cela que nous sommes là. Car au contraire de nous, vous restez enchainés à vos sauveurs comme de simples esclaves, alors même que nous pouvons lire la fierté dans la moindre de vos actions. La fierté d’être un peuple à la culture forte, et à l’identité unique au sein d’une galaxie toujours plus formatée. »

Aussitôt qu’il eut terminé sa nouvelle tirade, le D’yanoi reposa son verre pourtant à peine consommé et fixa son regard, tout du moins une partie de celui-ci, dans celui de son interlocutrice.

« Excusez-nous d’être aussi francs, mais à nos yeux le peuple Drell ne devrait plus être ainsi enchainé mais prendre son destin en main. Et je pense sincèrement qu’une telle chose ne passera nullement par le Conseil mais uniquement entre ceux qui comprennent et s’intéressent vraiment au devenir des nations que les simples d’esprits appelleraient mineures. »

Et avant que Tori puisse répondre quoique ce soit, Tharak reprit son discours qu’il réfléchissait depuis quelques temps déjà, et qu’il pensait sincèrement.

« Mais vous me direz qu’une telle chose ne regarde nul autre que vous-mêmes et le noble peuple hanari, et nous serions obligés de corroborer une telle déclaration. Toutefois, nous devons avouer qu’une telle chose nous intéresse sincèrement, car voir des frères souffrir de leurs chaines et dépérir lentement de ces horribles maladies dégénératives nous horrifie.

Et nous pensons sincèrement qu’une simple discussion à deux ne débouchera sur rien à court terme, car chaque camp luttera pour son seul avantage, pouvant mener les plus soudés à se déchirer, aussi nous nous présentons à vous avec deux propositions qui, nous le pensons, ne peuvent mener qu’à une meilleure compréhension entre nos peuples, et à éviter tout conflit. »


Alors seulement le D’yanoi attrapa à nouveau son verre, mais avant de boire, présenta sa première proposition.

« Nous proposons qu’une tierce nation se mêle à vos discussions entre la Primauté et les enfants d’Amonkira, et participe activement à ce que vos rêves d’autonomie se concrétisent. Evidemment, cette nation n’aurait aucun pouvoir décisionnel au sein des accords mais ne servirait que de garant aux bonnes tenues des rencontres.

Le deuxième point est plus sensible, aussi nous proposons d’en débattre plus tard. »


Puis Tharak avala une longue et plaisante gorgée de sa bière. Il était fort amusant de découvrir que la Citadelle vendait des alcools butariens aussi délicieux, une enquête sur sa provenance pouvait être intéressante.

Alors le D’yanoi lâcha son plus beau sourire à la Drell lui faisant face. Sa réponse allait être extrêmement intéressante pour la suite, et surtout allait décider de la faisabilité de la deuxième proposition. Puis resterait à débattre des habituelles questions commerciales et diplomatiques.



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MessageSujet: Re: Entrevue diplomatique    Mar 06 Sep 2016, 14:44
Elle avait appris à rester impassible et neutre en toute position. Cette rencontre mettrait cependant ce talent-là à rude épreuve. Elle était satisfaite que son geste fût reçu favorablement. C’est qu’elle s’était quand même donnée beaucoup de mal pour les dénicher, ces boissons.

La créature reptilienne s’assit face à son interlocuteur, le maintien altier. Elle l’écouta et attendit qu’il ait fini pour lui répondre.

« En préambule, je vous prierais de ne pas interpréter mon langage non-verbal comme offensant, je sais qu’il est pour votre peuple empli de sens et je vous avouerai ne pas maîtriser cet aspect de votre culture. »


« Monsieur, sachez également, que je ne représente que ma colonie. Malheureusement, le peuple drell est dispersé et scindé. Je suis sensible à votre volonté de nous aider, mais je crains que ma personne ne représente que les intérêts d’une minorité. »

L’entendre parler d’esclave, de peuple réduit à l’extinction était direct et très dur. Elle parvint pourtant à garder son masque calme et aimable. Elle remercia les heures d’entraînement et de méditations auxquelles sa vie l’avait contrainte.

« Ce statut vous évite une débandade, ne considérez pas le synacte comme de l’esclavage. Mis à part la cause rebelle, il est pour chacun de nous une évidence que cette relation que nous avons n’est pas un esclavage. »
Elle sourit. « Je sais, que pour l’extérieur, c’est une chose compliquée à comprendre et je ne vous blâme pas pour votre honnêteté. C’est un simple conseil que je me permets de vous donner, si vous deviez vous adresser aux autorités officielles. »

Il était perturbant de fixer poliment un burarien dans les yeux, lesquelles choisir au juste ? Elle opta pour la rangée du bas.

« Nous avons conscience de la faible portée de notre cause, il est vrai qu’attendre un soutien de ce Conseil serait quelque peu utopique. Ce qu’il vous faut cependant savoir, c’est que si vous vous trouvez en ma compagnie dans cette salle officielle, c’est que nous entretenons des liens avec le peuple hanari. La majorité d’entre eux sont très sensible à notre maladie et nos souffrances, également aux problèmes de surpopulations de Kahjé qui mettent en difficulté notre équilibre. Notre cause indépendantiste n’est pas vue que comme une ennemie, mais plutôt comme une donnée avec laquelle composer. »

« Nous pensons simplement qu’il faut que nous ayons une ligne de conduite claire avec l’ensemble des nôtres et de nos sauveurs, afin d’avoir un véritable poids et avancer. Nos Dieux y veillerons.»

« Concernant votre proposition, monsieur, je me dois de vous préciser quelque peu notre contexte. Les Enfants d’Amonkira sont totalement autonomes. Nous vivons sur Erha, une lune de notre planète originelle. A la base, cette lune a été peuplée par des drells désireux de se rapprocher de Rakhana. Peu de temps après la création de la colonie drelle, les Enfants d’Amonkira ont été créés. Nous gérons le commerce, la sécurité, l’enseignement, la vie courante de tout à chacun. Techniquement, nous sommes donc parfaitement indépendants… Il n’a pas été amené à l’ordre du jour que de clamer officiellement notre indépendance en qualité de monde purement drell. Nos chefs ont calculés nos intérêts et nous préférons avancer posément sans grand coup d’éclat. »

« Une éclosion prématurée ne servirait décidément pas nos intérêts. Nous dépendons de notre commerce et la politique est souvent une mauvaise amie des marchands. »


Elle porta son verre à ses lèvres.

« Il faut composer avec l’esprit d’un peuple et le nôtre est teintée d’une étrange contrariété. »

Elle reposa son verre, observant très directement le butarien.

« J’avais entendu dire que l’Hégémonie s’ouvrait quelque peu, je vous avouerai être surprise d’avoir été contactée… ? Quel intérêt trouvez-vous à vous pencher sur le cas d’une colonie drelle comme la nôtre ? »

Elle était curieuse de connaître les motivations officielles, vraiment curieuse.




Dernière édition par Tori Jorunn le Lun 19 Sep 2016, 20:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Entrevue diplomatique    Mer 07 Sep 2016, 12:08
La réponse de l’émissaire Drell n’était pas étonnant, après tout le syndrome de No’Ruk était plus que courant chez les individus sachant qu’ils doivent la vie à ceux-là même qui les maintiennent en esclavage. Pourtant d’une certaine manière elle amusait encore Tharak, et surtout lui plaisait. Car une acceptation immédiate à ses offres n’était en rien un plaisir, ce qui le faisait vibrer était la lutte pas la soumission des autres.

« Et nous ne serons jamais insulté par votre absence de connaissance de notre culture, tout comme nous avouons la nôtre quant à la culture spécifique Drell. Bien que nous essayâmes d’en apprendre plus. »

Répondit avant toute chose l’ambassadeur butarien, puis il se carra dans son fauteuil et se prépara à se lancer dans la nouvelle lutte s’offrant à lui.

« Nous craignons de ne pas nous être exprimé correctement ambassadrice Jorunn, je ne parle évidemment pas ici d’une vie de servitude et de chaînes.

Mais nous nous voyons contraints de vous contredire, d’un point de vue purement personnel, il s’agit bel et bien d’un esclavage. Certes vos enfants ne sont maintenus dans l’ignorance et ils peuvent avoir de multiples fonctions, mais combien de Drells commandent des vaisseaux de la Primauté ? Combien de Drells sont envoyés en ambassadeurs auprès des autres peuples ?

C’est bien simple à l’heure actuelle les Drells sont des citoyens de secondes zones au sein de la Primauté. Alors certes vous nous parlez d’une communauté libre, mais qui passe par l’ambassade hanari pour s’exprimer, d’une communauté libre qui reçoit la … sensibilité à ses maladies et souffrances.

Permettez-nous de rester encore quelques temps dans la franche honnêteté que nous utilisons.
Sur Khar’Shan, la plupart des maîtres avaient aussi une sensibilité à la souffrance et maladies de leurs esclaves, et même si de nombreuses atrocités inimaginables au sein de votre Synacte ont été commises au sein des populations esclaves, il était tout de même évident qu’ils étaient globalement traités comme des individus et non des denrées. »


Du moment que tu étais né citoyen de l’Hégémonie, ou simplement que tu étais butarien, sinon il n’y avait que peu de chances d’être traité honorablement, pensa fugacement le diplomate conservant tout de même son plus beau sourire.

« Mais il est vrai que le parallèle entre l’esclavage d’état et le Synacte peut être hasardeux, aussi nous allons mettre un terme à cela même si nous espérons qu’il a servi à mieux éclairer notre vision des choses. »

Alors Tharak attrapa quelques gueuletons et reprit la parole.

« Voyez-vous ambassadrice, le sujet de la liberté est un sujet extrêmement sensible dans notre culture, c’est aussi pour cela que nous n’avons jamais cédé face au Conseil, ou face à l’Humanité, c’est aussi pour cela que jamais nous n’avons cédé face aux Moissonneurs.
Et c’est aussi pour cela que la cause des Enfants d’Amonkira a attiré notre attention. »


Alors le D’yanoi laissa quelques secondes s’écouler, le temps de goûter ces fameux apéritifs butariens, mais aussi le temps de laisser Tori digérer les propos précédents.

« Pour autant, cela ne veut pas dire que nous exécrons la relation que le peuple Drell entretient avec le peuple hanari, loin de là. En étant parfaitement honnête, nous éprouvons un respect tout particulier à l’encontre de la Primauté qui a toujours su garder son indépendance culturelle et à toujours mené ses propres combats sans se laisser contrôlé par d’autres, et en cela ils sont tout autant des frères à nos yeux que votre peuple.

Et c’est aussi pour cela que nous désirons aider vos deux nations à ne jamais se déchirer, car cela serait une perte inimaginable pour la Galaxie. Et c’est aussi pour cela que nous irons rencontrer les représentants de la Primauté dans le courant de la semaine, car notre désir de servir nous pousse à faire preuve d’une parfaite honnêteté envers vos deux communautés. »


Soudain, Tharak se leva et commença à faire les cents pas dans la modeste salle de conférence numéro 6.

« Nous comprenons parfaitement votre désir d’avancer pas à pas et ne trouvons rien à redire à votre stratégie, toutefois nous persistons à dire qu’un soutien diplomatique, même mauvais amie des marchands, ne peut être qu’une avancée majeure.

Maintenant nous allons répondre clairement à votre dernière interrogation. »


Alors le D’yanoi se stoppa net et fit à nouveau face à l’ambassadrice Drell.

« La véritable raison de notre présence et de cette rencontre avec votre si … modeste mouvance est justement au fait qu’il ne le soit pas du tout, modeste.

L’Hégémonie a clairement vu que le peuple Drell, ainsi que leurs frères Hanaris, ne sont pas des individus mineurs à l’avenir aussi prévisible que de servir de laquais à un Conseil dépourvu de respect à votre encontre.

Et pour être parfaitement honnête, vous pouvez nous être utiles. »


Et Tharak retourna s’assoir, attrapa un nouveau verre, qu’il garda simplement en main.

« A l’heure actuelle vous n’êtes pas une véritable nation, au mieux un embryon de civilisation qui n’a le respect de personne et n’intéresse personne, car votre poids économique est quasi nul, votre armée risible et votre poids démographique inexistant.

Vous n’êtes donc rien. »


Les propos étaient durs mais francs.

« Tout du moins au sein d’un espace régit par un Conseil inique, délaissant complètement certains de ses membres au profit des colosses le dominant. Combien de Drells au SSC ? Combien d’Hanaris, d’Elcors dans les instances dirigeantes du Conseil ?

La réponse est simple, aucuns. Tout simplement parce que vous êtes jugez quantité négligeable. »


Une vision sûrement partiellement incorrecte mais clairement loin d’être mensongère, après tout, les Hanaris et Elcors attendaient depuis maintenant bien trop de siècles qu’une place leur soit laissée au Conseil.

« Toutefois, vous avez des amis, ambassadrice Jorunn, que vous le sachiez ou non. Et il se trouve que nous pourrions nous aider mutuellement à s’élever.

Ce qui nous mène à présent à notre seconde proposition. »


Alors Tharak reposa son verre et croisa les bras avant de s’enfoncer le plus confortablement possible dans son siège.

« Vous n’êtes pas sans savoir que l’Hégémonie a été durement touchée durant la Grande Guerre, et que nombre de nos colonies y ont été anéanties, ce qui est en soi un problème, car nous avons dû transporter des populations provenant de Khar’Shan pour repeupler les territoires perdus. Seulement ainsi nous venons à manquer de mains d’œuvres presque sur tous les mondes de l’Hégémonie.

Et plus particulièrement sur les colonies autrefois très peuplées, comme Camala ou Erzsbat. Ces mondes autrefois glorieux sont ravalés au statue de colonies mineures, et seule notre grande planète mère retrouve à ce jour de sa splendeur passée. Un fait enrageant. »


Et la colère touchait réellement Tharak à ce moment précis, car ce fait le touchait sincèrement. Aussi lui fallut-il quelques secondes de plus pour reprendre son calme et continuer sa proposition.

« Aussi nous avons pensé à un partenariat plus que mutuellement profitable. L’Hégémonie s’engage à former les cadres Drells, en leur enseignant les méthodes nécessaires à la tenue d’une nation, mais aussi en logistique planétaire.

Nous vous aiderons à former vos cadres militaires pour les former en stratégie, en logistique, mais aussi en gestion des formations. Nous proposons ainsi de former des unités mixtes afin de tenir des simulations militaires. Ainsi que d’envoyer quelques-uns de vos plus brillants soldats au sein de nos académies.
Nous formerons aussi vos cadres marchands à gérer des sociétés constituées de plusieurs centaines voire milliers d’employés.

Bref nous vous aiderons à former dès votre prise d’indépendance une nation pleine et entière qui n’aura pas à craindre les affres des tâtonnements. Evidemment l’apprentissage se fera dans les deux sens, puisque nos conseillers apprendront tout autant de vous que l’inverse. »


Et voilà, la proposition sensible était lancée. Evidemment les réactions de l’ambassadrice allaient être d’une importance capitale.

« Et pour ce faire, nous vous proposons de bâtir une enclave Drell au sein de notre monde de Camala, qui sera parfaitement autonome et sous votre contrôle direct. Il se trouve d’ailleurs que notre colonie est massivement désertique donc parfaitement viable et qui pourrait servir pour assurer à votre peuple une vie saine. Ainsi plus de risques de naissance du syndrome de Képral.

Et en échange de tout ceci nous ne demandons qu’une seule chose, qu’une partie des citoyens Drells participent à l’effort de reconstruction et travaillent directement pour l’Hégémonie. Bien sûr ils seront payés la même somme que les ouvriers butariens et auront les mêmes droits. Les différents emplois seraient réparties entre le raffinage d’ézo, le bâtiment et l’agriculture. »


Alors seulement, Tharak s’autorisa une pleine gorgée plus qu’agréable de son verre de bière.

« Ô et nous allions oublier deux points essentiel. Les Drells travaillant pour nous pourrons arrêter de le faire s’ils le désirent, une fois votre nation construite vous êtes invités à conserver l’enclave afin de pouvoir travailler ensembles dès nous le désirerons, mais vous n’êtes nullement obligés de le faire.
Les Drells travaillant pour nous serons toujours citoyens de votre nation mais pourront demander la nationalité de l’Hégémonie.

Et dernier point, nos meilleurs chercheurs seront invités à travailler avec les vôtres pour trouver un remède aux afflictions de votre peuple, ce qui est nous le pensons une chose qui vous tient particulièrement à cœur.»


Voilà tout était lancé maintenant, et avec plus de rapidité qu’il ne se l’était imaginé. Mais qu’importe après tout, les Drells avaient tout à y gagner.

« Nous comprenons parfaitement que votre esprit puisse être contrariant, mais voici un nouveau Synacte que nous vous proposons, ni imposé, ni réducteur ni dans un seul sens. Et qui pourra être renouvelé ou non à chaque étape importante de votre croissance. Comme nous vous l’avons dit, nous sommes des peuples frères, et en tant que tel nous voudrions que le développement de nos deux nations se fasse ensemble et non chacun de notre côté ou plus bêtement l’un contre l’autre.

Réfléchissez y bien, je ne demande pas une réponse immédiate, seulement que vous y pensiez avec sincérité et franchise. Mais avant peut-être y voyiez-vous quelques points dérangeants ? »


Et voilà, le moment le plus dangereux et le plus excitant.



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MessageSujet: Re: Entrevue diplomatique    Sam 10 Sep 2016, 22:13
Fichtre ! En voilà un qui avait le sens du discours et de la pique ! Le discours était cruellement tourné. Il veut me placer dans une réaction émotionnelle ? pensa-t-elle, en tout cas, il ne s’en serait pas mieux pris. Attaquer sa dignité et celle de son peuple plus encore était un point très sensible. Ce que le D’yanoi disait confortait les connaissances de Tori concernant les butariens. Elle savait que l’esclavage n’était pas courant que pour les criminels mercenaires. Elle avait plusieurs fois rencontré ces écumeurs, l’un d’entre eux avait même tenté de s’accaparer une denrée rare qu’était une drelle. Cet aspect là était aussi prompt à faire naître la colère en elle. Ce sentiment à fleur d’eau fut contenu au prix de toute la sagesse dont elle savait faire preuve. Elle apprécia la pause qu’il marqua pour ce faire.

Habituée à synthétiser tout ce qu’elle entendait pour le mémoriser, passe temps de militaire eidétique. Il affirme les drells esclaves. Il approuve les hanaris. Pas ne séparation. Elle cilla lorsqu’il se leva. Sa concentration légèrement distraite, elle observa le butarien. Il était imposant, ainsi debout. Les grands yeux sombres de la créature reptilienne lui rendirent son regard. Confiance, assurance.

Il est vrai que les drells avait un rapport au reste de la galaxie peu influents. Elle pouvait comprendre l’avis du butarien lorsqu’il insistait sur leurs importances mineures respectives. Elle devait tout de même avouer que le langage cru et très critique du butarien forçait un peu à l’admiration. Était-ce une manière de la placer implicitement dans un état de connivence et donc de parité ?

« Il existe certaines inégalités dans le système galaxique, mais une équité raciale serait aussi utopique que de croire vaincre un moissonneur à main nue. »


Un peu d’humour grinçant, ça détend toujours. Elle se donnait aussi le temps de formuler une réponse à la hauteur de la verve de son interlocuteur. Tout son discours n’était qu’une formalité destinée à amener sa seconde proposition. Elle donna bien plus à réfléchir à la diplomate.

« Il est, en effet, évident que votre proposition sera transmise à nos dirigeants et qu’une réponse ne vous sera donnée qu’ultérieurement. »


Elle aurait pu le laisser sur ces mots. Il n’y avait rien à dire de plus, non ? Cependant, cela n’aurait pas été bienséant et il était important de bien sonder les motivations des butariens à leur égard. Ne pas froisser, rester aimable et se renseigner. Après tout, il avait eu la politesse d’exposer ses propres craintes et colères.

« Pour avoir moi-même une formation militaire, je peux vous garantir que notre insignifiante existence n’est pas dépourvue d’efficacité. Je pense que la réputation de mes paires n’est pas à faire dans cette galaxie. »

« Il convient, évidemment, pas de minimiser un enrichissement d’un tel partenariat… »
un hochement de tête.

Ce qu’il y avait de pire, c’est que cette ouverture pouvait presque sembler séduisante. Dangereusement séduisante.

« Si je me base sur votre définition du Synacte et logique, c’est de l’esclavage. Vous m’en proposez simplement une forme dérivée. »

Les doubles paupières clignent.

« Par ailleurs, j’ai du mal à croire qu’un peuple aussi fermé que le vôtre soit soudainement si ouvert au métissage ?»

« Ne vous méprenez pas, je suis, nous sommes, profondément flatté de l’intérêt montré et de votre amitié fraternel que vous nous témoignez. Les questions que je vous pose, me seront certainement posée suite à mon rapport… aussi je cherche à obtenir un point de vue des plus complets. »

« Votre isolement a un large inconvénient pour vous, car, malheureusement, les seuls butariens avec qui le commun de la galaxie a contact sont vos criminels et esclavagistes. Ce sont des marginaux j'en ai conscience. Qu’est-ce que votre ambassade fait-elle contre ce fléau ? »

« Je suis certaine que de nombreux drells ont été enlevés à leur foyer. »


Elle le savait. Clignement d’yeux. Souvenir. La voix étrangement rocailleuse de l’ambassadrice se modula de manière plus grave.

« L’Hégémonie pourrait-elle garantir un retour à la liberté à ces individus, dans les limites de ses compétences, afin qu’il puisse regagner les leurs ? En signe, disons, de cette amitié que vous, nous, regardons germer ?»



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MessageSujet: Re: Entrevue diplomatique    Dim 11 Sep 2016, 14:19
La tentative d’humour de la part de la drell surprit Tharak, lui qui avait entendu dire que ce peuple était généralement imperméable à ce type de choses, mais cela venait sûrement des stéréotypes parsemant la galaxie. Pour la suite de la réponse de la diplomate Jorunn, il n’y avait guère de surprises par contre mais des questions pertinentes qui firent plaisir au butarien qui craignait encore de ne rencontrer qu’une plante verte sans pouvoir décisionnel ni véritable intérêt.

Au final la Drell semblait forte intéressante et quelqu’un digne de donner envie de travailler avec. Chose qui renforça l’idée de Tharak qu’il ne s’était pas trompé en contactant les Enfants d’Amonkira. Toutefois avant de repartir dans la négociation et ses détails, Tharak préféré revenir fugacement sur la petite blague de son interlocutrice.

« L’utopie est peut être inaccessible ambassadrice, mais j’ai toujours pensé que chercher à l’atteindre n’était pas source d’idiotie mais de volonté. Aussi donnez-nous les gants et nous serons les premiers à frapper un moissonneur. »

Une réponse des plus sérieuses à cet humour pourtant agréable.

« Et nous aimerions revenir sur un point qui semble source d’incompréhension entre nous. Je ne parle nullement de formations militaires axées sur les capacités des individus, car jamais nous ne nous permettrions de nous juger supérieurs à la valeur martiale de votre peuple.

Pour être parfaitement clair, l’Hégémonie connait et juge avec un infini respect les talents de vos combattants. Par ailleurs il serait éminemment appréciable que vos meilleurs soldats puissent travailler un jour de concert avec les nôtres car nous aurions beaucoup à apprendre de vous.

Non ici je parle de formation à la gestion d’une force armée ayant des effectifs importants et des rôles de sécurité tout autant que d’action. Car la valeur d’une armée ne se calcule pas au talent de ses individus mais à l’osmose de l’ensemble de ses forces.

Hors à l’heure actuelle vous ne possédez pas une armée mais une série de commandos, certes exceptionnels mais à la fonction plus que limitée. Et si je ne nie pas la qualité d’une armée de commandos, je ne puis par contre vous dire que ce choix est le plus judicieux. »


Tharak redevenait extrêmement sérieux, car le sujet militaire était pour lui quelque chose d’important et d’honorable.

« Le seul autre exemple existant étant les Républiques asaris, que je sais posséder un certain attrait à vos yeux, aussi je vais utiliser celui-ci pour démontrer ma pensée.

Quelles guerres les Républiques ont remporté ? La réponse est simple, aucunes. Durant la guerre d’émancipation krogan elles ont été inutiles, durant les attaques Geths qui ont mené à l’assaut de la Citadelle elles n’ont rien pu faire, et durant la Grande Guerre patriotique elles sont tombées sans réussir à protéger qui que ce soit, abandonnant dans le même temps leurs alliés elcors.

Et c’est une chose qui nous terrifie, ambassadrice Jorunn. Que d’imaginer votre peuple en train de sombrer dans le même pacifisme mensonger que les Républiques, au point d’ignorer les faits. Une armée structurée restera éternellement plus efficace qu’une armée se contentant de se reposer sur ses éléments d’élites.

Et même si je sais que votre cœur brûle de vivre en paix, les menaces de la galaxie sont innombrables et il est de votre devoir de vous assurer que votre peuple ne connaitra jamais les affres de la défaite. Car celle-ci vous condamne à souffrir pour l'éternité de vos choix qui ont mené l'ensemble de vos congénères à vivre dans la peur et dans la honte.»


La tirade se conclut par un franc regard dirigé vers la Drell lui faisant face, et une légère caresse du butarien sur une broche lui ceignant le col. Cette broche commémorant ses faits d’armes lors de l’invasion Moissonneur.

« Nous revenons aussi sur votre assimilation du Synacte et de l’esclavage, et nous réitérons nos propos. Toutefois l’accord que nous vous soumettons à ce jour est une version réactualisée du Synacte, qui inclut une réciprocité absolue et non un acte de vassalité masqué.

Dans notre proposition il s’agit d’un accord mutuel, et vos terres restent à votre unique disposition, nuls de nos représentants pourront donner des ordres à votre peuple, ou n’influer sur la Hiérarchie en son sein, ils n’ont que pour but de conseiller et non de donner des ordres. De plus nous n’aurons rien à nous sur vos terres, son intégralité restera à vous et à vous seuls. »


Puis Tharak croisa les bras et pris un visage plus dur pour entamer la suite de la conversation.

« Par contre ambassadrice, votre vision nous concernant est partiellement faussée par les informations diffamatrices que les sociétés journalistiques ont diffusé des années durant, et plus particulièrement cet infâme Alliance News network.

L’Hégémonie n’a pas été si renfermée pendant de nombreux siècles avant l’atroce invasion humaine, et nous avons même interdits l’esclavage de nos mondes depuis la Grande Guerre Patriotique contre les Moissonneurs.

De plus le monde que nous proposons pour abriter l’enclave Drell est un monde ouvert et qui connait depuis des années maintenant des communautés non butariennes. Camala est un exemple de coopération inter espèce et c’est pour cela, en plus de son climat idéal à votre peuple, que nous l’avons choisi comme colonie d’accueil.

Sur place les soucis de spécisme sont insignifiants et la population est plus ouverte que tout ce que vous pouvez imaginer. Il y a même des humains. »


Alors le D’yanoi regagna peu à peu sa douceur de visage le caractérisant habituellement.

« Je crois même savoir qu’il s’y trouve encore quelques anciens esclaves Drells qui n’ont pas eu le courage de retourner sur Kahjé, ou qui ont simplement réussi à se rebâtir une vie sur place.

Toutefois votre demande me touche, et je dis avouer que l’Hégémonie comprend la vision péjorative que les autres peuples peuvent avoir d’elle, de par la propagande et les erreurs passées. Et je suis tout à fait d’accord que nous pouvons agir pour permettre aux malchanceux de regagner leur liberté.

Considérez votre demande comme notre nouvelle mission urgente, et sachez que nous mettrons tout ce qui est en notre possibilité pour les ramener chez eux. »


C’est à ce moment que Tharak décroisa enfin ses bras et repris une attitude plus souple, et se permis même de grignoter quelques amuses gueules.

« Nous espérons que nos réponses auront suffi à vous rassurer sur nous. L’Hégémonie n’est pas un croque mitaine qui réduit en esclavage quiconque a le malheur de croiser sa route, mais une nation qui refuse simplement de se soumettre aux diktats de quelques nations se jugeant plus puissantes.

Car c’est une utopie que nous désirons bâtir et non une galaxie ou seuls ceux ayant une vision figée du possible dirigent pour les autres, et surtout grâces à l’acceptation aux autres. Et s’il y a une chose que nous estimons sûr, c’est que le peuple Drell n’est pas de ceux qui abandonnent. Et de cela nous l’avons compris grâce à vous les Enfants d’Amonkira. »


Maintenant il ne restait plus qu’à attendre la réaction de l’ambassadrice Jorunn. Et une certaine impatience commençait à se faire sentir dans l’esprit du butarien, celle de connaître l’avis personnel de son interlocutrice, tout autant que celle de connaître la réponse que pouvait donnait le gouvernement Drell.

Après tout qu’avait-il à perdre ?



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MessageSujet: Re: Entrevue diplomatique    Lun 19 Sep 2016, 17:49
« Je comprends. »

Quel plaisir d’interagir avec un interlocuteur intéressant à la rhétorique pertinente. Elle ne regrettait pas d’avoir été affectée à ce dossier. Elle avait craint son déroulement, mais cette appréhension était désormais envolée. Elle écoutait attentivement, réfléchissais et répondait de la manière la plus posée. Il était de son devoir de paraître sous le meilleur jour.

Elle ne releva pas la sévérité retrouvée de son interlocuteur quand elle s’aventura à émettre un jugement sur le peuple butarien. Evidemment, les rumeurs et criminels n’étaient pas représentatifs, mais chacun son fardeau. Chacun son tour, chacun ses piques, il ne l’avait pas épargnée lui-même.

« Il est en effet intéressant d’obtenir un exemple concret d’une puissance déjà développée, même si cet axe n’est pas une priorité politique actuelle pour nous. N’y voyez pas un manque d’ambition, mais il faudrait plusieurs générations de pleine natalité pour espérer avoir un besoin de ce genre. Et encore… le syndrome de Képral réduit la progression drastiquement.»

« J’apprécie votre analyse militaire. Sachez qu’en sus de nos commandos, nous possédons une milice bien plus ordinaire. »

« Si je vous suis bien, c’est bien plus la politique et les dirigeants militaires qui ont conduits les Républiques à ce pacifisme mensonger… Donc une force de commando importante alliée à une armée bien organisée, me semble à titre personnel très opérationnelle. C’est l’usage que l’on fait d’une chose qui définit son efficacité. Nous apprécions l’idée de pouvoir étudier l’usage que vous en fait. »

« La déchéance de mon peuple a diverses raisons, mais l’industrialisation massive et l’équilibre écologique planétaire rompu sont plus à accuser que d’éventuelles défaites... La guerre, les armes, furent même la conclusion de cette défaite. Evidemment, la course aux ressources dans un monde en perdition justifie un comportement désespéré, je suppose. Enfin… tout cela relève de l’Histoire. »


Elle aurait pu s’embarquer dans un récit détaillé, mais… ce n’était pas le bon moment, ni l’interlocuteur. Elle n'était par ailleurs pas historienne et ne souhaitait pas s'aventurer sur un terrain qu'elle ne maîtrisait pas. Le diplomate avait l’air d’être profondément attaché à la tradition militaire. Le geste de sa main n'échappa pas à ses yeux. En soit, il n'était pas si différent, lui et elle. La diplomatie n'était pas leur prime vocation et les champs de batailles de vieilles connaissances. D’ailleurs, cet argument militaire était anecdotique pour la drelle. Intéressant, mais mineur, pour leurs intérêts actuels. Il serait intéressant, mais pas prioritaire.

« L’Histoire est également un paramètre important à prendre en considération. Si nous voulons convenir d’un nouveau départ et collaboration respective… je suggère de se défaire du terme synacte. Cette proposition peut sembler rhétorique, mais elle changera pour beaucoup la réceptivité drelle. Nous ne voulons pas d’une alliance biaisée par une histoire qui vous est étrangère. »


Ce point là serait indiscutable, la voix rocailleuse avait d'ailleurs retrouvé une teinte plus grave en l'évoquant. Ce postulat énoncé, elle retrouva un ton plus claire et enjoué pour amener un autre angle à leurs propositions et ébauches d'accords.

« Pensez-vous qu’il serait réalisable que nous organisions des voyages diplomatiques, afin que nous nous construisions notre propre opinion. Il serait également important que nous puissions visiter le monde proposé afin d’avoir un dossier complet à fournir à nos dirigeants. Il serait profitable à nos nations d’apprendre à ce connaître pour ne pas risquer un avortement prématuré en raison d’ignorances respectives. »

« Pensez-vous qu’un accord de recherche puisse intéresser vos autorités ? Nous luttons contre un ennemi plus pernicieux qu’une armée… je n’ai que peu entendu de retour sur les recherches scientifiques de votre peuple, mais une alliance de cet ordre pourrait participer à éviter une défaite, comme vous le dites. »

« Je conclurait par l’excellente nouvelle de votre engagement à venir en aide aux nôtres qui saura, à n’en point douter, mettre nos dirigeants dans des dispositions positives quant à l’étude de vos propositions. »


Elle lui sourit. Cette flatterie était sincère, si l'Hégémonie s'exécutait, il était indéniable qu'elle marquerait des points auprès d'eux.

Elle inclina légèrement son visage, pour mieux scruter les yeux de son interlocuteur. Ah. Rageant de ne pouvoir y lire des signes non-verbaux. On ne peut bâtir une armée, un peuple que sur des bases saines. Le pourrissement de leur corps les emprisonnait dans une survie handicapante. Ils n’étaient cependant pas désespérés au point d’accepter toute aide sans en mesurer le coup. Cette rencontre était un premier pas, qui devra s’accompagner de nombreux autres pour que la danse ait un aspect harmonieux.

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MessageSujet: Re: Entrevue diplomatique    Mer 21 Sep 2016, 15:18
Tharak était en vérité étonné, car lorsqu’il avait appris qu’il ne rencontrerait pas le représentant officiel des Enfants d’Amonkira il avait craint que les drells ne considéra cette rencontre comme inintéressante voire contre-productive et n’allait pas décider d’envoyer quelqu’un de compétent. Car après tout l’Hégémonie n’avait guère bonne presse et les Drells ne connaissaient que les rumeurs et calomnies, ainsi que le passif esclavagiste, rien de tout cela n’aidant à se faire un avis objectif.

Pourtant les Drells avaient réagi intelligemment et respectueusement en envoyant une ambassadrice plus que compétente et surtout capable. Tout cela rassura fortement le diplomate butarien qui pouvait se concentrer pleinement sur des négociations utiles plutôt que les discussions stériles qu’il craignait.

« Nous pouvons comprendre que l’urgence ne soit pas d’organiser la naissance d’un puissante empire Drell ni de former des armées mais nous pouvons aussi vous assurer que de donner naissance à un embryon compétent de telles choses est plus qu’une nécessité mais un devoir. Si ce n’est à vous yeux, tout du moins pour l’avenir de vos enfants.

Et aussi lente peut être votre progression elle n’en sera que facilité si chaque membre connait déjà les fonctions qu’il tiendra une fois le bout du chemin atteint. Se former n’est jamais une mauvaise chose ambassadrice et sachez que notre offre restera ouverte tant que nos peuples vivront en paix. Toutefois je vous prie de prendre en compte que prendre les devants d’un problème n’est jamais une erreur, mais une marque de sagesse. »


Puis l’ambassadeur butarien garda le silence quelques instants, juste le temps de siroter calmement son verre d’une boisson butarienne gazeuse et non alcoolisée.

« Nous connaissons les raisons de votre déchéance ambassadrice Jorunn et sachez qu’une formation à la gestion d’une bureaucratie vaste et ordonnée a aussi pour but de s’assurer que de telles erreurs ne se reproduisent jamais.

Pour ce qui est de votre propension à apprécier les compétences de commandos, loin de nous l’idée de la juger mauvaise, toutefois il est important de comprendre qu’une telle vision ne correspond pas à celle que l’Hégémonie possède d’une nation puissante et capable de se défendre d’elle-même.

Mais qu’importe en vérité puisque le peuple Drell choisira de lui-même le chemin qu’il désire et que nous ne proposons ici que de servir de conseillers non de maîtres. Et soyez assurés que jamais nous ne critiquerons les choix faits, nous laisserons simplement libre court à notre honnêteté et n’hésiterons jamais à indiquer qu’un choix nous semble inadéquat. En espérant que cela ne sera jamais considéré comme du mépris ou un complexe de supériorité.

De toute manière nous avons tous commis des erreurs et l’Hégémonie n’est de loin pas la plus à même de se porter en garante des choix adéquats. »


Alors seulement Tharak revint sur l’une des réponses de son interlocutrice, sûrement l’une des plus importantes à vrai dire.

« Nous aimerions revenir sur un point. Jamais nous ne désirerions reprendre le terme Synacte pour décrire une relation future entre nos deux peuples, et nous nous en excusons platement si jamais une telle chose vous a semblé proposée.

Nous désirons simplement un partenariat, qui n’inclut qu’une amitié et un intérêt réciproque à voir nos nations respectives grandir. Et en cela le terme Synacte n’est et ne sera jamais adéquat. »


Ainsi le D’ynaoi espérait mettre un terme définitif aux doutes que pouvait donner ce terme à ceux qui l’avaient subi.

« Pour ce qui est de la visite planétaire, nous craignons que jamais vous ne la demanderiez. Il est évident qu’une telle chose se fera, et nous l’espérons dans les plus brefs délais. Vous verrez, Camala est une planète magnifique, qui regorge de ressources, elle fait la fierté de l’Hégémonie et de son peuple.
De plus elle est une planète en grande partie désertique, aussi elle conviendra pleinement aux Drells, et aidera aussi grandement à réduire les risques de propagation des maladies dues à l’humidité excessive des mondes hanaris. Mais encore une fois nous nous avançons.

Nous allons donc commencer comme tout partenariat devrait commencer, par une démonstration de respect et un message de fraternité. Aussi vous êtes invités à visiter notre colonie de Camala dès que possible afin de pouvoir observer par vous-mêmes les travaux de reconstructions, le terrain prévu en cas d’accord pour que votre peuple puisse se sentir chez lui ainsi que des représentants des communautés locales.

Sachez par ailleurs, que j’ai moins même vécu quelques années sur Camala, et que je connais très bien les lieux pour y avoir dirigé la résistance locale face aux Moissonneurs. Les butariens de Camala sont des individus robustes et courageux qui ne reculent devant rien pour protéger les leurs et ceux qu’ils considèrent comme des amis. Ils sont aussi habitués à rencontrer différentes espèces et à travailler à leurs côtés.

Il est donc évident à nos yeux qu’une entente ne peut être qu’envisageable. Et nous pensons qu’une amitié l’est tout autant. »


Alors seulement, le D’ynaoi se permit de terminer sa boisson, laissant quelques instants à la Drell pour assimiler et réfléchir aux différents propos précédents.

« Pour l’accord scientifique, il nous parait normal qu’une telle chose soit mise en place et ce dès que possible. Et qu’importent les résultats de nos discussions. Je pense que certains de vos chercheurs seront bientôt invités à se présenter, ainsi que quelques patients atteints de ces syndromes affectant si douloureusement vos semblables afin qu’un début d’échanges puisse être mis en place.

Peut-être en même temps que votre visite de Camala ? »


Normalement la plupart des points des différentes offres venaient d’être discutés, aussi Tharak se permit de se laisser aller à une certaine relaxation sur son fauteuil, attendant simplement les dernières interrogations et remarques de l’ambassadrice Jorunn.

Dans tous les cas, la rencontre s’était révélée extrêmement bénéfique, aussi le D’yanoi laissa transparaitre un sourire aussi sincère que fugace. Une excellente journée après tout. Et un excellent point de départ pour sa tournée diplomatique de la Citadelle.

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MessageSujet: Re: Entrevue diplomatique    Jeu 29 Sep 2016, 04:16
Le contraste de point de vue était assez marqué et logique. Bien qu'affaiblie l'Hégémonie restait une nation. Eux n'étaient que grappes de milliers d'individus éparpillés, la nation drelle n'existait plus. S'emballer dans de grand projet ne serait pas plus sage que de jouer à cache-cache avec la réalité. L'ensemble était d'une complexité effarante. La diplomatie était décidément un art requérant de nombreuses ressources.

"Ce point étant éclaircit, je pense avoir de quoi fournir un dossier complet à mon administration, afin que votre proposition soit dument étudiée. Il me faudra une validation de ma responsable, mais je ne pense pas trop m'avancer en vous disant que nous avons quelques disponibilités qui nous permettrons d'organiser une rencontre in situ rapidement. "

Elle n'oubliait pas cependant, le discours du butarien qui était bien plus tranché en début de conversation. Bien qu'il se soit adoucit en seconde partie, le sentiment d'avoir été brusquée était persistant. Elle devait donc travailler et analyser à tête reposée l'ensemble des éléments. Elle y verrait alors certainement plus clair. La subtilité d'un éventuel traité et ses nuances seront un autre problème. Leur colonie sur Erha arriverait fatalement à saturation. Ils étaient déjà trois cent et le nombre grandissait progressivement. Elle avait assisté à une petite conférence traitant de ses capacités et de son atmosphère. Au vu de leur précédant, il était hors de question de créer un déséquilibre écologique trop important. La tentation d'une enclave sur une planète désertique était profondément tentante. C'était toute la dangerosité de ce projet. L'enthousiasme et l'envie pouvait leur faire mettre le nez dans un piège. Malgré cela, la limitation de leur choix ne permettait pas de bouder ce genre de proposition. Son étude serait très importante et la diplomate savait qu'elle passerait de nombreux jours sur Camala pour en étudier le contexte et l'analyser en profondeur.

"Je pense qu'il serait pertinent d'emmener un scientifique pour la visite, en effet. Son analyse de l'environnement sera une nécessité pour fonder un avis concret sur ce projet. De ce fait, nous pourrons faire d'une pierre deux coups."


Elle observa le butarien qui s'était visiblement relâché. Le ton général était à la conclusion.

"Je ne pense pas avoir d'autres questions à vous soumettre dans l'immédiat. Il est évident que nous nous tenons à votre disposition si vous désiriez visiter notre colonie. Ce n'est pas un endroit charmant, mais s'il vous plait de vous immerger un peu plus parmi notre population afin de vous faire un avis plus complet. Après tout, cette offre que vous nous faites comprend des attentes ouvrières de notre part." Un bref regard à la table devant elle. Elle termina son verre.

"Dans tous les cas, je vous recontacterai afin d'organiser tout cela plus concrètement. Je reste à votre disposition, sentez-vous libre de me contacter directement"

Il lui faudrait consigner l'ensemble par écrit et converser avec Brim’na. La responsable serait très certainement intéressée et elle n'était même pas certaine d'avoir le privilège de se rendre sur Camala. Peut-être l'emploierai-t-on a une prise d'information plus "discrète". Ce dossier allait leur demander des mois de travails avant que le conseil administratif ne puisse réellement statuer. Elle ne pensait pas qu'un refus d'entrée soit à attendre. Si le butarien avait réellement dit vrai sans omettre ou embellir la réalité, cette proposition comportait des avantages très certains. Il faudra éclaircir quelque point comme celui de la nationalité, afin d'éviter un phagocytage des nôtres, pensa-t-elle. Les Enfants d'Amonkira tenaient à une indépendance totale et ce point serait non discutable, sur la forme comme sur le fond.

La discussion n'avait pas été bien longue, comme en témoignait l'horloge murale, mais la drelle était fatiguée. La concentration et la réflexion intense requise l'avait vidée. C'est presque pire qu'un combat, une joute verbale et intellectuelle. Elle ne pensait pas avoir commis d'impaire, sa responsable le lui confirmerait. Quelque soit le débouché final, il avait été très intéressant de converser et lier un premier contact avec un représentant butarien. Même si le projet de Camala ne se concrétisait pas, se rapprochement sera économiquement et scientifiquement profitable aux siens. Elle était également très curieuse de connaître plus en détails la culture butarienne.

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MessageSujet: Re: Entrevue diplomatique    Jeu 29 Sep 2016, 11:11
Tout ne s’était pas déroulé à la perfection, mais de toute manière quelle rencontre diplomatique pouvait se targuer de l’être ? Enfin dans tous les cas le plus important venait d’être réglé et la situation était parfaitement définie entre les deux interlocuteurs. Ne restait plus maintenant qu’à attendre les retours des supérieurs de la Drell ainsi que l’opinion que pouvaient avoir les drells d’un tel accord.

Dans tous les cas, la discussion venait d’atteindre sa conclusion et maintenant Tharak pouvait se permettre d’y mettre un terme afin de retourner travailler à ses autres entrevues. L’une d’elle consistait d’ailleurs en une rencontre avec une autre Drell, mais qui s’intéressait plus au journalisme qu’à l’avenir de son propre peuple.

Toutefois, avant cela il fallait encore répondre aux dernières interrogations et déclarations de sa consœur ambassadrice.

« Nous comprenons parfaitement que l’accord, ou non de vos supérieurs soit le point essentiel désormais. Il en est de même pour nous, mais nous sommes persuadés que le Galan’Tark sera plus que ravi des évolutions que la situation a connu.

Et dans le même temps il est évident que vous êtes cordialement à inviter tout expert que vous désirerez emmener avec vous lors de la visite de Camala.

De plus nous serions ravis de mener une visite de votre nouvelle colonie, et nous ne nous avancerions pas trop en annonçant que nous la mènerons personnellement. Nous sommes en effet très curieux de visiter une colonie nouvelle. Et il est, nous pensons, éminemment plus intéressant de nous présenter directement plutôt qu’au travers du prisme d’un représentant aux pouvoirs moindres. »


Voilà tous les points avaient été discuté et Tharak avait même annoncé sa présence lors de la visite officielle, tout était parfait désormais.

« Bien nous n’allons pas plus occuper votre temps, car nous supposons qu’il est aussi précieux pour vous que pour nous. De plus les ambassadeurs n’ont guère l’opportunité de profiter calmement de la vie et de ce qui les entoure.

Maintenant nous aimerions vous remercier pour l’accueil que vous nous avez réservé mais aussi pour les attentions plus qu’appréciable dont vous avez fait preuve. Nous espérons plus que jamais que nos peuples pourront fraterniser et nous savons désormais qu’une telle chose n’est pas qu’envisageable mais aussi plus que profitable. »


Alors Tharak s’inclina, de la tête comme toujours, vers la gauche en signe de profond respect et s’en alla. Un grand sourire sur le visage, et déjà la tête à autre chose.



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