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 [Mission] Le goût du fer et de l'amertume.

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MessageSujet: [Mission] Le goût du fer et de l'amertume.   Mer 03 Aoû 2016, 04:47
Intervention MJ : OuiDate :  7 juin 2201 RP Tout public
Krelek Aelos ♦ Kalia T'Surek ♦ Courtier de l'Ombre
Le goût du fer et de l'amertume.



Elysium était une planète paisible et alpine. Un parfait endroit d’où les baies d’observations plongeaient sur des pis enneigés et non quelque désert de sable inhumain comme il est courant. L’endroit était parfait pour lieu de villégiature. Mais Ataan n’était pas homme à vouloir grand palace dans les Alpes extraterrestres et y avait joyeusement implanté une usine. Black Horse Food. La bien connue compagnie de nourriture fournissait une large partie de l’humanité, elle avait été le nerf de la guerre pendant de longues années. Et son hégémonie sur la fourniture des biscuits sans saveur que grignotaient les rongeurs dans les cales de l’Alliance était toujours bien présente, elle cherchait également à entendre son empire du côté des quariens.

Néanmoins, elle ignorait soigneusement Turien pour des raisons que l’on comprendra. Aux yeux de tous, Ivrancic était un connard égoïste, mais intelligent, toujours à la recherche du pouvoir et de l’argent. Le Courtier actuel hocherait sans doute la tête à cette description, et ajouterait à cette liste d’adjectif le mot : Violent. C’était définitivement l’agent parfait, aussi le voir passer probablement dans le camp adverse était des plus frustrants. Pas qu’on poursuive souvent les agents faisant défection avec tant de ferveur, mais le cas était assez préoccupant pour se le permettre cette fois-ci.

Codex avait été mis en charge vis-à-vis du cas « Varto », il était le nœud principal vers lequel les deux agents auraient à faire rapport. Ils les attendaient à l’aéroport d’Elysium, dans une navette aux couleurs neutres. Les bras croisés, le dos contre le carénage, il fixa les deux arrivants. C’était un grand Turien au visage dur, couvert de cicatrices blanches. Elles zébraient la chitine claires. Des traces de peinture noires tâchaient d'en cacher les plus laides. Il ne dit rien, leur fit simplement un signe de la main, ouvrant la porte de la navette pour y monter.


Il prit la place de pilote et attendit qu’ils soient tous deux installés. Il ferma les portes, les isolant entièrement de l’extérieur.

« Nemesis. Spyder. »

Il alluma les moteurs de la navette, les faisant chauffer à vide.

« La situation est assez simple. Je doute que Vassily ne pense un instant que nous allons chercher des informations à son propos en passant par ses entreprises. Je me suis assuré de son absence, il n’est même pas présentement sur cette planète. »

Il fit décoller la navette.

« Votre objectif est de savoir un minimum quels sont les derniers trajets du PDG de Black Horse Food. Son agenda. Les dernières planètes visitées, au minimum. Quelque chose qui nous permettra de le retracer. Ensuite, cherchez des mouvements de fonds suspects, où il envoie son argent, où le retire-t-il, subventionne-t-il des entreprises dont il n’est pas actionnaire ? »

Il parlait sans discontinuer, véritable machine. Son ton était presque militaire.

« Bref, tâchez de faire le maximum. Son entreprise est composée de plusieurs blocs. Les usines, qui représentent 80% des bâtiments et une partie est dédié à la courtoisie. Un de nos agents Galarien va entrer faire diversion dans ce bâtiment lorsque vous en aurez besoin. Le bureau d’Ivrancic s’y trouve. La meilleure façon serait d’entrer par les usines et de remonter vers le bureau si vous n’arrivez pas à trouver une console qui vous donnera accès aux informations avant. Vous ne devriez pas rencontrer beaucoup de résistance. Soyez prêt à tout, mais soyez discret, surtout.»

Il glissa un datapad vers Krelek.

« Les informations concernant Ivrancic-Vassily, rien de bien nouveau depuis votre temps. Spyder aurait peut-être besoin d’un briefing à son propos. Nous n’avons pas pu nous procurer de plans parfaits de l’usine, en particulier du bâtiment à l’avant, mais le peu que nous avons est là. Vous avez environ 30 minutes avant que nous arrivions. Si vous avez des questions, sinon, je vous laisse parler entre vous. »



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MessageSujet: Re: [Mission] Le goût du fer et de l'amertume.   Jeu 04 Aoû 2016, 19:09

    A bord d'un vaisseau de transport


    Krelek observait la surface d’Elysium s’approcher à mesure que le vaisseau s’enfonçait dans son atmosphère. Ce qui avait d’abord été un océan nuageux avait fait place à un paysage montagneux et enneigé. On disait que la planète ressemblait beaucoup à la Terre, en plus froid. Il s’agissait du genre de planète où le Drell ne voudrait pas vivre ; la neige avait beau être un phénomène qui le fascinait, n’en ayant jamais vu pendant la majeure partie de sa vie, le climat ne lui plaisait pas. Il préférait la chaleur, les régions où le soleil embrassait ceux qui s’y exposaient de sa chaleur bienveillante. Chacun son environnement.
    Dans un coin de la pièce se trouvait une Asari répondant à l’alias de Spyder. Elle allait être son collègue le temps de la mission et était, d’après Edran, très compétente dans son domaine : le piratage. Krelek ne doutait pas des propos de son employeur, mais il préférait se faire son propre avis sur la personne. Il n’avait pas vraiment discuté avec elle, d’ailleurs. Ce n’était pas qu’il n’en avait pas envie, mais il ne savait tout simplement pas quoi dire. La socialisation n’était pas sa spécialité, il s’agissait même plutôt du contraire. Ils avaient bien entendu échangé les bases de la courtoisie, discuté un peu pour se savoir à qui ils avaient respectivement affaire, mais la conversation s’était vite terminée. Le Drell était resté dans son coin, près de la fenêtre d’observation, à méditer et réfléchir sur ce qu’il pouvait bien dire à la femme. Il préférait le silence, bien entendu, mais lorsqu’il était question de travailler avec quelqu’un, il préférait qu’il y eût une bonne entente entre la personne en question et lui-même. Cela permettait une meilleure efficacité au cours de la mission.
    Puis il se posa une question : savait-elle au moins qui était la cible ? Savait-elle qui était Vassily Varto ? Avait-elle été briefée ? C’était là chose importante, l’individu en question n’était pas n’importe qui, il ne s’agissait pas juste d’un entrepreneur corrompu s’étant attiré le courroux d’Edran, il s’agissait d’une personne extrêmement dangereuse qu’il ne fallait en aucun cas sous-estimer ! Il avait été un jour l’allié de Krelek, et ce dernier avait pu être témoin de sa manière de procéder, de son pragmatisme et, surtout, de sa confiance en lui sans limite, qui le rendait très audacieux, et qui lui réussissait bien. Ne pas savoir à qui elle avait affaire pouvait coûter cher à Spyder.

    - Dites-moi, est-ce que vous savez qui est Josh Ivrancic ? demanda le Drell, brisant le silence.


    ***


    Le vaisseau atterrit enfin, après une longue descente qui avait semblé interminable à certains, mais qui avait été très rapide pour les deux agents du Courtier de l’Ombre. Pendant toute cette période, Krelek avait expliqué à sa collègue Asari qui était Vassily Varto, leur histoire, ce qu’ils avaient vécu et comment tout s’était abruptement terminé. Il lui avait clairement fait comprendre qu’il s’agissait d’une personnalité très dangereuse, le genre qu’on ne veut pas se mettre à dos. Il lui avait également parlé de l’Ordre de l’Accompli, le mystérieux organisme auquel il était à la tête, et lui avait révélé le peu qu’il savait à son sujet. Depuis son coma, peu d’informations supplémentaires étaient venu s’ajouter à la liste déjà maigre que possédait le Réseau, juste que le terroriste du nom de Machiavel avait apparemment un lieu avec, mais pas grand-chose d’autre, malheureusement. La situation était délicate, car il était évident que l’organisation préparait quelque chose, mais leurs plans restaient un mystère et cela inquiétait tout autant Edran que Krelek. Pour les trouver les réponses à la mer de questions qui s’étendaient devant eux, il leur fallait mettre la main sur Vassily Varto. C’était ce qu’ils comptaient faire. C’était le but de leur mission.
    Après de longues minutes à traverser le spatioport, à subir un contrôle des douanes, et après avoir récupéré leurs bagages – ils ne se promenaient pas en armure complète ou leurs armes, leur équipement était précieusement dissimulé dans leurs valises – comme de bons civils, le duo atteignit finalement leur destination : Codex. Il s’agissait d’un Turien marqué par la vie qu’il avait menée, au visage froid et dur. De nombreuses cicatrices parcouraient son visage. Krelek avait déjà vu son nom dans les fichiers du Réseau, il était un agent de longue date, fiable et efficace dans son travail, quoiqu’un peu buté. Il n’était donc pas un inconnu.
    L’individu les attendait devant une navette des plus banale et invita ses collègues à y entrer aussitôt arrivés. Il leur expliqua brièvement – mais non sans omettre les détails importants – le but de leur mission, ce qu’ils devaient faire et où ils devaient aller, le tout, tout en conduisant son véhicule. Il glissa un datapad vers le Drell et les informa que l’objet contenait toutes les informations disponibles sur leur cible, Vassily Varto, alias Josh « Ataan » Ivrancic.

    - Vous avez environ 30 minutes avant que nous arrivions, conclut-il, toujours aussi sérieux. Si vous avez des questions, sinon, je vous laisse parler entre vous. »

    Krelek jeta un rapide coup d’œil aux informations défilant sous ses yeux, mais n’apprit rien de spécial. Il regarda Sypder et lui dit, tout en lui tendant le datapad :

    - Peut-être que vous y trouverez quelque chose que j’ai oublié de vous dire. »











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MessageSujet: Re: [Mission] Le goût du fer et de l'amertume.   Dim 07 Aoû 2016, 19:47

La mission du mois précédent m’avait laissé un goût amer, parce qu’en dépit de mes interrogations, je fus laissée dans le mystère. Orion s’était seulement contenté de faire transmettre au Courtier les renseignements peu précis que j’avais obtenus, sans ne jamais revenir sur ces événements ni ce symbole inconnu.

Jusqu’à il y a quelques jours.

Je fus contactée et priée de me rendre aussitôt dans le Secteur Exodus, où je devais rejoindre un agent sur Tyr. Il ne m’avait jamais été difficile de me rendre là bas, cette planète abritant de très nombreux groupes industriels de toutes races. Ma couverture habituelle avec Sialys Flights me permit de me rendre au point de rendez-vous sans aucune complication. Là, j’y avais découvert un drell. Un dénommé Nemesis.

J’avais trouvé le choix de ce nom de code plutôt curieux, considérant qu’il s’agissait d’une figure féminine dans plusieurs cultures, mais peut-être le drell l’ignorait-il. Ce qui ne devait pas lui être inconnu en revanche, était certainement la symbolique du nom : la Vengeance. Un assassin ? J’en aurai confirmation plus tard. Mais le choix de ce pseudonyme devait à l’évidence représenter quelque chose de plus subtil, de plus personnel… Un sentiment familier et omniprésent ?

Ce qui me marqua également à la rencontre de l’individu orange fut la couleur de ses yeux. Je n’avais jamais fait la connaissance d’un drell aux iris rouges. Ceux-ci venaient renforcer le certain côté obscur que dégageait l’agent, dont le bras droit semblait cybernétique de ce que j’avais pu ensuite noter.

Les présentations furent brèves. Aucun de nous devions être habitués à opérer en équipe, et aucun de nous n’était de personnalité réellement loquace. Notre destination finale n’était pas Tyr mais Elysium, que l’on rejoindrait par le relais d’Exodus donnant accès à la Nébuleuse de Petra. L’entrée dans la colonie humaine ne se ferait pas sans contrôle approfondi, et il avait été plus prudent de pénétrer dans son espace au moyen d’un transporteur civil long courrier.

Le vol se passa sans là non plus trop de bavardages, nous contentant d’une conversation uniquement professionnelle durant laquelle Nemesis me briefa sur notre cible. Il en fit un portrait précis, et je saisis bien vite pourquoi. Le drell avait vraisemblablement déjà eu affaire à l’individu, et j’espérai que son passif avec lui ne nous porterait pas préjudice... Notre cible me fut présentée comme le PDG de cette fameuse Black Horse Food, et suspecté d’être à la tête de l’Ordre de l’Accompli, une sombre organisation aux motifs inconnus mais aux moyens démesurés. Ce que j’avais pu juger par moi même sur Haratar... Les revenus du groupe industriel d’Ivrancic servaient certainement de source de financement de l’Ordre. Nemisis insista particulièrement sur la dangerosité de l’individu, ce dont je pris bonne note.

Arrivés sur Elysium, nous nous mêlâmes à la foule de voyageurs pour les contrôles d’entrée sur le territoire, parvenant à passer dans les mailles du filet avec nos bagages à double fond. Habillée en parfaite touriste venue profiter des réputées stations de sport d’hiver locales, ma fausse identité de Livia T’Zanik avait parfaitement fait l’affaire, et bien vite, nous avions rejoint le lieu de rendez-vous que nous avait fixé un certain Codex. Un imposant turien, au visage marqué par la violence. Mais aucun de nous nous ne poserions la moindre question. Nemesis semblait de toute façon déjà le connaître, à en juger les paroles du turien par la suite... Je me demanderai d'ailleurs ce qu'il sous entendrait par « depuis votre temps »...

Il nous fit embarquer dans une navette sans aucun signe distinctif, et après avoir posé mes affaires à l’arrière, je rejoignis l’avant pour prendre place sur l’un des sièges passager du cockpit. Codex se lança alors dans un court mais concis briefing, nous expliquant les objectifs de notre mission tandis qu’il faisait décoller l’appareil. Nous devions bel et bien enquêter sur Ivrancic : découvrir ses derniers trajets, et fouiller sa comptabilité. Le Courtier cherchait visiblement par ce biais à remonter jusqu’à l’Ordre en vue de savoir ce qui y était financé, et où se cachait son quartier général.

Tout en écoutant attentivement Codex, j’observai la planète à travers la baie vitrée du cockpit. Il ne m’avait pas souvent été donné de me rendre sur des territoires enneigés, et quand bien même ma concentration se trouvait focalisée sur les informations données par le turien, je ne pus m’empêcher d’admirer la vue. Jusqu’à ce que le drell me tende un datapad que je consultai aussitôt.

Je n’y trouvais rien de plus que ce que mes deux contacts m’avaient déjà dit, et fis donc signe à mon équipier que tout était clair pour moi de ce côté là.

Toutefois des choses restaient à clarifier.

- « Quel type de diversion peut nous procurer votre galarien ? Quant à infiltrer un complexe pareil, je doute qu’une asari et un drell passeront inaperçus dans une zone industrielle d’une colonie humaine. Nous allons devoir observer les sécurités en place là bas, mais il m’est d’avis que le meilleur moyen de pénétrer dans ce type de structure et d’avoir un maximum d’accès, ainsi qu’une bonne raison d’être sur place, est probablement de se faire passer pour deux inspecteurs des services d’hygiène alimentaire. Les contrôles dans ce type de milieu se faisant de manière ponctuelle, et les entreprises ne pouvant s’y opposer sous peine de lourdes sanctions, cela nous ouvrirait les portes des usines. Une fois dedans, nous pourrions faire assez facilement notre chemin jusqu’au bureau de la cible. Pour ça, il nous faudrait deux cartes professionnelles, ainsi qu’un ordre d’inspection. Du moins ce n'est qu'une suggestion pour renter, si vous aviez autre chose en tête... » fis-je finalement en m’adressant tout aussi bien au turien qu'au drell assis à côté de moi.






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MessageSujet: Re: [Mission] Le goût du fer et de l'amertume.   Mar 23 Aoû 2016, 04:26


Au bout de trente minutes, la navette trouva un espace assez grand pour pouvoir se poser. Au sommet d’une montagne qui surplombait la vallée où était logé le complexe-usine, Codex fit un atterrissage prudent. Une fois celui-ci effectué, il se retourna vers les deux agents et les jaugea du regard tandis qu’ils réfléchissaient tous deux. Codex était Lieutenant du Courtier depuis un long moment, il avait été le premier nommé dès la nouvelle prise de pouvoir. Veilleur dans l’âme, il était avant tout un individu qui parlait peu et faisait beaucoup.

Kalia T’Surek, nommé Spyder, était là pour être la force stratégique du trio. Il était la force tactique et Krelek était ici dédié à être une force de frappe. Il se retourna vers eux en leur jetant des manteaux sur les sièges près d’eux. À cette altitude, il n’y avait rien d’agréable à ramper dans un banc de neige.

« Le galarien représentera des mercenaires intéressés par l’achat de provisions pour fournir leurs escouades. Il peut distraire certaines personnes, provoquer un accident au cours de sa visite est également possible.   »

Il se glissa entre les deux agents et ouvrit un compartiment d’où tombèrent des lunettes de précisions et des paires de jumelles à vision thermique.

« L’idée du personnel d’inspection est intelligente, nous pouvons vous fournir des faux papiers sans trop de problèmes. Surcharger les administrateurs entre un client et des inspecteurs est un bon moyen de relâcher leur attention vis-à-vis de vos faits et gestes. Le troisième agent peut vous libérer la voie par l’incident une fois que vous serez en place. »

Il ouvrit finalement la porte de la navette pour en sortir, invitant les deux agents à le suivre. L’usine était bien visible depuis leur position. Un gros bloc de métal qui sortait de terre. Des caméras étaient placées aux entrées et aux sorties de manière classique. Il n’y avait pas de garde particulière, seuls des méchas passaient sporadiquement, leur course bien établie. Sans doute plus pour éloigner les animaux sauvages qu’en cas d’une quelconque attaque. Codex posa son pied contre un morceau de roche qui émergeait de la neige, il fixait l’endroit à travers les jumelles.

« La mission devrait être vraiment simple. Seule l’étape finale, si vous n’arrivez pas à hacker le système, sera la plus difficile. »

HRP : Hola ! À partir d’ici, je ne vais plus intervenir avant que vous n’infiltriez l’usine. Avancez à votre rythme, je vous fais confiance pour m’envoyer quelques MPs en cas de soucis !





L'esprit ne pourrait pas vivre sans se rallier aux fictions de la logique.
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MessageSujet: Re: [Mission] Le goût du fer et de l'amertume.   Jeu 01 Sep 2016, 00:06


    Au sommet de leur colline, les trois agents du Courtier de l’Ombre avaient une vue plongeante et avantageuse du complexe industriel de Black Horse Food. Avec le bon matériel, il était possible de faire des observations utiles qui leur serviraient beaucoup lors de leur mission. Le seul bémol à l’affaire : le froid. Krelek était habillé de manière à supporter les basses températures de cet environnement alpin, mais même avec la meilleure des vestes thermiques, à rester immobile, il était vite fait de greloter. Les Drells avaient évolué pour s’adapter à un climat aride, ils supportaient avec aise la chaleur étouffante des déserts. En contrepartie le froid leur était impitoyable et ils étaient sensibles, plus que d’autres espèces. Le chasseur de prime ne faisait pas exception à la règle et n’attendait qu’une chose : trouver un abri bien chaud et quitter les étendues enneigées qui lui gelaient les pieds.
    Cependant, cela n’était pas prévu dans l’immédiat. Il leur fallait étudier leur terrain de jeu, connaître les rondes des gardes, les différents quarts et estimer les effectifs présents dans les usines. Et c’était exactement ce que Spyder avait prévu. Etant la tête pensante et le stratège du trio, c’était elle qui qui établissait les plans d’action, et le premier qu’elle établit fut celui d’une analyse en profondeur du complexe s’étendant dans la vallée qu’ils surplombaient. Codex avait le matériel et Krelek avait la mémoire pour sauvegarder toutes les informations qu’ils tireraient de leurs observations. Il ne restait plus qu’à passer à l’action. Le Drell grogna silencieusement à l’idée de rester plus longtemps dans la neige. C’était un état de l’eau qui était agréable à observer, mais qui n’était pas à sa convenance à cause du froid qui allait avec.


    ***


    - Enfin ! s’exclama Krelek en entrant dans la planque qui leur servirait de base d’opération. J’ai cru qu’on allait geler. »

    Il se jeta sur un vieux canapé qui trainait dans la pièce. Cette dernière avait été conçue pour abriter des agents du Réseau en opération sur Elysium lors de leurs missions sur la planète et ses alentours. Il y avait tout le nécessaire pour que l’on pût y vivre quelques temps : un espace de détente se limitant à un sofa et un holo-écran de télévision, une cuisine rudimentaire, une salle de bain et des lits de camps, pliés dans un recoin. La température n’y était pas à proprement parlé chaude, mais elle était nettement plus élevée qu’à l’extérieur, au grand bonheur du Drell, qui avait eu du mal à dissimiler ses grelottements. Il n’y avait pas de décorations, pas de peintures, rien qui pût rendre les lieux quelque peu chaleureux, mais ce n’était pas là le but recherché : ceux qui en faisaient usage y vivaient afin d’accomplir une mission, et non pas pour s’y installer. La base avait été construite à même la roche, dissimulée aux yeux du monde, en un lieu stratégique qui permettait un accès rapide à Illyria et, par coïncidence, aux usines de Black Horse Food, qui étaient à proximité de la capitale, sans y être réellement rattaché.
    A contrecœur, Krelek se releva et décida qu’il était temps pour lui de se changer et de mettre son armure ; il était encore en tenue civile. Laissant ses deux collègues s’installer, il entra dans la petite salle de bain avec sa valise et s’équipa de son équipement, le même qu’il prenait lors de chacun de ses contrats. Il rangea ses habits, puis sortit rejoindre les deux autres agents.

    - Nemesis, lança Codex à son égard, lui tendant un badge. Votre nouvelle identité. »

    Le Drell prit l’objet et y jeta un œil, en se disant que cela avait été rapide à faire. « Varess Konos », inspecteur des services d’hygiène, 30 ans, originaire de Kahjé. Une personne somme toute ordinaire, on ne l’embêterait pas. Il fallait espérer que personne ne lui posât de question sur la planète mère des Hanaris, Krelek n’en étant pas originaire, il ne la connaissait pas bien. Il ferait en sorte de faire comprendre aux trop curieux qu’il n’était pas intéressé à discuter d’autre chose que la propreté des usines de Black Horse Food.

    - Très bien, lâcha le chasseur de prime. Du coup, nous savons que le complexe est plus surveillé qu’on ne pourrait le penser, il y a plus de caméras que prévu, mais elles semblent être d’une marque bon marché facilement piratable. Et il y a des mécas. Varto ne lésine pas sur la surveillance de ses usines. »

    Il se gratta l’arrière de la tête et réfléchit un peu, avant de se tourner vers sa collègue Asari.

    - Qu’est-ce que vous en pensez, Spyder ? demanda-t-il. Est-ce que vous avez un plan ? »











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MessageSujet: Re: [Mission] Le goût du fer et de l'amertume.   Ven 09 Sep 2016, 22:48

Si le froid ne m’avait jamais trop dérangé, la douce chaleur de notre planque me fut agréable. La surveillance statique dans les hauteurs enneigées sans équipement adéquat n’avait été agréable pour aucun de nous, mais le plus frileux de tous demeurait probablement celui originaire de terres arides. Je le regardai se vautrer sur ce qui faisait office de canapé, avant de balayer les lieux du regard. L’endroit était rudimentaire, comme bon nombre de planques de l’organisation même s’il m’avait été donné d’en connaître des biens plus luxueuses.

De toute façon, nous n’étions pas là pour faire du tourisme…

Je déposai mes affaires dans un coin, puis pris place sur le sofa tandis que Nemesis s’en éclipsait. Datapad en main, je revoyai les notes que j’avais prises de notre surveillance tout en enviant le drell de sa mémoire eidétique. Les méca risquaient de poser un problème majeur si l’alerte était donnée. Nous avions dénombré ceux visibles en extérieur, et leur nombre était déjà imposant. Mais nous ignorions combien se trouvaient à l’intérieur des infrastructures…

Le problème se posait également pour les caméras. Toutefois elles m’inquiétaient moins que les méca. Je n’avais pu déterminer leur modèle. Je ne l’avais d’ailleurs jamais rencontré avant. Et sans connaissance préalable de celui-ci, neutraliser ou pirater l’une de ces machines en cas de difficulté pourrait s’avérer plus complexe que prévu en plus de nous faire perdre un temps précieux. C’était en fin de compte l’une des deux choses que je craignais, l’autre étant le degré de confiance que je pouvais placer en l’agent qui m’accompagnait. Certes, il était de l’organisation, mais je ne savais pas grand chose de lui ni de ses compétences, et il semblait avoir un passif avec notre cible. Je ne pouvais prévoir les réactions de Nemesis si nous tombions sur Varto, et ça me posait un problème. Une confrontation directe, ou un homme de Varto pouvant potentiellement reconnaître le drell, allaient nous foutre dans une situation inextricable.

Et nous finirions grillés, dans tous les sens du terme...

Même si je gardai à l’esprit ce scénario puisque mon travail consistait également à envisager le pire, je me concentrai pour l’heure à l’analyse de la meilleure tranche horaires dans laquelle opérer. Nous avions pu déterminer les rondes des mécas, ainsi que les allées et venues du personnel. J’étais d’avis que le plus intéressant pour nous serait d’infiltrer les lieux en début d’après midi.

En tant que membre des services d’inspection, nous aurions accès à un certain nombre de zones, ce qui nous permettrait de mesurer les dispositifs de sécurité en place à l’intérieur des bâtiments - et potentiellement de pirater certains d’entre eux pour la phase B de mon plan -. On nous ferait probablement faire le tour de beaucoup d’entre eux, et notre travail officiel nous prendrait l’après midi. La nuit tombant très tôt en cette période hivernale sur Elysium, l’obscurité prendrait place rapidement en fin d’après midi. Elle nous serait profitable pour alors nous rendre dans le bâtiment abritant le bureau de Varto si nous n’aurions pas trouvé d’autres moyens d’ici là, et précieuse si nous devions nous exfiltrer dans des conditions critiques. Commençant leur travail très tôt le matin, les employés seraient également moins alertes à la fin de leur journée qu’en début de celle-ci. Fatigués et pressés de rentrer, ils seraient d’ailleurs plus malléables, et peut être moins regardant sur les procédures…

Mouais, ça me semblait pas mal.

Relevant le nez dès lors que j’entendis mon nom de code être prononcé, j’aperçus Nemesis dans une tenue tout autre que celle que je lui connaissais. J’haussai un sourcil d’étonnement en le voyant tout équipé.

- « J’avais compris que vous étiez frileux, mais pas à ce point là… D’une part, votre attirail ne vous servira à rien cette nuit, car nous allons passer celle-ci ici. Mais surtout, qui dit infiltration par usurpation d’identité dit tenue appropriée. Je ne pense pas qu’ils laisseront entrer un soit-disant inspecteur de l’hygiène doté d’une telle armure et d’un pareil équipement… Nous allons devoir y aller à poils. »

J’eus un temps d’arrêt à ce commentaire. Mon enrichissement et mon emploi récent des expressions humaines me fut déroutant.

- « Enfin… Vous comprenez. » fis-je dans un léger raclement de gorge. « Il faut que nous ayons le profil, et nous serons probablement fouillés à l'entrée. D’autant plus minutieusement si ce complexe est important aux yeux de Varto. Le mieux serait de nous appuyer sur ce fameux galarien pour nous faire passer du matériel au besoin. Sinon j’imagine qu’il faudra improviser sur place. »

J'expliquai alors mon plan à celui dont j'ignorais avoir été sous ses ordres un jour. Celui pour qui j'avais déjà trahi et tué, et avec qui aujourd'hui et sans le savoir, je faisais équipe.








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MessageSujet: Re: [Mission] Le goût du fer et de l'amertume.   Dim 16 Oct 2016, 15:43


    L’Asari lâcha un commentaire sur son changement d’attirail, lui expliquant que son armure ne lui servirait à rien pour lui nuit à venir, ou encore l’opération qu’ils comptaient exécuter, non sans souligner sa frilosité. Krelek rit intérieurement. Pensait-elle lui apprendre quelque chose, ou avait-elle juste décidé d’être ce genre de coéquipier qui fait des remarques impertinentes ? Mais il la laissa parler, car elle se mit par la suite à expliquer son plan d’action, qui semblait tenir la route. Elle suggéra également de faire usage du Galarien mentionné par Codex pour récupérer leur équipement, si le besoin s’en faisait sentir. De toute évidence, elle comptait jouer la carte de la subtilité et désirait éviter toute confrontation directe avec le personnel des usines. Elle espérait sans doute pouvoir s’infiltrer dans les bureaux de Varto, obtenir ce qu’ils étaient venus chercher, et s’en aller à l’insu de tous. C’était tout à fait envisageable ; si ses compétences de piratages étaient à la hauteur de ce qu’il avait entendu sur elle, c’était une débouchée possible. Mais elle faisait bien d’avoir un plan B.

    - Je ne sais pas pour vous, Spyder, mais je n’aime pas dormir en costard, répondit-t-il de manière sarcastique, lorsque sa collègue eût fini. Je ne compte pas mener une inspection des usines de Varto avec des habits froissés par une nuit passée sur un matelas dur comme l’acier, c’est perdre sa crédibilité. De plus, je compte faire une seconde observation des usines, ce soir, pour vérifier que rien ne nous aurait échappé, et je n’ai strictement aucune intention de faire cela en tenue civile. »

    Puis il commença à faire les cents pas, en réfléchissant au plan de l’Asari.

    - Votre plan me semble tout à fait faisable, sinon, reprit-il. En explorant au préalable les usines, nous saurons localiser son bureau, et nous saurons où aller lorsqu’il nous faudra déguerpir. Bien entendu, cela est également possible en infiltrant directement le complexe, mais ce serait se compliquer la tâche inutilement et s’exposer inévitablement au danger. Il vaut mieux rester discret. Si Varto apprend que ses usines ont été pénétrées, il disparaîtra à nouveau et il sera cette fois-ci encore plus difficile à retrouver. Personne ne veut ça. Nous n’avons pas le droit à l’erreur. »

    Krelek se retourna vers le Turien, qui était bien silencieux.

    - Qu’est-ce vous en pensez, Codex ? lui demanda-t-il. Et est-ce que votre Galarien est efficace, rapide ? »
    - Vous avez raison, il n’y a pas de place à l’erreur, faites votre travail, et faites-le juste, répondit-il simplement, toujours aussi loquace. Il l’est. Si vous avez besoin de vos armes, il vous les apportera dans les plus brefs délais. Essayez juste de ne pas avoir besoin de lui. »

    Le Drell hocha de la tête. Tout était donc prêt, il ne manquait plus qu’à attendre le lendemain pour passer à l’action. Ils avaient un plan, un plan B et un objectif clair. Si chacun effectuait sa tâche correctement, la mission devrait se dérouler sans accroc. Mais de son expérience, il savait qu’il y avait toujours des imprévus ; il fallait juste faire en sorte de les réduire au silence avant qu’ils fissent du bruit. Il fallait être rapide et pragmatique. Il savait que ces deux conditions n’étaient pas un problème pour le Turien, et encore moins pour lui. Il ne pouvait être sûr pour sa collègue, mais il se doutait que si Edran lui faisait confiance, c’est qu’elle était efficace. Il savait que ses compétences en piratages étaient excellentes, il espérait qu’elles fussent suffisantes.
    Il remarqua d’ailleurs que Spyder semblait soucieuse, sans pour autant être inquiète ; quelque chose la tracassait visiblement, elle se posait des questions et paraissait être sur la défensive, bien qu’elle fît mine de rien. Elle n’était pas en confiance totale. Était-ce la situation ? La mission ? Ou ses collègues ? Ils avaient l’avantage de l’effet de surprise ; Varto ne s’attendait sans doute pas à ce que ses usines fussent ciblées par le Réseau. La mission n’était clairement pas la plus compliquée qu’avaient eu les agents présents dans la salle. Ses partenaires étaient sans doute la source de ses doutes. Ou plutôt : l’un des deux. Elle avait probablement déjà travaillé avec Codex, ou en tout cas, elle avait été en contact avec lui ; il était un agent de transmission, en contact direct avec Edran, elle avait forcément déjà interagi avec lui par le passé, d’une manière ou d’une autre. Cela impliquait donc que c’était de Krelek dont elle se méfiait. Elle avait raison, il n’inspirait pas vraiment la confiance. Et puis son passif avec Varto était sans doute une raison de plus d’émettre des réserves sur sa fiabilité. En contrepartie, il était la plus grande source d’informations sur l’individu en question et l’Ordre de l’Accompli. Sa présence était un risque nécessaire.
    L’idée de la rassurer d’une manière ou d’une autre lui traversa l’esprit, mais il se retint ; il se fichait éperdument qu’on lui fît confiance ou non. Il avait un objectif, il le remplirait. Il n’était pas là pour se faire des amis.

    - Reposons-nous, demain sera une longue journée, proposa le Drell. J’irai observer les usines cette nuit et je vous tiendrai au courant si je découvre quoi que ce soit de nouveau. »











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MessageSujet: Re: [Mission] Le goût du fer et de l'amertume.   Sam 22 Oct 2016, 18:51

Le ciel dégagé d’hier, était couvert aujourd’hui. Il était si bas en ce jour qu’il avait même fait disparaître nombre de monts alentours. Émergeait de cette épaisse couche nuageuse un filtre bleuté qui s’abattait sur la planète pour lui donner un air bien plus glaciale. Par moment, quelques rafales s'engouffraient ici et là, venant soulever dans leur sifflement la neige déposée silencieusement cette nuit. En contrebas, la scintillante Illyria vivant au rythme de ses touristes toujours plus nombreux en cette saison. On percevait de là les lumières de ses vaisseaux de transport allant et venant entre les différentes stations et points d'intérêt.

Nous étions loin de cette agitation ici. Mais peut être en provoquerions-nous bientôt…

L’heure arrivait, et avec elle, cette adrénaline qui s’installait. Nous étions prêts, et dans ma tête, tous les scénarios envisageables, mais quand bien même, il demeurait toujours cette appréhension. Ce doute de si j’avais omis un détail crucial. Cette question du “Et si” ? L’improvisation, je connaissais. Mais elle n’était pas vraiment ce que je préférais…

L’imprévu pourtant révélait parfois de belles surprises, et apportait quelquefois de belles rencontres. Pour quelqu’un qui n’aimait pas perdre le contrôle de soi ni d’une situation, je m’y retrouvais finalement là bien plus confrontée que dans mes vieilles activités… Allez savoir pourquoi je continuais là dedans… L’aspect financier ne pouvait pas être la seule raison.

Détachant mon regard bleu du panorama blanc que nous offrait le point de vue à l’entrée de la planque, je revins sur mes pas, faisant craquer sous eux cette neige fraîche que n’apprécierait probablement pas autant que moi le drell qui m’accompagnait. Le turien, lui, semblait hermétique à toute chose. Son visage toujours dur ne laissait transparaître rien de plus que la veille.

- « Allons-y. »

Acquiesçant d’un hochement de tête, Codex s’installa aussitôt à bord de la navette, puis je fis de même avec Nemesis. Le vol fut aussi silencieux que la soirée que j’avais passée avec le turien hier, lorsque Nemesis était parti planquer. Le Courtier semblait avoir formé là une fine équipe d’asociaux…

Durant le trajet, mes yeux avaient un temps admiré la vue à travers le hublot à ma droite, avant de se porter sur le badge remis plus tôt par Codex. Depuis, je fixais longuement ce prénom qui n’était pas le mien mais qui pourtant m’était aussi cher que douloureux. Je pensa à celle dont j’étais si loin, et qui était si seule. Livia aurait adoré cette planète, elle qui s’émerveillait d’un rien et qui comme moi plus jeune, rêvait de nouveaux mondes pour oublier les horreurs du sien.

C’est finalement lorsque l’approche de la Black Horse Food fut signalée par notre pilote que je redressai le regard, le portant sur le cockpit et la vue qu’il offrait. Le turien fit un stratégique survol des infrastructures pour nous permettre d’y jeter un dernier coup d’oeil, avant de finalement poser la navette sur la plateforme d'atterrissage destinée aux visiteurs. Elle se trouvait située dans une enceinte coupée du reste du complexe, qui nous serait accessible qu’après avoir passé la sécurité. Deux individus sortirent d’ailleurs du sas reliant la plateforme aux autres infrastructures, et se dirigèrent vers notre appareil. Allant à leur rencontre, Nemesis et moi quittâmes le vaisseau pour nous présenter à eux.

- « Bonjour messieurs. Livia T’Zanik et voici Varess Konos. Nous sommes inspecteurs du SHS, Services d’Hygiène et de la Santé. Nous avons été mandatés par notre direction pour un contrôle de routine de vos infrastructures et de vos denrées, afin de vérifier que votre chaîne de production respecte les réglementations conciliennes en vigueur. Conformément aux articles de l’ordonnance A-982 du 20 Mai 2171, nous avons le droit d’accéder à vos locaux, de recueillir tout document ou support professionnel tels que votre plan de maîtrise sanitaire et la liste de vos fournisseurs directs, d’interroger votre personnel, de consigner des produits jugés nuisibles ou insalubres à la santé publique, et de prélever des échantillons pour expertise. Nos actions et nos remarques seront consignées dans un procès verbal dont vous aurez une copie partielle en fin de visite. Nos conclusions vous seront remises dans un délai d’un mois dans un rapport détaillé. Toute action consistant à vouloir se soustraire à ce contrôle ou à le gêner constituerait un délit d’opposition aux lois conciliennes, qui ferait très mauvaise publicité à votre marque, en plus de vous valoir une amende particulièrement salée. Vous trouverez dans ce document les normes en vigueur, ce que je viens de vous dire et le détail de ce que risque votre entreprise et son responsable si elle n’accepte pas de se soumettre à ce contrôle. »

À cette conclusion, je tendis à l’humain me semblant être en charge le datapad dans lequel j’avais téléchargé et affiché les documents du SHS que j’avais pu dégoté et potassé la veille. Il le regarda vaguement, avant de porter son attention sur son collègue, pour ensuite s’adresser à nous, après avoir jeté un oeil à nos badges.

- « Je vais en informer ma hiérarchie, veuillez patienter un instant.»

L’individu disparut par le sas, nous laissant avec son collègue aussi loquace que Codex. Deux minutes plus tard, la porte s’ouvrit à nouveau, et il apparut sur le seuil, nous appelant à le rejoindre et à ainsi pénétrer dans le complexe.

La manoeuvre fonctionnant, notre “taxi” s’envola, nous laissant seuls avec notre couverture, et les deux mallettes de kits de prélèvement que le turien nous avait trouvé hier. Si elles faisaient artifice pour l’heure et seraient vérifiées à l’entrée, elles pourraient nous être utiles pour planquer d’éventuelles armes ou faire sortir des choses en douce...

Le plan A se déroulait comme prévu. Tout du moins, pour le moment.







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