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 N7: SSV Gaixia

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MessageSujet: N7: SSV Gaixia   Dim 24 Juil 2016, 23:49

INTERVENTION MJ : OuiDATE :  Août 2201 AVERTISSEMENT : RP Violent
Alexandra Hartmann ♦ Alec Sykes ♦ Sara Vaylee
N7: SSV Gaixia


Un nouveau coup de fusil claqua mais sans toucher de cible ; dans un reflexe de survie — le genre que nous donne l'adrénaline et semble nous donner une force et une rapidité invraisemblable — Athena s'était déjà jetée à terre. L’écho du tir résonnait encore dans ses oreilles de même que les battements de son cœur. Désormais à couvert, cachée derrière un gros tube métallique provenant sans doute de l’un des réacteurs du vaisseau, elle évalua rapidement la situation dans laquelle elle se trouvait.

Autour de le l’épave du vaisseau, non loin d’elle, les corps sans vie de ses collègues et amis étaient étendus sur le sable. Certains étaient reconnaissables comme ceux de Jackson et Ashley, d’autres à moitié ou complètement calcinés par le feu de l’explosion. Aucun signe de vie. Avec un peu de chance cependant d’autres morceaux du vaisseau avaient atterri ailleurs sur la planète et certains avaient réussi à s’en sortir, bien que les chances soient infimes.

Dans la situation présente, le danger de mort imminente était réel et si elle devait trouver une échappatoire, ce ne serait pas à essayer de raisonner ces pillards qui n’avaient pas hésité à abattre des naufragés désarmés de sang-froid. Seule contre des hommes armés en plein milieu d'un désert, sur une planète inconnue, armée d’une simple lance taillée dans un bout de bois, de son OmniTech et à moitié déshydratée, ses chances de survie étaient maigres.

Néanmoins Athena avait été entraînée aux cas de situation extrême et elle se devait de trouver une solution. Sans perdre de temps elle réfléchissait déjà à toute vitesse, s’imaginant des plans plus abracadabrants les uns que les autres lorsqu’une pensée, une constatation lui traversa l’esprit : pour la première fois de sa vie elle était seule. Vraiment seule. Loin dans un système inconnu et un territoire isolé, elle pouvait difficilement compter sur l’Alliance pour la sortir de là, surtout que la balise de détresse avait émis près de trois jours en continu et qu’il n’y avait toujours aucun signe d’une équipe de sauvetage.

Inutile de s'appesantir sur cette fâcheuse réalité et la gravité de la situation, elle devait se préparer et agir. « Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera point défait. Qui se connaît mais ne connaît pas l'ennemi sera victorieux une fois sur deux. » disait si justement Sun Tzu dans l’Art de la Guerre. En l’occurrence c’était bien la première chose à faire, évaluer les forces d’opposition, savoir à qui elle avait affaire et réfléchir en conséquent aux moyens d’action à sa disposition.

Malheureusement dans le cas présent elle avait bien peu d’informations sur ses adversaires. Après avoir jeté quelques coups d’œil entre les débris derrière lesquels elle était planquée, elle avait pu compter six individus, des humanoïdes de toute évidence. Elle était cependant bien incapable de déterminer leur race, les armures étranges, casques et masques qu’ils portaient lui étaient inconnus et formaient des ensembles dépareillés, sans doute un assemblage de pièces provenant directement de leurs victimes et de leurs pillages.

Cette apparence barbare était renforcée par leurs armures qui semblaient faites essentiellement de cuir et par le fait que seul un des hommes semblait porter une arme à feu, les autres portant à la main comme à la ceinture des armes blanches ou contondantes, sabres, haches ou massues autour desquelles étaient enroulé du fil barbelé. Cette apparence primitive était d'ailleurs étonnante. S'agissait-il d'autochtones ? Elle n'avait pas réussi à capter leurs échanges pour s'en assurer mais de toute manière qu'il s'agisse d'habitants de cette planète ou de simples pillards l'espace ne ferait aucune différence dans sa situation.

Même si l’épave du vaisseau lui offrait une relative couverture et protégeait ses arrières, il était évident qu’elle ne pourrait s’enfuir en espérant échapper aux tirs. De la même façon, une confrontation directe serait du suicide. Si elle voulait avoir une chance de s’enfuir, il fallait absolument qu’elle se débarrasse du tireur. Et sans arme à feu ni grenade à disposition, difficile de l’atteindre. Il lui fallait une distraction, détourner leur attention suffisamment longtemps pour qu’elle puisse mettre le tireur hors d’état de nuire.

Soudain elle eut une idée. Elle n’avait que peu de temps pour agir désormais puisque les individus se rapprochaient déjà de sa position. Elle posa sa lance, déploya sa fonction OmniLame et, remerciant le ciel que son OmniTech n’ait pas été trop endommagé, commença à découper une forme dans un morceau de ferraille plat qu'elle avait trouvé près d’elle. Grâce à la puissance de la lame, quelques secondes lui suffirent pour découper dans le métal une forme cylindrique de la taille d'un frisbee et agrémenté de piques qui lui donnaient ainsi la forme d'une étoile.

Désormais en possession d'une arme de fortune qui semblait être un étrange mélange entre un shuriken et un chakram, Athena prit dans sa main gauche une des pierres qui se trouvait près d'elle. Elle avala sa salive, le mélange de sang et de cendre remplissant sa bouche d’un goût amer. Elle n’avait pas le droit à l’erreur car le moindre échec signerait son arrêt de mort. Et il y avait tant de façon pour que cela tourne mal. Qu'elle manque sa cible, que son lancer ne soit assez vigoureux ou tout simplement un des autres hommes sortent une nouvelle arme à feu et c'était fini.

Le groupe se trouvait à moins de cinquante mètres désormais. Le visage fermé, les tempes humides, les muscles tendus, concentrée vers un seul but, un seul objectif, elle se tenait prête à mettre son plan en action. Elle fit une courte prière et, lorsqu’ils furent suffisamment prêts, elle lança la pierre dans un tas de ferraille plus loin, à sa droite, ce qui provoqua un bruit suffisant pour alerter le groupe qui se retourna soudain dans cette direction. Au même moment elle jaillissait de sa cachette et jetait de toute ses forces le morceau de métal sur le tireur qui se le prit en pleine poitrine.

Pendant quelques instant, le pillard regarda avec stupeur l'étoile de métal qui s'était figée dans son torse. Celle-ci avait réussit à traverser son armure, il lâcha son arme et s'effondra. Sans attendre son reste et profitant de la surprise de ses compagnons, la jeune femme avait bondit en avant. Ignorant la douleur lancinante dans sa jambe blessé, elle s'était échappée en courant, passant derrière l'épave du Gaixia et disparaissant les collines rouges et les crêtes de sable.




❝ Delaying death is one of my favorite hobbies. ❞
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MessageSujet: Re: N7: SSV Gaixia   Lun 01 Aoû 2016, 19:22


Le Voile de Persée, voilà une destination que peu de bâtiments de l’Alliance pouvaient se targuer de fréquenter depuis la Grande Guerre. La localisation au sein des Terminus du berceau des Quariens et leur relatif isolationnisme ne jouaient pas vraiment à l’établissement de relations fortes et durables, et ce en dépit d’une ambassade du GIP au sein de la Citadelle. Il fallait encore ajouter à cela le contexte galactique actuelle plus que mouvementé, ainsi les évènements encore tout récents d’Haratar pour comprendre la méfiance mutuelle entre les races conciliennes.

Pourtant, des efforts de coopération pouvaient toujours être envisagés, et c’est dans cette optique que le Midway se trouvait pour avoir rallié Rannoch. Chargés d’acheminer des données au contenu classifié, du genre que l’on ne peut se permettre de transmettre à distance, le vaisseau et son équipage venaient tout juste de mener la mission à bien en ce début d’août 2201. Désormais, conformément au planning des rotations de la flotte, la frégate serait amenée deux semaines à quai pour effectuer les contrôles et maintenance d’usage, ravitailler et permettre à tous de prendre quelques jours de permission bien mérités.

Du moins… sur le papier.

Car dans cette galaxie en reconstruction, il est rare que tout se passe conformément aux plans que l’on peut faire. Hélas, cette fois-là ne dérogeait pas à la règle, et seulement quelques heures après avoir quitté le lieu de l’entente Getho-Quarienne, une communication prioritaire résonna au sein des quartiers du maître à bord. Les informations transmises par l’officier des transmissions ne laissant pas de doute quant à l’identité du correspondant à l’autre bout de la galaxie, Alec s’empressa de prendre l’appel depuis son bureau.

Un quart d’heure. C’est le temps qu’il passa à discuter avec un représentant de l’Amirauté le briefant sur une nouvelle affectation extrêmement urgente de son appareil. En tant que seul engin de l’Alliance se trouvant dans les Terminus à l’heure actuel, le Midway se trouvait le mieux placé pour agir rapidement. Le temps, une notion extrêmement précieuse pour la plupart des espèces qui l’était d’autant plus désormais. Preuve s’il en est, sitôt le contact rompu avec la Terre, la voix de l’officier se fit entendre sur l’intercom’ du vaisseau, coupant court à toutes les activités et tâches effectuées par l’équipage. Tous levèrent quelques instants la tête en direction des haut-parleurs disposés dans chaque section, avides de savoir ce qui leur valait une telle interruption.

- « Ce message est à l’attention de tout l’équipage. Toutes les permissions programmées pour l’arrivée sur Arcturus sont reportées. Nous venons d’être détournés vers la Bordure Extérieure. Nous opérons sans filet sur cette opération. Aucune transmission entrante ou sortante ne sera réceptionnée ou émise sans mon consentement ou celui du Lieutenant Benneth. Enfin, que l’équipe d’intervention au sol et tous les cadres navigants me rejoignent en salle de briefing. Lieutenant-Commandant Sykes, terminé. » annonça-t-il d’un ton grave qui n’annonçait jamais de bonnes nouvelles.

Très vite, le personnel se mit en branle pour tenir prêt au combat la frégate, faisant étalage de tout le professionnalisme qui caractérisait ceux servant sur un bâtiment dernier cri. En parallèle, ceux concernés par la convocation du Lieutenant-Commandant se présentèrent dans la minute, déléguant provisoirement leurs responsabilités. La salle de briefing vit donc défiler le commando des Opérations Spéciales embarqué à bord, l’Ingénieur en Chef Guttiérez, Honhenberg, chef de la sécurité, le Lieutenant Benneth en tant que Second, et enfin le Lieutenant Vaylee, récemment amenée à sa prise de fonction en tant que médecin-chef. Cette dernière aurait probablement le plus grand rôle à jouer dans ce qui les attendait tous, ce qu’elle réaliserait probablement d’ici quelques minutes. Le speech d’Alec commença alors qu’elle entrait, la porte se refermant derrière elle en même temps que la lumière ambiante diminua.

- « Comme il est d’usage à chaque fois, tout ce qui sera dit ici restera classifié. Le temps jouant contre nous, ce briefing sera bref. Une fois terminé, les concernés iront directement s’équiper tandis que j’attends des autres une exécution immédiate des instructions. »


Debout en bout de table, les deux mains appuyées dessus, son uniforme et les traits de son visage donnaient à la scène un caractère aussi solennel que tendu à cause des enjeux qu’il s’apprêtait à exposer.

- « Il y a de ça deux heures, le GIP dit avoir capté un signal de détresse résiduel à la frontière de l’espace Getho-Quarien. Leurs analystes ont reconnu une fréquence habituellement employée par les bâtiments de l’Alliance. L’objet à l’origine de cette émission semble se trouver au cœur de la Bordure Extérieure, qui est, je vous le rappelle, grandement inexplorée et représente une terre de non droit. Je me suis entretenu avec l’Amirauté au sujet de cette découverte il y a environ vingt minutes, et leur réponse face à cette situation anormale n’a pas tardée. »


Laissant planer un blanc, il tripota ce qui semblait être une console de commande située face à lui. Comme en écho à ses gestes, une projection holographique se matérialisa au centre de la pièce, modélisant les plans détaillés d’un vaisseau vu en coupe. Les connaisseurs reconnaitraient un engin de série typique de la flotte de l’Alliance, malheureusement loin d’être taillé pour le combat.

- « Il y a de ça trois jours, le SSV Gaixia, frégate d’exploration de la flottille de reconnaissance et de prospection de l’Alliance a cessé d’émettre dans le secteur en cause. Placé sous le commandement du Capitaine Hunter, ce vaisseau de la classe Géneva avait pour mission de cartographier des mondes propices à l’établissement de colonies humaines au-delà des Systèmes Terminus. Il s’agit du genre d’engin taillé pour de longs séjours dans l’espace avec des réserves conséquentes, seulement l’absence de nouvelles depuis plus de 72 heures fait craindre le pire. Le Gaixia est désormais jugé comme étant en perdition par le commandement, et c’est à nous que l’on confie la responsabilité d’enquêter. La piste nous mène vers un secteur peu connu, et une planète en particulier. Forces en présences inconnues si elles existent. Je veux donc tout le monde à son poste dans l’heure et tous les systèmes prêts à parer au pire. Une fois les mesures de rigueur vis-à-vis de la surface effectuées, on débarque et nous tenterons de tirer tout cela au clair. Priorité est donnée à la recherche de survivants, mais gardez à l’esprit que seules les boîtes noires pourrons nous donner des réponses certaines. Nous serons sur place dans quelques heures, vous pouvez disposer. » dit-il d’un ton qui n’invitait pas à la discussion.

Laissant l’assemblée se répandre dans le couloir adjacent avant de lui-même aller se préparer, il gratifia Sara d’un discret signe de tête l’invitant à rester un peu plus longtemps. L’intégration de la jeune femme au sein de l’équipage était encore toute récente, et, bien que ne doutant pas de ses capacités, il avait besoin de la savoir prête au pire. Aussi lui demanda-t-il ne pas s’éclipser de suite, décidé à lui fournir un « complément d’informations ».

- « Assure-toi que l’infirmerie soit prête pour les éventuels blessés. Je n’ai pas besoin de t’exposer l’état dans lequel pourraient se trouver ceux que nous trouverons. Un crash à pleine vitesse et une entrée dans l’atmosphère provoquent des lésions peu enviables… L’espace à bord étant réduit, j’ai déjà pris les dispositions nécessaires pour entreposer les corps et restes humains que nous trouverons dans une sous-section de la soute. Inutile d’encombrer tes locaux et de gêner les mouvements de ton personnel plus que nécessaire au vu de ce qui nous attend… Pour ce qui est de l’assistance au sol, je veux que tu embarques dans la première navette. On ne sait pas ce qui nous attend, et ta présence pourrait épargner bien des souffrances aux pauvres gars que nous pourrions récupérer… Si nous en récupérons en vie… »
fit-il d’un ton plein de bon sens qui sonnait malheureusement comme extrêmement froid et résolu.

Un regard interrogateur suivit ses mots, des fois que le médecin ne souhaite ajouter quelque chose de plus. Dans le cas contraire, tous les deux retourneraient à leur poste afin de se préparer à effectuer l’une des tâches les moins enviables de toute la flotte : « repêcher » des camarades victimes d’un combat ou d’un crash n’avait rien de plaisant. Sans parler du coup au moral que cela pouvait apporter…

***

- « SSV Midway pour les survivants du SSV Gaixia, nous entamons une opération de recherches et de sauvetage pour vous secourir. Conformément au protocole d’organisation des secours de l’Alliance Interstellaire, veuillez répondre à ce message et signaler votre position si vous êtes en mesure de le faire. »

Un message qui résonna en boucle sur une basse fréquence sécurisée dès lors que le vaisseau sortit de SLM. Lancé sur des canaux propres à l’Alliance, le signal ne pourrait être décrypté sans les codes adéquats, réduisant les risques d’être écouté et localisé si des hostiles se trouvaient dans les parages. Bien évidemment, les chances de recevoir une réponse restaient extrêmement minces après ce qui s’apparentait à un crash, et ce ne sont certainement pas les premières données compilées à propos de la surface qui pourraient rassurer les humains.

Une planète désertique, climat sec et chaud, pluviométrie très faible… Le genre inhospitalier capable d’achever nombre de survivants par sa seule météo. L’équipe envoyée au sol devrait donc prendre les précautions d’usage pour un tel environnement, quantité des provisions en eau en tête. Très vite, une fois l’orbite basse assurée, les deux navettes et le Mako seraient lâchés vers ce qui s’apparentait comme le site principal du crash d'après les scans. Le gros de la carcasse se trouvait là, bien qu’en partie disloquée, ce qui donnait un point de départ tout trouvé aux recherches. Les deux UT-47 et le véhicule blindé entameraient leur entrée dans l’atmosphère de façon simultanée, entrainant un « BANG » sonore audible à des kilomètres à la ronde…

Le signal d’un salut pour d’éventuels âmes encore chanceuses d’être en vie, mais également l’annonce d’un combat à mener pour ceux à l’origine de toute cette dévastation.






Dernière édition par Alec Sykes le Jeu 04 Aoû 2016, 01:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: N7: SSV Gaixia   Mer 03 Aoû 2016, 21:04

N7: SSV Gaixia
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Sa nouvelle affectation à bord du Midway avait redonné un coup de fouet au médecin. Cela faisait un bon mois déjà qu'elle avait pris la place de médecin-chef, remplaçant ainsi le Dr Coëtze et Sara commençait à peine à trouver ses marques, arrivant tout de même à se perdre dans la frégate. Il fallait le dire, elle était impressionnée par le vaisseau ayant était mis en service cette année. Étant habituée au bruit, au grincement du Leipzig pendant quinze années, ce silence ou du moins ce quasi-silence la perturbait quelque peu. Il allait écrire son histoire au fur et à mesure des missions. L'une des nouveautés à laquelle elle n'avait pas encore l'habitude était qu'il y avait sous ses ordres deux personnes, un autre médecin et un infirmier.

Enfin, à peine avait-elle eu le temps de se familiariser avec ce nouvel équipage et ce nouvel environnement, qu'ils allaient avoir quelques jours de permission sur Arcturus. Ayant terminé toutes ses tâches, Sara profitait de ce temps à jouer aux cartes avec d'autres membres. Attablée avec trois autres joueurs lui faisant face, elle les regardait simultanément, l'air suspicieux, cherchant à savoir qui était en train de bluffer.

La seule question à vous poser, c'est de savoir si c'est votre jour de chance. Alors, c'est votre jour de chance aujourd'hui ? Demanda-t-elle au Viking de trente-sept ans, malicieuse.

Sørensen haussa un sourcil et jeta des jetons sur la table ne lâchant pas du regard le médecin, un sourire en coin. Les deux autres se couchèrent rapidement. Sara le toisa, se mettant à rire quelques secondes après, lançant à son tour des jetons sur la table. Il allait montrer ses cartes quand la voix grésillante d'Alec retentit dans tout le Midway. Tous s'arrêtèrent pour l'écouter. La permission était annulée et une nouvelle opération les attendait. Sørensen se leva immédiatement en entendant qu'on l'attendait, posant ses cartes et sortant de la pièce en quelques enjambées, suivi de près par les deux autres joueurs. Sara fit de même, s'arrêta quelques secondes et retourna en arrière pour regarder les cartes de Sørensen. Évidement il ne bluff pas! Chier!

Rejoindre la salle de briefing fut compliqué, elle perdit quelques minutes mais fut aidée par un des hommes de la sécurité qui lui indiqua le bon chemin. Une fois entrée, elle s'aperçut être la dernière attendue. S'adossant contre un mur, Alec prit rapidement la parole. Un vaisseau de l'Alliance avait disparu depuis plus de 72 heures et un signal de détresse a été détecté. Il y aura sûrement des blessés et probablement beaucoup de morts. Le Lieutenant-Commandant donna ses instructions et tous s'en allèrent, ne perdant pas une minute. Sara allait faire de même quand elle vit Alec lui faisant signe de rester. Il lui donnait des informations en plus auxquelles elle s'attendait.

Je ne m'attends pas ce qu'il ait beaucoup de survivants. Par contre, je prends Wilson avec moi pour couvrir plus de terrain. Si ça te va, répondit-elle attendant l'accord de Sykes pour avoir le second médecin avec elle pour pouvoir s'éclipser afin de se préparer à son tour.

Sara entra dans l'infirmerie, trouvant Wilson et Vogel à leur poste. Elle soupira puis attendit que la porte se ferme pour leur expliquer la situation, ne leur donnant que le strict minimum comme informations à savoir qu'il y allait avoir des blessés dont il faudrait s'occuper et que Wilson allait l'accompagner. Avec ces données, ils se doutaient de ce qui venait de se passer. Elle prépara le matériel et les produits nécessaires, des seringues prêtes à être injectés , des flacons ne nécessitant plus qu'à être percutés, des bandages et du médigel en nombre suffisant. Sara avait l'espoir de voir des survivants mais une part au fond d'elle la ramenait sur terre en lui rappelant les dégâts causés par ce genre de crash.

Nous prenons la première navette, allons-y, dit-elle en se dirigeant vers la porte, vérifiant qu'elle portait son Predator contre elle, par sécurité. Montre-moi le chemin!

Une fois arrivée sur le pont d'embarquement, ils grimpèrent dans un deux Kodiak. La planète semblait habitable mais sa surface n'était pas très accueillante. Assis côte à côte, elle termina son point avec le second médecin, vérifiant en même sa dernière acquisition, une amélioration pour son Omnitch, un scanner portatif lui permettant de diagnostiquer plus rapidement sur le terrain les dégâts des blessés.

Afin de perdre le moins de temps, petit topo : on priorise les blessés. Les plus graves seront évacués en urgence une fois stabilisés. Ceux étant à un stade critique inopérable et intransportable, on soulage leur souffrance pour rendre leur mort moins douloureuse. Les blessures légères en fonction de leur gravité, tu les traites avec du médigel si ce n'est que superficiel et ajoute des antalgiques au besoin. Je ne sais pas si tu as eu l'occasion de croiser ce genre de situation mais cela ne va pas être joli à voir. Cela sera une vraie boucherie et ne t'attend pas à sauver beaucoup de monde aujourd'hui.

Sara ne voulait pas lui mentir et lui donner de faux espoirs. L'espoir de sauver des vies quand il n'y en avait pas ou très peu arrivaient à foutre le moral plus bas que terre. Ce n'était pas bon.

Le largage des trois véhicules se fit sans accro. Elle observa le reste de l'escouade en silence, le visage fermé, se préparant mentalement à voir des corps carbonisés, des bouts de cadavres éparpillés et pas le moindre survivant. Sara pouvait apercevoir par le hublot qu'ils s'approchaient assez rapidement du lieu du crash. Difficile de le louper ce qui sous-entendait que d'autres aussi pouvait l'avoir vu. Des pillards et autres types de racailles pourraient s'intéresser aux pièces de ce bâtiment.

Ils atterrirent à distance du crash, ne prenant pas de risque en cas d'attaques surprises. Ils devraient marcher un temps avant de voir apparaître les premiers corps inertes. Les portes s'ouvrirent dans un bruit sourd et malgré l'armure, malgré le casque, la chaleur étouffante se fit sentir immédiatement alors que leurs pas foulèrent à peine la terre brûlante. L'eau qu'il avait apporté serait d'une grande aide car ils allaient cuire sur place.

Une fois, la zone sécurisée, on se sépare, lança-t-elle à Wilson, suivant l'équipe qu'elle accompagnait, se focalisant sur leur mission et non pas à la douche froide qui les attendraient à la fin.






"Les ennuis c'est comme la chtouille, quand on en a, autant en faire profiter les autres"



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N7: SSV Gaixia

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