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 Le Sommet des armées

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MessageSujet: Le Sommet des armées   Dim 31 Juil 2016, 13:51
Intervention MJ : OuiDate :  31 Juillet 2201 RP Tout public
Le Conseil ♦ Larius Malnis ♦ Arcturus Waylh ♦ Sira T'Derah
TLe Sommet des armées



Le Sommet des armées
31 Juillet 2201

Citadelle – Chambre du Conseil



L'audience du jour était à huis clos. Les questions prévues étaient épineuses, et les négociations rudes. Elles dureraient plusieurs jours, sans que le succès en soit garanti, et ce malgré l'implication du Conseil lui-même. C'était compréhensible : il a toujours été difficile d'unifier des espèces suffisamment puissantes pour se garantir leur indépendance, malgré leur obéissance à la Citadelle. Toutefois, les Conseillers estimaient qu'il était leur devoir de prendre les choses en mains, face aux événements ayant secoués la galaxie. Les attentats s'étaient multipliés, quasiment toujours avec la marque du turien surnommé Machiavel et qui restait inarrêtable, mais également par d'autres groupes encore non identifiés comme sur Haratar. Face à cette situation de crise, les différentes espèces ne semblaient pas promptes à collaborer, raison pour laquelle le Conseil désirait désormais passer aux commandes de façon plus directes qu'avec ses Spectres.

Seules les quatre espèces conciliennes avaient été conviées, cette fois ci du moins. Il était déjà suffisamment difficile de les mettre d'accord... Hélas, les galariens avaient déclinés l'invitation : conséquence du meurtre de Esheel, ils préféraient toujours garder leurs secrets pour eux, et ne partager que ceux qu'ils estimaient nécessaire. Peut-être changeraient ils d'avis plus tard, si le Sommet était un succès, et si la force créée se révélait efficace.

Les représentants, tous des hauts placés de leurs hiérarchies militaires respectives, entrèrent et prirent position. Était également présente Moryn Thymoris, spécialiste de l'affaire Machiavel, afin de répondre à toutes les questions concernant les événements ayant mené à cette réunion.

Une fois tout le monde en place, le conseiller Hackett prit la parole : « Amiraux, permettez moi tout d'abord de vous remercier de votre venue. En ces temps de défiance, il est bon de voir que la diplomatie est encore envisageable.
Permettez moi également de vous présenter Moryn Thymoris, Premier Superviseur. La Superviseur Thymoris traque Machiavel depuis déjà plusieurs années, et a en sa possession tous les rapports fais sur cet individu. Elle répondra aux éventuelles questions que nous pourrions avoir à son sujet, au cours de nos rencontres.
Les présentations étant faites, passons à l'ordre du jour. Le Conseil souhaite créer une force militaire d'intervention, inter-espèce, et mettant en commun les forces de chacune des armées présentes. Nous avons de nombreux points à étudier, à savoir : comment seraient recrutés ces troupes, à quel niveau de chaque armée, sous quel commandement, avec quelles ressources. Mais avant ceci, nous souhaitons savoir s'il y a parmi vous des opposants à cette idée, et ce que vous proposeriez dans ce cas pour résoudre les crises causées par Machiavel et l'autre groupe encore inconnu nous ayant frappé. »



____________INFOS MJ____________



Et c'est parti ! Un post d’organisation a été créé dans le sujet des missions, si besoin est ^^

Pas d'ordre spécifique pour répondre, possibilité de répondre plusieurs fois en un tour si vous le souhaitez. En fait, le déroulement est le même que dans un RP de discussion normal !
Du coup, je vous laisse la liberté sur le nombre de mots. Si vous ne les atteignez pas, c’est pas grave. Évitez quand même que ce soit systématique :p
Dans l'idéal, j'aimerai ne pas dépasser la semaine d'attente entre deux posts. Je vous fais confiance pour tenir le rythme :p Si jamais vous avez un imprévu qui vous bloque, prévenez moi ! Si vous avez également besoin de quelques précisions pour poster, n'hésitez pas à me le demander. Vous pouvez aussi me poser par MP les questions de votre réponse, j'y répondrai, vous aurez juste à intégrer les réponses dans votre post.

Bonne écriture Smile

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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Mer 03 Aoû 2016, 12:21

Le Sommet des Armées
Le Conseil - Larius Malnis - Arcturus Waylh - Sira T'Derah


Depuis un certain temps déjà l'espace Concilien subissait des attaques terroristes, souvent par un Turien du nom de Machiavel, mais aussi par d'autres groupes non connus à ce jour. Chaque gouvernement avait plus ou moins accusé les autres donc chacun se faisait la tête et essayait de régler les problèmes causés par ces attaques dans leur coins. L'Alliance, de son côté, avait mit les bouchés-doubles pour sécuriser du mieux possible son territoire. L'armée avait instauré des barrages, des contrôles réguliers et des patrouilles, le tout s'amplifiant de plus en plus vers les bâtiments clés, sujets à être des cibles d'attentats.

Seulement voilà, il fallut attendre des mois avant que le Conseil, une fois de plus, bouge le petit doigt et réclame à ce que des hauts-responsables militaires de chaque espèces conciliennes viennent à un Sommet extraordinaire, à la Citadelle. En tant que plus haut responsable militaire de l'Alliance, je me joignais à cette grande réunion comme on me l'avait demandé, en essayant de garder mes réflexions envers le Conseil pour moi.

J'avais assez rapidement rejoins la Citadelle le jour du Sommet, non pas que je fusse impatient de venir sur cette station qui accentuait les risques d'attentats envers la Terre de par sa présence en orbite, mais, le simple fait de l'avoir au-dessus de mon lieu de travail et de résidence rendait le trajet beaucoup moins long que pour d'autres amiraux, ce qui pouvait être une raison supplémentaire de la renvoyer de là où elle venait. Une corvette de l'Alliance me fit faire le trajet de Vancouver jusqu'à la station spatiale. Arrimé dessus, deux gardes du corps me suivirent jusqu'à la salle du Sommet où devait entrer uniquement les responsables militaires et le Conseil. C'est à ce moment-là que je fis partir mon escorte, avec un dernier salut à ces deux soldats. Sans surprise, j'arrivai le premier, il n'y avait que le Conseil de présent que je saluai brièvement avant de rejoindre ma place, où il était inscrit mon nom et ma fonction. De ce fauteuil, j'attendis les amiraux manquants en commençant à réfléchir au long débat qui allait probablement se mettre en place rapidement.

Lorsque tout le mont fut enfin présent, le Conseil ne perdit pas de temps et Hackett, en tant que porte-parole, commença à nous expliquer la raison de notre venu. De mon point de vue, mon ex-supérieur avait toute sa place à ce sommet, mais pas en tant que Conseiller. Mais ceci est un autre sujet.

Le Conseil souhaitait que les espèces Conciliennes s'unissent en une force militaire inter-espèce. A l'heure où des personnes semaient la terreur sur tous les territoires Conciliens, le Conseil n'avait pas trouvé d'autres idées que de rassembler des militaires de toute parts et espérer résoudre les problèmes de cette façon. Je ne le fis pas remarquer mais, je souhaitais dés lors me lever et quitter la salle tant cela me paraissait absurde. Notre espace était déjà assez en conflit indirect à cause des multiples accusations qui provenaient de toutes parts et le Conseil pensait vraiment que cela ferait plaisir à chaque gouvernement de voir des aliens débarquer chez eux sous prétexte que la Citadelle le pensait juste ? J'avais vraiment l'impression d'avoir en face de moi un mur. Un énorme mur qui n'avait encore rien apprit malgré de tous les problèmes de ces trente dernières années.

Au moment où Hackett nous posa ses questions, je ne pu m'empêcher de répondre oui et en retour questionner mon ex-supérieur. Je pris mon air sceptique en essayant de garder un ton amical.

"Conseiller, j'ai des questions si vous me le permettez. Tout d'abord, en quoi fournir des ressources militaires au Conseil va-t-il faire avancer la traque contre ce terroriste ? Le Conseil pense vraiment qu'en déplaçant des forces armées, il débusquera ce Turien alors que cela fait des années que d'autres le traquent sans vraiment y arriver ? Sans vouloir vous vexer Superviseur Thymoris. S'il ose s'attaquer à des puissances militaires comme les nôtres, il n'aura pas peur de ce que propose de créer le Conseil aujourd'hui."

Si dans mes propos, on pouvait supposer que je faisais des reproches à la politique du Conseil, de nous brider dans nos moyens armés et de vouloir encore plus nous affaiblir dans leur nouvelle idée, je voulais surtout pointer du doigt les problèmes diplomatiques de ces derniers mois. L'Alliance avait subi de graves accusations et je n'avais pas digéré cela. Cependant, j'étais là pour avoir un débat constructif avec mes interlocuteurs donc il fallait bien que je place quelques mots doux de temps en temps, leur montrer que je n'étais pas un raciste mais, un patriote prêt à tout pour défendre sa nation. Dans cette démarche, je reprenais mon discours, sans pour autant changer ma façon d'être et de parler.

"Je suis d'accord, nous devons cesser de nous accuser mutuellement et travailler ensemble pour déjouer les plans de ces terroristes, votre diplomatie envisageable comme vous l'avez soulignée. Cependant, j'insiste sur le fait que je doute qu'une armée Concilienne fasse reculer ces personnes. S'échanger des informations les concernant et surtout d'une bien meilleure manière dont c'est fait en ce moment-même, ce serait déjà une excellente avancée."

Et je n'avais pas tort sur ce point. Nous recevions des informations certes, mais parfois trop tard ou le plus souvent sans avoir suffisamment de données pour en faire quelque chose, c'est tout du moins ce qui m'était remonté à plusieurs reprises, de quoi m'énerver un peu plus quand on sait que cette menace se répand à une vitesse exponentielle depuis des mois. Et à cause de ce manque de précisions, je refusais de fournir des ressources militaires au Conseil, je me devais de protéger l'Alliance et pour ce faire, j'avais besoin de tous les soldats et tous les vaisseaux valides sur le territoire. Cette façon de penser, très protectrice, je la fis comprendre en concluant ce que j'avais à dire pour le moment.

"Comprenez par là que depuis les attentats, j'ai demandé à mon État-Major d'allouer davantage de ressources militaires à la sécurité du territoire. L'Espace de l'Alliance est vaste et nous sommes toujours en train de reconstruire notre territoire et notre force militaire. Et je pense que c'est la même chose pour beaucoup. Alors, réquisitionner des militaires pour une force Concilienne, encore une fois, je ne pense pas que ce soit la meilleure option qui soit. Et je préfère avoir toutes les forces de l'Alliance sur son territoire pour riposter à une attaque d'envergure rapidement, plutôt qu'attendre que cette force inter-espèces arrivent après l'attaque ou à la fin, quand beaucoup ont déjà péris. Je ne sais pas si vous y avez pensé mais, il n'y a pas qu'au niveau du Commandement que cela peut coincer. Toute armée, toute section, toute escouade, a besoin d'être entraînée à travailler ensemble, à chacun compter les uns sur les autres et si cela c'est déjà fait par le passé à cause d'un cas d'extrême urgence, le refaire maintenant de manière prolongée va demander du temps pour que cette force soit prête. Et justement, le temps, nous ne l'avons pas face à un adversaire qui lui est déjà prêt à frapper n'importe où et n'importe quand."

J'étais honnête à travers mes phrases c'était évident, j'étais contre cette force armée. Non pas que je ne souhaitais pas travailler avec les autres espèces, au contraire. Je pensais cependant qu'il était plus intéressant d'agir en petits groupes comme les spectres avaient l'habitude de procéder et leur fournir tous les renseignements que nous avions. Après tout, ils sont les gardiens de la galaxie, de la paix.

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Dernière édition par Arcturus Waylh le Ven 05 Aoû 2016, 21:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Mer 03 Aoû 2016, 16:08


Le Sommet des Armées


Bulle locale, Cuirassé Naerene, en orbite autour de la Citadelle.


Installée dans son siège favori, Sira relisait les détails de l'invitation du Conseil avec attention avant d'embarquer pour la navette qui l'amènerait à la réunion prévue aujourd'hui même. La demande de celui-ci de réunir des membres d’État-Major de chaque race concilienne afin de discuter de la mise en place d'une armée concilienne était une première, celui-ci s'étant généralement cantonné à l'utilisation de Spectre pour maintenir la paix et faire respecter la loi, mais peut-être que le contexte avait changé…

Les asari avaient presque retrouvé leur superbe d'avant-guerre, et si planètes et colonies nécessitaient encore quelques réparations, leurs flottes étaient revenues à leur état original, ce qui n'était pas le cas de toutes les autres races qui seraient présentes aujourd'hui. En tant qu'Amirale, Sira s'était vue accorder toute latitude pour négocier ce nouveau tournant dans la politique galactique, avec pour instructions toutefois de veiller à ce que les Républiques ne se trouvent pas lésées dans le processus.

Cette réunion au sommet était la première mission qui lui avait été assignée avec autant d'importance sur l'échiquier complexe que formaient les rapports de force entre les différents gouvernements, et serait la première à laquelle les asari participeraient activement depuis un moment, celles-ci ayant décidé de ne pas se mêler du remaniement de Farixen, pour ne pas raviver des tensions qui auraient pu exister quant à leur attitude pendant la guerre. Elles s'étaient contentées d'assurer à la Conseillère Tevos leur soutien dans les décisions qui seraient prises, et, Sira s'en doutait, de lui glisser quelques instructions officieuses en même temps.

La situation était différente cette fois, et l'Amirale comptait montrer au Conseil et aux autres représentants que les Républiques étaient prêtes à reprendre leur rôle de conciliatrices et, même si c'était là un désir plus personnel, de guide vers une plus grande collaboration.

L'alarme de ses quartiers retentit doucement, signe qu'il était temps pour Sira de se rendre à la réunion. Celle-ci déposa son arme sur la table basse avant de partir, sachant qu'elle n'en aurait pas besoin aujourd’hui et préférant éviter de passer pour une va-t-en guerre dès son arrivée, lorsqu'on ne manquerait pas de lui demander de laisser celle-ci au placard. Et de toute façon, elle disposerait d'une escorte personnelle sur le chemin jusqu'à la Chambre du Conseil.


Chambre du Conseil, 30 minutes plus tard.



Devant la porte qui la conduirait là où se déroulait la réunion, Sira donna l'ordre à son escorte, deux Chasseresses triées sur le volet et sous ses ordres depuis un moment déjà, de rester dans les parages et de la contacter si elles devaient remarquer des mouvements suspects. Après tout, et même si la sécurité dans la Citadelle devait avoir été renforcée vu les événements, ce ne serait pas la première fois qu'une organisation terroriste tenterait de prendre le contrôle de celle-ci, et l'Amirale préférait savoir que ses soldats assuraient ses arrières en temps de crise.

En entrant dans la chambre du Conseil, Sira remarqua que le représentant de la Terre était déjà à sa place, ainsi que les Conseillers et une autre personne dont l'allure lui faisait dire qu'elle devait être un membre du SSC.

L'asari salua poliment les différents membres présents avant de prendre sa place, à la droite d'Arcturus Waylh, Chef d’État Major des armées de l'Alliance. Au moins, les humains prenaient cette réunion au sérieux, ce qui était un bon début pour les négociations, pensa-t-elle. Elle ne savait de lui que ce que les dossiers officiels mentionnaient, à savoir qu'il avait connu son ascension suite à la mort de presque tous les haut-gradés humains. L'idée que l'officier devant elle pourrait ne pas vraiment mériter sa place avait quelque chose pour déranger l'asari, mais elle préféra juger l'homme par lui-même avant de se prononcer à son sujet. Et puis, elle devait elle aussi son grade actuel à la mort de ses supérieurs, dans une certaine mesure.

Lorsque l'amiral turien se présenta et prit place, ce fut au tour du Conseil, représenté par son représentant humain, de prendre la parole. Il présenta brièvement la Superviseur Thymoris, ainsi que la raison de sa présence aujourd'hui.

Lorsque Waylh fit part de ses doutes quant au projet de force armée commune, Sira écouta ses arguments attentivement. La position de l'Alliance ne faisait aucun doute, lorsqu'on l'écoutait parler. C'était prévisible, surtout après les accusations turiennes quant à une implication humaine dans les attentats de Palaven, cependant Sira s'était attendue à un peu plus d'ouverture d'esprit. Visiblement, la bataille était loin d'être gagnée pour le Conseil.

Une fois qu'il eut terminé d'objecter, Sira se racla la gorge avant de prendre la parole :

« Si vous me permettez… En tant que représentante de l'armée asari, je ne peux qu'être d'accord avec les propos de l'Amiral Waylh quant à la mauvaise qualité des informations qui ont pu être échangées ces derniers mois, et je ne parle pas uniquement du cas Machiavel. Les tensions entre nos différents gouvernements ont atteint un pic depuis c.es événements, mais elles existaient déjà auparavant. Il devient effectivement primordial de faire en sorte que nos relations redeviennent aussi harmonieuses que possible, mais cela est l'affaire de nos gouvernements respectifs. »

Evidemment, il fallait un premier pas pour remettre tout ça en ordre, et cette réunion serait peut-être la pierre angulaire qui guiderait les races conciliennes vers une collaboration optimale. Sira soupçonnait d'ailleurs que la création de cette force commune avait justement cet objectif derrière la tête.

« D'un point de vue tactique maintenant, et à supposer que nous avons tous ici présent le pouvoir de conclure un accord, nous devrions pouvoir réussir à améliorer cet échange d'information, en guise de bonne volonté et de rapprochement. Je ne suis toutefois pas d'accord quant à l'inutilité d'une force concilienne, qui est pour moi tout à fait pertinente, surtout dans la situation actuelle. Vous parliez de travailler ensemble, Amiral, et il me semble qu'il s'agit là d'une occasion parfaite de le faire. Bien sûr, les détails de la création de cette… Armée concilienne, appelons la comme ça faute d'autre chose pour l'instant, doivent être débattus, de même que la définition de ses missions, son pouvoir en territoire souverain de chaque espèce, mais c'est pour moi un premier pas vers cette collaboration que vous appelez de vos vœux. Les Républiques soutiennent donc la proposition du Conseil, du moins dans son idée générale et jusqu'à ce que nous ayons négocié les détails de cette création. »

Sa déclaration principale étant faite, Sira pouvait maintenant passer aux vrais problèmes qui toucheraient sans doute ce huis-clos, et qui promettaient des débats houleux et de longs discours.

« Vous avez cependant raison, Amiral, sur la question des moyens et du temps qui seront nécessaire pour qu'une armée concilienne voie le jour, et qu'elle soit opérationnelle. Je suis sûre que nous reviendrons sur ces dispositions plus tard, si l'idée est adoptée, mais entre temps… Nous devrions également établir un plan d'action commun contre ces terroristes, au moins temporairement. Et je ne parle pas uniquement de Machiavel. Même si les Républiques n'ont pas été touchées directement par ses actions, nous sommes très préoccupées par son existence, et sommes disposées à établir les termes d'une action commune pour l'arrêter définitivement. Mais il ne faut pas oublier que d'autres menaces terroristes demeurent, même si elles sont actuellement moindre, et j'insiste pour que ce plan d'action comprenne également des mesures pour favoriser l'éradication de ces organisations dans tout l'espace concilien. Il est évident que des groupes comme celui de Machiavel ou d'autres encore-l'Azur Stellaire, pour vous donner un exemple concret- utilisent nos frontières et nos tensions pour échapper à notre vigilance. Ces groupes sont souvent multiraciaux, et nos efforts doivent se concentrer sur cet ennemi interne avant qu'une autre menace ne puisse nous trouver affaiblis par leur faute, sans compter les ambitions sécessionnistes ou de renversement de pouvoir de certains d'entre eux, qui pourraient aller jusqu'à détruire notre alliance déjà fragilisée.»

Se tournant ver la Superviseur, l'Amirale lui posa la première question qui serait la première d'une longue série, à n'en pas douter :

« Superviseur, nos informations sur Machiavel sont pour le moins lacunaire, si pas quasi inexistantes, que ce soit par la faute de cette mauvaise information entre nos gouvernements ou par des secrets visiblement bien gardés, mais avez-vous une idée précise de ses effectifs et de sa force de frappe ? »

En attendant la réponse du Superviseur et de ses collègues Amiraux, Sira pianota sur son datapad pour faire apparaître le peu de renseignement que les Républiques avaient pu rassembler sur Machiavel.

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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Mer 03 Aoû 2016, 19:35

Une entrevue à huit clos devant le Conseil… Voilà bien longtemps que le vieil Amiral n’avait eu l’occasion de prendre pleinement part à une question politique. Du moins, de façon directe. Etre aux commandes de la plus importante flotte de la Hiérarchie avait ses avantages lorsque l’on cherchait à obtenir des soutiens ou même d’accorder le sien, mais là, il s’agissait bel et bien de négociations en personne. Un exercice pour lequel Larius se trouvait un peu rouillé, mais dont il avait très vite dégagé une certitude. Il aborderait ces pourparlers de la même façon qu’il manœuvrait sa flotte : avec fougue et sans mâcher ses mots, quand bien même cela devait-il lui valoir sa place ou sa tête.

Depuis trop longtemps, les politiques se faisaient de l’ombre par ambition personnelle, jouant des rouages ô combien nombreux de la société Concilienne pour faire leur beurre. Les situations complexes de Sur'Kesh et Tuchanka, ou même la succession de Primarques sur Palaven, n’étaient que les premiers symptômes d’une crise à plus grande échelle. Contraintes de suivre malgré elles, les différentes forces armées se retrouvaient empêtrées dans d’interminables procédures avant d’intervenir, ce qui leur enlevait bien vite toute efficacité. Si des mesures devaient être prises, ce que le Conseil paraissait enfin avoir compris - probablement aidé par la présence de deux chef militaires respectés en son sein -, autant que celles-ci soient drastiques…

C’est donc avec un point de vue bien tranché que l’Amiral Malnis se présenta en dernier sur place. Encadré de quelques membres de la Garde Noire et des Cabales pour sa propre sécurité, celui qui s’improvisait aujourd’hui diplomate se débarrassa très vite de son escorte pour rejoindre la place lui étant réservée. S’il gratifia d’un signe de tête respectueux les Conseillers Humain, Turien et Galarien ainsi que le chef militaire de l’Alliance en guise de salut, c’est tout naturellement qu’il ignora les deux Asaris présentes.

A croire que les vieilles habitudes et rancœurs avaient la vie dure, ce qui impacterait très certainement les propos échangés dans l’hémicycle multimillénaires…

Tout passionné et patriote qu’il pouvait être, Larius écouta d’une oreille attentive les points de vue exprimés avant le sien, lançant sur chaque intervenant un regard inquisiteur. Par ce simple exercice, l’Amiral tentait de jauger la personnalité et les convictions de chacun, comme il l’aurait fait face à tout adversaire le défiant au milieu du vide spatial. Il en ressortit très vite que Wayhl adoptait une position prudente et de défiance vis-à-vis du Conseil, ce qui lui-même pouvait aisément comprendre, tandis que la bleue se prétendant Amirale allait quasiment jusqu’à ramper au pied de l’institution suprême de la galaxie pour montrer la bonne foi des siennes. Certes, on pouvait y voir une interprétation très réductrice de la réalité, mais les grandes lignes se trouvaient là.

La dernière intervenante fit d’ailleurs les frais des convictions de Malnis, pour qui certains des mots employés par la native de Thessia se trouvaient hors de propos, et surtout mal choisis compte tenu des antécédents du dernier conflit. Le commandant de la Septième Flotte se tourna sans se faire prier en direction de la concernée, qu’il harangua d’un ton quelque peu… « motivé ».

- « Entendre une Asari parler de « secrets visiblement bien gardés » ne peut m’empêcher de crisper les mandibules. Remettre en cause les services de renseignements étrangers aux vôtres et appeler à la coopération relève de la pure hypocrisie. Qu’en est-il de cette désormais célèbre balise Prothéenne ? La place des Républiques, totalement exemptée de sanction au passage, au sein du Conseil n’est assurée que par son poids économique à l’échelle galactique, sans quoi vous auriez perdu votre siège depuis longtemps. Votre Histoire elle-même n’est qu’un tissu de mensonges. Les Galariens auraient certainement été plus utiles à ce Sommet. Saren était Turien, tout comme Machiavel, certes, mais tous ont eu à subir leurs agissements. Il en va de même pour l’Homme Trouble, ou encore ces matriarches « renégates » qui œuvrent depuis les Terminus. Tous, sauf les Républiques Asari, dissimulées derrière leur digne masque de conciliatrices. Aujourd’hui, les tensions raciales sont exacerbées, certains en tire parti, et j’avoue avoir moi-même des aprioris comme mes propos viennent de le démontrer. Mais puisqu’il faut parler coopération… » dit-il avec résignation sur la fin.

En dépit de toutes les bonnes volontés du monde, l’ambiance serait électrique tout au long de la discussion, les vieilles rancunes faisant long feu. A dire vrai, pour de nombreux Turiens, dont l’espèce révérait l’honneur et les faits d’armes, il faudrait bien plus que d’impressionnantes réserves d’ézo et des subventions allouées à la Reconstruction pour que les Asaris se rachètent. Les crédits, la vision à long terme et la prudence quasi religieuse de ces dernières ne se trouvaient plus adaptées au contexte actuel… Les gestes et l’action devaient prévaloir si elles voulaient au minimum redorer leur blason.

Cet état de fait et la portée des propos de l’Amiral furent cependant laissés à la réflexion de Sira, son « interlocuteur » se tournant en direction du Conseil pour continuer son argumentaire.

- « La Guerre Rachni, la Rébellion Krogane, l’utilisation du Génophage, l’offensive de Saren, les massacres perpétrés par les Récolteurs, la « Grande » Guerre, les évènements de Tuchanka et la guerre civile Galarienne… Des évènements aussi meurtriers que formateurs pour un Conseil qui dicte la politique de cette galaxie depuis plus de mille ans. Pourtant, la Citadelle a toujours tardé à réagir au cours de ses crises, laissant la part belle aux gouvernements ou des individus isolés pour réagir et ne se décidant qu’une fois au pied du mur. Aujourd’hui, la scène politique semble enfin tirer des leçons de tout ceci quinze années après un conflit sans précédent dans l’histoire moderne, lorsqu’une nouvelle menace apparait… En tant que Général de la Hiérarchie, le Conseiller Victus connait mon point de vue sur la question Concilienne et qui est malheureusement celui de beaucoup des miens désormais… »

Le Turien aux tatouages faciaux blancs accorda un regard éloquent à celui qui représentait son espèce depuis maintes années déjà, et qu’il fréquentait de façon épisodique lors des passages du Conseiller sur Palaven. Sans s’arrêter, il s’employa ensuite à exposer le climat régnant au sein de sa nation, un contexte plutôt semblable à celui de l’Alliance Interstellaire.

- « Si aucun membre du Conseil des Primarques n’est présent aujourd’hui, c’est pour les mêmes raisons mises en avant par mon homologue humain. Les mouvements séparatistes et terroristes ont rarement été aussi importants, les actes de rébellion et les trafics se multiplient, sans que la justice Concilienne ne puisse y remédier. Conséquence directe, les actes de répression se font de plus en plus nombreux et violents, mesures peu populaires mais nécessaires. Depuis dix années je suis témoin de ces faits au sein de ma flotte, qui sillonne les frontières de la Citadelle et la Travée pour faire respecter une paix de plus en plus ténue. Ironiquement, vous avez devant vous un Turien sceptique quant à l’avenir de cette union, mais qui la côtoie et la sert pourtant de façon quasi quotidienne à travers ses affectations. »

L'avis de Larius à propos de cette initiative militaire paraissait donc bel et bien tranché... Pas vraiment pour être honnête... Partisan d'aucun des deux extrêmes qu'incarnaient les deux autres Amiraux, Malnis serait condamné à adopter la voix du compromis. Enfin, le compromis à la Turienne en somme, du genre qui vous donne une rage de dent avant de considérer d'accepter ou non tant votre interlocuteur se montre direct et "aimable".

- « Néanmoins, si le Conseil est enfin décidé à se donner les moyens de faire ce qu’il faut… La Hiérarchie Turienne soutiendra cette prise de conscience conformément à son statut de gardienne de la Paix Concilienne depuis des siècles. Palaven et ses colonies s’avèrent donc favorables à cette initiative, à la seule et unique condition que celle-ci ne s’enlise pas à nouveau dans les contraintes bureaucratiques. Vous souhaitez voir la naissance d’une force armée conséquente et efficace ? Soit, plus de demi-mesure ! Affranchissez-là de certains points qui restent à déterminer, assignez-lui un encadrement minimal mais nécessaire pour éviter toute dérive et passer outre des questions trop contraignantes de droit Concilien ou de juridiction, et nous serons à même de participer à cet effort. Dans le cas contraire, je doute que vous puissiez compter sur la présence du moindre bâtiment ou soldat Turiens au sein de votre initiative. »

Le message à en retenir? Pas question pour les Turiens de céder la moindre ressource militaire sans obtenir des garanties sérieuses et durables. Depuis trop longtemps on s’était reposé sur leur force pour maintenir l’ordre au sein d’un espace dont même les fondations se trouvaient pourries par le mensonge… Des choses changeraient certainement au cours de ce Sommet, en bien ou en mal, il restait encore à le déterminer…
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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Ven 05 Aoû 2016, 12:51

Le Sommet des armées
31 Juillet 2201

Citadelle – Chambre du Conseil



Le Conseil écouta attentivement les différents représentants. Comme il l'avait craint, l'idée ne faisait pas l’unanimité, au contraire. L'Amiral Waylh se positionnait clairement contre, avançant des arguments raisonnés : les forces armées n'avaient pas toutes la possibilité de participer à la fondation de cette nouvelle force, et il n'était en rien certain qu'elle soit plus efficace que les puissances actuelles notamment à cause du manque d'entraînement entre militaires inter-espèces.
L'Amirale T'Derah se montrait plus enthousiaste. Elle appuyait les remarques de l'Amiral humain sur la question de la collaboration entre espèces, mais également la volonté du Conseil de créer cette nouvelle armée. Toutefois, consciente du temps nécessaire à mettre en place cette force, elle envisageait en premier lieu une collaboration entre les armées actuelles, plus ''simple'' à mettre en place. Elle achevait sa déclaration en interrogeant la superviseur Thymoris.

« Amirale, le fait est que Machiavel est plus un agent catalyseur qu'une réelle faction. C'est justement là sa force : il n'a que très peu d'hommes lui appartenant réellement, des fanatiques prêts à tout pour lui, donc difficiles à attraper vivants pour interrogatoires. La quasi totalité des troupes utilisées sont des groupes paramilitaires indépendants : mercenaires, mouvements d'oppositions aux gouvernements, ce genre de chose. Le dernier exemple en date est Ontarom, où Machiavel est parvenu à rassembler autour de lui des groupes partageant une même haine de l'Alliance, alors qu'il s'agissait d'ultra nationalistes et indépendantistes turiens, butariens et humains !
En conséquence, je ne peux donner une estimation fiable des forces de Machiavel. Toute sa dangerosité réside dans sa capacité à utiliser les dissidents existants déjà parmi nous. Aussi bien du point de vue des combattants que de la logistique et des financements. »


La turienne se tût ensuite, laissant la parole au dernier représentant, l'Amiral Malnis. Celui-ci s'était démarqué dès son arrivée par son irrespect envers les deux asari présentes. Son avis sur leur espèce était connu, mais peut-être valait il mieux un anti-asari qu'un anti-humain, à cette époque où les tensions entre la Hiérarchie et l'Alliance étaient vives, alors qu'il s'agissait des deux plus puissantes armées de la galaxie.
Et le turien se montra fidèle à sa réputation, commençant son discours par une vindicte à l'égard des Républiques. Le reste de la salle écouta sans piper mot, attendant de voir si l'Amiral en resterait là ou avancerait dans ses suggestions.
Malnis avait le mérite d'être franc : sceptique quand à l'efficacité de cette armée et de l'union concilienne en générale, mais tout de même prêt à y engager la Hiérarchie à condition que cette force soit réellement efficace. Et pour ce faire, lui donner peu de règles et beaucoup de pouvoir.
Ce fut finalement le Conseiller Victus qui reprit la parole.

« La question de la place des asari au sein du Conseil, ou des sanctions méritées suite à la guerre des Moissonneurs, n'est pas le sujet de cette réunion et a été réglée il y a des années, Amiral Malnis.
Pour reprendre sur la force elle-même, sachez tout d'abord que seules les espèces le désirant seront invitées à envoyer des troupes. Si l'Alliance estime ne pas pouvoir se le permettre, elle n'aura pas à y participer. Évidemment, dans ce même cas de figure, elle n'aura pas non plus de droit de décision concernant ces forces.
Les questions des pouvoirs accordés à ces troupes sont également à débattre, comme l'ont judicieusement fait remarquer les Amiraux T'Derah et Malnis. Cela dépend principalement du type d'hommes que vous souhaitez engager dans cette armée : le Conseil n'a pas pour objectif d'avoir une armée régulière supérieure aux armées de chaque espèce. Il s'agit plutôt de fonder une force... spéciale, appartenant au Conseil, et pouvant être envoyée partout sur le territoire concilien. Pour reprendre l'exemple d'Ontarom qu'à cité le Premier Superviseur, le Conseil n'a pu envoyer que deux agents sur place. Même en tenant compte qu'il s’agissait de Spectres, nous aurions aimé disposer de davantage de troupes pour supporter notre allié humain. C'est notamment pour ce genre d'opérations d'urgence que cette force sera utilisée.
Ainsi, si vous acceptez de partager des forces entraînées pour intervenir de manière indépendante – des commandos, en somme – il sera possible de donner d'avantages de pouvoirs à cette armée concilienne. Si ce sont des forces régulières, l'administration sera nécessairement plus lourde. »

« L'association de forces spéciales a également d'autres avantages. ». C'est la Conseillère Padroki, dernière venue au Conseil, qui prenait la parole. « Ces forces sont plus aptes à pouvoir travailler avec d'autres espèces, elles ont même souvent déjà eu l'occasion de le faire. La remarque de l'Amirale T'Derah sur le besoin de faire collaborer les armées dès maintenant est en ce sens judicieuse. Vous l'aurez remarqué, mes compatriotes ont choisi ne pas se participer à cette force commune, mais je suis convaincue que le GSI acceptera de collaborer plus directement avec vos forces spéciales. Ce serait l'occasion de faire les premiers tests sur l'efficacité de cette alliance. Faire avancer les choses trop rapidement – c’est à dire, sans prendre en compte les besoins immédiats de chacune de vos armées, comme la reconstruction des forces de l'Alliance et la défiance affichée de l'Union – ne peut pas amener à la création d'une force d'intervention réellement efficace. »

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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Ven 05 Aoû 2016, 19:42

Le Sommet des Armées
Le Conseil - Larius Malnis - Arcturus Waylh - Sira T'Derah


Le débat était lancé, prenant très rapidement une tournure de règlement de comptes. Si mes propos étaient destinés au Conseil et que l'Amirale Asari n'avait pas lancé de pique à quelqu'un dans la salle, l'Amiral Malnis, lui, fit clairement comprendre son point de vue quant à la participation des Asaris et leur place au Conseil. Ce que je comprenais parfaitement, la balise Prothéenne de Thessia aurait pu nous aider davantage et empêcher des pertes colossales si d'entrée de guerre les Républiques avaient dévoilé son existence.

J'étais clairement contre cette idée, mes collègues amiraux en revanche souhaitaient davantage voir naître cette force inter-espèces. Silencieux, j'écoutai chacun argumenter leur point de vue. L'Amirale T'Derah avait appuyer certaines de mes remarques et notamment sur l'aspect de collaboration entre nos espèces, mais elle était aussi d'accord de créer cette armée, ce qui me faisait moins plaisir que précédemment.
Malnis, outre son avis radical sur les Asaris, se montrait partisan de cette idée, sous réserve qu'elle soit efficace et surtout sans de grosses restrictions juridiques, ce qui me fit froncer les sourcils. Je n'appréciais déjà pas que les Spectres puissent vadrouiller où ils veulent alors une armée ayant le même principe m'inquiétai bien davantage. Il y a une quinzaine d'années, Saren avait faillit ouvrir une porte aux Moissonneurs en attaquant la Citadelle grâce à une armée Geth, j'avais peur de voir une armée de la Citadelle faire quelque chose du même genre ou tout du moins abuser de ses pouvoirs. Le Conseil était peut être de bons diplomates, mais question militaire, il était à la ramasse. Mon seul allié parmi eux pouvait être Hackett, à condition que je l’amène à penser comme moi, ce qui allait être peu évident, soit que je cède à l'attente du Conseil et que j'insiste sur plusieurs conditions que mon ex-supérieur serait à-même de valider.

J'écoutai Thymoris sans trop lui prêter d'attention, le cas Machiavel était certes un point important le Premier Superviseur n'apportait rien de bien intéressant à développer. Lorsque le Conseil répondit, j'analysai chacun des mots prononcés avec précautions. Ils étaient habitués aux dialogues et méfiant comme je l'étais à leur égard, je ne voulais aucun sous-entendu placés, si un mot ou une expression me paraissait suspecte j'étais près à la citer et demander une explication claire.

Premier point qui me dérangeait, la façon dont le Conseil écartait les propos de l'amiral Turien envers les Asaris. Je reconnaissais bien la philosophie pacifiste des personnes en face de moi. Je ne le relevai pas pour autant, préférant voir comment les deux amiraux allaient régler cette histoire et qui, amener mon grain de sel par la suite au besoin.

Plusieurs autres points vinrent me déranger lors des explications des Conseillers. Qu'il s'agisse de l'impuissance d'un gouvernement n'ayant pas participé à l'initiative de la force inter-espèces ou les termes de je cite, "Appartenance au Conseil". Il devait s'agir d'une force appartenant à tout le monde et pas seulement à quatre clowns se prenant pour les maîtres de la galaxie. Je n'allais pas évoquer ce point mais, j'espérai que l'un de mes deux collègues amiraux allaient le faire. Je pris la parole à la suite de la Conseillère Galarienne pour une fois encore donner mon avis sur les points abordés.

"Que les espèces ne prenant pas part à votre force n'est pas de pouvoir décisionnel dessus, c'est un fait que je peux comprendre et qui est totalement justifié. Cependant, j'espère tout de même que le Conseil ne s'en servira pas sans accord du gouvernement du territoire où elle devrait agir. Que cette armée représente les décisions militaires du Conseil est une chose et je suis certain qu'elle ne sera jamais mal employée. Mais j'estime qu'un gouvernement Concilien peut demander à ce que cette force ne mette pas les pieds sur son territoire s'il en décide ainsi, même sans y participer. Encore une fois, avec de bien meilleures sources de renseignement et un partage amélioré de ces dernières, chaque gouvernement ici présent serait capable de s'occuper des problèmes de son territoire sans soutien militaire extérieur. Ils sont plus à même de répondre rapidement et efficacement qu'une globale."

Je venais encore une fois de montrer que cette force allait être bien trop lente à répondre et qu'elle était inutile de la fonder à proprement parlé. Cependant, j'avais songé à proposer une autre approche bien plus appropriée et surtout moins encombrante en temps de paix. Fidèle à l'image que je donnai aujourd'hui au Conseil, je continuai mon discours négatif sur ce projet, en amenant doucement mon idée qui, je l'espère, allait en faire réfléchir plus d'un.

"Si avec les avis que j'ai pu entendre, je serai potentiellement prêt à changer mon opinion et accorder quelques crédits à votre idée, ce ne sera pas sans compter sur la sécurité, la certitude, de ne jamais avoir affaire à cette force Concilienne en tant qu'adversaire. Par le passé, un Spectre a soulevé une armée et a bien faillit faire débarquer les Moissonneurs avant l'heure H de 2186, sans l'intervention d'un N7 devenu Spectre très peu de temps avant ainsi que de la 5e flotte de l'Alliance qui a perdu des braves personnes et navires de qualités pour notamment sauver le Conseil.
Si les Spectres ont déjà bien trop davantage ainsi, il est hors de question qu'une armée entière ait les mêmes facilités, troupes et vaisseaux ayant des hommes, femmes et bâtiments de toutes les espèces Conciliennes, connaissant donc toutes nos forces mais, surtout toutes nos faiblesses. Certes dans tous les cas ils seraient écrasées par une attaque conjointe de l'Alliance et de la Hiérarchie, mais s'il est possible d'éviter ce genre de choses dès maintenant, je préfère jouer la carte de la sur-protection. D'ailleurs, à quel niveau se placerait les Spectres vis-à-vis de cette force ? Supérieurs ou égaux ? Vous avez mentionné la notion de force spéciale. Ne croyez-vous pas qu'il y ait assez des Spectres en tant que forces spéciales du Conseil ? Ils sont suffisamment performants pour ne pas avoir besoin de N ou encore de la Garde Noire dans votre armée.
Néanmoins, là où votre idée est intéressante est la notion qu'il y à travers cette désignation de forces spéciales qui savent collaborer entre espèces, l'expérience, les vétérans. A l'heure actuelle, beaucoup de vétérans des opérations Épée et Marteau sont toujours présents et actifs au sein des Marines et de la Navy de l'Alliance. Ils ont eu l'expérience de la collaboration inter-espèces dans une situation critique et sont des vétérans d'une époque très compliquée qui demandait un dépassement de soit à tout instant. Si la plupart sont désormais des chefs, des instructeurs, pourquoi pas choisir les meilleurs et les volontaires puis leur proposer de rejoindre une Division voire un Corps d'Armée de l'Alliance spécifique à votre initiative, qui viendrait se joindre à votre force lorsque cela serait jugé nécessaire. Et appliquer tout ce principe à chaque espèce Concillienne. Une Division voire un Corps d'Armée, préparé à travailler en collaboration avec d'autres espèces en temps voulu. En temps de paix, cette Division ou Corps d'Armée ne serait pas rattachée au Conseil et suivrait les ordres de sa hiérarchie respective. En temps de conflit, extérieur aux systèmes Concilliens ou interne hors guerre civile forcément, le Conseil lancerait un appel à chaque gouvernement qui enverrait, ou non, sa force d'intervention préparée à travailler avec d'autres espèces. Cela limiterait les risques que cette force se prenne pour la grande gardienne de la paix et cela la rendrait utile en temps de paix.
"

Le dernier point que je souhaitais aborder avant de conclure se tournait sur la composition de la flotte. Il est bien beau de posséder une armée mais, si cette dernière ne peut se déplacer, elle est inutile de nos jours. Sauf que je ne voulais pas qu'une flotte Concillienne soit de volume trop important, pour les mêmes raisons de risques que j'avais cité lorsque je fis référence à Saren. C'est d'un ton ferme que je terminai mon discours, de manière à ce que mes interlocuteurs comprennent bien qu'il s'agissait là d'un point non négociable.

"Concernant la flotte de votre force, mes conditions seraient qu'il n'y ait aucun navire lourd, tonnages légers à moyens. Rien de plus gros. Et que sa taille en nombre de bâtiments ne dépassent pas celles de la plus petite flotte militaire d'attaque Concilienne, toute espèce confondue. Cela devrait réduire les risques de trahisons."

Avec ceci, je concluais ce que j'avais à dire pour l'heure et je repris une position d'écoute. Je supposais qu'une fois encore, les amiraux allaient parler avant le Conseil, dés lors, je me tourna vers mes collègues et me préparai à réagir à leurs réponses.

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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Lun 08 Aoû 2016, 14:00

Le Sommet des Armées


Acquiesçant aux propos du Superviseur, Sira pianota quelques notes sur son Datapad, gardant l'information pour la suite du débat. Ce fut ensuite au tour de l'Amiral turien de prendre la parole, ce dont il se servit dès le début pour insulter les Républiques et remettre en cause leur place au sein du Conseil. Insulte gratuite s'il en était, et totalement hors sujet. L'Amirale se contenta de serrer les dents, préférant ne pas entrer dans un énième débat sur cette balise prothéenne et sur les décisions prises par son gouvernement de l'époque.

Sur le fond, elle était était d'accord avec la position de l'Amiral sur l'erreur que les Républiques avaient commises en conservant un pareil secret, d'autant plus en tant de guerre. Une erreur qui s'était comptée en milliers de vies perdues, mais elle ne pouvait pas accepter que l'on désire punir tout un peuple pour une décision qui n'avait pas fait l'unanimité, même parmi les haute sphères de son gouvernement, elle en était l'exemple parfait. De plus, comparer tout un peuple à deux ressortissants criminels était loin d'être judicieux en terme de sanctions à prendre, et révélait bien l'idiotie du raisonnement de l'Amiral. Cependant, faire changer d'avis un turien n'était pas chose aisée, d'autant plus quand elle avait visiblement en face d'elle un extrémiste de premier choix. Mieux valait pour l'instant se concentrer sur la raison qui les amenaient tous ici, et obtenir le résultat le plus constructif possible avec une personne de cette espèce. Peut-être finirait-il par changer d'avis, peut être pas, mais ce n'était en tout cas pas le problème ici.

Hormis sa petite diatribe aussi insolente qu'hors de propos, Malnis était toutefois ouvert à la question d'une force concilienne, ce qui pourrait jouer en sa faveur. Ses conditions étant compréhensible, ne pas brider cette force par trop de bureaucratie et de conditions qui la rendraient trop longue à mobiliser et difficile à utiliser pour qu'elle soit réellement efficace. Sira partageait cet avis dans une certaine mesure, même s'il faudrait s'assurer un certain contrôle sur celle-ci. Elle s'amusa un instant de partager l'avis d'un officier aussi intransigeant, mesurant l'ironie de la chose.

Le Conseil reprit ensuite la parole, et l'Amirale apprécia la mise au point du Conseiller turien sur la question des Républiques, qui ne manquerait pas de remettre Malnis à sa place. Il redirigea ensuite le débat sur la question de la force en elle-même, amenant la question des soldats qu'elle comprendrait et sur le caractère volontaire de la participation à cette force. Sira tiqua à l'évocation de cette dernière partie, avec laquelle elle n'était pas forcément d'accord. Elle s'apprêta à répondre avant d'entendre que Waylh avait repris la parole.

Fidèle à sa position en défaveur du sujet du jour, il émit des doutes sur la loyauté d'une telle force, et sur la possibilité d'une trahison. Questionnement justifié, mais hors de propos avec de bonnes précautions prises dès le départ. Saren était un cas isolé et extrême, il était plus qu'improbable qu'une force dont la puissance ne résiderait pas dans les capacités d'une seule personne soit une menace comparable.

Visiblement peu enclin à se séparer d'une partie de ses armées, il proposait une alternative comparable à une demi mesure, à savoir l'attribution d'un corps d'armée indépendant dans chaque gouvernement qui se mettrait au service du Conseil en temps de guerre. Si l'idée pouvait être intéressante, elle semblait hors-contexte dans le cas présent, toutefois Sira prit la proposition pour ce qu'elle était : le signe qu'il était possible de faire changer d'avis l'Amiral humain. Celui-ci conclut en proposant l'utilisation des vétérans de la Grande Guerre, et dans sa demande d'une limitation de la flotte de la future force concilienne. Sira décida de rebondir directement sur ce point.

«  Vous semblez particulièrement concerné par la notion d'une trahison dans les rangs de cette nouvelle force, Amiral, ce qui peut être compréhensible. Cependant cette inquiétude ne doit pas pour moi justifier la limitation de la puissance de celle-ci, du moins pas autant que vous semblez le suggérer. De telles limitations la rendront de facto peu utile, si bien que nous ne nous retrouverions qu'avec un nouveau coût qui ne nous apportera au final que très peu.

Tout d'abord, pour la question de la limitation de la flotte qui servira à transporter et supporter cette force, limiter sa composition à des bâtiments légers peut sembler prudent, mais enlèvera également un poids non négligeable à sa force de frappe, et donc à son intérêt. Soyons honnêtes, si nous mettons en place une sélection solide des officiers commandant ces vaisseaux et que nous y adjoignons tous des soldats fidèles et compétents, le risque ne sera pas plus grand qu'en intégrant ces propres officiers à nos flottes respectives, si ce n'est qu'une hypothétique trahison serait réprimée non pas par une seule de nos armées, mais par toutes les armées conciliennes, ce qui rend le danger bien moindre. Je me prononcerais donc plutôt pour l'intégration de tonnages plus lourds à cette flotte, ainsi que la mise en place d'un système de sélection rigoureux et une transparence complète du Conseil quant aux états de service des officiers commandants vis-à-vis de tous les gouvernements participants, de façon à ce que nous puissions prévenir une éventuelle trahison et y mettre fin dans l'oeuf. Vous évoquiez la problématique de Saren, sa trahison a eu les conséquences que nous connaissons en grande partie parce que celui-ci était protégé par son statut de Spectre, et s'en servait pour agir dans le plus grand secret. Cela ne doit effectivement pas arriver avec une force armée plus conséquente.

Je propose donc l'intégration de vaisseaux classe croiseurs à cette flotte, ainsi que d'un nombre de cuirassés qui resterait à définir. Bien évidemment, les vaisseaux affectés à cette force ne seraient pas comptés dans le quota imposé à chaque nation par le Traité de Farixen, puisque ne dépendant pas directement d'un gouvernement en particulier. Nous disposerions ainsi d'une force supplémentaire, et pas uniquement d'une simple passation de responsabilités tout en augmentant pas notre potentiel d'intervention.

Deuxièmement, votre proposition d'utiliser un corps indépendant à chaque gouvernement qui se rallierait au Conseil en temps de guerre a son intérêt, mais n'est pas vraiment adaptée au contexte actuel. Nous ne sommes pas réellement en guerre, comme vous le savez, et pourtant nous aurions besoin de plus de cohésion, et cette force pourrait en être un symbole important en plus d'avoir une réelle utilité. Cependant, votre idée d'utiliser des vétérans a un intérêt non négligeable. Ceux-ci ont en effet déjà du collaborer avec les autres espèces par le passé, et seront donc plus aptes à le refaire rapidement si c'est nécessaire. Il faut par contre prendre en compte le fait que ces vétérans ont déjà une bonne partie de leur carrière derrière eux, et qu'il ne s'agirait que d'une mesure provisoire. Pourquoi dans ce cas ne pas se servir de ces vétérans dans un rôle d'instruction de nouvelles recrues également ? Ainsi les membres de chaque race pourraient apprendre à mieux collaborer entre eux, et une solution à court terme pourrait avoir son intérêt à plus long terme.

Pour terminer sur ce sujet et avant d'en aborder les détails, je voulais revenir sur le point… Facultatif d'une participation à cette force. Je considère qu'il faut ici envoyer un message clair à tout gouvernement ou organisations qui pourrait se positionner contre l'espace concilien dans son ensemble, et pour cette raison il me semble important que toutes les espèces conciliennes, du moins celles siégeant au Conseil, participent à l'effort de création de cette force. Nous montrerons ainsi notre union et notre volonté de nous protéger mutuellement, et ce de façon unilatérale. L'absence des Galariens à cette réunion est sur ce point regrettable, mais je ne doute pas qu'ils se joindront à nous si nous nous montrons unis sur la question.
 »

Sira observa une pause avant de continuer. Elle voulait aborder plus en avant la question de la lutte contre les mouvements terroristes et extrémistes qui se multipliaient dans tout l'espace concilien, et l'intervention du Superviseur n'avait fait que renforcer sa conviction sur l'importance d'une pleine collaboration sur le sujet.

«  J'aimerais enfin revenir sur la question de la lutte contre les forces terroristes. Les informations de la Superviseur mettent en avant le fait que cette lutte doit devenir une priorité conjointe de nos gouvernements. Si Machiavel a la capacité d'unir certains mouvements terroristes dans une action commune, il ne faudra pas longtemps avant qu'il ne parvienne à devenir une menace plus importante encore. Il faut donc que nous puissions l'affaiblir à la base même de son pouvoir, en éliminant les groupes qui représentent un danger dans nos gouvernements. C'est pourquoi j'insiste pour qu'un accord de partage total d'informations au sujet de ces groupes soit trouvé, accord auquel les Républiques sont prêtes à prendre pleinement part. Nous avons compris la gravité de nos erreurs faites dans le passé, et ne désirons pas les réitérer autrement, et je suis certaine que c'est le cas pour les autres gouvernements représentés ici. Nous devrions également mettre au point les termes d'une collaboration militaire plus étroite sur le sujet, si mes collègues ici présents sont d'accord.  Je ne doute pas que le Conseil soutiendra également une telle collaboration.»

Terminant là son discours, Sira se tourna vers ses collègues, attendant leur réponse.


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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Mar 09 Aoû 2016, 15:41

Une tape sur le bout des doigts de la part de Victus pour le remettre dans le droit chemin, il fallait s’y attendre. Pour le Conseiller Turien, il convenait de garder l’image utopique d’une union concilienne toujours aussi forte. Pour avoir coordonné et dirigé les flottes de Palaven durant la Grande Guerre, Malnis savait l’ancien Primarque attaché à la notion de coopération entre les espèces. Pourtant, comme tout soldat de la Hiérarchie, l’avis du général vis-à-vis du cas Asari devait très certainement se montrer plus nuancé dans la sphère privée…

Le seul fait que Tevos ne se soit pas exprimée pour défendre les siennes un minimum trahissait le malaise qui pouvait encore régner au sein des hautes sphères politiques. Elle est celle qui fut chargée de révéler le pot-aux-roses à des alliés de plusieurs siècles, celle par qui des milliers d’années de mensonges, de duperie et une pseudo-sagesse s’envolèrent en seulement quelques mots. Pas étonnant que la politique préfère se faire discrète face à des remarques et critiques ne faisant au final qu’énoncer une vérité - un peu trop - dérangeante pour beaucoup. La Conseillère Galarienne elle-même, la plus récente arrivante au sein de l’antique administration et représentante de l’espèce la plus isolée, s’était manifestée. Ce qui pouvait en dire long sur le contexte actuel.

Le seul fait de savoir l’influence des Asaris diminuée à son strict minimum avait quelque chose de satisfaisant pour l’Amiral. Une moindre consolation à défaut d’obtenir une compensation satisfaisante. Du moins pour le moment…

L’ordre du jour étant plutôt la création ou non de cette fameuse force de frappe, qui devait révolutionner la lutte anti-terroriste et nettoyer les systèmes conciliens, Malnis se contenta de serrer les dents un long moment encore après l’intervention de son congénère. Un temps de répit suffisant pour garantir la prise de parole de ses deux homologues conviés à ces pourparlers. Comme il fallait d’ailleurs s’y attendre, les points de vue ne différaient pas spécialement du « premier tour », à ceci près que l’Alliance se décidait à lâcher un peu de lest et à considérer de prendre part à cette initiative. Pour le reste, les avis se trouvaient toujours aussi tranchés. L’humain méfiant et prudent d’un côté, au risque de se voir privé d’une grande influence si sa race ne s’imposait pas dans le projet, et de l’autre l’Asari idéaliste, un peu trop attachée à la notion de grandeur de son espèce au point de vouloir donner la part belle aux siennes dans l’instauration d’une telle mesure.

S’il devait choisir un camp, c’est sans conteste celui de Waylh que Larius se verrait rejoindre, mais les choses se résument rarement à quelque chose d’aussi simple. Une vérité encore plus flagrante lorsque l’on évoluait à un tel niveau de responsabilités qu’eux, où de nombreux enjeux se trouvent mis à nu. Non, encore une fois, le natif de Palaven ne prendrait pas spécialement parti, ne faisant qu’évoluer sur le chemin du compromis (le comble pour un Turien) selon son point de vue qu’il considérait comme le plus réaliste en ce lieu…

Dès lors que T’Derah boucla son clapet plein de belles idées à l’intérêt aussi profond que de la philosophie Butarienne, Malnis se manifesta de nouveau, apostrophant l’assemblée avec une nouvelle petite pique.

- « Vous parlez bien, Asari, mais votre vision utopique d’une armée concilienne me semble un peu exagérée, pour ne pas dire complètement hors de propos. Le rôle premier du projet envisagé ici est de prévenir et lutter contre les mouvements terroristes et dissidents qui pourraient s’en prendre et nuire aux intérêts conciliens, pas d’organiser des invasions à grande échelle. Ces groupes opèrent principalement dans les centres urbains et secteurs peuplés. En quoi un cuirassé ou un croiseur se révèleraient-ils utiles dans ce cas de figure ? Lanceriez-vous un raid sur une agglomération complète de Thessia ou de vos colonies pour un seul homme ? Les vôtres ne sont-elles pourtant pas familières des opérations commandos et de guérilla ? Car d’après vos mots, j’ai plutôt l’impression d’avoir affaire à une logique Krogan. Encore que les Krogans firent bien plus au cours du dernier conflit pour leurs anciens ennemis que nos plus anciennes alliées. Mais passons... Pour déloger un ennemi comme celui-ci, il convient d’employer des méthodes aussi détournées et complexes que les siennes, en dépit de la morale si cela s’avère nécessaire pour instaurer un climat sécuritaire. Ce n’est pas grâce au blocus d’une planète ou par le biais d’un bombardement à grande échelle que vous détruirez leurs forces et ressources. Et si par miracle cela devenait nécessaire, le schéma tactique des flottes conciliennes est plus que suffisant pour accorder un soutien lourd. En ce sens, déployer une flotte d’envergure permanente pour contrer une telle menace serait aussi coûteux qu’inefficace. A moins que le Conseil ne s’oppose plus au nettoyage systématique des Terminus, ce dont je doute fortement… » dit-il en lançant un regard interrogateur à l’encontre des quatre politiques les surplombant du haut de leur perchoir.

Conscient de l’effet que son attitude et ses mots pouvaient avoir dans un lieu si chargé d’histoire et de pouvoir, l’Amiral feignit d’attendre quelque secondes une réponse qui n’arriva pas avant de reprendre. Une énième provocation et un message à peine caché pour le Conseil en somme…

- « Sans compter que contrevenir à Farixen créerait un précédent. Or, par définition, tout précédent peut être employé à l’avenir pour contester ledit traité et remettre en cause l’ordre établi. S’il existe un cadre légal à cet égard, c’est bien pour éviter un tel cas de figure. La construction où le prêt de cuirassés en dehors du giron des forces armées propre aux différentes espèces conciliennes représente une infraction majeure à cet accord et à l’équilibre des forces dans la galaxie. Et ne me parlez pas d’amender le texte ou de le renégocier moins de deux ans après les derniers pourparlers… Quel serait le message envoyé aux autres races si les instigateurs de cette politique contrevenaient à leurs propres accords ? Des acteurs majeurs des systèmes et secteurs éloignés, comme l’Hégémonie Butarienne ou les forces Getho-Quariennes, se saisiraient de l’occasion pour augmenter drastiquement leurs effectifs. Déjà que les flottes combinées de ces derniers restent encore bien mystérieuses quant à leur état et capacités…

La Hiérarchie Turienne ne saurait en tous les cas soutenir cette initiative si elle se trouvait adoptée. J’imagine plutôt le Conseil des Primarques adresser à nos chantiers spatiaux des commandes immédiates, tant pour assurer notre rôle de principale force de maintien de la paix que maintenir l’équilibre des forces et quadriller notre espace. Une flottille, composée d’appareils rapides et versatiles en grand nombre, se révèlerait plus adaptée dans ce rôle. Escadrilles de chasseurs pour l’appui au sol, cargos armés en nombre pour le ravitaillement, navette type UT-47 pour les largages et rotations de réapprovisionnement, corvettes et frégates pour assurer la défense du tout et le transports de petites équipes et autres effectifs armés. Le tout soumis à un commandement centralisé dont il faudrait encore déterminer la composition et l’organisation pour répondre au Conseil. Ce n’est pas par le nombre ou la force brute que vous abattrez cette menace, mais par la qualité des unités engagées et en acceptant certains choix drastiques. Palaven et Ontarom l’ont démontré. »
lança-t-il d’un ton monocorde mais plein de sagesse.

Il n’était là question que d’un simple cocktail de droit concilien associé à des vérités stratégiques, mais pourtant les faits étaient là. Déjà que les risques d’une guerre entre les quatre races n’avait jamais été aussi élevé, il n’était aucunement nécessaire de déployer des moyens inutiles qui pourraient amener à une escalade supplémentaire et une nouvelle course à l’armement. Machiavel et les autres groupes assimilés représentaient certes une menace, mais rien ne justifiait de céder à la peur et faire n’importe quoi pour fournir une pseudo-réponse à ce problème. Le genre d’enseignements qu’une race aussi ancienne et à l’espérance de vie aussi importante que les Asaris devraient pourtant considérer…

Le regard froid du Turien se porta tour à tour sur ses deux principaux interlocuteurs, histoire de constater le poids que venaient d’avoir ses mots sur eux. Recherchant peut-être l’approbation de l’un et la frustration de l’autre, l’officier ne laissa rien paraitre, s’attaquant au dernier aspect jusqu’ici évoqué dans la minute qui suivit.

- « Quant à la question du recrutement… Il serait bon d’instaurer un compromis vis-à-vis des options déjà envisagées. L’instauration d’un effectif permanent, un noyau dur composé d’éléments aguerris dont les états de service parlent d’eux-mêmes pourrait s’avérer une alternative. Le fait est que par définition, les forces spéciales de nos gouvernements constituent une ressource aussi rare que précieuse. Pour remédier à la question du nombre, il serait judicieux de soumettre également les dossiers d’éléments de troupe avec un certain passif au sein de forces armées. Examinés par une commission de recrutement interne à votre projet, les profils jugés aptes se verraient alors affectés au service du Conseil. N7, Cabales, Garde Noire, les soi-disant "Chasseresses", membres du GSI… Autant de candidats valables pour former l’élite de ce nouveau corps en nombre restreint. A cet effectif permanent, dont il faudra encore déterminer le nombre, s’ajouteraient des troupes et forces ajoutées de façon temporaires au dispositif pour parer à une crise majeure ou pour une mission relevant d’une spécialisation particulière.

La question d’une hiérarchie interne à cette organisation est également quelque chose de complexe… Par soucis de simplicité et pour favoriser l’intégration de tous, mettre en place une grille équivalente à la majorité des grades et responsabilités de nos armées respectives pourrait s’avérer nécessaire. De cette façon, chacun recevrait le commandement et le rôle qu’il remplissait déjà auparavant. Un souci d’uniformité qui pourrait éviter nombre d’incompréhensions et ne faire que renforcer l’efficacité de cette force. Une telle mesure ne pourrait que rassurer les états-majors des différentes races prenant part au projet et faciliter la communication avec des acteurs extérieurs. Chaque membre se devrait au final de fournir un quota fixe de membres permanents pour montrer son engagement, ainsi que garder un droit de regard. Aidée par les services de renseignements de nos gouvernements, cette opération pourrait donner des résultats bien plus probants que des efforts simultanés mais distincts aux quatre coins de l’espace. »

Comme il fallait s’y attendre en écoutant attentivement le fil suivit par Malnis dans son argumentaire, la conclusion de son intervention se fit très vite. Une conclusion tout à fait en accord avec le caractère et la façon habituelle de faire du Turien : pas de demi-mots et une notion très pragmatique de la diplomatie…

-« Je le répète, il s’agirait avant tout d’une force d’intervention et de prévention des risques, non d’une force de dissuasion ou d’une énième armée. La Hiérarchie apportera son soutien au premier cas de figure, mais je doute qu’elle pourra cautionner l’apparition d’un nouveau bras armé aussi important que la moindre puissance galactique actuelle. »
annonça-t-il cette fois d’un ton qui sonnait très fortement comme une menace.
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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Jeu 11 Aoû 2016, 02:56

Le Sommet des Armées
Le Conseil - Larius Malnis - Arcturus Waylh - Sira T'Derah


Les réponses ne tardèrent pas à arriver. Si le Conseil restait, à ma grande surprise, silencieux, l'amirale T'Derah me fit la remarque que j'étais bien trop méfiant à l'égard de cette force et que cela allait réduire sa puissance considérablement. Et c'était parfaitement mon intention. Mon regard se crispai lorsque ses commentaires m'arrivèrent mais, par respect je finis d'écouter ce qu'elle avait à dire, ainsi que Malnis des-fois qu'il acquiesce les propos de l'Asari pour la première depuis le début du Sommet. Aussitôt après la conclusion de l'amiral de la Hiérarchie, je pris la parole pour revenir sur ma méfiance fortement engagée dans mes déclarations.

"Amiral T'Derah, en trente-deux ans de service dans l'Alliance, j'ai pu voir des choses qui font qu'aujourd'hui je serai presque capable de me méfier de mon X.O. si je ne le connaissais pas depuis plus de vingt ans. A une période comme la notre, de post-guerre galactique où chaque gouvernement s'envoie des piques à longueur de journées et que des mouvements terroristes surgissent de toute part, oui, j'ai de quoi me méfier de n'importe quelle décision et déclaration. D'autant plus que nous avons déjà eu à faire à des personnes haut-placées. Le Conseiller Udina ne peut être qu'un parfait exemple, malheureux en sa qualité d'Humain certes. Si des personnes comme lui ont pu un jour quasiment réussir à renverser le pouvoir avec des forces externes à la Citadelle et aux Conciliens, j'ai peur que la chose ne puisse encore arriver avec une force facile d'accès ayant des moyens conséquents et une connaissance parfaite de nos moyens offensifs ainsi que défensifs. Et cela n'est que la partie visible de l'iceberg concernant mes motivations à être aussi méfiant.

En toute sincérité, je pourrai très bien dire définitivement non à votre idée de force inter-espèce et quitter les lieux sans plus attendre mais, au lieu de cela je me force à être un peu plus... Conciliant ou devrai-je dire Concilien, pour le coup. Ma méfiance n'est là que pour servir l'intérêt commun de l'espace Concilien car contrairement à vos homologues d'avant Guerre, je suis honnête, je ne cache rien, dans les limites du secret défense de l'Alliance Interstellaire, évidemment. Et l'Alliance a toujours fonctionné ainsi, même lorsqu'elle était très mal vue. Je suis méfiant et par conséquent honnête mais, raisonné dans mes propos.
"

J'avais été pour le moins franc avec l'amirale Asari et certainement que cela n'allait ni plaire à l'amirale, ni au Conseil mais, peu importe je devais justifier ma méfiance et c'était chose faite dorénavant. Sujet clos, je repris le cour normal du Sommet. Les arguments exposés par chacun n'étaient pas dénués de sens, à vrai dire ils étaient tous valables dans une certaine mesure. Forte heureusement nous trouvions des terrains d'entente, principalement avec Malnis me concernant. Ses idées, sans les approfondir, en disaient long sur la personne. La Hiérarchie avait un excellent représentant militaire, nul doute qu'avec des leaders comme lui, les Turiens allaient rester la première puissance militaire pour encore bien longtemps. L'Asari quant à elle, exposait des idées intéressantes mais, pour des cas différents au notre à cette époque-là. Peut être qu'avec un Sommet comme celui-ci avant la Grande Guerre, ses idées d'armée Concilienne fixe, conséquente et puissante aurait pu aider à l'effort de guerre et éviter tous les débats politiques qu'il y avait eu.

En tant qu'amiraux de flotte, le sujet qui revenait le plus dans ce débat était la composante de la flotte inter-espèces, ce qui ne pouvait pas nous être reproché. Nous étions plus à l'aise dans le domaine de la Navy que de l'armée. Je revins rapidement sur l'intérêt de ne pas avoir de tonnage lourd dans cette flotte, sans faire d'allusion à une future trahison potentielle cette fois-ci.

"Je suis entièrement d'accord avec la Hiérarchie concernant les tonnages lourds. Des croiseurs et des cuirassés sont faits pour percer les lignes, détruire des bâtiments. En tant qu'amiraux, nous savons tous qu'ils sont lents. Et si le Conseil souhaite avoir une force d'intervention rapide pour aller aux quatre coins de l'espace Conciliens, ce serait contre-productif de disposer de tonnages lourds dans cette flotte. Je suis d'avis de la composer comme la suggérer l'amiral Malnis, c'est ce qu'il y a de plus logique et efficace. Je pense d'ailleurs que les frégates de l'Alliance de classe SN seraient parfaites dans ce rôle avec des vaisseaux Turiens et Asaris évidemment. La classe SN est dérivée du Normandy SR-2, qui lui-même dérivait du Normandy SR-1, qui fut le fruit d'une grande collaboration entre la Hiérarchie et l'Alliance, ce qui pourrait faire passer un certain message aussi. Dans tous les cas, c'est ce que je suis prêt à fournir en tant que navires, étant donné que la classe de frégate Alamo n'est plus produite pour le moment. Par ailleurs, je serai fortement intéressé pour retravailler avec la Hiérarchie dans ce domaine, Amiral Malnis. Si à l'époque, nous avons créé une merveille, je suis sûr que nous pourrions encore nous impressionner aujourd'hui.

Concernant Farixen, même si ce traité poste l'Alliance en dessous de la Hiérarchie, je ne peux que refuser de modifier ce texte. Là aussi, je suis d'accord avec l'Amiral Malnis, les conditions seraient trop lourdes.
"

Je savais bien que mon avis n'allait pas trancher le débat de la flotte mais s'il y avait bien un domaine dans lequel j'excellais, c'était la Navy. Les bâtiments de guerre étaient ma vie, mon essence. Ma fonction m'obligeait à élargir mon panel de connaissances sur les forces militaires cependant et cela me permettait de rester dans la course quant aux forces terrestres de cette utopique armée inter-espèces. Nous étions tous les trois bien renseignés et cela amenait à avoir des échanges intéressants, bien qu'un peu agressifs à certains moments. Je m'étais souvent dit, durant ce Sommet, qu'il était bon de ne pas avoir de Krogan dans la pièce. Je concluais en exposant une nouvelle fois mon point sur les réponses de mes collègues, défendant à nouveau ma vision du projet.

"Je maintiens mon avis qu'une force permanente, même minime, est inutile, sans parler d'ajouter à cela nos forces spéciales. Le Conseil dispose déjà de ce type d'unité et ce sont les Spectres. J'estime qu'en leur qualité de force d'élite de la Citadelle, il serait normal que les spectres trouvent une place dans cette force armée inter-espèces. Intégrer à ce projet des N7 serait une perte stratégique énorme et je suppose que serait pareil pour vos deux gouvernements, sans parler du GSI. Et encore une fois, une meilleure communication des renseignements sur les mouvements terroristes permettraient de mieux se protéger.

Inutile de disposer de bataillons entiers quand les renseignements circulent rapidement et efficacement. Je reste sur mon choix de disposer d'un corps prêt à travailler avec d'autres corps Concilliens, à la demande du Conseil. Le point à revoir, là-dessus nous sommes tous les trois d'accord, ce sont les communications entre services de renseignement. Vous soutenez que nous avons besoin d'une armée Concilienne et ceci en permanence. Très bien, prouvez-le moi. Si les gouvernements ayant subi les attaques avaient reçus des informations claires et précises, je suis persuadé qu'une force d'intervention locale aurait suffit à régler les problèmes, avec l'appui de leur propre force spéciale au besoin, inutile d'attendre que le Conseil valide l'envoie de la force et surtout, qu'elle arrive car croyez-moi, ce sera très long, tonnages lourds présents ou non. Votre soi-disante solution miracle inter-espèces est valable en cas de conflit avec les Systèmes Terminus, une force externe à la galaxie ou tout autre type de menace du genre, encore que cela dépendrait de la taille de sa force. Les crises actuelles ne justifient pas de déployer une force armée conjointe, pas comme elle est suggérée jusqu'à présent.
"

Je ne m'attendais pas à être forcément suivi sur ce dernier point, T'Derah rêvait d'une armée fixe et Malnis jouait sur les forces spéciales. Les idées étaient défendables et dans d'autres contextes tout à fait envisageable. Sauf qu'à cette époque, nous ne nous battions pas contre une force brute mais, contre une force discrète, réfléchie et efficace. Faire intervenir des forces spéciales auraient été intéressant par rapport à leur nombres et leur efficacité. N7, Cabales et Chasseresses auraient pu faire des miracles. Écraser les groupes par le nombre ressemblait davantage à une tactique de Krogan ou de Turien mais, avait plus ou moins la garantie d'empêcher des fuites adverses.
A ce moment-là, j'ignorai quelle idée était la bonne et en exposer d'autres avec des armées que je ne connaissais pas sur le bout des doigts ajoutait une certaine dose de complexité, d'autant que nous n'avions toujours pas parlé du Commandement. Enfin, à plusieurs reprises cela avait été évoqué mais, personne n'avait réellement creusé de ce côté, preuve que nous avions déjà suffisamment à débattre comme ça.

Tout en attendant les réponses, je pris un air penseur, ce débat allait être long et j'allais avoir besoin de café assez rapidement, cela me rappelait les réunions d'État-Major, à la différence que ma voix avait plus d'influence qu'ici.

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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Mer 17 Aoû 2016, 10:45

Le Sommet des Armées


Le turien commençait sérieusement à lui taper sur le Système, à force de se montrer insultant et condescendant. Sira connaissait bien l'âpreté de ceux-ci à chercher des conflits où il n'y en avait pas, et leur fierté par rapport à leur armée, pour avoir partagé pendant un temps la vie de l'un d'eux, mais Malnis se montrait extrême dans les deux cas. Elle avait décidé de ne pas souligner ses piques jusqu'à présent, mais il était peut-être temps de le faire, après tout… Son espèce était réputée pour sa diplomatie, mais elle n'en était pas le plus parfait exemple, ayant choisi une carrière militaire plutôt que politique.

Si les deux amiraux s'opposaient fermement à son idée d'intégrer des tonnages lourds, il y avait au moins de l'avancement au niveau de la constitution de facto de la force concilienne. Waylh se montrait toujours frileux quant à l'idée, mais il restait possible de le convaincre, elle en était persuadée. Elle attendit qu'il ait terminé de donner son point de vue avant de reprendre la parole. Son énervement transparaissait clairement dans sa voix,

« J'avais décidé de vous laisser seul dans votre petite obsession réductrice à l'égard de mon peuple, Amiral Malnis, mais l'aveuglement de vos paroles, s'il reflète réellement votre état d'esprit, va beaucoup trop loin pour le laisser sans réponse. Premièrement, notre peuple n'a pas décidé à l'unanimité de garder le secret de la balise prothéenne pendant la guerre, particulièrement au sein des forces armées où ma position me permettait déjà de connaître l'avis de certaines Amirales de l'époque. Néanmoins l'erreur a été commise, et nous en avons déjà payé le prix, quoi que vous puissiez sous-entendre à ce sujet. Que vous n'en soyez pas satisfait, c'est votre problème, que vous le fassiez savoir est votre choix, mais si vous n'êtes pas capable de passer outre vos griefs personnels, votre place ici est discutable. Vous parliez de juger un peuple entier comme on peut juger un criminel, d'après vos parallèles, on serait en droit d'attendre de quelqu'un avec des responsabilités qu'il comprenne qu'il s'agit là de deux choses différentes. Nous avons payé le prix de notre erreur comme les autres peuples pendant la guerre, quoique vous laissiez entendre, et nous avons depuis entrepris ce qui était en notre pouvoir pour raheter cette erreur après la guerre, la Conseillère Tevos en est une bonne illustration.

Deuxièmement, votre tendance à sous estimer nos forces dans votre discours, en plus d'être insultante, pose question, d'autant s'il s'agit là du point de vue turien sur la chose. Si vous vous laissez aller à sous estimer quelqu'un parce que vous ne le respectez pas, il est difficile de croire que vous pouvez encore protéger efficacement l'espèce concilienne. Comment ne pas se demander si vous ne sous estimez pas également les menaces auxquelles nous faisons face, je me le demande ?

Enfin, vous parlez de guerre qui serait proche entre nos races, laissez-moi vous rappeler que vous outrepassez non seulement vos pouvoirs en faisant de telles allusions, mais qu'en plus elles sont totalement erronées. Il a toujours existé des tensions, mais le Conseil est là pour faire en sorte que celles-ci ne dépassent pas ce stade. Vous vous dites représentatif de votre espèce, pourtant je doute que votre Primarque partage votre point de vue sur ce point. Je vous prierai donc pour garder vos craintes -ou vos rêves, pour ce que j'ai pu en entendre- pour vous même, je ne voudrais pas que vous créiez un incident diplomatique parce que vous considérez que notre peuple devrait quitter l'espace concilien. Je pourrais également vous rappeler que ceci aurait un impact catastrophique pour ce même espace, et que nous sommes au moins aussi indispensable que vous dans celui-ci, mais je suppose que vous ne l'entendriez pas.  Je vous rappellerai aussi que contrairement à ce que vous laissez entendre, bon nombre de nos soldats sont mortes durant la guerre contre les Moissonneurs, que ce soit pendant les opérations Marteau et Epée ou dans d'autres opérations, à l'intérieur et hors de nos Systèmes. Je serais ravie de vous faire parvenir nos rapports de pertes et le listing de nos opérations de l'époque, s'il est nécessaire de vous prouver-encore une fois- que notre participation à cette guerre était effective.»


Les choses étaient mises à plat, et Sira s'en trouvait satisfaite, même si elle savait que son intervention pourrait lui être reprochée plus tard, par le Conseil ou même par les Républiques. Ces dernières ne pouvaient toutefois pas s'attendre à ce qu'elle fasse preuve d'autant de patience que leur diplomate face à quelqu'un comme Malnis. D'un ton plus calme, elle reprit néanmoins le débat de façon plus constructive.

« La question d'intégrer des tonnages lourds peut effectivement paraître hors de propos dans l'état de nos connaissances actuelles, cependant il s'agit pour moi de prévenir une menace que nous ne pouvons justement pas mesurer pleinement. Comme l'a souligné la Superviseur Moryn, la force de Machiavel est de pouvoir lier différents groupes terroristes entre eux. Il est déjà difficile de juger du potentiel d'un seul groupe, leurs ressources restant, en majorité, dans l'ombre. Alors juger des moyens de ces groupes s'ils sont mis en communs, même avec une amélioration de notre partage d'informations -partage d'informations pour lequel vous n'avez pas encore donné votre accord, Amiral Malnis- serait extrêmement difficile, voire presque impossible.

Vous parliez de la menace des Terminus tout à l'heure, Amiral Waylh. On peut se demander si Machiavel n'aurait pas également la possibilité de s'adjoindre l'aide d'un groupe de cette zone, et donc le potentiel de se créer une flottille sans que nous n'en soyons informés. Cependant, je conviens que ce genre d'opérations prendrait du temps, et cette notion pourra donc être rediscutée lors d'une autre session le cas échant.

La question du recrutement de cette force semble également poser problème, aucun de nous ne désirant, et c'est compréhensible, se séparer d'une trop grosse part de ses troupes d'élite. En cela, je soutiendrai la proposition de l'amiral Malnis. Transférer un noyau dur de nos forces au Conseil afin de leur permettre d'avoir une force supplémentaire sur laquelle compter de façon immédiate, et prêter d'autres forces de qualité moindre en temps de crise. Cette solution ne serait toutefois que temporaire, et dans un objectif à plus long terme, je reviendrais plutôt sur l'idée de permettre au Conseil de recruter par lui même des soldats, inexpérimentés ou vétérans, désirant se joindre à cette force, qui seraient ensuite formés par les mêmes troupes que nous lui aurons allouée, lui permettant de développer la force conjointe sans que nous perdions les éléments d'élite de nos armées, et sans donc nous causer un dommage trop grave. Cela permettra également à nos gouvernements de montrer un soutien inconditionnel au Conseil, tout en gardant un caractère volontaire à cet engagement, celui-ci prenant sa forme au niveau de nos citoyens et plus au niveau de nos gouvernements.

Vient également la question du Commandement de cette force. A qui reviendra-t-il ? Bien entendu, aucun gouvernement ne devrait pouvoir se prévaloir d'un Commandement total de celui-ci, et sa direction devrait revenir principalement au Conseil, mais la question de la place que nous occuperons dans les prises de décision est primordiales si nous voulons obtenir un accord total de nos gouvernements sur le sujet. J'aimerais cependant avoir le point de vue du Conseil sur la question avant de me prononcer, vous devez certainement déjà avoir une idée du problème, et un moyen d'obtenir un résultat où chacun trouverait son compte.

Je terminerais en demandant un ajournement de la séance, une fois un accord trouvé, au moins sur le principe, au niveau des principaux points discutés aujourd'hui, à savoir la constitution de la flotte de soutien de la force concilienne, la méthode de recrutement de cette force, et le partage des informations, de façon à ce que nous puissions tous réfléchir aux modalités pratiques en détails, et puissions préparer les points plus… Epineux du problème, qu'il s'agisse des pouvoirs qui seront accordés à cette force ou des zones dans lesquelles elle sera autorisée à agir. »


Ayant terminé, Sira croisa les bras et se redressa sur son siège, attendant la réponse des différents interessés.


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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Ven 19 Aoû 2016, 23:57

Chacun campait encore et toujours sur ses positions en dépit de concessions ici et là. Les débats s’annonçaient donc encore longs et peut-être stériles sur certains sujets, ce qui ne laissait rien pressentir de bon pour les jours à venir. Les relations entre les différents protagonistes n’aidant pas, c’est une véritable bataille spatiale qui semblait se dessiner entre deux points ajoutés au problème déjà assez épineux d’une force inter-espèces. L’idée d’envoyer de si fortes personnalités comme représentants des différents gouvernements semblait discutable d’un certain point de vue, mais il est évident qu’il s’agissait également des individus ayant le plus à cœur l’intérêt des leurs et la préservation de ceux-ci.

Preuve s’il en est la réaction finale de l’Asari par rapport aux propos précédents du vieux Turien, qui s’empressa de tenter de mettre les choses à plat devant l’assemblée. Cette petite montée de ton venait d’être précédée par une intervention de leur homologue humain, dont le contenu global fut salué par Malnis, en dépit de leur divergence d’opinion quant à la forme finale de ce projet. Les deux militaires partageaient au final des idéaux et points de vue communs dans leur ensemble, ce qui se traduisit par de respectueux signe de tête en direction du concerné lorsqu’il s’exprimait.

On ne peut tout de fois pourtant pas en dire autant de T’Derah, dont l’écoute de chaque mot semblait coûter de gros efforts à Malnis. Sa petite levée de bouclier reçu pour unique écho une mandibule crispée chez le Turien, donc les dents acérées pouvaient aisément se faire voir pour qui était observateur. Crispation ou jubilation en notant l’état d’énervement latent qui englobait ses dires ? Difficile à déterminer, mais sans doute y avait-il un peu des deux.

L’ultime demande de l’officier des Républiques, à savoir imposer un temps morts dans les négociations poussa néanmoins le natif de Palaven à se faire entendre une ultime fois avant que le Conseil ne statut sur la demande. Une prise de parole qui pourrait lui coûter cher, il en était plus que conscient, mais dont il n’avait pas vraiment cure de toute façon.

- « Du sang et des actes, Amiral, voilà ce qui constitue, selon un vieil adage Turien, le seul remède viable pour retrouver son honneur. Vous avez choisi de donner suite à mes propos devant cette assemblée, bien, je vais donc faire de même avec les vôtres en espérant que cela mette un terme définitif à ce genre d’échanges. Que cela me coûte ma place au sein de ces pourparlers ou des miens, peu m’importe, car je sais au moins que je peux vivre sans regrets... Vous remettez en cause ma légitimité et mes compétences, laissez-moi vous expliquer comment cela fonctionne chez les miens. Responsabilité martiales et politiques vont de pair, tout comme le dévouement sans bornes à la Hiérarchie. Ces Républiques dont vous êtes si fière, ce régime égalitaire à l’ancienneté si vénérable… Pour un peuple qui élit ses dirigeants et voue un culte au savoir, à l’expérience et à la sagesse comme vous le faites, la responsabilité d’une faute de cette importance sur un tel nombre d’années lui incombe également. Que vous soyez d’accord ou non avec ce fait, c’est comme cela qu’une bonne partie de l’opinion publique considérera la chose pendant les décennies à venir.

La réaction des vôtres dans ce conflit et le soudain changement de politique amorcé à l’aube de votre destruction ne sont que le résultat d’un instinct de préservation. Une réaction propre à toutes les espèces conscientes, certes, mais qui ne sera jamais vue comme une volonté de rachat par ceux qui vous pensaient si sages. Aussi regrettables soient-elles, les pertes que vous avez pu subir durant les derniers combats du conflit ne sont que les conséquences de votre attentisme et instinct de survie, et pas d’une quelconque volonté de se racheter. Ne vous attendez donc pas à me voir verser une larme pour ces âmes, même si les informations en votre possession permirent de remporter cette guerre. Je préfère les garder pour mon fils de treize ans - disparu quelques semaines avant votre « entrée en guerre » - et dont le corps n’a jamais été retrouvé tandis que je m’obstinais à éloigner les flottes Moissonneurs du site de construction du Creuset. Je préfère les garder pour ces millions de familles Turiennes, Humaines, Kroganes, Elcors, Volus et j’en oublie très certainement. Vous souhaitez mettre en avant les sacrifices des vôtres avec ces rapports ? Très bien ! Je serai heureux de vous rendre service en leur transmettant avec toute votre amitié… Voilà qui sera pour eux une consolation sans doute intéressante et un soutien de poids pour les aider à faire définitivement leur deuil… Le soutien des Asaris… »
conclu-t-il momentanément en accentuant volontairement sur l’ironie de la chose par l’envoi d’un regard évocateur et d’un lourd silence.

Une grande partie de son argumentaire transpirait cependant de conviction et des cicatrices encore douloureuses pouvaient aisément se faire ressentir, mais il ne s’agissait là que d’une part de ce qui faisait réellement sa force. Au moins pouvait-on lui reconnaitre la puissance de ses convictions en l’écoutant attentivement… La mise au point ne s’arrêtait cependant pas là, car très vite, il reprit avant qu’on ne puisse lui demander de se modérer davantage. Une demande que le Conseil s’empresserait de faire une fois le climat de malaise et d’hostilité totalement installé entre les « diplomates ».

- « Du sang et des actes vous disais-je. Cela, vous ne nous l’avez pas montré depuis quinze années, vous abritant derrière des dons technologiques et des concessions économiques. Vos pertes subies durant cette guerre qui n’en a que le nom ne signifient rien pour ceux qui en subirent bien davantage. Tant que vous n’aurez pas montré votre volonté de saigner et agir aux côtés de vos alliés, jamais votre espèce ne retrouvera le respect qui fut le sien, il faudra vous y faire. Aussi longtemps que ces conditions ne seront pas remplies, vous ne pourrez vous attendre à recevoir un soutien inconditionnel au sein de cette galaxie. Libre à vous de considérer ces mots comme ceux d’un extrémiste aux idéaux viciés, que personne ne prend au sérieux, mais vous feriez là une erreur de jugement digne de la dernière commise par les vôtres… Je me trouve ici car comme beaucoup des miens j’ai perdu une part de moi-même dans ce conflit, je suis ici car les officiers d’expérience ayant survécu et conscients des sacrifices qu’il est parfois nécessaires de concéder sont une denrée rare. Vous devrez faire avec…

Quant à ce qui est à l’ordre du jour… Je constate que vous manquez de la clairvoyance de vos congénères pour hurler à la menace ou au risque d’un incident diplomatique. Croyez-moi, lorsque tel est le cas, mon interlocuteur s'en rend très vite compte. Mon allusion aux risques de conflit entre espèces conciliennes faisait écho au climat de suspicion ayant fait suite à l’assassinat de la Dalathrace Esheel en visite sur Palaven, et particulièrement entre l’Alliance Interstellaire et la Hiérarchie. Sans oublier l’incertitude vis-à-vis de l’isolationnisme Galarien et la guerre civile encore trop récente dont ils sortent. De même, pour ce qui est du partage d’informations. Avoir évoqué la question plus tôt en considérant le renfort de nos services de renseignements pour appuyer ce nouveau projet devrait pourtant donner une idée précise de mon point de vue sur le sujet… »


Un regard éloquent et probablement de défi envoyé à celle au caractère de varren dans un corps d’amazone plus tard, et il était reparti sur une note bien plus calme et sage cette fois-ci.

- « La question des tonnages lourds face à un tel opposant n’est pas à l’ordre du jour. Aucun groupe ne peut soutenir la charge économique et logistique que nécessite l’entretien de telles forces. Même Cerberus du temps de sa toute-puissance ne pouvait rivaliser avec une flotte concilienne déployée dans son intégralité. Et même si un tel cas de figure se présentait un jour, il existe d’ores et déjà des flottes placées sous mandat concilien afin d’assurer la sécurité de nos différents espaces. Sans compter sur nos différentes forces armées, évidemment.

Pour finir avec cette intervention qui me vaudra certainement les bons soins du Conseil, sachez que la question du recrutement d’éléments inexpérimentés est sujette à caution. Celui-ci devrait se cantonner à des militaires aux états de services déjà solides et au dévouement certain. La Citadelle dispose déjà du SSC en tant que service de police, un rôle dans lequel cette initiative ne devra pas tomber. Par conséquent, et par soucis de transparence quant à son effectif, son utilité et son efficacité, il serait plus sage de ne piocher que dans cette catégorie. Je suis néanmoins d’accord avec l’idée d’ajourner la séance. Il serait regrettable de perdre encore davantage de cette journée en vérités dérangeantes… Un temps de réflexion et d’apaisement s’avérerait bienvenue. »
Avoua-t-il enfin en adressant un respectueux signe de tête en direction des Conseillers.
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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Mer 24 Aoû 2016, 01:12

Le Sommet des armées
31 Juillet 2201

Citadelle – Chambre du Conseil



Alternant entre piques et réflexions plus sensées, les Amiraux adoptaient peu à peu un ton plus tranchant. Le Conseil laissait faire, prenant des notes à l'occasion, communiquant en son sein afin de pouvoir présenter un front uni lorsqu'il prendrait à nouveau la parole.

L'Amiral Wayhl restait farouchement opposé à l'idée d'une armée concilienne – faute de meilleur terme. Selon lui, mieux valait que chaque espèce militarisée forme des escadrons entraînés à collaborer si nécessaire, et améliorer le transfert des informations entre espèces.
Sira T'Derah était son exact opposé, militant pour la formation d'une véritable armée disposant de sa propre flotte de combat. Si l'idée pouvait se montrer intéressante, elle était loin de faire l’unanimité.
Enfin, Malnis se montrait ambigu. Favorable à une collaboration, parlant d'utiliser en priorité l'élite de chaque espèce, mais toujours après s'être permis de nouvelles piques envers les asari.

Finalement le calme revint, après que les amiraux asari et turien aient demandé un ajournement. Le Conseil se consulta, puis Tevos prit la parole.

« Avant de faire suite à cette demande, permettez moi une petite digression historique, Amiral Malnis. Sur le contexte de la décision de cacher l'existence de la balise prothéenne de Thessia.
Nous venions alors de rencontrer les Galariens. C'était la première fois que nous croisions une espèce extraterrestre en dehors de Thessia, et nous ignorions à quoi nous attendre. Hors, la première chose que fit cette espèce était de dévoiler les rapports de la Ligue Unique, organisation élitiste des siens, qui avaient déjà commencé à rassembler un nombre étonnant d'informations sur mon peuple. Nous ignorions le caractère de ce peuple à la psyché si rapide, s'il était belliqueux ou prudent. Nous savions seulement qu'il était potentiellement une menace technologique redoutable. Et face à cela, par prudence, mes prédécesseurs ont décidé de garder un avantage technologique secret, afin d'être sûre de pouvoir se défendre si l'Union se révélait agressive : la balise prothéenne.
Nous avons ensuite appris à connaître nos nouveaux alliés, qui se sont révélés très loin de nos craintes. Mais lorsque suffisamment de temps est passé pour que nous leur faisions confiance, plusieurs vies galariennes s'étaient déjà écoulées. Parler de la balise devenait... problématique.
Je ne dis pas qu'il s'agissait d'une décision loyale, honnête, ou justifiée. Mais je suis persuadée que vous comprendrez pourquoi elle a été faite : après tout, votre propre peuple s'est lui aussi assuré qu'il aurait de quoi répliquer si les krogan se rebellaient à nouveau. Et comme les Républiques, la Hiérarchie n'a jamais parlé de l'immense bombe caché sur Tuchanka, jusqu'à ne plus avoir le choix.
Et pourtant, l'amitié entre turiens et krogans est aujourd'hui réelle. Alors je vous le demande, pour le bien de l'espace concilien, de passer ici outre vos préjugés et d'aller au delà de nos erreurs passées, tout comme les krogans sont allés au delà de vos propres erreurs. Ou au moins, de débattre des questions qui nous ont réuni ici sans faire systématiquement référence au même événement. »


Le silence accueilli le discours de l'asari, qui laissa ensuite la parole à son homologue galarienne.

« Revenons maintenant au véritable sujet de notre réunion. Amiral Wayhl, vos propositions sont à mon sens parfaitement logiques. L'existence d'une force concilienne est théoriquement inutile, si les différents gouvernements échangeaient rapidement leurs informations. Mais nous savons que ce n'est pas le cas : la politique dirige ces échanges, et les relations entre espèces sont aujourd'hui mitigées. Dans ce contexte, prendriez vous la décision de délivrer des informations cruciales à vos alliés turiens, asaris et galariens ? En prenant en compte la guerre civile qu'a connu mon peuple, conséquences des décisions prisent indépendamment du gouvernement par le GSI ? Et pensez vous que le reste des hauts gradés de l'Alliance, ainsi que vos homologues de chaque espèce, agiront de la même manière ? »
« Ce Sommet n'a pas pour but de régler les différents existants entre nos gouvernements. Ce Sommet a pour but de permettre aux armées d'agir malgré ces différents. Et dans ces conditions, une force commune doit exister, ne serait ce que pour permettre aux différentes armées de communiquer des informations de haute sécurité sans que cela passe par leurs représentants politiciens.
Cette force commune peut bien évidemment prendre plusieurs formes. Il n'est pas nécessaire de disposer d'une véritable armée. Des escadrons formés à collaborer avec les autres espèces au sein de chaque armée peuvent former la majorité, voir même la quasi totalité, de ces forces. Toutefois, un minimum de troupes doit se tenir prêt en permanence, et ce minimum devra être d'autant plus efficace et polyvalent qu'il est peu nombreux.. »

« Pour répondre aux interrogations de l'Amirale T'Derah, sur la flotte mobilisée, le recrutement et les informations. Tout d'abord, nous approuvons les arguments des Amiraux Malnis et Waylh : les tonnages lourds seraient contre-productifs. Trop coûteux, et trop spécialisé sur de véritables combats spatiaux ou orbitaux. Même si la menace d'une flottille venue des Terminus se révélait vraie, il est peu probable qu'elle échappe à tous les services de renseignements à la fois. Et avec cette force commune, nous escomptons qu'aucune espèce ne sera prise par surprise par une véritable force d'envergure.
Concernant le recrutement, nous étudierons les dossiers des unités proposées pour un service permanent. Il semble plus juste qu'une pré-sélection soit faites par les hauts gradés de chaque armée, afin qu'ils puissent s'assurer de ne pas perdre une part représentative de leurs troupes. Je préconise toutefois de demander également aux soldats eux-mêmes s'ils sont volontaires : unir en un véritable corps d'armées ces hommes et ces femmes ne sera pas une mince affaire et ils devront savoir à quoi ils s'engagent.
Enfin, sur la question des informations, cette force commune sera justement l'occasion de simplifier les communications entre chacune de vos armées, et pourra également servir de canal de communication direct entre vous. »

« Je terminerai sur les points qui seront à aborder demain, et notamment le commandement de ces troupes. L'Amiral Malnis a très justement mit en avant le fait de synchroniser les grades de chaque armée afin que chaque personne garde le même. C'est une première étape, mais il faut également prendre en compte les entraînements et tactiques spécifiques à chaque espèce. Doit on privilégier certaines stratégies par rapport à d'autres, et donc donner des grades plus élevés à certains à cause de leur espèce ? Ou en créer de nouvelles, et alors à qui confier le rôle de nouveaux stratèges ? Et enfin, quels parts aurez vous dans la direction de ces troupes, vous, les états-majors conciliens ?
Prenez le temps de calmer vos esprits et de penser à ces questions. Ce dont nous parlons peut bouleverser l'équilibre concilien ; en conséquence, ce sera bien fait, ou ça ne sera pas fait.
La séance est levée. »



____________INFOS MJ____________


Coucou mes loulous !

Voici donc la suite tant attendue ^^ Si vous voulez vous rencontrer en privée avant la séance du lendemain, c'est possible. Vous pouvez également tenter de contacter un Conseiller en particulier.

Si rien de tout ça ne vous tente, vous pouvez enchaîner sur la journée du lendemain !

A bientôt:)

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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Lun 29 Aoû 2016, 15:22

Le Sommet des armées
1er Août 2201

Citadelle – Chambre du Conseil



Le Lendemain

Les Conseillers étaient déjà en place lorsque les trois Amiraux arrivèrent. Ils attendirent que tous prirent position, puis entamèrent la séance.

« Bonjour à tous. Nous espérons que la nuit vous a permis de repenser à ce qui a été dit, et à ce qui doit encore être décidé.
Pour rappel, l'ordre du jour est d'entamer la discussion sur la hiérarchie au sein de la force concilienne, et de manière générale sur son fonctionnement interne.

Mais avant cela, il convient de terminer les débats de la vieille : la composition en terme de combattants de cette force et la composition de sa flotte. Voici ce que nous proposons suite aux discussions de la veille.
La flotte ne contiendra pas de tonnage lourd. Elle sera au contraire tournée vers des vaisseaux rapides spécialisés en opération commandos, comme les corvette de classe Vigilante et les frégates de classe Fantômes. Le Conseil fournira les premiers vaisseaux de cette flotte et est prêt à financer la construction des suivants, éventuellement en les commandants auprès des chantiers navals conciliens habilités à la construction de vaisseaux de guerre.
Le Conseil approuve également l'idée de mixer une force permanente et des escadrons spécialisés. La force permanente sera principalement composée de soldats d'élites, comme le suggérait l'Amiral Malnis. Ces soldats seront sélectionnés par leurs armées respectives, et leur dossiers réétudiés ensuite par le Conseil. Les escadrons secondaires seront déterminés par chacune des armées selon ses forces et ses faiblesse, et pourront être appelés à rejoindre la force permanente en cas de situation de crise. Au vu des actuels troubles que subis la galaxie, le Conseil fera appelle à eux dès la création de cette force, et jusqu'à l'arrêt des troubles.

Les Amiraux sont ils en faveur de ces propositions ? Si ce n'est pas le cas, que suggèrent-ils comme modification ? »


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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Lun 29 Aoû 2016, 18:53

Le Sommet des Armées
Le Conseil - Larius Malnis - Arcturus Waylh - Sira T'Derah


A la suite de mon argumentation, T'Derah ne tardait pas à répliquer, principalement pour répondre à Malnis d'ailleurs. Une nouvelle fois, les deux se menaient une guerre froide au lieu de se pencher davantage sur le sujet du Sommet, ce qui commençait à m'agacer malgré mon point de vue sur les Républiques qui ressemblait quelque peu à celui de Larius.

En dehors de cela, la contre-argumentation de mes propos était aussi présente, bien que peu pertinente. Et finalement le Conseil donna la conclusion de cette journée. J'avais marqué des points chez beaucoup de Conseillers. Padroki semblait entièrement d'accord avec moi, Hackett avait tranché et souhaitait avoir une force minime et permanente avec un appui de forces temporaires au besoin. Victus, lui, saluait l'inutilité des tonnages lourds et un recrutement très filtré concernant les membres de la force. Hackett terminait enfin sur les points du Commandement et des grades, choses qui allaient être sujet à de nouveaux débats.

La déclaration du Conseil faite, chacun prient congés. Je pris la direction d'un hôtel où une suite m'avait été loué pour ce Sommet. Là-bas, je commençai à réfléchir à mon argumentation du lendemain, qui allait devoir être construite et convaincante. Je pris note aussi que la Conseillère Tevos n'avait toujours pas prit de position dans le débat, si ce n'était pour défendre les Républiques, un point qui m'agaçai et que j'allais soumettre au Conseil le lendemain. Pour l'heure, je me contentai de prendre un café, une douche et une bonne nuit de sommeil.

Le lendemain, de retour aux ambassades, le Conseil était déjà présent lorsque les trois amiraux arrivèrent. Une fois en place, Victus commençait immédiatement à résumer les faits de la veille et surtout, à proposer ce que le Conseil avait choisi de faire suite aux argumentations de chacun. Globalement, la proposition semblait tenir la route et me convenir, exception faite concernant l'armée une fois de plus. Ce détail me fit soupirer mais, visiblement le Conseil souhaitait définitivement disposer d'une force permanente et débattre là-dessus allait s'en doute être inutile et surtout vain. De ce fait, j'acceptai partiellement cette proposition mais, je ne tardai pas à répondre lorsque le Conseiller Turien eût terminé de parler, devançant mes collègues au passage.

"Suite aux conclusions d'hier et à la proposition que vous venez de faire, voici mon opinion. Je suis d'accord sur la constitution de la flotte, ça me semble logique, encore qu'ajouter des frégates de classe SN ne serait pas une mauvaise idée. La classe Fantôme est conçue pour les opérations de reconnaissance et commandos, pas pour de l'escorte ou de l'assaut rapide. La SN est rapide et peut s'avérer efficace en attaque surprise et en escorte. En disposer assurerait une protection minimale à cette flotte. Les chantiers navals de l'Alliance pourrait assurer une construction partielle de ces frégates mais, sachez qu'ils sont tous actuellement en train de reconstruire nos flottes.

Les points que j'accepte le moins dans votre proposition sont la force permanente et l'aspect élitiste. Ceci étant dit, si je ne fais pas d'efforts, je pense que personne n'en fera alors je vais accréditer des forces N3 à N5 en permanence en plus de vétérans et autres personnels expérimentés, ça leur permettra de se forger une expérience inter-espèces en plus de leurs entraînements au CFCI*. Les N1 et N2 n'étant pas suffisamment entraînés, je préfère qu'ils restent dans l'Alliance. Quant aux N6 et N7, ils seront envoyés dans les forces temporaires, leur niveaux assureront une efficacité sans faille. J'ai aussi pensé à la Division Biotique en temporaire, à voir ce que je pourrai éventuellement accorder à cette force armée, en une soirée je n'ai pas pu prendre contact avec beaucoup de responsables. Dans tous les cas, les forces temporaires suivront des formations avec des vétérans de la Grande Guerre, là aussi l'intérêt est de les habituer à traiter avec les Asaris, Galariens et Turiens.
"

Je venais de clarifier mon avis sur les points exposés par le Conseil mais, je n'oubliai pas pour autant ceux oublié aujourd'hui et évoqué hier. Le Renseignement avait complètement été snobée dans la proposition du Conseil et cela m'inquiétait, il était hors de question d'attribuer des forces de l'Alliance à une force d'intervention sourde et aveugle et je voulais qu'il le comprenne. Cela m'énervai de devoir me répéter une fois encore, il s'agissait d'une perte de temps conséquente, chose que nous ne pouvions pas nous permettre.

"En revanche, vous n'avez pas parlé de nos différents services de renseignement dans votre proposition ? Dois-je encore vous rappeler qu'en l'absence d'un partage correct de données importantes, votre force ne servira à rien ? Hier, vous m'avez posé une question, Conseillère Padroki. Pour vous répondre, puisque cela s'accorde à ma réflexion sur les renseignements, oui, l'Alliance s'engagerait à fournir toutes les données utiles à la situation et non top secrètes, à la condition que les autres gouvernements fassent de même. Un partage équitable des renseignements pouvant nous aider à traquer nos ennemies doit être mis en place.

A part le point sur les services de renseignement, j'accepte votre position si mes conditions sont aussi acceptées.
"

Au départ, je souhaitai conclure ici, tous les points clés avaient été cité mais, autre chose me dérangeai. Une fois encore, c'était Victus qui avait prit la parole pour donner l'avis du Conseil et une fois encore donc, Tevos restait muette. Certainement que cela faisait plaisir à l'amiral Malnis mais ce n'était pas mon avis, chacun dans cette pièce se devait de prendre position dans le débat et Tevos ne l'avait toujours pas fait. Je fixai la Conseillère Asari, souhaitant avoir enfin son avis personnel sur la situation.

"Conseillère Tevos, vous n'avez toujours donné votre avis sur le sujet. Tous les autres Conseillers ont donné le leur, pourquoi ne pas exprimer le votre clairement ? Je suis curieux."

Le pic lancé, je pris confortablement place dans mon siège et croisai les bras en attendant les futures réponses. J'espérai en revanche que les deux autres amiraux allaient cesser leur querelles inutiles, cela ne faisait pas avancer le Sommet correctement et surtout, ma patience avait ses limites.



NOTE HRP

*CFCI: Centre de Formation de Combat Interplanétaire, là où les N* sont entraînés.

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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Dim 04 Sep 2016, 22:39


On dit bien souvent que le repos et le temps qui passe sont des luxes qu’il est bon de prendre afin de réfléchir. Il est souvent question que ces deux éléments combinés permettent d’oublier de vieux griefs et, à terme, permettent de digérer les pires instants afin de changer les mentalités. Hélas, ce n’était très certainement pas le cas pour Larius, dont la rancune envers les Asaris et leurs machinations serait sans doute de la partie jusqu’à la fin de ses jours. On n’oublie pas aisément quelque chose comme la « Grande Guerre » et un sentiment de trahison comme celui que beaucoup ressentirent en apprenant la triste vérité vis-à-vis de l’achèvement du Creuset.

L’intérêt général prédominant sur tout le reste, le vieil officier ferait cependant en sorte de laisser la question en suspens durant le reste des négociations. Les justifications complètement farfelues de la Conseillère Asari, et le culot dont elle avait fait preuve la veille en comparant son espèce aux agissements de la Hiérarchie sur le dossier Krogan, ne tombèrent cependant pas dans l’oreille d’un sourd. Nul doute que le natif de Palaven se ferait un plaisir de remonter au créneau à la moindre provocation… Comparer une mesure de survie nécessaire pour l’espèce qui avait réglée la menace des Rébellions à la place du Conseil de l’époque à cette fourberie millénaire… Voilà de quoi alimenter le moulin d’un patriote comme le patriarche du clan Malnis.

L’heure était néanmoins à l’apaisement, et c’est dans cette optique que l’Amiral se montra le lendemain au sein de la salle des débats. Retrouvant sa place de la veille, il se contenta des formalités de politesse réglementaire pour signaler la reprise des discussions. Pas question de sauter à la gorge des Asaris présentent aujourd’hui, non… Il avait clairement fait étalage de son caractère de forte tête et d’individu intransigeant le premier jour. Au moins ses interlocuteurs savaient-ils à quel genre d’individu ils avaient affaire. Désormais, il convenait d’obtenir une place de choix pour son gouvernement au sein de cette énième initiative concilienne. Qu’une force armée se constitue sans que la plus grande puissance militaire de la galaxie n’y ait la part belle ? Inconcevable pour un militariste et stratège tel que Larius.

C’est dans un calme plat et tout à fait serein qu’il écouta les différents intervenants de cette nouvelle session, attendant son heure pour glisser ses propres conditions. Pas un geste de travers, pas une parole de trop… Peut-être lança-t-il de profonds regards de haine et de défiance à l’égard des deux Asaris de la pièce, mais sans plus. C’est presque le businessman que l’on retrouvait ici, à l’affût de la moindre ouverture pour abattre ses cartes. L’occasion lui fut d’ailleurs donnée par le récapitulatif de Victus puis l’intervention de son homologue Humain sur le sujet. Le projet d’une unité de lutte antiterroriste et de réaction rapide se trouvait désormais sur les rails, et en bonne voie d’aboutir. Il était temps de parler sérieusement…

Contrairement à la veille, le Turien n’attendit pas cette fois que la représentante des Républiques donne son avis idéaliste et sans intérêt concernant la question. Non, au lieu de ça, il la coiffa au poteau pour ne pas voir les siens lésés dans cette histoire. Les traitresses de Thessia auraient tout le temps de raconter leurs fables ensuite.

- « Les chantiers navals de Cipritine et Bust II, sur Digeris, seraient en mesure de fournir le gros d’une force d’interception et de reconnaissance en seulement quelques mois si les appels d’offre se font de façon accélérée. Les structures d’ingénierie Turiennes sont celles pouvant respecter avec le plus d’assiduité des délais courts. La reconstruction des flottes de la Hiérarchie est la plus avancée parmi toutes les espèces conciliennes, ce qui nous autorise des commandes annexes. Voilà pourquoi je ne doute pas que le Conseil des Primarques appuiera sans discuter la proposition que je viens de vous faire. » dit-il en guise d’introduction à sa prise de parole.

Message caché ? Décrocher des contrats en plus d’une influence certaine sur la formation définitive de cette « armée ». Veiller aux intérêts de son espèce, voilà la ligne de conduite du leader de la Septième Flotte. Une négociation ne venant jamais sans concessions, elles ne tardèrent pas à être exposées, conformément aux propositions faites par l’orateur la veille, et retenues par l’assemblée.

- « Des effectifs de la Garde Noire et des Cabales Turiennes viendront dans un premier temps s’ajouter aux forces mis à disposition par l’Alliance. Les dossiers d’officiers et soldats à même d’exceller au sein de cette force ne manqueront pas d’affluer depuis la Hiérarchie dès lors que cet accord et ses conditions auront été ratifiés et clairement cernés. Mes supérieurs sont également prêts à fournir toutes les informations en notre possession concernant Machiavel, y compris son dossier militaire détaillé. Le listing de ses missions et leur contenu seront néanmoins sujets à caution, du fait du caractère extrêmement sensible de certaines d’entre elles. »

Au-delà même de ces considérations purement stratégiques, on lui avait également demandé de mettre en lumière un tout autre problème. Sans doute plus épineux de par ses retombées possibles, le sujet ne manquait pourtant pas d’intérêt compte tenu des débats qu’il pourrait susciter. La mise au point houleuse que le soldat avait eu la veille avec son ambassadeur sur la Citadelle semblait aller en ce sens.

- « Dans un soucis de rendre ce projet aussi efficient que possible, mon gouvernement m’a également demandé d’aborder la question de l’isolationnisme dans lequel se complaît l’Union Galarienne à l’heure actuelle. Nous comprenons certes l’époque difficile dans laquelle évolue Sur’Kesh et ses colonies, seulement… Bien que le soutien du GSI soit le bienvenu, beaucoup sont les politiques à penser que sans une prise de position ferme de la part des instances dirigeantes, un quelconque groupuscule pourrait trouver des soutiens ou tirer profit de ce quiproquo pour échapper à la juridiction concilienne en bordure de l’espace Galarien. Si l’Amiral Wayhl souhaite entendre l’avis de la Conseillère Tevos, c’est pour ma part celui de la Conseillère Padroki que j’aimerai pouvoir transmettre aux miens. » lança-t-il d’un ton solennel et tout à fait respectueux.

Le Conseil voyait là son autorité et ses agissements discutés par ceux qu’il avait lui-même convoqué ! Pouvait-on seulement leur en vouloir ? Après plus d’une décennie passée à reconstruire et compter puis pleurer les morts, un chaos tel que celui régnant actuellement ne pouvait se combattre sans avoir de réponses. Des réponses de la plus haute entité politique de cette galaxie dans le cas présent…
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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Mer 07 Sep 2016, 12:01

Le Sommet des armées
1er Août 2201

Citadelle – Chambre du Conseil



Le Conseil écouta avec attention les interventions des différents représentants. L'Amiral Arcturus cédait à la création de la force permanente élitiste, l'Amiral Malnis approuvait entièrement le projet, et l'Amirale T'Dera approuva à son tour, se contentant d'une force minime pour l'instant. Et, évidemment, les trois proposèrent leurs spatioports pour la création de la nouvelle flotte.

« Nous sommes ravis de voir autant de bonnes volontés de tous parts. Nous demanderons des devis précis à chacun de vos gouvernements avant de décider où commander les vaisseaux conciliens. Nous attendrons également les dossiers des troupes assignées à la force permanente. »
« Pour répondre à votre question sur ma position, Amiral Waylh, sachez que j’approuve de tout cœur le projet d'une force commune. La guerre des Moissonneurs a prouvé que notre collaboration était efficace et pouvait même s'avérer indispensable pour garantir notre survie.
Si je ne participe que peu à vos discussions sur les forces armées, c'est tout simplement parce que je n'en suis pas une experte. Les Conseillers Victus et Hackett sont plus à même que moi de créer cette force. Une nouvelle fois, c'est de notre unité que vient notre force.
N'allez cependant pas croire que je ne m'implique pas. Comme vous l'avez fait remarquer, rien n'a encore été décidé sur les renseignements. Mais j'ai déjà pris contact avec les différents gouvernements afin de les pousser à relâcher les tensions, et à partager l'ensemble des informations concernant Machiavel, et contre les groupes terroristes de manière générale. Votre déclaration me sera d'ailleurs un argument de poids dans les négociations à venir. Notamment avec l'Union galarienne. »

« Le gouvernement de mon espèce ne se complaît pas dans l'isolationnisme, Amiral Malnis. Il s'isole, car il estime possible que votre gouvernement, ainsi que celui de l'Alliance, sont infiltrés par des agents de Machiavel. Ce qui est bien plus envisageable que la piste laisser par Chronol, piste accusant l'Alliance d'être directement à l'origine de l'attentat.
Soyez aussi assuré que l'Union ne protège ni ne protégera le moindre groupe terroriste. Au contraire, c'est actuellement le GSI qui a en a appris le plus sur Caelus Chronol, même s'il n'est pas encore parvenu à l'appréhender.
Ce qui amène à ma position : la force commune est nécessaire, mais sans le GSI, nous manquerons de renseignements. La prise de position de l'Amiral Waylh est une puissante preuve de confiance qui rassurera le gouvernement galarien et permettra au GSI de participer à cette collaboration sans attiser les tensions existants toujours entre politique et armée. L'amirale T'Derah s'est déjà prononcée en faveur de ce partage. Si vous faites de même aujourd'hui, je suis certaine que l'Union ne tardera pas à faire une déclaration publique d'entraide aux autres gouvernements conciliens. »


Un petit silence accueilli ces déclarations, permettant à chacun d'ingérer les informations. Le Conseiller Hackett le rompit en amorçant les sujets de discussion du jour.

« Amiraux, il est désormais temps de s'interroger sur l'ordre du jour. Quelle hiérarchie donner au sein de cette force ? L'Amirale T'Derah a mentionné hier que cette force se doit d'être, au moins en partie, indépendante des gouvernements. Elle a également lancé les questions sur les droits dont disposeraient cette force, comme les lieux où elle pourrait intervenir.
Le Conseil a réfléchis à ces questions, et à déterminé quelques premières propositions. Il nous semble que la force doit pouvoir intervenir partout – sinon, quel intérêt ? - mais sans pour autant disposer de pouvoirs similaires aux Spectres. Ils seront plus proches de nos représentants officiels, les Superviseurs.
Au niveau de la hiérarchie vis-à-vis des gouvernements, nous estimons que les hautes autorités gouvernementales ne doivent pas bénéficier de droits de décision, mais d'un droit de regard. Les décisions seront assumées par le Conseil lui-même et ses représentants.
Au niveau de la hiérarchie des troupes à l'intérieur de cette force, la proposition de l'Amiral Malnis, à savoir que chacun garde son grade et sa position, semble cohérente. Il convient toutefois de déterminer quel genre de tactique cette force devra adopter – celle des plus hauts gradés ? Les tactiques des commandos les plus efficaces ?
Ceci n'est qu'une base sur laquelle réfléchir. Avez vous des idées différentes, ou des exigences particulières ? »


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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Mer 07 Sep 2016, 14:09

Le Sommet des Armées


Sira avait passé une bonne partie de sa soirée à revoir différents dossiers qui pourraient lui être utile lors des débats du lendemain. Elle en avait profité pour établir un contact avec sa Flotte, vérifier que tout était en ordre, avant de se coucher relativement tôt, du moins pour elle.

Sur le chemin des Salles du Conseil, l'Amirale se prit à se sermonner elle-même sur l'attitude qu'elle devrait adopter aujourd'hui. Sa réponse à l'amiral turien, aussi méritées qu'elles pouvaient être, n'avaient, au final, qu'affaiblit sa position. Le mieux avec les turiens, surtout ceux qui représentaient tellement bien leur coté borné comme l'Amiral Malnis, était encore de les laisser seuls dans leurs allégations, tout du moins lorsqu'on était forcé de négocier avec eux... Elle jouerait donc la carte de la neutralité pour le moment, en attendant le jour où elle aurait l'occasion de régler le problème sans causer d'incidents diplomatiques. Se concentrer sur les enjeux, par sur ceux par qui on peut les atteindre, en somme.

Quant aux questions qui occuperaient le débat d'aujourd'hui, il était important que les Républiques occupent une place d'importance dans la création de cette force commune, que ce soit dans le processus comme dans les effectifs qui la composeront. Cela permettrait de montrer leur implication renouvelée dans la politique concilienne, en plus de leur fournir un poids supplémentaire au niveau du Conseil. Même s'il s'agissait de points d'importance, Sira avait personnellement un autre objectif en tête, qui selon elle surclassait même la création de la force commune, celui qu'il fallait absolument obtenir, pour être préparée de façon idéale aux affrontements qui ne manqueraient pas de toucher les Républiques un jour où l'autre.

Lorsqu'elle fit son entrée, les deux autres amiraux, ainsi que les membres du Conseil étaient déjà présents. Sira salua poliment toutes les personnes présentes, avant de prendre sa place, et de rallumer son datapad, pour être certaine de ne pas passer à côté d'une information importante qui ne manquerait pas de lui faire défaut plus tard.

Le Conseil commença par faire un résumé de la veille, qui lança les débats. L'Amiral Waylh semblait prêt à accepter l'idée de la force commune, du moins en acceptant les compromis, de même que l'Amiral Malnis, qui s'empressa d'ajouter la possibilité de voir les bâtiments construits dans des chantiers navaux turiens. De son côté, Sira préféra ne rien ajouter dans un premier temps, se contentant de vérifier l'une ou l'autre information, tandis que le Conseil passait au point de l'ordre du jour : la composition des forces communes, et leur fonctionnement interne et vis-à-vis des différents gouvernements, non sans un rappel quant à la proposition d'échange d'informations entre les gouvernements.

Sira prit alors la parole, voyant là l'occasion d'avancer quelques arguments au bon moment :

« Pour commencer, j'aimerais appuyer les propos de la Conseillère Padroki quant au partage d'informations. Après avoir pris plusieurs contacts hier soir, je pense pouvoir être en mesure d'annoncer que le partage d'informations relatif aux terroristes et à toute organisation présentant un danger pour la sécurité d'un gouvernement pourra être partagé, si nous obtenons l'assurance d'un traitement équivalent de la part de nos partenaires, comme l'a appuyé la Conseillère Tevos. »

Restait à présent les vraies questions du jour, pour lesquelles Sira avait un point de vue qui risquerait, encore une fois sans doutes, de ne pas s'accorder avec celui de ses collègues.

« Quant à la question de la position de nos gouvernements dans les prises de décision, j'approuve la position du Conseil, qu'il me semble toutefois nécessaire de préciser. Le Conseil doit pouvoir envoyer ses troupes rapidement, et donc sans l'accord préalable des gouvernements, du moins précisément pour chaque intervention. L'idée du droit de regard est donc la plus adaptée, à condition que cet accès soit total. Bien entendu, les informations qui pourraient porter préjudice à l'un de nos gouvernements pourraient être occultées, si la question préoccupe mes collègues, mais il ne saurait être question d'opérations officielles en cachant d'autres. Pourtant, je pense qu'il est nécessaire d'établir les conditions dans lesquelles ces forces pourront intervenir, à qui reviendront les éventuelles prises qu'elles pourront faire, et si elles auront ou non, en terme de hiérarchie, la primauté sur les forces gouvernementales qu'elles appuient. Ce point peut faire l'objet de débats futurs si vous le souhaitez, ou nous pouvons l'aborder dès à présent. »

Laissant le temps à ses collègues d'apprécier ses propos, l'asari observa un silence de quelques secondes, avant de poursuivre, sur le même ton neutre :

« La question hiérarchique risque de poser problème, si nous n'envoyons tous que des forces d'élite, il est probable que nous nous trouvions avec bon nombre de sous officiers et d'officiers supérieurs, qui ne pourront donc pas forcément conserver les mêmes responsabilités que celles qu'ils devaient occuper précédemment. Il faudrait sans doutes passer par une phase d'adaptation, où les autorités nommées à la tête de cette force pourraient aménager leur hiérarchie comme ils le jugeront nécessaire, et selon des consignes qui leur auront été communiquées précédemment. Je doute que sur ce point chaque soldat envoyé à cette force trouve pleinement satisfaction quant à son affectation, autant rendre le processus aussi juste que possible.

Reste la question du haut-commandement, qui me semble plus épineuse que celle de l'échelle hiérarchique que nous adopterons. Etant donné le caractère multi-espèce de ce qui nous préoccupe, je proposerais la création d'un triumvirat-ou d'un quatuor, si les Galariens décident de rejoindre cette initiative, ce que nous espérons- d'officiers désignés par chaque gouvernements, qui géreront ensemble la force. On peut également imaginer que chaque officier commandant aura la prérogative, ou un droit de veto, en cas d'intervention sur le territoire souverain de son espèce.

Pour ce qui est des tactiques à adopter, il me semble que mes deux collègues avaient déjà souligné hier le caractère rapide et efficace que devront adopter les interventions sur lesquelles la force concilienne devra plus que probablement intervenir. Dans cette optique, j'ai pris la liberté d'apporter ici quelques dossiers concernant certains des meilleurs éléments parmi mes Chasseresses, qui seront ravies de pouvoir aider dans ce projet.

Toutefois, adopter une tactique unique est une faiblesse que l'on peut facilement éviter, aussi est-il nécessaire de les diversifier en fonction des situations qui se présenteront, il sera donc à la charge des dirigeants de la force de choisir quel type de troupe envoyer pour quelle intervention. J'opterais personnellement pour la création d'unités inter-espèce, qui permettront de s'adapter à toute situation devant laquelle elles seront mises, en plus de créer une formation interne à ces unités pour que chacun puisse profiter des connaissances des autres, en plus de montrer sur le terrain que nous sommes unis dans les luttes qui nous occupent actuellement. »


Se rabattant sur son siège, Sira croisa les bras, montrant par là qu'elle en avait terminé pour le moment, et attendit les réactions de ses collègues.


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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Mer 07 Sep 2016, 18:06

Le Sommet des Armées
Le Conseil - Larius Malnis - Arcturus Waylh - Sira T'Derah


Malnis ne tarda pas à répondre derrière moi, proposant les chantiers navals de la Hiérarchie pour concevoir les bâtiments de la force Concilienne. Une entreprise colossale qui serait bénéfique pour les Turiens. Cette manière de vendre ses structures n'étaient pas forcément digne d'un Amiral mais, ses arguments étaient logiques. Voyant qu'ici je ne pouvais pas riposter, je préférai ne rien dire et continuer à écouter Larius.
L'amiral Turien relançait le sujet des effectifs, une fois de plus il indiquait que la Hiérarchie allait fournir l'élite des forces des Turiens. Si pour le moment son discours ne semblait pas changer, il ajoutait ensuite un point intéressant, celle de fournir des informations sur Machiavel, qui allait peut-être utile de fouiller afin de trouver des données pouvant nous donner des idées sur ses futures attaques, bien que cela restait peu probable.

T'Derah approuva à son tour, ce qui me choqua au premier abord. Dans l'ensemble, le Sommet se déroulait d'une meilleure façon que la veille et cela me faisait plaisir que les deux amiraux soient devenus raisonnables grâce à une nuit de réflexion. J'ignorai si cela allait continuer mais, je me forçai de croire qu'ils avaient compris que des débats constructifs et calmes étaient plus intéressants et bénéfiques que des querelles sans fond ni raison justifiée.

Ce fut au tour du Conseil de s'exprimer, premièrement sur la construction de vaisseaux. Forcément, il opta pour une solution logique, réclamer des devis et aviser ensuite. Une idée louable mais, qui allait certainement pencher du côté économie plutôt que de la qualité de conception. Bien que mon visage s'assombrit quelque peu à cette déclaration, je ne fis aucun commentaire à voix haute, surtout pour ne pas raviver la flamme du conflit d'hier. Tevos prit pour la première fois part au débat en me répondant. Je pris sa réponse avec des pincettes, Padroki n'était pas une experte du domaine militaire et savait apporter des réponses intéressantes au débat, ce qu'elle fit d'ailleurs juste après la Conseillère Asari en réponse à Malnis.

Hackett terminait par lancer un autre sujet et certainement pas l'un des plus faciles à appréhender. La hiérarchie à apporter à cette force. Si je voulu soupirer d'entrée de jeux lorsque le Conseiller Humain eût terminer de proposer les idées du Conseil, T'Derah répliqua aussitôt en argumentant correctement sur les points cités et surtout, en apportant une idée proche de celle que j'allais soumettre. A vrai dire, elle avait tout juste et sans doute que son idée pouvait être validée ainsi sans rien changer. Cependant, je voulus apporter ma touche à cette proposition et prit la parole une fois que l'amirale Asari eût terminée de parler.

"Eh bien, je suis globalement d'accord avec vous Amirale T'Derah. La question du Haut-Commandement est très intéressante et vous développer remarquablement bien le sujet. Il y a deux siècles sur Terre, alors que l'Alliance n'existait pas encore, chaque pays disposait d'un État-Major et son Chef d'État-Major avait la responsabilité de coordonner ses forces armées avec des forces étrangères durant des opérations communes. Je pense que nous pourrions tout à fait reprendre cette idée. Cela permettrait à chacun de garder la main sur ses forces et de permettre une meilleure coordination dans l'ensemble.
Le Conseil serait alors placé au-dessus de cet État-Major inter-espèces, cela permettrait de le garder en tant que Chef Suprême de cette force. Chaque représentant de l'État-Major aura un droit de Véto sur les mouvements de cette force dans les systèmes de son gouvernement et fera le lien entre l'Armée Concilienne et les armées du gouvernement local au besoin.

Tout ce qui sera récupéré par notre force inter-espèce sera partagé entre nos différents gouvernements, il n'y a aucune raison valable pour que tel gouvernement ait un droit de regard avant, sauf s'il s'agit de quelque chose provenant d'une planète ou d'un lieu sensible de son territoire, comme la planète-mère par exemple. Dans tous les cas, les rapports seront tous accessibles, dans le but de garder tout le monde unis, si nous commençons à nous cacher des détails dans cette structure, je ne vois pas l'intérêt de l'avoir.

Aussi, je souhaite vous proposer d'instaurer un code inter-espèces mettant à même niveaux les différents grades entre chaque armées de façon à simplifier la coordination et la transmission du Commandement durant les opérations inter-espèces. C'est quelque chose de compliqué à mettre en plus oui mais, cela éviterait les conflits internes qui nuiraient non seulement au bon fonctionnement de la structure mais, aussi à sa réputation, car vous oubliez que l'opinion publique se chargera très facilement de discréditer cette initiative à la moindre erreur.

Quant aux tactiques à employer, la rapidité et l'efficacité oui mais il ne faut pas perdre de vu que nous devons effectivement rester polyvalent et à cela, je trouve votre idée intéressante Amirale. Les armées Conciliennes ont tout de même quelque chose que le reste de la galaxie n'a pas, chacune a ses forces. La Hiérarchie, la force directe et destructrice, les Républiques l'excellente Biotique des Chasseresses, l'Union bien évidemment la Reconnaissance et la Technologie et pour fournir l'Alliance, notre appui et notre rapidité d'exécution. Nous pouvons très bien garder le gros de nos forces chacune de leur côté et s'entraider ainsi. Mais il serait intéressant de créer des Commandos inter-espèces. Avec les forces de chaque armées, il est évident que nos faiblesses seront vite de l'histoire ancienne.
"

Décidément, je me surprenais, la veille j'étais sur la défensive quant à créer cette force et là j'exposai clairement des idées allant pour créer cette armée. Peut être parce que les tons étaient plus calmes et la conversation plus ouverte que précédemment. Mais je ne devais pas pour autant baisser ma garde. Si l'Alliance était peut être infiltrée par les terroristes, peut être le SSC l'était aussi et peut être même plus haut. Mais, ne souhaitant pour rouvrir un débat inutile sur une théorie du complot, je ne fis pas part de mon opinion sur le Service de Sécurité de la Citadelle. Du moins, pour le moment. Aussi, je pris confortablement place dans mon fauteuil et attendis la suite des événements.


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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Dim 11 Sep 2016, 19:08

Le Sommet des armées
1er Août 2201

Citadelle – Chambre du Conseil



Les Conseillers écoutèrent avec plaisir les suggestions des Amiraux. Contrairement à la veille, l'idée de collaboration semblait avoir fait son chemin, et chacun développait les propositions des précédents, ou se contentait d'acquiescer. La force de collaboration semblait bel et bien en marche.

« Nous sommes ravis de voir autant de propositions coordonnées. La création d'un Haut-Commandement concilien, le droit de regard total des gouvernements sur les opérations de la force commune, la création des commandos inter-espèces, le partage des prises. Je pense que toutes ces mesures peuvent être considérées comme adoptée.
La mise en place d'un code inter-espèce au niveau des grades et des communications semble également nécessaire. Des réunions seront organisées sur les mois à venir pour permettre sa création. »

« Concernant la hiérarchie interne de ces forces, nous pouvons proposer, dans un premier temps, qu'elles soient dirigées par des Spectres. Ils bénéficient déjà de l'autorité et des compétences nécessaires pour commander des unités, qu'importe l'espèce. Les Spectres pourront ensuite proposer les individus de leurs équipes ayant les meilleures compétences pour diriger les commandos inter-espèce. Ils sont également à même de faire profiter chaque combattant du meilleur des spécialités de chaque espèce. »
« A propos du Haut-Commandement, il faudra également déterminer qui y participera et comment. Imaginons par exemple que vous formiez un premier triumvirat. Comptez vous rester sur la Citadelle pour diriger en permanence cette force, et délaisser vos propres armées ? Je ne le pense pas. Il faudra donc déterminer un moyen pour que vous puissiez communiquer en permanence, et également décider des droits de la force commune en l'absence du représentant d'une espèce concernée par l'opération.
De plus, il faudra également traiter avec les autres espèces, comme les Hanari et les Volus, qui restent souveraines sur leurs territoires. Elles auront également leurs exigences – probablement pas de droit de décision, ne participant pas à la composition de la force elle-même, mais probablement un droit de regard et un veto concernant leurs territoires. Avez vous un avis sur la question ? »


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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Mer 14 Sep 2016, 20:44


A croire que ses propos ne se trouvaient pas analysés dans le bon sens par tout le monde. Larius avait pourtant donné son point de vue personnel sur la question du partage d’informations, et ce à plusieurs reprises… Il en était même venu à tancer son « homologue » Asari la veille sur la question, tant l’interprétation qu’elle en avait faites se trouvait éloignée de la réalité. Pourtant, la Conseillère Galarienne trouvait encore à redire sur les soit-disantes réserves du Turien à ce propos. Un sujet sur lequel T’Derah se fit un malin plaisir de revenir, peut-être par soucis de mettre le natif de Palaven en difficulté pour la suite des discussions. Malnis ne se démonta pas pour autant, bien décidé à mettre au clair le sujet pour de bon…

- « Je viens pourtant d’évoquer de façon claire le point de vue des miens sur le sujet en faisant montre de propositions quant à la question des renseignements… Si j’écoute chacun des arguments exposés ici, j’aimerais autant ne pas avoir à me répéter sur la question dans la suite de ces débats. Nos garanties ont été exposées, libre à vous de ne pas en tenir compte, mais il serait bon de ne pas trop s’y attarder pour assurer la poursuite de ces débats dans des conditions… optimales. » exposa-t-il sur un ton tout à fait calme, accompagné d’un regard peu engageant qui nuança avec ce dernier à destination de la représentante politique de l’Union et de l’officier des Républiques.

Message caché : ne jamais remettre en question la parole d’un officier Turien et de son commandement devant une telle assemblée. Si les choses devaient de nouveau tourner au vinaigre du fait d’un désir d’interprétation particulier de ses propos, la journée risquait très vite de réitérer le schéma de la précédente. L’Amiral disposait au moins d’un début de réponse… Les Galariens se complairaient à nouveau dans leur neutralité et droit de réserve pendant encore longtemps. Encore une fois, comme durant l’apparition des Moissonneurs, les mêmes acteurs devraient faire ce qu’il faut. Mais qu’adviendrait-il si un nouvel évènement comme celui de Cipritine ou Ontarom se déroulait au sein de l’Union ? Verrait-on alors un retour en arrière et une implication totale des batraciens, ou l’espèce plongerait-elle à nouveau dans l’instabilité et la violence comme il y a moins d’une décennie ?

Dossier complexe que celui de la race à la plus courte espérance de vie en ces lieux. Sans doute que les retombées ne seraient guère positives pour l’espace concilien dans son ensemble, quel qu’en soit le dénouement. Mais là n’était visiblement pas l’ordre du jour, et le vieux Turien pouvait au moins se conforter en se disant qu’il n’était pas resté muet sur la question, ce qui lui assurerait un certain soutien/poids si un tel cas de figure se présentait. Aujourd’hui, il était question de régler des problèmes d’ordre purement stratégiques et procéduriers, ce qu’il fit en poursuivant son intervention.

- « A cette notion d’intervention et de droit de regard, je me dois néanmoins d’exprimer une certaine réserve. Conformément à sa volonté de participer à cette initiative, la Hiérarchie supporte ces propositions. Néanmoins, il me semble nécessaire d’y apposer une restriction particulière. Palaven n’a jamais été une planète très ouverte aux étrangers ces derniers siècles, du fait du caractère martial de notre société, et lorsque les choses ont commencées à changer, une attaque sans précédent a mis à mal son image et sa population. Par conséquent, mes supérieurs ne verraient pas d’un très bon œil d’y voir débarquer une force armée extérieure sans avoir un pouvoir décisionnaire sur la question. Si l’intérêt de ce projet est en effet de disposer d’une vitesse de réaction et d’une autonomie accrue, je tiens à ajouter une clause supplémentaire. Ces commandos ne pourront intervenir à la surface et dans l’espace entourant la planète mère des espèces fondatrices sans une autorisation expresse de leurs dirigeants. En cas de refus de ceux-ci, les forces locales prévaudront alors. Le reste des territoires ne se trouveraient pas soumis à ce cas de figure. Il ne s’agit pas d’une marque de défiance, mais bien d’une garantie qu’il est nécessaire d’imposer en vue de délimiter clairement la question de juridiction.

A l’exception de cette limitation dans sa liberté de mouvement et d’action, je ne vois rien d’autre qui pourrait nuire à son efficacité. J’ajouterai cependant que faire de ces effectifs d’élite une simple réponse armée serait un gâchis conséquent de ressources et de talents. Depuis trop longtemps, le Conseil se limite à ne défendre que son espace, patrouiller un autre tiers de la galaxie que représente la Travée, pour interdire toute intervention au sein des Systèmes Terminus. Comme je l’exposais hier, je souhaite avant tout voir ces débats et ce qui en découlera aboutir à quelque chose d’efficace, qui ne s’enlise pas dans une débâcle bureaucratique. Les mois précédents la Guerre et les raids Récolteurs sur les colonies humaines de cette région spatiale en sont le parfait exemple de par les débats interminables qui se sont tenus sur la Citadelle sans intervention concrète. Si vous voulez combattre un ennemi comme celui auquel nous faisons face, cela passe aussi par aller le chercher dans son antre lorsque cela est possible. Je ne vous parle pas d’une intervention à grande échelle en vue d’envahir Oméga ou de raser une colonie, mais bien d’interventions – pour la plupart officieuses, il va de soit - et opérations commandos aux effectifs réduits.

Ce genre de groupes tire profit de ces zones de non-droit pour agir. Il est temps de leur montrer que nous ne reculons pas devant l’adoption de mesures drastiques lorsque le besoin s’en fait ressentir. Laissez-les accumuler à leur guise des financements, vaisseaux, armes et hommes, et l’éventualité de voir se réitérer une attaque audacieuse comme celle de Cerberus en son temps sur cette station me semblera alors plus crédible que d’imaginer un jour une flotte unie se constituer dans les Terminus. Envoyez des unités inter-espèces combattre des groupuscules inter-espèces sur leur terrain en tirant profit des différents domaines d’expertise et d’un effet de surprise, et vous verrez de quoi nos forces sont vraiment capables. Leur adjoindre temporairement des Spectres pour superviser le tout et dessiner les contours du système hiérarchique me semble une mesure envisageable, du moment qu'elle ne s'attarde pas dans le temps. Ces agents du Conseil sont le plus efficace en solo, il ne faut pas l'oublier. Sans compter leur effectifs réduits qui ne permettent pas d'en faire une option viable à long terme. »


En un sens, son discours allait dans la direction voulue par le Conseil et les propositions déjà faites jusque-là. Le Turien n’était seulement pas partisan des moindres mesures. Conformément à sa réputation d’élément efficace et pragmatique et sa vision de la pensée stratégique, le fait d’exciser pour de bon les tumeurs que représentaient ces éléments perturbateurs se trouvait compréhensible. Pour éliminer un ennemi, il est nécessaire de lutter à armes égales et de le prendre de vitesse, voilà comment aborder la chose.

Son point de vue exposé sur la partie stratégique, il digressa très vite sur l’aspect politique et logistique.

- « Pour ce qui est des espèces conciliennes souveraines n’appartenant pas à cette assemblée… Je pense pouvoir ne pas trop m’avancer en émettant l’hypothèse que les diplomates Turiens sauront convaincre le Protectorat Volus de son intérêt. Pour entretenir de bonnes relations avec eux, je ne doute cependant pas qu’ils tenteront de négocier un statut spécial en échange d’un apport de ressources financières et logistiques conséquentes. Je laisse cependant cet aspect à mon ambassadeur siégeant au Présidium…

Quant à la notion de communication au sein d’un commandement sans cesse en mouvement… Je conclurais mon intervention par ce point. Recourir à un unique et efficace réseau d’ansibles cryptées permettant une retransmission en temps réel me semble la solution la plus appropriée. Les progrès fait dans le domaine des télécommunications depuis le dernier conflit et les enseignements tirés de ces évènements peuvent aider en ce sens. Une telle solution s’avérerait certes coûteuse, mais est-il réellement nécessaire de voir à la dépense pour ce projet compte tenu des enjeux ? Si tel est le cas, autant abandonner dès à présent ces négociations… »


Peut-être un nouveau message à peine caché concernant les pseudo-préoccupations du Conseil ? A se concentrer uniquement sur des notions pécuniaires et manœuvrer pour tenter stupidement de ne froisser personne, on perd à la fois son âme et son utilité…
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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Ven 16 Sep 2016, 00:01

Le Sommet des Armées
Le Conseil - Larius Malnis - Arcturus Waylh - Sira T'Derah


Le débat était désormais tourné vers le Haut-Commandement. Si Larius insistait sur les renseignements, je ne m'attardai pas à lui répondre sur ce point car, à mon sens le sujet était clos et n'avait plus de raison à être remit sur la table des discussions. Le Conseiller Victus appuyait le fait qu'il était important de mettre en place un système permettant au Commandement de la force inter-espèces de se réunir sans abandonner leur poste durant un laps de temps. La réponse à cela était évidente et l'amiral de la Hiérarchie me devança pour proposer l'Ansible, après un discours porté sur plusieurs points. Dès lors qu'il eût terminé de parler, je pris à mon tour la parole afin de soutenir la proposition de l'Ansible et aussi aborder d'être sujets, que mon homologue Turien avait globalement traité en long et en large.

"Concernant les réunions du Haut-Commandement, vous engagez une question à la fois pertinente mais, surtout évidente Conseiller. Il est clair que ces représentants doivent pouvoir diriger la force inter-espèces depuis chez eux sans perdre de temps à se déplacer sur la Citadelle, qui n'est pas à égale-distance de tous les État-Major Conciliens. C'est pourquoi, tout comme l'amiral Malnis, je propose l'Ansible. L'Alliance s'en est énormément servi durant la Grande Guerre, notamment pour communiquer avec la Terre lorsqu'elle était sous blocus Moissonneurs afin de préparer le déploiement de Marteau avec la Résistance. Le système a démontré son efficacité et reste un moyen très fiable de transmettre l'apparence de son interlocuteur, sa voix bien évidemment mais aussi des hologrammes de données, ce qui dans notre cas serait parfait.
Il est évident que chaque Ansible sera très bien gardé et identique pour assurer une connexion parfaite. Je recommande aussi que le Conseil se munisse d'une Ansible propre à la force inter-espèces et qu'une salle protégée et très bien isolée soit construite ou simplement réservé à un Conseil inter-armées, sur la Citadelle.

Concernant les autres gouvernements, eh bien vous avez tout dit je pense. Ils ne peuvent avoir de droit de décision, mais en revanche, ils peuvent, à leur demande exclusivement, réclamer un droit de regard et bien évidemment avoir un Véto. Cependant, concernant les découvertes, je ne pense pas qu'ils aient le droit d'avoir accès à nos rapports et les "artefacts" trouvés, sauf si le tout est recueilli sur leur territoire.

Enfin, sur l'idée d'employer cette force dans les systèmes Terminus, je ne peux qu'être d'accord. Évidemment, le but n'est pas d'entrer en guerre contre cette région de la galaxie mais j'estime que nous sommes en droit de riposter et limiter les actions d'un groupe menaçant l'Espace Concilien C'est de notre devoir de protéger la population de nos mondes et il faut passer par des attaques rapides sur des points vitaux. Frapper vite et fort là où ça fait mal. L'Alliance appuiera cette initiative.
"

Je pensais avoir conclu mais un dernier point me dérangeait dans les propos du Turien. Ce n'était sans doute pas son but, mais j'avais l'impression qu'il sous-entendait que l'Alliance était incapable de défendre ses systèmes et par extension la Citadelle. Osait-il douter des forces navales de l'Alliance ? Cette même force qui tenait tête de façon respectable à celle de la Hiérarchie, la fameuse première force navale de la galaxie ? Ce point m'énervai intérieurement. Je n'avais pas à rougir de mes bâtiments, ils avaient démontré leur efficacité à plusieurs reprises. De ce fait, je n'allais pas laisser Larius insulter ma Marine sans riposter. Sans entrer dans le vif du sujet, je répliquai sur les forces navales et cette éventuelle menace des Terminus, pour bien souligner que la Marine de l'Alliance Interstellaire se tenait prête à tout, y compris remettre la Hiérarchie à sa place comme au Premier Contact au besoin.

"En revanche, Amiral Malnis, je peux vous assurer que la Citadelle ne risque rien. Le Système Solaire est devenu un endroit très protégé, la construction d'Arcturus II place une flotte de l'Alliance en permanence près du Relais du système Arcturus et une moitié d'une autre flotte est en permanence au Relais Charon. Croyez-moi que si cette même flotte ne transmet plus, tous les bâtiments de l'Alliance dans le Système Solaire se tiendront près à engager à vue tout navire non identifié. Et puis, entre la Septième Flotte de la Hiérarchie autour de la station et la Quatrième de l'Alliance en orbite Terrienne, cela m'étonnerait qu'une armada des Terminus n'arrivent à s'en prendre à la Citadelle, pas lorsque deux flottes des deux premières forces navales de la galaxie la protège. Le cas contraire, il faudra vraiment penser à changer les châssis de nos bâtiments."

Et puis, il n'y avait que les Turiens pour arriver à faire des trous dans nos coques, quand leur navires étaient bien postés. Alors craindre une attaque de la bande d'inadaptés d'Oméga était là une vaste plaisanterie qui me fit largement sourire. Ce discours était très prétentieux mais j'avais là des arguments de taille. Jamais le Système Solaire n'avait eu autant de bâtiments Humains pour le protéger, la Grande Guerre avait eu son effet sur la Marine de l'Alliance et personne ne souhaitait revoir cette vision d'horreur qu'était la Terre envahie. Pour autant, les Terminus n'étaient pas les seuls ennemis que j'avais en tête. L'Hégémonie ne donnait plus aucun signe de vie et même nos rapports de surveillance indiquait rien d'étrange. Si les Butariens préparaient un coup contre l'Alliance Interstellaire, j'osais espérer que cette force inter-espèces nous soutiendraient, sans quoi l'Alliance se précipiterait pour mettre à terme à cette entente armée.

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MessageSujet: Re: Le Sommet des armées   Dim 02 Oct 2016, 10:45

Le Sommet des armées
1er Août 2201

Citadelle – Chambre du Conseil



Le débat... finissait, dans un calme relatif. Malgré quelques piques et provocations de part et d'autres, les trois amiraux avançaient des idées communes et bien défendues. Les Conseillers communiquèrent silencieusement, satisfaits de l'avancement des choses et du résultat des discussions.

« L'Amiral Malnus a tout à fait raison : cette force ne doit pas être mise en place en pensant en priorité aux économies. Même si la situation actuelle ne semble pas aussi dramatique que celle de la guerre des Moissonneurs, la prudence de l'Amirale T'Derah concernant l'avenir est justifié : cette nouvelle force doit être prête à affronter des situations exceptionnelles. Nous lancerons donc les constructions de plusieurs ansibles, en parallèle avec vos propres gouvernements. »
« Concernant les opérations à caractère secret en territoire non concilien, nous prenons note de votre soutien. Ces forces seront en tous cas formées à le faire, et je ne doute pas que les quelques unités opérant déjà en dehors de nos lignes seront ravies d'avoir de nouveaux alliés. »
« Sur un tout autre plan, cette rencontre n'a rien de secret. Le Conseil fera une déclaration officielle sur un nouvel accord d'échanges d'informations et de soutien militaire face à la presse. Vous êtes bien entendus libres d'agir comme vous le souhaitez, mais nous vous invitons fortement à ne pas ébruiter la création de la force commune trop tôt. »
« Une commission va être créée pour la construction de codes de communication communs et l'équilibrage des hiérarchie de chaque armée. Nous espérons rendre cette force opérationnelle le plus tôt possible : envoyez donc les dossiers des individus que vous nous recommandez dès qu'ils auront été choisis.
La séance est désormais levée. »



____________INFOS MJ____________



Et c'est terminé !

Merci à tous de votre participation. On peut considérer que la force commune est désormais créée et active (une fiche d'organisation sera faite et postée).
En nom, j'ai pensé à Unité Concilienne d'Intervention et de Protection. Ça n'a rien d'exceptionnel, mais je suis nul pour trouver des noms, donc n'hésitez pas à poster des suggestions ici (y compris les lecteurs n'ayant pas participé).

Bref. Vivement de voir ça en application, et ciao.Smile

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